La Réunion – Traversée de Mafate à pied et Piton de la Fournaise

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Des paysages grandioses sur une île très attachante



Bonjour,

Ce carnet de voyage est le compte rendu d’un circuit de 14 jours effectué du 17 au 30 octobre 2010 : Saint-Denis, traversée de Mafate à pied, circuit en voiture de Hell-Bourg au Piton de la Fournaise.

Participants: couple de 55 et 57 ans

Déplacements : quelques trajets effectués par le correspondant local de notre agence et transport de nos bagages, à pied dans Mafate, en voiture de location pour le circuit.

Logements : gîtes réservés par notre agence.

Observations :

C’est la deuxième fois que nous venons à La Réunion. La première année, nous avons fait un tour assez général pour découvrir les trois cirques et le Piton de la Fournaise. Très séduits par l’expérience, nous avons décidé de réitérer l’aventure en faisant cette fois la traversée de Mafate et une découverte plus approfondie du Piton de la Fournaise, rendue impossible la première fois par le mauvais temps.

Traversée de Mafate :

- La traversée de Mafate est réservée à de bons marcheurs avec une bonne condition physique mais ne comporte aucune véritable difficulté technique. Elle est éprouvante mais offre des paysages époustouflants, permet de belles rencontres, et laisse un souvenir impérissable.

- Dans chaque îlet, il y a moyen d’acheter un peu de nourriture et l’eau est potable.

- Il vaut mieux partir tôt le matin et prendre son temps en faisant des haltes le long des rivières ou à de beaux points de vue.

- Il est conseillé de fractionner le repas de midi pour avoir l’occasion de reprendre des forces plusieurs fois au cours de ces longues journées.

- Mieux vaut arriver tôt dans les gîtes pour choisir sa chambre et avoir une douche chaude.

Piton de la Fournaise :

Il faut être très souple quand on visite cette région car la météo y est très capricieuse. Le brouillard et la pluie empêchent souvent de réaliser les visites prévues.

Jour 1 : St-Denis de la Réunion a.m. : - arrivée à St-Denis et installation à l’hôtel. - Visite de la ville et petites courses au supermarché. - Déjeuner au « Jardin de l’Etat » p.m. : - Continuation de la visite en ville. - Nuit à St-Denis.

Arrivée à St-Denis à 10h. Beau temps. 24°. Taxi et installation à notre hôtel. On fait un énorme tour de la ville pendant 4 heures. Malheureusement, c’est dimanche et tout est fermé et peu animé, sauf au « Jardin de l’Etat », joli parc avec de belles espèces d’arbres où les Dionysiens passent leur dimanche en famille. Petit resto où nous déjeunons sur la terrasse. On commence la cure de « bouchons ». On a juste eu le temps de passer au petit marché (fruits et légumes) avant la fermeture.





En sortant du parc, l’avenue de Paris est bordée de quelques belles maisons créoles bourgeoises, ou plutôt de type colonial. C’est le quartier chic du centre-ville.







Sinon, les rues sont assez pittoresques, avec quelques maisons créoles sympas, mais très peu soignées.





Promenade sur le « Branchois », promenade des Anglais locale et rendez-vous des amoureux. On voit de drôles de bestioles sur les rochers dans l’eau, mi-poissons, mi-terriens.

Dans certains quartiers, beaucoup de gens camés ou ivres, parlant tout seul, pas très rassurants mais apparemment inoffensifs. Retour à l’hôtel où on profite du jardin et d’une baignade très rafraichissante. Dîner à l’hôtel « Juliette Dodu », contents de ne pas devoir se déplacer parce qu’on est vraiment très fatigués. Salle à manger un peu tristounette (il fait un peu frais dehors) mais service très agréable et repas correct. On retrouve déjà le gratin de chouchou, un vrai délice. Nuit à l’hôtel « Juliette Dodu », grande maison créole, pleine de charme, minuscule jardin et piscine, chambres confortables mais peu entretenues, pompes extérieures bruyantes et air conditionné pas plus discret.

Jour 2 : Dos d’Ane a.m. : - Route vers Dos d’Ane. - Déjeuner à un food truck. p.m. : - Balade au Cap Noir et Roche Vert Bouteille - Nuit à Dos d’Ane.

Lever à 7h30 pour avoir le temps d’aller faire quelques provisions avant que notre correspondant local, JY, vienne nous chercher à 11h pour nous conduire à Dos d’Ane, point de départ de la randonnée dans le cirque de Mafate. Installation dans notre gîte. Il n’y a plus de magasin à Dos d’Ane et le seul endroit pour manger est un food truck au départ de la balade du Cap Noir et Roche Vert Bouteille. JY nous y conduit et discute longuement avec le tenancier du food truck. La proximité du grand raid de la « Diagonale des Fous » alimente beaucoup les conversations. JY repart avec nos valises qu’il va déposer à Hell-Bourg et nous continuons notre cure de « bouchons » au snack + un délicieux gâteau patate particulièrement onctueux fait par la mère du tenancier. Vers 13h30, départ à pied vers le Cap Noir pour voir la vue sur le Cirque de Mafate et la rivière des Galets. Impressionnant, vertigineux et magnifique. Il fait heureusement très clair, sauf sur certains sommets.



On continue jusqu’à la Roche Vert Bouteille, sorte de petit pain de sucre, ce qui nécessite le passage de quelques échelles, mais pas très impressionnantes. On retrouve les tecs-tecs, oiseaux qui accompagnent les randonneurs, et un superbe pic-pic. Le retour sur la crête se fait malheureusement dans le brouillard, sans aucune vue, ni d’un côté, ni de l’autre. Dommage mais c’est ça aussi La Réunion. 1h45 de marche.







Retour à la camionnette-snack où nous buvons un verre et ne résistons pas cette fois au gâteau coco, pas mal non plus. Les conversations des tables voisines avec le tenancier tournent toujours autour du Grand Raid. Retour au gîte par la route (3/4h). On s’installe dehors, en plein brouillard. Il fait très humide et on ne sait pas très bien où se tenir. Dîner au gîte « Les Acacias », à 19h, comme d’habitude ici. Grande table d’hôte. Repas délicieux (omelette et salade + cailles (la spécialité du patron, ça change du rougaille saucisse !), riz, assortiment de légumes délicieux + bananes frites, ti-ponch coco à l’apéro, rhum arrangé à la fin du repas ! Le patron est venu se joindre à nous à la fin du repas pendant une bonne heure. Un régal ! Le genre de conversation qu’on adore ici et qui fait tout le charme de ce pays. Les allusions aux « zoreilles », les Français de métropole, furent particulièrement savoureuses. Bref, une soirée assez jubilatoire. Des Français nous racontent que dans un des villages de Mafate, on va chercher les enfants en hélicoptère tous les lundis pour les amener à l’école et retour de la même façon le vendredi. Un choix de vie proche de la nature mais qui s’éloigne de plus en plus de l’écologie ! Nuit au gîte « Les Acacias », chambres doubles et dortoirs, douches bien chaudes, literie pas top.

Jour 3 : Mafate – Dos d’Ane à Grand-Place-le-Haut - 1er jour de la traversée de Mafate (6h30 – 7h) - Nuit à Grand-Place-le-Haut.

Lever à 6h45. Grand beau temps. Départ à 8h. Il faut 1/4h pour arriver au départ de la balade en passant par le chemin de croix et l’église. Et nous voilà partis pour cette fameuse traversée de Mafate, un peu mythique … et Mafate, ça veut dire « qui tue » ! Tout un programme !



Et quelle descente ! Sentier étroit, raide, difficile, sécurisé par moment par des mains courantes, passage d’échelle. Dans le bas, superbes points de vue sur les trois vallées de Mafate, Ste-Suzanne, le Bras des Merles et la rivière des Galets qui mène au port.





Fin de la descente à Deux Bras, au bord de la rivière. On est complètement cassés. On était censé descendre en 2h. On en a mis 3 ! C’est vrai que Mafate, ça tue. On se prend un sandwich à 11h15, question de reprendre des forces.



On passe le bras de Ste-Suzanne sur un gué un peu chaotique. On traversera ensuite la rivière des Galets à de multiples reprises sur des gués impeccables. On marche un temps sur une piste et on s’enfonce dans un canyon.



On choisit de monter par le sentier bas, le long de la rivière, plutôt que par le haut qui domine le canyon mais qui est plus long. Au-delà d’un barrage, sous la passerelle du bois d’Oussy et au pied d’une cascade, nous trouvons un grand bassin assez profond où nous nous baignons avec délice. Ça redonne de l’énergie avant de faire la dernière montée jusqu’à Grand Place.



Belle végétation quand on s’écarte de la rivière, énormes agaves. Quand on arrive à un beau point de vue on s’arrête pour manger encore un sandwich et reprendre des forces. En vue de Cayenne, on se croit pratiquement arrivés.



On pense en avoir encore pour ½ h pour arriver à Grand Place. Mais on se rend compte que notre gîte est à Grand-Place-le-Haut et ça grimpe encore méchamment ! C’est même la pire grimpette de la journée et on n’en peut plus. Les sacs pèsent des tonnes et tirent sur les épaules. On met encore 3/4h. Arrivée vers 16h45 à notre gîte. La situation est magnifique mais pourquoi monter jusque-là alors qu’il faut tout redescendre le lendemain ?



Entre 6h30 et 7h de marche aujourd’hui. Bonne douche chaude et installation dans le jardin face à la vue. Dîner au gîte, grandes tables communes. Délicieuse salade + rougaille saucisse, carry porc patate, grains et riz + gâteau aux bananes Nuit au gîte « Le Pavillon », petits pavillons avec dortoirs de 6 à 9, douches chaudes, bar avec terrasse et billard, jolis jardins en terrasses avec vue.
CO
Jour 4 : Mafate : Grand-Place-le-Haut à Roche Plate - 2ème jour de la traversée de Mafate (5h30) - Nuit à Roche Plate.

Départ à 8h. Grand beau temps. Vue superbe.



On redescend donc tout ce qu’on a monté hier jusqu’à Cayenne. Ensuite, on prend un autre chemin qui descend bien aussi (une échelle à descendre mais qui tient plus de l’escalier) et mène à une passerelle qui surplombe la rivière des Galets. Vue quelconque. Direction Les Lataniers. Et ça grimpe ! Avec des marches en plus, et en plein soleil ! Ça aussi ça vous casse en début de journée. Vues splendides sur l’autre côté de la vallée, du côté de Grand-Place.







On ne fait pas le détour par les Lataniers, îlet perché sur une crête, en se disant que l’itinéraire simple nous suffirait amplement mais on se dirige vers les Orangers. Et ça grimpe toujours autant. Quelques passages sécurisés pas du tout impressionnants. On constate toujours beaucoup de végétation dans les environs des îlets. Au captage de la canalisation des Orangers, une famille créole s’est installée au bord de l’eau et prépare son déjeuner au feu de bois.

Un peu plus haut, il y a la possibilité de se baigner dans une petite cuve mais on ne le fait pas, espérant en trouver plus loin. Erreur, il n’y en a plus. Montée très dure mais sympa le long de la rivière, dans un canyon. Exténués, on s’arrête sur des rochers le long du chemin à l’entrée de l’Ilet des Orangers pour pique-niquer. A peine repartis, 50 m plus loin, on découvre un snack-buvette où on aurait été confortablement assis sur des chaises, avec une boisson fraîche ! La montée n’est pas moins dure ensuite. On grimpe sur des blocs de pierre mais il n’y a plus de soleil et il ne fait pas trop chaud. Montée sans grand intérêt car sans vues.



La végétation que l’on rencontre nous étonne car elle est beaucoup plus luxuriante qu’on ne l’avait imaginée. Nous pensions Mafate beaucoup plus aride. Deuxième arrêt déjeuner pour reprendre des forces et faire la dernière grimpette pour le Col de Brèche. On ne sait pas ce qu’on va trouver de l’autre côté car il ne semble pas faire très beau … et c’est l’émerveillement ! Vue magnifique sur tout l’autre versant, avec une très belle lumière, notamment sur les pitons en dessous de Grand Place. On est au pied de l’imposant rempart du Maïdo.







Après le col, passage sécurisé, vertigineux mais pas du tout difficile, parfaitement aménagé. Descente relativement douce vers Roche Plate. Végétation très luxuriante autour des cases en tôle ondulée, assez colorées. Arrivée au gîte vers 15h et après 5h30 de marche. Dîner au gîte avec beaucoup de monde venu d’autres logements. Ti-punch. Délicieuse salade à base de chou + … rougaille saucisse, riz, grains + gâteau.

Nuit au gîte « Chez Juliette Thomas » à Roche Plate – La Possession, cabane peu aménagée, 3 dortoirs de 8 sans fenêtre mais des volets, douche chaude, pas de jardin ni terrasse.

Jour 5 : Mafate : Roche Plate – La Nouvelle

- 3ème jour de la traversée de Mafate (6h) - Nuit à La Nouvelle

Départ à 7h45. Beau temps mais quelques nuages. Les hélicoptères n’arrêtent déjà pas de tourner pour fournir les points de ravitaillement du grand raid. C’est dommage ce vacarme dans un endroit aussi isolé. Traversée du plateau de Roche Plate. Encore une fameuse grimpette, avec des vues absolument magnifiques. On se retrouve un moment vraiment au pied du rempart du Maïdo. Pas mal de végétation, dont des agaves à la tige gigantesque.









On domine un canyon. Les vues changent, toujours aussi époustouflantes.





On arrive à Trois Roches (lieu-dit mais pas de village) qui est en fait un plateau érodé d’où coule une cascade, précédée par des endroits assez vertigineux. Des petites pelouses confortables invitent au pique-nique et au repos mais il n’y a pas de possibilité de baignade. Des gens se trempent dans l’eau comme dans un jacuzzi.







On traverse la rivière et on la longe pendant 5 minutes. Le chemin de La Nouvelle part rapidement à gauche et n’est pas du tout indiqué. Il longe une clôture de barbelés et on ne voit qu’une marque blanche. Il ne s’agit pas de se tromper car, en allant tout droit, on arrive à Maison Laclos, à côté de Marla. On rencontre heureusement plusieurs locaux qui nous confirment que c’est la bonne direction. Mais une nouvelle fois, quelle grimpette ! Seulement d’une demi-heure mais qui casse.

On arrive alors à un col où le sentier s’adoucit et descend jusqu’à la Plaine aux Sables, vaste plateau herbeux jaune, un peu saugrenu ici. On le traverse pour entrer alors dans la forêt et descendre vers La Nouvelle. On fait un 2ème arrêt pique-nique pour reprendre des forces après cette dure montée.





La Nouvelle est tout à fait différente des autre îlets de Mafate. C’est plutôt un village, mais non accessible en voiture, très animé, un peu trop d’ailleurs, bruyant, avec beaucoup d’odeurs de cuisine grasse. Les maisons y sont beaucoup plus élaborées, colorées et coquettes.



Installation au gîte après 6h de marche, détente dans le jardin et courses ravitaillement. Dîner au gîte. Délicieuse salade + carry poulet et l’inévitable rougaille saucisse, riz et grains + cake. On y rencontre des Suisses-Allemands qui nous racontent que, croyant qu’on ne trouvait rien à magner dans Mafate et que l’eau n’y était pas potable, ont dévalisé le supermarché avant de partir en randonnée et trimballent des tonnes de nourriture et de boissons. Nuit au gîte « Chez Maxime Oréo », chambre double très simple mais bien agréable, sanitaires communs avec bonne douche chaude, terrasse à la chambre avec table et chaises, jardin
CO
Jour 6 : Mafate : La Nouvelle – Hell-Bourg

- 4ème jour de la traversée de Mafate (8h) - Nuit à Hell-Bourg

Départ à 7h30 mais il faut passer à la boulangerie chercher les sandwiches qu’on a commandés. La Nouvelle est beaucoup plus plaisante tôt matin, sans bruit, sans odeur, et sans personne. Les maisons sont assez jolies avec leurs couleurs vives et tout a l’air propre et bien entretenu.



Il fait de nouveau grand beau mais on aperçoit vite des nuages sur le Col de Fourche.

Rude grimpette jusqu’à la plaine des Tamarins où nous avions déjà été l’année passée. La forêt y est toujours aussi belle. Belles vues sur le fond de Mafate, particulièrement clair aujourd’hui.











La montée s’adoucit un peu, puis une dernière montée ardue nous mène au col de Fourche, maintenant bien dégagé. On voit même des deux côtés (Mafate et Salazie), alors que l’année passée, on était dans le brouillard complet. Dans cette clarté, on se rend compte à quel point la descente côté Salazie est vertigineuse. Elle est aussi très raide et fatigante. La végétation luxuriante qui nous avait tant frappés l’année passée nous semble moins exceptionnelle. Question d’habitude peut-être, ou parce que le brouillard y ajoutait beaucoup.





On traverse plusieurs fois des rivières dont les rochers sont en partie couverts de fleurs rouges.



On arrive ensuite à une partie très plate où on traverse une forêt de filaos. C’est curieux, on se croirait presque dans les Ardennes. On fait une halte à l’abri de Grand Sable, sorte de maison de chasseurs pour pique-niquer. Comme c’est dans une prairie, on peut étendre ses jambes et ça fait du bien. La fatigue commence à se faire méchamment sentir. Superbes vues sur le cirque de Salazie et ses ravines. Il ne fait malheureusement pas très clair et on a même un peu de pluie. Quelques belles cascades.





On arrive alors à l’îlet de la Mare d’Affouche, quelques habitations et des cultures. On y fait une petite pause pour détendre les jambes dont les cuisses sont quelque peu tétanisées. On descend jusqu’à une grande passerelle, avec une petite chapelle, et une dure remontée commence de l’autre côté pour arriver à une piste bétonnée au milieu d’habitations et de cultures. Pas de voiture à l’horizon pour nous amener à Hell-Bourg. On monte donc cette piste pour arriver à la départementale où on constate que le dernier bus est déjà passé. Je n’en peux plus. Par miracle, un monsieur sort de son parking avec un 4x4 pick-up. Je lui fais signe et il s’arrête ! Ouf ! Il nous emmène jusqu’au petit chemin qui monte à notre auberge. On lui doit une fière chandelle car la route était encore drôlement longue. Installation à notre logement après 8h de marche ! Dommage qu’il fasse très mauvais. Nous sommes à côté du centre sportif où il y a toute une installation pour le grand raid. Le semi-raid y passera demain. Dîner à l’auberge. Enorme ti-punch bienvenu après cette rude journée, avec beignets. Délicieuse salade mixte + plat de poisson aux légumes (ça nous change du rougaille saucisse), riz, grain + dessert de bananes et crèmes + vin. Nuit à « l’Auberge du Passant », chambres dans un bungalow, hyper cosy avec salle de bain privative et terrasse. Qu’est-ce que ça fait du bien !

Jour 7 : Hell-Bourg - Bélouve a.m. : - shopping ! - balade dans le village et au cimetière paysager - déjeuner à « La Cristophine » p.m. : - montée à Bélouve - Nuit à Bélouve

« Grasse matinée » aujourd’hui puisqu’on n’a que 2 heures de marche cet après-midi. Il fait très beau. Nous allons faire un tour dans Hell-Bourg, faire les boutiques, puisque cette fois-ci c’est la fin du parcours à pied et qu’on peut mettre nos achats dans les gros sacs qui restent à l’auberge pendant que nous passons deux jours à Bélouve. Nous allons ensuite nous promener au cimetière paysager qui nous avait tant plu l’année dernière, toujours aussi beau et fleuri.





On refait la rue commerçante et on descend jusqu’à la sortie du centre du village pour monter un escalier où il y a un kiosque d’où on voit bien les cascades du Voile de la Mariée.



Il y a beaucoup de jolies maisons colorées et bien entretenues, avec des jardins fleuris et soignés.



Dernières courses provisions avant d’aller déjeuner dans notre petit resto favori, la « Cristophine », sur une terrasse très agréable. Gratin de chouchou (un délice !) et bouchons + samossas ou carry porc patates, ainsi qu’un délicieux ananas. On retourne à l’auberge chercher nos sacs à dos et déposer nos achats. Départ à 14h pour le gîte de Bélouve où nous allons loger deux nuits. Il fait magnifique. La montée est très rude, du début à la fin. On s’y attendait car 600 m de dénivelée en 2h, ça ne pouvait qu’être costaud. Ce qu’on n’avait pas prévu c’est que le chemin était assez technique avec des passages étroits et vertigineux, pas toujours sécurisés. Mais les vues sur tout le cirque de Salazie sont absolument splendides, particulièrement sur le piton d’Anchaing qu’on découvre sous un autre angle. Beaux contrastes de couleurs avec les cultures de la vallée. On se rend compte de la quantité de villages dans cette zone.







Après le premier pylône du monte-charge, on descend légèrement dans un endroit très fermé, rempli de calas (arums blancs). C’est magnifique.



Le chemin remonte une dernière fois pour terminer par des escaliers et atteindre le plateau de Bélouve. Quel bel endroit ! Une vue splendide sur tout le cirque, depuis le piton des Neiges jusqu’à l’autre extrémité, en passant par la Roche Ecrite. Le plateau est couvert d’une très belle végétation et plein de fleurs. Il y a plusieurs bâtiments, très joliment construits et couverts de bardage en bois.



Le plateau est fort exposé au vent et, malgré le soleil, il fait très frais. Nous y faisons un petit tour pour découvrir les lieux. Il y a beaucoup de monde, dont des groupes assez bruyants. C’était juste la journée qu’il fallait après l’interminable journée d’hier. A partir de maintenant, ce sera beaucoup plus cool. Dîner au gîte. Grandes tables dans une salle tout en bois, comme un refuge. Conversations animées avec notre voisin, qui vit et travaille ici, et sa mère qui vient lui rendre visite chaque année. Bon repas … mais toujours avec rougaille saucisse. Délicieuse quiche aux courgettes, riz et lentilles + très bon gâteau aux bananes, exceptionnellement léger. Nuit au « Gîte de Bélouve », chambre double, douche partagée avec la chambre voisine, lavabo privé.
CO
Jour 8 : Bélouve

a.m. : - Sentier de la Tamarinaie p.m. : - Trou de Fer - Nuit à Bélouve

Il pleut ! Il nous avait été conseillé de partir tôt pour voir le Trou de Fer avant qu’il ne soit envahi par le brouillard. On change donc nos plans car cela ne sert à rien d’y aller maintenant, on n’y verrait rien. On va donc faire le sentier de la Tamarinaie, prévu pour demain matin. Ca convient bien car le parcours est intéressant pour ses arbres mais pas pour ses vues. On croyait que ce serait une promenade de santé mais le chemin n’est pas si facile. Il y a beaucoup de brouillard et il pleuvine de temps en temps mais il ne fait pas froid. La végétation est assez étonnante. Certains tamarins forment véritablement des arcs par-dessus le chemin. En fait, lors des cyclones, ils se courbent tellement que leur sommet ou leurs branches se fichent dans la terre et, de là, naissent de nouveaux troncs. Ca fait très emmêlé. Il y a évidemment plein de fougères arborescentes. Des orchidées poussent sur tous les troncs et les branches. C’est d’une densité incroyable.











Après 2 heures, on retourne au gîte où il pleut encore plus fort. On ne voit absolument pas la vallée. Heureusement qu’on a eu les belles vues hier. On attend un peu que ça passe sous le kiosque et on décide quand-même d’aller au Trou de Fer en espérant que ça se lève. Le sentier démarre derrière notre gîte entre deux camélias arborescents et descend jusqu’à une rivière avec deux grandes cuves très noires, des rochers sculptés et quelques callas. Il remonte ensuite sérieusement dans la bouillasse et arrive à une piste. On prend le chemin de Mare Longue. La végétation est très belle, plus aérée que sur le sentier de la Tamarinaie. Mare Longue n’a pas vraiment d’intérêt mais on s’y arrête pour manger et reprendre des forces. Les jambes restent un peu fatiguées des journées précédentes.



On ne fait pas le tour de la mare, on va au plus direct car on a l’impression que ça se lève du côté du Trou de Fer. On avance à toute allure, sans prendre de photos, sur une passerelle parfaitement aménagée qui évite la bouillasse et les racines. Arrivée au Trou de Fer et … miracle, pour une fois on a de la chance, on le voit ! On sait que beaucoup de gens n’ont pas eu cette chance. C’est furtif mais on voit bien tout le « trou » et ses cascades. C’est beau mais moins extraordinaire que prévu car les cartes postales nous le montrent sous un autre angle. Il disparaît à nouveau dans les nuages pendant 1/2h mais nous aurons encore deux occasions de bien le voir.









Retour par la passerelle, un peu plus calmement cette fois.







Comme le chemin direct vers le refuge de Bélouve est épouvantable à cause de la boue, on rentre par la piste. C’est sûrement moins beau comme végétation mais on en aura eu notre dose pendant toute la journée. On avait cru se faire une journée cool. Finalement, on aura marché 5h30 et ça se sent. Retour au gîte où la vue est toute bouchée mais il y a du soleil. Dîner au gîte, moins fréquenté qu’hier. La même excellente quiche aux courgettes et … rougaille de poisson, riz, haricots blancs + gâteau aux ananas. Et toujours ti-punch costaud pour commencer (ça réchauffe parce qu’il fait vraiment froid ici le soir) et rhum arrangé pour finir. Nuit au gîte de Bélouve.

Jour 9 : Bélouve – Hell-Bourg a.m. : - Descente sur Hell-Bourg p.m. : - Promenade dans Hell-Bourg - Nuit à Hell-Bourg

Il pleut de nouveau et c’est le brouillard opaque. Après le petit-déjeuner, on attend un peu que ça se lève. Vers 9h30, un vague soleil apparaît et on décide de partir. Il fait chaud et il y a encore un petit crachin. On retrouve la petite gorge avec les callas dont c’est la pleine époque de floraison.



C’est encore plus beau dans ce sens-là. La pluie s’intensifie et il faut être très vigilant car ça glisse sur les pierres, les rondins, les racines et la boue. L’avantage du brouillard, c’est qu’on ne voit pas les précipices et il y a pas mal d’endroits vertigineux sur ce chemin. Arrivée à Hell-Bourg sous une pluie battante vers 11h30 et retour à notre auberge. Toutes nos affaires sont trempées sans espoir de sécher. Comme on avait commandé un pique-nique à Bélouve, on le mange sur notre terrasse en regardant tomber la pluie. L’après-midi, on va faire un tour au village, couverts de capes. Quelle allure ! On trouve un cyber café où on peut envoyer des mails. Etape à la « Cristophine » pour boire un chocolat chaud et retour sur notre terrasse humide. Dîner à l’auberge. Très bon repas. En plus du gros ti-ponch et beignets aux carottes comme l’autre jour, quiche aux brèdes et aux chouchous + poulet au soja, riz, grains + gâteau coco bananes délicieux. Nuit à « l’auberge du Passant ».

Jour 10 : Hell-Bourg –Petite Ferme a.m. : - Chercher la voiture de location - Cassé de Takamaka p.m. : - Plaine des Palmistes, Grand Etang et cascades du Bras d’Aneth - Nuit à Petite Ferme

On vient nous chercher à 9h pour nous conduire à Saint-Benoit (sur la côte est), pour prendre la voiture de location pour le reste du séjour. Il fait de nouveau mauvais : brouillard et crachin. On prend possession de notre voiture, une minuscule Kia dans le coffre de laquelle ne rentre qu’un seul de nos sacs, et on achète des sandwiches. On emprunte la route qui mène au « Cassé de Takamaka », superbe point de vue sur des cascades au milieu de pitons recouverts d’une végétation dense. Il ne fait pas beau mais on voit quand-même tout. Il y a une balade qui part de là mais le chemin est impraticable à cause d’effondrement. On l’emprunte sur quelques centaines de mètres pour avoir d’autres points de vue.



On refait la route dans l’autre sens et on se dirige alors vers la Plaine des Palmistes en s’arrêtant à Grand Etang qui est le plus grand lac de l’île, mais vraiment pas énorme pour autant. Le chemin commence par une sorte de piste et longe le lac sur la droite, assez boueux. Le lac est situé au milieu de falaises escarpées et couvertes de végétation.



Après un certain temps, on aperçoit les cascades du Bras d’Aneth, quatre cascades étroites d’environ 300 mètres.

Beaucoup de fougères qui donnent une couleur vert tendre au pourtour du lac, ce qui contraste fort avec les falaises.



Plus on approche des cascades, plus la végétation devient luxuriante. Le chemin est assez plat jusque-là, ce qui nous change des jours précédents. Pour atteindre les cascades, il faut traverser la rivière et puis monter et descendre sur des rochers. On arrive alors au pied de deux des cascades qui se déversent dans des petits bassins où il y aurait moyen de se baigner mais ce n’est vraiment pas tentant.





Beau spectacle, belle végétation mais le route du lac n’est pas très intéressante. On rentre par l’autre côté du lac, un peu plus court, où on voit quelques oiseaux la vierge au dos et à la queue roux et à la tête bleu foncé, très jolis. Route vers notre gîte et arrivée vers 17h30. Apéro au gîte à 18h30 ! Dîner à 6, avec un couple de Français et nos hôtes qui nous racontent beaucoup d’histoires intéressantes. Le mari est pêcheur, curieux en plein montagne mais il ne supporte pas le climat de la côte, beaucoup trop chaud. Très bon repas de poisson notamment, plat de patates et chouchous, riz, grains et … rougaille saucisse, mais très différent de ceux qu’on a eus jusqu’à présent, beaucoup moins gras mais aussi moins parfumé + fruits de la passion du jardin et gâteau. Nuit à la chambre d’hôte « Les Zakacias », à Petite Ferme dans la Plaine des Cafres. Deux chambres, l’une dans la maison, l’autre dans un cabanon. Décoration assez particulière, une véritable bonbonnière avec un lit à baldaquin en voile rose, salle de bain privative, tout confort. Excellente literie. On a même des serviettes de bain.
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Jour 11 : Petite Ferme

a.m. : - Point de vue sur Rivière des Remparts - Montée au Piton de la Fournaise p.m. : - Descente du Piton de la Fournaise - Nuit à Petite Ferme

Balade de 2h prévue ce matin. On n’est donc pas pressé. Petit déjeuner frugal et pas très bon aux « Zakacias ». On va d’abord voir en voiture, à Notre-Dame-de-la-Paix, au bout de la route de Petite Ferme, la vue sur Rivière des Remparts. Le point de vue se situe dans un jardin botanique dont nous ne faisons pas le tour mais avec de beaux arbres.



La vue sur le « canyon » et ses remparts est magnifique. C’est très profond et vertigineux, avec des pitons. Dommage qu’il y ait une légère brume mais ça n’enlève rien à la beauté du paysage.







On monte alors vers le volcan du Piton de la Fournaise pour se rendre au départ de la balade vers le Piton de l’Eau, petit lac bordé de calas. Il fait superbe mais il y a beaucoup de nuages du côté du Piton de l’Eau. Par contre, du côté du Piton de la Fournaise, il fait magnifique. On change donc nos plans et on trouve heureusement des sandwiches à la buvette du Piton de la Fournaise. On y apprend que le cratère Dolomieux est ouvert. Le volcan est en effet en éruption depuis quelque temps et on n’était pas du tout sûr de pouvoir y monter. On va enfin entrer dans ce fameux enclos du Piton de la Fournaise, ce que nous n’avions pas pu faire l’année passée, et monter au cratère Dolomieux. On commence la balade à 11h, ce qui est tout à faire contraire à nos habitudes.



On franchit la fameuse grille, enfin ouverte, qui donne accès à l’enclos et on descend un interminable escalier pour arriver au fond en se disant que la remontée serait beaucoup moins comique. La marche est facile au début. L’itinéraire est balisé de gros points blancs assez rapprochés en cas de brouillard, ce qui est très fréquent.



On passe à côté du Formica Léo, étonnant petit cratère rouge, sans y monter tellement on est pressé de découvrir le sommet.

La marche jusqu’à la Chapelle de Rosemont est assez facile. C’est une petite caverne de lave où le vulcanologue Rosemont s’installait pendant ses expéditions.





La grimpette ensuite dans la lave est nettement plus sportive. Quant au contour du cratère pour arriver au point de vue du Dolomieux, il est interminable et fatigant sur des blocs et billes de lave. A chaque tournant, on ses croit arrivé, mais ce n’est pas le cas.



C’est un peu long et fastidieux mais la motivation et l’excitation de la découverte du cratère nous font marcher d’un bon pas, sans nous arrêter. Il nous faudra quand-même 2h45 pour arriver en haut, et la dernière partie, le contour du cratère, s’est faite dans le brouillard.



Et miracle, arrivés en haut, il fait magnifique.



Aucune vue vers le bas, la mer et les coulées de lave à cause du brouillard, mais le cratère est en plein soleil et se laisse bien découvrir. Impressionnant, vertigineux et coloré. On s’installe pour un pique-nique bien mérité, en plein soleil qui cogne sérieusement. Heureusement qu’il y a du vent. On y passe bien une heure. Après un certain temps, on s’aperçoit que plusieurs fumerolles sortent des flancs du cratère. Il y en a de plus en plus mais ça semble normal d’après ce que nous avons lu dans nos guides.



Descente et contour du cratère tout aussi fastidieux et dans le brouillard. En plus, l’excitation et la motivation n’y sont plus. La marche n’est vraiment pas facile.



Arrêt repos près de la chapelle de Rosemont car les jambes sont fatiguées. Le spectacle offert par les anciennes coulées de lave est vraiment étonnant. Tout semble si emmêlé et désordonné.







Au retour, on prend le temps de monter au Formica Léo, le petit cratère rouge que nous avions bien vu l’an passé. Pas d’intérêt majeur (d’y monter en tout cas).



Ensuite, c’est la remontée pour sortir de l’enclos par ce long escalier mais moins rude que nous ne l’avions craint. On est quand-même assez rompus en arrivant à la voiture mais très satisfaits de cette journée tout à fait inattendue. On a l’impression d’avoir eu beaucoup de chance. On quitte le volcan vers 18h. La lumière est belle pendant la traversée de la Plaine des Sables au-dessus de laquelle on prend encore quelques photos.







Comme notre logeuse ne peut pas nous faire à dîner ce soir, nous allons au restaurant à Bourg-Murat. Seule l’Auberge du Volcan est ouverte. Ça ne paie vraiment pas de mine mais l’intérieur n’est pas si mal. Dîner correct et anormalement rapide. Les plats doivent être réchauffés au micro-ondes. Nous y retrouvons la dame française que nous avions rencontrée au gîte de Bélouve. Sachant que nous aimons les îlets, elle nous conseille de faire la promenade de Grand Bassin qu’elle vient de faire avec son fils et qu’elle a trouvée magnifique. Elle nous dit aussi qu’aux infos, on a annoncé que le volcan se calmait de plus en plus et qu’il n’y avait plus qu’un cratère qui était encore actif. On se pose tous la question de savoir si ça vaut vraiment la peine d’aller voir ça demain soir, comme on l’avait prévu, alors que c’est 3h de marche A/R dont la moitié dans le noir et le froid. Nuit aux « Zakacias ».
CO
Jour 12 : Petite Ferme

a.m. : - Descente à Grand Bassin p.m. : - Remontée de Grand Bassin - Nuit à Petite Ferme

Il fait beau mais avec quelques nuages. On décide de suivre les conseils de notre « amie » française et on va donc à l’îlet de Grand Bassin, même si cela a l’air fort dur. La balade part du village de Bois Court. On commence à marcher à 9h30 après être allés chercher des sandwiches. Pour une fois, on commence par descendre. Et quelle descente ! 650 m de dénivelée en 2 h ! C’est nettement moins dur que la descente de Dos d’Ane mais c’est sportif quand-même. Le village est au fond d’une vallée très verte alimentée par plusieurs rivières. Les vues sur les remparts d’en face, entrecoupés de vallées et de pitons, sont absolument magnifiques. Celles sur le fond de la vallée sont impressionnantes et parfois vertigineuses.





Après un certain temps, on aperçoit la cascade du Voile de la Mariée (pas celle de Salazie) et un beau bassin tout entouré de plantes vert tendre. Il semble y avoir une sorte de plage et on y voit du monde.





On croise des canalisations et les installations d’un « téléphérique », en fait un monte-charge. On passe un petit pont au-dessus de la rivière et on pénètre dans l’îlet de Grand Bassin, très charmant et fleuri, à la végétation foisonnante, notamment de nombreux bananiers qui bordent le chemin. Contrairement aux îlets traversés dans Mafate, ici les maisons sont fort regroupées et les propriétés délimitées par des murets. Beaucoup semblent assez misérables mais, avec les fleurs et les couleurs, cela fait quelque chose de très gai.







C’est fou le nombre de gîtes qu’il y a dans cet îlet minuscule. Mais quand on n’a pas l’occasion de découvrir ceux de Mafate, c’est une bonne formule de descendre à Grand Bassin, et même d’y loger, pour découvrir la vie d’un îlet. On traverse tout le village pour se rendre à la cascade. Il faut encore descendre 100 m de dénivelée pour atteindre la rivière, mais pas moyen d’accéder au bassin sous la cascade, sauf en faisant de l’escalade sur les rochers qui dominent la rivière. Il y a pourtant beaucoup de monde sur la « plage » et on se demande comment ils y sont arrivés.



On remonte donc au-dessus de la cascade où on avait repéré des cuves permettant de se baigner, ce qu’on fait, mais qu’est-ce que c’est froid ! Ça fait du bien quand-même. L’endroit est agréable et désert et propice au pique-nique. Beaucoup de têtards dans la rivière et aussi de toutes petites truites. L’eau est claire mais le fond un peu vaseux.



On reprend le même chemin pour rentrer en s’attardant un peu dans le village pour prendre des photos. Dès qu’on a passé le pont, ça grimpe sérieusement, et ça pendant 2 heures sans le moindre répit. Le ciel s’est complètement couvert. Après un certain temps, on est même dans le brouillard et on ne voit plus grand-chose en face. Heureusement qu’on a été très gâtés ce matin. Un drôle de bruit nous surprend. C’est le monte-charge qui monte avec des dizaines de caisses de nèfles récoltées dans l’îlet.



Il fait très lourd et on dégouline. Retour à la voiture et courses à Plaine des Cafres. Pas question de profiter du jardin du gîte car on est en plein brouillard et il fait froid. Dîner au gîte. Curry de poisson, chouchous à la dinde, riz, grain + fruit de la passion et gâteau à la mélasse, en fait le premier jus qui vient de la canne, appelé ici le « sirop la cuite » ! Nuit aux « Zakacias ».
CO
Jour 13 : Petite Ferme – Saint-Denis

a.m. : - Survol de l'île en hélicoptère

p.m. : - Piton Bois Vert - Route vers Saint-Denis - Nuit à Saint-Denis

Lever à 6h aujourd’hui. La compagnie d’hélicoptère à laquelle j’avais réservé un survol de l’île n’a pas enregistré ma réservation. Aucune compagnie n’a encore de place avant notre départ mais nous trouvons une solution de remplacement. Nous décollons à 9h et la montagne commence à se couvrir de nuages. Direction Cilaos, col du Taibit, Marla, Salazie (où il fait de nouveau mauvais), Trou de Fer, et ça, c’est fabuleux de voler dans ce fond de gorge si étroit, en en faisant deux fois le tour et en voyant plein de cascades qu’on ne soupçonnait pas d’en haut. C’est magnifique.















On survole la forêt de Bébour-Bélouve, puis on se dirige vers Takamaka, Grand Etang et ses cascades, et là aussi on fait le tour tout près des falaises, très impressionnantes.









Ensuite, la vallée de Grand Bassin où nous étions hier et où le pilote se régale à suivre les méandres. C’est amusant de survoler tous des endroits où on a été à pied.





Retour à la base en longeant la côte et en survolant « la Petite Floride », sorte de marais très verts, où vivent des boas ! En fait, un couple de boas a été lâché là dans les environs, se sont multipliés et deviennent, paraît-il, une vraie nuisance.





On ne survole pas le Piton de la Fournaise car c’est trop loin, ça prend trop de temps, et le trajet est sans intérêt, parait-il.
CO
p.m. : - Piton Bois Vert - Route vers Saint-Denis - Nuit à Saint-Denis

Il est 11h quand on termine cette expédition et on décide de retourner vers le volcan, éventuellement pour faire le tour du Piton de l’Eau. On achète donc des sandwiches et on monte. Comme le pilote nous a dit que le volcan semblait se ranimer, on s’arrête au parking d’où part le chemin qui mène au Piton Bois Vert d’où on voit normalement l’éruption. On interroge des gens sur le parking qui en reviennent assez enthousiastes, ont vu et entendu l’éruption et trouvent que, de toute façon, le chemin est très beau. Le ciel n’est pas vraiment dégagé de ce côté-là mais on décide de s’y engager. Il est midi. Comme le chemin est bon et à peu près plat, on marche vraiment d’un bon pas. La curiosité aussi nous pousse à accélérer. En fait, on longe tout l’enclos par le dessus et à l’opposé du Pas de Bellecombe et des chemins qu’on a déjà pris. C’est amusant de voir le Piton de la Fournaise d’un autre côté, avec d’autres coulées de lave et, surtout, un tas d’autres petits cratères dont certains très rouges.









Au-delà la vue est complètement bouchée et il se met même à pleuvoir. En arrivant au Piton Bois Vert, on est en plein brouillard et il pleut. On a même mis les capes et on n’a aucune idée de quel côté a lieu l’éruption. C’est pendant qu’on mange notre sandwich qu’on entend une grosse éruption mais sans rien voir. Cela nous permet simplement de déterminer dans quelle direction cela se passe. On patiente tout un temps et cela finit par se dégager. On ne voit que des fumerolles !





Retour par le même chemin par une belle lumière de fin d’après-midi. On croise pas mal de gens qi vont voir l’éruption pendant la nuit. Certains n’ont pas l’air de se rendre compte qu’il fait caillant la nuit à 2.200 mètres d’altitude et sont complétement sous-équipés. Même si on n’a quasiment rien vu de l’éruption, c’est une belle balade, facile, quasi sans dénivelée, sur un beau chemin bordé de mimosas et de bruyères arborescentes et qui offre d’autres vues sur l’enclos.



Il est 18h quand on quitte le volcan et on doit encore faire tout le trajet jusqu’à Saint-Denis car nous repartons demain. On prend la route de Saint-Pierre pour remonter par la voire rapide (à l’ouest). On arrive finalement à l’hôtel à 20h et on peut encore y dîner jusqu’à 21h30. Une bonne chose car on n’a pas du tout envie de ressortir, juste de prendre une douche et de rester là. Très agréable dîner au « Juliette Dodu » sur la terrasse où on fait le bilan du séjour, particulièrement positif. On a fait énormément de choses et, la deuxième semaine, on est bien parvenu à s’adapter et à tirer profit des impondérables. L’idée de venir une troisième fois nous taraude déjà. Nuit à l’hôtel « Juliette Dodu ».

Jour 14 : Saint-Denis - Belgique ... et fin de l'aventure.
YU
Bonjour Françoise,

Merci pour tous ces détails et surtout pour partager avec nous ces magnifiques paysages !
VA
Bonsoir, Je suis allée deux fois à l'île de la Réunion, mais je n'ai jamais fait de randonnée là-bas. Quel bonheur de voir tous ces paysages grandioses que vous avez si bien photographié ! Je découvre plein de beaux paysages que l'on ne peut voir qu'en marchant. Je n'ai jamais fait de survol en hélico, c'est une bonne idée. Merci
Voyager, découvrir, partager : le blog de Dilk@ http://www.dilka.fr
CH
Bonjour,

Superbe parcours et super reportage! merci. C'est vrai que randonner dans Mafate est exceptionnel comme expérience.

Pour avoir fait quelques morceaux dans Mafate lors d'un précédent voyage, certaines de vos étapes m'ont impressionnées: 8h 30 de marche dans Mafate n'est pas à la portée du premier venu!

Vous n'avez pas fait Marla et le Taibit ?

JL
CO
Bonjour, Si, nous avons fait Marla et le Taibit lors de notre séjour précédent qui fera l'objet d'un autre carnet de voyage. Nous avons parcouru les 3 cirques à cette occasion et il y a beaucoup de choses à raconter aussi. Dès que j'aurai de nouveau le temps ... Merci de vos encouragements. Bonne soirée. Françoise
CA
Merci pour ce beau récit. Nous y allons en octobre et avons hâte.

Concernant la randonnée dans Mafate, nous avons prévu

1) Col des boeufs - Marla 2) Marla - Trois Roches - Roche Plate 3) Roche Plate - le Bronchard - La Nouvelle 4) La nouvelle - Col des Boeufs

J'aurais quelques questions :

a) D'habitude, nous comptons sur 2L à 3L d'eau par jour. Compte tenu des conditions climatiques que nous ne connaissons, pas, doit-prévoir plus ou pas ?

b) Nous utilisons des bâtons généralement. Sont-ils ici indispensables ou pas ?

c) J'ai cru comprendre que le ravitaillement est possible dans chaque village. Il n'est pas nécessaire de se charger de tous ses repas de midi ?

d) Concernant la météo, j'ai cru comprendre que le ciel se charge tous les jours. A cette période de l'année, à quelle heure est-il préférable de partir pour ne pas se retrouver dans le brouillard ou dans la pluie rapidement ?

e) question moustiques, c'est gérable ou c'est juste casse-pied comme au Canada ou USA ?

f) au niveau de l'équipement, si on doit bien prévoir des vêtements de pluie, doit-on prévoir des vêtements chauds (polaire, etc...) ? Avez-vous par hasard une liste de ce que vous emportez dans votre sac à dos ?

Désolée pour toutes ces questions,

Cécile
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CH
Bonjour,

Je laisserai bien entendu répondre Corserandos qui est un marcheur aguerri !

Cependant j'ai fait exactement ce tour la à cette époque de l'année et je donne mon impression:

Mes avis à vos questions :

a) Personnellement je pense que 3L à 2 seront suffisants pour 2 sachant que vos parcours ne pas trop longs

b)Les bâtons me semblent utiles voire indispensables car cela stabilise et économise les genoux comme il y a pas mal de marches

c) En principe non pas la peine d'emmener la nourriture sauf le midi du jour car il y a (mais le vérifier) épicerie à Marla, La nouvelle et je crois roche plate.

d) Concernant la météo (la a priori je suis compétent ), la météo est trés changeante et il faudra voir la veille les prévisions et les tendances du lendemain.

e) question moustiques, c'est gérable et moins genant qu'au canada en juillet

f) au niveau de l'équipement, si on doit bien prévoir des vêtements de pluie, doit-on prévoir des vêtements chauds (polaire, etc...) ?

oui vêtement de pluie et un pull pour le soir MAIS surtout partez léger car il y a du dénivelé

Voila modestement mon opinion!

JL
CA
merci déjà pour les informations. Je pose en effet toutes ces questions pour essayer de partir léger mais sans pour autant prendre de risques.
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CO
Bonjour, Je suis d'accord avec Champji sur tout, sauf que je prévoirais entre 3 et 4 litres d'eau pour 2. La météo est imprévisible et on peut avoir du brouillard à n'importe quelle heure mais ça ne nous est arrivé que très rarement. Nous n'avons pratiquement pas eu de pluie non plus. Prévoyez quand même une cape. Quant au polaire, il est indispensable le soir aux étapes. Il fait froid en altitude. Je n'ai pas accès pour le moment à mes carnets de voyage mais je tâcherai de vous donner des renseignements plus précis à mon retour de vacances. Je ferai aussi le compte rendu de notre première expérience à la Réunion dont certaines étapes correspondent un peu aux vôtres. Je reflechirai aussi à une liste de choses pour votre sac à dos. Je vous conseillerais déjà de prévoir des lingettes humides au cas où les douches ne seraient pas satisfaisantes. Bonne soirée et à bientôt. Françoise
CH
Bonsoir Francoise,

Je suis d'accord avec vous, l'hydratation est un point important, donc 4l d'eau c'est bien.

Pour le sac, même si c'est peut-être évident, prévoir une paire de "pantoufles" pour le soir pour ne pas garder les chaussures de marche [;)]!

Mon coup de cœur va à Marla car La Nouvelle est trop peuplée.
CO
Tout à fait d'accord pour les "pantoufles ", mais autant faire d'une pierre deux coups et prévoir des tongs en plastique pour les douches, quitte à les mettre le soir avec des chaussettes ... même si ce n'est pas très glamour ;-) Il faut aussi prévoir un essuie pour les douches et pour les éventuelles baignades en rivière.
CA
merci pour vos réponses. En fait, j'essaie de voir si je peux alléger mon sac à dos mais avec toutes vos réponses, je me rends compte en fait, mis à part le sac de couchage puisqu'on dormira en gîte, que le contenu sera sensiblement le même que lorsque nous avons fait le GR20 en Corse. Ce qui signifie qu'il y a quand même pas mal de matos à emmener...
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CO
Si vous avez fait le GR20, je crois que je n'ai aucun conseil à vous donner. Profitez bien de cette aventure magnifique. Je vous referai signe quand j'aurai posté l'autre carnet de voyage. Bonne journée
CA
si justement, car vous connaissez l'expérience de la randonnée à la Réunion avec des conditions qui ne sont pas nécessairement celles que nous connaissons en France et c'est en cela que vous pouvez nous aider. Merci déjà pour tout.
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CH
Bonjour,

Et moi aussi je vous présente mes excuses pour vous avoir dit de randonner léger [;)]!

Ce qui est sur, si la météo est bonne, vous ne regretterez pas votre voyage;

Comme j'ai en projet d'y repartir cet automne peut-etre ou en 2019 (on devient accro de Mafate ) , faites nous svp un retour y compris sur les gites car cela bouge d'une année à l'autre.

Jean-Louis
CA
ok. Je n'y manquerai pas
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AB
Bonjour Françoise,

Quel intéressant compte-rendu !

Je pars à la Reunion avec mon fils de 25 ans (moi j'en ai 65) du 21/09 au 15/10. Nous allons faire: Dos d'âne - Gd. Place - Roche Plate - Marla - Cilaos - Caverne Dufour - Piton des Neiges - Belouve - Hell Bourg - Bourg Murat - Piton de la Fournaise

A la lecture de vos aventures, je constate que vous avez eu pas mal de temps mitigé, voire de la pluie. Je croyais que sept/oct était la meilleure période.

J'aimerais vous poser quelques questions si çà ne vous dérange pas : 1 / J'ai vu sur vos photos que vous avez des gants, c'est pour éviter les ampoules ? 2 / Je suis très frileux, fait-il froid le soir dans les gîtes, au point d'emporter un sac à viande type Termolite ? 3 / Apparemment tous les soirs vous arrivez exténués, çà me panique un peu. Quel est votre niveau de randonnée? Personnellement je fais des randos une fois par semaine (je suis dans les Pyrénées), mais pas en itinérance, j'espère tenir le coup. 4 / Quel était le poids de votre sac tt. compris avec les 2 l. d'eau ?

Merci pour vos réponses et ce compte-rendu vraiment très utile.

Cordialement

Didier
Didier
CO
Bonjour Didier, Merci pour vos commentaires positifs. Contrairement à votre impression, nous avons le souvenir d'avoir eu de bonnes conditions météo. Ce n'est que dans la région du Piton de la Fournaise que la météo est souvent compliquée et défavorable. Pour ce qui est du froid, je n'en ai de souvenir qu'à la Caverne Dufour. Il fait très froid dans le restaurant et au début de la nuit dans les dortoirs. Après quelques heures, il y fait étouffant. Ne vous attendez pas à une très bonne nuit ni à une bonne douche chaude. Nous avions des sacs à viande en soie. Ce n'est que dans les refuges qu'ils peuvent être utiles. Les gîtes sont bien équipés. Nos gants sont des mitaines, utilisées surtout effectivement contre les ampoules mais parfois aussi quand il fait un peu froid. J'avoue que là, je ne me rappelle plus. Je ne me rappelle plus non plus le poids de notre sac. Je ne l'ai peut-être jamais su. Nous avions des sacs de 42 litres si je ne me trompe. Oui nous étions fatigués en arrivant aux étapes, mais de manière acceptable, sauf après les 8h pour arriver à Hellbourg. Nous savions que cette étape serait très rude mais nous n'avions pas trop le choix. Nous étions en tout cas chaque fois très heureux de notre journée et ne regrettions rien. La beauté du paysage et le caractère assez exceptionnel de ce circuit font accepter aussi beaucoup de choses. Si vous marchez beaucoup dans votre région et avez une bonne condition physique, je pense que vous ne devriez pas avoir de problème. Nous sommes des marcheurs occasionnels... et venons d'un plat pays 😊 ... mais c'est vrai que nous avions quelques années de moins. Dès mon retour de vacances, je tâcherai de faire le carnet de voyage de notre 1ere expédition à la Réunion qui comporte des étapes qui vous concernent, comme le Piton des Neiges, Marla, Cilaos ... C'est en tout cas une magnifique expérience que vous allez partager avec votre fils et je vous en souhaite beaucoup de plaisir. A bientôt. Françoise
CO
Didier, j'ai vu sur votre profil que vous comptiez aller au Cap Vert. C'est un voyage que nous avons fait également et adoré. C'est aussi dans mes projets d'en faire un carnet de voyage et de le partager. Bonne journée
AB
Bonsoir Françoise,

Effectivement j'aimerais bien aller au Cap Vert, mais pour l'instant ce n'est pas d'actualité. Je viens de m'engager pour une semaine en Mauritanie en novembre. Bonne soirée Didier
Didier
CO
Ce dernier message vous a peut-être empêché de lire le précédent que je vous ai envoyé. Bonne soirée
AB
Si, si bien sûr je l'ai vu et je vous remercie pour toutes ces infos. C'est une mine d'or. Merci encore Bonne soirée Françoise
Didier
CO
Bonjour, J'ai publié mon nouveau carnet de voyage sur les 3 cirques et le sud. Bonne lecture. Françoise
JU
Bonjour Votre reportage est passionnant et parfaitement illustré! vous avez fait un sacré parcours( dense et long) et je suis admiratif pour votre ténécité et votre enthousiasme jamais refroidi! vos descriptions des différentes étapes sont particulièrement précises et fourmillent d'indications intéressantes et utiles pour de futurs randonneurs; je me pose la question de savoir si vous étiez accompagnés par un guide local, ou si vous vous dirigiez seuls à l'aide de cartes et guides papiers; si oui pouvez vous indiquer de quels ouvrages il s'agit; j'ai commandé sur amazon " "la réunion- paradis des randonneurs - 58 itinéraires" mais ne l'ai pas encore reçu, et me demande s'il me fournira les renseignements pratiques suffisants pour s'aven turer sur ces pistes sans risque de se perdre rapidement!! encore une fois merci pour votre témoignage et vos photos superbes!
JU
Bonjour Votre reportage est passionnant et parfaitement illustré! vous avez fait un sacré parcours (dense et long) et je suis admiratif pour votre ténécité et votre enthousiasme jamais refroidi! vos descriptions des différentes étapes sont particulièrement précises et fourmillent d'indications intéressantes et utiles pour de futurs randonneurs; je me pose la question de savoir si vous étiez accompagnés par un guide local, ou si vous vous dirigiez seuls à l'aide de cartes et guides papiers; si oui pouvez vous indiquer de quels ouvrages il s'agit; j'ai commandé sur amazon " "la réunion- paradis des randonneurs - 58 itinéraires" mais ne l'ai pas encore reçu, et me demande s'il me fournira les renseignements pratiques suffisants pour s'aven turer sur ces pistes sans risque de se perdre rapidement!! encore une fois merci pour votre témoignage et vos photos superbes!
CO
Bonjour. Merci beaucoup pour vos commentaires très encourageants. Nous marchions sans guide, avec le carnet de route fourni par notre agence de voyage. Ceci dit, les chemins de La Réunion sont particulièrement bien balisés et entretenus. Il y a évidemment toujours moyen de se perdre mais peu sur les grands axes et là-bas moins qu'ailleurs. Bonne soirée Françoise
JU
Rebonjour merci pour votre réponse! et encore toutes mes félicitations pour avoir pris la peine de nous rapporter si fidèlement vos pérégrination sà travers ces paysages splendides; il me tarde d'y être!
CO
Petite précision : nous avions évidemment aussi les cartes IGN. C'est vrai que ce périple n'est pas de tout repos, mais les paysages sont tellement extraordinaires qu'on en oublie l'effort. Je reste à votre disposition pour d'autres renseignements. Bonnes vacances si le départ approche.
AB
Bonjour Françoise, Magnifique récit et superbes photos. Du coup est-ce encore la peine d'y aller? Je pars maintenant dans une quinzaine de jours et je me pose des questions, suite à votre compte-rendu : - j'ai l'impression que vous avez eu très mauvais temps, vous avez eu apparemment du brouillard presque tous les jours. Est-ce de la malchance ou c'est toujours comme çà, à votre avis ? - quand vous dites que çà caillissime à la caverne Dufour, à votre avis il faisait quelle température? Aviez-vous emmené un duvet, on m'a dit que ce n'était pas nécessaire. Et en montant au Piton le matin? Çà m'inquiète car je suis très frileux. Merci pour vos précieuses informations. Cordialement Didier
Didier
CO
Bonjour Didier. Je m'étonne que vous vous focalisiez tellement sur le "mauvais temps " dont je ne garde pas beaucoup de souvenirs, sauf au Piton de la Fournaise la première année. Oui, c'est normal le brouillard à La Réunion, et plus à certains endroits qu'à d'autres. Le sud, par exemple, est connu pour son climat plus humide. C'est une île humide en général et la végétation luxuriante ne vient pas de rien. Mais on subit rarement le brouillard ou le mauvais temps des journées entières. Je vous assure que moi je garde le souvenir de journées très ensoleillées et de bonnes conditions climatiques. Quant au froid, il ne m'a marquée qu'à la Caverne Dufour mais je n'ai aucune idée de la température qu'il pouvait y avoir. Ne vous encombrez pas d'un duvet inutile. Il y a des couvertures et, si ça ne suffit pas, dormez tout habillé. Ce n'est que pour quelques heures et vous verrez que vous aurez vite trop chaud. Pour monter au Piton des Neiges à 3h du matin, nous étions forts couverts et nous avons été surpris par la douceur de l'air. Ne vous posez pas trop de questions et réjouissez-vous de ce magnifique périple que vous allez faire. Bonne journée
CO
... et donnez-moi des nouvelles à votre retour ;-)
CO
Bonjour, J'avais promis de faire une liste du matériel à prévoir dans les sacs à dos de trek. La voilà. Bonne journée. Françoise Contenu du sac à dos de trek (38 à 42 l)

- 1 paire de bonnes chaussures de randonnée (qui tiennent bien la cheville) - 1 pantalon/short de rando (on met celui de réserve le soir) - T-shirts manches courtes en matière respirante et facilement lavable ou en laine de mérinos

(1 pour 2 jours) - 1 pull polaire - 1 tenue pour la nuit - sous-vêtements - chaussettes de marche - 1 veste imperméable et coupe-vent (style Gore-tex) - 1 cape de pluie - 1 maillot de bain - 1 paire de lunettes de soleil - 1 chapeau ou casquette - 1 paire de mitaines (si vous utilisez des bâtons) - 1 paire de gants et 1 bonnet (surtout pour le Piton des Neiges) - 1 paire de tongs ou chaussures légères pour le soir et la douche - 1 serviette de toilette légère et qui sèche vite - 1 « sac à viande » en soie - nécessaire de toilette (le minimum – savon biodégradable - échantillons de dentifrice …) - des lingettes humides (quand pas de possibilité de douche) - médicaments en petite quantité - sparadraps et compeed - 1 boîte à pique-nique - couverts (3 en 1) - 1 couteau de poche - quelques en-cas et des Dextro energen - quelques sacs poubelles (10 l) - 1 gourde de 1,5 l (style camelback) - 1 lampe frontale - 1 paire de bâtons télescopiques
AB
Bonjour Françoise, Merci pour votre liste qui me paraît très sensé. Je vais m'en inspirer et peut-être en plus des tongs hyper légères (chez D4 à 5 euros) pour la douche, je prendrai bien des nus-pieds fermés avec des scratchs velcro pour le soir (tjs. chez D4 à 7 euros je crois) et surtout les passages de rivières. J'ai le souvenir d'une rivière à franchir au Costa-Rica, j'aI gardé mes tongs aux pieds 20 secondes, j'ai glissé et je les ai vues partir en flottant. Donc les velcro très utiles. Merci encore Françoise. Didier
Didier
CA
Bonjour,

Et moi aussi je vous présente mes excuses pour vous avoir dit de randonner léger [;)]!

Ce qui est sur, si la météo est bonne, vous ne regretterez pas votre voyage;

Comme j'ai en projet d'y repartir cet automne peut-etre ou en 2019 (on devient accro de Mafate ) , faites nous svp un retour y compris sur les gites car cela bouge d'une année à l'autre.

Jean-Louis

Comme promis, je viens vous faire part de notre vécu récent :

1) Mafate à Pat à Marla : très beau gîte, nous avons logé dans le chalet familial avec WC et douche personnels. Très bon accueil et très bon repas.

2) Thomas Judex à Roche Plate : gîte un peu plus spartiate et accueil plus timide et réservé. D'autre part, ils étaient occupés à refaire la terrasse au finish car l'ouvrier devait reprendre l'hélico le lendemain, donc un peu normal qu'il n'ait pas trop le temps de s'occuper de nous. Très bon repas mais finalement peu de contact avec les randonneurs.

3) Le Tamaréo à La Nouvelle : Très bon accueil, dortoir de 4 "vrais lits" avec sanitaires communs très bien entretenus et propres. Très très bon repas soigné. Bels échanges avec le maître des lieux.

Plus généralement, les impressions sont les suivantes :

- Les réunionais sont très accueillants - les sentiers sont très bien entretenus et indiqués, mais je les trouve assez vertigineux, par endroits, même si bien équipés. Bâtons plus que bienvenus. - A cette saison, il fait froid le soir. Polar indispensable. Mais nous n'avons grand beau pendant la journée. - Nous avons très bien mangé partout où nous nous sommes arrêtés. C'est important de reprendre des forces pour le lendemain.
OUEST AMERICAIN : http://voyageforum.com/v.f?post=3634789;page=unread#unread IRLANDE : http://voyageforum.com/v.f?post=5589074;#5589074
CH
bonjour,

Merci Cécile pour votre retour sur les gites et de vous être souvenue de mon souhait!

C'est vrai que certains passages sont vertigineux et que je ne m'imagine pas trop les faire si c'est glissant [;)].
AB
Bonjour Françoise,

Çà y est nous voilà revenus de La Réunion. Quelle merveille! Nous sommes restés 15 jours dont un trek de 10 jours totalement positif. - d'abord le temps : nous avons eu du ciel bleu durant tout notre séjour, sauf une matinée de bruine pour aller de Bourg Murat au refuge de la Fournaise ( donc 4 h pénibles ) et du brouillard à Dos d'Âne. Par contre ciel bleu sans nuage au Trou de Fer, super, mais un peu déçu après toutes les belles choses que nous avions vues. Froid quand même au Piton des Neiges pour le lever du soleil. - le Piton de la Fournaise en éruption ! Nous avons eu cette chance Quel bonheur de s'approcher en pleine nuit à la frontale. - les rencontres : dont celle que vous relatez aux " Accacias " à Dos d'Âne. - le trek : bien balisé et assez facile. Merci encore pour votre compte-rendu qui était plein de bonnes indications. En le relisant maintenant, je retrouve ce que j'ai vécu. Cordialement Didier
Didier
CO
Merci Didier de m'avoir donné des nouvelles. Je me réjouis qu'elles soient aussi positives. C'est vrai que le Trou de Fer est un peu décevant, surtout par rapport à sa "réputation ". Quelle chance d'avoir vu le Piton de la Fournaise en éruption ! mais alors je suppose que vous n'avez pas pu y monter ? A bientôt peut-être pour d'autres aventures. Bonne journée. Françoise

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