Séminaire en ligne sur le bilinguisme
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This discussion is in French, the community’s main language.

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CY
Bonjour,

J'organise un nouveau séminaire en ligne le 14 mars à 20h sur le thème

Quelles sont les peurs liées au bilinguisme ? Comment les dépasser et ouvrir le champ des possibles.

Cette séance sera bien sûr en direct. Je prépare un support visuel sur

- les peurs que suscite le bilinguisme, - les raisons susjacentes de ces peurs, mais je laisserai vite une place plus importante à la discussion avec les participants.

Notez le 14 mars à 20 heures (GMT+1 ou Central European Time) dans vos agendas. Quand on voyage avec des enfants, le voyage devient beaucoup plus simple s'ils sont polyglottes.

Il est important que les parents intéressés s'inscrivent sur le site blog-bilinguisme.fr par la page http://blog-bilinguisme.fr/webinar/ avant le 13 mars à 20 heures, car je diffuserai les informations sur le lieu de rendez-vous uniquement aux inscrits.

à bientôt
Offrez le monde à vos enfants grâce à www.enfant-bilingue.com
ZU Zurab Regular ·
Quelles sont les peurs liées au bilinguisme ? Comment les dépasser et ouvrir le champ des possibles.

Cette séance sera bien sûr en direct. Je prépare un support visuel sur

- les peurs que suscite le bilinguisme, - les raisons susjacentes de ces peurs

Bien le bonjour, Cyrilleho !

Loin de moi le désir de générer une polémique mais je vois mal en quoi le bilinguisme ou même le plurilinguisme seraient source de « peurs », tout comme je saisis mal votre emploi de sus-jacent en l'occurrence, épithète éminemment géologique à laquelle vous recourez. N'est-ce pas plutôt sous-jacent, que vous vouliez dire ?

Pour citer mon exemple, je vous objecterai que nous parlions indifféremment quatre langues, à la maison, que j'ai vécu à l'étranger (en Géorgie soviétique puis en Suisse alémanique) jusqu'à dix-sept ans, âge de mon arrivée en France, et que j'ai baigné dans des idiomes qui n'étaient pas familiaux, ce qui m'a permis de les maîtriser sans effort particulier. Fort de mon petit parcours personnel, j'affirme que je n'ai jamais éprouvé aucune « peur », bien au contraire : je me sens plutôt épanoui et riche du legs linguistique que mes parents et mon existence m'ont laissé. 🙂

J'irai plus loin en révélant que fréquentant de nombreuses personnes bilingues, trilingues ou capables de s'exprimer indifféremment dans plusieurs langues, je n'ai jamais eu vent de quelque angoisse qu'elles auraient éprouvée à cet égard, même si je vous concède volontiers que se trouver à la croisée de deux ou de plusieurs cultures & langages est parfois complexe à vivre, surtout familialement...

Bien à vous et bonne journée !
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
CY Cyrilleho ·
Bonjour Zurab,

Il y a effectivement une erreur de frappe, il fallait lire "sous-jacent".

Mon blog présente des ressources POUR le bilinguisme. Pour faire court, je défends l'idée que le monolinguisme est une "maladie" et que le bilinguisme devrait être développé, et je rencontre beaucoup de gens qui s'opposent à cette idée. Il s'agit souvent de monolingues bien évidemment. Je ne compte plus le nombre de fois où l'on ma demandé pourquoi je chercher à rendre mes enfants trilingues. Et je cherche à comprendre de quoi ils ont peur. Ils doivent avoir des raisons sérieuses mais encore faut-il les comprendre. Tant mieux pour vous si vous avez grandi en 4 langues, vous n'êtes donc pas concerné. A part peut-être la peur de ne pas arriver à transmettre toutes ces langues à vos enfants 😉 ?

Bien à vous.
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ZU Zurab Regular ·
Bonjour Zurab,

Il y a effectivement une erreur de frappe, il fallait lire "sous-jacent".

Mon blog présente des ressources POUR le bilinguisme. Pour faire court, je défends l'idée que le monolinguisme est une "maladie" et que le bilinguisme devrait être développé, et je rencontre beaucoup de gens qui s'opposent à cette idée. Il s'agit souvent de monolingues bien évidemment. Je ne compte plus le nombre de fois où l'on ma demandé pourquoi je chercher à rendre mes enfants trilingues. Et je cherche à comprendre de quoi ils ont peur. Ils doivent avoir des raisons sérieuses mais encore faut-il les comprendre. Tant mieux pour vous si vous avez grandi en 4 langues, vous n'êtes donc pas concerné. A part peut-être la peur de ne pas arriver à transmettre toutes ces langues à vos enfants 😉 ?

Bien à vous.

Cher Cyrilleho,

Merci pour votre réponse ! Tout est maintenant parfaitement clair car en lisant votre annonce, j'ai cru que les craintes que le bilinguisme pouvait engendrer étaient liées à sa pratique, et non dues à la défiance que tant de personnes manifestent vis-à-vis de lui, attitude que je ne comprendrai jamais...

Je suis totalement d'accord avec vous sur le fait que le monolinguisme est une maladie et il faut bien reconnaître qu'en France, elle est particulièrement tenace, sauf en Alsace et dans certaines régions de Bretagne ou d'Occitanie qui ont su maintenir leurs langues, ou même dans le Nord qui est parvenu à sauver partiellement le picard, par exemple.

Si j'ai un jour des enfants, je promets de faire de mon mieux pour leur transmettre le patrimoine linguistique de ma famille car quoi qu'on puisse dire, l'éducation, les racines et la culture, qu'elle soit inhérente au substrat familial ou acquise avec les années, c'est ce qui reste quand on a tout oublié...

Bonne soirée ! 🙂
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CY Cyrilleho ·
Ce n'est peut être qu'un hasard, mais je suis alsacien.
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ZU Zurab Regular ·
Ce n'est peut être qu'un hasard, mais je suis alsacien.

Si vous êtes obernois, j'espère que vous avez conservé le dialecte alsacien familial et que vous l'utilisez le plus souvent possible ! Je n'ai pour ma part que très rarement rencontré des Alsaciens monolingues...
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CY Cyrilleho ·
Non car le dialecte s'était déjà perdu à la génération précédente. (Quand les enfants se font battre à l'école quand ils parlent leur langue maternelle, ils n'ont pas envie de la transmettre). J'ai par contre limité la casse et mes filles sont bilingues français-espéranto.
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FE Fexon Globetrotter ·
Quand les enfants se font battre à l'école quand ils parlent leur langue maternelle, ils n'ont pas envie de la transmettre

Grüsser wohl !

C'est triste d'entendre ça...se faire taper dessus parce qu'on parle une langue autochtone...🤪

Härzlich.
XE Xenafon Veteran ·
Est-ce que le monolinguisme est une maladie? Franchement, je ne sais pas. C'est certainement un handicap. Il faudrait définir ce qu'est le bilinguisme ou le multilinguisme, mais surtout, où il se pratique. Le bilinguisme peut être additif ou soustractif en tenant compte du milieu où on les pratique, de la culture et de ses attraits - rayonnement culturel, social, financier. Si le bilinguisme est additif c'est un enrichissement pour l'individu et la collectivité. S'il est soustractif, c'est qu'il tend vers l'assimilation et la négation du groupe minoritaire.
FE Fexon Globetrotter ·
Bonsoir Jacques,

Votre message m'interpelle (du fait qu'apparemment vous vivez au Québec)

Est-ce qu'au Canada, existe-t-il des communes ou municipalités où les deux langues coexistent ?

Un peu comme Bruxelles (où les deux langues sont parlées dans la municipalité) Ou bien comme en Suisse à Bienne (Biel en allemand) ou à Fribourg?

Et si c'est le cas chez vous, est-ce que les deux communautés se mélangent (cercles d'amis) ou bien chacun fréquente des individus du même groupe linguistique dans leur municipalité?

Cordialement.
CY Cyrilleho ·
La définition du mot bilingue est très variable. J'ai donc rédigé un article sur ce thème http://blog-bilinguisme.fr/quel-bilinguisme pour y voir plus clair.
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XE Xenafon Veteran ·
Bonsoir Fex,

Vos questions sont intéressantes. J'ai essayé d'y répondre le mieux possible. J'ai correspondu avec une Suisse quand j'étais adolescent. Elle me disait qu'elle devait étudier l'allemand pour obtenir son diplôme du Gymnase. J'ai lu à plusieurs reprises que maintenant les Suisses préfèrent l'anglais afin de communiquer entre eux (francophones-germanophones). Est-ce vraiment le cas?

Votre message m'interpelle (du fait qu'apparemment vous vivez au Québec)

Je travaille à Montréal mais j'habite Rawdon un village de la lointaine banlieue.

Est-ce qu'au Canada, existe-t-il des communes ou municipalités où les deux langues coexistent ?

En effet au Canada, il existe plusieurs communautés où les deux langues officielles coexistent. L'existence d''une communauté dépend beaucoup du lieu géographique et de la province. Habituellement, hors Québec, dans les communautés dites bilingues c'est l'anglais qui prédomine. C'est plus rarement le français mais cela dépend beaucoup des caractéristiques de la municipalité, des lois provinciales et de la vitalité de la communauté française. Par exemple, en Ontario il existe des zones désignées où on peut s'attendre - ou espérer - obtenir des services en français si la population atteint un certain pourcentage ou un certain nombre. Plus les communautés sont près de la frontières québécoises plus la présence francophone sera élevée et plus les services seront disponibles. Ailleurs cela dépend beaucoup de la concentration des francophones. Dans les régions acadiennes du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, de l'île du Prince Édouard le français prédominera. Dès qu'on sort de ces communautés, c'est a langue dominante qui règne.

Dans l'Ouest du pays, c'est un tantinet plus délicat. De facto c'est l'anglais qui domine partout mis à part certains villages. Mais l'Ouest (Manitoba, Saskatchewan, Alberta et Colombie-Britannique) est une mosaïque culturelle et souvent le groupe francophone représente un moins grand pourcentage de la population que les Allemands, les Ukrainiens ou les Chinois. Encore aujourd'hui, il y a une certaine résistance à accepter des engagements constitutionnels (fédéral). Par consensus « forcé et conditionné » dès qu'il y a un anglophone qui se joint à un groupe de francophone, la discussion se poursuivra en anglais.

Habituellement, dans les villages/régions francophones, il y aura une école française gagnée par de chaudes et longues luttes, qui ont parfois divisé la communauté dans son ensemble, mais, aussi les francophones entre eux. Parfois une résidence pour personnes âgées ou un hôpital offrira des services bilingues. Sur youtube ou Radio-canada, vous pouvez voir des archives (récentes et anciennes) à ce sujet, fort intéressantes.

Mis à part les domaines de l'éducation et du communautaire, les emplois exigent toujours l'anglais. Il faut préciser, que même dans ces secteurs d'activités, la connaissance ou la maîtrise de la langue anglaise est obligatoire.

Au Québec, la loi 101 en cours de révision..., prévoit que la communauté anglophone doit atteindre 50 % de la population pour avoir droit aux services bilingues. Cela n'est pas toujours respecté car il y a un aspect historique qui est pris en compte. Le village où j'habite ne respecte le premier critère mais toutes les communications entre l'administration et la population (prestation de service) du village est de facto bilingue. Cependant cette situation n'est pas la même en Estrie ou le long de la frontières avec l'Ontario, où il n'est pas toujours possible d'avoir des services en français. Je pense au village de Shawville, par exemple.

Autrefois, à cause de la religion (système scolaire confessionnel ) les communautés occupaient un territoire commun. Il y avait des échanges mais rien de plus. Aujourd'hui c'est seulement la très vieille génération qui ne parle pas français. À l'extérieur du Québec, rares sont les francophones qui ne sont pas bilingues, et naturellement c'est toujours la langue du groupe majoritaire qui aura le dessus. Ce n'est pas nécessairement la cas au Québec, un anglophone ou un allophone qui adopte l'anglais, peut très bien vivre dans la grande région de Montréal sans connaître un seul mot de français.

Un peu comme Bruxelles (où les deux langues sont parlées dans la municipalité)

La région urbaine de Montréal ressemble à Bruxelles, nombreux nids de poule!

Ou bien comme en Suisse à Bienne (Biel en allemand) ou à Fribourg?

Je connais Bruxelles mais pas Bienne et je sais qu'à Fribourg qu'il y a une université bilingue... Mon point de référence est Bruxelles. Montréal et sa banlieue ressemble beaucoup à Bruxelles. Cependant à Montréal, il n'y a pas de consensus linguistique très clair à Montréal malgré les lois.. Il y a généralement une bonne entente.

L'Ouest de l'île est à prédominance anglophone et l'est francophone. Il y a une trentaine d'années, il y avait une nette démarcation. Maintenant, les communautés sont plus intégrées géographiquement. Plusieurs emplois, pour ne pas dire tous les emplois, demandent au moins la connaissance (être capable de tenir une conversation simple (minimum niveau B2- C2) de la langue seconde c'est-à-dire préférablement en anglais... Pratico-pratique, on peut entrer dans un commerce et ne pas être capable de se faire servir en français et plus rarement en anglais plus on va vers l'ouest de l'île. Le contraire est vrai dans l'autre direction. La communauté anglophone a tous les services, un réseau scolaire de la garderie à l'université, ses hôpitaux, ces espaces culturels, ses bibliothèques, postes de radio et de télévision et ses quotidiens. Il n'est pas faux de dire que les francophones connaissent plus la culture anglophone que l'inverse.

Au niveau des relations personnelles, je ne sens pas de scission entre les deux groupes. Les cercles d'amis sont très souvent mélangés. Il n'y a pas réellement une séparation entre les deux groupes. Mais tout dépend des individus...
FE Fexon Globetrotter ·
Bonsoir Jacques,

Je vous remercie vivement d'avoir donné réponses à mes interrogations. Très intéressant comment est organisé le Canada.

Cordialement.
ZU Zurab Regular ·
Si le bilinguisme est additif c'est un enrichissement pour l'individu et la collectivité. S'il est soustractif, c'est qu'il tend vers l'assimilation et la négation du groupe minoritaire.

Cher Xenafon,

Pardonnez ma question mais je n'ai pas bien saisi ce que vous voulez dire...

En quoi le bilinguisme ou le multilinguisme seraient-ils « soustractifs » et surtout, en quoi aboutiraient-ils fatalement à la « négation » du groupe « minoritaire » le(s) pratiquant ? Il me semble qu'on peut être « assimilé » – ou se considérer comme membre à part entière de la nation du pays dans lequel on vit – sans avoir pour autant renié sa culture et sa (ou ses) langue(s) familiale(s). 🙂

Bonne soirée au Québec !
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
ZU Zurab Regular ·
Est-ce qu'au Canada, existe-t-il des communes ou municipalités où les deux langues coexistent ?

Cher Fexon,

Ce qui serait vraiment intéressant, c'est de voir la place octroyée aux langues amérindiennes et aux Amérindiens canadiens qui se trouvèrent scrupuleusement annihilés par les colons anglophones plutôt que d'être assimilés, ce que faisaient plus volontiers les migrants francophones, il faut bien le reconnaître, ce que les chiffres des populations « natives » attestent... Ce qui me choquera toujours, c'est de voir les idiomes et cultures autochtones du Canada passés sous silence au détriment de l'anglais et du français... Et mieux vaudra ne pas parler de la situation des Nations amérindiennes des États-Unis... 😐

Bonne soirée !
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
FE Fexon Globetrotter ·
Grüezi! Merci Zurab pour ces précisions. Bonne journée!
CY Cyrilleho ·
j'ai publié une analyse concernant les langues minoritaires qui peut vous intéresser. http://blog-bilinguisme.fr/dilemme-langue-minoritaire/ L'article est associé à l'interview de Sheila McLeod Arnopoulos sur le même site.
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XE Xenafon Veteran ·
Quelle différence faites-vous entre l'annihilation et l'assimilation? Quelle sont ces différences pour les nations autochtones en Amérique ? Les Français étaient-ils mieux que les Britanniques... Peut-être est-ce dans la subtilité de le faire puisque le résultat fut le même.
CY Cyrilleho ·
Je ne parle pas de ces deux notions dans cet article. Si c'est une question générale, je distingue la disparition de la langue, par assimilation des locuteurs, de la disparition du patrimoine génétique des locuteurs du fait de leur annihilation.
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XE Xenafon Veteran ·
Désolé d'avoir tardé à vous répondre....

Pardonnez ma question mais je n'ai pas bien saisi ce que vous voulez dire...

En quoi le bilinguisme ou le multilinguisme seraient-ils « soustractifs » et surtout, en quoi aboutiraient-ils fatalement à la « négation » du groupe « minoritaire » le(s) pratiquant ?

Quand on considère la définition du bilinguisme proposée par Cyrilleho

« Un denaskulo est un locuteur qui grandit avec la langue durant son enfance. Si deux langues sont en présence, ce qui est toujours le cas pour l’espéranto, il s’agit donc d’un locuteur bilingue. »

Cette situation suppose que les rapports se font dans les deux langues de façon plus ou moins simultanée, indifféremment dans les deux langues. Dans le cas de l'espéranto, il n'existe pas de concurrence avec la langue nationale ou régionale. Ce concept de bilinguisme n'est pas celui auquel je suis habitué et auquel je faisais référence. L'apprentissage de l'espéranto est neutre et respectueux de tous.

Considérons un enfant qui a comme langues apprises à la maison le français et le polonais. Sa famille vit en France. Le développement de la langue polonaise risque d'être ralenti et moins favorisé dans le contexte socioculturel, sa maîtrise du polonais sera plus faible. Le contraire serait vrai si la même famille vivait en Pologne à cause du contexte socioculturel. Dans l'hypothèse où la même famille vit en Grèce, quelle langue l'enfant pourra développer... Naturellement, l'enfant ne fréquentera ni une école française réservée au expat. ni une école internationale. Il fréquentera l'école de proximité. À la fin de sa scolarité, l'enfant sera trilingue ou quadrilingue. Est-ce qu'il maîtrisera une de ses langues maternelles? Pour moi, votre expérience bien que valable demeure exceptionnelle.

En contexte montréalais, Montréal est une ville cosmopolite, il y a beaucoup d'enfants d'immigrants qui conservent leur langue d'origine et qui par la force des choses deviennent assez rapidement trilingues voire quadrilingues. Ils sont souvent le lien entre les parents et la communauté d'origine où l'anglais sera le plus souvent utilisé, favorisé et encouragé. À l'école, le français est la langue de scolarisation. Ils finissent toujours après deux ou trois générations par abandonner leur langue d'origine au profit de la langue la plus socialement et économiquement prestigieuse.

Il y a aussi la situation d'enfant de familles exogames qui parlent deux langues de manière simultanée à la maison. Si ce sont les deux langues nationales, dans le cas du Canada, ce sont l'anglais et le français, l'une d'elle sera moins développée selon le contexte socioculturel. L'anglais sera bien acquis même au Québec. La pression sociale et culturelle est telle que la langue française ainsi que les autres langues sont toujours perdantes au profit de la langue anglaise.

Pour qu'un langue vive, elle doit être accompagnée d'une vie culturelle riche et diversifiée. Autrement elle sera utilisée de moins en moins. Cela prend une très forte volonté pour vouloir et pouvoir maintenir sa langue d'origine dans ce genre de contexte.

J'ai enseigné en français langue seconde, en immersion française et en milieu minoritaire où le seul lieu d'utilisation du français se limitait à la famille, la salle de classe et à l'église. Pour les élèves du programme de FLS, la pression sociale était tel qu'ils étaient rébarbatifs et réfractaires à l'apprentissage du français.

Si on considère le contexte européen où les occasions culturelles sont multiples grâce à la proximité cela me semble faisable. J'étais bien amusé d'entendre des Français, en Espagne, essayé de se débrouiller et baragouiner l'anglais ou l'espagnol. J'ai servi d'interprète plus souvent qu'à mon tour même auprès de Coréens. J'ai été déçu de converser avec un Galicien qui me disait regretter que la scolarisation de ses enfants se soit faite en galicien car c'était maintenant un désavantage économique. J'ai été surpris de rencontrer une catalane qui parlait seulement catalan.

J'ai aussi été estomaqué de me faire accueillir en anglais au Louvres. Malgré ma demande et mon insistance, la préposée à l'accueil a poursuivi en anglais! Est-ce cela le bilinguisme... c'est-à-dire l'imposition d'une langue commune comme le hamburger insipide de la restauration rapide?

En quoi le bilinguisme ou le multilinguisme seraient-ils « soustractifs » et surtout, en quoi aboutiraient-ils fatalement à la « négation » du groupe « minoritaire » le(s) pratiquant ?

Bilinguisme additif (Wallace Lambert ) Situation bilingue où l’enfant a pu développer ses deux langues de façon équilibrée et a pu, à partir de son expérience bilingue, bénéficier d’avantages sur le plan de son développement cognitif; cet état se retrouve surtout lorsque les deux langues sont valorisées dans l’entourage socioculturel de l’enfant.

Bilinguisme soustractif (Wallace Lambert ) Situation bilingue où l’enfant a développé sa seconde langue au détriment de son acquis en langue maternelle et qui peut entraîner des désavantages sur le plan du développement cognitif; cet état se retrouve lorsque l’entourage dévalorise la langue maternelle de l’enfant par rapport à une langue dominante, socialement plus prestigieuse.

Il me semble qu'on peut être « assimilé » – ou se considérer comme membre à part entière de la nation du pays dans lequel on vit – sans avoir pour autant renié sa culture et sa (ou ses) langue(s) familiale(s).

Il est possible de s'intégrer à une société tout en conservant sa langue d'origine et sa culture mais cela me paraît tout à fait impossible et contradictoire lorsqu'il y a assimilation . Est-ce qu'en France, le consensus social et accepté de tous, qui n'est pas toujours remis en question, est que le français est la langue commune? Les gens peuvent parler la langue qu'ils veulent dans leur famille mais la communauté et l'école transmettent la langue et les bases d'une culture commune. L'école se chargera comme elle s'est affairée si bien à le faire, à normaliser, à rendre pareil les élèves et à imposer la langue française, cela même au détriment des langues régionales. Pensez-vous que si on avait permis aux langues régionales d'être fortes et de rayonner en France que l'unité linguistique aurait été faite?

Allez demander cela aux Cadiens de la Louisiane qui de manière systématique se faisaient battre pour avoir parler français à l'école ou aux Fransaskois et autres franco-canadiens (Québécois inclus) qui se faisaient apostropher lorsqu'ils utilisaient le français et se faisaient répondre : english please! ou speak white...

L'assimilation culturelle, ce qui inclus la langue, est une forme d'acculturation, au cours de laquelle un individu ou un groupe abandonne totalement sa culture d'origine pour adopter les valeurs d'un nouveau groupe. Celle-ci n'est qu'une des phases possibles de l'acculturation et, si elle se réalise, elle n'en sera que la phase terminale.... elle, peut faire l'objet d'un programme social structuré lorsqu'associé à un projet de société. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Accueil_principal)

XE Xenafon Veteran ·
Je le sais, je répondais à un autre "forumer".

J'ai lu vos blogues et j'aime bien la manière dont vous aborder le bilinguisme. Croyez-moi je ne suis pas contre l'apprentissage des langues. J'ai une bonne maîtrise de l'anglais et de l'espagnol, assez bonne pour pouvoir mener des entrevues scolaires avec des parents. J'ai des connaissances qui me permettent de lire en italien, en allemand et en espéranto en plus d'avoir quelques notions de polonais.

Ce qui m'a fait réagir c'est le fait de considérer le monolinguisme comme une maladie. Dans le contexte canadien, le bilinguisme bien qu'une richesse n'est pas prisé par le groupe majoritaire. Certes il y a eu une évolution et une ouverture très positive mais à cause du contexte nord américain. En serait-il autrement si le pays n'avait qu'un seule langue officielle? Avec la mondialisation, tout favorise l'uniformisation vers l'apprentissage de l'anglais.
CY Cyrilleho ·
Êtes-vous surpris que le groupe majoritaire ne valorise pas le bilinguisme ? Si j'écris de temps en temps que le monolinguisme peut-être une maladie, c'est parce que le monolinguisme du groupe le plus puissant, qui n'est pas forcément majoritaire en nombre, agit comme un virus qui détruit les langues des autres groupes. A quoi bon apprendre le français ou l'espagnol pour l'immigrant polonais qui arrive au Québec si l'anglais est toujours mis en avant parce que le seul anglophone du groupe de travail ne parle qu'anglais et que tout le monde se plie à sa langue à lui ?

Pour les locuteurs des toutes petites langues, on arrive assez vite à comprendre que sa propre langue ne vaut rien et qu'elle ne vaut pas la peine d'être transmise. Le monde extérieur arrive même à vous faire croire que cette langue est insuffisante pour exprimer les subtilités du modernisme. (Voyez les réactions des journaux britanniques lors de l'installation de quelques traducteurs en irlandais à Bruxelles).

Bref, tant qu'on reste dans le conflit "Ma langue est plus puissante que la tienne", on peut lui trouver plein d'avantages "naturels" a posteriori et la quadrature du cercle est impossible. (Se comprendre et se respecter sans tous devoir tout apprendre). C'est un sujet que j'ai traité à l'oral http://blog-bilinguisme.fr/nous-devrions-tous-parler-anglais/ et en vidéo en anglais http://www.youtube.com/watch?v=qBWXoNSZ_-4 (Elle n'est pas parfaite car je rentrais d'un séjour d'un mois en espéranto, donc l'accent est assez mauvais, je l'ai réalisée assez vite à la demande du mouvement ATTAC pour leur université d'été).
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ZU Zurab Regular ·
Quelle différence faites-vous entre l'annihilation et l'assimilation? Quelle sont ces différences pour les nations autochtones en Amérique ? Les Français étaient-ils mieux que les Britanniques... Peut-être est-ce dans la subtilité de le faire puisque le résultat fut le même.

Cher Xenafon,

Merci pour vos réponses détaillées ! 🙂

Eu égard au fait que les groupes ethniques des Amérindiens qui se trouvaient sous la tutelle de colons francophones comptent bien plus d'âmes que ceux qui se trouvaient sous celle des anglophones, je ne suis pas du tout certain que le résultat fût vraiment le même... Évidemment, n'étant pas canadien et ne vivant pas comme vous au Canada, ce que je déplore, je n'ai pas la prétention de tout maîtriser à la problématique, loin de là... C'est juste un sentiment personnel motivé par des considérations ethno-linguistiques...
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
ZU Zurab Regular ·
j'ai publié une analyse concernant les langues minoritaires qui peut vous intéresser. http://blog-bilinguisme.fr/...-langue-minoritaire/ L'article est associé à l'interview de Sheila McLeod Arnopoulos sur le même site.

Merci beaucoup !
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
ZU Zurab Regular ·
Désolé d'avoir tardé à vous répondre....

Vous êtes tout excusé car je mets moi aussi bien souvent du temps à répondre...

L'apprentissage de l'espéranto est neutre et respectueux de tous.

Comme expliqué à Cyrilleho et sans vouloir raviver la polémique, je ne trouve vraiment pas que l'espéranto soit neutre et respectueux de tous, eu égard au fait que 75% de son vocabulaire sont issus des langues romanes, sans parler de sa grammaire somme toute largement indo-européenne...

Si cela peut vous intéresser, nous en avons discuté ici :

http://voyageforum.com/forum/pourquoi_nous_devrions_tous_parler_anglais_D5805779-5/

Considérons un enfant qui a comme langues apprises à la maison le français et le polonais. Sa famille vit en France. Le développement de la langue polonaise risque d'être ralenti et moins favorisé dans le contexte socioculturel, sa maîtrise du polonais sera plus faible. Le contraire serait vrai si la même famille vivait en Pologne à cause du contexte socioculturel.

C'est vrai, mais ce n'est qu'un risque qui n'est pas toujours vérifié. Je connais pas mal de bilingues et même de trilingues qui parlent indifféremment français et leur(s) langue(s) familiale(s).

Dans l'hypothèse où la même famille vit en Grèce, quelle langue l'enfant pourra développer... Naturellement, l'enfant ne fréquentera ni une école française réservée au expat. ni une école internationale. Il fréquentera l'école de proximité. À la fin de sa scolarité, l'enfant sera trilingue ou quadrilingue. Est-ce qu'il maîtrisera une de ses langues maternelles?

Je pense que les langues pratiquées au sein de sa propre famille sont déterminantes et que bien qu'éduqué dans la langue (ou dans les langues) du pays où il réside, un enfant maîtrisera la plupart les idiomes familiaux à la condition que les parents n'aient pas de barrières et n'hésitent pas à lui parler dans leur(s) langue(s). J'ai évidemment en tête des exemples de familles composées d'un père et d'une mère étrangers qui se sont refusés à parler à leur(s) rejeton(s) dans leur(s) langue(s) ; du reste l'ont-ils pour la plupart amèrement regretté par la suite...

Pour moi, votre expérience bien que valable demeure exceptionnelle.

Sans doute avez-vous raison car quand on y réfléchit, je ne suis certainement pas totalement objectif... Je suis conscient que j'ai eu énormément de chance à ce niveau-là...

En contexte montréalais, Montréal est une ville cosmopolite, il y a beaucoup d'enfants d'immigrants qui conservent leur langue d'origine et qui par la force des choses deviennent assez rapidement trilingues voire quadrilingues. Ils sont souvent le lien entre les parents et la communauté d'origine où l'anglais sera le plus souvent utilisé, favorisé et encouragé. À l'école, le français est la langue de scolarisation. Ils finissent toujours après deux ou trois générations par abandonner leur langue d'origine au profit de la langue la plus socialement et économiquement prestigieuse.

Hélas... On ne devrait pas ramener le fait linguistique à des considérations bassement économiques et je déplore cette réalité que vous dénoncez... 😐

Il y a aussi la situation d'enfant de familles exogames qui parlent deux langues de manière simultanée à la maison. Si ce sont les deux langues nationales, dans le cas du Canada, ce sont l'anglais et le français, l'une d'elle sera moins développée selon le contexte socioculturel. L'anglais sera bien acquis même au Québec. La pression sociale et culturelle est telle que la langue française ainsi que les autres langues sont toujours perdantes au profit de la langue anglaise.

C'est sûrement vrai au Canada, mais pas dans d'autres pays.

Pour qu'un langue vive, elle doit être accompagnée d'une vie culturelle riche et diversifiée. Autrement elle sera utilisée de moins en moins. Cela prend une très forte volonté pour vouloir et pouvoir maintenir sa langue d'origine dans ce genre de contexte.

Entièrement d'accord !

J'ai été déçu de converser avec un Galicien qui me disait regretter que la scolarisation de ses enfants se soit faite en galicien car c'était maintenant un désavantage économique. J'ai été surpris de rencontrer une catalane qui parlait seulement catalan.

Il est regrettable que le galicien soit moins considéré que ne l'est le catalan... Je parle pour ma part catalan et parmi tous les Catalans que je connais, les rares qui ne parlent pas castillan ont largement plus de soixante-dix ans et vivent dans de petits villages, dans des poblets, comme on les appelle là-bas...

J'ai aussi été estomaqué de me faire accueillir en anglais au Louvres. Malgré ma demande et mon insistance, la préposée à l'accueil a poursuivi en anglais! Est-ce cela le bilinguisme... c'est-à-dire l'imposition d'une langue commune comme le hamburger insipide de la restauration rapide?

Je vis à Paris la plupart du temps et ai le même genre d'expérience que vous ! J'ai aussi vécu ce genre de situation en Catalogne (où l'on me parlait en espagnol plutôt qu'en catalan) et en Géorgie !!! Je puis vous assurer que pour un locuteur natif du géorgien, c'est plutôt déstabilisant, pour ne pas dire très irritant...

Bilinguisme additif (Wallace Lambert ) Situation bilingue où l’enfant a pu développer ses deux langues de façon équilibrée et a pu, à partir de son expérience bilingue, bénéficier d’avantages sur le plan de son développement cognitif; cet état se retrouve surtout lorsque les deux langues sont valorisées dans l’entourage socioculturel de l’enfant.

Bilinguisme soustractif (Wallace Lambert ) Situation bilingue où l’enfant a développé sa seconde langue au détriment de son acquis en langue maternelle et qui peut entraîner des désavantages sur le plan du développement cognitif; cet état se retrouve lorsque l’entourage dévalorise la langue maternelle de l’enfant par rapport à une langue dominante, socialement plus prestigieuse.

J'avoue ne jamais avoir entendu parler de Wallace Lambert. C'est apparemment un psychologue et me renseignerai sur ce qu'il a pu rédiger, touchant le domaine linguistique... En tout cas, sans doute me situé-je dans la première catégorie... C'est là encore une chance, j'en témoigne...

Il est possible de s'intégrer à une société tout en conservant sa langue d'origine et sa culture mais cela me paraît tout à fait impossible et contradictoire lorsqu'il y a assimilation.

Je vous l'accorde.

Est-ce qu'en France, le consensus social et accepté de tous, qui n'est pas toujours remis en question, est que le français est la langue commune? Les gens peuvent parler la langue qu'ils veulent dans leur famille mais la communauté et l'école transmettent la langue et les bases d'une culture commune. L'école se chargera comme elle s'est affairée si bien à le faire, à normaliser, à rendre pareil les élèves et à imposer la langue française, cela même au détriment des langues régionales.

Je tombe totalement d'accord avec vous et déplore que l'unité nationale et la francisation hexagonale se soit fait au détriment de langues régionales valeureuses littéralement assassinées, durant la IIIèmeRépublique, notamment... Revers du destin, l'unité nationale française se trouve de nos jours remise en question, preuve que le système républicain à la française est très loin d'être la panacée...

Pensez-vous que si on avait permis aux langues régionales d'être fortes et de rayonner en France que l'unité linguistique aurait été faite?

Non, je ne le pense hélas pas, mais il est des pays comme la Suisse (fédéraliste) et l'Allemagne où l'unité linguistique s'est faite dans le parfait respect des idiomes dits régionaux. Mon père ayant longtemps travaillé à l'étranger, j'ai vécu presque cinq ans de ma vie en Haut-Valais (à Brig) où j'ai eu la chance insigne d'être scolarisé en allemand standard (Schriftdeutsch) et en alémanique valaisan (Wallisertiitsch), et je peux vous affirmer que l'alémanique s'est maintenu de façon spectaculaire et que tous les Alémaniques que je connais sont capables de s'exprimer indifféremment dans leur(s) dialecte(s) et en allemand, voire en français et en italien, nonobstant leur prononciation helvétique que je trouve personnellement charmante lorsqu'ils recourent à la langue de Goethe. 🙂

Allez demander cela aux Cadiens de la Louisiane qui de manière systématique se faisaient battre pour avoir parler français à l'école ou aux Fransaskois et autres franco-canadiens (Québécois inclus) qui se faisaient apostropher lorsqu'ils utilisaient le français et se faisaient répondre : english please! ou speak white...

Je me trouvais à Lafayette voici quelques années (en 2008, je crois) pour le travail et ai assisté à ce genre de scène dans un bureau de poste... Une vieille dame s'est vue morigéner fermement par un morveux d'à peine vingt ans pour avoir eu l'audace de lui parler cajun (cadien, si vous préférez)... Je trouve cela honteux et déplore là encore les dégâts imputables au rouleau compresseur anglophone... 😐

L'assimilation culturelle, ce qui inclus la langue, est une forme d'acculturation, au cours de laquelle un individu ou un groupe abandonne totalement sa culture d'origine pour adopter les valeurs d'un nouveau groupe. Celle-ci n'est qu'une des phases possibles de l'acculturation et, si elle se réalise, elle n'en sera que la phase terminale.... elle, peut faire l'objet d'un programme social structuré lorsqu'associé à un projet de société. (http://fr.wikipedia.org/...ia:Accueil_principal)

J'espère de tout mon cœur que les Canadiens francophones sauront maintenir le français dans leurs foyers et prie pour que le lent déclin du cajun (et des dialectes francophones du Canada) soit enfin enrayé...

Merci pour vos réponses brillantes !
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
XE Xenafon Veteran ·
Pour votre information.

Il y a actuellement sur le site de la Société Radio-Canada (www.src.ca) un reportage qui s'intitule " Le français, do I still care? " Tous ces jeunes sont bilingues. Bilingues dans le sens qu'ils parlent la L2 depuis leur enfance. Si ce reportage n'est plus mis en évidence au moment que vous irez le voir... Vous devrez probablement sélectionner l'onglet régional puis un deuxième onglet Manitoba. Il y a déjà un reportage disponible qui a été réalisé il y a une dizaine d'année. Le second sera en direct ce mercredi 20 mars avec les mêmes personnes.. dix ans plus tard.
CY Cyrilleho ·
Espéranto-France communique depuis de nombreuses années avec le slogan "La langue équitable" car elle est celle qui est la plus neutre, car il n'existe pas d'indigènes de l'espéranto qui grandiraient dans un village où on ne parle que cela et qui auraient la légitimité dans cette langue. Cette qualité est indépendante du fait que les racines sont issues des langues romanes ET germaniques, comme l'anglais. (Ce trait est commun avec l'anglais d'ailleurs et je suis toujours étonné de voir tant d'occidentaux plaider la cause asiatique contre l'espéranto pour conclure qu'ils n'ont qu'à parler anglais. Je ne vois pas où est le cadeau :-)) Trèves de polémiques, si l'association ne communique pas sur "langue égalitaire", c'est parce qu'on ne peut pas atteindre l'égalité absolue en construisant une langue à partir de rien, car tout serait alors à réapprendre. En faisant des choix, on crée des inégalités. (Dans la série de films Esperanto estas, on peut trouver des témoignages d'asiatiques).
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