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Bonjour,
J'espère que mes propos ne seront pas mal interprétés. Je n'ai nullement l'intention de culpabiliser quiconque souhaite se rendre en Tanzanie, ni jouer les moralisateurs. Je suis moi même voyageur, notamment en Afrique australe, et peut être qu'il m'est arrivé de parcourir des contrées d'où avaient été expulsées des populations locales.
Je souhaite simplement qu'au moment de rencontrer, éventuellement, des membres du peuple massaï, chaque voyageur puisse avoir à l'esprit les conditions de vie qui leur sont aujourd'hui imposées.
Petit rappel ( très bref résumé d'une histoire douloureuse):
- dès 1959, les massaïs sont expulsés de leurs terres par le gouvernement colonial britannique qui souhaite faire du Serengeti une réserve naturelle interdite à l'activité humaine. En échange, ils obtinrent le droit de s'installer sur les hauts plateaux volcaniques, dont le Ngorongoro.
- en 1973, le gouvernement tanzanien revient sur l'accord conclu et chasse les bergers du cratère.
- aujourd'hui, le gouvernement tanzanien veut attirer 1 million de touristes/an.
- les opérations d'expulsion continuent, y compris dans les zones qui leur étaient réservées: en juillet 2009, huit villages massaïs ont été incendiés et 3000 personnes expulsées pour construire une réserve de chasse et de safari par la compagnie Otterlo Business Corporate ( sources: Courrier International - Survival (association de défense des peuples indigènes ) - Oxfam Québec ( trouver des solutions durables à la pauvreté et à l'injustice dans le monde).
- dans la région du Ngorongoro, quatorze nouveaux projets de construction d'hôtels de luxe.
Les massaïs, qui ont tant fasciné, sont en train de se faire ghettoïser et de devenir indésirables au sein de réserves à touristes dans lesquelles ils auront le droit de vendre des perles et de danser.
Le comble est qu'ils retirent peu de choses du tourisme: 70 % vivent en dessous du seuil de pauvreté alors que le tourisme dans la région a rapporté 10 millions de dollars.
!!!
TANGUE



















