Sur les terres mayas

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Original post
LA
Bonjour à tous les amoureux de voyage,

Je me propose de vous faire partager notre voyage au Guatemala, pays assez peu renseigné sur VF. Je l’agrémenterai de quelques photos (tablette) sans prétention qui se veulent seulement illustratives et je demande par avance votre indulgence.

Initialement nous avions opté pour un périple au Pérou en février. Les agences contactées ont eu l’honnêteté, et nous les en remercions, de nous indiquer que cela n’était pas une bonne période pour se rendre sur les plateaux andins. Après une longue hésitation nous avons orienté nos recherches vers le Guatemala et le Honduras et avons pris des contacts avec 2 agences francophones à Antigua pour des propositions et des devis. Très vite nous avons retenu « Bon Voyage » plus réactive et nettement moins chère que sa consœur. Après plusieurs itérations avec Arnaud (patron de l’agence) nous avons convergé vers un circuit de 16 j entre le 6/2 et le 21/2/2020.

Jour 1 :

Pour les vols internationaux nous avions le choix entre une escale aux USA ou à Madrid. Pour à peine plus cher (660 €/p) et un temps de vol bien plus court nous avons finalement choisi IBERIA au détriment des compagnies et contraintes (ESTA et douane) américaines. De plus les vols IBERIA sont au départ (et retour) d’Orly plus commode pour nous.

L’horaire de départ étant très matinal nous décidons de dormir à Orly. L’hôtel Ibis Budget « cœur d’Orly » fera l’affaire. Disons le, c’est cher pour un hôtel de ce type (entrée de gamme) mais il a le mérite de servir le PdJ à partir de 4 h. Cet horaire nous permet de garer notre voiture dans un parking de la zone industriel de Senia et une navette nous dépose à l’aéroport vers 6h. Le vol Orly - Madrid part à 7h30 et nous attendrons 3h pour prendre celui qui nous mènera à Guatemala City où nous arrivons vers 17 h (heure locale soit – 7h de décalage. Ces vols seront sans histoire ni retard. A notre arrivée, Luis notre chauffeur, nous attend. Son sourire et sa gentillesse nous séduisent de suite. Il est chargé de nous conduire à Antigua. Mais les routes à cette heure sont saturées et nous mettrons plus de 2h pour parvenir à Antigua pourtant distante de moins de 40 km de la capitale. Il nous dépose à l’hôtel Posada San Pedro dans lequel nous résiderons 5 nuits durant notre séjour. L’hôtel n’a que 8 chambres et ne sert pas de PdJ mais il est bien situé (7ième avenue) et il dispose d’un joli jardin intérieur et d’un solarium. La chambre n’est pas très grande mais offre une vue directe sur le volcan Fuego en activité permanente. Des fumées s’en échappent régulièrement et parfois des rougeurs nous signalent des coulées de lave. Sitôt arrivés nous nous couchons pour être d’attaque le lendemain.

Jour 2 :

Notre première tâche est de trouver le lieu de notre PdJ car l’hôtel ne propose pas ce service. Il s’agit du restaurant « Viejo Café » dans la 6ième avenue. Ce lieu regroupe une boulangerie et un joli patio où sont servis les PdJ. L’offre est excellente et le service souriant. Tant mieux car nous y reviendrons à maintes reprises. Nous avons RDV avec notre agent de voyage dont nous faisons la connaissance. Il nous fourni un roadbook très détaillé de notre périple avec une carte détaillée pour chaque ville étape, une liste de restaurants qu’il recommande, les lieux à visiter, les recommandations (sûreté, banques, …) et un téléphone pour le joindre en cas de nécessité. Nous rejoignons ensuite un guide francophone qui nous fait découvrir cette jolie ville d’Antigua classée par l’UNESCO. Il nous fait un historique de la cité bâtie par les Espagnols et nous indique comment s’orienter le plan des rues, toutes pavées, s’apparente à celui des villes américaines et elles se coupent toutes à angle droit. Comme à New York la 5ième avenue est la principale artère de la ville. Nous visitons successivement l’église Merced, son monastère, son jardin et sa terrasse d’où l’on peut contempler les 3 volcans qui entourent la ville. L’église bâtie en 1548 a été détruite puis restaurée plusieurs fois suite aux nombreux séismes qui ont frappé la ville, le plus récent datant de 1976, sa façade est jaune et ornée de nénuphars. Puis notre visite se poursuit par le monastère dont il ne subsiste que des ruines. Au milieu de la cour centrale, on découvre une fontaine monumentale elle aussi en forme de nénuphar.



Pour profiter du panorama sur 3 volcans, nous gravissons les marches qui mènent à la terrasse. Puis nous gagnons la « Plaza mayor » cernée par de beaux édifices bâtis par les Espagnols, allant de la mairie à la cathédrale de la ville.

Nous passons devant le musée du chocolat avant de faire une halte pour découvrir le plus beau « Mac Do » du monde logé dans une magnifique hacienda d’époque avec un grand patio fleuri.





Cela change des établissements habituels de cette marque.

On arpente les rues de la ville, occasion de découvrir des demeures coloniales splendides aux patios intérieurs abondamment fleuris,





de voir un nombre impressionnant d’églises détruites par les tremblements de terre. Elles ne sont pas reconstruites faute de moyens pour les entretenir mais elles témoignent de l’emprise de la religion catholique sur le pays.



Notons à ce propos que l’on verra par la suite beaucoup de temples protestants de différentes obédiences, tout comme aux USA.
LA
Jour 2 (suite)

Chemin faisant nous découvrons l’arche de Santa Catalina surmonté d’une horloge avec en toile de fond le volcan Agua c’est assurément le lieu le plus photographié de la ville.



Nous terminons par le marché (légumes, fruits et artisanat) où nous dégustons toutes sortes de fruits et par la gare routière et ses « chicken bus » cars scolaires américains, reconvertis en autobus ils sont repeints avec des couleurs vives et ornés de symboles et de dessins bariolés. Ils assurent le transport des habitants et des marchandises.













C’est ici que notre visite guidée s’achève. Nous consacrons notre après midi à la poursuite de la découverte de cette belle ville.





BL
Super un carnet sur le Guatemala ! Nous aurions dû y aller cet été ! C’est partie remise ! Je sens que je vais pouvoir piquer des idées dans ce carnet. Le début est très chouette.
Bluequark

Carnets : Namibie, Laos-Perhentias-BKK, Ouest US, Lanzarote, New-York, Berlin, Cuba, Bardenas Reales, AFS -Lesotho-Swaziland, Japon et le dernier né Colombie: https://voyageforum.com/discussion/ete-2017-trois-semaines-en-colmobie-en-famille-d10108246/
LA
Merci de me lire. C'est effectivement un beau voyage et j'espère que la suite te confortera dans ton idée de faire un tour dans ce coin si les évènements le permettent.
KA
Chouette, nous voilà parti en Amérique centrale. Et le Guatemala, une de mes prochaines destination. Quel est l intérêt de prendre une agence de voyage, cela incluait voiture avec chauffeur, hebergement, et guide? Merci
LA
Bonjour,

Oui notre contrat avec l'agence comprenait tout: chauffeurs, les nombreux transferts, l'avion intérieur, les hôtels et PdJ, les billets et guides pour les principales visites. Pour cette destination ce n'est pas forcément nécessaire on peut s'organiser tout seul avec du temps et une certaine connaissance du pays. C'est notre choix et cela nous évite des erreurs. Par exemple nous pensions aller au Belize mais le vol retour Belize- Guatemala City coûtait une fortune. L'agence nous a indiqué une solution moins onéreuse, à savoir revenir vers Florès, pour reprendre un avion vers la capitale en sachant que l'on peut facilement passer d'un pays à l'autre par voie terrestre, ce que nous ne savions pas. Au final nous avons renoncé au Belize pour d'autres raisons. De plus bénéficier des services d'un chauffeur, du confort d'un véhicule personnel et d'un timing parfait pour tous les transferts nous convient bien car à nos âges nous aimons un certain confort. Et s'adresser à une agence sur place permet de limiter le coût.
LA
Jour 3

Journée consacrée à l’ascension du volcan Pacaya. Notre chauffeur nos conduit au pied de la montagne. Après avoir payé notre billet et découvert que comme partout au Guatemala les touristes payent beaucoup plus que les locaux (de 5 à 10 fois plus), nous entamons notre marche d’approche. Durant le premier kilomètre des chevaux nous suivent et leurs cochers proposent le « taxi ». Devant notre refus ils abandonnent. La montée est rude, la chaleur est présente et nos vieilles jambes, rouillées par le manque d’exercice, ont peine à nous hisser vers le sommet. Devant nous notre fille (26 ans) gambade avec le guide. Heureusement le sentier est ombragé ce qui nous préserve de la chaleur. Nous mettons 1h30 pour atteindre le sommet et découvrons que nous sommes sur une colline contiguë au volcan. Il se dresse devant nous mais à notre grand regret n’a aucune activité ce jour. Pas la moindre fumerolle pas la moindre coulée de lave. Bref nous sommes un peu déçus. L’année dernière à cette même époque nous étions sur le volcan Taal, aux Philippines, qui nous avait offert un tout autre spectacle. Nous distinguons tout juste les traces des anciennes coulées qui balafrent le cône de forme parfaite. La dernière grosse éruption date de 2010.



Pour des gens plus aguerris il vaut mieux gravir les flancs du volcan Acatenango qui donne l’assurance de voir de très près les éruptions d’El Fuego (environ 3 à 4 par heure). Les lecteurs intéressés peuvent utilement se référer au CR https://www.routard.com/forum_message/4935587/15_jours_au_guatemala_.htm qui narre une autre manière de voyager (plus routarde) dans ce pays. On aperçoit également les volcans Agua, Acatenango et El Fuego. La descente se fait par un autre chemin plus exposé au soleil ce qui nous vaudra nos premiers coups de soleil. Nous rentrons sur Antigua vers 14h. Une bonne douche, un peu de repos à l’hôtel et nous poursuivons notre découverte de la ville. Nos pas nous mènent vers le couvent Santo Domingo ancien plus grand monastère de la cité reconverti en hôtel de luxe. On peut librement visiter les splendides jardins et patios colorés qu’il renferme. C’est tout simplement magnifique. Une profusion de fleurs et de plantes exotiques, des œuvres d’art posées ça et là, des ateliers de fabrication de poteries et bougies, quelques aras colorés. Nous en prenons plein les yeux. Un mariage se prépare dans une grande salle voûtée. La décoration est somptueuse.

















Après une halte au musée du chocolat un peu décevante nous visitons une des nombreuses églises entièrement détruite par un tremblement de terre en 1773 : la cathédrale de Santiago. On découvre des ruines gigantesques et impressionnantes. Quelques arcades en brique et colonnes massives restent debout. Plus de toit, des piliers gisent à terre, quelques statues restent perchés sur ceux qui n’ont pas cédé. On prend conscience ici la puissance de la nature.







Ce soir nous dînons dans un restaurant « El Bruja » classé parmi les meilleurs de la ville sur Tripadvisor. Nous découvrons la cuisine végan, servie ici, surprenante et bonne.
LA
Jour 4 :

Aujourd’hui nous nous dirigeons vers le lac Atitlan. En route nous faisons halte à Chichicastenango, ville réputée pour son marché dominical. Les rues sont envahies de touristes qui se faufilent difficilement au milieu des étals qui regorgent de fruits, de légumes et de tissus bigarrés. Ici tout se vend : des fruits qui nous sont inconnus, des balais faits main, du piment au kilo, des têtes de mort, des poteries, des vêtements très colorés, des tortillas. C’est un véritable camaïeu de couleurs et un agréable mélange d’odeurs.







En raison de l’affluence c’est avec soulagement que nous arrivons au cimetière, véritable attraction de la ville. Les tombes sont plus colorées les unes que les autres. De nombreuses cérémonies mayas s’y déroulent et nous transportent dans un univers inconnu. On constate, et ce ne sera pas la seule fois, que les habitants mêlent allègrement religion chrétienne et rites ancestraux. Nous nous imprégnions de cette atmosphère si particulière en observant les différentes cérémonies.















KA
Voilà un récit fort intéressant, sur un pays dont on parle peu, qui donne des idées d'évasion pour les mois (ou les années) à venir ! Je vais suivre avec attention la suite de votre périple ! [:)]
Quelques images sur https://www.flickr.com/photos/jean37/albums
LA
Jour 4 suite :

Puis nos pas nous amènent vers l’église Santo Tomas. Un cortège en sort précédé par des musiciens et danseurs il fend la foule et parcourt la ville. C’est un nouvel aperçu des rites mayas.







Un rapide déjeuner dans un hôtel joliment décoré





et nous filons vers les rives du lac Atitlan qu’un poète a déclaré être le plus beau du monde. C’est beau mais la classification nous semble quelque peu flatteuse !



Sa particularité c’est d’être surplombé par trois magnifiques volcans : le San Pedro, le Tolimán et l’Atitlán. Le lac occupe une caldeira formée il y a 84 000 ans lors d’une énorme éruption volcanique qui a projeté des cendres de la Floride à l’Équateur. C’est le lac le plus profond d’Amérique Centrale et il cache les ruines d’une cité maya submergée. La légende maya dit qu’il a été formé par les larmes d’une femme qui aurait fui vers les montagnes pour se reconnecter avec la nature. Ils l’appellent « Grand-mère Atitlan ».





A Panachel, nous embarquons sur une « lancha » en direction de San Juan La Laguna, petit village situé à environ 1h30 de bateau, village où nous devons dormir chez l’habitant.
LA
Bonjour, Merci de me lire et de m'encourager
KA
Bonjour Jean-Claude,

Merci pour cette évasion virtuelle. J'embarque aussi
LA
Bienvenu
AN
Nous y étions en 2019 même période, nous revivons notre voyage à travers le votre. Nous l’avions fait en autonome, c’est aussi possible mais nous avions le temps 6 semaines. Cependant un grand bus local qui a franchi les dos d’âne avec sauvagerie a eu raison de mon dos et nous avons dû coupé une partie de notre voyage. Repos obligé au lac Atitlan. Nous y retournerons j’espère. Bonne continuation dans la rédaction de votre carnet.
MA
Je ne sais pas dire c'est c'est le plus beau, mais ce qui est sûr c'est qu'il est magnifique sur tes photos [;)]

Merci pour ce voyage [:)]
https://apprentisvoyageurs.com
LA
Merci pour vos encouragements. Notre voyage date de février 2020 et c'est la bonne période pour le climat.
LA
San Juan La Laguna

L’histoire de ce village a basculé suite à un tremblement de terre au cours du 20ième siècle. Le maire a alors proposé aux habitants de créer une coopérative pour rebâtir et d’en profiter pour ouvrir des chambres d’hôtes. Ainsi, tour à tour, regroupés en coopérative, les habitants reçoivent des touristes qui peuvent ainsi loger au village ce qui constitue une source de ressource appréciable et bénéficie à l’ensemble de la communauté. Aujourd’hui San Juan est devenu un exemple de tourisme communautaire pour les autres villages qui bordent le lac. Sur le quai nous faisons la connaissance de Raoul père de la famille chez qui nous logerons. Tout de suite le contact passe. Il nous présente sa femme Maria, très discrète, et ses grands enfants Rebecca, Natalie et Alfonso. Ici le logement est très simple en raison de la sécheresse il n’y a pas d’eau courante durant notre séjour. Dans la famille tout le monde parle en langue maya. Alfonso le fils aîné à des rudiments d’anglais et de français. Il est guide dans le village. Il nous en propose une visite que nous terminons dans un café au bord du lac.



Nous ne savions pas encore mais sous sommes tombés dans une famille d’artistes. Les murs du village sont décorés par de très belles peintures murales, dédiées à la culture maya, dont beaucoup sont l’œuvre des enfants de notre famille d’accueil. Et on peut dire qu’ils sont doués mais je vous laisse juger:











LA
San Juan La Laguna (2)

Durant notre visite notre hôte nous confie qu’il a crée avec ses frères et sœurs un orchestre qui produit de la musique maya avec des instruments ancestraux : flûte de roseaux, gongs en bois, tambours, trompettes, grelots, conques marines, maracas et marimbas (sorte de xylophone artisanal). Et il propose de jouer pour nous. C’est dans une pièce contiguë à sa maison que nous retrouvons ses frères et sœurs et un ami pour un concert improvisé. Nous découvrons toutes sortes d’instruments inconnus destinés à reproduire les bruits des animaux de la forêt : oiseaux, pumas… ils sont fabriqués à l’aide de carapaces de tortues, de cucurbitacées etc...





Et pour notre grand plaisir ils se mettent à jouer et à chanter en langue maya.













Les rythmes sont envoûtants, ils vivent intensément leur musique et très vite ils se mettent à danser. C’est un moment extraordinaire que nous vivons là. Plus tard ils nous confieront qu’ils jouent partout dans le pays où la culture maya rencontre un vif engouement. Ils doivent même venir en Europe fin 2020 pour représenter leur pays à un festival folklorique. Avant dîné, Maria nous initie à la fabrication des tortillas. Après avoir fait une boule, il faut tapoter la pâte de maïs entre leurs paumes de la main avant de poser la galette ainsi formée sur une plaque brûlante. Ce n’est pas gagné et ses enfants distingueront très vite ceux fabriqués de nos mains. Pour finir la soirée nous partageons un repas typique préparé par la mère, les enfants et le père nous questionnent sur la France. Avant de regagner notre lit, Maria ne manque pas de nous demander ce que nous désirons au PdJ.

PS: j'ai honte des photos mais elles illustrent ce grand moment
LA
Jour 5 :

C’est avec regret que nous quittons nos hôtes qui nous on fait vivre un moment inoubliable en partageant un peu de leur vie quotidienne pour rejoindre un guide francophone qui nous propose une découverte culturelle des villages de San Juan et Santagio. Le village de San Juan compte plusieurs coopératives de fileuses, teinturières qui ouvrent les portes de leurs ateliers afin d’expliquer aux visiteurs les techniques du tissage et de la coloration du coton (uniquement à base de plantes locales et d’ingrédients naturels). Les femmes confectionnent, de manière traditionnelle, des foulards, des nappes, des ponchos, des châles et autres tissus.







On constate que les femmes du village portent toutes la tenue traditionnelle constituée d’un « huipile » large corsage tissé à la main et orné de fleurs et/ou d’oiseaux et d’une large jupe bouffante. Les hommes sont vêtus de chemises colorées. Le guide nous montre le fameux sommet montagneux, dont la forme lui vaut d’être surnommé "Indian Nose", qui domine le village. Des randonnées y mènent et on ne doute pas que du sommet la vue doit être époustouflante.



Puis un lancha nous conduit à San Pedro La Laguna à la découverte du marché couvert sur plusieurs étages et des multiples ateliers de tailleurs sur bois. Nous achetons des babioles à une vieille dame coiffée d’un « tocoyal ». Pour nous remercier elle déroule sa coiffe constituée d'un ruban rouge mesurant une vingtaine de mètres et avec une dextérité extraordinaire se recoiffe.



Après le déjeuner nous regagnons notre lancha pour rejoindre l’hôtel Sakcari à San Pedro de la Laguna. La vue est très belle sur le lac, sur les volcans, sur le jardin tropical étagé, bien fleuri, et sur la petite piscine.







Nous dînons au restaurant Idea Connection d’une savoureuse pizza. C’est aussi ici que nous dégustons un délicieux petit déjeuner.
OU
Merci pour votre carnet de voyage Je vais vous suivre avec plaisir Hélas le Guatemala s est fermé juste au moment où j allais le visiter après un périple de 6 semaines au Mexique Ce sera une compensation virtuelle en attendant des jours meilleurs Martine
LA
merci de me suivre; cela m'encourage à poursuivre.
LA
Jour 6 : Iximche

Un nouveau trajet en lancha pour rentrer sur Panachel où nous attend notre chauffeur. Sur la route nous faisons quelques arrêts pour admirer des beaux points de vue sur le lac. Puis nous nous dirigeons vers Solola où se tient un petit marché qui n’a pas un grand d’intérêt.

Heureusement le meilleur reste à venir : le site d’Iximché qui fut en son temps l’ancienne capitale des mayas cakchiquels. Le parking est désert à l’exception de deux autobus locaux. Le site est bien entretenu. Ici pas de pyramides mais des ensembles de faible hauteur. Il comporte cinq places (2 pour le gouverneur et ses proches, 1 pour les intellectuels, 1 pour le commandement de l'armée et 1 pour les prêtres) avec chacune son temple du soleil, son temple de la lune et des autels à 3 niveaux symbolisant le ciel, la terre et l’infra monde. Ils étaient destinés aux offrandes et aux sacrifices. On gravissait les escaliers des édifices en diagonale pour ne jamais tourner le dos au soleil. Il n’y a pas ou très peu de stèles non plus : la cité étant plus récente que ses consœurs, on écrivait sur les livres en écorce de bois et on n’avait donc pas besoin de graver la pierre comme à Copan ou Quirigua. Chaque place est dotée d’une croix maya avec les 5 points cardinaux : Est (soleil), Ouest (lune), Nord, Sud et le ciel. Les 4 points cardinaux classiques sont représentés par les 4 couleurs du maïs : rouge, jaune, blanc et noir. On y trouve aussi plusieurs aires de « jeu de pelote». La légende indique que les perdants étaient sacrifiés. Par contre les maisons ont disparu car construites en briques avec un toit en bois et feuilles de palmier.

















En fin de séjour nous constaterons que commencer la visite des sites Maya par Iximché est une bonne chose car les suivants sont plus spectaculaires ce qui permet une approche crescendo.
LA
Jour 6 : Rituel Maya

A notre arrivée le gardien du site nous avait indiqué qu’une cérémonie maya était en cours. Et par chance nous arrivons au bon moment. Une centaine de personnes entoure un grand feu, à coté d’une sorte d’autel paré de fleurs, de fruits, de bougies, de pétales de roses, de bois, de pains et d’offrandes. Les participant sont répartis en quatre groupes, chacun portant des habits d’une couleur de maïs. La cérémonie se déroule en musique. Les acteurs dansent autour du feu et accomplissent des rites que nous ne comprenons pas. Ici aussi on mélange allègrement religion catholique et rites mayas. Un grand moment pour les touristes que nous sommes et nous restons longtemps à observer ces rituels peu communs pour nous.





















Nous apprendrons que ce site est très prisé par les pèlerins mayas pour y pratiquer leurs rites. Les mayas ayant coutume de rendre hommage à leur dieu tous les 20 jours dans de tels lieux ou plus simplement dans leur maison. Au final, le site est agréable mais cela n’a rien à voir avec ceux qui nous attendent, par contre la cérémonie est superbe et c’est avec des pépites plein les yeux que nous regagnons Antigua.
MU
Bonjour Jean-Claude

Moi aussi je vous suis (silencieusement [;)]). C'est une chance d'avoir pu assister à cette cérémonie maya, d'autant plus qu'il semblait y avoir bien plus de mayas que de touristes. Muriel
Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis (Saint Exupéry)
LA
Bonjour et merci de me suivre. Je te confirme, pas plus de 10 touristes sur le site (peu fréquenté car pas majeur) mais il semble que ce type de cérémonie y soit fréquent.
LA
Jour 7:

Aujourd’hui nous entamons une longue route vers Copan. La traversée de Guatemala City est un enfer et sur la route nous rencontrons beaucoup de bouchons dus aux travaux et à des circulations alternées. Au sortir de la capitale nous croiserons des files de camions sur plusieurs dizaines de km. Il faut dire qu’ici tout le fret est acheminé par camion car il n’y a pas de chemin de fer. De plus nous sommes sur la trans-américaine qui relie l’Alaska au sud du Chili et le terrain est si montagneux que certains camions peinent à gravir les cotes. En milieu d’après midi nous parvenons au poste frontière entre le Guatemala et le Honduras. Les douaniers ne font aucun problème pour apposer des visas sur nos passeports. Le passage est très rapide. Plus que 15 km et nous voila rendus à Copan où nous logeons dans un petit hôtel le « Casa del café » en périphérie de la ville. L’accueil y est chaleureux, les chambres agréables. Des boissons sont proposées à volonté durant la journée et il fait bon se reposer dans le petit mais beau jardin. Nous y prendrons de bons petits déjeuners et dîners.

Jour 8 : Copan (1)

Notre chauffeur nous dépose au site archéologique de Copan où nous attend un guide francophone. Ce dernier va se révéler passionné de civilisation maya mais également d’orthinologie. Durant la visite il ne manquera pas une occasion de nous montrer les oiseaux, de nous en décrire les particularités et d’en imiter les cris. Il nous confiera qu’il participe à des conférences sur les oiseaux dans toute l’Amérique et en Europe. Revenons à la cité maya classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Un peu d’histoire : les archéologues estiment que les premiers habitants vinrent dans ce lieu à partir de 1200 ans avant Jésus-Christ, ce qui en ferait un des sites mayas les plus anciens. La cité prend son véritable essor à partir du 5 ième siècle pour atteindre son apogée au 7 ième siècle. C’est durant cette période que furent construit les nombreux monuments dont de superbes temples où seront pratiqués, durant des siècles, des sacrifices humains. La ville compte alors environ 27 000 habitants et commerce avec Tikal au Guatemala et Teotihuacan au Mexique. A la fin du 9 ième siècle la cité est victime d’une déforestation massive qui appauvrit les sols par érosion et entraîne en quelques décennies la décadence puis l’abandon définitif de la ville au cours du 10 ième. La cité est véritablement redécouverte, au milieu de la jungle, en 1839 par des archéologues américains qui commencent à en étudier les vestiges. Une anecdote indique qu’un de ces explorateurs, John Lloyd Stephens, racheta le site pour la somme de 50 dollars ! Il voulait démonter les ruines pierre par pierre pour les acheminer par bateau dans les musées américains. Heureusement, il n’en eut pas le loisir. Copán est l'un des principaux et des plus intéressants sites de la civilisation maya tout comme Chichén Itzá au Mexique et Tikal au Guatemala. Dans le parc lui-même on compte pas moins de 3400 édifices. Et dans la forêt on a recensé plus de 4500 constructions.





















LA
Copan (2)

Ici pas de pyramides gigantesques mais la cité possède les plus belles stèles et les décors sculptés les plus raffinés de tout le monde maya. Parmi ces trésors on peut admirer : · l'escalier hiéroglyphe qui comporte soixante-treize marches ornées de rampes aux serpents et oiseaux mythiques sur lequel est gravé le plus long texte connu de l'ancienne civilisation maya avec 2200 hiéroglyphes qui témoignent d’un niveau de connaissances en mathématiques et astronomie élevé ainsi que d’une parfaite maîtrise de l’écriture. Le déchiffrement de ces glyphes a permis d’en connaître plus sur la culture maya. Cet escalier continue d’être étudié.





Le jeu de balles orné de têtes de perroquets est très bien conservé. Notre guide s’inscrit en faux contre la légende qui veut que les perdants de ce jeu étaient exécutés à l’issue des parties. Il pense, qu’à l’instar des gladiateurs romains, il fallait trop de temps pour former les athlètes capables d’y jouer pour les tuer. Les sacrifices étaient très rares. Ce terrain est l’un des plus grands et des mieux conservés de l’Amérique Centrale après celui de Chichén Itzá. La Grande Place, célèbre pour ses autels et son jardin de stèles. Ces stèles sont réputées pour leur finesse et leur sens du détail. Leur orientation est t’elle qu’elles sont éclairées par le soleil presque en permanence. Certaines ont gardé des traces des peintures d’origine et sont bien conservées en raison de la qualité de la pierre. Tous les 20 ans, unité de temps fondamentale dans le calendrier maya, les empereurs faisaient ériger une nouvelle stèle datée en l’honneur de la période achevée, sur laquelle figurait la représentation d’un roi ou d’un prêtre d’un côté et des inscriptions indiquant la date et les raisons, politiques ou religieuses de sa création. L'Autel Q, bloc de pierre sculpté. Il comporte seize personnages assis les jambes croisées et les quatre côtés du bloc sont surmontés par une partie recouverte de hiéroglyphes.

A l’origine tous ces magnifiques édifices de pierre étaient recouverts de stucs aux couleurs vives (rouge, jaune et vert). Les rois mayas, dont les plus célèbres répondaient au nom de « Jaguar qui fume « et Dix Huit Lapins » étaient obsédés par le temps et ils entretenaient des astronomes qui firent de la cité un véritable laboratoire astronomique à ciel ouvert. C’est ici qu’ils évaluèrent pour la première fois la durée d’un cycle lunaire, avec une précision remarquable : 29,53020 jours quand nos astrophysiciens arrivent à un chiffre de 29,53059 jours. Cette visite restera comme un des moments forts de notre voyage grâce à sa beauté et à l’érudition de notre guide.













LA
Copan : Pèle mêle















ME
Bjr,

'escalier hiéroglyphe qui comporte soixante-treize marches ornées de rampes aux serpents et oiseaux mythiques ......

Il a fameusement progressé. En 1979 lors de notre premiere visite à Copan il n'y avait que 13 marches de complétées et des pierres jonchaient le sol attendant d'être intégrées au puzzle.....

Je suppose que votre prochaine visite sera QUIRIGUA pour ses fameuses steles.....ou Tikal....., choix cornélien.....

Attention à l'indigestion de vieilles pierres....[:P]

Suerte
On met longtemps à devenir jeune...
LA
Bonjour,

La progression semble donc d'environ une marche par année. Actuellement des équipes Coréennes et Américaines continuent de travailler sur cet escalier (d’où la bâche).

Nous n'avons pas eu de choix à faire car effectivement, par la suite nous sommes allés à Quiriga et Tikal en passant par Yaxha. Chaque site présente de l'intérêt car ils sont assez différents. Et même notre fille qui n'est pas spécialement une passionnée de pierres n’a pas fait une overdose. Cela dépend aussi beaucoup des guides et du temps (très beau pour nous sur ces sites).
LA
Copan (fin)

Nous ne visiterons le musée attenant qui abrite entre autre un temple entièrement peint aux couleurs d’origine. Retour vers la ville pour déjeuner au « Carnitas Nia Lola » qui offre une belle vue sur la vallée environnante et qui sert de la cuisine locale que les serveuses apportent dans des plats jugés sur leur tête. Cet après midi nous nous dirigeons vers le Mountain Bird Park, réserve ornithologique située au cœur d’une luxuriante forêt en bordure d’un torrent. Elle abrite, dans de larges volières, une multitude d’oiseaux tropicaux : aras, toucans, chouettes, perroquets dont des guacamayas (perroquet rouge doté d’ailes jaunes et bleues) emblème national du Honduras. C’est un festival de couleurs plus belles les unes que les autres. Quel plaisir de goûter à la fraîcheur de la forêt tout en contemplant ces oiseaux.

















AN
Óla, Merci du partage. Près de Copan nous avions été dans un site naturel où l’on pratique des bains mayas. Avec sources d’eau chaude, c’est un bel endroit pour y passer une journée. Nous n’avions pas de voiture mais les hôtels organisaient des minibus.
LA
Jour 9 : de Copan à Livingstone en passant par Quiriqua

Aujourd’hui nous reprenons la route pour rejoindre Livingstone. Après le passage de la douane toujours aussi rapide nous bifurquons en direction de Port Barrios. C’est une région couverte d’immenses bananeraies. A mi chemin nous allons visiter Quiriqua, site maya, étape sur l’axe Tikal – Copan baptisé « route de l'obsidienne et du jade ». Dans un environnement très boisé, avec de majestueux arbres millénaires, on découvre sur une pelouse parfaitement entretenue, de magnifiques vestiges.







Ici non plus il n’y a pas de pyramides, la particularité est la présence, sur la « grand plaza » d’énormes blocs de pierre sculptés de représentation de jaguar, de tortue, crapaud, d’oiseau et d’animaux fantastiques. Ils côtoient d’immenses stèles elles aussi finement ciselées de glyphes. Ceux sont les plus hautes du monde maya (10 m pour la plus grande). Chaque pièce est abritée sous des toits de paille pour aider à les conserver.















Au fond du site on trouve un jeu de balle et, surplombant la place, un ensemble de monuments, palais et tombeaux, connu sous le vocable « d’acropole ». Au final une agréable étape dans ce lieu accueillant et apaisant et une belle découverte. La route traversant des champs de bananes nous sommes arrêtés par un convoyeur de bananes, sorte de petit chemin de fer suspendu, qui achemine les régimes vers le lieu de traitement et de conditionnement. Pour rejoindre Livingstone, inaccessible par la route il nous faut prendre une lancha à Port Barrios. Un lanchera nous attend nous sommes seuls à bord. Le vent s’est levé et l’avant de la lancha rebondit sur chaque vague de la mer des Caraïbes, c’est un véritable tape-cul. C’est passablement trempé que nous accostons sur le ponton de l’hôtel Caribe où nous allons séjourner deux nuits.
LA
Quirigua : suite



















ME
Vous avez donc échappé aux fumigations aériennes de la cie américaine DEL Monte.....propriétaire du chemin que vous avez emprunté et des bananeraies de chaque coté dudit chemin....[:P]

Perso, de tous les sites mayas je trouve que les plus belles stèles sont à QUIRIGUA.
On met longtemps à devenir jeune...
LA
Je suis d'accord avec vous les stèles de Quiriga sont vraiment belles et ce site est très agréable.
LA
Jour 10 : Livingstone

Bel hôtel face à la mer avec un magnifique jardin tropical et une piscine qui aurait été agréable si nous n’avions pas essuyé de nombreuses averses durant notre séjour ici. Ce temps nous contraint à renoncer à une excursion vers les cascades de 7 Altares et Playa Blanca, seule plage de sable blanc dans la région.











Que dire de Livingstone ? La ville est confinée entre la forêt, le fleuve Rio Dulce et la mer des Caraïbes. Cet isolement en fait la particularité. On a l’impression d’avoir changer de pays. Ici se côtoient quelques mayas et beaucoup de caribéens : les Garifunas (descendants directs des esclaves noirs) qui ont imposés leur langue, leurs coutumes et leur rythme nonchalant. Deux rues commerçantes avec de nombreux restaurants, un petit marché. La musique caribéenne et reggae résonne un peu partout.



Et c’est tout. Par contre le bord de mer est animé car envahi de cormorans, de goélands, de mouettes et surtout de pélicans. Ils sont partout, sur les quais, dans les arbres et font un bruit assourdissant à la tombée de la nuit. On peut les observer pécher à loisir. Étant donné le temps, pour nous ce sera une journée de repos forcé.



LA
Jour 11 : de Livinstone à Rio Dulce

Le lanchero (batelier) vient nous prendre sur la jetée de l’hôtel pour nous conduire à Rio Dulce. Nous remontons le fleuve éponyme où se mélange eau douce et eau salée. Le trajet est superbe. Au début nous naviguons entre les falaises recouvertes de végétation et nous faisons de nombreuses haltes pour admirer la faune : cormorans, hérons cendrés, sternes, aigrettes blanches, toucans et pélicans. Sur l’île aux oiseaux on aperçoit aussi des iguanes. Nous n’aurons pas la chance de voir les lamantins qui fréquentent ces eaux. La biodiversité est exceptionnelle. Le temps semble suspendu. Peu à peu le fleuve s’élargit pour se transformer en lac intérieur où prolifèrent les nénuphars et où les voiliers viennent jeter l’ancre pour se protéger des colères de la mer lors des cyclones.









Nous nous faufilons dans une mangrove épaisse et luxuriante. Quelques familles de pécheurs vivent là, dans des huttes en bambou reposant sur pilotis et se déplacent en pirogue.







Après deux heures de navigation tranquille, le batelier nous offre un petit tour autour du château San Felipe, bien restauré et très fréquenté par les touristes et les locaux qui viennent pique niquer sur la pelouse qui l’entoure. Ce fort fût bâti par les Espagnols pour protéger cette voie d’eau contre les pirates, les Anglais et les Français. Au-delà on trouve l’immense lac Isabal.





Nous accostons à Rio Dulce petite bourgade traversée par le fleuve et un immense pont. Notre hôtel, situé à l’écart de la ville est en partie bâti sur pilotis, et pour le reste dans la mangrove. Du ponton on peut admirer la vie fluviale.



La localité de Rio Dulce est, grâce à son immense pont, un carrefour routier obligatoire entre les routes vers le Belize, Flores et Port Barrios. Un petit tour en ville pour déjeuner dans la rue principale très commerçante et fréquentée par les skippers des nombreux voiliers ou yachts qui mouillent sur le fleuve. Le soir nous dînerons à l’hôtel.
FR
Il y a la même chose coté Mexique
Le Mexique pour toujours après de nomb Les chiens aboient la caravane passe
LA
La même chose que quoi?
LA
Ah ? Pourtant Livingstone et le Río Dulce ne sont pas proches du Mexique Et il n'y a aucune communauté Garifuna sur le territoire mexicain
https://lapinous.over-blog.com
LA
Jour 12 : Candelaria

C’est un nouveau chauffeur qui va nous conduire, dans un van très confortable, vers Candélaria et Flores. A proximité de Raxruja nous rejoignons le bel hôtel Candelaria Lodge où nous passerons la nuit. Cette étape est destinée à nous permettre de visiter les grottes de Candelaria. Il s’agit d’un réseau de grottes formée par la rivière sacrée des mayas : le Rio Candelaria. Nous nous trouvons à la fin du complexe spéléologique et archéologique. Nous optons pour un parcours aquatique avec bouées. Mais avant d’arriver au début du parcours souterrain nous sommes conduits sur 4 x4 à travers la forêt ce qui donne un côté safari à cette excursion. Le dernier kilomètre s’effectue à pied au milieu d’une végétation très dense. Un guide nous explique le parcours et nous montre comment se servir des bouées. Et c’est parti pour 1h30 de parcours souterrain. Il fait frais dans ces grottes comparativement à l’extérieur et c’est très agréable. Nous traversons d’immenses salles voûtées, franchissons de petits « rapides ». Le guide nous indique quelques vestiges mayas et les formations rocheuses qui évoquent des têtes de personnages ou de créatures. Dans certaines salles des prêtres mayas organisent encore de nos jours des cérémonies. Au final ce n’est pas un exploit sportif loin s’en faut mais cela reste une bonne expérience pour nous. Nous regagnons notre hôtel crée par le français Daniel Dreux découvreur des grottes en 1968. Il dirige toujours cet établissement. Si les chambres sont belles, décorées avec beaucoup de goût et la cuisine raffinée pour le Guatemala, le clou de cet hôtel est son merveilleux jardin tropical qui réunit les plus belles plantes tropicales. Ce jardin vaut à lui seul le détour. On y trouve toutes les espèces possibles, des orchidées aux palmiers dattier, des fleurs multicolores aux Ylang Ylang dont l’essence envoûtante est extraite ici même pour être proposée aux clients de passage. Ce jardin, perdu au milieu de nulle part, restera longtemps gravé dans nos mémoires.

















ME
Ouchhhhhhh.....

Je commence à croire que votre circuit en est un préparé par un tour-operator.....ayant ses propres référence$ hotelieres [:P]

Il y a aussi bien pour bcp moins cher à SEBOL pas loin de Semuc et Lanquin avant Calanderia.... Et de cette région (Alta Verapaz) vous êtes encore loin de El Ceibal, Flores et Tikal. Je ne sais qui vous a conseillé la Calanderia-Généralement on choisi Semuc Champey et Grutas de Lankin.

Le principal est que cela vous aie plu-Les photos sont tres belles.....mais j'attends le Quetzal dans toute sa splendeur....
On met longtemps à devenir jeune...
LA
Bonjour,

L'option Semuc Champey nous a aussi été proposée (ainsi que d'autres) mais nous avons opté pour celle ci car les autres nous plaisaient moins. De même c'est nous qui avons choisi les hôtels parmi plusieurs propositions. Encore merci de me lire Cordialement
LA
Jour 13 : vers Flores en passant par Crater Azul

Aujourd’hui nous rejoignons Flores capitale de la province du Péten et base arrière pour visiter Tikal et Yaxha. Chemin faisant nous faisons une halte à Sayaxché où nous faisons provision de fruits pour pique niquer. Cette ville est le point de départ des excursions pour rejoindre « Crater Azul » un des plus beaux sites naturel du Guatemala, accessible uniquement par lancha. Nous remontons le Rio de la Pasion sur une trentaine de kilomètres avant d’emprunter un bras de fleuve, le Rio Pucte, sur la droite. En chemin on profite d’une vue superbe sur le fleuve et la forêt. On aperçoit un grand nombre d’oiseaux, on entend les cris des singes hurleurs et on apercevra même des tortues et un crocodile. La navigation dure environ une heure et demie. Sur les rives on distingue quelques cabanes ou maisons de paille et des habitants qui lavent le linge dans le fleuve. Le soleil et la brise rendent le parcours enchanteur.







On s’enfonce dans la jungle et la mangrove. La rivière devient transparente, l’eau limpide et on découvre une forêt immergée et le fond est couvert de plantes aquatiques. On remonte maintenant le Rio Punte. Un cul de sac : nous sommes à Crater Azul. Sauvage et exempt de présence humaine, le lieu est féerique, la profondeur varie de 5 à 8 m et l’eau a différentes teintes de bleu. Notre batelier nous fournit masques et tubas et nous assure de l’absence de crocodile dans ce coin. C’est donc avec plaisir que nous plongeons dans l’eau translucide de ce « cenote » à ciel ouvert. L’eau est délicieusement bonne.



Des touristes arrivent. Notre batelier nous fait signe de le suivre à travers la végétation et nous conduit vers un second cratère un peu à l’écart où nous serons les seuls à barboter. Pas tout à fait d’ailleurs, car il se joint à nous. Il nous confie qu’il se baigne tous les jours dans ce lieu hors du temps et qu’il pense avoir le meilleur job du coin. Durant une pause bronzage, nous dégustons nos fruits avant de replonger. Trois heures de plaisir, un coup de soleil et c’est avec regret que nous quittons ce lieu encore peu connu (mais plus pour longtemps) et nous rentrons.





Il nous reste encore environ une heure de route pour rejoindre l’île de Flores. Cernée par les eaux du lac Peten Itza, elle abrite des petits hôtels, des restaurants avec terrasse, des rues pavées et a beaucoup de charme. Le soir venu, il est agréable de flâner dans les petites ruelles, le long du lac et d’en faire le tour (20 mn à pied). L’île très fréquentée car elle est le point de départ des visites des cités mayas environnantes. Nous rejoignons notre hôtel : « Isla de Florés » au style de maison coloniale. Nous y serons très bien. Outre un personnel très agréable, il comporte un toit terrasse d’où l’on peut siroter un cocktail en admirant le coucher du soleil sur le lac. Il possède également une petite piscine qui nous rafraîchira au retour des visites de Tikal et de Yaxha. Pour dîner nous expérimentons « La Casa de Enrico » Restaurante » sur les quais très animés en soirée.
MU
Heureusement, pas de crocodile dans le crater azul mais y a-t-il des poissons ou d'autres animaux ? Muriel
Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis (Saint Exupéry)
LA
Bonjour,

il y a des quelques petits poissons et surtout beaucoup d'oiseaux sur les arbres aux alentours. Je profite de votre message pour vous remercier pour votre beau CR sur Oman. Cette destination me tente beaucoup mais elle semble assez onéreuse quand on ne campe pas. Larri
MU
Je profite de votre message pour vous remercier pour votre beau CR sur Oman.

Merci [:)] C'est vrai que le rapport qualité-prix des hôtels n'est pas très bon mais comme il y a moyen de trouver des vols peu chers, ça compense... Mais retournons en terre maya...[;)]. Muriel
Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis (Saint Exupéry)
FR
M oi. Jaime bien mon confort en avion
Le Mexique pour toujours après de nomb Les chiens aboient la caravane passe
MU
M oi. Jaime bien mon confort en avion

Je ne comprends pas bien ta remarque: je ne parlais pas de vols lowcost (qui n'existent d'ailleurs pas pour Oman à ma connaissance) mais de vols réguliers (avec classe affaire...pas de première par contre ). Muriel
Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis (Saint Exupéry)

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