Sans dec’
Tu veux un tour du monde avec de l’aventure ? Tu devrais avoir du sport et de l’aventure si tu pars avec ce que l’on te conseille !
Tu veux un tour du monde au plus près des gens si j’ai bien compris. Donc, tu vas voyager en bus, trains, camions, stop, charrettes et pas mal à pied aussi sans doute. Dormir dans des endroits simples. Tu porteras de l’eau, quelques provisions, tes fringues, des affaires de toilette, une trousse de médicaments, un peu de doc _avant_ ton matos photo et ton ordi portable, leurs chargeurs, accessoires etc. Le tout essaiera de ne pas dépasser la douzaine de kilos si tu ne veux pas mourir les bras en croix en haut de la première côte.
Bon, blague à part, si tu t’empêtres avec X kilos d’électronique neuve, valant plusieurs milliers d’euros, tu ne dormiras plus de peur qu’on ne te le pique jusqu’à ce qu’on te le vole pour de bon (désolé, je suis assez pessimiste là-dessus). Tu placeras un mur de technologie entre toi et ceux que tu vas croiser. As-tu l’expérience des pays que tu vas visiter (Brésil, donc probablement Amérique latine) ? Imagines-tu pouvoir régler ta quincaillerie, changer d’objectifs et garder la spontanéité autour de toi ? N’oublie pas que dans pas mal de pays, tu mets ta montre au fond de ta poche : c’est très désagréable d’être entouré de gens qui se tordent la tête pour voir comment tient le fermoir. Voir tu surveilles tes lunettes (de vue) pour qu’on ne te les fauche pas sur le nez. Donc, l’ouverture de ton beau fourre-tout va intéresser du monde. La planète n’est pas peuplée de voleurs, loin de là, mais il ne faut pas jouer la provoc non plus.
Une autre recette pour voyager ET photographier : tu t’achètes du matériel d’occasion. Objectif : avoir quelque chose de correct, pas trop cher, que tu n’aies pas peur de sortir dans la poussière ou l’humidité, faire souffrir –ou te faire piquer. Bref, si tu le perds, tu dois regretter les photos qui sont dedans, pas l’appareil. Lui, c’est un consommable.
Essaie de trouver quelque chose d’aussi compact que possible. Tu le couvres de scotch terne, peinture grise, tout ce que tu veux pour supprimer tout son clinquant. Tu le transformes en objet anonyme. Tu te débrouilles pour qu’il se connecte au plus basic des ordinateurs pour faire avec ceux que tu trouves. Et, là, çà devrait aller, tu auras un bloc-notes photographique de tous les instants.
Quant au matos ‘tropicalisé’ : il existe des voitures tropicalisées (radiateur plus important, cornières de protection de la direction…), des réfrigérateurs de même. Pas des appareils photos. Certains boîtiers sont plus étanches à la poussière et au ruissellement que d’autres. Et pas besoin d’un super reflex. En argentique, il existe des compacts qui le sont également pour beaucoup moins chers. A voir en numérique.
Ne pas oublier qu’un appareil photo normal marche très bien à Rio et ailleurs, ou même dans une forêt tropicale humide tant que tu le protèges un peu (sac poubelle, touque si tu pars en expé. dans la jungle). Mais, là encore, si ton matos t’a coûté le prix de ton tour du monde, tu ne le sortiras pas !
Allez, j’espère que tu feras tes choix en connaissance de cause.
Bon voyage