Bonjour,
Je pars 6 semaines dans les Balkans et je voudrais principalement rester en Albanie en prévoyant d'y faire de la rando. J'ai la possibilité d'arriver en avion dans le Monténégro et de continuer en transport en commun sur l'Albanie ou faire un A/R sur l'Albanie uniquement. A votre avis est ce mieux de commencer par le Monténégro et d'aller ensuite en Albanie ou de prendre un A/R sur l'Albanie.En Albanie je compte aller en montagne dans le Nord Est et puis redescendre dans le sud pour ensuite revenir dans le nord et peut-être aller un peu en Macédoine. Je reviendrais ensuite à Tirana d'ou je prendrais l'avion. Pensez vous qu'en 6 semaines c'est possible d'inclure à la fois le Montenegro et la Macédoine étant donné que je me déplacerai uniquement avec les transports en commun et en stop. Quels sont à votre avis les endroits incontournables pour cet itinéraire? Merci pour vos conseils bien utiles.
Nad
bonjour
mon message se trouvait par défaut dans la rubrique "Europe > Macédoine", mais je crois que j'ai plus de chance de trouver des infos chez les cyclos-campeurs --> je repose ma question.
J'avais l'intention d'aller en Macédoine en train, mais l'embarquement du vélo en bagage accompagné est tellement compliqué que je vais probablement y aller en avion. C'est aberrant qu'il soit plus difficile de transporter un vélo en train qu'en avion, mais sur ce trajet, malheureusement, c'est le cas...
Du coup, j'ai un problème : la cartouche de gaz de mon réchaud sera certainement refoulée à l'aéroport de départ. Une petite recherche par mot-clé sur le web semble suggérer qu'il est difficile de trouver des cartouches à vis là-bas.
Quelqu'un peut-il me conseiller sur les solutions possibles :peut-on trouver des cartouches compatibles Primus à Skopje ? Au pire, si c'est à soupape Camping Gaz, j'ai un adaptateur que je n'ai pas encore testé. Mais je ne pourrai pas utiliser de cartouches à percussion.à défaut, est-il réaliste d'envoyer, 7 ou 8 jours avant mon départ, une cartouche en poste restante ? Sur ce site http://users.tpg.com.au/...wn/fyrom/touring.htm , j'ai trouvé l'adresse de 3 bureaux de poste restante, 2 à Skopje et 1 à Ohrid, j'espère que l'info n'est pas erronée ou périmée.Post Restante, 91000, Skopje 2 (...) post office near the main railway station. Post Restante, 91101, Skopje : main post office near the River Vardar (...) 8am to 1pm. Poste Restante, 96000, Ohrid (...) main post office near the bus terminal.* edit * les codes postaux ci-dessus datent peut-être de l'ère yougoslave, d'autres sources indiquent des codes postaux similaires mais sans le 9 devant.
mon message se trouvait par défaut dans la rubrique "Europe > Macédoine", mais je crois que j'ai plus de chance de trouver des infos chez les cyclos-campeurs --> je repose ma question.
J'avais l'intention d'aller en Macédoine en train, mais l'embarquement du vélo en bagage accompagné est tellement compliqué que je vais probablement y aller en avion. C'est aberrant qu'il soit plus difficile de transporter un vélo en train qu'en avion, mais sur ce trajet, malheureusement, c'est le cas...
Du coup, j'ai un problème : la cartouche de gaz de mon réchaud sera certainement refoulée à l'aéroport de départ. Une petite recherche par mot-clé sur le web semble suggérer qu'il est difficile de trouver des cartouches à vis là-bas.
Quelqu'un peut-il me conseiller sur les solutions possibles :peut-on trouver des cartouches compatibles Primus à Skopje ? Au pire, si c'est à soupape Camping Gaz, j'ai un adaptateur que je n'ai pas encore testé. Mais je ne pourrai pas utiliser de cartouches à percussion.à défaut, est-il réaliste d'envoyer, 7 ou 8 jours avant mon départ, une cartouche en poste restante ? Sur ce site http://users.tpg.com.au/...wn/fyrom/touring.htm , j'ai trouvé l'adresse de 3 bureaux de poste restante, 2 à Skopje et 1 à Ohrid, j'espère que l'info n'est pas erronée ou périmée.Post Restante, 91000, Skopje 2 (...) post office near the main railway station. Post Restante, 91101, Skopje : main post office near the River Vardar (...) 8am to 1pm. Poste Restante, 96000, Ohrid (...) main post office near the bus terminal.* edit * les codes postaux ci-dessus datent peut-être de l'ère yougoslave, d'autres sources indiquent des codes postaux similaires mais sans le 9 devant.
Bonjour à tous,
Je suis entrain de finaliser l'organisation de notre voyage prévu fin aout début septembre au départ de Thessalonique. Au début nous souhaitions découvrir principalement l'albanie, mais des contraintes de billets d'avion nous ont amené à revoir notre programme et d'y inclure le nord de la grece, région des météores/corfou, et de restreindre notre découverte de l'albanie au sud. J'aurai bien aimé avoir vos conseils, retour sur un programme tres/trop chargé que nous avons prévu.
J1 - Arrivée Thessalonique – visite Thessalonique J2 – route vers Kastraki météores - debut visite des monasteres J3 - visite Meteores (suite) – route vers Aristi (nuit à Aristi) J4 – rafting dans le parc national de Viko-Aoos, ou randonée equestre ou escalade - route vers Corfou – visite Corfou town– nuit Corfou town J5 – route vers Saranda - passage à la plage pasqyra J6 - route tot le matin pour Permet - activité dans le cayon/rafting/ballade – route pour Korca J7 – Ohrid (Macedoine) - passage par Drilon pour déjeuner / baignade J8 – route Skopje - visite de la capitale (?) J9 - route Skopje - Thessalonique décolage en soirée pour Paris.
Merci par avance pour vos retours, conseils et recommandation pour la région,
Kmiye
Ps: dernière question, il parait que le stationnement à Thessalonique est très compliqué. Pourtant nous souhaiterions prendre notre voiture de location des notre arrivée pour pouvoir partir rapidement le lendemain matin pour les météores. Auriez des conseils pour se garer en ville ?
Je suis entrain de finaliser l'organisation de notre voyage prévu fin aout début septembre au départ de Thessalonique. Au début nous souhaitions découvrir principalement l'albanie, mais des contraintes de billets d'avion nous ont amené à revoir notre programme et d'y inclure le nord de la grece, région des météores/corfou, et de restreindre notre découverte de l'albanie au sud. J'aurai bien aimé avoir vos conseils, retour sur un programme tres/trop chargé que nous avons prévu.
J1 - Arrivée Thessalonique – visite Thessalonique J2 – route vers Kastraki météores - debut visite des monasteres J3 - visite Meteores (suite) – route vers Aristi (nuit à Aristi) J4 – rafting dans le parc national de Viko-Aoos, ou randonée equestre ou escalade - route vers Corfou – visite Corfou town– nuit Corfou town J5 – route vers Saranda - passage à la plage pasqyra J6 - route tot le matin pour Permet - activité dans le cayon/rafting/ballade – route pour Korca J7 – Ohrid (Macedoine) - passage par Drilon pour déjeuner / baignade J8 – route Skopje - visite de la capitale (?) J9 - route Skopje - Thessalonique décolage en soirée pour Paris.
Merci par avance pour vos retours, conseils et recommandation pour la région,
Kmiye
Ps: dernière question, il parait que le stationnement à Thessalonique est très compliqué. Pourtant nous souhaiterions prendre notre voiture de location des notre arrivée pour pouvoir partir rapidement le lendemain matin pour les météores. Auriez des conseils pour se garer en ville ?
Nous étions déjà venus dans les Balkans en 2008 mais sans visiter l'Albanie, ce sera donc le but de notre voyage cet automne. Depuis ce voyage, il y a dix ans, le tourisme a explosé dans ces pays, ce qui ne se fait pas sans détérioration de l'environnement, hélas, surtout le long des côtes...
Après la traversée des Balkans, nous parcourrons l'Albanie du nord-ouest vers l'est, avec une petite incursion en Macédoine, puis descendrons en Grèce du nord avec un séjour sur l'île de Lefkada puis nous remonterons vers les gorges du Vikos, avant de repasser en Albanie où nous suivrons la côte, visiterons Berat, et reviendrons à Shkoder pour refaire la route en sens inverse (Montenegro, Croatie, Slovénie) et une halte à Venise avant de rentrer chez nous... le tout en un mois et demi, environ (du 10/09 au 18/10/2018)
La route jusqu'en Albanie :Le 10 et le 11/09/2018 : Traversée de la France (nous partons de l'ouest, région nantaise)
Le 12/09 : nous passons le col du Petit St Bernard puis c'est la descente vers la vallée d'Aoste. En Italie, nous prenons l'autoroute. Ce sera une très longue journée assez stressante du fait de la quantité incroyable de camions de toutes nationalités qui empruntent cette autoroute (nous en avions déjà fait l'expérience plusieurs fois, traverser l'Italie du nord, c'est coton ). 3ème étape près de Trieste, à Monfalcone, le long d'un petit port : Marina Nova. Endroit bien tranquille et balade le long de la plage qui nous permet de décompresser après toute cette route... et ce n'est pas fini!
Jeudi 13/09/2018 : Nous entrons en Slovénie. Il n'y a pas de péage pour aller de Kosina à Pasjak, à la frontière croate. Ce n'est pas une autoroute. La Slovénie est vite traversée et nous voilà en Croatie. Nous suivons la côte : Rijeka, Kraljevica, Novi Vinodolski. La côte est très urbanisée, aménagée à outrance... difficile de se garer par là... nous trouvons un petit coin sauvage pour déjeuner sur les falaises. Notre premier bain de mer depuis le départ. C'est bien agréable, la mer est toujours aussi transparente que quand nous étions venus en Croatie il y a dix ans déjà! Nous décidons de passer par la montagne en prenant une route qui monte en lacets jusqu'à Ottoçac, petite ville tranquille où nous changeons quelques euros à la banque (très bon taux, pas de commission), histoire d'avoir quelques kunas sur nous au cas où. La route traverse des villages où l'on peut encore voir des traces de la guerre qui est pourtant finie depuis vingt ans. On voit bien que tout est misé sur le tourisme, côte hyper moderne et construite, arrière-pays laissé à l'abandon, et ça, nous le verrons dans tous les pays des Balkans... Nous passons la nuit dans la montagne dans un cadre magnifique, mais il ne faut pas s'aventurer dans les bois environnants, il y reste des mines, comme l'indiquent les panneaux ornés d'une tête de mort.
Vendredi 14/09 : Il nous reste 11kms de piste caillouteuse à emprunter pour descendre de l'autre côté de la montagne et atteindre la route qui mène à la côte en passant par Knin, puis Sinj. Nous passons près du grand lac Perucko. La route serpente dans un paysage de collines et maquis jusqu'à Makarska où nous prenons la route de côte jusqu'à Dubrovnik où nous arrivons vers 17h30 (après avoir traversé la petite partie du littoral bosniaque et donc passage de frontières à chaque bout!). Ici, c'est évidemment très touristique et très développé : beaucoup d'immeubles et centres commerciaux, grosse circulation à cette heure. Nous allons au camping Kupari à 11kms de Dubrovnik où nous étions déjà venus il y a dix ans. Il n'a pas changé! Il est très agréablement situé dans un parc arboré, un peu sauvage et assez vaste pour que l'on ne soit pas les uns sur les autres contrairement à un autre camping que nous avions vus non loin où les gens étaient serrés comme des sardines dans un petit espace sans ombre... De plus il n'est pas cher : 18€ pour 2 et le fourgon. La plage est de l'autre côté de la route mais il y a un passage souterrain pour la traverser. Ce qui nous étonne beaucoup, c'est que le grand ensemble d'immeubles et de salles de réception situé autour de cette petite plage, dans un grand parc, est resté dans le même état d'abandon comme nous l'avions découvert en 2008. Ce complexe touristique réservé aux membres du gouvernement et de l'armée au temps de Tito, a été bombardé en 1991 et depuis la fin de la guerre, il est resté propriété de l'état qui n'a pas trouvé preneur pour le reconstruire et, depuis, le temps continue son oeuvre... Etrange, dans c'est endroit hyper-touristique, à proximité de Dubrovnik de trouver encore des bâtiments dans cet état alors que le potentiel est énorme... en attendant, il est accessible à tous, ce qui permet d'accéder à la plage et de s'y prélasser dans l'atmosphère un peu particulière de fin d'une époque !
Samedi 15/09/2018 : Passage de la frontière avec le Montenegro, puis nous prenons la belle route qui longe les bouches de Kotor. Par ici, c'est hyper-touristique, beaucoup plus qu'il y a dix ans. Beaucoup de circulation, des cars de touristes qui débarquent des groupes... l'horreur ! La côte est très bétonnée... nous quittons le bord de mer pour le lac Skadar et faisons une petite halte pour revoir le petit bourg de Virpazar que nous avions beaucoup aimé en 2008 et qui s'était révélé si tranquille à l'époque... mais là, horreur : une circulation énorme dans ce petit village, des véhicules garés partout, un monde de fou (nous sommes samedi, ceci explique peut-être cela). Nous sommes bien déçus, décidément...
Nous arrivons à la frontière albanaise à Hani i Hotit, après avoir traversé des endroits très très moches : entrepôts de matériaux, bâtiments construits n'importe où et n'importe comment), nous passons la frontière en 30mn et gagnons le bord du lac Skadar où nous trouvons un très joli endroit au bout d'un chemin où se trouve un camping. Nous sommes en pleine nature, face au lac où nous nous baignons et assistons au superbe coucher de soleil...
Bonjour à tous, avec ma copine, Nous partons en aout pour 16 jours en Albanie et macédoine. Nous atterrirons à Skopje le 5
Quelles sont les immanquables de ces 2 pays. Je tiens à préciser que nous serons certainement en transport en commun et J'ai cru comprendre que les temps de trajet pouvait être très long.
Nous sommes sûr de faire le park de valbone à Theth et aimerions le faire des le départ. Quel est la meilleure solution pour y arriver de Skopje en transport en commun?
Par la suite, le lac Schkodra et le lac Ohrid me semble également à ne pas manquer.
Nous souhaitons d'ailleurs dormir au moins une nuit en monastère en macédoine? Avez vous des plans?
Pour revenir à ma première question, Qui a t'il d'autres à ne pas manquer (en Albanie principalement)?
Je souhaiterais faire un peu les plages entre Dhermi et Ksamil ou même voir le blue eye mais ma copine pense que c'est trop compliqué d'y aller par rapport au 16 jours qu'on a.
Merci d'avance
Quelles sont les immanquables de ces 2 pays. Je tiens à préciser que nous serons certainement en transport en commun et J'ai cru comprendre que les temps de trajet pouvait être très long.
Nous sommes sûr de faire le park de valbone à Theth et aimerions le faire des le départ. Quel est la meilleure solution pour y arriver de Skopje en transport en commun?
Par la suite, le lac Schkodra et le lac Ohrid me semble également à ne pas manquer.
Nous souhaitons d'ailleurs dormir au moins une nuit en monastère en macédoine? Avez vous des plans?
Pour revenir à ma première question, Qui a t'il d'autres à ne pas manquer (en Albanie principalement)?
Je souhaiterais faire un peu les plages entre Dhermi et Ksamil ou même voir le blue eye mais ma copine pense que c'est trop compliqué d'y aller par rapport au 16 jours qu'on a.
Merci d'avance
🙂Bonjour !
Je pars faire mon Service volontaire européen, SVE, en Macédoine à Skopje dès Septembre! J'suis très excitée à l'idée de partir dans un pays que je connais pas du tout, mais à la fois très effrayée aussi 🤪 Est-ce que des gens connaissent un peu la Macédoine, Skopje, et aussi l'expérience SVE ?
Merciii😉
Ludi
Je pars faire mon Service volontaire européen, SVE, en Macédoine à Skopje dès Septembre! J'suis très excitée à l'idée de partir dans un pays que je connais pas du tout, mais à la fois très effrayée aussi 🤪 Est-ce que des gens connaissent un peu la Macédoine, Skopje, et aussi l'expérience SVE ?
Merciii😉
Ludi
Bonjour chères lectrice et chers lecteurs,
Introduction
Après l'étape albanaise, écourtée du fait notamment de l'absence de 4 roues motrices sur mon véhicule, poursuivons mon petit périple avec la deuxième étape balkanique, la Macédoine.
Avant d'entrer en Macédoine, j'avais pris quelques infos sur ce pays sur Internet et surtout dans les rares guides existants, chez Gibert jeune ou Josepf, je ne sais plus (je les confonds tout le temps), à Paris. En pénétrant en territoire macédonien, j'ignorais le nom même de la monnaie locale, son cours, le niveau de développement du pays (qui a connu la guerre à la fin des années 1990), je n'avais pas de guide (pour une fois !) ni la moindre adresse de resto ou de logement.
J'avais par contre une carte de l'ex-yougo, une carte de la grèce (on y voit le sud de la macédoine), quelques notions de géopolitique (problème du nom de ''Macédoine'', contesté par ces Grecs hyper nationalistes, pour qui le nom "Macédoine" leur appartient et qui ont imposé internationalement le doux nom de FYROM pour ce pays), je savais qu'Ohrid était une ville magnifique, classée au patrimoine mondial de l'Unesco, que Bitola ou Skopje jouent régulièrement des coupes d'Europe de football (comme quoi ça sert de s'y connaitre en football), que la Macédoine fut un Front pendant la 1ère Guerre mondiale et que des milliers de Français y combattirent... Enfin, j'étais déjà venu dans la région en 1985 et en 1987 (du temps de la Yougo), tout petit, mais je n'en avais presque aucun souvenir. J'ai par contre conservé des prospectus touristiques de l'époque (l'ambassade de Macédoine actuelle n'en a aucun !).
Premier jour
Ce lundi 24 juillet, nous quittâmes l'Albanie en fin de journée. Le très joli et très original drapeau macédonien nous accueillit. Il fait penser au drapeau impérial japonais ! Il s'agit ici d'un solei rouge rayonnant (traits rouges) sur fond jaune. Il représente le symbole de la dynastie macédonienne antique (Philippe II, Alex le Grand, etc.), que l'on a retrouvé notamment sur des obejts de la tombe de Vergina, en Grèce.
Après la frontière, dont les formalités étaient finalement simples et assez rapides, une belle route déserte nous accueillit, descendant la montagne jusqu'à Struga. C'est ici que me vint mon seul souvenir macédonien de mes voyages du milieu des années 1980 (en dehors des glaces à 6 boules de Skpoje) : sur cette route, le Transporter Volkswagen blanc de mes parents s'était garé sur la droite (dans notre veine tentative de passer en Albanie sans visa). Je descendis à la rencontre d'un routier albanais garé un peu plus haut, avec mon sachet de pièces de monnaies étrangères, voulant lui faire comprendre que je souhaitais qu'il me donne quelques monnaies albanaises, rares à l'époque en occident (et ailleurs). Il a fait semblant de ne pas comprendre, visiblement. J'étais triste. Voilà, c'est presque le seul souvenir de la Macédoine de l'époque yougoslave que j'ai (par contre on a conservé des vieux films super8 où on voit notamment des paysages de montagne et un monastère, Sv Jovan Bigorvski, identifié grâce à Internet !)
Ce lundi 24 juillet 2006, rapidement, nous furent confrontés à une double surprise. La première vient du ciel, qui commençait à s'obscurcir. Et en 15 minutes nous subîmes une belle averse. Venant d'Italie et d'Albanie, où il a toujours fait chaud et sec, nous fûmes suspris. Néanmoins, un peu de fraicheur fait du bien, pensai-je, car j'ignorais que la pluie allait encore venir nous visiter en grèce, en bulgarie, en serbie, en croatie, en slovénie et même à Venise ! Attention, si vous visitez les balkans fin juillet/début août, il peut pleuvoir et longtemps et partout !
Nous sommes arrivés rapidement à Ohrid, au bord d'un lac qui ressemble, à l'échelle de l'homme, à une mer intérieure. Je me gare dans le centre, les parkings sont payants et gardés. Je vais immédiatement essayer de retirer de l'argent local. Le centre, malgré la pluie qui vient de cesser, est animé. La rue commerçante principale est bordée de nombreuses boutiques, les enseignes sont omniprésentes, tout est propre, neuf (ici, je ne dit pas beau !) ! c'est ma deuxième surprise, car cela contraste complétement avec tout ce qu'on a vu en Albanie ! La Macédoine, en première impression, a l'air plutôt propre et moderne ! Chaussée et trotoires sont impecables ! (certes, ce n'est pas le cas en s'eloignant du centre-ville). Quant aux Macédoniens (je n'ai vu que des jeunes), ils s'habillent à la mode (mais j'ignore laquelle) et de manière souvent excentrique ! garçons comme fille. Cela m'a beaucoup surpris : percings, dreds, vêtements amples, tout y passe, mêmes les gothiques ! Sont p't être un peu trop modernes, ces jeunes macédoniens (il devait y avoir aussi des touristes slaves).
Il est 17h lorsque je retire mes premiers dinars macédoniens (ticket de la banque faisant foi !), abrégés en DEN. Je me fais rapidement une fiche de conversion à double variantes (1€=... ; 100 DEN =...). J'en avais déjà préparé une plastifiée pour l'Albanie !
Maintenant, tous les voyageurs doivent faire de même, après l'argent, le logement ! J'opte pour le camping. Reste à en trouver un...On longe le Lac d'Ohrid le long de sa rive Est. Le paysage est tres beau, le lac est dominé par une montagne boisée, la route est coincée entre cette masse et le rivage. On s'arrête à un premier camping. Aie, il est bourré de monde, on a l'impression que la moitié des Macédoniens s'y entasse. Finalement, on est rassuré lorsqu'on nous dit qu'il est complet. On poursuit notre route, s'arrêtant ensuite pour une ''chambre d'hôte''. Je rentre dans la maison qui ressemble à...un squat de SDF ! Bon, on ne va pas insister, on continue vers le Sud pour trouver un autre camping où on aura au moins quelques m² pour planter notre tente Quechua 2' (et ça marche !!!!). Je commence à désepérer, malgré le beauté du paysage, lorsque je vois enfin un deuxième camping !
Bien placé, au bord de l'eau, sur un petit promontoire rocheux, il est idéal. Il y a de la place et en plus il n'est pas cher ! Son nom ? Tout est écrit en cyrillique. Je crois lire "Autocamp Gradiote'', ou quelque chose de proche.
Les macédoniens ont entassé leurs caravanes et leurs tentes sous les arbres. Les étrangers (des Hollandais, quelques Slovènes et...nous) préférent avoir un peu d'espace et s'installer sur une petite butte rocheuse, légèrement en pente, qui offre une très belle vue sur le lac qu'elle domine. En 2 secondes la tente est installée (normal). On fait quelques courses au market et on repère les sanitaires (beurk !), on ira plutôt dans la nature, à côté !
Je me baigne dans le lac (à partir de la plage de graviers) de nuit : qu'est-ce que c'est agréable ! eau douce, encore assez chaude, personne dans l'eau !
On se couche assez tot afin d'être en forme pour visiter Ohrid, c'est alors que je pris connaissance d'une coutume populaire macédonienne propre au camping : le concours du "maxi décibel". Mes voisins macédoniens de droite mirent leur radio à fond, de la techno à la sauce macédonienne, si je puis dire 😛 ! imaginez la saveur ! Tout le camping devait l'entendre. Et cela suscita un phénomène d'émulation. Un autre voisin mit de la musique traditionnelle à fond, puis un autre encore renchérit dessus...quelle cacophonie douloureuse, et cela dura quelques heures.
Vers 1h du matin, les Macédoniens se calmèrent, mais les jeunes hollandais prirent la suite ! Peu de temps, heureusement.
Deuxième jour
Nous quittons le camping. Nous payons 7.6 € (480 DEN), une misère, vue le cadre naturel ! Par contre les sanitaires et les nuisances sonores noctures, c'est autre chose !
Nous arrivons rapidement à Ohrid. Après avoir garé la voiture dans le parking gardé du "port", nous nous balladons le long du quaie, sous un soleil matinal, la promenade, longe la magnifique lac d'Ohrid et nous conduit vers la vieille ville, bordée dans sa partie basse par la rue commerçante animée.
Je n'avais aucun souvenir de la vieille ville d'Ohrid.
Et pourtant, c'est une perle des Balkans, un des endroits que j'ai préférés dans les Balkans.
Située sur une grosse colline dominant l'antique Via Egnatia, que je suis depuis Durres (cf Itinéraire Présentation et II), Ohrid est composée d'un enchevêtrement de ruelles typiques, de maison à encorbellemnt du XIXe siècle, de chapelles et d'église byzantines à chaque coin de rue ; il y règne une ambiance d'authenticité car même les ruelles peu touristiques, toujours en pente, ont leurs merveilles cachées, insérées dans les murs des habitations.
En plus de cette ensemble plein de charmes, Ohrid possède des monuments particulièrement remarquables : célèbre église St-Jean de Canée (perchée sur un rocher qui domine le lac d'Ohrid), la cathedrale Ste-Sophie et ses fresques byzantines (XIe siècle), St-Clément (inaugurée en 893), les vestiges d'une basilique paléochrétienne des IV-Ve siècle avec de belles mosaiques de cette période, un théâtre romain assez bien conservé (pour les gradins) et la fortresse du Tsar bulgare Samuel (XIe siècle)
Ohrid mériterait d'être classée 3 fois au patrimoine mondiale de l'Unesco 😉.
Le gouvernement macédonien a conscience de la valeur exceptionnelle de cet ensemble puisque de nombreuses restaurations et fouilles archéologiques ont lieux depuis quelques années :la basilique paléochrétienne est recouverte par une grande structure protectrice qui imite les toits disparus depuis 1500 ans.un baptistère du Ve, avec de tres belles mosaiques, est protégé par une structure du même typetout autour de ce secteur, au sommet de la colline d'ohrid, des fouilles archeologiques ont mis au jour des vestiges d'une autre eglise byzantine, rasée par les Turcs, les archeologues fouillaient des tombes et consolidaient des mosaiques devant nousla forteresse de samuel a été restauré, elle est tres impressionnante. on y trouve des vestiges (bases de murs) de fortifications romaines)
Les subventions européennes ne doivent pas être négligeables, mais au moins ils les utilisent efficacemment, les Macédoiniens. Certes, cette action n'est certainement pas dépourvue d'intérêts politiques (nécessité d'affirmer une identité macédonienne, pour ce jeune Etat, en puissant dans l'histoire de cette contrée)
Comme vous pouvez vous en douter, j'ai tout visiter ! 😎 j'en ai pris moultes photos. Arrivés au sommet de la forteresse du tsar samuel, d'où la vue panoramique est magnifique côté lac, intéressante côté intérieur, le ciel a commencé à se couvrir, encore !
Il plut, bien sûr, mais c'était finalement formidable car rapidement nous étions seuls dans les ruelles humides, désertées.
Revenus dans la rue animée du bas, nous nous présipitâmes dans un restaurant charmant, "l'Antico", afin de déguster une fameuse truite d'Ohrid. De quoi s'agit-il ? je ne vous le dis pas, car je compte en mettre une photo sur notre petit jeu ''photos''...😛
En tous cas, on s'est régalé. On voulait faire un petit tour en bâteau sur le lac d'Ohrid, mais tous les batteliers avaient disparus, du fait des intempéries. Alors qu'il pleuvait toujours, en cette fin de mois de juillet, nous retournâmes donc à la voiture, afin de reprendre notre route à destination de la Grèce.
Comme d'habitude, les indications étant déficientes, nous nous perdîmes 5 minutes dans des quartiers éloigniés du centre, ce qui nous permis de voir l'autre face de cette ville touristique (touristes macédoniens et balkaniques, essentiellement). Les rues secondaires sont dans un état moyen, on y trouve quelques NDP (expression que je n'avais pas utilisé depuis longtemps ! 😉).
Pour partir d'Ohrid, il faut en fait retourner en direction de Struga, puis prendre une grande route vers l'Est en direction de Resen. Je n'ai pas vu le moindre panneau dans cette direction, ma boussole m'a bien servie. La route du Sud-est, vers Bitola et la Grèce est souvent tres belle, elle traverse des vallons assez montagneux et souvent boisés. Les localités sont rares. Et la circulation ? Peu dense, les vehicules rencontrés roulaient assez vite mais rarement dangereusement . La chaussée est souvent large, parfois elle se transforme en 3 voies magnifique !
A Resen même, où il pleuvait de nouveau, la route est moyenne, on trouve quelques NDP, mais par la suite elle redevient bonne voire excellente.
A Bitola, pas le temps de voir le site antique d'Heraklea, on veut du soleil grec, vite !!! Je me perds dans la banlieue sud-est de la ville, recherchant partout un panneau "Greece" (j'en avais vu un auparavant), vainnement. Une route dans un état moyen part vers le Sud, cela doit être cela. Puis j'ai un doute, je m'arrête. Ma coéquipière voit un panneau, elle me dit, c'est par là. je regarde, il n'y a pas écrit ''Greece'' ni un autre nom connu de la Grèce. En fait, ce panneau indiquait quelque chose comme "Krejse'' !!! Qui veut dire grèce en macédonien, visiblement. Mouais'f, pas très sympas pour les touristes occidentaux les types de la DDE locale ! C'était donc la bonne route, comme quoi cela sert à quelque chose, une boussole en vacances !
En continuant vers le Sud, le paysage change, la région devient parfaitement plate, nous longeons une grosse montagne sur notre droite. On passe devant un certain nombre de panneaux de pub et de petites entreprises, le commerce vers la Grèce a l'air actif, dans le secteur.
Puis vint la frontière grecque, en pleine plaine, si je puis dire (comme quoi il n'y a pas de discontinuité géographique entre la Macédoine grecque et la Macédoine indépendante).
A la douane, côté macédonien (Metzitlia), c'est très rapide, aucun problème. Côté grec (Niki, frontière que j'avais franchie étant gosse), je demande à la fonctionnaire grecque de me mettre un tampon sur mon passeport (comme "souvenir", lui dis-je). Elle refuse, arguant que je suis membre de l'UE. Je lui rétorque qu'en Autriche, en Tchéquie et en Pologne, les douaniers, sympas, ont accepté ! Elle ne veut rien savoir et en plus, elle m'interdit d'aller au duty free-shop qui est 5m derière moi ! Ils commencent bien, ces Grecs ! A ce moment, je suis déjà allé 8 fois dans ce pays et je n'ai pas que des bons souvenirs sur leur mentalité ! J'en ai rencontré, des Grecs c..., et pas qu'un ! Je ne parle pas des racistes. Ici, pourtant, j'avais fais fis de tous mes pré-jugés sur les Grecs. Mais ne généralisons pas, me dis-je, on verra bien ! Pour le moment, je dois prendre la route direction Thessalonique et trouver un endroit pour dormir, car je n'ai rien réservé !
CONCLUSION
La Macédoine est un petit pays dont la partie sud, au moins, est très chouette et mérite un détour et même un voyage (Ohrid). j'ai vu que ce pays a été tres peu mentionné dans les discussions (3 sujets seulement, dont celui-ci). Pourtant le pays possède de magnifiques paysages, il semble plutôt propre, tourné vers l'avant, soucieux de son patrimoine ; les routes sont bonnes voire excellentes pour celles que j'ai prises ; la vie est bon marché dans la plupart des cas ; quant aux Macédoniens mêmes, j'ai discuté avec quelques uns d'entre eux, qui paraissaient plutôt sympas. Pas de quoi tirer des conclusions définitives toutefois.
Franchement, sur tout ce que j'ai vu, la Macédoine a le niveau pour entrer dans l'UE, peut être plus que d'autres...(roumanie, bulgarie)
(à suivre dans Itinéraire...IV La Grèce du Nord)
Macédoine pratiquetaxe d'entrée et de sortie : rien !1€ = 63 DEN (dinars macédonien)parking gardé : 1€/1.5€ maxi (50den la journée pour celui du ''port'')camping Gradiote (Ohrid) : 480 den (7.6€) tente+voiture+2 personnesvisite fortresse de samuel : 30 den / personne (0.5€)resto Antico (Ohrid) : 1670 den (26.5 €) pour deux, repas complet avec vin et truite; carte visa acceptéeMc'Do d'Ohrid : 3/4€ maxi le menuessence SP95 : environ 70den/L (1.1 €/L)
Vous le voyez, la vie n'est pas très chère en Macédoine, sauf pour les bons restos et sans doute pour les hôtels...
Introduction
Après l'étape albanaise, écourtée du fait notamment de l'absence de 4 roues motrices sur mon véhicule, poursuivons mon petit périple avec la deuxième étape balkanique, la Macédoine.
Avant d'entrer en Macédoine, j'avais pris quelques infos sur ce pays sur Internet et surtout dans les rares guides existants, chez Gibert jeune ou Josepf, je ne sais plus (je les confonds tout le temps), à Paris. En pénétrant en territoire macédonien, j'ignorais le nom même de la monnaie locale, son cours, le niveau de développement du pays (qui a connu la guerre à la fin des années 1990), je n'avais pas de guide (pour une fois !) ni la moindre adresse de resto ou de logement.
J'avais par contre une carte de l'ex-yougo, une carte de la grèce (on y voit le sud de la macédoine), quelques notions de géopolitique (problème du nom de ''Macédoine'', contesté par ces Grecs hyper nationalistes, pour qui le nom "Macédoine" leur appartient et qui ont imposé internationalement le doux nom de FYROM pour ce pays), je savais qu'Ohrid était une ville magnifique, classée au patrimoine mondial de l'Unesco, que Bitola ou Skopje jouent régulièrement des coupes d'Europe de football (comme quoi ça sert de s'y connaitre en football), que la Macédoine fut un Front pendant la 1ère Guerre mondiale et que des milliers de Français y combattirent... Enfin, j'étais déjà venu dans la région en 1985 et en 1987 (du temps de la Yougo), tout petit, mais je n'en avais presque aucun souvenir. J'ai par contre conservé des prospectus touristiques de l'époque (l'ambassade de Macédoine actuelle n'en a aucun !).
Premier jour
Ce lundi 24 juillet, nous quittâmes l'Albanie en fin de journée. Le très joli et très original drapeau macédonien nous accueillit. Il fait penser au drapeau impérial japonais ! Il s'agit ici d'un solei rouge rayonnant (traits rouges) sur fond jaune. Il représente le symbole de la dynastie macédonienne antique (Philippe II, Alex le Grand, etc.), que l'on a retrouvé notamment sur des obejts de la tombe de Vergina, en Grèce.
Après la frontière, dont les formalités étaient finalement simples et assez rapides, une belle route déserte nous accueillit, descendant la montagne jusqu'à Struga. C'est ici que me vint mon seul souvenir macédonien de mes voyages du milieu des années 1980 (en dehors des glaces à 6 boules de Skpoje) : sur cette route, le Transporter Volkswagen blanc de mes parents s'était garé sur la droite (dans notre veine tentative de passer en Albanie sans visa). Je descendis à la rencontre d'un routier albanais garé un peu plus haut, avec mon sachet de pièces de monnaies étrangères, voulant lui faire comprendre que je souhaitais qu'il me donne quelques monnaies albanaises, rares à l'époque en occident (et ailleurs). Il a fait semblant de ne pas comprendre, visiblement. J'étais triste. Voilà, c'est presque le seul souvenir de la Macédoine de l'époque yougoslave que j'ai (par contre on a conservé des vieux films super8 où on voit notamment des paysages de montagne et un monastère, Sv Jovan Bigorvski, identifié grâce à Internet !)
Ce lundi 24 juillet 2006, rapidement, nous furent confrontés à une double surprise. La première vient du ciel, qui commençait à s'obscurcir. Et en 15 minutes nous subîmes une belle averse. Venant d'Italie et d'Albanie, où il a toujours fait chaud et sec, nous fûmes suspris. Néanmoins, un peu de fraicheur fait du bien, pensai-je, car j'ignorais que la pluie allait encore venir nous visiter en grèce, en bulgarie, en serbie, en croatie, en slovénie et même à Venise ! Attention, si vous visitez les balkans fin juillet/début août, il peut pleuvoir et longtemps et partout !
Nous sommes arrivés rapidement à Ohrid, au bord d'un lac qui ressemble, à l'échelle de l'homme, à une mer intérieure. Je me gare dans le centre, les parkings sont payants et gardés. Je vais immédiatement essayer de retirer de l'argent local. Le centre, malgré la pluie qui vient de cesser, est animé. La rue commerçante principale est bordée de nombreuses boutiques, les enseignes sont omniprésentes, tout est propre, neuf (ici, je ne dit pas beau !) ! c'est ma deuxième surprise, car cela contraste complétement avec tout ce qu'on a vu en Albanie ! La Macédoine, en première impression, a l'air plutôt propre et moderne ! Chaussée et trotoires sont impecables ! (certes, ce n'est pas le cas en s'eloignant du centre-ville). Quant aux Macédoniens (je n'ai vu que des jeunes), ils s'habillent à la mode (mais j'ignore laquelle) et de manière souvent excentrique ! garçons comme fille. Cela m'a beaucoup surpris : percings, dreds, vêtements amples, tout y passe, mêmes les gothiques ! Sont p't être un peu trop modernes, ces jeunes macédoniens (il devait y avoir aussi des touristes slaves).
Il est 17h lorsque je retire mes premiers dinars macédoniens (ticket de la banque faisant foi !), abrégés en DEN. Je me fais rapidement une fiche de conversion à double variantes (1€=... ; 100 DEN =...). J'en avais déjà préparé une plastifiée pour l'Albanie !
Maintenant, tous les voyageurs doivent faire de même, après l'argent, le logement ! J'opte pour le camping. Reste à en trouver un...On longe le Lac d'Ohrid le long de sa rive Est. Le paysage est tres beau, le lac est dominé par une montagne boisée, la route est coincée entre cette masse et le rivage. On s'arrête à un premier camping. Aie, il est bourré de monde, on a l'impression que la moitié des Macédoniens s'y entasse. Finalement, on est rassuré lorsqu'on nous dit qu'il est complet. On poursuit notre route, s'arrêtant ensuite pour une ''chambre d'hôte''. Je rentre dans la maison qui ressemble à...un squat de SDF ! Bon, on ne va pas insister, on continue vers le Sud pour trouver un autre camping où on aura au moins quelques m² pour planter notre tente Quechua 2' (et ça marche !!!!). Je commence à désepérer, malgré le beauté du paysage, lorsque je vois enfin un deuxième camping !
Bien placé, au bord de l'eau, sur un petit promontoire rocheux, il est idéal. Il y a de la place et en plus il n'est pas cher ! Son nom ? Tout est écrit en cyrillique. Je crois lire "Autocamp Gradiote'', ou quelque chose de proche.
Les macédoniens ont entassé leurs caravanes et leurs tentes sous les arbres. Les étrangers (des Hollandais, quelques Slovènes et...nous) préférent avoir un peu d'espace et s'installer sur une petite butte rocheuse, légèrement en pente, qui offre une très belle vue sur le lac qu'elle domine. En 2 secondes la tente est installée (normal). On fait quelques courses au market et on repère les sanitaires (beurk !), on ira plutôt dans la nature, à côté !
Je me baigne dans le lac (à partir de la plage de graviers) de nuit : qu'est-ce que c'est agréable ! eau douce, encore assez chaude, personne dans l'eau !
On se couche assez tot afin d'être en forme pour visiter Ohrid, c'est alors que je pris connaissance d'une coutume populaire macédonienne propre au camping : le concours du "maxi décibel". Mes voisins macédoniens de droite mirent leur radio à fond, de la techno à la sauce macédonienne, si je puis dire 😛 ! imaginez la saveur ! Tout le camping devait l'entendre. Et cela suscita un phénomène d'émulation. Un autre voisin mit de la musique traditionnelle à fond, puis un autre encore renchérit dessus...quelle cacophonie douloureuse, et cela dura quelques heures.
Vers 1h du matin, les Macédoniens se calmèrent, mais les jeunes hollandais prirent la suite ! Peu de temps, heureusement.
Deuxième jour
Nous quittons le camping. Nous payons 7.6 € (480 DEN), une misère, vue le cadre naturel ! Par contre les sanitaires et les nuisances sonores noctures, c'est autre chose !
Nous arrivons rapidement à Ohrid. Après avoir garé la voiture dans le parking gardé du "port", nous nous balladons le long du quaie, sous un soleil matinal, la promenade, longe la magnifique lac d'Ohrid et nous conduit vers la vieille ville, bordée dans sa partie basse par la rue commerçante animée.
Je n'avais aucun souvenir de la vieille ville d'Ohrid.
Et pourtant, c'est une perle des Balkans, un des endroits que j'ai préférés dans les Balkans.
Située sur une grosse colline dominant l'antique Via Egnatia, que je suis depuis Durres (cf Itinéraire Présentation et II), Ohrid est composée d'un enchevêtrement de ruelles typiques, de maison à encorbellemnt du XIXe siècle, de chapelles et d'église byzantines à chaque coin de rue ; il y règne une ambiance d'authenticité car même les ruelles peu touristiques, toujours en pente, ont leurs merveilles cachées, insérées dans les murs des habitations.
En plus de cette ensemble plein de charmes, Ohrid possède des monuments particulièrement remarquables : célèbre église St-Jean de Canée (perchée sur un rocher qui domine le lac d'Ohrid), la cathedrale Ste-Sophie et ses fresques byzantines (XIe siècle), St-Clément (inaugurée en 893), les vestiges d'une basilique paléochrétienne des IV-Ve siècle avec de belles mosaiques de cette période, un théâtre romain assez bien conservé (pour les gradins) et la fortresse du Tsar bulgare Samuel (XIe siècle)
Ohrid mériterait d'être classée 3 fois au patrimoine mondiale de l'Unesco 😉.
Le gouvernement macédonien a conscience de la valeur exceptionnelle de cet ensemble puisque de nombreuses restaurations et fouilles archéologiques ont lieux depuis quelques années :la basilique paléochrétienne est recouverte par une grande structure protectrice qui imite les toits disparus depuis 1500 ans.un baptistère du Ve, avec de tres belles mosaiques, est protégé par une structure du même typetout autour de ce secteur, au sommet de la colline d'ohrid, des fouilles archeologiques ont mis au jour des vestiges d'une autre eglise byzantine, rasée par les Turcs, les archeologues fouillaient des tombes et consolidaient des mosaiques devant nousla forteresse de samuel a été restauré, elle est tres impressionnante. on y trouve des vestiges (bases de murs) de fortifications romaines)
Les subventions européennes ne doivent pas être négligeables, mais au moins ils les utilisent efficacemment, les Macédoiniens. Certes, cette action n'est certainement pas dépourvue d'intérêts politiques (nécessité d'affirmer une identité macédonienne, pour ce jeune Etat, en puissant dans l'histoire de cette contrée)
Comme vous pouvez vous en douter, j'ai tout visiter ! 😎 j'en ai pris moultes photos. Arrivés au sommet de la forteresse du tsar samuel, d'où la vue panoramique est magnifique côté lac, intéressante côté intérieur, le ciel a commencé à se couvrir, encore !
Il plut, bien sûr, mais c'était finalement formidable car rapidement nous étions seuls dans les ruelles humides, désertées.
Revenus dans la rue animée du bas, nous nous présipitâmes dans un restaurant charmant, "l'Antico", afin de déguster une fameuse truite d'Ohrid. De quoi s'agit-il ? je ne vous le dis pas, car je compte en mettre une photo sur notre petit jeu ''photos''...😛
En tous cas, on s'est régalé. On voulait faire un petit tour en bâteau sur le lac d'Ohrid, mais tous les batteliers avaient disparus, du fait des intempéries. Alors qu'il pleuvait toujours, en cette fin de mois de juillet, nous retournâmes donc à la voiture, afin de reprendre notre route à destination de la Grèce.
Comme d'habitude, les indications étant déficientes, nous nous perdîmes 5 minutes dans des quartiers éloigniés du centre, ce qui nous permis de voir l'autre face de cette ville touristique (touristes macédoniens et balkaniques, essentiellement). Les rues secondaires sont dans un état moyen, on y trouve quelques NDP (expression que je n'avais pas utilisé depuis longtemps ! 😉).
Pour partir d'Ohrid, il faut en fait retourner en direction de Struga, puis prendre une grande route vers l'Est en direction de Resen. Je n'ai pas vu le moindre panneau dans cette direction, ma boussole m'a bien servie. La route du Sud-est, vers Bitola et la Grèce est souvent tres belle, elle traverse des vallons assez montagneux et souvent boisés. Les localités sont rares. Et la circulation ? Peu dense, les vehicules rencontrés roulaient assez vite mais rarement dangereusement . La chaussée est souvent large, parfois elle se transforme en 3 voies magnifique !
A Resen même, où il pleuvait de nouveau, la route est moyenne, on trouve quelques NDP, mais par la suite elle redevient bonne voire excellente.
A Bitola, pas le temps de voir le site antique d'Heraklea, on veut du soleil grec, vite !!! Je me perds dans la banlieue sud-est de la ville, recherchant partout un panneau "Greece" (j'en avais vu un auparavant), vainnement. Une route dans un état moyen part vers le Sud, cela doit être cela. Puis j'ai un doute, je m'arrête. Ma coéquipière voit un panneau, elle me dit, c'est par là. je regarde, il n'y a pas écrit ''Greece'' ni un autre nom connu de la Grèce. En fait, ce panneau indiquait quelque chose comme "Krejse'' !!! Qui veut dire grèce en macédonien, visiblement. Mouais'f, pas très sympas pour les touristes occidentaux les types de la DDE locale ! C'était donc la bonne route, comme quoi cela sert à quelque chose, une boussole en vacances !
En continuant vers le Sud, le paysage change, la région devient parfaitement plate, nous longeons une grosse montagne sur notre droite. On passe devant un certain nombre de panneaux de pub et de petites entreprises, le commerce vers la Grèce a l'air actif, dans le secteur.
Puis vint la frontière grecque, en pleine plaine, si je puis dire (comme quoi il n'y a pas de discontinuité géographique entre la Macédoine grecque et la Macédoine indépendante).
A la douane, côté macédonien (Metzitlia), c'est très rapide, aucun problème. Côté grec (Niki, frontière que j'avais franchie étant gosse), je demande à la fonctionnaire grecque de me mettre un tampon sur mon passeport (comme "souvenir", lui dis-je). Elle refuse, arguant que je suis membre de l'UE. Je lui rétorque qu'en Autriche, en Tchéquie et en Pologne, les douaniers, sympas, ont accepté ! Elle ne veut rien savoir et en plus, elle m'interdit d'aller au duty free-shop qui est 5m derière moi ! Ils commencent bien, ces Grecs ! A ce moment, je suis déjà allé 8 fois dans ce pays et je n'ai pas que des bons souvenirs sur leur mentalité ! J'en ai rencontré, des Grecs c..., et pas qu'un ! Je ne parle pas des racistes. Ici, pourtant, j'avais fais fis de tous mes pré-jugés sur les Grecs. Mais ne généralisons pas, me dis-je, on verra bien ! Pour le moment, je dois prendre la route direction Thessalonique et trouver un endroit pour dormir, car je n'ai rien réservé !
CONCLUSION
La Macédoine est un petit pays dont la partie sud, au moins, est très chouette et mérite un détour et même un voyage (Ohrid). j'ai vu que ce pays a été tres peu mentionné dans les discussions (3 sujets seulement, dont celui-ci). Pourtant le pays possède de magnifiques paysages, il semble plutôt propre, tourné vers l'avant, soucieux de son patrimoine ; les routes sont bonnes voire excellentes pour celles que j'ai prises ; la vie est bon marché dans la plupart des cas ; quant aux Macédoniens mêmes, j'ai discuté avec quelques uns d'entre eux, qui paraissaient plutôt sympas. Pas de quoi tirer des conclusions définitives toutefois.
Franchement, sur tout ce que j'ai vu, la Macédoine a le niveau pour entrer dans l'UE, peut être plus que d'autres...(roumanie, bulgarie)
(à suivre dans Itinéraire...IV La Grèce du Nord)
Macédoine pratiquetaxe d'entrée et de sortie : rien !1€ = 63 DEN (dinars macédonien)parking gardé : 1€/1.5€ maxi (50den la journée pour celui du ''port'')camping Gradiote (Ohrid) : 480 den (7.6€) tente+voiture+2 personnesvisite fortresse de samuel : 30 den / personne (0.5€)resto Antico (Ohrid) : 1670 den (26.5 €) pour deux, repas complet avec vin et truite; carte visa acceptéeMc'Do d'Ohrid : 3/4€ maxi le menuessence SP95 : environ 70den/L (1.1 €/L)
Vous le voyez, la vie n'est pas très chère en Macédoine, sauf pour les bons restos et sans doute pour les hôtels...
Salut à tous,
Voilà un petit message pour : - ceux qui envisagent de parcourir le parc de Mavrovo, - ceux qui souhaitent (re)découvrir les techniques du bâti traditionnel, - les autres, simples curieux... à qui ça pourrait donner des idées...
Période : 1 semaine - Du 26 juin au 4 juillet 2010 (trop court mais pas vraiment la possibilité de rester plus pour des raisons personnelles)
Transport : Départ de l'aéroport de Toulouse, changement à Francfort, puis Zagreb pour enfin arriver à Skopje (la capitale) 12 heures plus tard!! Le plus long, c'est l'attente dans les aéroports!
Météo : Plutôt gris durant une semaine, mais c'est à priori assez exceptionnel!
Contexte : Une semaine avant mon départ, j'ai été contacté par une asso basée dans l'Orne qui organise des stages de courtes durées "écologiques et responsables" sur les thèmes du bien être, de la vie au naturel, de l'art et de la déco, du bâti éco et du culinaire. En parallèle, cette asso organise dans le cadre d'un projet de coopération entre la Basse-Normandie et la Macédoine, des inventaires sur le thème du bâti en Macédoine.
Déroulement du séjour : Arrivée à Skopje - Visite de la capitale à pied sur 1 journée (avec le coordinateur de l'asso macédonienne), histoire de s'imprégner des lieux, de la culture, de la vie et des habitudes... Les sites incontournables : le green market, les caravanesérails, la forteresse et sa vue imprenable sur la ville, la croix du millénaire... et dans la vieille ville, le Bit Bazar (un véritable supermarché en plein air!); le quartier est vraiment très sympa, ça vaut le coût de s'y attarder! Ouvrez l'oeil (et les deux c'est encore mieux!) : un nombre incroyable de statue en bronze (pas seulement en l'honneur de héros, c'est assez marrant de voir une pin-up à deux pas du musée de Mère Térésa), des bars (en veux-tu en voilà!) avec les écrans géants derniers cris et le son à tue-tête; A tester : la boza (boisson "lactée"), les piments jaunes pâles, les kebab, les fruits et les légumes (gorgés de soleil, je crois que je n'en ai jamais mangé de pareil!), la skopsko et les pâtisseries à base de graisse de porc...
Lundi départ pour Jance (3h de la K en voiture par autoroute). Une belle surprise nous attend : un paysage magnifique, le paradis des amateurs d'activités de pleine nature! Et l'accueil toujours aussi exceptionnel! Finie la rêverie, il est temps de se mettre au travail : rencontre avec les habitants et les élus locaux pour tenter d'éclaircir notre thème d'étude " Forêt, montagne et plantes sauvages : pour quel bénéfice économique?". Un sujet bien vaste pour seulement 5 jours d'inventaire! Après s'être frottés aux problématiques du terrain (vérification de la mise en place administrative, avis divergents, infos erronées, problème de traduction, manque de neutralité..., bref tous les difficultés que l'on peut rencontrer dans n'importe quel développement de projet), nous avons enfin pu commencer nos interviewes auprès des habitants des villages voisins ( Debar, Trevense, Skudrinje, Rostusa, Bituse, Mavrovo, Gostivar, Nikiforovo, Velevrdo, Galicnick...). La rudesse des conditions de vie et l'absence de développement économique ont poussé les habitants et leurs descendants à s’exiler vers les grandes villes du pays ou vers l'étranger. Petit à petit, la technique de bâti traditionnel se perd et laisse place à des constructions modernes inachevées mais selon eux plus confortables... Les habitants vivant dans des maisons construites en matériaux naturels (terre, pierre et bois) expriment une certaine honte de leur bien, préférant une maison plus moderne en béton et aux fenêtres en PVC. Le bois est présent dans toutes les habitations, que ce soit dans les murs, la charpente, les ustensiles de cuisine, le mobilier ou le chauffage. Le problème est d'obtenir un permis pour exploiter la forêt. Ce que je peux comprendre, mais il n'y pas de problème de protection d'espèces puisqu'en plus la forêt gagne sur les champs... Le permis étant difficile à obtenir, ils font venir le bois du Monténégro! Parallèlement l'activité touristique se développe (station de ski, sentier de rando...) mais un travail de sensibilisation autour du tri des déchets doit être poursuivi... L'idée fait son chemin petit à petit, des bonnes volontés comme Tutto à Jance partagent leur savoir-faire pour valoriser ces techniques de constructions anciennes et peut-être est-ce l'occasion de faire revivre ces villages?
En tout cas, une chose est sûre, ce pays m'a conquis et j'espère bien avoir l'occasion d'y retourner et peut être vous ai-je donné l'envie d'y aller?
Voilà un petit message pour : - ceux qui envisagent de parcourir le parc de Mavrovo, - ceux qui souhaitent (re)découvrir les techniques du bâti traditionnel, - les autres, simples curieux... à qui ça pourrait donner des idées...
Période : 1 semaine - Du 26 juin au 4 juillet 2010 (trop court mais pas vraiment la possibilité de rester plus pour des raisons personnelles)
Transport : Départ de l'aéroport de Toulouse, changement à Francfort, puis Zagreb pour enfin arriver à Skopje (la capitale) 12 heures plus tard!! Le plus long, c'est l'attente dans les aéroports!
Météo : Plutôt gris durant une semaine, mais c'est à priori assez exceptionnel!
Contexte : Une semaine avant mon départ, j'ai été contacté par une asso basée dans l'Orne qui organise des stages de courtes durées "écologiques et responsables" sur les thèmes du bien être, de la vie au naturel, de l'art et de la déco, du bâti éco et du culinaire. En parallèle, cette asso organise dans le cadre d'un projet de coopération entre la Basse-Normandie et la Macédoine, des inventaires sur le thème du bâti en Macédoine.
Déroulement du séjour : Arrivée à Skopje - Visite de la capitale à pied sur 1 journée (avec le coordinateur de l'asso macédonienne), histoire de s'imprégner des lieux, de la culture, de la vie et des habitudes... Les sites incontournables : le green market, les caravanesérails, la forteresse et sa vue imprenable sur la ville, la croix du millénaire... et dans la vieille ville, le Bit Bazar (un véritable supermarché en plein air!); le quartier est vraiment très sympa, ça vaut le coût de s'y attarder! Ouvrez l'oeil (et les deux c'est encore mieux!) : un nombre incroyable de statue en bronze (pas seulement en l'honneur de héros, c'est assez marrant de voir une pin-up à deux pas du musée de Mère Térésa), des bars (en veux-tu en voilà!) avec les écrans géants derniers cris et le son à tue-tête; A tester : la boza (boisson "lactée"), les piments jaunes pâles, les kebab, les fruits et les légumes (gorgés de soleil, je crois que je n'en ai jamais mangé de pareil!), la skopsko et les pâtisseries à base de graisse de porc...
Lundi départ pour Jance (3h de la K en voiture par autoroute). Une belle surprise nous attend : un paysage magnifique, le paradis des amateurs d'activités de pleine nature! Et l'accueil toujours aussi exceptionnel! Finie la rêverie, il est temps de se mettre au travail : rencontre avec les habitants et les élus locaux pour tenter d'éclaircir notre thème d'étude " Forêt, montagne et plantes sauvages : pour quel bénéfice économique?". Un sujet bien vaste pour seulement 5 jours d'inventaire! Après s'être frottés aux problématiques du terrain (vérification de la mise en place administrative, avis divergents, infos erronées, problème de traduction, manque de neutralité..., bref tous les difficultés que l'on peut rencontrer dans n'importe quel développement de projet), nous avons enfin pu commencer nos interviewes auprès des habitants des villages voisins ( Debar, Trevense, Skudrinje, Rostusa, Bituse, Mavrovo, Gostivar, Nikiforovo, Velevrdo, Galicnick...). La rudesse des conditions de vie et l'absence de développement économique ont poussé les habitants et leurs descendants à s’exiler vers les grandes villes du pays ou vers l'étranger. Petit à petit, la technique de bâti traditionnel se perd et laisse place à des constructions modernes inachevées mais selon eux plus confortables... Les habitants vivant dans des maisons construites en matériaux naturels (terre, pierre et bois) expriment une certaine honte de leur bien, préférant une maison plus moderne en béton et aux fenêtres en PVC. Le bois est présent dans toutes les habitations, que ce soit dans les murs, la charpente, les ustensiles de cuisine, le mobilier ou le chauffage. Le problème est d'obtenir un permis pour exploiter la forêt. Ce que je peux comprendre, mais il n'y pas de problème de protection d'espèces puisqu'en plus la forêt gagne sur les champs... Le permis étant difficile à obtenir, ils font venir le bois du Monténégro! Parallèlement l'activité touristique se développe (station de ski, sentier de rando...) mais un travail de sensibilisation autour du tri des déchets doit être poursuivi... L'idée fait son chemin petit à petit, des bonnes volontés comme Tutto à Jance partagent leur savoir-faire pour valoriser ces techniques de constructions anciennes et peut-être est-ce l'occasion de faire revivre ces villages?
En tout cas, une chose est sûre, ce pays m'a conquis et j'espère bien avoir l'occasion d'y retourner et peut être vous ai-je donné l'envie d'y aller?









