Je voudrais me débarrasser de mes vêtements trop lourds profiter de la chaleur sur ma peau. Me balader parmi des gens différents de ma culture...ne plus avoir de compte à rendre. Oublier ma routine. Sourire librement ss filtre. Aimer gratuitement.
Je voudrais profiter de cette bonne nourriture , ses fruits abondants.la beauté des paysages,
Les Vietnam et le Laos ce sont des pays exotiques...qu’on rêvent sans cesse d’y revenir
Travelers' reflections · Laos
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À Muang Ngoi, nous croyions nous retrouver dans un authentique village laotien mais il n’en a rien été. Des notre arrivée, nous avons su que le village ne conviendrait pas à nos attentes. Le tourisme y a déjà fait son œuvre, ôtant beaucoup au charme indéniable du village et sa vallée.
À l’arrivée au débarcadère après une heure de pirogue à moteur depuis Nong Khiaw, une dizaine de laotiennes attendent de pied ferme les touristes pour leur proposer des bungalows avec vue sur la rivière book photos en main. Du jamais vu depuis 4 semaines au Laos mais bon, pourquoi pas. Quelques mètres plus loin, la rue principale (et unique) de 400 mètres de long est bardée de guesthouses, restaurants à touristes et bar avec cocktails en happy hour. Nous qui pensions nous retrouver loin d’un tourisme de masse, on a semble t’il été bien crédule…
Et autant vous dire que cela se ressent directement sur le comportement des laotiens à Muang Ngoi et particulièrement dans les minuscules villages alentours. En effet, lors d’une ballade dans la vallée, nous avons ressenti une forme d’hostilité à notre égard, à l’extrême opposé de la gentillesse habituelle des laotiens que nous rencontrons depuis 1 mois. Pourtant nous n’étions pas intrusifs, loin de là, ne faisant que passer en souriant sans prendre de photos. Malgré tout, chaque fois que les regards des laotiens croisaient le nôtre, ils se détournaient. Nous sommes partis assez vite des villages sentant que nous n’étions pas les bienvenus. Malgré tout, nous avons pu profiter de superbes paysages tout du long. Aucune déception de ce côté.
Mais alors, pourquoi ce ressenti ? L’impact touristique sur des minuscules villages comme Muang Ngoi n’est-il pas destructeur ? Lorsque nous y étions, environ 200 touristes s’y trouvaient chaque jour. Comment un village de 700 habitants perdu le long du fleuve Nam Ou peut-il absorber l’impact culturel, écologique et social de la présence quotidienne de 200 touristes avides de consommation ? Il ne peut pas tout simplement. Au détriment de la sauvegarde de la nature, de la culture et des liens sociaux qui unissent des habitants isolés et l’entraide qui en découle.
Par ailleurs, quelle étrange forme de tourisme que de se ballader dans des villages comme on se promène dans un zoo à prendre en photos de l’exotisme vivant. Pas besoin d’aller dans un lieu précis. Ouvrir les yeux tout au long de vos trajets en bus, en pirogue, à pied ou en train suffit pour découvrir la vie des habitants d’Asie du Sud-est, et ce sans voyeurisme.
Alors non dans cet article nous ne vous donnerons pas de conseils mais juste notre ressenti. N’allez pas à Muang Ngoi, ne faites pas la même erreur que nous.
Allez plutôt faire un tour à Phongsali. Plus au nord et un peu plus de route mais cela vaut vraiment le coup. Et avec un impact touristique moindre.
Guillaume
Guillaume
Dernièrement, Comptoirs du Monde dans leur dernière lettre d'information (donc comme invitation au voyage) présentaient l'existence d'une minorité au Laos du nord, les Akhas. Ils citaient "...une de leurs pratiques agricoles d' abattis-brûlis qui consiste à brûler les forêts afin de créer des champs pour y cultiver du riz de montagne. Ainsi, découvrir leur manière de vivre ".
Or, cette pratique agricole est condamnable car elle est la cause principale de déforestation, de menace pour la biodiversité, et source de NON DEVELOPPEMENT car à 85% aucune action concrète pour corriger ceci n'est appliquée. Présenter donc une telle pratique comme " curiosité touristique ou découverte " est fort choquant !
Il est souhaitable que les occidentaux, censés détenir une information d'avance et éduquer par-là même les pays pauvres, pensent et n'agissent pas en contre-sens du développement.
Franchement, il n'y a pas de quoi vanter le spectacle désolant de surfaces de terre, auparavant entièrement vertes et arborées, devenues des années après nues, car on parle bien du futur, ne laissant plus de place à aucune vie !
Pas de maison, pas d'attache...nos sacs sont toujours prêts...depuis trente ans.
Nous fuyons, nous pleurons, nous n'existons désormais pour personne.
Nos enfants sont traumatisés et pourtant ils sont comme les vôtres, ils ne demandent qu'apprendre ou à jouer. En occident, les enfants jouent à la petite guerre, chez nous en Asie ils la vivent.
Seules friandises pour notre descendence : des racines....nous mourons de faim, on nous assassines dans la plus grande indifférence...Hier 30 000, nous sommes aujourd'hui 8 000....nous portons le fardeau d'antan....
Américains et Français, vous avez la mémoire courte...
Je pleure...
yann
Nous fuyons, nous pleurons, nous n'existons désormais pour personne.
Nos enfants sont traumatisés et pourtant ils sont comme les vôtres, ils ne demandent qu'apprendre ou à jouer. En occident, les enfants jouent à la petite guerre, chez nous en Asie ils la vivent.
Seules friandises pour notre descendence : des racines....nous mourons de faim, on nous assassines dans la plus grande indifférence...Hier 30 000, nous sommes aujourd'hui 8 000....nous portons le fardeau d'antan....
Américains et Français, vous avez la mémoire courte...
Je pleure...
yann
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