Travel journals · Océan Indien Africain
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Many threads here are in French, the community’s main language. English translations are added over time.

BA
Banfafi 19 years ago · Salah94
Bateau Ste Marie-Tamatave, et hôtels (Madagascar)
Bjr j'ai deja fait deux sejours a mada, cette année (en avril) j'aimerais visiter tana +/- 2 jours, ensuite 4/5 jours a st marie puis prendre le bateau (donnez moi des renseignements svp) vers tamatave 3jours et puis 5 jour a nosy be si vous connaisez des hôtels sur st marie, tamatave merci de tout vos renseignements yves
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FA
Fabrice 20 years ago · Pierre73
L'île Maurice... y'a pas que la plage!
Voici mes "impressions"de l'île Maurice, si vous désirez voir des photos, allez à l'adresse suivante http://www.mysterra.org/reportage/ile-maurice.html (plus de 900 photos de Maurice vous attendent!).--

Maurice est un paradis! Ce leitmotiv revient sans cesse depuis que Mark Twain se permit d’écrire: “Dieu s’est inspiré de Maurice pour créer le Jardin d’Eden”. Je l’admets, ce n’est pas qu’un cliché! Bercé par le vent, mon hamac entame un langoureux va-et-vient, j’observe les nombreux oiseaux multicolores qui s’ébattent dans les filaos. J’entends la mer, le bruit indolent des vagues qui se brisent au loin sur la barrière de corail et s'écroulent, anéanties, dans le lagon pour achever leur course sur le sable fin d’une plage idyllique. Une immense quiétude m’envahit...

Convaincu par la beauté des plages mauriciennes et de ses lagons aux bienfaits relaxants, il est temps de découvrir l’envers de ce décor paradisiaque: les terres, les gens, la vie réelle, sans les artifices proposés par les hôtels luxueux. Pour cela, il me faut quitter les zones touristiques où le légendaire accueil mauricien empreint d’une extrême gentillesse est guidé par l’appât du gain, dénaturé, voire agressif... rien que de bien normal face aux richesses qui s’exposent sans vergogne!

Dès lors, j’éviterai les régions de Flic en Flac, du Morne Brabant, de Belle Mare et du Nord-Ouest (Trou-aux-Biches, Grand Baie, Péreybère) et rejoindrai les terres et les petits villages oubliés du tourisme aux doux noms si chantant: Mamzelle Jeanne, Bois Mangue, Bois des Amourettes, Petit Gamin, Grande Rosalie, Petite Julie, Poudre d'Or, Sans Souci, Pomponette, Bel Ombre, Beau Champ, Bon Air...

Petits coins si différents et dépaysants, merveilleux villages aux cachets étonnants, amalgame de cultures et de traditions, nature rebelle aux charmes envoûtants, montagnes magiques étrangement sculptées, falaises qui surplombent une mer déchaînée si inhabituelle dans cette île au lagon omniprésent, plage sauvage et déserte à laisser rêveur les âmes romantiques. L’île est déconcertante. Je roule à gauche, la signalisation est en anglais mais tout le monde me parle en français. Dans une rue, un marchand ambulant vend des beignets et des dholl puri (sorte de crêpes), une senteur de curry parfume l’air, des femmes en sari aux couleurs chatoyantes flânent, des bâtons d’encens brûlent dans un petit temple de Shiva, je m’imagine en Inde... Puis soudain, l’appel du muezzin me sort brusquement de mes songes, une mosquée, des femmes voilées, des petites échoppes encombrées, tout évoque l’Orient. Plus loin, une épicerie déborde de marchandises, me voici “chez le Chinois” où le commerce bat son plein! Au fond d’une allée, des palissades de tôles ondulées cachent aux regards de modestes cases d’où proviennent un séga tonitruant. Une rangée de bougainvillées et des flamboyants à la florescence majestueuse ajoutent une touche de gaieté dans ce quartier créole un peu triste. Quel dépaysement d’observer dans un même village autant de cultures et de traditions si différentes!

Toutes ces communautés vivent ensemble et acceptent leurs différences sans trop de heurts. A l’égard de l’étranger que je suis, les Mauriciens font preuve de la même tolérance. Ils sont d’un contact facile et engagent souvent le dialogue pour me parler de leur vie, des coutumes de Maurice, mais aussi pour me connaître. S’ensuit un bombardement de questions, d’où viens-tu? que fais-tu comme travail? es-tu marié? Il y a une curiosité naturelle chez le Mauricien, une envie de découvrir l’autre. Maintes fois j’ai eu l’occasion de m’entretenir avec eux et chaque fois leur disponibilité et leur gentillesse m’ont surpris. Que ce soit pour m’indiquer un chemin, me conseiller de visiter un lieu, m'inviter à un mariage, me faire découvrir leur culture, m’aider spontanément à pousser ma voiture qui ne voulait plus démarrer ou simplement pour échanger quelques mots. Pourquoi font-ils cela? Pour rien! Juste pour le plaisir de discuter un bref instant. C’est dans ces moment-là que je me suis rendu compte à quel point, nous, occidentaux pressés et soucieux de productivité, avons perdu le sens de la gratuité et du partage. Fiers de leur île, les gens me demandent souvent si j’aime l’île Maurice et sont ravis de constater que je m’intéresse à leur pays et à leurs traditions. Ici, je réapprends à m’ouvrir aux autres, j’ai l’impression fort agréable que je suis le bienvenu! A Maurice l’hospitalité n’est pas un vain mot.

Au gré de mes pérégrinations, l’évidence m’a sauté aux yeux: le rapide développement économique de l’île, si envié de ses proches voisins africains, n’a pas supprimé les inégalités. Pour de nombreux Mauriciens la vie est dure. Tous les moyens sont bons pour survivre, on cultive un petit lopin de terre, on élève quelques poules et des chèvres, on fait pousser quelques arbres fruitiers, on pêche... Compte tenu des petits salaires, il est pratiquement impossible d’habiter seul. C’est certainement en partie pour cela que les Mauriciens ont développé un sens profond de la famille, tous les membres s’aident fidèlement et apportent les deniers nécessaires au bon fonctionnement de la vie familiale. Soudé, le clan se réunit le dimanche pour faire la fête sur une plage publique. Oncles, tantes, cousins, cousines, amis... chacun est le bienvenu et tout le monde se regroupe dans la bonne humeur, savourant le moment présent sans se préoccuper du lendemain qui ne sera peut-être pas rose. En dépit des épreuves par lesquelles ils ont passé, je n’entends pas une plainte, seul l’enthousiasme prédomine et un goût profond pour la vie. Un agriculteur, chanteur de séga à ses heures perdues, m’a dit dans un créole mélodieux: “Ena cass, péna cass, pas faire nan-nyé! L’importance profite la vie, dansé, chanté, bien manzé, boire et amizé quand nou tou ensemble! (Riche ou pauvre, cela n’a pas d’importance, l’essentiel est de profiter de la vie, de danser, de chanter, de bien manger, de boire et de s’amuser quand on est tous ensemble). Une belle leçon de vie!

Mais, si il y a un endroit où l’on ne rigole pas c’est sur la route! Bien que le Mauricien soit d’une nature plutôt calme et courtoise, ces qualités s’effacent subitement lorsqu’il se retrouve sur le bitume. Tel un pilote de Formule 1, la route lui appartient: il klaxonne à qui mieux mieux, coupe les virages, ne respecte pas les priorités, pulvérise allègrement les limitations de vitesse, dépasse sans visibilité, se rabat à l’ultime moment et, bien entendu, fait une queue de poisson! Comme le disait très justement un chauffeur de taxi: à Maurice on ne roule pas à gauche... ni à droite... mais au milieu! Ces perpétuels dangers ne semblent pas particulièrement affecter les Mauriciens, je n’ai que rarement observé un conducteur insulter ou menacer d’un geste rageur le fautif. Le côté “zen”, typiquement mauricien, reprend le dessus et c’est tant mieux ainsi!

Pour calmer mes émotions rien de mieux que de se prélasser dans le magnifique jardin botanique de Pamplemousse, tranquillité garantie. Je redoute en général les attractions touristiques, mais cette fois, il convient d’admettre que j’ai été agréablement surpris. Je découvre derrière un splendide portail en fer forgé un véritable “musée du végétal”, d’une richesse incomparable. A travers les allées de palmiers qui m’emmènent jusqu’au bassin des lotus, puis des nénuphars géants, je me laisse envahir par un agréable sentiment de sérénité. Au détour des chemins, je découvre des arbres séculaires jusqu’à présent totalement inconnus. Les sens en éveil, j’aperçois de jolies libellules, écoute les ébats aquatiques d’un héron cendré, hume une effluve de cannelle, touche l’écorce rugueuse d'un acajou et goûte à la saveur sucrée et si rafraîchissante d’une mangue-pomme. Flâner à travers cette oasis de verdure serait un bonheur parfait si les nombreux visiteurs respectaient ces lieux et n’y abandonnaient pas les vestiges de leur pique-nique aux quatre coins du jardin...

Il est temps de quitter cet éden tropical et de rejoindre ma belle plage délaissée depuis quelques jours. C’est dans mon hamac face à la mer, tel un vrai touriste, que je pourrai repenser aux magnifiques trésors dont regorge Maurice... non je ne pense pas à son littoral idyllique envahi d’hôtels luxueux mais bien à ses terres qui abritent une population modeste mais si riche en spontanéité et en gentillesse!
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IV
Ivo 20 years ago
Nouvelles malgaches
Hello tous

Voila des news de Tana ou on est depuis trois jours maintenant

Deux cyclones sont passes dans le secteur de Morandave, pas de soucis, si ce ne sont les trombes d'eau qui se sont abattues sur le coin durant deux jours : on a marche 5h pour aller a Morandave, de l eau partout, pieds nus c'est mieux Deux jours avant on avait deja fait un trajet de nuit, pieds nus toujours, les tongs ne valant rien dans l'eau. On envisage tres serieusement d'acheter des « meduses », ces chaussures en plastique, speciales plage, qui au moins permettent de se deplacer sans se dechausser et sans s'abimer les pieds. A part ca, tout est magnifique en ce moment, c'est tout vert, des etangs partout, avec reflets et autres bestioles remuantes. On vient encore de developper trois films, on les a sur CD, on va en faire passer mais on a pas de lecteur cd, les claviers sont en qwerty, avec ecran en japonais. En plus ca rame.. On vient de faire un repas monstrueux, et on a accumule du gras pour les mois a venir.

On a eu un accrochage avec le Fokonol, qui est l'assemblee villageoise, du genre de celle qui pique dans la caisse, qui n'a jamais ete en ville (Morandave) et qui nous dit comment il faut faire. Non pas qu'ils aient reeellement tort, mais gerer des fonds et une structure occidentale, ca ne s'aborde pas comme un village de brousse. Mais ca ce sont nos petits problemes, et on a enfin acquis la methode malgache : un malgache, de peur de vexer, ne dira jamais non. Ensuite libre a lui de faire ou non. Nous, on fait pareil : oui oui, et puis c'est tout. C'est comme ca que ca se passe le mieux. Terrible a dire, mais c'est la maniere de faire ici, et c'est toute l'ile qui est comme ca, impregnee de cette part de culture orientale ou la franchise risque toujours de blesser l'interlocuteur.A part ca, on prend deux semaines de conges, une semaine ici afin de demarcher les ministeres, faire des courses de materiel, trouver un frigo, …

Tana est une jolie ville, posee sur des collines, melange heteroclite de toles et de briques, ou apres 6 mois de brousse, on a du mal a trouver ses reperes : circulation dense, pollution proportionnelle, plein de monde, des vendeurs de rue, des taxis, des gamins perdus. Ville de PVD en somme.

Sinon, pour changer les idees, deux situations de travail de Marsu.

Un vendredi, on revient en voiture de Morandave, piste trempee, des trous et des etangs qui ont deborde, de l'eau jusqu'aux portieres (on a un 4x4). On arrive a 19h, et a peine descendue de voiture, Marsu est abordee par deux femmes du village : une gamine de 14 ans a des contractions depuis deux jours, et rien ne vient. Chantal descend au village, et moi, sentant venir les embrouilles, je vais manger. Bingo, 15min +tard Chantal revient : il faut aller a l'hopital a Morandave. On finit quand meme de manger, le futur bb peut bien attendre 5 min encore, et ensuite on prepare le carrosse. On ouvre le haillon arriere du pick up du 4x4 et on y pose un gros matelas, 1.6x2.00m, avec une bache, histoire de ne pas tout pourrir si les eaux devaient debouler. Ensuite direction le village ou on a charge le monde necessaire : la jeune fille, sa mere, sa greand mere, une ou deux sages femmes, une autre femme, et pis une autre et encore une autre, des fois qu'on ne serait pas assez nombreux, plus Chantal et son assistante, et pour les problemes, un Homme. Moi, je compte pas, je suis wazaha, je rentre dans la categorie des chauffeurs qui ne sont pas fiables a 100%.

Et hop c'est parti, je commence a conduire ce truc avec 10 personnes et la onzieme a venir, sur une piste defoncee et innondee, persuades avec Chantal que le BB allait nous debouler en plein dans un etang. Donc conduite calme, on a eu le temps de profiter du paysage, le reflet des phares sur les flaques (genre 20m de long et 30cm d’erau), entre les arbres avec les etoiles au dessus. Super beau, malgre le sentiment de conduire un panier d’œufs. Une fois arrives a l’hopital a Morandave, on a pu constater l’interet de la presence de l’Homme malgache. Ce dernier n’a pas peur de grand chose, mais le monde de la femme reste baigne d’un grand mystere, d’autant plus que excepte sa femme et ses maitresses on ne touche pas, et on ne fait meme pas mine de toucher ou bien meme de s’interesser. Alors pour debarquer notre future mere, on a fait simple : on a tous empoigne un coin de bache. Notre homme malgache a pince son coin a lui entre deux doigts prudents, les yeux grands ouverts, un peu perdu, et a fait semblant de participer a la tache. On est arrive dans la salle de travail d’ou ils ont sorti a bras le corps une fille a peine plus agee que la notre et on a depose notre paquet. La petite a un corps de fillette, toute menue, un visage enfantin, son ventre et sa souffrance brisant l’image que nous nous faisons nous occidentaux de l’adolescence. On ne sait pas qui est le pere, et personne ne s’en inquiete, a 20 ans en brousse on a deja deux enfants, voire trois, on pratique l’acte sexuel depuis l’age de 15 ans. On ne parle pas de sexualite, c ‘est tabou, mais on pratique assidument, de facon plus ou moins libre. Certains psychologues se sont penches sur les problemes relationnels engendres par ces comportement, les consequences sur la vie sociale.

10 min plus tard, une petite fille voit le jour, ou plutot la nuit, prenommee Tania (c’est Chantal qui cherche les prenoms), alors qu’on voulait l’appeler Toyota. On est rentre a 2h du matin.

On s’est retrouves avec un ami deux semaines plus tard dans ce meme service, dans une situation moins joyeuse : une jeune malgache qu’on avait rencontree deux jours avant venait d’accoucher et une amie avec qui on etait lui rendait visite le soir. A un moment ils ont constate qui le bb respirait mal : ils l’ont emporte et on l’a entendu crier. Son cœur a lache, il n’y avait plus rien a faire. Ils l’ont enterre le soir meme dans une de leur riziere. Nous, on etait dans le couloir, livides, avec tout le monde en pleur autour de nous.

Donc des hauts et des bas p0our le moral.

Deuxieme histoire de Chantal et de ses blesses : un soir a 19h30 on vient nous dire qu’une fillette s’est mis un hamecon dans la levre inferieure.

Donc direction le dispensaire : la fillette a 6ans et attend sagement que Chantal arrive, sans meme avoir l’air angoissee. Elle a eu peur de l’anesthesie, et a verse quelques larmes quandChantal a commence l’inciser au scalpel.

Ca s’est bien passe, l’hamecon est reparti a la peche, la petite a recolte des steristrip, et tout le monde est reparti se coucher content.

C’est un peu notre quotidien, et ca n’a rien d’extraordinaire.

Avec les pluies tout est vert, on a 60cm d’herbe la ou il n'y avait rien que du sable. On court apres les bestioles, chenilles, cameleons, souris

C’est beau comme saison, quand nous sommes alles a Morandave, on a marche dans les rizieres innondees.;On vous fera voir des photos le plus tot possible. Il fait 25 a l’ombre, et a Tana on a enfin de la fraicheur.

Voilà, fin des news, amusez vous bien, ici on pense a vous.
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MA
Marsu 21 years ago · Imhokis
Nouvelle de Madagascar enfin....
Bonjour bonjour, j avais promis des nouvelles et j'ai tardé en a en donné mais voici un mail envoyé a tous mes amis que je vous joint pour vous dire que meme si on ne traine plus sur le site Ivo et moi on pense encore a vous... Bonne route a tous

Bonjour tous le monde,

Il y a très longtemps qu’on a pas écris ni moi ni Yves, on vous demande pardon, la raison première est que l’ordinateur portable de l’association a rendu l’âme du coup on ne peux plus écrire nos mails (si jamais y’a un d’entre vous qui a un vieux portable au fond d’une malle et qui se sent généreux faites le nous savoir on trouvera le moyen de le faire venir jusqu’ici) et en deuxième lieux on ne viens pas souvent a Morondave et quand on vient la connexion n’est pas toujours tip top quoi….Surtout pour Yves qui a en général à vraiment pas de bol.

Alors voila pour nous c’est l’été qui commence, bientôt (janvier) ce sera la saison des pluies, chaque jour que le bon dieu ouvre la chaleur monte sensiblement le record absolu pour le moment 42°, on s’y habitue tout doucement mais j’avoue que certain jour c’est un peu difficile.

Tout doucement la routine s’installe aussi, voila pourquoi on ne sait pas toujours quoi écrire a nos chères amis qui nous manquent.

Pour ma part ce mois ci c’est le rythme calme avant la tempête de la saison des pluies j’ai trouvé mes marques, le malgache s’intègre tout doucement se mélangeant au mots de népalais que je ne saurai plus parlé bientôt. Trois matins et 4 après midi par semaines ce sont les consultations au dispensaire bobo en tout genre parfois pas très ragoûtant mais on tiens le coup. Le mercredi journée vaccin a laquelle je vais bientôt aussi intégrer un relais santé dans les villages de brousse ou je me rend en vélo ; a pied en voiture ou en pirogue…

Parlant de pirogue hier un village est venue chercher une grosse armoire qu il on posé tant bien que mal sur la pirogue pour l amener a leur école … On ne sait pas si elle est arrivé a bon port mais des qu on aura la photo on vous la fera parvenir.

Parlant de photo si quelque un a encore les photos que nous vous avons fait parvenir dans leur boites mails ce serait sympa de reprendre toutes les adresses ici présentent et les faire suivre parce que certain ne les ont pas reçu….Azafady (pardon en malgache)…

Personnellement tout ça manque un peu d’action pour moi alors je songe a mettre de nouveau projet en place pour être le plus souvent occupé. Je ne sais pas trop encore sur quoi porterons ses projets mais sûrement sur le coté enseignement et prévention.

Yves quand a lui continue la formation de ses élèves en travaillant sur notre futur maison qui n est toujours pas prête parce qu’on a eu un petit problème de termites; du coup notre installation est encore reporté de quelques semaines du a ses locataires indésireux !!!!!Bouuuuuuuuuu

Pour ce qui est de la vie en communauté comme vous vous en doutez ça commence a faire un petit peu des ratés, mais nous sommes tous des êtres intelligent et doucement on répare les pots cassé en prenant le temps de parler entre nous, mais j avoue que personnellement mes amis me manque énormément, parfois avoir quelqu’un a qui parler ça ferait du bien.

Nos week end on organise ça entre travail a l’atelier pour construire nos meubles (superbe expérience) et promenade a moto en amoureux dans le sable…On voulait ce faire une semaine de moto vers Noël mais notre bonheur a été tuer dans l œufs déjà a ce moment la les routes seront impraticable donc impossible a moto bouuuuuuuuu on trouvera bien autre chose.

Quelques petites tranche de vie pèles mêles ; Hier soir vers 23 heures ( s’entend qu on se couche et se lève avec le soleil…) bien endormis malgré Yves qui ronfle dans un coin, notre ami le grillon caché dans les vêtements qui hurle a la mort et notre canard en pleine forme qui couac comme un con j’entend : Chantalie chantalie azafady marary marary village (un malade au village) faut l amener a Andranoumene voir la sorcière, hein quoi ? Je suis dans une brume totale Yves grogne roule sur le coté se remet a ronfler ; je sors des limbes dans une semi conscience ouvre la porte avec mon lambaone ( genre pareo ) a moitié mis correctement sur moi et demande ce que l’enfant a…… malheureusement vous ne pouvez pas voir mais ils font brrrr brrrrr (j essaie de ne pas rire ) je dis donc il fait de la fièvre ils me répondent non non brrrr brrrr… Je vais donc voir l enfant en voulant prendre au passage mon aide soignante qui est partie faire des choses pas catholique dans le bois (elle se fera d ailleurs engueuler par sa mère a cause de ça) et je descend en bas voir l enfant… Minimum 40° de fièvre emmitoufler dans au moins 20 couvertures j ai la frontale sur le front je suis blanche il hurle./…. Je suis retourner au lit après un suppositoire bien posé ou il fallait et ce matin tout le monde m appelle la sorcière…..hihihihih

Des petites tranches de vie comme ça il y en a plein, comme quand les patients viennent me voir parlant tout bas pour me dire qu’ils ont des boutons sur le pénis ou encore que la personnes qui travaille avec Yves lui dit ah non ça va pas non ça va pas (avec l’accent malgache je vous laisse l imaginer) parce qu il ne comprend pas ce que Yves lui raconte….

Parfois on se marre bien une fois je me suis retrouver dans une maison pour soigner un enfant dans l’incompréhension de langage je croyais qu’on me proposais un thé avant mon départ je dis oui malgré la chaleur extrême pour être polie et j attend… Tout le monde me regarde ne sachant pas trop que faire de moi alors tout le monde vaque a ses opérations et tout a coup je me sens bien conne parce que le thé ce n est pas a moi qu on le proposait mais on me demandais seulement si c’étais bon d’en donner au papy malade… oupssss

Voila notre petite vie ressemble a ça…..

On pense bien fort a vous tous, je vous redonne notre adresse pour ceux qui sentent leur doigts fourmiller et qui aurait envie de nous écrire

Centre Tsaravahiny

C/O Chantal Autotte Bouchard et Yves Carrasco

Boite Postale 222

Morondava 619

Madagascar

Bisou de nous deux Chantal et Yves xoxoxxoxoxoxoxoxox (MARSU ET IVO)
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SA
Salvador 22 years ago
Madagascar et un cyclone
nous voila débarqués à nosy-bé tout va bien, pas de retard dans les horaires, la douane nous a laissé passés. Dehors un manifique soleil. Même notre taxi est là. En route pour notre chambre dans une petite maison surplombant Hell-ville. Ce qui nous donne un magnifique point de vue sur toute la baie avec ses boutres qui naviguent sur une eau splendide. Mais à peine quelques heures après notre arrivée le ciel se couvre et une pluie fine commence à tombée. C'est à ce moment qu'un autre touriste nous informe de l'arrivée imminente du cyclone Galifo. Et efectivement dans la nuit les choses se sont aggravées une pluie diluvienne, avec un vent terrible balai l'île et le nord de Mada. Nous avons assisté pendant 24h de notre point de vue à la destruction de maisons, de voiture, d'antenne téléphone littéralement pliées par le vent, d'arbres arrachés. voila comment nous nous sommes retrouvé coincé sur nosy-bé pendant 4jours. Car plus aucun bateau ne prenait la mer. Et la route reliant diego-suarez au nord était détruite. Mais au bout du cinquième jours on nous a affirmé que tout allé bien et que diego était accessible par la route. Résultat au lieu de 5h de voiture nous avons mis 13h en changeant 3 fois de véhicules pour cause la route était coupé et même une fois un pont détruit, nous avons du traversé à pied avec sac à dos et valise à la main pour rejoindre l'autre côté. mais au moins nous avons eu la chance de monté, dans un mini van de 12 places normalement, à 28 personnes pendant 4h sans arrêt. Arrivé à diego toutes sorties touristique étant impossible à cause du passage du cyclone nous avons passé une semaine au bar. Et pour repartir, for de notre expérience voiture, nous avons choisi l'avion avec air mada. Sachez que leur ordinateur de réservation est toujours en panne et qu'ils vendent des billets sans savoir s'il y a des places ou non dans l'avion. Prévoir d'arriver tôt à l'aéroport surtout quand le vol est avancé d'une heure sans prévenir personne. et pour finir j'ai attrapé le palu et passé mais trois dernier jour à mada avec 40 de fièvres. Sans pouvoir me soigné à diego. Il a fallu que j'attende le quatrième jour de mon palu, c'est à dire jour de notre départ pour être soigné à l'arrivée à mayotte. Mais pas découragé j'y retourne en juillet.
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CD
Cdave 23 years ago
Infos Tsingy de Bamahara et...
😉 bonjour,

Infos pour les routards à destination de Madagascar : Tsingy de Bemaraha, les villages Mangily (Ifaty) fin mai 2003 et Tana.

Taux de change 1€=7200 fmg au 2 juin 2003, il y aura la dévaluation de la monnaie et changement de billet dans les mois qui suivent.

De Tana vers le parc national des Tsingy de Bemaraha : De aéroport Ivato faites vous déposer à gare routière d’Anosibe (au nord de Tana), prix du taxi entre 40000 et 50000 fmg (moi j’ai payé 40000 fmg) ou partager les frais avec d’autres routards, départ tous les jours de Tana vers Morondava à 14h (horaire de départ est flexible et seyez mora mora !) tarif 100000 fmg et arrivé à Morondava le lendemain vers 6h50 du matin. Un conseil réserver votre place à l’avance si cela est possible, les meilleures places sont soient à côté de chauffeur côté fenêtre soient le rangé derrière le chauffeur plus d’espace pour les pieds. Une fois vous êtes à la gare routière de Morondava faites vous déposer par un taxi pour 5000 fmg à la gare routière au centre ville à côté du Menabe hôtel à destination de Belo-sur-Tsiribihina, là vous avez droit au 404 bâché avec deux rangés de siège en bois l’un en face de l’autre et vous êtes serré comme des sardines en boîte, 98 km, 4h de route, tarif 25000 fmg…mais en prime au quart du chemin préparez vos appareils photos car vous avez l’allée des Baobabs ! Tarif taxi de Morondava a/r pour la visite l’allée des Baobabs est de 80000 fmg, et d’après mes renseignements la forêt, les tombeaux, le parc… ne valent le coût pour la visite. Si vous souhaitiez de louer un 4x4 avec chauffeur de Morondava vers Bekopaka cela vous coûtera entre 2 millions à 2, 8 millions fmg pour 2 à 3 jours. Bref, après 4h de trajets vous êtes arrivé à l’embarcadère du village de St-Mary, la traversée dure 35’ et coûte 5000 fmg. Arrivé à l’embarcadère de Belo-sur-Tsiribihina entre 13h et 14h et vous êtes à 1 km du centre ville. Il est trop tard de prendre un taxi brousse pour continuer le chemin, une nuit de repos bien mérité s’impose, a moins que vous avez louer un 4x4 depuis Morondava… Bon il faut le dire un seul hôtel valable à Belo-sur-Tsiribihina est certainement l’hôtel du Menabe (ou Le grand hôtel pour les locaux) tenu par un natif grec marié avec une malgache, (une pensée amicale à eux), douche à l’intérieur, ventilateur, moustiquaire, très propre et vue sur le fleuve Tsiribihina et la ville ! Et il n’y a plus de musique en face pendant le WE depuis un an et demi ! Le guide est comme d’habitude tjs en retard pour la mise à jour et on ne peut plus camper derrière l’hôtel ! 70000 fmg une chambre pour deux ou 80000 fmg chambre familiale. Demander à voir les statuts, les photos, les peintures malgaches de 60 ans voir plus !

Taxi brousse de Belo-sur-Tsiribihina vers Andimaka ou Bekopaka(Tsingy) : Depuis le 24 mai 2003 vous avez un taxi brousse (sté Acoli c’est un karane) qui relie Belo-sur-Tsiribihina vers Bekopaka (Tsingy), tarif jusqu’au Andimaka 25000 fmg et jusqu’au Bekopaka 50000 fmg. Compter au moins 10h de trajet jusqu’au Bekopaka, bcp de poussière et ça secoue pas mal ! En cas où pas taxi brousse s’arrête à Andimaka, là c’est la galère ! soit faire les 23 km à pied ou louer une charrette à zébu jusqu’à Bekopaka entre 120 et 150000 fmg, 6h de route après vous jurez plus jamais la charrette !!!! Conseil faites la provision d’eau, de bière ou de vivre depuis Belo (5000 fmg la bouteille eau vive) sinon vous risquez de payer le double à Bekopaka, et dès fois il n’y a plus d’eau à acheter ! Emportez des micropurs en cas où… Je suppose que vous avez pu prendre le taxi brousse d’Acoli conduit par son fils Chaïne jusqu’au Bekopaka l’embarcadère de la rivière Manambolo, à l’heure actuel le bac ne fonctionne pas car il y a un trou… La traversée en pirogue coûte 2500 fmg/per et dure 15’. Enfin vous êtes au parc national des Tsingy de Bemaraha et le bureau de l’ANGAP se trouve à côté de l’embarcadère. Vous avez le choix de camper pour 10000 fmg/j au bord de la rivière de Manambolo ou de dormir Chez Ibrahim pour 45000 fmg/j mais il se trouve à 2, 5 km de l’embarcadère ! dur dur ! Vous pouvez louer un porteur pour 15000 à 25000 fmg (porteur de bagages et pas vous !) ou louer une charrette. Pour les riches le relais Tsingy est ouvert pour au minimum 250000 fmg/j et obligation de prendre les repas sur place !!!! Le repas Chez Ibrahim coûte 40000 fmg !!! et les boissons…je vous ai déjà prévenu !!! Vu l’état de la chambre, la douche avec un seau d’eau et surtout le wc avec le trou creusé et l’odeur pour 45000 fmg la nuit c’est du vol ! Bref, de toute façon vous avez pas de choix… Tarif parc national : Droit d’entrée pour 3 jours 50000 fmg, Grands Tsingy : Guide obligatoire 100000 fmg/j, assister au couché ou levé du soleil 120000 fmg, la distance totale à parcourir à pied départ Chez Ibrahim et retour Chez Ibrahim 45 km, vous avez égalemant le choix de louer une charrette pour 150000 fmg a/r. Penser à emmener au minimum 3 litres d’eau et à manger car il n’y a rien une fois vous êtes là bas, porteur de 15000 à 25000 fmg/j ; meilleure solution est de camper une nuit à 2 km de l’entrée des grands Tsingy dans un emplacement prévu pour et entamer la visite tôt le matin pour assister au levé du soleil. Circuit combiné petits Tsingy (4h de marche) + les georges Manambolo (2h de pirogue) : 165000 fmg. J’ai surpris d’entendre certains visiteurs dire que ça vaut pas le coût de visiter les petits Tsingy ! Ils répètent bêtement d’après le livre … mais il n’y rien avoir avec les Grands et ce n’est pas le même parcours, ce n’est pas le même paysage !!!! Moi, je l’ai fait des deux ! Par contre si vous n’avez pas le temps de visiter les deux, privilégié les grands Tsingy mais c’est vraiment dommage ! vous mettez des jours pour venir jusqu’ici et …. ! Tsingy un pur chef-d’œuvre de la nature, une merveille ! Pour repartir pour Morondava soit taxi brousse, soit la charrette ou à pieds jusqu’à Andimaka 23 km ! Quant à moi j’ai pu trouvé une place dans une 4X4 loué par un belge nommé jacques G jusqu’au Morondava et une autre 4X4 d’un vazaha résident à Tana nommé JC B (une pensée amicale à eux et merci). Une nuit à Morondava est presque obligatoire pour continuer votre chemin, le Trecigogne est fermé pour travaux (50000 fmg/nuit) pour l’hôtel similaire j’ai dormi Chez Bougainvilliers bord de la mer et j’ai le droit tout l’hôtel à moi tout seul ! Pour info le vol intérieur avec Air Mad de Morondava-Tuléar 101€ et par de liaison routière vers Belo-sur-mer piste encore inondée fin mai/03. Je continuais mon chemin jusqu’au Ansirabe avec le 4x4 de JC qui remontait à vide jusqu’au Tana, une fois à Ansirabe taxi brousse vers Tuléar, j’ai payé 125000 fmg ! en principe c’est 60000 fmg tarif malgache, départ tous les jours à partir de 17 ou 18 h et arrivée à Tuléar vers midi le lendemain (entre 18 et 20 h de trajet). A savoir pour le retour de Tuléar vers Tana il y a dès fois des 4X4 qui remontaient à vide, se renseigner dans la même gare routière (en principe même tarif que le taxi brousse 100000 et 115000 fmg). Taxi brousse de Tuléar vers Tana se fait tous les jours dès 6h du matin tarif 115000 fmg et arrivé à Tana vers 5h du matin le lendemain.

Tuléar vers Ifaty les villages Mangily : Taxi vers la gare routère pour Ifaty 5000 fmg ou en pousse-pousse 3000 fmg. Taxi brousse camion de Tuléar vers Mangily 10000 fmg, 23 km, 2h30 de transport ou en 1h30 avec le taxi brousse 4X4 mais il n’y en a pas tout le temps.

Les villages Mangily (Ifaty) : Chez micheline bungalows-paillottes 25000 fmg/j pas d’électricité et en retrait de la plage. Préférer Chez Alex bungalows-paillottes 35000 fmg bord de la plage, avec électricité de 18h-00h, toilettes et wc propres et discothèque le WE.

Tananarive : (tarif juin 2003) Déplacement avec le taxi dans la ville entre 2000 et 5000 fmg dans la journée, 10000 fmg le soir ou la nuit, de Tana vers aéroport 50000 fmg. Forfait taxi A/R de Tana/marché artisanat/ Croc Farm/Aéroport et une petite course dans la ville compter 150000 fmg.

Hôtel Lambert entre 60000 et 70000 fmg douche à l’intérieure avec eau chaude, préférer 70000 fmg au 1ère étage plus propre et avec vue sur la ville. S’il vous reste de l’argent je vous propose l’hôtel Le Sakamanga entre 132000 et 165000 fmg la nuit, c’est joli et très propre, il faut réserver longtemps à l’avance et c’est tjs complet, un bon restau surtout le filet de zébu avec les légumes grillés au sauce poivre vert, j’ai encore le goût dans la bouche (pour 37000 fmg) !!! Une assiette de foie gras à 27000 fmg il paraît que c’est bon.

Bonne route à tous les routards et un mot pour finir que j’aime Madagascar !
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