Back to the discussion

in Entre deux voyages › Carnets de voyage

18 jours en solitaire aux Etats-Unis (page 7 of 11)

Discussion started by Slash1654 on 2013-09-21

217 replies

English translation pending — showing the original.


18 jours en solitaire aux Etats-Unis

Couack · 2013-12-03 · Message 121 of 218

Wow! C'est super! Ma fille était très contente de revivre ce moment qu'elle a adoré. Merci d'avoir "un peu" triché les consignes de sécurité! 😉

18 jours en solitaire aux Etats-Unis

Slash1654 · 2013-12-03 · Message 122 of 218

Visiblement le risque en valait la peine 🙂

Prochaine étape: ventouser la GoPro sur le "capôt" du train, histoire d'éviter les secousses (bonjour la discrétion dans ce cas...) !

18 jours en solitaire aux Etats-Unis

Toune69 · 2013-12-04 · Message 123 of 218

Merci pour vos retours sur l'hélico. Je vais me conditionner. Ce serait dommage de passer à côté quand même...surtout quand je vois les photos que les voyageurs font du grand Canyon, ça a l'air tellement beau...

Sinon, j'attends la suite du récit avec impatience 😉

18 jours en solitaire aux Etats-Unis

Hiacinthe · 2013-12-04 · Message 124 of 218

Bonjour Carole,

C'est assez cher, mais c'est beau, ça vaut le coup. Ce sera l'occasion de faire un baptême d'hélicoptère et vous vous en souviendrez toute votre vie.

Cependant, ne vous rendez pas malade. Vous dites : "Je vais me conditionner". Il faut que ce soit un plaisir. Sincèrement, si vous ne craignez pas les voyages en avion, vous n'avez pas de raison de vous angoisser. Je ne me souviens pas de secousses particulières quand j'étais dans l'hélicoptère, je n'ai pas eu de sensation de "trous d'air" comme, parfois, sur un avion de ligne.

Cordialement.

18 jours en solitaire aux Etats-Unis

Toune69 · 2013-12-04 · Message 125 of 218

Bonjour Christine,

Merci pour vos encouragements. c'est justement ce que je me dis, que je m'en souviendrai toute ma vie, et c'est ce qui me pousse à vouloir le faire. Sinon je ne suis pas très à l'aise dans les airs, mais en avion, ca va, plus je le prends et plus j'apprécie, à part le décollage 🤪 C'est l'inconnu qui me fait peur (je suis une grande trouillarde😮 mais je me soigne 😏) mais si on ne sent pas trop de secousses, je pense que je vais me lancer l'été prochain.

18 jours en solitaire aux Etats-Unis

Hiacinthe · 2013-12-04 · Message 126 of 218

Allez-y ! Vous ne le regretterez pas.

Je vous souhaite un très beau voyage.

En attendant, bonne journée !

18 jours en solitaire aux Etats-Unis

Toune69 · 2013-12-04 · Message 127 of 218

Merci Christine.

Mais comme c'est pour juillet 2014, en attendant, je me mets dans l'ambiance en regardant les retours de voyages 😉

Bonne soirée

18 jours en solitaire aux Etats-Unis

Slash1654 · 2013-12-07 · Message 128 of 218

Bonsoir à tous ! Il est 21:00.

Voici donc la suite de mon récit, et mon avant-dernier jour dans l'Ouest Américain (fort malheureusement...) avant de m'envoler quelques jours à l'Est. J'espère qu'il vous plaira et je vous souhaite une bonne lecture !

Dans l'épisode précédent: Après avoir tristement laissé derrière moi le Grand Canyon, je me rends à Las Vegas pour la journée. N'étant pas considéré comme majeur aux Etats-Unis, il m'est impossible de rester dans un Casino. Heureusement j'ai tout prévu: un tour sur le fameux grand huit du New York New York. Je me positionne à l'avant du train et je dégaine discrètement une petit caméra pour filmer l'attraction en pleine action. Ce qui est certain c'est que ça décoiffe un bon coup !

Cette visite de Las Vegas est également l'occasion de découvrir une ville États-unienne très atypique et où l'excès n'existe pas. En toute fin de soirée, je m'offre une remontée (dans les bouchons...) du Strip de Las Vegas en voiture. Quelle affluence malgré l'heure tardive ! Et tandis que je m'endors vers 1h00 du matin dans ma chambre du Best Western Casino Royal, les festivités continuent à l'extérieur...

JOUR 11 (17 août 2013): 120°F

Lorsque je quitte définitivement l’hôtel le matin, la chaleur est toujours aussi étouffante. J’ai toujours du mal à dire si l’exposition au soleil est la seule responsable, ou si la pollution joue également un rôle important. Quoiqu’il en soit, je reprends la route à bord de ma Mustang, en jetant un dernier regard aux majestueux hôtels qui bordent le Strip de Las Vegas dont les rues vides contrastent avec l’agitation de la veille.



Ma première destination a été totalement désertée 90 ans plus tôt, et la route déserte que je parcours pour m’y rendre renforce encore davantage cette idée. C’est d’ailleurs un plaisir de retrouver ces bandes d’asphalte dont les bords semblent converger à l’infini, et qui me rappellent fortement le début de mon road-trip lorsque je traversais le Nevada d’Ouest en Est. C’est non sans regret que je le parcours désormais d’Est en Ouest…



Deux heures après avoir quitté Las Vegas le matin même, j’arrive dans une ville un peu particulière, Rhyolite, dont la population vaut tout simplement « zéro ». Cette ville fantôme, vestige de la ruée vers l’or, a vu ses derniers occupants disparaitre en 1924 après avoir pourtant dépassé les 3500 habitants en 1908 - certains parlent même de 8000 habitants. Cette ville éphémère était censé devenir le Chicago de l'Ouest.





Banque, école, gare ferroviaire… les ruines laissent imaginer une forte activité par le passé. Désormais, l’endroit est la terre des serpents à sonnettes, ce qu’on ne manque pas de vous rappeler par un panneau.





En visitant un peu plus loin, je fais une rencontre plutôt originale avec un fantôme, pas très causant, s’apprêtant à faire du vélo. Pendant ce temps, ses douze compatriotes sont rassemblés sur une sorte d’estrade en bois dont la pancarte affiche: "The Last Supper".





Il va de soi que ce lieu est très atypique, et cela fait bizarre d’être presque seul - une famille a fini par arriver - au milieu de ces œuvres. Un peu plus loin encore, on trouve une carcasse de voiture et des cabanes abandonnés. Tous les ingrédients d’une ville fantôme !



Et soudain, ce qui semble être un bug dans la matrice vous saute aux yeux comme un pixel mort sur un écran noir, complètement en décalage par rapport à cet environnement à la fois paisible et un peu hostile. Je vous laisse juger...



Après cette visite très agréable, je rejoins la route principale en direction d’un endroit bien connu, puisqu’il s’agit de la Vallée de la Mort : Death Valley National Park. Une fois encore, la route est un pur bonheur, avec des paysages bien particuliers. Mais ici, les arbres qui s’aventurent trop haut ont un bien funeste destin...



Bientôt, la route se transforme en une véritable montagne russe, ponctuée de brusques changements de pente. Puis, à nouveau, les longues lignes droites alternent avec de belles routes sillonnant le relief, tandis que votre altitude oscille entre positifs et négatifs.



Dans mon élan, j’en viens même à oublier mon trajet initial et je poursuis ma route vers l'Ouest, jusqu’à un petit General Store. Je m'y arrête pour consulter ma carte et localiser Furnace Creek. Croyez-le ou non, mais j’avais déjà parcouru 100 km de trop, soit une bonne heure de route ! Étant donné que j’ai une bonne partie de la journée devant moi et que personne n’est là pour m’en empêcher, je fais tout de même marche arrière pour rejoindre Furnace Creek.

Fait surprenant, l’endroit est à environ -60 mètres d’altitude. Un détail aussi : il fait CHAUD ! La voiture affiche 120 °F (~50°). Bien que la même température fût indiquée à Las Vegas, il y a une grosse différence : le vent. Imaginez-vous en train de faire du vélo (ou de la trottinette dans mon cas, lorsque je vais au lycée…) en plein hiver. Imaginez ce vent glacé et désagréable contre le visage. Dans la Vallée de la Mort, l’effet est similaire, sauf que le vent n’est pas glacé mais brulant !

Bienvenue sur Mars ! J'avais idée qu'il y faisait plus froid...

Je n’ai jamais vécu une telle expérience, et rester trop longtemps dehors devient presque désagréable, même si cela reste surmontable. Une chose est sûre, le toit ouvrant de la Mustang reste fermé pour l'occasion !

J'envisage alors de poursuivre vers Badwater, mais un panneau fait mention d’inondations qui pourraient corrompre le trajet. Dans le doute, je choisis de retourner sur mes pas et de reprendre la route initiale vers l'Ouest, plus précisément en direction de Lone Pine. Sur la route, je croise un hôtel qui ressemble presque à une oasis perdue au milieu du désert. J'en profite également pour m’arrêter au niveau des grandes dunes de sable.

J’arrive de nouveau au petit General Store où je m’étais arrêté un peu plus tôt avant de rebrousser chemin. C’est là que débute une partie stratégique intéressante. Cela fait un moment que je n’ai pas fait le plein, et la voiture m’indique 60 miles restants. Mon GPS m’indique que Lone Pine est à 50 miles d’ici. Je pourrais choisir de prendre de l’essence au General Store, mais celle-ci est facturée presque 6$ par US gallon (1,20€/L vous rendez-vous compte comme c’est cher !!!). Ou alors je suis joueur: j’essaye de rejoindre Lone Pine sans prendre un litre d’essence, en espérant dans le pire des cas trouver une station sur la route.

1,20€/L d'essence. Quelque chose de si banal en France, et pourtant totalement absurde aux États-Unis !

Dommage, je suis joueur ! Et j’allais le regretter un peu. Logiquement, je me dis que pour rejoindre Lone Pine, il faut descendre la montagne. Ce que je n’avais pas prévu, c’est qu’avant de descendre, il faut monter. Beaucoup. Longtemps. Impuissant, je vois les miles tomber les uns après les autres alors que je gravis la côte. Je finis même par adopter une conduite "anormalement" sage. Dommage car une fois encore, la route est fantastique. Mais après tout, ça me laisse plus de temps pour admirer les paysages !

Malgré quelques faux espoirs, le taux d’accroissement de la route devient enfin négatif, et c’est la descente qui commence. Bien qu’il reste une bonne distance à parcourir, me voilà soulagé tout de même. D’ailleurs, je bats haut la main mon record de consommation…

99,9 MPG (2,4 L/100km). Qui dit mieux ?

Je laisse donc la voiture filer au gré de la gravité terrestre. Puis le message tant redouté apparait en jaune sur l’ordinateur de bord : « Fuel Level LOW ». Et malgré tout espoir, aucune station-service à l’horizon.

Finalement, le logo « Chevron » finit par apparaitre au loin, alors que j’entre dans Lone Pine. Enfin ! De l’essence ! A cet instant, la voiture m’annonce 24 miles restants.

56$ plus tard, je reprends ma route. Prochaine destination : June Lake, à 20 minutes de Mammoth Lakes. Le trajet longe la Sierra Nevada, et c’est un spectacle de lumière absolument saisissant qui s’offre à moi. J’en viens à m’arrêter sur un bord de route pour capturer un time-lapse de ce spectacle.



Alors que ma GoPro fixée sur le coffre de la Mustang prend les photos à 5 secondes d'intervalle, j’envisage d’ouvrir le capot de la voiture pour la première fois depuis le début du voyage. Après tout, c’est l’avant dernier jour…

Le problème lorsqu’on ouvre un capot de voiture, c’est de réussir à débloquer la sécurité. Bien que ce ne soit marqué « ouverture facile » nulle part sur le capot, c’est sans conteste plus facile à ouvrir qu’un paquet de gruyère râpé ! Pour la première fois, le V6 de 305 chevaux qui m’a procuré tant de plaisir se découvre sous mes yeux. Une bien belle « pièce »:



Lorsque j’arrive au June Lake Motel ou je vais passer la nuit, le soleil commence déjà à tomber. Après avoir débarqué mes affaires dans la chambre (extrêmement confortable d’ailleurs), j’entreprends de rejoindre les hôtels situés en haut de la station de Ski Mammoth Lakes.

Un petit aperçu de "June Lake" tout en vitesse !

La luminosité tombe à vue d’œil, et je me retrouve rapidement à conduire dans le noir, à travers la forêt, toit ouvert, en faisant vrombir le V6. J’arrive finalement au sommet de la station, d’où partent les remontées mécaniques. L'endroit apparait paisible et endormi, si on fait abstraction des luxueux hôtels dont les fenêtres sont encore éclairées. J’essaye de grimper encore un peu plus haut en voiture, mais me retrouvant rapidement bloqué, je rebrousse chemin et je retourne à June Lake dans l’obscurité.



De retour à l’hôtel, je m’effondre encore une fois sur le lit. En allumant la télévision, je tombe sur Home Alone (Maman, j’ai raté l’avion), film que j'ai vu tant de fois étant plus jeune. Mais ça ne suffit pas à me tenir éveillé. Alors que mes fichiers photos et vidéos sont en cours de transfert sur mon disque-dur, je m’assoupis sans m’en rendre compte !

Dans le prochain épisode: je boucle la boucle...

BONUS Nouvelle très surprenante: Ford a annoncé jeudi dernier que la nouvelle Mustang (édition 2015) serait vendue en France, aussi bien dans sa version 4 Cylindres EcoBoost que dans sa version V8. Voilà qui devrait séduire un public assez large, et personnellement, je la trouve très réussie ! Bien-sûr je ne cherche pas à faire de la pub gratuite, mais avouez que ça fait bizarre de voir ça sur le site de Ford FRANCE: http://www.ford.fr/...iculier/ford-mustang

18 jours en solitaire aux Etats-Unis

Hiacinthe · 2013-12-07 · Message 129 of 218

Bonsoir Matthieu,

Merci beaucoup pour cet épisode de ton carnet de voyage.

Les "fantômes" de Rhyolite doivent faire trembler de peur si on les découvre la nuit à la lueur des phares.

Heureusement que tu n'es pas tombé en panne d'essence dans la Death Valley ! Sans pouvoir téléphoner (pas de réseau) et partir chercher une station essence à pied par cette chaleur, cela aurait été dur dur !

A bientôt !

18 jours en solitaire aux Etats-Unis

Slash1654 · 2013-12-07 · Message 130 of 218

Bonsoir Christine,

C'est moi qui te remercie pour tes retours réguliers sur le carnet !

Visiter Rhyolite de nuit doit effectivement être une expérience plutôt sympathique; j'y penserai fois suivante. Quant à Death Valley, on pourra dire que l'expérience a été prenante !

C'est intéressant: je viens de voir en même temps le carnet de Lol64 dont le même jour 11 correspond au même trajet de Death Valley à Mammoth Lakes; c'est comme si on s'était passé le mot ! En plus d'être très bien écrit, ses photos sont très très très belles, bien au delà de ce que je suis capable de faire, surtout avec mon matériel pas vraiment dédié à la photo. Et ça montre aussi à quel point mon voyage est "pressé" par rapport au sien. Je ne regrette pas ce point car je n'avais pas vraiment d'autre choix; on pourra dire que ce fut un premier aperçu de l'Ouest Américain, et la prochaine fois sera beaucoup plus complète.

Bonne soirée et à bientôt !

18 jours en solitaire aux Etats-Unis

Lol64 · 2013-12-08 · Message 131 of 218

Salut Matthieu

Eh oui, moi aussi je lis ton carnet avec étonnement et une pointe de perplexité. Je découvre une autre manière de voyager qui, comme tu l'a remarquée, n'est pas la mienne 😛.

le même jour 11 correspond au même trajet de Death Valley à Mammoth Lakes

C'est effectivement amusant, comme si cette similitude voulait mieux encore en souligner les différences ! Tout va tellement vite, dans ton monde, que j'en ai le "tournis". Tu avales les km par centaines, à vitesse V, et lorsque tu te poses, c'est pour enregistrer des images en accéléré avec ces fameux timelapses dont les effets sont d'ailleurs superbes et bien souvent, le héros de tes films ou photos, c'est ta Gopro ! Attention, ce n'est absolument pas une critique, juste une réflexion.

J'ai 2 enfants, l'aînée a ton âge (à 1 an près) et quasi les mêmes préoccupations (prépa PC 2ème année). Ils te ressemblent un peu dans cette frénésie de vitesse où tout s'enchaîne sans temps mort, partagent cette passion des nouvelles technologies si ce n'est celle des voitures. Peut-être que, s'ils en avaient eu l'occasion, ils auraient organisé un voyage semblable au tien au lieu de suivre notre rythme plus contemplatif. Serait-ce une question de génération ? Là, je prends un sacré coup de vieux !

Tu me fais réfléchir et ça fait toujours du bien ! 😉

Ah, au fait, l'expérience de Rhyolite où tu es passé, je l'ai faite par mes lectures avant le voyage et j'ai ressenti les mêmes choses que celles que tu décris, une ville promise, un eldorado qui en quelques années tombe dans les tréfonds de l'oubli...

18 jours en solitaire aux Etats-Unis

Virginie24jb · 2013-12-08 · Message 132 of 218

Le trajet longe la Sierra Nevada, et c’est un spectacle de lumière absolument saisissant qui s’offre à moi. J’en viens à m’arrêter sur un bord de route pour capturer un time-lapse de ce spectacle.



Splendide en effet ! 🙂 Merci à toi de partager ce voyage. C'est toujours un plaisir de le lire.

18 jours en solitaire aux Etats-Unis

Slash1654 · 2013-12-08 · Message 133 of 218

Bonsoir et merci beaucoup pour vos messages !

Serait-ce une question de génération ?

Heureusement, je ne pense pas que ce ne soit qu'une question de génération 😉

Dans mon cas, le contexte y était pour quelque chose: des concours qui finissent fin juillet, des inscriptions en août et la prépa qui reprend début septembre (en fait je suis "khûbe"; après tout on peut toujours faire mieux !). Bref, la fenêtre de tir n'était pas très large.

Il est vrai aussi que la prépa tend à vous presser un peu au quotidien. Votre fils ainé doit être victime du même effet: ce temps qui ne cesse de vous courir après, si bien que vous vous sentez obligé de tout faire très vite. Comme vous le disiez, "tout s'enchaîne sans temps mort". C'est aussi pour cela que je ne me lance pas de suite dans le "vrai" montage vidéo commenté de mon voyage, et vous avez tout à fait raison en disant que le héros de mes vidéos et photos: c'est la GoPro ! Du moins pour l'instant.

Pour autant, cela ne justifie pas encore le rythme extrême de mon voyage; la voiture y est aussi pour quelque chose. Il est indéniable que j'adore conduire, et je trouvais justement un immense plaisir dans le simple fait de sillonner ces paysages extraordinaires. Et dans ce contexte, le choix de la voiture (la Mustang cabriolet) était un terme prépondérant de l'équation; malgré les nombreux kilomètres parcourus, je n'ai quasiment jamais éprouvé de lassitude.

Enfin, un point à prendre en considération lorsque l'on voyage seul: le prix des chambres d'hôtel n'est pas divisé. Chaque nuit en plus est donc un investissement conséquent.

Pour conclure, je préfère dire que mon voyage en solitaire était un moyen particulier d'aborder l'Ouest des Etats-Unis. Mon prochain périple sera sûrement bien différent: plus long, plus posé... et peut-être moins solitaire aussi ! D'ailleurs, je pense que le fait de pouvoir partager ces paysages incite à adopter un rythme plus tranquille, et avec du recul, je plains la personne qui aurait choisi de m'accompagner en août 2013. Mais une chose est sûre, je ne pouvais pas en profiter plus densément, et ça se ressentait en fin de journée !

Merci encore pour votre retour; cela me fait aussi réfléchir sur mon périple un peu express !

Vous pourrez souhaiter un bon courage à votre fils ainé en filière PC, de la part d'un ancien "kharré". Quoiqu'en ce moment, et vous devez certainement être au courant, la prépa voit noir à cause de notre cher ministre de l'éducation... D'ailleurs, si je peux me permettre d'écrire ces lignes ce soir, c'est que nos professeurs de prépa sont en grève demain - une première depuis la fin des années 90 !

18 jours en solitaire aux Etats-Unis

Lol64 · 2013-12-09 · Message 134 of 218

la prépa tend à vous presser un peu au quotidien

Malheureusement, avec le temps, on se rend compte que c'est tout notre mode de vie qui nous presse ! Heureusement, on PEUT y échapper mais il faut le vouloir 😇 !

je suis khûbe

Courageux de retenter l'année terrible !!! Félicitations et bon courage pour les épreuves qui approchent ...

bon courage à votre fils ainé en filière PC

Je transmets à ma fille, 😛, c'est elle qui est en prépa, merci ! Ici aussi, c'est la grêve aujourd'hui. Espérons que tout s'arrangera très rapidement car ce sont toujours les mêmes qui paient les pots cassés au final : les étudiants !

Good luck !

18 jours en solitaire aux Etats-Unis

Slash1654 · 2013-12-09 · Message 135 of 218

Je transmets à ma fille, 😛, c'est elle qui est en prépa, merci !

Oups ! Au temps pour moi; j'ai lu trop vite (!) et j'ai loupé le "e" de "ainée" !

Félicitations et bon courage pour les épreuves qui approchent ... [....] Good luck !

Merci 😉 J'espère également que tout s'arrangera rapidement. Pas de nouvelle concrète pour l'instant...

18 jours en solitaire aux Etats-Unis

Slash1654 · 2013-12-14 · Message 136 of 218

Bonsoir à tous !

Je regrette mais je ne serai pas en mesure de poster la suite du récit ce soir comme chaque samedi, 21:00. J'espère toutefois pouvoir le présenter demain.

Ce sera ma dernière journée dans l'Ouest Américain 😛

Bonne soirée !

18 jours en solitaire aux Etats-Unis

Alanay · 2013-12-14 · Message 137 of 218

Je regrette mais je ne serai pas en mesure de poster la suite du récit ce soir comme chaque samedi, 21:00.

Tu es tout pardonné 😉

La dernière journée d'un voyage est toujours la moins agréable du voyage Attendre la suite de ton récit, c'est prolonger un peu le périple !

18 jours en solitaire aux Etats-Unis

Slash1654 · 2013-12-15 · Message 138 of 218

Bonsoir à tous ! Il est 21:00... je veux dire 22:20...

Tu es tout pardonné 😉

La dernière journée d'un voyage est toujours la moins agréable du voyage Attendre la suite de ton récit, c'est prolonger un peu le périple !

Merci 😉

En effet, non seulement ce ne fut pas la journée la plus agréable psychologiquement, mais ce ne fut pas la journée la mieux organisée non plus, comme vous le verrez ! Par manque de temps, j'ai laissé passer beaucoup d'endroits sympathiques (disons plus que d'habitude).

Bonne lecture !

Dans l'épisode précédent: je quitte Las Vegas tôt le matin alors que tout le monde se remet de sa soirée de la veille. Après un détour réussi par la ville fantôme Rhyolite, je m'engage dans le Parc National de la Vallée de la Mort. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il fait chaud - la voiture affiche 120°F (~50°C) - et le vent est brûlant. Pour ne pas aider, l'essence sur place est très cher ! Plus de 1,20€ par litre... Je poursuis donc sans refaire le plein, ce que je regrette par la suite alors que ma jauge diminue, sans station-service à l'horizon. Lorsque j'atteint la station suivante, il ne me restait que 24 miles d'après l'ordinateur de bord. Je peux donc rejoindre en toute tranquillité June Lake, à proximité directe de Mammoth Lakes, tout en longeant la Sierra Nevada et en profitant des superbes effets de lumière sur la montagne.

JOUR 12 (18 août 2013): La boucle est bouclée

C’est triste de penser que toutes les bonnes choses ont une fin. C’est en effet aujourd’hui que je boucle mon circuit dans l'Ouest Américain, après avoir parcouru des milliers de kilomètres inoubliables au cours des huit derniers jours.

Heureusement, un dernier obstacle se dresse entre moi et San Francisco : la Sierra Nevada. Lorsque je préparais mon voyage quelques mois plus tôt, j’avais repéré une petite route sillonnant à travers cette barrière naturelle. Cette route, c'est la fameuse Route 120, plus connue sous le nom de Tioga Road. Malheureusement, je n’avais pas considéré que ce trajet offrirait autant d’attractions, et pour cette fois, je dois admettre que le temps a été un facteur limitant. Ce qui est bien dommage !

Pour commencer, je quitte le June Lake Motel à 7h40. Plutôt que de rejoindre l’axe principal directement, je choisis de contourner le lac qui a donné le nom à ce lieu isolé et paisible: June Lake.

Une fois de retour sur l'axe principal qui longe la Sierra Nevada, il ne me faut pas beaucoup de temps avant d’atteindre le début de la Tioga Road, situé au niveau d’une petite zone habitée appelée Lee Vining. Impatient de découvrir l’itinéraire, je m’engage sur cette route grimpant à plus de 3000m d’altitude ! En fait, Lee Vining se situe déjà à 2100m d’altitude, soit presqu’aussi haut que Val Thorens, la plus haute station en Europe. Pourtant, tout parait si vaste et "plat"…

Après quelques kilomètres cependant, le paysage est déjà bien différent. On se laisse rapidement surprendre par la beauté des panoramas, ce qui incite à s’arrêter régulièrement sur le bord de la route.



Lorsque j’arrive sur Ellery Lake, je fais sans vraiment le faire exprès une photo qui rendrait surement très bien dans la brochure pour la Ford Mustang Cabriolet édition 2014 (bien qu’elle aurait gagné à être plus propre) :



L’entrée dans le Parc National de Yosemite est située au point culminant de la Tioga Road, à précisément 9945 pieds d’altitude (3031m) selon ce qui est inscrit sur la petite cabane tenue par les rangers.

Il s’agit surtout, pour commencer, d’une conduite scénique ponctuée de petits arrêts fréquents. Je m'arrête en particulier à Lembert Dome; comme son nom l'indique partiellement, il s'agit d'un énorme dôme de granite s’élevant à presque 90m au-dessus du sol. On aurait presque envie de grimper tout droit pour accéder au sommet !



Je reprends la route en longeant Tenaya Lake.



A peine une minute plus tard, j'atteint Olmsted Point, un coin visiblement très prisé compte tenu du monde sur place. La roche toute fracturée offre une vue plutôt originale. Je regrette de ne pas m'être aventuré un peu plus loin à pieds...



Je poursuis mon trajet, enchainant virages après virages, m'arrêtant de temps à autres pour scruter le paysage.

Alors que je suis arrêté, ma vue se pose sur un gros camion de recyclage émergeant d'un petit chemin étroit. Ironiquement, on peut lire sur le panneau à l'entrée du dit-chemin quelque chose ressemblant à "No oversized vehicules". Plutôt comique !



J'arrive finalement à la bifurcation qui permet de rejoindre Yosemite Valley. La route qui suit offre une vue sur un paysage surprenant, dont les arbres sont partiellement morts.



Puis, alors que je planifie mon trajet, ce qui ressemble à une petite abeille s’invite à mon voyage !



Ma prochaine destination: Tunnel View. A nouveau, le point de vue est très prisé et je peine à trouver une place de parking. La vue offerte sur la Vallée de Yosemite est plutôt impressionnante. Malheureusement je me rends compte seulement maintenant, en écrivant ce récit, qu'un arbre s'est planté en plein sur ma photo, ce qui cache une bonne partie de la vue...



Je parcours à nouveau quelques kilomètres jusqu'à mon dernier point de vue: Bridalveil Fall.



Malheureusement, je ne peux m'empêcher d'être un peu déçu en voyant le débit fortement réduit de la cascade.



Afin de rentabiliser ma visite, je décide alors de grimper sur les rochers jusqu'au point d'eau en bas de la cascade. Tel un rover martien, j'essaye de "pré-calculer" l'itinéraire idéal à travers les rochers, avant de m'engager. Ce fut un peu plus difficile que prévu, et il faut faire très attention car ces rochers sont très glissants; un panneau vous le fait savoir.



Le point d'eau est un lieu tranquille et cette petite "séance d'escalade" valait clairement le coup. Je m'y pose un certain temps, avant que la météo ne se gâte; un coup de tonnerre retentit.



Pendant cette visite, j'ai également l'occasion de discuter avec une jeune fille d'à peu près mon âge; comme par habitude, nous parlons de nos voyages respectifs, bien qu'elle vivait déjà aux Etats-Unis !

Il est cependant déjà temps d'y aller pour moi... Il commence à se faire tard, et j'ai encore un bon bout de route à parcourir jusqu'à San Francisco.

Avant de poursuivre la fin du trajet, une idée loufoque me vient à l’esprit : et si je mettais le micro directement sous le capot moteur ? Fait plutôt amusant, des passants intrigués par le capot ouvert alors que je fixe le micro me demandent si j’ai besoin d’aide. Je les remercie en expliquant mon "projet", puis c’est une voiture de patrouille qui s’arrête au niveau de l’aire où je suis stationné. Gros coup de stress : que vais-je dire à la police locale ? Que je fixe un micro dans le compartiment moteur pour mieux enregistrer mes accélérations ? Heureusement, je n'étais pas concerné; la voiture de patrouille interpelait simplement une veille voiture noire. Je repars comme si de rien n’était, avec mon micro enregistrant le son du moteur directement à sa source !



Autre fait surprenant, lorsque je démonte mon micro quelques aires plus loin, la même voiture noire s’arrête derrière moi, puis repars un court instant plus tard. Peut-être ont-ils envisagé de me jeter dans le ravin pour effacer mon témoignage ! Je n’avais pourtant pas vraiment envie de finir mon périple dans le coffre de cette voiture un peu sinistre, et un peu décalée dans cette zone plutôt touristique.

Après avoir quitté Yosemite, une portion de route sinueuse s’offre à moi et je profite une dernière fois de la voiture avant que la voie rapide ne prenne le relais jusqu’à ma destination finale. Entre deux, je m'arrête à une station de lavage équipée d'un aspirateur. Vous vous rappelez de mon petit détour sur les lacs salés de Bonneville ? Des résidus de sel tapissent encore le sol de la Mustang. C'est donc le moment ou jamais de faire disparaitre les preuves !



Alors que je parcours la voie rapide, j’observe, un peu nostalgique, mon dernier coucher de soleil dans l’Ouest Américain.



Tandis que l’environnement s’urbanise petit à petit, le trafic routier s’intensifie jusqu’à devenir très dense. La route paisible laisse place à une voie rapide bondée de gens revenant de leur week-end, visiblement un peu énervés car la circulation est un peu chaotique; je me fais doubler de tous les côtés, bien que je dépasse moi-même légèrement la limitation de vitesse afin de rester cohérent avec le trafic. Je dois également être le seul fou à rouler en toit ouvert au milieu de cette circulation...

Comme ultime attraction, je traverse le San Mateo Bridge, long de 11km, en direction de San Francisco.



Pour ce soir, j’ai choisi de loger à 5 minutes de l’aéroport SFO, dans le Ritz Inn Motel de San Bruno (juste au sud de San Francisco). On ne peut faire plus simple comme motel; même si l’état de la chambre laisse à désirer par endroits, c’est suffisant pour passer une nuit au "doux" son des avions qui décollent sur une base régulière.

Il fait déjà nuit. Afin de gagner du temps le lendemain, je fais un dernier plein de la voiture en vue de la rendre chez Hertz. Puis soudain, je décide de partir très loin; je remonte dans la Mustang, démarre le moteur et m’élance sur la route en direction du nord, brulant tous les feux rouges, traversant le Golden Gate à 200 km/h, tous feux allumés, longeant la mythique Route 1, traversant le Canada, avant de finalement arriver en Alaska. De retour à la réalité, je suis toujours en train de faire le plein dans une station Shell de San Bruno…

Pour ce dernier soir dans l’est, pas de restaurant « lent ». Je me contente d’un fast-food Wendy’s. N’ayant jamais fait l’expérience dans ce restaurant "rapide", je peine un peu à faire effectuer ma commande, ce qui ne manque pas de faire rire la caissière. Je m’installe à une table. Je suis presque le seul client; pas étonnant quand on sait qu’il est environ 22:00.

De retour à l’hôtel, je prépare mes papiers d’aéroport afin d’éviter les mauvaises surprises. Je positive : mon billet d’avion n’indique pas Paris CDG comme destination…

Dans le prochain épisode : je ne rentre pas en France.

Merci pour votre lecture ! je vous retrouve pour la suite la semaine prochaine (certainement dimanche car je ne serai pas disponible samedi). La suite sera un peu particulière puisque j'inclurai plusieurs jours en un seul récit. J'en dis pas plus pour le moment !

18 jours en solitaire aux Etats-Unis

Pong · 2013-12-15 · Message 139 of 218

Bonsoir Matthieu, Belle traversée de la Sierra Nevada ! 🙂

ce qui ressemble à une petite abeille s’invite à mon voyage !

En voyant le spécimen, je pencherais plutôt pour un mini-drone de la NSA !...😎 Hypothèse confirmée par la présence de la fameuse "voiture noire"... 😉 (avec des "men in black" à l'intérieur sans doute ! 😏)

18 jours en solitaire aux Etats-Unis

Slash1654 · 2013-12-15 · Message 140 of 218

Bonsoir Pierre et merci pour ton retour !

Comme on dit souvent: tout est liééééé !

Voilà une remarque pertinente et qui m'a bien fait sourire 😏 . D'ailleurs il suffit de voir les gros yeux de "l'abeille" pour comprendre qu'il s'agit de caméras dissimulées.

J'aurais dû jeter un regard dans la voiture noire...

VoyageForum — the largest community of French-speaking travellers.