Madras est aussi un haut lieu du christianisme indien, car c'est là que mourut, en l'an 72 Saint Thomas, l'apôtre du Christ, celui qui ne croyait que ce qu'il voyait. Combien d'Occidentaux savent-ils qu'il était parti en Inde ?
Trois lieux saints lui sont consacrés à Madras, de gauche à droite sur les photos.
L'église St Thomas du Mont St Thomas ( St Thomas Mount - Parangi Malai)
Vieille église portugaise, située au sommet du mont, elle domine à la fois Madras et son aéroport. Les pèlerins, après leurs dévotions, adorent regarder les avions atterrir. C'est de là que Jean Paul II a béni la foule lors de sa visite à Madras.
Photos de dessous: l'autel dont la croix de pierre aurait été sculptée par St Thomas lui-même, et une vierge à l'enfant dont St Jacques serait le peintre. C'est parce qu'elle mène aux abords du Mont St Thomas qu'Anna Salai, la plus longue avenue de Madras, est encore appelée de nos jours Mount Road.
L'église St Thomas du Petit Mont (Little Mount - Chinna Malai)
Minuscule église portugaise, construite sur une éminence rocheuse, juste au dessus de l'entrée de la grotte où Thomas se réfugia quelque temps, pour échapper à ses persécuteurs. Trop petite, l'église a une annexe latérale futuriste, en forme de gros camembert, capable d'accueillir des centaines de personnes.
Photo de dessous: la grotte, transformée en chapelle.
La Basilique St Thomas, à Madras, dans le quartier de Mylapore (Saint Thome Basilica)
Avec Saint Pierre de Rome et Saint Jacques de Compostelle, c'est l'une des trois églises catholiques du monde, édifiées sur le sépulcre d'un Apôtre du Christ.
Au XIX°s, on a remplacé la construction portugaise primitive par cet édifice néogothique. En médaillon, en haut à droite, le portrait de Notre Dame de Mylapore, patronne de Madras.
La basilique est flanquée d'un musée consacré à St Thomas et à l'histoire du catholicisme tamoul.
Photo de dessous: sous le musée se trouve la crypte où repose St Thomas, dont on voit ici le sépulcre, où est représenté l'apôtre gisant aux cotés de la lance qui lui transperça le dos, sur l'ordre d'un raja hindouiste.
