Autobiographie de Paul-Emile Victor
Paul-Emile Victor écrit bien et raconte pas mal de choses intéressantes (forcément, quand on voyage), genre:
Le développement des maxillaires est redoutable. Au repos, ils saillent comme des boules. Quand ils mâchent, c’est impressionnant, une espèce de machine à broyer. Les dents sont usées jusqu’à la gencive. Chez eux, les dents, donc les mâchoires, constituent un outil puissant : tenailles, cisailles ou étau… et même arrache-clou ! Les femmes épilent les peaux avec leurs dents pour en faire du cuir (tanné dans de l’urine fermentée) ; ou s’en servent pour tirer hors de l’eau un phoque ramené de la chasse (elles plantent leurs dents dans une nageoire ou dans la queue). page 19 A la fin du repas, le curé, pour exprimer sa satisfaction, lève le pouce à hauteur du gosier et dit, d’un air las : Napairanga !
Il nous explique : cela veut dire « je suis repu ». Mais l’origine du mot est très différente. Le sens véritable nécessite une périphrase: « J’ai si bien mangé que ma langue se tient debout, comme le pouce dressé, dans ma bouche. » page 58 Paul-Emile Victor, Œuvres autobiographiques – tome II : L’Iglou (Au Groenland, 1934-1937), texte établi par Daphné Victor annoté par Thierry Fournier, éditions Transboréal, collection « Le génie des lieux ».
Ceci dit, j'ai commencé par le tome II...
Le développement des maxillaires est redoutable. Au repos, ils saillent comme des boules. Quand ils mâchent, c’est impressionnant, une espèce de machine à broyer. Les dents sont usées jusqu’à la gencive. Chez eux, les dents, donc les mâchoires, constituent un outil puissant : tenailles, cisailles ou étau… et même arrache-clou ! Les femmes épilent les peaux avec leurs dents pour en faire du cuir (tanné dans de l’urine fermentée) ; ou s’en servent pour tirer hors de l’eau un phoque ramené de la chasse (elles plantent leurs dents dans une nageoire ou dans la queue). page 19 A la fin du repas, le curé, pour exprimer sa satisfaction, lève le pouce à hauteur du gosier et dit, d’un air las : Napairanga !
Il nous explique : cela veut dire « je suis repu ». Mais l’origine du mot est très différente. Le sens véritable nécessite une périphrase: « J’ai si bien mangé que ma langue se tient debout, comme le pouce dressé, dans ma bouche. » page 58 Paul-Emile Victor, Œuvres autobiographiques – tome II : L’Iglou (Au Groenland, 1934-1937), texte établi par Daphné Victor annoté par Thierry Fournier, éditions Transboréal, collection « Le génie des lieux ».
Ceci dit, j'ai commencé par le tome II...