Redécouvrir la Corse, un vrai plaisir
, puis les deux vieux bateaux de la Marine qui finissent leur carrière comme brise lames à la Seyne
et on admire le départ toujours acrobatique du pilote
- Sommeil tranquille dans une cabine où personne n'a pris la peine de remplir les distributeurs de savon du lavabo et de la douche. Ce sera donc une toilette de chat.
On vire les Sanguinaires à 7 h du matin, par grand beau temps et mer plate,
pour accoster comme prévu à Ajaccio à 7 h 30.
A 8 h, on met l'autoradio sur radio Corsica, ce qui nous met tout de suite dans l'ambiance (Non, rien de rien d'Edith Piaf chanté en Corse, ça vaut le déplacement!) et on roule tranquillement en direction de la Parata, avec très peu de trafic, pas de bus touristiques et sans l'affreux petit train sur pneus qui bloque habituellement la circulation.
Arrivé au parking de la Parata, les navettes électriques ne fonctionnent pas encore, on continue donc à pied vers la pointe, en admirant les Iles sanguinaires qui se reflètent dans l'eau lisse.

Après notre tour de la pointe, c'est l'heure du café, mais la brasserie est fermée, nous repartons vers Ajaccio et prenons notre café à Marinella, le petit bar de plage sympa à coté de l'ancienne propriété de Tino Rossi et de là embrayons direction Cargese avec quelques embouteillages pour quitter Ajaccio. A Cargese, nous saluons comme il se doit les deux églises jumelles, l'orthodoxe d'un coté, la catholique en face et nous descendons jusqu'au port qui visiblement tourne au ralenti. Nous déjeunons fort agréablement a U Rasaghiu.
Dans le temps, nous avions l'habitude d'y aller souvent le soir, le patron laissait tomber le service pour pousser la chanson pour ses clients pinzutti, dont nous étions et nous ne nous lassions pas d'écouter la Boudeuse et la Vieille Guitare. L'établissement a été fort joliment modernisé, l'accueil et la cuisine y sont toujours excellents, mais la maison attend qu'il y ait plus de clients pour rentabiliser ses soirées Chansons Corses, ainsi va la vie.
Nous nous dirigeons ensuite vers Porto Ota en traversant au ralenti la zone des calanques de Piana, en profitant de la faible circulation pour nous arrêter sur les petites aires de stationnement et admirer le paysage, superbe sous le bel éclairage que nous avons la chance d'avoir aujourd'hui.

A suivre....










Nous le partageons avec les hirondelles qui y ont installé quatre nids et s'habituent assez vite à notre présence, nous gratifiant de séances de nourrissage d'oisillons sympathiques et de quelques chiures un peu moins sympathiques.






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Le soir, dîner sur la belle terrasse de l’hôtel le Romantique, avec un service charmant.
Belle journée.












et nous baladons dans les rues. L'ambiance est morne, beaucoup de magasins sont fermés et il y a peu de touristes.
Malgré cela, l'accueil au restaurant sur le port est très moyen, la cuisine médiocre et l'addition salée. Nous décidons donc de quitter Calvi le lendemain à la première heure pour aller à Corte.
Belle journée sur une côte splendide, avec une circulation très faible (heureusement, compte tenu des virages et de l'étroitesse de la route, anticipant les conseils de Chnoupi, nous nous rangeons respectueusement chaque fois qu'on nous rattrape, tout le monde n'est pas en vacances) et grâce à la vallée du Fango, de toute beauté. Par contre, pas emballés par Calvi.








avec son superbe nid d'aigle

au U Campanile, belle terrasse ombragée, excellent accueil , excellente cuisine, addition raisonnable, un vrai plaisir avant de partir pour la vallée de la Restonica.
Malgré le peu de circulation, la remontée de la vallée jusqu'aux bergeries de Grotelle se fait toujours avec des croisements difficiles, quelques motards n'hésitant pas à doubler dans des conditions vraiment limite.
J’entreprends de monter au lac de Melo,
















Sous la belle apparence de la plage, la mer est jonchée de nombreux débris végétaux (de quelle provenance) et complètement vide de poissons, alors qu'il y en avait au même endroit il y a quelques années. Explication possible : l'arrière plage a été totalement débroussaillée pour laisser la place à des rangées de transats et, encore plus en retrait, à de nouvelles constructions. Les débris n'ont pas du être emmenés bien loin.
A notre arrivée à Santa Giulia, où nous avons loué un appartement dans une résidence récente avec un très beau jardin et à 5 minutes à pied de la plage,
, les constructions ont encore progressé et le parking de la plage encore étendu. Bien qu'on soit hors saison, la plage est bondée, principalement de locaux qui profitent du week end. Là, pas question de masques ou de distanciation sociale. On ne reviendra sur cette plage que le matin tôt pour rester prudents.













On salue au passage l'ancien moulin et son grenier en ruine,













et des squelettes de lapin rat, espèce aujourd'hui disparue.
Nous déjeunons ensuite dans une belle ferme auberge en bord de route, A Massja à Olmiccia, où l'accueil et la cuisine s'avèrent excellents.
Après le déjeuner, , nous rejoignons le site préhistorique de Cucuruzzu, où nous faisons le grand tour de visite très bien organisé par un beau chemin sous les arbres (appréciable quand il fait 34 °!).

Du haut de la forteresse on a une superbe vue sur le massif de Bavella .
Au passage, on admire deux énormes pins agés de cent cinquante ans.
On continue par le casteddu de Capula, où cohabitent une partie datant de la préhistoire et une partie du moyen age. Il abrite un remarquable menhir sculpté datant de l'age de bronze.
A proximité, petite chapelle construite au début du XX ème siècle.
Excellente visite à tous points de vue : intérêt culturel, beaux paysages, beau parcours de balade.








avant d'embarquer au calme à Porto Vecchio.
Peu après le départ, on a le loisir de constater les dégâts des constructions individuelles, réalisées sans toujours respecter l'environnement . Elles sont à l'unisson de l'ambiance de Porto Vecchio, où l'argent s'étale largement. Secteur à éviter si vous avez un petit budget.
On fait escale à Ajaccio vers 22h pour embarquer de nouvelles voitures et de nouveaux passagers , à la suite de quoi, il me semble bien qu'on ait dépassé la jauge Covid-19 du bateau, comme on le constatera le lendemain matin au petit déjeuner, avec une grande queue dans laquelle 40% des passagers ne portent pas de masque et où personne ne respecte la distanciation sociale🙁.
