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Douze jours à Minorque aux Baléares

Discussion started by Jlcro on 2020-07-26

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Douze jours à Minorque aux Baléares

Jlcro · 2020-07-26

Je suis à la retraite depuis novembre 2019. Je mets ce temps libre à profit pour (entre autre) compiler notes et photos prises ces dernières années pendant nos vadrouilles autour du monde. Ça date un peu, mais devrait conserver son intérêt, le plupart des endroits visités restent accessibles de la même façon qu'alors.

dimanche 25 septembre 2016

Le réveil à 3h30 est un moment extrêmement pénible. C’est pas du tout dans mes plages horaires ! Mais il fallait bien ça ! On va se rendre compte au long des interminables files d’attente que de monter dans cet avion avant 6 heures va devenir un challenge qui va très vite me mettre sous tension! Ensuite, il n’y a plus qu’à s’affaler sur son fauteuil avec un bon casque sur les oreilles, à écouter de la musique, tout en jetant un coup d’œil au splendide lever du soleil qui déverse ses teintes de rouge jusque sur les parois de l’appareil…



A Majorque, c’est une longue attente de plus de quatre heures, avant de prendre le vol pour Minorque. C’est long ! Sans dire que l’administration aéroportuaire s’est distribuée le budget « chaises » pour s’offrir le tout dernier 4*4 de chez Porsche !



On arrive enfin à destination. Quand l’avion atterrit, il est 14 heures, l’atmosphère est sombre. Dominique et moi, on se regarde, les hublots sont constellés de petites bulles d’eau…Il pleut. Des trombes ! Il fait froid… Ambiance !



La voiture de chez Herz est une voiture complètement neuve avec GPS et surtout un connecteur MP3. Ça suffit tout à fait à me consoler ! En remontant vers le nord, on s’aperçoit qu’au fil du trajet le climat change complètement. Au nord il fait beau ! L’hôtel est une ancienne ferme retapée à neuf.



La chambre qu’on nous propose nous laisse cependant dubitatifs. Sans savoir trop pourquoi. Probablement l’absence de balcon. On décide d’aller négocier. Et ça marche. L’upgrade est spectaculaire, la chambre est superbe!



En fait, c’est un petit appartement. Il y a même une cuisine.



La mer est à 2km500. On décide de les faire à pied. On arrive au petit village qui entoure la Cala Morell. Les maisons sont toutes blanches. Même les toits. Il n’y a aucune exception et c’est assez joli…



Nous n’avons pas mangé de la journée, alors, quand le patron du resto qui donne sur la plage nous annonce qu’il ferme ses cuisines à 17 heures, soit dans cinq minutes, on se laisse immédiatement embarquer pour un dîner. Une nourriture oubliable, un vin qui pique, mais dans un décor grandiose…


Douze jours à Minorque aux Baléares

Muriel18 · 2020-07-27

Hello Jean-Luc C'est bien le temps de la retraite, ça permet d'avoir plein de carnets (en cette période un peu vide en voyages) 😎. Muriel

Douze jours à Minorque aux Baléares

Jlcro · 2020-07-27

C'est vrai qu'en ces heures "étranges", il y a peu d'ouverture pour assouvir nos envies de parcourir la planète, mais c'est probablement le bon moment des interrogations existentielles, des remises en cause... Un regard sur le passé est une bonne base, il me semble... Bonne journée Muriel, je suis ravi de voir que tu as bondi d'Afrique en Europe avec moi!

Douze jours à Minorque aux Baléares

Jlcro · 2020-07-27

En sortant de là, la poignée de kilomètres à effectuer pour retourner chez nous nous paraît tout d’un coup bien difficile à accomplir. - - C’est pas le type de l’hôtel, là ? Ce garçon dans la trentaine est venu se chercher un sandwich. Il a l’air quand même très occupé par son business. Il nous propose de nous ramener, ce qu’on s’empresse d’accepter. Sa voiture est une infection, une déchetterie avec des roues. Il y avait même des vieilles chaussettes sur le siège avant. Il cherche une entrée dans le Guinness book ? Plus tard, on est allé faire des courses. Au supermarché. A 19 heures. Un dimanche... En rentrant, j’avise devant le petit parking, de ravissants arbres. Des citronniers. Ça va être excellent pour accompagner le drink du soir!



lundi 26 septembre 2016

Biniatram

On refuse poliment le petit-déjeuner (payant) de l’hôtel, pour aller prendre notre café à Ciutadella, la plus importante ville de la partie nord de l’île. La ville est un enchantement de vieilles pierres. Tout est clean comme une ville bancaire suisse. Il ne traîne nulle part le moindre petit morceau de papier, les gens se sourient, on est chez Walt Disney !





On revient de là enchanté, mais gardons en tête qu’aujourd’hui, la météo locale avait promis une journée de pluie. On décide ainsi, avec Dominique, de profiter de ce que nous pensions être une accalmie, pour aller barboter dans la piscine. Et ben, il a fait beau tout le temps. La météo du coin est aussi perdue que la nôtre…



La piscine nous appartient. Totalement. Pas âme qui vive. Un aigle magnifique vient faire des reconnaissances en poussant des petits cris à la Mattéo.

Le parc est magnifique. Il y a un court de tennis, une cabane à la Robinson, un portique, un trampoline….



La piscine, ça fait partie de ces choses qu’on adore mais qui finissent par lasser. Notre hôte nous propose des biclous. On va reprendre la direction de la mer, mais plus à l’est qu’hier. On va à la Cala Algaiarens. Ça n'a pas été de tout repos, parce qu’une grosse partie du trajet est en pente douce mais constante, et puis soudain ça descend sur un bon kilomètre. Je me régale avec tout au fond du cerveau une vague conscience que ce toboggan, au retour…


Douze jours à Minorque aux Baléares

Jlcro · 2020-07-28

La plage est un grand classique de la mer méditerranée.

On s’y ballade. Tout au bout, une section semble réservée aux nudistes. On escalade une petite colline, puis débouchons sur une seconde plage où on décide d’aller tester la température de la mer : elle est excellente ! Plus chaude que la piscine ! Sur le chemin du retour, on croise un bouquetin avec sa famille…

Le soir, on dîne à nouveau à la Cale Morrel, au Restaurante Troglodita's. Des plats à peine corrects, mais un excellent merlot local.

mardi 27 septembre 2016 Biniatram

La météo du jour nous promet de la pluie. En fait rien. Nada. Toute la journée, émerveillés par l’étonnante beauté de la côte nord de l’île, on ironisera sur ce thème. « C’est vrai, c’est beau, mais imagine ce que ce serait sans cette foutue pluie ! ». De fait, il a fait très beau et les magnifiques paysages baignés de lumière, c’est clair que ça a bien fait notre affaire ! Comme hier, on a déjeuné sur notre petite terrasse, puis traîné au bord de la piscine…

Au bord d’icelle, une pierre gravée nous menace : «Le temps s’envole, irréparable … »



Nous, on aime pas ça. Du coup on prend la 208, et partons plein nord-Est, vers la plage de Binimel-là.

On traverse des paysages splendides. On pense parfois à l’Ecosse, le soleil en plus. L’ile est quadrillée densément de murets en pierre du plus bel effet !

On arrive, après une petite marche sur cette charmante petite plage où Dominique (shazaaaaaamm !!) va trouver une pièce de vingt centimes ! (chance !).

Il y a des sentiers dans toutes les directions qui nous invitent à une promenade à travers ce site d’une étonnante beauté. On emprunte celui qui longe la côte vers le Cala Pregonda. Là se trouve l’origine des arts visuels, ce qui a forgé l’harmonie des couleurs et des formes. Ces entrelacs de terres rouges, ocre, orange avec les dégradés verts et jaunes de la flore, le tout constamment relevé des couleurs de la mer qui passe du bleu noir aux émeraudes claires, offrent à notre vision un spectacle vertigineux ! Pas de doute, c’est le clou de ce que nous avons croisés jusqu’ici à Minorque !


Douze jours à Minorque aux Baléares

Jlcro · 2020-07-29



On s’arrête sur une petite plage de sable blanc, quasi déserte. Avec nos masques et tubas, on explore la faune le long des rochers. Ça n’est pas digne des sites de plongée, mais ça n’est pas nul. Il vit là, toute une faune de poiscailles qui suffit à notre plaisir…



La plage, c’est comme la piscine, ça fait partie de ces choses qu’on adore mais qui finissent par lasser (bis repetita). On retourne à la voiture. On va aller voir d’un peu plus près le phare de Cavalleria qu’on a aperçu de la plage.

Là, ce paysage de hautes falaises battues par le vent est complètement différent. On est à la pointe extrême nord de l’île. C’est un paysage aride qui évoque encore une fois les contrées les plus nordiques malgré la position pourtant très au sud de l’île.





Tu connais Dominique, on a vite fait de laisser la voiture au bord de la route pour aller rejoindre ce fichu phare à l’aide de nos petites petons !


Douze jours à Minorque aux Baléares

Jlcro · 2020-07-30

L’endroit est charmant. Il y a une grotte obscure qui mène tout au bord de la falaise d’où la vue vers les flots déchaînés est vertigineuse !

Le soir, on mange à Ciutadelle, qui, une assiette de fruits de mer pêchés par la flottille du restaurateur (il a trois bateaux), qui, un exquis filet d’Angus du Nebraska, le tout accompagné d’une mélange local de Merlot et de Syrah ! L’addition est salée, mais bon, on dira que c’est le repas de notre anniversaire de mariage !

mercredi 28 septembre 2016 Biniatram

Aujourd’hui, il pleut…..Mais de la vraie pluie. Pas du petit crachin à deux balles ! Pas du tout ! De la flotte à fiche le bourdon à Noé himself! A te bâtir une ambiance à la Bergmann...



Mais faut pas s’affoler, ça se termine toujours par une éclaircie.



On prend la bagnole et on file vers le far Punta Nati. Tu peux pas te tromper, c’est tout droit et la route est inconditionnellement encadrée de murets infranchissables !



Arrivé là, c’est comme à chaque fois à proximité des phares, un paysage hallucinant.



Le harcèlement de la tramontane a transformé toute cette zone en un désert.



Le long du chemin on aperçoit de nombreux tombeaux, des constructions de pierres impressionnantes, malheureusement rendues inaccessibles par ces murets qui quadrillent l’île en un maillage incroyablement serré.


Douze jours à Minorque aux Baléares

Jlcro · 2020-07-31

Il n’y a que des pierres et quelques troupeaux de brebis.



Les falaises sont impressionnantes.



Et puis de mystérieuses constructions de pierre dans le style maya. Peut-être (probablement) des constructions extra-terrestres. Enfin, c’est clair que le minorquin adore construire des édifices brut de pierres. Pas de mortier, aucun liant, tu tailles tes pierres et tu les empiles. C’est fascinant.

Soudain, ils ont joué « La pluie, le retour ». Mais grave ! Des seaux ! Dom et moi sommes vites trempés comme des serpillières !



De retour à la voiture, on se désappe et nous rhabillons de deux polaires noires que je trimballe sur le siège arrière. Chance ! On redescend vers le sud, visiter la naveta des tudons. C’est un monument funéraire en forme de bateau retourné, ce qui lui a donné son nom. Il y en a plusieurs dizaines sur l’île. Celle-là est la plus connue.



Elle a été construite autour de l’an 1000 avant J-C. A cette époque, les habitations étaient construites sur ce modèle, semble-t-il. La chambre haute servait vraisemblablement au dessèchement des cadavres, tandis que la chambre basse servait à entreposer les ossements des morts après la disparition des chairs. Les fouilles tardives, en 1959, ont livré les restes d'au moins cent squelettes (dont un crâne trépané) et divers objets (bracelets en bronze, boutons en os). Tardives parce que les populations locales se sont toujours tenues à l’écart de ces édifices isolés et rébarbatifs.

On se ballade ensuite dans les champs, histoire de faire sécher les pantalons…On fait là de forts vilaines rencontres…



Sur la naveta manque une pierre. On ne sait pas où elle est passée. Dom m’a fait le récit d’une dispute entre deux géants du coin, tous deux amoureux de la même jeune fille, et qui se sont lancés un défi pour se départager. L’idée de demander à la gamine qui elle préférait n’a même pas effleuré ces êtres primitifs et frustes. Enfin, pas la peine que je m’énerve. L’un devait construire un monument, l’autre creuser un puit. C’est le second qui a gagné. Mais le perdant, mauvais joueur, a trouvé ça insupportable et de rage a pris un des cailloux constitutifs de l’édifice, l’a balancé à la tête de son copain. C’est du joli ! Quelle mentalité ! Elle a dû sa taper une vie de rêve la petite avec un géant si peu prévenant. Enfin, on est bien d'accord, ça ne me regarde pas, qu'ils se débrouillent...


Douze jours à Minorque aux Baléares

Blagajcity · 2020-07-31

merci pour ce beau retour .

mais je suis jaloux 😛😉

je suis rentré de 3 semaines aux Baleares et je devais passer un moment à Minorque mais une météo trés défavorable m'a coincé à Majorque .... j'y étais en bateau ; je précise car quand on regarde la météo sur l’île on ne comprend pas toujours .

même en ce moment il y avait pas mal de monde ( beaucoup beaucoup d'allemands ) .

je vais définitivement abandonner l'idée d'y aller en juillet/ aout ; septembre est beaucoup plus calme et il fait encore trés beau .

Douze jours à Minorque aux Baléares

Jlcro · 2020-08-01

😉

Septembre, même très avancé dans le mois, c'est parfait! Beaucoup moins de monde, les couleurs des jours sont magnifiques, les journées sont encore longues... On a eu quelques pluies, mais jamais très longtemps, très vite remplacées par un soleil magnifique... Un voyage qu'il faut faire!

Douze jours à Minorque aux Baléares

Jlcro · 2020-08-01

Et puis il fit tout à fait beau. On décide de profiter encore un peu de la piscine…



Et le soir on dîne au steak house le plus réputé de la ville ! (Non mais !)



jeudi 29 septembre 2016 Biniatram

Pour la seconde fois, je suis debout à 3 heures. Toilette, je consulte la météo, prends mes médicaments, brush my teeth, peaufine (localisation GPS) le plan du jour, trie les photos, en publie certaines sur FB où je m’attarde un moment, décris ici ma journée, approvisionne ma clé USB en musiques pour la voiture, cherche un resto pour le soir, Dom se lève, petit dèje sur terrasse et enfin piscine.



Aujourd’hui, outre piscine, on a aussi archéologie. J’ai repéré cette nuit quelques sites qui m’avaient parus bien séduisants. On prend ainsi la bagnole et filons sur l’artère principale de l’île, la célébrissime M-1, direction Sud-Est, sur une quarantaine de kilomètres. Nous atteignons ainsi le village de Talatí de Dalt à 4 km seulement de Mahón. - C’est un village talayotique qui conserve d’importants monuments comme le talayot central, le sanctuaire avec la taula, diverses salles avec des colonnes couvertes de pierre et des grottes naturelles. - Oh mon Dieu, les airs que tu te donnes avec tes tayo-tayos! - Dès qu’il s’agit de culture ça devient la barbe! C'est pourtant intéressant, je t'assure! La culture talayotique est une civilisation qui s'est développée dans les îles Baléares, plus précisément ici, à Minorque, pendant l'Âge du bronze. - Mince ! - Et oui, mec, on est mille ans avant Jean-Christ ! Il faut imaginer ça, ce sont des constructions humaines bâties il y a 3000 ans ! 3000 ans!! Essaie de te projeter d’ici à 3000 ans dans le futur! On sera en l’an 5000 ! ça donne le vertige hein ?!


Douze jours à Minorque aux Baléares

Jlcro · 2020-08-02



Ensuite on remonte vers al Rubi où se dressent deux navetas dans le pré d’un particulier, qui accepte qu’on les visites, pour peu qu’on s’engage à bien fermer le portail derrière soi !

Douze jours à Minorque aux Baléares

Jlcro · 2020-08-03



Tout ça est bien sympa ! On visite ensuite un site très riche, le Torre d’en Galmès. Il fait partie d’une promenade de 3 heures et demie. On se contentera d’un tour sommaire… J'avais déjà mentionné les omniprésents murs de pierres qui quadrillent l’île, il faut aussi que je te montre les typiques portes en bois d’olivier…



Tout est incroyablement sec. On se demande comment vit cette communauté de paysans installés ici depuis toujours…



Ça donne soif ! On décide de se laisser glisser plein sud jusqu’à la mer. On est alors à Son Bou, une station balnéaire genre la Grande Motte, normalement pas trop notre univers !



Mais en longeant un petit sentier côtier, on échappe très vite au tourisme de masse, on retrouve la rudesse d’une côte déchirée, des habitants se sont creusés des maisons troglodytes dans les falaises…

Ensuite, impossible de trouver la cami Torre Llafuda. Une erreur dans les coordonnées nous entraîne au milieu d’un village…Lassés, on abrège les visites et nous rendons directement au dernier point prévu, Pedreres de S'Hostal, d’impressionnantes carrières d’où l’on extrayait depuis des temps immémoriaux des blocs de grès. La beauté du site laisse sans voix ! La hauteur des excavations modernes, les lumières projetant des ombres aux formes impressionnantes, les couleurs ocres, rouges avec partout une végétation épanouie... D’ailleurs certaines parties de la carrière, notamment les plus anciennes, servent de support à de très jolis jardins, essentiellement d’inspiration médiévale…

Douze jours à Minorque aux Baléares

Jlcro · 2020-08-04



Le soir, on fait un à un les restos du port, à la recherche d’une langouste abordable. Lassés, on s’installe vers celui qui nous a paru le plus cosy. Pour le prix, c’est bien le moins !

vendredi 30 septembre 2016 Port-Mahon

Il pleut. Aujourd’hui, on quitte notre petit paradis du nord-ouest de l’île pour rejoindre un nouveau lieu, plein Sud, à Mahon. Les catalans disent Mao. Dès que la pluie se calme, on s’offre une visite. N’importe quoi. Par exemple, un cimetière…Un belle église ? Vazy, envoie !



A Mahon, on prend une vraie claque avec notre nouvel hôtel : il est superbe. A 75€ la chambre déjeuner inclus, j’imaginais du vrai bas de gamme, mais en fait, c’est un vrai appart, tout confort, avec une grande terrasse, une splendide piscine…On se balade en ville mais ça tombe et le champ promenable est hyper réduit ! Des supermarchés, des églises… Pas vraiment exaltant!


Douze jours à Minorque aux Baléares

Jlcro · 2020-08-05



Finalement, on se rend à la forteresse érigée par les anglais pour défendre l’île contre les français, la Fortelasa Isabel II. Il y a là une expo sur la médecine à l’usage des soldats de la première guerre mondiale, mais probablement il est un peu tard, la porte est fermée, les lumières sont éteintes. Mais elle nous plait, l’expo. On force la porte et visitons le site à la lampe de poche !



Le fort est une vraie ville fortifiée avec plein de souterrains. C’est une visite très ludique !



D’autres expos, sculptures, peintures, le touriste est choyé, le plaisir y est dispensé avec applications…


Douze jours à Minorque aux Baléares

Jlcro · 2020-08-06



Il faut plus de deux heures pour visiter l’essentiel !



A un moment, on traverse des dizaines de portes, dans une semi obscurité. Une expérience étrange qui ressemble à une mise en abîme…



Reflets au fond d’un puit…



On a marché des bornes. Je suis mort.



On mange quoi ? Paella !



samedi 1er octobre 2016 Port-Mahon

Aujourd’hui, Plani et plano, techniciens météorologues auront une bonne note. Ça tombe. Pas démontés, on prend la direction du nord, à la recherche du Parque natural de s’Albufera des Grau. Entré dans mon GPS, on arpente des sentiers de plus en plus hostiles, de plus en plus cabossés, de plus en plus étroits…Pour nous retrouver devant une porte close avec des panneaux interdisant l’accès à une propriété privée…Je bricole mon GPS pour qu’il me propose une alternative et faisons encore quelques kilomètres avant de comprendre qu’on va aboutir encore une fois devant cette fichue porte après avoir décrit une boucle de près de dix kilomètres. J’active un GPS sur mon téléphone portable et constate que pour lui aussi, la route du parc passe par cette porte. C’est imparable. Le parc est derrière cette porte. C’est incongru, mais c’est comme ça et pis c’est tout !

En l’examinant un peu plus attentivement, un petit panneau mentionne sans autre commentaire le nom du site tant convoité…On s’enhardi, Dom ouvre le portail, on rentre dans le domaine. Après quelques kilomètres, le chemin nous mène devant une entrée massive en fer. Un robuste gaillard, torse nu, ganté, nous interpelle, plutôt souriant. Et nous réoriente. Il faut aller à Es Grau, nous explique-t-il, en nous en indiquant la direction. Et c’est ainsi que nous nous sommes retrouvés au phare Favàritx, à une vingtaine de kilomètres de la destination prévue, après que ce f*** GPS ait réinterprété encore une fois ma demande « Grau » au lieu de « ES grau ». Pas pareil ! La bonne nouvelle, est que le paysage autour du phare est à nouveau exceptionnel. Des visions magnifiques, exaltées par un soleil revenu en force !


Douze jours à Minorque aux Baléares

Jlcro · 2020-08-07



Anyway, aidés par un panneau qui expose le plan du parc, on comprends enfin où se situe l’épicentre d’icelui, et partons rejoindre ce Es Grau si fuyant. Les promenades sont superbes, balisées par endroit avec des pontons de bois qui aident à avancer dans ces terres gorgées d’eau.

On passe une colline, traversons une forêt et arrivons sur une petite plage. Entre-temps, le ciel s’était dangereusement assombri….



Et soudain…C’est le drame ! Un déluge s’abat sur nous. De la pluie. Une vraie, pas un petit crachoti à deux balles ! Une vraie douche !



Quand enfin on trouve un abri, il est bien trop tard, nous sommes trempés jusqu’aux os. On attend là…espérant une accalmie qui ne vient pas. De guerre lasse, on quitte l’endroit et rejoignons le parking, complètement inondé. Je suis obligé de me déchausser et de me mouvoir, les jambes du pantalon retroussés jusqu’aux genoux, dans une sorte de vase incertaine. Il faut d’urgence réfléchir à qui on emmènera sur notre arche !



On tapisse les sièges de la voiture avec des serviettes et rentrons à Mahon. La pluie a cessé à nouveau. On visite la ville.


Douze jours à Minorque aux Baléares

Muriel18 · 2020-08-07

On n'a pas du tout l'impression d'être aux Baleares dans ce dernier post 🤪 😉. Muriel

Douze jours à Minorque aux Baléares

Jlcro · 2020-08-08



Dans nos pérégrinations, on croise cette joyeuse bande de gamins qui parcourent la ville en en promouvant la propreté et les comportements écologiques. J’en profite pour dire que de ce point de vue, l’île de Minorque est exemplaire !



Dominique avait souhaité manger « italien ». Internet nous avait orientés loin des quartiers touristiques. On se retrouve pourtant au sous-sol d’un hôtel, à manger un buffet, sorte de cantine à peine augmentée. Mais ça nous va. La formule a ses avantages…

dimanche 2 octobre 2016 Ciutadella

Les espagnol sont bavards. Exubérant. Les filles plus spécialement. Souvent, en plus, elles ont la voix mâle. Comme peaufinée à la consommation de gitanes sans filtre. Elles rigolent tout le temps. Parlent en émettant des claquements brefs comme les cigognes. Ce matin, on a un groupe de cyclistes dans la salle des petits déjeuner. Ça jacasse à en devenir dingue ! blablablablablblapaquépaquépaquépaqué…Ha-ha- Ha-ha- Ha-ha- Ha-ha- Ha-ha-….

OK, j'arrête avec les clichetons indignes, je rigole, j'essaie fort maladroitement de rendre compte d'un brouhaha inhabituel qui vient agresser mon goût pour les petites-dèjes tranquilles, sorry, sorry... Dom revient du buffet maussade…. - - Elles pillent tout, c’est comme une nuée de vautours ! - - ……………. - - J’ai même pas pu avoir mon pain grillé…Il est resté coincé dans l’appareil ! - - Il va cramer, non ? - - Non, non, une nana l’a sorti… Tout d’un coup le niveau sonore grimpe. Jusqu’à l’hystérie ! Le grille-pain a pris feu! Et joliment ! De grosses flammes s’en échappent! Les filles essaient d’étouffer le truc avec des serviettes ! En papier! Le câble d’alimentation part derrière le meuble, on ne sait trop vers où... Maladroitement je m’attaque au début d’incendie avec… une assiette, évidemment en vain. Jusqu’à ce qu’une serveuse un peu plus maligne prenne la peine de déplacer le meuble et débranche tranquillement l’engin de mort. Sacrée animation !

On change radicalement de coin. On passe de l’extrémité sud-est à l’extrémité nord-ouest. Même pas peur ! Bon, pour dire la vérité, ça fait à peine 45 kilomètres ! Minorque, comme son nom l’indique, est mini-mini, mais elle fait le maximum (les plus jeunes ne peuvent pas comprendre…). On arrive à notre fameux hôtel à …41 euros, petit- déjeuner compris ! Une expérience. J’avais dit à Dom, « on s’en fiche, il suffit qu’il y ait un matelas et une salle de bain ». La chambre est sommaire de la mort, mais l’hôtel nous plait. En plus, ils ont un accès direct à la mer ! C’est stupéfiant ! Sans dire que c’est joliment poissonneux. Bref, un bon plan !


Douze jours à Minorque aux Baléares

Jlcro · 2020-08-09



Les masques et les tubas prennent l’eau. On décide d’aller parcourir la ville à la recherche de quelque chose d’utilisable…C’est 10 minutes à pinces. Tu traverses le pont et c’est tout droit………………………Sauf quand tu t’appelles comme moi. Là, c’est beaucoup plus long ! Enfin, tout le monde connait mon extraordinaire sens de l’orientation…Je m’étends pas là-dessus…On découvre ainsi le Minorque un peu moins propret, celui des asservis au Capital…

Le dimanche en début d’aprème, notre recherche reste vaine. Il va falloir se contenter de ce qu’on a. On prend la voiture pour la plage la plus proche, Cala en Brut. C’est une crique joliment aménagée avec des escaliers, comme dans les piscine, des aires pour installer une serviette. En béton. Ça casse.

Pendant qu’on s’installe, arrive un jeune couple. Des beaux. Athlétique, le gars se fend rapidement d’un ahurissant plongeon arrière.



Immédiatement suivi d’un cri effrayé. Il a été piqué par quelque chose. Plus tard il nous montrera son bras, joliment couvert des bubons rouges pas jolis-jolis. A force d’écarquiller les yeux, on finit par les repérer. Des méduses.



Un autre joli couple avec des physiques de star de cinéma. On le prévient. Il a un bon sourire « bande de petits frileux… ». Ça manque pas. Ouïe ! Il fait plus trop le malin. En fait ça grouille, mais ces bestioles sont transparentes et difficile à voir. Nous, on va se passer d’explorer la crique pourtant visiblement riche en poissons…

Douze jours à Minorque aux Baléares

Jlcro · 2020-08-10

Coucou Muriel,

Sur une carte, Minorque est minuscule, mais quand on parcourt l'île en voiture, on découvre un continent tant les paysages sont divers! C'est vraiment une promenade qui mérite qu'on aille s'y poser si on cherche un moment de tranquillité et d'apaisement!

Douze jours à Minorque aux Baléares

Jlcro · 2020-08-10

En soirée, on dîne à un resto sur le parc des pins. Du très bon. Entrecôte minorquine pour bibi et Dom se régale d’une sole et une salade de pomme de terre, le tout arrosé d'un Merlot local, d’excellente qualité, servi frais !



lundi 3 octobre 2016

Ciutadella



Ici, on a laissé la voiture en rade. On a loué des vélos. On prend le temps de s'en mettre plein les mirettes et c'est beaucoup plus sain de se dépenser un peu en pédalant!

Vélo, donc. On va descendre plein sud, jusqu’à la Cala en Turqueta, en traversant quelques 16 kilomètres de campagne.



Les ibères sont très catholiques et ça se voit !



On est stupéfait en constatant que les minorquins élèvent leur bétail à l’ancienne. Les cochons vivent dans des prés ! On ne voit plus ça chez nous depuis le XIXème siècle. C’est incroyable et réjouissant. On est content pour ces cochons, même si leur présence se renifle à un kilomètre !



Les brebis sont aussi joliment traitées. Idem les vaches… On arrive enfin à notre plage. Malgré la distance à effectuer pour la rejoindre (elle est à quelques kilomètres du parking), elle est très fréquentée. Plutôt des jeunes. Des beaux. On part regarder les poissons, Dom teste le nouveau masque. On détecte assez vite la présence de méduses et on renonce sans trop insister. On verra ensuite, au fil du temps, les victimes revenir du front avec des plaques rouges parfois impressionnantes ! Les gens se baignent quand même, mais hyper tendus, à contrôler tout le temps leur périmètre de jeu. Rester couché dans le sable, c’est une activité qui me va, surtout avec de bons podcasts, mais il y a toujours un moment où ça lasse (un peu comme les glaces…). On part donc le long du cami de cavalls, le célèbre sentier qui fait tout le tour de l’île et qui est très prisé des randonneurs et des amateurs de VTT. La vue y est splendide sur les criques environnantes…


Douze jours à Minorque aux Baléares

Jlcro · 2020-08-11



Marcher dans le cagnard, c’est une activité qui me va, surtout avec des paysages aussi superbes, mais il y a toujours un moment où ça lasse (comme ?). On part donc sur la plage. Il y a un peu moins de monde. A Minorque, le nudisme est toléré partout. Des types très très éloignés des canons en vigueur s'exposent ostensiblement, sans que personne ne trouve rien à y redire. Moi, j’apprécie énormément cette liberté, même si avec Dom, on reste encore « textile ». Dom abandonne cependant épisodiquement son haut. Ici, c’est presque le standard mais tu n’es obligé à rien. Chacun fait comme il veut et ça me semble bien. Un hippie prépare des cocktails sur la plage. On se fait faire 2 mojitos. C’est pas donné, le rhum est du Bacardi, mais c’est un sacré plaisir de consommer ce truc, les pieds dans l’eau !

Et puis le retour,



le restau,



le dernier verre sur la terrasse de l’hôtel, tout ça, tout ça…Elle est pas belle, la vie ?

mardi 4 octobre 2016 Ciutadella

On avait jamais tenté l’hôtel à deux balles avant ce séjour. L’expérience est cependant prometteuse ! En négatif, l’exiguïté de la salle de bain qui regroupe une douche au débit d’un compte-goutte et une toilette sur une surface qui ne dépasse pas de beaucoup le mètre carré. La chambre n’est pas non plus très spacieuse. Au crédit, la localisation du lieu qui est construit sur une petite falaise avec une échelle de piscine qui conduit directement dans une crique à l’eau limpide. La vue est superbe. Il y a une (petite) piscine et un petit déjeuner (bien plus qu’honnête !). On est à 10 minutes à pied du centre-ville. 45 euros la nuit. Franchement !



D’ailleurs l’hôtel a ses habitués. On a un Salvator Dali de bonne facture, habillé de façon excentrique (ce matin il portait un petit short moulant orange fluo du plus joli effet, avec une sorte de chapeau tyrolien). Les garçons le bichonnent. Il est tout le temps étendu sur SON rocher. On lui installe une chaise longue, lui amène des drinks…Par ailleurs l’hôtel est très gay friendly. Les couples de garçons y sont très à l’aise. Comme d’habe, chacun fait ce qu’il lui plait. Avec des journées encore très ensoleillées, on prend des couleurs ! Je trouve ça très étonnant parce qu’on est pas plus au sud que Barcelone…Les écarts de températures sont très important avec nos régions, surtout aux extrémités des journées.

Aujourd’hui on a fait plages. On a filé vers Cala Macarella. Des eaux turquoise qui, malgré la distance à faire à travers une forêt de pins des landes, draine un populo assez important. Là, deux américaines nous disent qu’à environ 500 mètres de là, en longeant la côte, se trouve la plus belle plage du monde. On part donc à l’assaut d’un petit sentier taillé dans la roche…

Douze jours à Minorque aux Baléares

Jlcro · 2020-08-12

Un panneau informe que la plage est nudiste mais, comme toujours, on est obligé à rien. Moi, j’en profite pour goutter un peu à la baignade à la mode des origines du monde, mais j’insiste pas trop. Le soleil sur les marques blanches, ça pourrait bien brûler ! L’ambiance est « peace and love », les chaussures de Dom tracent sur le sable de jolis petits cœurs…



On a complètement quitté l’occident dépressif, en cours d’effondrement sous le poids du capitalisme avide sans conscience....



It’s paradise ! (it’s awfull nice !)

Ensuite, une bonne sole, des gambas, un verre de rhum orange et au lit ! (non mais !)

mercredi 5 octobre 2016 Ciutadella - Es Migjorn Gran

J’étais pas très sûr qu’on apprécierait de bouger tout le temps mais le vécu a démontré qu’on aimait bien ça. Aujourd’hui on redescend doucement vers le sud, à peu près au milieu de la côte, à Es Migjorn Gran. Mais d’abord, on prend un dernier snif de Ciutadella, Dom veut dévaliser une boutique qui lui a tapée dans l’œil ! Je me gare sur la place principale en décidant de jouer le risque en refusant de payer le parcmètre. J’accompagne ma dulcinée quand cette dernière me conseille de changer mes plans « parce que ça risque d’être long ». Je retourne chercher mon lecteur mp3 à la bagnole quand je vois une fille prendre en photo les plaques numérologiques de toutes les bagnoles sans ticket ! Je me dépêche de la déplacer et efface toute trace d'hésitation sur le bien-fondé de payer sa taxe sur le stationnement... Clairement, ce n'est pas optionnel!



A quelques kilomètres de notre destination, les habituels murs qui encadrent les routes rurales se rétrécissent, se rétrécissent jusqu’à ne plus laisser de place suffisante pour laisser passer une voiture et un piéton. Il faut trouver une encoignure ou une des heureusement nombreuses zones où est aménagé un petit débord. On rigole !



On arrive dans un domaine high class. On va vite se rendre compte qu’on a changé de monde. Ici, les gens viennent habillés comme aux réceptions de la maison blanche. C’est très claaaaaasse ! Bon, ça banque un peu, la nuit est 4 fois plus chère que l’hôtel d’où on vient. J’aime bien terminer les séjours dans le must, mais là, j’ai un peu de regrets. Je trouve finalement que la dépense n’est pas digne de la différence de plaisir !

On avait visité le site talayotique de Tour d´En Goumés un peu vite la dernière fois, on décide d’y retourner. Un panneau nous indique qu’il est fermé. Mais rien, aucune barrière n’empêche d’y accéder. Alors…




Douze jours à Minorque aux Baléares

Jlcro · 2020-08-13

Tout ça termine sur une des plages de Sant Thomas, une ville balnéaire proprette mais comme souvent quand il s’agit de tourisme de masse, sans âme. Mais on s’en fiche, il fait beau, on a la mer…

En rentrant, on visite un cimetière. Ici, ils ne connaissent que les incinérations. Les cimetières sont très clean, toujours blancs, dans le plus pur style méditerranéen… On retourne dîner à Sant Thomas, en plan B, le resto choisi en farfouillant sur Internet étant fermé, et puis le petit rhum du soir, pris dans le petit jardinet, sous un ciel magnifiquement étoilé tandis que des chauves-souris nous survolent!

jeudi 6 octobre 2016 Es Migjorn Gran

On découvre nos terrains de jeux d’hier soir. Le petit jardinet, un promontoire dans de vieilles ruines…

The name of the game is “Walk between the drops”. Le niveau un est facile. Dans le ciel, de gros nuages nous menacent. Il faut choisir entre deux options. Ou tu paries qu’il va pleuvoir et il faut aller à Mahon, faire LE musée, ou tu paries sur le soleil qui va crever et faire disparaître tout ça. Dans ce cas on peut aller gravir el Monte Toro, le point culminant de l’île, à quelques 350 mètres d’altitude. Tu vois, inutile de porter un masque à oxygène… Tu nous connais, on est né dans un élixir qui te fige dans un optimisme béat. On choisit option soleil, Monte Toro, nous voilà !



Il y a un énorme Christ, une chapelle avec une sainte vierge en or, les habituels colifichets qui accompagnent ces vieilles croyances très répandues par ici. Et surtout des antennes. Plein d’antennes !



Ceci dit la vue englobe la totalité de l’île, malgré le ciel très couvert ! Si un jour tes pas te mènent à Minorque, ce serait vraiment dommage de louper ça ! On te racontera que les lieux datent du XIII siècle et que la Vierge a été trouvée par un groupe de religieux guidés par un taureau qui leur aurait indiqué le chemin... d’où le nom du site…Oui-oui-oui-oui-oui-oui, sans doute, sans doute...

Il y a aussi un petit monument qui rappelle que les minorquins avaient naguère émigrés massivement en Algérie et qu’ils étaient retournés nombreux sur l’île quand la cohabitation avait tourné en « la valise ou le cercueil » de sinistre mémoire !



On est là-haut, à faire la boutique de babioles, quand on réalise qu’on a passé le niveau deux. Celui-là est plus dur. Il pleut. A la Minorquine, c’est-à-dire que ça fait pas semblant. Il tombe des rivières. Option une, tu as compris, c’est râpé, tu vas au musée. Option deux, « oaooohhh, c’est rien, le nuage va se vider, le soleil reviendra le temps d’arriver sur une plage". Tu as déjà deviné que nous sommes dans l’hypothèse des petits oiseaux qui chantent réchauffés par les rayons salvateurs de l’astre de vie. Bref, on file sur Fornells, ravissante petite ville portuaire. Mais les cordes restent dévastatrices. On pousse jusqu’à Platges de Fornells, un ensemble de résidences luxueuses, toujours au diapason du coin, du blanc, du blanc, du blanc…Mais très joli, vraiment, plein de plantes, des cactus…



Une armée doit savoir se rendre…La lutte est terminée. La pluie a gagné. Il a fallu admettre notre défaite. Le verdict est de passer le niveau trois dans le musée de Mahon (nooooonnnnnnnn !).Il y a là un explorateur d’origine minorquine célèbre qui a ramassé une fabuleuse collection d’objets rares et exotiques. L’expo est donc nécessairement hétéroclite, on mélange tout, du monde entier, de toutes les époques.


Douze jours à Minorque aux Baléares

Lolodinde · 2020-08-13

Bonjour Jean Luc et merci d'avoir mis en images tout ce que je n'ai pas pu voir... Partie le 27 juin pour 2 semaines à Minorque, je me déplaçais en bus et le réseau est trés bien fait ! Une semaine à Ciutadella dans le même hôtel que vous, désuet mais pas vétuste et impecable, à 10 mn du centre ville et et 6mn de la station de bus, je me faisais déposer devant les plages principales et effectuais ensuite une petite rando dans le coin pour découvrir de magnifiques points de vue et sublimes criques aux eaux cristalines. Idem depuis Mahon où j'ai passé la deuxième semaine. Ma frustration fut grande de constater que je ne pouvais pas faire de tour de l'ile organisé (tout n'avait pas redémarré dans le tourisme pendant ma période), ni de balade en bateau pour accéder aux criques les plus difficiles d'accès. Voir tes photos me font vraiment plaisir, je note cependant que vous avez eu un temps moyen alors que je n'ai eu que du beau et chaud !!! Je te rejoins au niveau propreté c'est incroyable, même les eaux dans les ports sont impec...Lorsque je faisais mes courses je souriais (sous mon masque) d'entendre les caissières me demander "vous ne voulez pas de sac hein ???!!" !!! Trés jolie destination pleine de bonnes surprises , bonne continuation et merci pour le temps consacré à partager ce voyage ! Laurence

Douze jours à Minorque aux Baléares

Jlcro · 2020-08-14

Merci pour ton chaleureux message. En vadrouillant un peu sur tes propres interventions ici, je vois que j'ai à faire à une véritable aventurière, et on pourrait imaginer qu'une virée à Minorque a un degré d'exotisme très éloigné de tes standards! 😉 On voit bien que tu y as, toi aussi, trouvé beauté et plaisir! Les restrictions de nos libertés imposées par les bébêtes qui courent le monde ces temps-ci rendent la possibilité du voyage plus hypothétique. Tu as eu de la chance d'avoir pu profiter de la place probablement beaucoup moins "envahie"!

Douze jours à Minorque aux Baléares

Jlcro · 2020-08-14

L'expo pourrait être géniale, mais en fait, elle est très chiche. Il n’y a pas grand-chose. Une remarquable tête tirée d’un des site talayotique de l’île mais dont ils ne sont même pas sûr qu’elle n’est pas l’œuvre d’un des hippies qui vivaient dans ces abris à l’époque où ces tas de pierres n’intéressaient personne…



des vieilles croutes, surtout des portrait de l’égocentrique pilleur de culture, des bijoux, des amulettes incas, des trucs, des trompettes…des….des…enfin, rien d’excitant.

Dehors, il pleut. Dom adore un marché aux poissons où on fait d’excellentes tapas dans une ambiance hystérique. Ce sont des espagnols, ça crie, rigole, en un mot, ça vit ! On s’y rend, donc.



La pluie a cessé. Nos corps dessinent des ombres sur le bitume. On y croit ! On fonce vers Sant Tomas plage. C’est gris-gris, mais on garde espoir, on colle nos serviettes sur la plage…



Mais ça re-tombe. On se rhabille, frustrés…ça s’arrête aussitôt…On se réinstalle…ça re-re-tombe…On a compris. Game Over. On a définitivement perdu le jeu.



On monte au restau attenant, s’envoyer deux bières. L’ambiance nous plait, on s’installe, on y mange. Rien de remarquable mais on remplit la fonction « manger » correctement.



Revenu à la maison, on s’offre notre célèbre digestif, mais ce coup-ci pas de clair de lune. On est au bar où la bourgeoisie française parle chevaux, ponctués de rires spasmodiques…

vendredi 7 octobre 2016

Je me lève à 6 heures. Dom guère plus tard. On est ravi de constater que le petit déjeuner est prêt !



Le soleil se lève doucement…Ensuite la route, la restitution de la voiture, check in, vol Minorque-Majorque, vol Majorque-Basilei…Dans un tempo parfait, sans aucun heurt. Un vol plaisant où on survole assez longtemps les Alpes qui se dévoilent dans toute leur splendeur !



On arrive à la maison pas loin de 15 heures, on fait des courses au Super-U, papotons avec les voisins, défaisons nos bagages, Dom s’envoie des tonnes de linge…C’est les retours, c’est jamais très drôle. En plus, devine quoi, j’ai dû démarrer le chauffage !

Douze jours à Minorque aux Baléares

Jemaflor · 2020-08-16

Bonjour JL,

En voyant tes pages, ton récit et tes photos, j'ai pris plaisir à retrouver bon nombre de sites visités sur cette île de Minorque. Des criques de charme et des phares à découvrir et qui donnent de belles balades à faire ... je les avais mises à l'honneur dans mon récit de voyage sur Minorque posté sur VF. Septembre est une bonne période pour éviter la foule des estivants et bénéficier de bonnes conditions météos ... mais je constate que vous avez subit quelques belles averses ! Cela peut arriver mais le soleil revient très vite. Après avoir visité les 4 Baléares, on s'aperçoit que Minorque est (encore) la plus préservée ... même si les autres de l'archipel ont aussi leur charme. Il y a au moins deux raisons pour apprécier les récits de voyage sur VF, soit on a envie d'en savoir plus sur une destination avant de la visiter ... soit on est content d'y retrouver ses propres souvenirs, comme je viens de le faire en parcourant ton récit.

Jean https://voyageforum.com/discussion/espagne-minorque-ile-baleares-preservee-authentique-d9642151/

Douze jours à Minorque aux Baléares

Muriel18 · 2020-08-16

Merci Jean-Luc pour cette virée minorquine bien agréable. Muriel

Douze jours à Minorque aux Baléares

ValerieM · 2020-09-08

Merci beaucoup pour ce carnet et photos qui m'ont fait découvrir cette île depuis mon salon :-)

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