Merci pour ces témoignages.
Pour Talila: le départ et le retour ont des motifs professionnels, celui de devenir des "protégés de la fonction publique" comme les appelle Raoulx... J'ai conscience du risque de déprime; je m'y prépare... mais justement cette idée me fait déprimer...
Merci SIKATIO, ta réflexion est très intéressante.
Raoulx, ne confondez pas griefs personnels et discussion publique

. Ce n'est pas très courtois; il y a la messagerie privée pour régler vos comptes.
Et VF n'est sûrement pas l'endroit pour relayer les polémiques entre salariés et fonctionnaires. Vous attaquez sans savoir, alors je vous apporte quelques précisions:
je ne comprend meme pas que l'on puisse parler d'expatriation en Europe, à quelques heures de route de France, ou à quelques euros d'easyjet. et des difficultés de réintégration (...)
le "statut" local des expatriés
Il y a chez vous une méconnaissance flagrante de l'Allemagne. L'intégration ne signifie rien ici: étranger on est, étranger on restera, c'est comme ça, quels que soient les efforts entrepris (pour ma part je maïtrise la langue, je scolarise ma fille dans le système allemand alors qu'il y a une école française à 5 km de chez moi, etc.). Il y a une certaine gradation dans cette séparation, mais la frontière existe dans tous les cas et plus on reste, plus le fossé se creuse. La première année tout s'est bien passé: les gens trouvaient ça très "glamour" de fréquenter des petits Français installés pour un an; puis...
Je vous conseille la lecture du très bel aricle d'Albrecht Kieser, "De l'immigration à l'intégration. Le droit du sang prime encore en Allemagne", Le Monde diplomatique, n°627, juin 2006, pp. 16-17:
http://www.monde-diplomatique.fr/2006/06/KIESER/13525Que dire aussi des femmes d'expats dans des pays ou elles n'ont pas pu avoir d'activité, qu'elles ont perdu leurs compétences, qu'elles ont pris l'habitude du personnel de maison?
C'est mon cas, sauf le personnel de maison...
Que dire des enfants, parfois nés sous les tropiques, avec une culture éclectique, parfois multilingues qui vont intégrer un système scolaire qui nivelle par le bas?
Ma fille n'est pas née ici; elle avait 8 mois quand nous sommes arrivés, ce qui est tout comme, elle n'a connu que l'Allemagne. Ce ne sont pas les tropiques, d'accord. Elle est bilingue; sa chance est de pouvoir poursuivre une scolarité bilingue en France. Quant au système scolaire français, je préfère ne pas réagir à ces attaques...
Enfin:
Que d'inquiétude ? [ et le ton général de votre réaction]
Qui êtes-vous pour juger mes inquiétudes? Pourquoi comparer à pire? C'est un procédé très facile... Vous n'étiez pas obligé de réagir; vous pouviez vous contenter de ricaner dans votre coin sur mes petites misères qui vous amusent...