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Une fille en rouge et or...

Discussion started by José on 2003-09-08

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Une fille en rouge et or...

José · 2003-09-08

Au pied d’un genévrier, les doigts de pied en bouquet de violettes.

Une fille en rouge et or traverse un champ de luzerne. Un vieil homme irrigue ses champs, l’eau… la vie, pain et fourrage assurés. Au bord de la séguia une femme danse sur un pierre plate, une épaisse mousse grise sous ses pieds. Burnous et couvertures seront propres ce soir. Comme un frisbee lancé d’un coin du ciel, un grand rollier bleu plane au ras de l’eau. Panique chez les libellules. Des enfants pèchent dans la rivière. Immobiles ça et là, des mulets hument la brise déjà chaude et parfumée.

C’est jour de souk. Jaky se charge des achats. Je bulle et médite sur les hauteurs d’Anergui, loin du chahut, loin du chaos et de mes repères d’occidental qui sont ici bien superflus. Loin des rumeurs de la ville où l’on ne peut que partager son temps entre des rêves sublimes et la routine souvent monotone du quotidien. Loin du vacarme qui prétend nous faire honte de vouloir savoir plus du printemps, des ruisseaux, des couleurs, des nuages que des potins de l’art, de la mode ou de la littérature et des cours de la bourse.

La brillante lumière d’automne qui baignait le versant ouest et le fond de la vallée depuis le lever du jour, gagne peu à peu la barrière du Mourik face à la maison. Elle dévoile insidieusement dans la pente le relief et les détails masqués jusque-là dans le gris brumeux du contre jour. Ravins, corniches, pierriers, vires, thuyas centenaires et genévriers noueux suspendus dans le vide, accrochés désespérément à la moindre faille, apparaissent graduellement.

Je me laisse aller facilement à la contemplation, cette « écriture de l’esprit que nul ne lira jamais, même à l’aide d’un scanner ». Formule dont je ne revendique pas la paternité.

Le maïs est à hauteur d’homme. C’est la fin d’une tranche de vie commencée il y a cinq mois. Blé et orge sont engrangés. Les vallées sont au repos dans l’attente de la deuxième récolte.

Deux chiens se parlent dans le lointain. La caravane ne passe pas. Heureusement car ils aboient toute la nuit. Toutes les nuits. Mais on s’y fait ! C’est comme le beurre rance, pourtant triste souvenir, fondu, diversement épicé et bien relevé au piment, j’ai fini par apprécier. Même au petit déjeuner ! Et puis il y a les mouches… auxquelles on ne se fait pas. Génocide au torchon. Fuite. Elles reviennent. Insecticide. Chute, agonie bourdonnante. Je ne pleure pas la mort. Mortes. Et puis le soleil. Sieste ! Ne reste que le corps à l’ombre. La tête est partie, dans les rêves, loin dans les centigrades.

Un carnet sous la main, j’écris. J’écris je ne sais quoi. Des mots pour le temps qui passe, qui ne donne sa force qu’à ceux qui ont du temps à vivre. Pas à pleurer. Les os sont au repos et l’esprit en paix. Et pourtant, bientôt sera pour moi le temps du souvenir ; le son lourd des taadlount, un sourire, des yeux de braise un soir de fête, les couleurs des écheveaux de laine au soleil, les aboiements des chiens dans la nuit, les chants des lavandières, les feux des campements, la volupté de la fumée portée par les étoiles, une théière sur les braises, les parfum de timija, les rires d’enfants dans la rivière, le retour des troupeaux au coucher du soleil, l’appel à la prière. Mais aussi la mort qui emporte les enfants malades ou les mères mal accouchées car c’était écrit … dans les nuages, dans le cours des rivières, dans les saisons et les étoiles. Mektoub.

Il est dix heures du matin et du haut de mon observatoire je sens déjà tafouït annoncer clairement ses intentions : briller haut et fort jusqu’à la prière du soir ; la dernière des cinq incantations quotidiennes, et autant d’invitations à la prosternation face au soleil levant. Des scènes devant lesquelles je ne peux rester insensible même si je suis persuadé de l’inutilité concrète de cet acte dans le devenir de ces êtres reclus, et dans le même temps ne cesse de m’étonner de leur crédulité et de leur simplicité. Et si c’était la foi, cette foi si profonde qui leur faisait supporter leur indigence comme s’il s’agissait d’un don du « Tout puissant » ?

Questionnements, sensations diverses, profondes émotions. Cent cinquante jours d’une tranche de vie hors du commun, de notre commun. Redécouverte de la générosité, de l’humilité, de la simplicité. Humblement, faire ou voir, pétrir le pain, moissonner, labourer, laver la laine fraîchement tondue, filer, tisser, chanter, servir le thé…

Nous avons vécu ici des jours précieux, oubliant le temps futur et ses incertitudes. Que de visages marqués par le temps, la dureté de l’existence sur cette terre oubliée par le commandeur des croyants et ses serviteurs, soumis à ses lois, sans se poser de questions car la réponse existe avant la question : Mektoub.

Et malgré tout que de sourires chaleureux. Jamais vu tant de sourires, de rires, sur toutes les lèvres d’un soleil levant à l’autre ; fascination des regards pleins des lueurs de la vie.

Alors j’écris « Vie », toujours, dans tout ce qui m’entoure. dans les objets, les êtres et leurs gestes. Dans la couleur des tapis sur les métiers à tisser. Dans la mélodie d’une flûte aux lèvres d’un berger. Dans la brise chaude qui te prend parfois dès l’aube. Dans les épis dorés sur les aires de battage. Dans un ballet de flamants roses sur les eaux sombres d’un lac. Dans les chants quotidiens sortis de toutes les bouches, moissonneurs, muletier, tisseuse, lavandière, laboureur ou chercheuse d’eau.

Dans…

Mais le périple prend fin.

Trois jours, trois nuits encore avant de réapprendre à matérialiser le temps qui passe, retrouver les principes élémentaires de notre société et toutes les contraintes oubliées durant ce séjour dans les montagnes berbères. Dans trois jours nous quitterons cette vallée pour « l’ autre monde ». Notre « vagabondage » s’achève là où il commença, dans cette vallée d’Anergui où les hommes ont choisi la liberté intérieure dans la soumission à la nature, au ciel et parfois à Dieu. Mais seul ce dernièr saurait conduire leur destinée, pourvu qu’on y croie et qu’on lui fît confiance… « l’année prochaine la récolte sera meilleure. Inch Allah. »

De plaisir en générosité, de partage en offrandes, nous vivions ensemble, citoyens du monde, comme des frères. La paix, le calme n’ont cessé de nous accompagner durant cette aventure merveilleuse. Corps et esprit rassasiés, je regagnerai la ville avec force et sérénité. Fini l’insouciance, l’errance. Resteront les images, l’amitié, les émotions, comme mille et un témoins, si besoin était, de ces moments vécus pleinement. Vécus au présent.

Le rollier s’est posé sur le pin voisin, il s’est secoué, reposé quelques secondes, puis il est reparti, éclair bleu à travers les branches. Il n’a même pas pensé à chanter un petit peu. Dommage. Peut-être était-il pressé d’aller chanter ailleurs, sur une autre terre où l’homme aurait perdu l’espoir.

Va ! … les hommes et les femmes d’Anergui espèrent encore en la terre nourricière, et d’autres oiseaux d’autres couleurs entretiennent cet espoir. La hauteur des blés aussi.

Et dans cet espoir vibrent les rouges, les safrans, le gris-bleu des regards quand le khôl est présent, le noir, le vert ou le grenat des habits des femmes et des filles … autant de fleurs dans les champs …

Et les sourires … à vendre mulet et sac à dos pour constituer la dot.

Trois jours, trois nuits encore, "encore", pas "seulement", qui fileront comme l’eau de source entre les doigts. Tu ne te rends compte de rien et déjà la main est vide sans que la soif soit apaisée. Alors il faudra recommencer. Replonger dans cette eau claire et froide.

Mais les sources sont trop rares...

Que revienne le temps du souvenir. Que revienne vite le temps de l'errance.

La fille en rouge et or quitte son champ de luzerne.

Je jette ce crayon pour toujours…

Une fille en rouge et or...

Memphre · 2003-09-08

Bravo.....ton texte est super, les photos aussi !

Cela me réconcilie avec la langue française que certains massacrent allégrément sur ce forum....!!!

Si je ne me trompe il s'agit de payasages marocains plus précisément dans le haut-Atlas...???

Corriges-moi, ma seule visite dans ce pays date de 1962....

Bonne journée

Memphré

Une fille en rouge et or...

José · 2003-09-09

Bonjour Memphré,

Merci pour ton compliment.

Pour ce qui est des photos, j’aimerais partager avec ceux d’entre vous que cela intéresse les nombreuses photos que j’ai stockées depuis le début de mes aventures atlastiques. Ici j’en ai trouvé une dizaine qui faisaient moins de 200 ko mais dans la très grande majorité elles sont malheureusement trop « lourdes » pour être intégrées à des postes et même pour être envoyées par E-Mail. Je me suis souvent « fait jeter » pour saturation des boites aux lettres et, en plus, je suppose qu’elles doivent être longues à télécharger. Ce qui peut être rebutant pour ceux qui n’ont pas l’ADSL

Je ne suis pas tombé dans l’informatique étant petit, alors je lance un appel, si quelqu’un peut me « former » en ligne …

J’ai des dizaines de photos d’expo au format 20*30 que j’ai scannées (malheureusement pas avec du matériel de qualité), mais qui sont présentables et qui « pèsent » entre 600 ko et parfois 1, 2 mo. Comment les réduire à 200 ko et, question subsidiaire, n’est pas encore trop lourd pour des envois par E Mail ?

"Cela me réconcilie avec la langue française que certains massacrent allégrement sur ce forum....!!! "

Tu ne vas pas te faire que copains...

Ben oui… j’attache de l’importance au soin que l’on doit apporter l’expression écrite. Peut-être une question d’éducation. Immigré espagnol avec mes parents de la vague des années 60, mon père, ouvrier agricole et quasi analphabète à son arrivée, avait mis un point d’honneur à apprendre à lire et à écrire le plus soigneusement que lui permettaient ses moyens, la langue de sa terre d’accueil (avec l’intelligence de ne pas renier la sienne ni sa culture. Croyant que leur « intégration » doit passer par là, trop d’immigrés de tous pays ne parlent pas à la maison leur langue natale). J’ai des souvenirs touchants de mon père passant ses veillées dans mes livres de primaire et profiter de ma scolarisation pour apprendre la grammaire et l’orthographe française … mais je commence à sortir du sujet !

Oui, tout comme toi, j’ai du mal à admettre ce massacre de l’orthographe justifié ou excusé par la rapidité d’utilisation de l’outil informatique. Je n’ai pas la prétention d’être parfait, mais je me soigne… et me relis toujours. Holà ! Doucement avec les insultes en réponse ! C’est dit sans aucune prétention. Je n’en veut à personne et sais que cela ne vous empêche pas de vivre, de vous faire comprendre, et que chacun est libre de mettre l’accent sur ce qui lui semble important…

"Si je ne me trompe il s'agit de paysages marocains plus précisément dans le haut-Atlas...??? Corriges-moi, ma seule visite dans ce pays date de 1962...."

1962… et moi qui parle de mon enfance… serait-on en pleine nostalgie d’un « (…) temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître (…) » ???

Non, je déconne. Je me sens très bien dans cette étape de la vie et les quelques cheveux blancs attrapés à l’approche du demi siècle qui me guette ( on fera une fête !!!) ne perturbent pas la bonne santé de mes relations avec les morpions de trente ans … Holà ! Doucement avec les insultes en réponse ! C’est une forme d’humour.

Oui Memphré, ce n’était précisé nulle part mais cette page est la reprise et la remise en forme des traces d’ émotions et de troubles notées à la fin d’un long séjour dans l’Atlas marocain. Cinq mois en apnée dans une vallée qui à l’époque était inaccessible autrement qu’à pied ou à dos de mulet. Cinq mois agrémentés de quelques vagabondages pédestres de une à plusieurs semaines en compagnie d’un ami belfortain et du mulet acheté pour l’occasion. Un « semi-nomadisme » ayant toujours pour point de départ et de retour la vallée d’Anergui découverte deux ans auparavant lors de ma première aventure solitaire dans ces montagnes (voir l’extrait « premières traces atlastiques »).

Es-tu allé dans ces montagnes en 1962 ? Raconte-moi, fais moi voyager à une autre époque …

B'slama

Une fille en rouge et or...

Marsu · 2003-09-09

Superbe le texte et les photos.

J'aime bien lire des textes comme ca.J'ai même mis une de tes photos en fond d'écran à mon boulot.

Pour l'autre sujet controversé, je vais m'abstenir parce que je suis une pourriture à ce sujet comme on peu le voir dans mes textes de voyage posté sur ce site.

Par contre chapeau à ton père, étant québécoise je sais trop bien que trop peu d'immigrant on la logique d'apprendre la langue du pays en de garder la leur aussi bien entendue.

Chapeau encore pour texte et photos.

Une fille en rouge et or...

José · 2003-09-12

Bonjour Suntala,

Tu me disais que c'était pour l'émotion quelle dégage que tu avais choisi la photo du jeune berger pour un fond d'écran.

Et bien à propos d'émotion, tu ne pouvais pas choisir mieux sur cette série. Il faut que je te dise:

J'ai pris cette photo en mai 2002 dans les falaises qui forment les gorges de l’Assif Melloul (la « rivière blanche » en berbère). L’ami et gardien du gîte où je séjourne dans la vallée d’Anergui (Tu peux aller, si ce n’est déjà fait voir la pub que je me suis permis de lui faire dans la page annoces publicitaires) m’avait parlé du rassemblement dans ces falaises de 3 familles d’éleveurs et de leurs bergers pour la cérémonie de la tonte annuelle des moutons. Je n’avais jamais eu l’occasion d’assister à cela. Nous voilà partis à l’aube pour affronter cinq heures de marche avant la chaleur de la mi-journée. Sur les coups de 11 heures, après quelques centaines de mètres hors sentier dans les pierriers, au détour d’un ravin, nous débouchons sur le site de rassemblement au nom évocateur de « Mézzeranne » (je l’écris comme ils, ou plutôt je, le prononce). Traduction : « Celle des rochers » ou « La mère des rochers », des pierres ou des cailloux, bref t’imagine l’environnement… Mais il faudra que je ressorte mes notes pour en faire un récit plus précis à mettre dans le forum. Au milieu de l’après midi je remarque ce garçon, au regard presque grave, qui tenait le jeune bouc dans ses bras (et oui …je sais, je dois renommer la photo.) exactement dans la position saisie ( toutes mes photos de personnages ou de scènes de vie sont des instantanés au sens premier du terme. Je ne fais jamais poser quelqu’un pour composer une scène). J’avais déjà l’autorisation des prises de vues, je lève « la boite noire », le garçon me regarde, je déclenche. Il me sourit, se lève, et se dirige vers le Fquih.

Quelques incantations plus tard, nous mangionsdes brochettes de foie, cœur et autres abats. Deux autres bêtes avaient subit le même sort… Les jeunes s’activaient autour du feu pour cuire des quartiers de viande, les femmes épluchaient les légumes pour le tagine (ragoût) du soir.Il y avait une quarantaine de personnes à nourrir ...

Même si je n’ en était pas à mon premier « sacrifice », j’avoue que cela m’a fait bizarre quand le Fquih a tranché la gorgedu jeune bouc. Le garçon n’a montré aucun émoi. Un hommes ne doit pas dévoiler ses émotions...

Mais je crois que l’expression de la photo en dit assez long.

J'en rajoute quelques unes de cette journée "pas comme les autres".

José

Une fille en rouge et or...

Marsu · 2003-09-14

Faudra que tu nous fasse un récit de cette histoire. J'ai aimé le regard du jeune garcon au début j'en avais choisi une autre et quand j'ai vu celle la je n'ai pas hésité une seconde. Les autres photos sont bien aussi, mais perso je trouve qu'elles dégagent moins.

Une fille en rouge et or...

Voyajou · 2015-05-30

Quel souffle! Que dis-je, quelle amplitude! Du coeur et du regard.

Mais tu n'es plus là.

Une fille en rouge et or...

Kola · 2015-05-30

Mais tu n'es plus là.

Si, et il y en a d'autres aussi enchanteurs... http://voyageforum.com/membres/leflaneur/

Une fille en rouge et or...

Viléna · 2015-05-30

Ses textes sont superbes.

Une fille en rouge et or...

Valdor69 · 2015-05-30

bonsoir Étonnant 13 ans après ???

Une fille en rouge et or...

Lacalo · 2015-05-31

Étonnant 13 ans après ???

Qu'est ce qui est étonnant 13 ans après ?

Une fille en rouge et or...

Dolma · 2015-05-31

Les textes de José sont intemporels. Qu'on les lise dans les minutes qui suivent la parution sur le forum, 13 ans plus tard ou 30 ans plus tard ne changera rien : l'écriture sera toujours aussi belle, aussi talentueuse, aussi magique.

José à cette époque de l'année doit être dans sa vallée tant aimée... Celle d'Anergui 🙂

Passera-t-il par ici, dans quelques mois, pour nous en parler encore ?

Dolma

Une fille en rouge et or...

Lacalo · 2015-05-31

Coucou 🙂

Je le souhaiterais ! Qu'il nous régale encore avec ses descriptions de la vie du Haut Atlas où le temps semble s'être suspendu ...

Une fille en rouge et or...

Dolma · 2015-05-31

Je le souhaiterais !

Moi aussi 😇 mais je crois bien que rien n'y personne ne le fera passer par ici s'il n'en a pas envie !

Dolma

Une fille en rouge et or...

Valdor69 · 2015-05-31

Bonjjour Ce n est qu un étonnement c est tout😇

La discussion a été ouverte en 2003😮 et revient en 2015 😄 (13 ans après ) j'ai remonté jusqu au debut pour savoir qu’était une fille en noir et rouge ! ce qui est normal mais pourquoi avoir attendu si longtemps pour en reparler ?😏 Bon dimanche

Une fille en rouge et or...

Lacalo · 2015-05-31

Mais ce n'est pas l'auteur qui en reparle ! C'est un lecteur de VF qui est tombé que ce beau texte ancien et qui, simplement, le commente aujourd'hui ...

Une fille en rouge et or...

Mong1 · 2015-05-31

Hello 🙂,

Les profondeurs de VF... Combien de membres y avait-il sur VF en 2003 ? Combien de Carnets de voyage, combien de lecteurs ? Rien de comparable à aujourd'hui...

Se pourrait-il que tous ces beaux textes de José qui les a repris sous un nouveau pseudo Leflâneur (annoncé dans ce carnet) il y a peu de temps t'aient échappé, toi qui aimes les belles plumes, lire et écrire ? (Personnellement je les ai tous lus avant mon voyage au Maroc.)

En tout cas, ils méritent vraiment d'être ressortis de leur tiroir, et c'est bien que certains puissent les découvrir...

Certaines discussions, pensées ou carnets ressortent parfois, au gré des recherches et des méandres virtuels. Toujours étonnant de les voir réapparaître !

Une fille en rouge et or...

Voyajou · 2015-05-31

Ben dis donc, El Jose il a un bien joli fan club... Non, c'est pas bon, ça c'est du Voyajou, reprenons: Je constate que Don Jose est entouré d'un enviable parterre d'admiratrices.

Ces carnets m'avaient échappé en effet, pour deux raisons je crois: il n'y a pas que sur VF qu'on peut lire de belles choses et vous toutes (à l'exception peut-être de la dame en rouge) êtes plus éprises du Maroc que moi.

(Il n'y aurait pas un figurant dans le champ qui empêche la photo de groupe?😏)

Une fille en rouge et or...

Hannahannah · 2015-05-31

Juste sublime ...

Une groupie de plus .

Quel beau texte sur VF , il y a longtemps qu'on n'y avait pas eu droit .

José, leflaneur, qui que tu sois , revient pour donner un peu de corps à ce forum qui commence à s'enliser .

Hannah

Une fille en rouge et or...

PatDef1 · 2015-05-31

C'est certes bien écrit.............. Mais pourquoi remonter un message de 2003 ? Il y en a eu d'écrits depuis 12 ans des messages de cette qualité, et même de meilleurs, alors pourquoi cette résurrection ?

Une fille en rouge et or...

Lacalo · 2015-05-31

Coucou ! Ce n'est pas une résurection. Simplement un commentaire sur un texte ancien découvert au hasard du surf, et qui le fait remonter à la surface...

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Hannahannah · 2015-05-31

En 2003 je n'étais pas inscrite sur ce forum et je suis contente que ce message soit remonté . Maintenant si tu en trouve d'autre , et je suis sure qu'il y en a plein ne te gène pas , c'est le moment de faire remonter autre chose que ce qui traine en ce moment .

Cordialement ,

Hannah

Une fille en rouge et or...

Voyajou · 2015-05-31

Bonjour, C'est que, vois-tu, à la surface du forum il y a beaucoup d'écume, parfois scintillante mais pas toujours. Je me suis dit que l'éclat d'un diamant (qui, comme chacun sait est éternel) serait le bienvenu or, où les trouve-t-on? Au fond! J'ai donc consulté la plus ancienne page du forum « carnets », lu les lignes d'accroche jusqu'à m'arrêter sur cette pépite dès la deuxième page. Il m'en reste 106 à remonter mais je vais observer des paliers. Et puisque nous convenons de la qualité de celui-ci (qui n'est pas que littéraire, loin s'en faut), je serais heureux de lire tes suggestions, quelque soit la destination pourvu qu'il y ait l'ivresse. Enfin, il y a une raison de fond (décidément): je pense qu'il faut continuer à lire les classiques, qui n'ont pas traversé les siècles par hasard. Les classiques de Voyage Forum, c'est de la littérature contemporaine!

(se pourrait-il que ton intervention soit motivée par quelque chose qui m'échapperait?)

Une fille en rouge et or...

Dolma · 2015-05-31

Les classiques de Voyage Forum, c'est de la littérature contemporaine!

Excellent 😏...

Tu as raison d'aller chercher dans les lointaines années, de somptueux trésors sont là !

Pour info, il faut éviter de parler de fan club : José n'osera plus revenir 😮...

Dolma

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Voyajou · 2015-05-31

Bien. Revenons à ce pourquoi nous sommes là: les beaux récits de voyage. Outre ta réponse laconique, la mienne satisfait-elle ta curiosité? Mais surtout, et je ne serais pas le seul intéressé au vu de la soudaine fréquentation des lieux, pourrais-tu donner suite à cette affirmation de ton premier message: Il y en a eu d'écrits depuis 12 ans des messages de cette qualité, et même de meilleurs. Même si tu ne nous indiques que les meilleurs, même s'il n'en était qu'un.

Une fille en rouge et or...

Mong1 · 2015-05-31

J'ai donc consulté la plus ancienne page du forum « carnets », lu les lignes d'accroche jusqu'à m'arrêter sur cette pépite dès la deuxième page.

Intéressant de connaître ce qui t'a conduit jusqu'à ce carnet, Voyajou... ce n'est donc ni une recommandation, ni le hasard des déambulations...

J'avais fait la même démarche avec cette rubrique, par curiosité... (Quand on a un peu de temps et rien d'autre à se mettre sous la dent ! 😉) Certains anciens récits, ressemblant plus à de courts textes qu'à des carnets (dont je ne me rappelle ni les noms ni la destination) mériteraient de ressortir...

- Edit : Concernant ceux de José alias Leflâneur, leur particularité est que ce sont des petits bouts d'histoires superbement racontées que la majorité des touristes n'aura pas la chance ou l'opportunité de vivre... dans des endroits plus ou moins reculés qu'il connaît bien.

Une fille en rouge et or...

Baroud35 · 2015-05-31

T'es allé le chercher loin celui là... Merci à toi de l'avoir sorti de l'oubli. 😊

Une fille en rouge et or...

Aymeline6 · 2015-06-01

Le texte est divin, merci de l'avoir fait remonter après tant d'années, sans quoi je n'aurais jamais eu le plaisir de le parcourir.

cdt A.

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