Lorsqu'on questionne ces villageois, ils ne comprennent pas pourquoi l'Etat leur en veut, leurs villages sont systématiquement brûlés, leurs vivres volés.
Si l'Etat Karen fait partie du Myanmar, pourquoi les pourchasser ?
Peut etre un peu parceque les Karen ont declaré une guerre d'indépendance au pouvoir (un peu comme si les bretons combattaient la France) et mènent des actions de guerilla. En zone de guerre civile, tout le monde trinque c'est sur.
Il me semble que les karens présent à Yangon ne sont pas opprimés.
Je vois que toi non plus tu n'a pas lu l'histoire du pays, pourtant je le donnais plus haut dans ce sujet.
Je vais le redonner ci-dessous mais avant, je tiens à dire que je comprends les ethnies qui veulent se séparer d'un pays brutale et sanguinaire, ce qui n'est pas le cas des "bretons" il me semble 😉
Pour ta dernière question, je t'informe que la junte souhaite s'approprier toutes les richesses du pays, et l'Etat Karen contient d'énormes richesses, et je te laisse deviner qui va vraiment en profiter !!! le PIB du Myanmar est classé 190ème sur 191 pays, il est évident que ce n'est pas le peuple qui en profite, mais bien une minorité de généraux et leurs familles.
http://www.info-birmanie.org/...on/rapport_ENSCC.doc
La Crise Constitutionnelle
A la fin de la deuxième guerre mondiale, les dirigeants des différents groupes ethniques se sont réunis en 1946 à Panglong afin de réfléchir sur la possibilité d’un avenir commun après le retrait proposé de la protection Britannique. Le Général Aung San, le dirigeant Birman artisan du combat pour l’indépendance dans la Birmanie centrale, sous contrôle anglais (par opposition aux zones demeurées relativement indépendantes), participa à la deuxième conférence de Panglong en 1947. Il proposa que les différentes factions ethniques des territoires des Régions Frontalières soient associées à la Birmanie centrale en tant que partenaires égaux d’une « Union de la Birmanie », afin d’accélérer le processus d’indépendance vis à vis de la Grande-Bretagne.
Les Accords de Panglong, reconnaissant l’égalité, la participation volontaire et l’autodétermination des états constitutifs, formèrent la base de la République de l’Union de Birmanie.
Mais après l’assassinat du Général Aung San en 1947, la Constitution de l’Union fut achevée à la hâte sans pour autant refléter l’Esprit de Panglong. Les régions des groupes ethniques furent reconnues comme des Etats constitutifs, mais le pouvoir se retrouvait concentré dans les mains du gouvernement central. En dépit de ces revers, les dirigeants des groupes ethniques continuèrent de soutenir le gouvernement de U Nu qui avait succédé au Général Aung San, et cela même alors que le Parti Communiste de Birmanie commençait sa révolution armée, alors que les vétérans de la guerre de l’Organisation des Volontaires du Peuple entraient dans la clandestinité, et alors que les unités Birmane de l’Armée Birmane se mutinaient. Qui plus est, les unités de l’armée, elles-mêmes composées des groupes ethniques, contribuèrent à la restauration de l’ordre et à la survie du gouvernement de U Nu.
En 1958, le droit du peuple Shan et Karenni de se séparer de l’Union après 10 ans, droit garanti par la Constitution de l’Union de 1947, leur fut refusé. Par précaution, U Nu proposa au Commandant en chef, le Général Ne Win de former un gouvernement « Gardien » afin de restaurer la loi et l’ordre pour une période de 2 ans, alors que les jeunes rejoignaient la jungle afin de revendiquer leurs droits.
En 1960, les dirigeants des groupes ethniques tentèrent de retrouver l’Esprit de Panglong en proposant d’amender la Constitution de 1947 de façon à empêcher la désintégration de la nation.
Mais le Général Ne Win fit un coup d’état en 1962 pour « sauver la nation de la désintégration » et suspendit la Constitution de 1947. D’après le point de vue des groupes ethniques, cet acte abolissait l’instrument légal qui rattachait leur territoire à l’Union. Ainsi, il se considérèrent comme des entités indépendantes, retenues par la force via une armée d’envahisseurs, et maintenues dans un état d’assujettissement.
En 1974, le Parti du Programme Socialiste de Birmanie du Général Ne Win adopta une nouvelle constitution, mais celle-ci ne jouissait d’aucune reconnaissance parmi les groupes ethniques. Dans tous les cas, la Constitution de 1974 fut suspendue par le Conseil d’Etat pour la Restauration de la Loi et de l’Ordre (SLORC) en 1988.
En 1993, le SLORC devenu depuis le Conseil d’Etat pour la Paix et le Développement (SPDC), convoqua une nouvelle Convention Nationale afin d’élaborer une version préliminaire d’une constitution qui garantirait un rôle politique majeur pour l’armée dans la future Birmanie. Après plus de 9 ans, le processus reste toujours bloqué.
L’ENSCC considère par conséquent qu’il est de la plus grande importance que la crise constitutionnelle en Birmanie soit résolue si la nation devait être reconstruite.
http://francekaren.free.fr/histoire.htmLES KARENS ET L’OPPOSITION DEMOCRATIQUE EN BIRMANIE
HISTOIRE CONTEMPORAINE· Au cours de la seconde guerre mondiale, alors que les birmans collaborent avec les Japonais, les Karens restent fidèles à la Grande Bretagne et créent des maquis anti-nippons.
· En 1942 "l'armée d'indépendance birmane", à la solde de l’occupant japonais, commet ses premières exactions. Accusant à tort les Karens d'être des espions Anglais, les Birmans pillent et violent dans les villages Karens.
· En 1947 l'Angleterre quitte la Birmanie sans accorder l'indépendance aux Karens.
Le premier responsable politique de la Birmanie indépendante, le Général Aung San (père d'Aung San Suu Kyi) propose une constitution respectant le droit des minorités et obtient le ralliement des Karens. Cette constitution, issue des accords de Panglong prévoit "qu'après une période de dix ans, chacun des groupes ethniques de la fédération sera en droit de se séparer de l'union et de reprendre sa totale indépendance."
· En avril 1947 des élections consacrent la légitimité du Général Aung San et de cette constitution. Aung San est assassiné avec six de ses ministres le 19 juillet de la même année.
Le nouveau régime dirigé par U Nu plonge rapidement le pays dans le chaos, et renforce les pouvoirs de l'armée.
Les Karens organisent des manifestations pacifiques pour affirmer leur volonté d'indépendance et le respect des accords de Panglong, elles sont toutes violemment réprimées.
En réaction, ils créent leurs propres forces de défense et prennent le contrôle de leur état.
· Le 25 décembre 1948 des soldats Birmans massacrent 200 civils Karens qui célèbrent la messe de Noël dans plusieurs villages des districts de Tavoy et Maubin. Cette politique de la terreur, pratiquée par les Birmans afin de s'assurer le contrôle de l'état Karen, se traduit par une nouvelle série d'arrestations arbitraires, d'assassinats, de viols et de pillages.
· Le 31 Janvier 1949 la guerre éclate. En 111 jours de combats, et malgré une supériorité écrasante, les Birmans ne peuvent venir à bout de la valeur combative et de la détermination Karen. Alors, modifiant sa stratégie, le gouvernement Birman feint d'engager des négociations, et profite du répit ainsi obtenu pour réorganiser ses troupes.
Les soldats Karens, ne pouvant défendre les villes et les plaines, se réfugient progressivement dans les montagnes d'où ils continuent à harceler les troupes de Rangoon.
· En 1950 les Karens créent leur propre état qu'ils nomment Kawthoolei (prononcer « Kotoulé »), « le pays de la félicité ».
· Le 2 mars 1962 un coup d'état installe une dictature militaire baptisée «voie birmane vers le socialisme » . Toutes les négociations avec les ethnies sont rompues, les accords de Panglong dénoncés, les opposants au régime arrêtés. Progressivement, les minorités qui n'étaient pas encore entrées en conflit avec la Rangoon s'insurgent contre la junte (Mon, Karenni, Kachin, Chin, Arakan, Shan).
· En 1976 sur l'initiative du Général BO MIA, le président Karen, les minorités ethniques se regroupent et forment le National Democratic Front (N.D.F) fort d'un armée d'environ 30.000 hommes sur l'ensemble des fronts.
· En 1988 à Rangoon, une révolte étudiante appuyée par la population va transformer le paysage politique; incapable d'endiguer la contestation qui gagne de nombreuses couches du peuple Birman, la junte instaure la loi martiale.
Durant deux mois d'émeutes, trois mille personnes sont tuées dans une répression implacable qui vient à bout de la révolte. Persécutés, les opposants s'enfuient. Certains, constatant que la lutte armée est devenue le dernier recours, rejoignent le Kawthoolei et forment un régiment équipé et encadré par les Karens.
Aung San Suu Kyi (fille du Général AUNG SAN) porte parole des opposants est placée en résidence surveillée en juillet 1989.
· En 1990, sous la pression de la communauté internationale qui a condamné unanimement la répression sanglante de 1988, la junte organise des élections. Le parti démocratique (National League for Democracy) dirigé par Aung San Suu Kyi obtient 80, 8 % des suffrages, mais les militaires refusent de rendre le pouvoir et font interner les meneurs les plus actifs de l'opposition. Ceux qui parviennent à fuir se réfugient à Manerplaw, le quartier général Karen, ils formeront le N.C.G.U.B, gouvernement parallèle chargé de préparer l’alternance.
· En 1991 Aung San Suu Kyi obtient le prix Nobel de la paix pour sa lutte non-violente en faveur de la démocratie, mais aussi pour son souci de "réconcilier les régions et les ethnies fortement divisées de son pays".
· De décembre à janvier 1995, offensive birmane contre les principaux centres de résistance karen et de l’ABSDF (Manerplaw, Dagwin, Nawta, Kawmoora-Wangha).
· Début 2000 Le général Bo Mia est remplacé par Saw Ba Thin Sein a la tête du KNU
Aung San Suu Kyi est à l'heure actuelle toujours en résidence surveillée à Rangoon.
http://www.redo8888.com/document.htm60th Anniversary of The Panglong Agreement
12 February 2007
“Unity in Diversity”
After the Second World War, in March 1946, the leaders of the Federated Shan States – Shan, Da-nu, Pa-O, Palaung and Wa - met together with representatives of the Chin, Kachin, and Karen peoples in Panglong to discuss the future. To enable the different peoples to cooperate more closely, the Supreme Council of the United Hill Peoples (SCOUHP) was founded in November 1946. This was a unique development whereby, rather than fighting each other, the different ethnic nationalities were able for the first time ever to work together as equals in order to achieve the same common goals.
When the ethnic nationalities leaders met again for the second time in Panglong in February 1947, Bogyoke Aung San came to join them. He had been to London to negotiate with Prime Minister Atlee for Burma’s
independence, which was conditional on the unification of the Frontier Areas with Burma.
Based on Aung San’s promises of democracy, equality and self rule, the ethnic nationalities agreed to work together with Aung San’s interim government to form the Union of Burma:
“We stand for full freedom of all the races in our country, including those so-called Karenni states…” (Aung San, 14 January 1947 – The Times,
London).
“If the Burmese receive one kyat, the Shan will also get one kyat.” (Aung
San at Panglong, February 1947).
“Full autonomy in the internal administration for the Frontier Areas is accepted in principle.” (Clause 5 – Panglong Agreement, 12 Feb 1947).
“Citizens of the Frontier Areas shall enjoy rights and privileges which are regarded as fundamental in democratic countries.” (Clause 6 –
Panglong Agreement, 12 Feb 1947).
Now as much as then, the future of the Union of Burma is once again at stake. Instead of trying to consolidate power by force, which will never work, the current rulers of Burma need to take seriously the advice of a Kachin elder at the time of Panglong:
“For the hill peoples, the safeguarding of their hereditary rights, customs and religions are the most important factors. When Burmese leaders are ready to see this is done and can prove that they genuinely regard the hill peoples as real brothers equal in every respect to themselves, shall we be ready to consider the question of our entry into close relations with Burma as a free dominion.”
(Government of Burma Despatch No.14, 30 April 1946)
Bogyoke Aung San recognized that in order to build unity, he had to acknowledge and accept opinions that were different from his own. He accepted that the desire for autonomy of the ethnic nationalities was as
valid as his own desire for independence from Britain. He respected and treated the ethnic leaders as brothers.
The ethnic nationalities are once again working together to determine their future. We the Ethnic Nationalities Council, call on all who love justice, democracy and freedom to work with us to rebuild the Union of Burma.
The Ethnic Nationalities Council also calls on the ruling State Peace and Development Council to stop forcing the ethnic nationalities to conform to its idea of unity – “One blood, one voice, and one command.” The Union of Burma is home to a diverse multitude of ethnic nationalities. Unity cannot be forced. But unity in diversity can only be built by recognizing differences and working together for common goals as was done at Panglong in 1947.
Peaceful Coexistence does not mean being subservient.
Equality does not mean that the Burman must lead.
Freedom does not mean the right to abuse others.
Justice does not mean revenge.
Unity does not mean uniformity.
Long Live the Spirit of Panglong!
The Ethnic Nationalities Council – representing the 22 million people
in the Arakan, Chin, Kachin, Karen, Karenni, Mon and Shan States.
Contact Persons:
Saw David Taw
Joint Secretary
Khon Rimond Htoo
Information and Organization Committee
Ethnic Nationalities Council (ENC)
voir encore :
http://www.encburma.org/fcdcc.htm