Inde: malheureusement certaines traditions perdurent
Voici deux faits divers lu dans "The Times of India" qui démontrent que certaines traditions ont la peau dure en Inde.
Un Dalit a été battu à mort et son corps brûlé dans l'Etat du Madhya Pradesh parce qu'il avait donné des coups de bâton à un buffle qui était entré dans la cour de son domicile et avait causé des dégâts, peut-on lire dans "The Times of India", du mercredi 14 novembre. En frappant l'animal, l'homme a déclenché la fureur des habitants qui l'ont tabassé à mort parce que ce buffle avait été béni par des villageois lors d'une fête hindoue. Les habitants ont ensuite brûlé le corps pour détruire les preuves et menacé la famille de M. Bagri de représailles si elle portait plainte pour meurtre. Mais la police, prévenue par un membre de la famille de la victime, a appréhendé six personnes. Ces dernières seront poursuivies pour meurtre. Les Dalits - bien que d'après la Constitution toute discrimination fondée sur l'appartenance à un caste est interdite - subissent journellement violences et discriminations. Les "Dalits", qui représentent actuellement environ 176.000 personnes (soit environ 16 pc de la population), éprouvent d'énormes difficultés pour accéder au marché du travail.
Depuis quelques semaines, la capitale indienne subit des attaques des hordes de singes, qui ont provoqué la mort du maire adjoint de New Delhi, qui a fait une chute mortelle à la suite d'une de ces attaques, et qui ont fait des dizaines de blessés, alors qu'un animal a réussi à s'introduire dans la résidence de la fille de Sonia Gandhi, Priyanka. Depuis des décennies, des milliers de vaches et buffles sacrés se promènent en toute liberté dans les rues de Delhi, aux côtés de milliers de chiens errants et de près 15.000 singes sauvages. Mais tuer des singes est interdit pour les hindous qui vénèrent Hanuman un dieu-singe qui symbolise la force. D'un autre côté, les états limitrophes du territoire de Delhi refusent d'accueillir les macaques dans leurs forêts, redoutant que ces "singes des villes" ne terrorisent leurs congénères des campagnes et déciment les cultures. Aussi, M. Aarti, le maire de New Delhi, a reconnu que la bataille contre les singes sauvages est perdue d'avance car la ville n'a ni l'expertise, ni les infrastructures pour capturer et domestiquer les primates. Alain
Un Dalit a été battu à mort et son corps brûlé dans l'Etat du Madhya Pradesh parce qu'il avait donné des coups de bâton à un buffle qui était entré dans la cour de son domicile et avait causé des dégâts, peut-on lire dans "The Times of India", du mercredi 14 novembre. En frappant l'animal, l'homme a déclenché la fureur des habitants qui l'ont tabassé à mort parce que ce buffle avait été béni par des villageois lors d'une fête hindoue. Les habitants ont ensuite brûlé le corps pour détruire les preuves et menacé la famille de M. Bagri de représailles si elle portait plainte pour meurtre. Mais la police, prévenue par un membre de la famille de la victime, a appréhendé six personnes. Ces dernières seront poursuivies pour meurtre. Les Dalits - bien que d'après la Constitution toute discrimination fondée sur l'appartenance à un caste est interdite - subissent journellement violences et discriminations. Les "Dalits", qui représentent actuellement environ 176.000 personnes (soit environ 16 pc de la population), éprouvent d'énormes difficultés pour accéder au marché du travail.
Depuis quelques semaines, la capitale indienne subit des attaques des hordes de singes, qui ont provoqué la mort du maire adjoint de New Delhi, qui a fait une chute mortelle à la suite d'une de ces attaques, et qui ont fait des dizaines de blessés, alors qu'un animal a réussi à s'introduire dans la résidence de la fille de Sonia Gandhi, Priyanka. Depuis des décennies, des milliers de vaches et buffles sacrés se promènent en toute liberté dans les rues de Delhi, aux côtés de milliers de chiens errants et de près 15.000 singes sauvages. Mais tuer des singes est interdit pour les hindous qui vénèrent Hanuman un dieu-singe qui symbolise la force. D'un autre côté, les états limitrophes du territoire de Delhi refusent d'accueillir les macaques dans leurs forêts, redoutant que ces "singes des villes" ne terrorisent leurs congénères des campagnes et déciment les cultures. Aussi, M. Aarti, le maire de New Delhi, a reconnu que la bataille contre les singes sauvages est perdue d'avance car la ville n'a ni l'expertise, ni les infrastructures pour capturer et domestiquer les primates. Alain