My Blueberry Nights (film qui se passe aux États-Unis)
J'attendais le film de Wong Kar Wai avec d'autant plus d'impatience que je suis une fan de Ashes of Time, Chungking Express et Fallen Angels... que In the mood for love m'avait laissé sur ma faim, malgré son esthétique superbe et sa musique entêtante; et 2046, m'avait paru trop éthéré et énigmatique pour combler tout à fait mon attente.
Allez savoir pourquoi... cette fois, la magie n'a pas pris. Est-ce parce que je savais que ce n'était plus Christopher Doyle à la photo? Les fleurs en plastique m'ont semblé soudain trop voyantes et de mauvais goût, les ralentis un plagiat raté de ce que j'avais vu dans les films précédents, les gros plans sur les visages trop répétitifs, impropres à montrer une émotion qui ne veut pas naître...
Non pas que Jude Law s'offre mal à la caméra; il n'est jamais aussi exquis qu'en coeur fêlé! Non pas que Rachel Weisz manque d'énergie en garce colérique et brisée, non pas que Nathalie Portman manque de chien dans son interprétation (c'est elle que j'ai trouvé la plus solaire)... Ni encore, que David Stratairn joue de mauvaise grâce un rôle ingrat; il est impeccable. La seule que j'ai trouvé un peu fade, c'est Norah Jones, à une exception près... un sourire esquissé à la faveur du sommeil, autant dire une milliseconde du film...
Mais l'ensemble m'a paru manquer d'étincelle et de poésie.
Comme si, après avoir agité des clefs du paradis en pierres précieuses, WKW agitait maintenant des clefs en toc devant nos mirettes...
Dommage. J'aurais adoré me laisser emporter...
J'espère qu'il y en a qui ont aîmé le film?! A en croire la presse, les critiques assermentés y ont trouvé leur bonheur... Pour ma part, je me prend à souhaiter le retour de Christopher Doyle, et à espérer que WKW recommence à filmer des visages asiatiques, sur lesquels les émotions retenues, dans un raffinement subtil, offrent une palette plus intense, profonde, mystérieuse, sur lesquels, elles vibrent avant même qu'on entende un mot, sur lesquelles elles explosent de façon exacerbée, radicale, lorsqu'elles sont exprimées... nous jettant en patûre à une émotion brute.
Là, j'ai eu l'impression de voir une succession de clichés. Filmé par un metteur en scène talentueux, certes, et sous la houlette d'un directeur de la photo chevronné ( n'assassinons pas trop vite Darius Khondji!)... mais pas une oeuvre majeure.
Il a peut-être gagné ses galons à Hollywood... mais les gaspiller à Las Vegas, c'est un peu cheap...
A voir quand même...
J'espère qu'il y en a qui ont aîmé le film?! A en croire la presse, les critiques assermentés y ont trouvé leur bonheur... Pour ma part, je me prend à souhaiter le retour de Christopher Doyle, et à espérer que WKW recommence à filmer des visages asiatiques, sur lesquels les émotions retenues, dans un raffinement subtil, offrent une palette plus intense, profonde, mystérieuse, sur lesquels, elles vibrent avant même qu'on entende un mot, sur lesquelles elles explosent de façon exacerbée, radicale, lorsqu'elles sont exprimées... nous jettant en patûre à une émotion brute.
Là, j'ai eu l'impression de voir une succession de clichés. Filmé par un metteur en scène talentueux, certes, et sous la houlette d'un directeur de la photo chevronné ( n'assassinons pas trop vite Darius Khondji!)... mais pas une oeuvre majeure.
Il a peut-être gagné ses galons à Hollywood... mais les gaspiller à Las Vegas, c'est un peu cheap...
A voir quand même...