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L'Inde aujourd'hui

Discussion started by Bretonmali on 2008-01-10

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L'Inde aujourd'hui

Bretonmali · 2008-01-10

Quelques lignes pour faire le point sur notre voyage. Où je parle également de Jean Genet et du poète arabe, Djamel Roumi.

Après quelques beaux jours passés à Paris, où nous nous sommes conduits en touristes, visité les Musées et pris moult photos, nous nous sommes -enfin- rendus à l'aéroport.

Le vol, avec Gulf Air, c'est bien passé. Arrivée à Bombay (Mombai, dit-on de préférence) à 6 h du matin --22° de température sous un ciel découpé de palmiers verdoyants. Nous avons fait connaissance avec trois français. Frank, qui connaît les lieux, nous a permis de nous rendre aisément de l'aéroport à la gare centrale. C'est un sculpteur. Il me montre sur son ordinateur des photos de son travail. Malheureusement, tailler des pierres, fussent-elles dignes d'enrichir par leur beauté l'espace d'un bureau, d'un hall ou d'un jardin, n'est plus rentable. Je peux voir également la maison où il vit en Normandie, qu'il a complètement retapé. Mais il n'est pas heureux dans sa campagne. Il rêve à présent de se monter une petite affaire en Inde, sur une plage de Goa, un restaurant, c'est la raison principale de son voyage. Pour cela, il restera quelques jours à Mombai et promet de nous rejoindre plus tard à Goa. Nous échangeons nos e-mails.

Michel et Catherine débarquent pour la première fois en Inde. Comme avec ma femme nous allons aussi à Goa, nous décidons de joindre nos efforts pour une même destination. C'est une bonne transition pour eux, d'autant plus que leur anglais est plutôt pauvre. L'aéroport doit se trouver proche de la ville car il ne nous faut pas beaucoup de temps avec trois rikshaws -véhicule à trois roues capable de prendre un minimum trois personnes et qui a coûté 80 Rpes- pour nous rendre à la gare locale dont la facade qui nous reçoit est cauchemardesque.

Nous prenons ensuite un train de banlieue, 9Rpes le ticket pour arriver à la gare principale, Victoria Station, d'où nous souhaitons sauter dans un train pour Goa. Ce ne sera pas possible. Mombay est une ville immense mais sans intérêt pour nous quatre. Nous passons l'après-midi sur une terrasse à siroter des jus de luxe et à admirer ces immenses bâtiments décadents de l'ère coloniale qui ressemblent à des palais de Maharaja transportés des planètes édéniques.

Nos nouveaux amis sont au début de la quarantaine. Lui est musicien, batterie et percussions, elle, dans le domaine de la vidéo, tous deux professionnels. Ce qui fait que j'ai réalisé mon premier film sur la plage d'Arambol (sourire). Comme ils ont un ordinateur et le programme approprié, je vais essayer de l'éditer. En France, ils vivent près de Die. Ils sont granolas, écolos, prédisposés au végétarisme et nous partageons bien des intérêts en commun. Immédiatement, une belle chimie passe entre nous. Mais ils sont très bohèmes, aux idées de gauche radicales que je ne partage pas, très politisés, obnubilés par les conspirations des magnats de la finance. Curieusement, les français que nous rencontrons durant notre voyage ont tous cette même passion caractérielle: Sarko est un fascho et la France un pays de requins qui court à sa perte. Pour cette raison, ils rêvent tous de quitter la France. Aller où ? Déjà, ils parlent de l'Inde. Sourire. . . L'Inde, c'est pourtant pire que la France sur tous les bords, à en avoir des cheveux blancs. Je devrais vous trouver des photos de la pub qu'on voit sur les murs ici, c'est wild! (voir l'image attachée, Harry potter en Inde)

Croient-ils qu'au Québec c'est différent de la France ? En tout cas, la culture américaine y est à fleur de peau là-bas. Un dicton indien prévient que peu importe où l'on va, on emporte avec soi son mental.

Catherine, alias Cri, a fait des études universitaires en sciences humaines, jusqu'à trente et un an. Elle connaît les auteurs que je lis en ce moment, Paulhan, Lévi-Strauss, Camus. Elle me parle de Genet. Curieusement, c'est le premier nom qu'elle me cite. Je suis impressionné de rencontrer quelqu'un qui connaît ma littérature de prédilection et aime Genet. Pour moi, Genet représente la facette extrême du monde de la violence que je haïs -le terrorisme. Et je le lui dis. Je déteste cette idéologie dont Sartre s'est repu et qui fait appel à la révolte brutale et sanglante pour imposer ses croyances. « Tuer c'est souvent donner la vie. Tuer peut-être bien.» avait écrit Genet dans Pompes funèbres. Et ailleurs: «Que de morts j'ai pu souhaiter. En moi-même je garde un charnier, dont la poésie aurait à répondre. Que de cœurs dévorés, de gorges traversées, tranchées, de poitrines ouvertes, que de mensonges, d'années empoisonnées. » L'histoire le comblera. Il pourra se promener, selon son souhait, au milieu des cadavres de Palestiniens après le massacre de Chatila, en observateur privilégié. Je me souviens, à le lire, que de contempler ces morts dans les rues, gonflés d'air, la ceinture et la braguette ouvertes, Genet nota dans une frénisie littéraire créatrice, qu'une impression érotique s'en dégageait. Quelle drôle de pensée !? Son homosexualité me revint à l'esprit. Évidemment, c'est pour cela qu'il aimait tant les Arabes! L'Afrique du Nord, le Moyen-Orient, c'était l'Eldorado sexuel pour les artistes français gays. On comprend mieux alors le titre d'un de ses livres sur le monde arabe, Captif amoureux. Oui, l'amour rend aveugle.

Cri a également en sa possession Le Mesnevi, un livre de Roumi, Djamel Al-Din Roumi, un écrivain arabe du douzième siècle, je crois. Il contient une collection de 150 contes soufis qui, dans le monde musulman, sont aussi fameux que le Coran. Je connais certaines d'entre eux par les textes hindous et je soupconne Roumi d'avoir puisé dans ce corpus littéraire pour l'édification de l'ouvrage. Tout comme le fera plus tard, Lafontaine. Pour me distraire l'esprit, j'en lis quelques-uns.

Dans la première histoire, La belle servante, un roi, riche, grand et beau, tombe amoureux d'une esclave qu'il aperçoit sur son chemin. «Il achète cette servante et la ramena à son palais afin de décorer sa chambre de cette beauté. Mais aussitôt elle tomba malade.» Les mois passent et en rêve, le roi est prévenu qu'un sage viendra le visiter bientôt pour le tirer de ce mauvais pas. Le rêve se réalise et le roi voit venir à lui un sage beau comme un dieu, si je peux m'exprimer ainsi sachant parfaitement bien que, dans l'esprit du Coran dont ce livre s'inpire, la comparaison dégage une odeur de souffre. Le roi est fasciné par l'aura du personnage qui lui rassure sur son mal et celui de sa servante. Car après une brève consultation, le sage diagnostique chez la femme des troubles d'origine psychosomatique. Il requiert du roi la possibilité de s'entretenir seul avec sa patiente. Lui tenant le pouls et l'ayant rassurée sur ses intentions, il lui pose des questions. Tout à fait mise en confiance, elle lui parle de la ville où elle vivait et de sa famille. À un certain point de son récit, les battements de cœur augmentent, fournissant un indice au médecin. Il apprend, en définitive, qu'elle était secrètement amoureuse d'un bijoutier et que la séparation de son amant l'a jetée dans un gouffre de désespoir. Telle est la cause de son état. Le sage promet au roi qui avait déjà la tête ailleurs, d'arranger la situation s'il le désirait, pour le bien de tous -et de son âme, surtout. Le roi accepte de bon cœur et envoie sans tarder un messager rencontrer le bijoutier. Il avertit celui-ci du précieux destin qui frappe à sa porte: le roi a entendu parler de lui et lui demande de devenir le bijoutier royal. Il aura sa résidence au palais et sera heureux comme il ne l'a jamais été s'il accepte cette fonction. En guise de bonne foi, le messager lui offre des cadeaux de la part du roi, des étoffes d'une grande valeur brodées d'or. Devant tant de généreuses sollicitudes comme tombées du ciel, l'élu abandonne boutique, femmes et enfants et se rend au palais. Une fois la servante guérie par la présence de son amant et une médecine appropriée, la cérémonie de mariage est organisée. C'est ainsi qu'un bijoutier se voit gratifier d'une jeune femme qu'il ne connaissait pas, belle comme une princesse. « Et les feux de l'amour embrase le monde. Cela vaut la douleur de naître et de grandir. » Dixi A. Camus. Quelque temps plus tard, le sage, ayant comploté son affaire, le bijoutier tomba malade à son tour par empoisonnement; il perdit toute sa beauté et dépérit. Avec le temps, «le cœur de la belle servante se refroidit à son égard. Quand l'amour tient aux couleurs et aux parfums, ce n'est pas de l'amour, écrit Roumi. Ses plus belles plumes, pour le paon, sont des ennemis. Le renard qui va librement perd la vie à cause de sa queue. L'éléphant perd la sienne pour un peu d'ivoire.» Et il conclut que «l'amour de l'éphémère n'est pas l'amour. »

A suivre...

L'Inde aujourd'hui

Bretonmali · 2008-01-11

5 déc Pas moyen d'avoir un train pour Goa le soir même de notre arrivée. Les trains de nuit ou de longue distance se réservent deux ou trois jours à l'avance. Nous décidons alors de faire le voyage en bus-couchette. C'est beaucoup plus cher que le train et moins confortable. Départ 17h – arrivée le lendemain, 10h. Toute la nuit à travers monts et vallées. Pire que dans un bateau pendant la tempête. Puis encore d'autres transports locaux pour arriver dans un endroit que nous souhaitions calme, Arambol, au nord de l'état de Goa. Belle plage de sable fin, eau très confortable, tiède devrais-je dire, avec des vagues puissantes; la végétation tropicale est superbe. Bonne température 27 – 29.



Petit village de pécheurs aménagé pour les touristes avec échoppes de vêtements hippies et petits restaurants tout le long de la petite route qui mène à la plage. C'est paisible et simple par rapports à d'autres endroits, d'après ce qu'on nous dit. C'est bien, cependant, pour quelques jours.

Finalement, c'est plein de touristes, genre hippies le plus souvent, mais c'est cool. La nuit, à partir de sept heures, la rue se vide et la plage s'illumine d'une multitude de chandelles posées sur les tables des restaurants à même le sable ou le long de la falaise. En musique, le loundge prédomine un peu partout, style Bouddha Bar. Fait singulier, j'ai rencontré un ami que je n'avais pas vu depuis trente ans. J'en reparle plus tard. Nous louons tous les quatre une maison avec frigo. Féerique! Pas mal pour une arrivée. La veille encore, dans l'avion, je stressais en me demandant comment j'allais m'y prendre de Bombay pour quitter la ville; et le lendemain je dors dans un lieu paradisiaque !



Les lombaires de Nicole n'ont pas apprécié. Depuis notre départ de Paris, elle est mal en point. Hier massage ayur-védique et elle y retourne aujourd'hui. Déjà une nette amélioration. À Montréal, nous connaissions un rebouteur qui l'aurait mise sur pied en cinq sept, non sans terribles douleurs. Mais ensuite, elle est de nouveau d'aplomb pour une autre année. Mais bon, on ne l'avait pas trouvé au coin de la rue, comme ça, du jour au lendemain.

Demain nous partons dans le sud de l'état de Goa pour une autre petite pause. C'est environ à 70 kms mais ça va nous prendre pas mal de temps pour y arriver.

Rien de trop changé en Inde à part Internet (et seulement dans les lieux touristiques), plus de voitures modernes et de motos.

J'ai fait la bêtise de donner en cadeau des supers mini haut-parleurs à mon neveu, croyant que j'en trouverai facilement en Inde, mais rien de tel. À moins d'aller dans les grandes villes, ce que nous faisons rarement, il n'y a pas d'objets sophistiqués comme des cartes numériques pour les appareils photos ou de clés usb. Quand on en trouve, elles sont de pouvoir modeste et coûtent pratiquement le prix qu'on les paye chez nous. Par conséquent la musique nous manque; heureusement que nous avons de bons écouteurs.

Le 14 décembre Pour nous rendre à Agonda, dans le Sud, sur la plage, près de la ville de Cannacona, tous les quatre, nous y avons passé la journée. Il faut dire que avons été contraint à ce séjour à cause du nerf sciatique de Nicole qui lui faisait très mal. Elle s'était réveillée de nouveau coincée et à un moment de notre voyage, j'ai bien cru qu'elle allait tomber dans les pommes à cause de la douleur. Michel nous a aidé à porter ses bagages. Mais les bus ne sont pas forts sur les suspensions et les routes sont à craindre. Au moins 5 bus locaux plus un détour par une gare de chemin de fer pour vérifier s'il n'y avait pas un moyen plus rapide par le train. C'était une erreur. Nous aurions dû prendre le bus. Arrivée le soir vers 20h dans un petit village sombre. A 18h 30 il fait noir dans toute l'inde. Heureusement que les Indiens de Goa sont sympathiques et habitués aux touristes. Ils ne nous stressent pas. On peut se promener la nuit sans peur, et c'est tripant, dans tout le sens du terme.

Je suis parti seul à la recherche d'un lieu pour dormir et j'ai finalement trouvé 2 chambres à prix raisonnable en face de la plage. Le problème à Goa c'est qu'il y a des Occidentaux sur toute la côte et les tarifs sont relativement élevés; il n'y a pas de bas prix, entre trois cents à mille roupies la nuit. (Ce qui est relatif, 1 euro vaut 57 Rpes.) De plus, la cuisine est plus à base de poissons et imite les gastronomies étrangères, chinoise, italienne et autres, vendue chère par rapport à la cuisine traditionnelle hindoue. Ce n'est pas à notre avantage. Mais il est vrai que les temps changent, nous ne sommes pas venus en Inde depuis dix ans. Et puis, si on vient pour des vacances de quelques semaines, il n'y a rien là, au contraire, la vie est belle et facile. Mais ma femme et moi avons un budget limité, sérieusement entamé par notre voyage en France et, de plus, nous sommes végétariens et sensibles à la cuisine épicée au piment fort, le grand problème en Inde. Et lorsqu'on tombe malade à cause des maux d'estomac, cela peut devenir un inconvénient majeur. Pour cela donc, on cuisine nous même quand c'est possible et nous avons un purificateur d'eau acheté au Canada de grande qualité, par osmose inverse. La patente n'est pas grande. Elle se transporte bien mais nous en avions une, il y a quinze ans, beaucoup plus simple et plus petite, qu'on avait fait faire juste pour nous. Le système que nous avons en ce moment est un petit peu encombrant mais au moins il est sûr.

Autrement, ici, la plage est de sable fin, plusieurs kilomètres de long et c'est la nature. Pas de boutiques, ni musique le soir. Des petites cabanes de paille qui donnent sur la plage, des maisons en dur avec chambres à louer. Une végétation luxuriante, des rochers, des collines. C'est vraiment beau et simple. Un autre médecin ayur-védique, dont notre couple de Français avait la référence, a fait deux traitements à Nicole qui se sont avérés efficaces, avec évidemment de longues heures allongées et un peu de marche.



Dans un tel environnement, elle ne se plaint pas du tout. La position assise est la plus inconfortable. Je continue à la masser et elle prend des pilules ayur-védiques. Le tout aide. Mais ce n'est pas 100% réglé. Depuis trois semaines qu'elle traînait cela et c'était pas mal enflammé. C'est mieux cependant de jour en jour.

A suivre...





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L'Inde aujourd'hui

Bretonmali · 2011-07-24

Nous fêtons cette nouvelle année, 2008, au sommet d’une montagne qui se trouve au milieu de la forêt vierge du karnataka près de Kollour, à mi-chemin entre Goa et Mangalore. (J’y ai marché pendant des heures et n’y ai aperçu ni tigre, ni éléphant, ni gazelle, ni serpent, ni même d’oiseau! Rien, vierge.)



Ma femme, déterminée et assoiffée de beauté et de connaissance que l'on rencontre pratiquement à chaque endroit où l'on se rend.



C’est un lieu de pèlerinage mais ce soir il n’y a personne si ce n’est de temps à autre deux jeunes à moto; ils viennent boire leur whisky frelaté et repartir la tête pleine d’illusions. Plus tard, dans la soirée remplie de nuit, près d’un bâtiment servant de refuge aux pèlerins, sorte d’hôtel administré par l’État, un groupe de technocrates de Bangalore a allumé un feu; l’entreprise pour laquelle ils travaillent leur a offert la sortie de fin d’année. Nous nous étions rapproché pour jouir de la lumière et campions, ma femme, moi et une amie rencontrée durant ce voyage, pas trop loin. Et puis, les feux de camp, je n’en fais plus beaucoup, autant profiter du plaisir. Ma femme en compagnie de deux ingénieurs

Nous sommes quasiment au sommet d’une montagne. On s’y est rendu parce que l’endroit est d’une grande importance en Inde. C’est le lieu où médita Sankara, un phare spirituel pour la majorité des Hindous. Sankara, c’est l’unité avec un grand U, la philosophie de l’advaita, l’Indivisible; une discipline du yoga qui veut l’annihilation du moi pour ne faire plus qu’un avec le Brahman, se confondre avec Dieu. De là à se prendre pour lui, il n’y a qu’un souffle. Mais ce piège, certains parmi eux tenteront de l’éviter, par humilité. Lieu de Méditation de l'ascète Sri Sankara

Je me désintéresse de ces doctrines de type impersonnel (mayavada, dit-on en sanskrit). L’ambiance des religions qui sont sensibles au dénuement absolu comme perfection, n’est pas la mienne. Je suis tout le contraire. J’aime la diversité dans toutes ses variétés ce que refuse cette philosophie de l’unité qui y voit le jeu de maya. Mais Sankara est une personnalité à part chez les hommes et les sâdhus. C’est ce statut ontologique et mystérieux qui m’attire chez lui, jusqu’à un certain point. Car j’aime aller au fond des choses, et les vivre de l’intérieur. Autrefois, j’ai décrit ce genre d’expérience, concernant l’acquisition du savoir, sous forme d’histoire et dans un contexte bouddhiste. Si vous me lisez, vous ne pouvez pas manquer cet épisode en relation, d’ailleurs, avec ce que j’écris ici : http://maroudiji.over-blog.fr/article-brahma-le-debut-du-monde-79930944.html

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