English translation pending — showing the original.
Nicaragua: vaccins, sécurité, budget journalier, climat et téléphone
LaurentR · 2005-03-19
Bonjour,
J'ai vu ton message mais bon pas le temps alors voila. En effet le Bartola est super cher pour ce que c'est. Il y a plein de meilleures alternatives. D'abord pour dormir en pleine jungle, il y a sur le chemin de El Castillo le Sabalos Lodge avec des construction completement à la Tarzan et des prix pour 5$ à 15$, Tu es au bord du San Juan en pleine Jungle. Je ne sais pas les balades qu'il y a faire autour mais il y en a c'est sur. Ensuite, une fois a El Castillo, il faut te renseigner sur les balades a faire a pied et a cheval, il y a une espece d'office de tourisme. Pour visiter une reserve privee et voir de la foret primaire tu peux aussi rechercher la maison de Julio ou Magdalena Gomez pour 6$ par personne il fait faire une visite de sa réserve. Cela inclue un balade de 15 minute sur le Rio en plus ! Bon d'autre part pour un contact avec la nature il y a aussi le Centre Ecologique de Los Guatusos, la balade de nuit pour voir les crocodiles (10$) est super. les autres Tours à 5$ valent la peine. La nuit ne coute que 11$ les repas 3 et 4 $. Il y a un bateau colectif qui t'y emmene les mardi, mercredi et vendredi a partir de San Carlos cela coute 4$ le voyage avec veau vaches cochons... 4 heures et 1/2. Des milliers d'oiseau à voir en chemin sur le lac et le long de la riviere Papaturro.
Voila. Sinon tu peux voir si il y a des choses qui t'interesse ci-dessous. Je suis en train d'aider un journaliste a ecrir un guide en francais sur le Nicaragua alors je te fais un copier-coller de ce que j'etais en train de lui livrer. Tu as droit a une info exclusive! Personnellement je te conseil Juigalpa et les mines d'or, avec la réserve sylvestre de Las Brumas
Bonne chance.
Trips dans les Montagnes du Centre :
Axe : Teustepe-Boaco-Rio Blanco-San Pedro Del Norte:
Depuis Granada ou Masaya, il n'est pas nécessaire de passer par Managua (il vaut mieux même l'éviter). Descendez à Masaya et prenez un transport pour Tipitapa (bus 6 ou 10 C$ ou un taxi : 80C$ en express, 20C$ en collectif), descendez au dernier arrêt "La Gallera" sur la Panamericaine à Tipitapa. De là, prenez un bus pour Boaco ou Rio Blanco.
Premier arret : Teustepe (72 km de Managua, 250msnm) et environs, soleil, soleil, petit "pueblo" typique de la zone sèches, écrasé de lumière, maisons en terre, toits en tuiles romaines, les haies en cactus, magnifique petite église rurale néo-classique. C'est la vie paisible. Parfait pendant la saison des pluies, lorsque le reste du pays est gris, ici il fait soleil entre les gouttes.
Allez d'abord au bar-restaurant-auberge "El Karen" chez Doña Luci pour vous rafraichir ou commander un repas. On y pourra vous être utile pour quelques infos en espagnol et vous faire accompagner par quelqu'un pour une visite des environs à pied ou à cheval. Ballade possible hors du village: Eaux thermales: Demander à se rendre à "Las Piscinas" à 5km à l'Ouest, partir tot le matin, emporter 1 grande bouteille d'eau pour la demi-journée. Vous pourrez vous baigner dans des sortes de piscines rustiques alimentées par une source d'eau chaude naturelle cristalline (origine volcanique) pour moins d'un euro par personne. Autre ballade pour les marcheurs qui aiment loger chez l'habitant. La montagne et le hameau de San Jeronimo. Demandez à Luci de vous trouver un "vaqueano" ou guide local (Don Paulo par exemple) qui vous demandera 120 à 160 cordobas pour vous accompagner toute la journée. Marche : 15 km plat puis forte montée (5h de marche tranquille avec arrêts fréquents). Paysage : cactus, forêt sèche, roches volcaniques rouges et noires, hurracas, écureuils, guardabarrancos puis pâturages et champs de sorgho de montagne. A San Jeronimo (700 m.s.n.m.) Don Paulo vous introduira pour vous loger une nuit chez l'habitant dans la relative fraicheur de la montagne . Un bus repart tout les matin de ce hameau, vers 5 ou 6 heure, pour vous ramener à Teustepe, à moins que vous ne preferiez redescendre à pied accompagné de votre guide par un autre chemin. Attention, il est indispensable de vous faire accompagner même si vous parlez bien l'espagnol. BALADE A CHEVAL. Si vous voulez une mule ou un cheval pour monter ou lui faire porter vos bagages Don Paulo pourra vous en fournir également pour 150 cordobas par jour. Il n'y a pas de telephone, preparez donc sur place votre balade la veille ou faites appel à DETOUR (00 506 665 3766) pour un véritable petit trekking dans ces montagnes pleines de petits villages et hameaux pitorresque et accueillants (une des rares région visitable à pied en toutes saisons).
Autre balade depuis Teustepe: En bus, le village de San José de Los Remates à la limite entre les régions humides et sèches. Auberge recommandée, sinon l'unique: "La carne asada", spécialité: la viande à la braise, à l'entrée du village. Logement un peu précaire mais acceptable. Ballade de 3 heures à partir de San José De Los Remates pour visiter el Chorro (une belle cascade que l'on apperçoit depuis le village) ou atteindre les plantations d'orange, de pamplemousse et les premières plantations de café. Si vous avez un petit 4x4 ou une camionnette, une petite route magnifique vous mène de San José à Boaco à travers la montagne (plantations de café, pâturages). A pied il est possible de rejoindre le village de Santa Lucia en une journée (5h) toujours à l'aide d'un guide local (demandez la veille à la Carne Asada de vous trouver quelqu'un): montagnes et falaises impressionnantes à traverser avant de tomber sur le village au fond d'une petite vallée. De là, il faut prendre un bus pour aller vous loger à Boaco, à moins de trouver à vous faire inviter à Santa Lucia car il n'y a pas vraiment d'auberge.
Logement à Teustepe:Vous pourrez dormir dans le village chez Doña Luci (el "Karen") pour 3$, avec ventilateur, demandez à ce qu'on vous installe une moustiquaire. La spécialité de Doña Luci: Le poulet à la braise, un délice. Aguas Claras Termales (244 2916): Fréquenté par les Nicas de Managua, c'est une option plus confortable pour la nuit mais complètement hors du village. Sur la grand-route 1 km avant l'embranchement lorsque l'on vient de Managua. Il y a de grandes piscines d'eaux thermales bien chaudes...
Seconde étape: Boaco. A la limite entre les bassins versant Pacifique et Atlantique, Une petite ville sympatique à visiter, active, fraiche, perchée sur les flancs de montagnes verdoyantes, dominées par l'élevage, fromage, café, Jeeps 4x4 et cow-boys aux coins des rues du centre, quartiers plus pauvres autour, scènes bucoliques... Plusieurs petits hotels.
Troisième étape : Rio Blanco, petite ville au pied du Cerro Musún au coeur de la Réserve Nacionale du même nom. Deux choses interessantes en dehors du village:
1/ la visite de la réserve pour les fans de montagne, végétation totalement luxuriante, torrents et cascades impétueuses. Un site protégé encore indemne de tout impacte touristique (puisque la réserve crée en 1991 est ouverte au public depuis 2004 seulement). Pour les passionnés d'observation d'oiseau, il est possible de camper dans la réserve, accompagné d'un guide de la station. Logement possible mais très peu de lits disponibles à la station des garde-parques (rensignements et contacts voir Areas Protegidas). Plusieurs sentiers possibles dans cette jungle tropicale humide de montagne, avec des ponts suspendus rustiques traditionnels et des traversées de rivières, cascades... baignades possibles. Attention, c'est très humide toute l'année, prévoir des vêtement facilement lavable et de marcher dans des sentiers boueux.
2/ un site archéologique, qui n'est pas facile à trouver car il n'est pas encore aménagé pour être visité, vous renseigner auprès de la mairie. Il s'agit de larges monticules de pierres qui servaient de base à des habitations précolombienne, on devine une rue pavée, ... Tout est encore en friche à limite de la ville et de la forêt. Des idoles trouvés à cet endroit se trouvent actuellement dans le jardin de l'église.
Quatrième étape: Pour les aventuriers : San Pedro Del Norte : depuis Rio Blanco, 3 à 4 heures de chemin défoncé en camion vous amène dans ce "port de montagne", où règne une grande activité commerciale de bordure de région pionnière. Tout ce qui vient du Rio Grande de Matagalpa passe par San Pedro. Des dizaines d'embarcations et autre coques de noix y arrivent les jours de marché... si vous recherchez l'aventure avec un grand A, certaines peuvent vous mener jusqu'à l'Atlantique.
Axe: Granada-Juigalpa-La Libertad-Santo Domingo
Première étape: Granada ou Masaya - Tecolostote - Juigalpa.
Un "raccourci": Depuis Granada, il n'est pas nécessaire de passer par Masaya et Tipitapa pour se rendre à Juigalpa. On peut couper en longeant le bord du lac Cocibolca. Les paysages de plages lacustres sauvages, alternant avec les marécages et les rizières, ainsi que la traversée de la rivière Malacatoya sur un bac sont autant d'éléments dépaysants et charmants, contrastant avec la suite du parcours, dans les montagnes. Le petit bus de Gilberto Marenco part de Granada fidèlement tous les jours de la semaine à 2 heures de l'après-midi, pour arriver en soirée à Tecolostote, rejoignant ainsi la route goudronnée, à 35 km de la ville de Juigalpa. Ce voyage est un peu long, cahotant mais tout à fait pitoresque et la traversée du Malacatoya procure une longue et agréable pause à mi-chemin. Quand le bac fonctionne normalement (se renseigner auprès du Ministère des transport de Granada, 552 2339, car Intur n'y connait rien) vous pouvez avec un bon 4x4 gagner 45 minutes par rapport à la route goudronnée. Actuellement il ne foncionnement pas bien ou pas régulièrement ou pas du tout. Les passagers du bus de Gilberto font donc, en attendant la réparation du bac, la traversée du Malacatoya en barque et montent dans un second bus qui les attends de l'autre côté pour rejoindre Tecolostote, contre vents et marées. Coût du voyage 35 Cordobas traversée du Malacatoya incluse! Retour: tlj.4:30am.arrivée à Granada vers 9am.
Il est possible de dormir sur place en arrivant à Tecolostote. Cependant, malgré l'heure tardive à laquelle vous arrivez (entre 6 et 7 heures du soir) il est recommandé de monter dans l'un des bus qui viennent de Managua en direction de Juigalpa.
Logement : Les hôtels à Juigalpa sont peu acoutumés au tourisme étranger, les prix sont donc relativement bas pour un service correcte.
La Discothèque-Restaurante-Hotel La Quinta *: éviter en fin de semaine comme hotel si l'on veut dormir (discothèque très à la mode). Ch. D et Simple. En face de l'hôpital 512-2485 prix entre 150 et 250 C$..
Hôtel Juigalpa : Très bien et économique, Chambre avec Air Conditionné à moins de 10$. Tarifs familles. De la Esso, 1 c. al Oeste y 1 c. y 1/2 al Sur. 512-2822
Hôtel Casita Country de 10-17$, chambres simple ou double. Frente a Palo Solo.
Hôtel el Bosque. Un peu moins cher mais propre 50 à 150 Cordobas
Dans le centre ville, des petits hôtels très économiques (30 à 60 Cordobas) mais pas tous très propres : Hôtel Impérial, derrière la catédrale ; El Viajero, Catedrale 1 c. al Sur ; El Regreso et El Nuevo Milenio, près du marché.
Je t'envoie des précisions sur les prix des hotels de Juigalpa plus tard. On me recolte les données èxactes sur place ce week-end.
Restaurants : Restaurant Palo Solo devant une vue imprenable sur la plaine et la Cordillière d'Amerrisque et situé contre le petit parc de Palo Solo, peinture murale, bélvédère et fontaine en épis de maïs... Le premier endroit où manger, pour le cadre. A la carte. Los Ranchos: ambiance ventilée sous rancho rustique, bon repas à la carte, mais à l'entrée de la ville. La Quinta : en terrasse, bon et un peu plus de recherche culinaire, à la carte, mais à la sortie de la ville, face à l'hôpitale. La YUNTA : très bon restaurant-bar, situé à hauteur du centre-ville sur la route principale, un peu après le cimetière. Excellente préparation de plats de crevettes, poissons et viande grillée, bon repas à la carte. Comedor Quintanilla: Voilà le mieux pour ceux qui recherchent des ambiances animées, couleur locale et des plats vraiment typiques: soupe de cola de res, indio viejo, etc., en plus d'un plat du jour varié, boissons aux fruits naturels, etc., et très économique.
Cyber-cafés/appels internationaux: Quelques-uns dans le centre ou celui tout contre la station Texaco près de Hotel Juigalpa et El Bosque.
Visite obligatoire : Hormis le parc central avec sa gloriette fort sympatique et la catédrale moderne aux vitraux saisissants, il est important de ne pas manquer le musée précolombien (au moins passer devant) qui possède une vaste collection de totem exposés sur le devant et visible de la rue, et à l'intérieure de nombreuses poteries, ocarinas (flutes) poupées et autres objets en terre, pierre polie et jade, appartenant aux civilisations qui ont habité la région. Le nom du département, CHONTALES, est le nom d'une éthnie qui la peuplait et dont les origines, encore obscures, sont probablement liées aux Chontales du mexique, comme l'indique la présence du serpent emplumé sur certaines poteries. L'un des totem atteint près de 4 metre de haut... Parmis les remarquables poteries et pierres à moudre, l'une des plus remarquable pièce totalement unique en son genre: une hache ornementale en pierre verte polie, manche et cognée en une seule pièce ... Une collection de bijoux en or se trouve également conservée dans le musée mais n'est pas visible sans accord préalable : l'origine colombienne de certains de ces bijoux démontre, une fois de plus, que la théorie du cloisonnement des civilisations précolombiennes n'est qu'un mythe et que de nombreux échanges avaient bien lieu entre le Nord et le Sud.
Heures et jour d'ouverture... a rechercher, ca vient
Alentours de Juigalpa: San Isidro et les vestiges d'une ville indigène Chontale. A 5 km à peine de Juigalpa, se trouve le hameau de San Isidro. Là, au milieu des prés, on découvre de nombreux monticules de pierres servant de base d'habitation et entre les monticules, de nombreuses gravures dans le sol rocheux (pétropglyphes), au formes variées, symboliques ou représentatives, d'esprits, de personnes et de divinités. Demander son chemin, on peut y aller a pied ou prenez un taxi et demandez la permission aux paysans avant de penetrer dans leurs champs. A quelque km à l'Est et au Nord, La fameuse Cordillère d'Amerisque au sein d'une Réserve Naturelle, nationale, qui protège l'un des plus beau sites naturel du Nicaragua. C'est une petite cordillère de 30 km de long, bordée de falaises verticales de plus de 100 m de haut à certains endroits et qui plus est, pleine de vestiges d'une civilisation indienne, probablement toujours la même civilisation Chontale. Vous pouvez camper une nuit au sommet de l'une de ces montagne au milieu d'un ancien cimetière, entre des tombes et des restes d'habitations précolombiennes, la vue au cours de la balade et du sommet, sur toute la région, est à couper le soufle. Même si vous ne parlez pas espagnol DETOUR (837-0559) peut organiser votre balade et la nuit de campement au sommet dans le cimetière précolombien avec un guide francophone professionnel et/ou un guide local passionné d'archéologie qui connaît par coeur chaque recoin de la cordillère et tous ses secrets. Pilleurs de tombes en herbe, s'abstenir, il n'y a rien qui brille sous ces pierres et il est strictement interdit de faire toute fouille ou tout prélèvement de reste de poterie aussi petit soit-il, sous peine de sanctions et d'amandes sévères.
Marcheurs : attention aux grappes de tiques qu'on attrape en se frottant en passant aux herbes des pâturages. Dans une grappe, ils sont de quelques dizaines à quelques centaines, d'une taille presque invisible à une taille normale de tique adulte (selon le stade de développement). Ils peuvent vous créer bien des chatouillis et des surprises une fois que la grappe s'est répendue sur votre pantalon à votre insu. Méfiez vous donc des hautes herbes le long des sentiers, surveillez vos pantalons et demandez à votre guide qui vous indiquera les bons trucs avant le départ pour les éviter et les repousser.
Seconde étape: La Libertad - Santo Domingo: Les villages de mineurs, chercheurs d'or et éleveurs.
A partir de Juigalpa, il faut quitter le goudron pour une route en terre qui traverse, plein Est, la plaine sèche de Juigalpa avant d'escalader la Cordillère d'Amérisque par le Nord. Pratiquement plus aucune infrastructures touristiques à partir de ce moment à part quelques auberges-bar-restaurant de village et l'agro-éco-albergue de la finca LAS BRUMAS.
Les Réserves Privées : sous l'impulsion de projets gouvernementaux, des réserves sylvestres privées se sont créées à travers tous le territoire. La première qui s'est créée dans le Département de Chontales est la Réserve de Vie Sylvestre Las Brumas située à 1 km de Santo Domingo.
Logement : Agro-eco-albergue LAS BRUMAS : Voilà un petit producteur de café qui a dédié sa plantation de café d'ombre et les restes de forêt alentours à la conservation de la nature. On peut donc se promener dans la plantation de café, découvrir le procesus de torréfaction traditionnelle, ainsi que la faune et la flore avec notamment l'observation des oiseaux multicolors de forêt de pré-montagne, des petites grenouilles rouges et avec un peu de chance, un parresseux à 2 doigts (espèce rare) ainsi que toutes sortes d'insectes et papillons.
Activités : Etant donné sa situation près du village de mineur de Santo Domingo qui vaut vraiment la peine d'être visité, c'est un endroit tout indiqué pour passer quelques jours ou se mettre au vert. Hormis des balades libres sur les sentiers de la réserve et la plantation. On vous y propose tout une série de promenade et visites accompagnées: Oro tour (tour complet 4 à 5h, 8$/personne, 2 pers. mini): tout le processus d'extraction, visite d'une mine traditionnelle active, d'une coopérative, d'un moulin à minerais, rencontre avec les mineurs pour finir chez un fabricant de bijoux en or du village. Café Tour (2 à 3h, 5$/personne): depuis la visite accompagnée de la plantation jusqu'à votre tasse de café odorante, en passant par la torréfaction maison, vous ferez des travaux pratiques! Visite possible aussi d'un élevage bovin traditionnel. Vous pourrez flaner tout le temps que vous voudrez dans le vieux village au style Far-West, avec ses avancées de toit au dessus des trotoires et construit sur la rivière pour faciliter le lavage du minerai. Avec tant d'avantages cumulés le lieu mérite qu'on s'y arrête au moins 2 ou 3 jours.
Vous passerez des moments forts sympatiques dans cette ferme joliement fleurie, aménagée inicialement pour les travailleurs du café et maintenant aussi pour les touristes, lits en bois, matelas mousse, douche et toilette à l'étage des chambres et au rez-de-chaussé (salle dortoire). La construction est entièrement traditionnelle et construite à la tronconneuse et à la machette par Don Ramon, authentique pionnier, propriétaire des lieux et qui vous accompagnera volontier à la guitarre le soir.
Accès visiteurs de jour à la réserve privée, sentiers et plantation de café : 2$
Nuit (accès à la réserve inclu) par personne 10$ et 7$ selon les chambres, 4$ en salle dortoire.
Réservation obligatoire (français 837 0559, espagnol: ........... ) car vous risquez de ne trouver personne si vous débarquez de façon impromptue.
Les repas sur place sont copieux, simples et traditionnels à partir de produits frais des environs et de la ferme, on est servi généralement à volonté, on peut demander à l'avance la préparation de certains plats comme la soupe de queue de boeuf chaudement recommandée par ceux qui l'ont goutée ainsi que la traditionnelle soupe de Almondigas (soupe de légume avec des boules de maïs, de viande de poulet et d'épice dont le culantro).
Troisième étape : De Santo Domingo à El Ayote, un "port de montagne".
De Juigalpa ou de Sto Domingo (les bus passent devant Las Brumas) monter dans un bus matinal qui va vers El Ayote, que vous atteindrez en moins de 3 heures de tracas sur une mauvaise piste. Si vous partez vers 5 ou 6 heure du matin vous serez récompensés par une arrivée dans la cohue de la gran'rue dans la fraîcheur matinale, car vous avez rejoint la plaine Atlantique et la chaleur sera vite au rendez-vous. Choisissez de préférence entre jeudi et samedi, jours de marché, les scènes parraissent tirées d'un western. Si vous ne trouvez pas où loger décemment ce n'est pas étonnant revenez donc avec les derniers bus qui repartent en début d'après-midi direction Sto Domingo ou Juigalpa.
Extention Caraïbes : Fin du périple? Non! Après avoir rejoint l'axe Juigalpa-El Rama, allez donc découvrir Bluefields et la côte Caraïbes!
Pour un départ à l'improviste dans la journée, postez-vous face à l'hôpital de Juigalpa pour attendre le premier bus à destination de El Rama, venant de Managua ou d'ailleurs. Sinon, renseignez-vous la veille au marché de Juigalpa sur les bus qui partent directement du marché de Juigalpa, avec 20 minute d'avance vous choisirez vos places et serez mieux assis.
Comptez 4h15 pour faire Juigalpa-El Rama, la route asphaltée est toute neuve sauf un petit tronçon en cours de refectiona après Juigalpa !
El Rama : Longtemps sans logement digne, El Rama à vu apparaitre de nouveaux hotels. On est d'ailleurs pratiquement obligé d'y dormir si l'on veut aller à Bluefields puisqu'on doit prendre un bateau qui descend le Fleuve Escondido jusqu'à Bluefields (c'est la seule façon d'y arriver hormis l'avion) et qui part tôt le matin. Se rendre au port donc avant 6:00 am (se renseigner à l'hôtel de l'heure exacte). Les premiers arrivants remplissent les bateaux (hors-bords rapides) qui partent les uns après les autres. Si les derniers partants ne remplissent pas completement le bateau, celui-ci attends de nouveaux clients jusqu'à compléter la charge, et là, cela peut durer toute la journée à moins de payer pour les places vides...
Hotel "Oasis del Caribe" 517 0264 très correcte, bon accueil, terrasse. Ch. sont toutes avec toilettes et douche intérieures. Avec ventilateur: Simple 100C$ ; Doub.150C$ ; Triple 250 C$ ou avec TV 300C$ ; Matrimoniale avec TV 200C$ et avec Air conditionné 330C$.
(Il y a aussi parrait-il l'Eco-hotel El Vivero, richwood@cablenet.com.ni ... leur écrire pour avoir leurs prix et peut-etre des photos?)
Encart dans Bluefields.
Les Indiens Rama. Depuis toujours pêcheurs, cueilleurs et vaguement cultivateurs, les Indiens Rama ont été décimés des sciècles durant par les Indiens Miskitos d'abord puis par les colons et les métis. Plus tard, beaucoup se sont intégrés perdant la langue et les coutumes Rama. Le restant de ce peuple, ayant su conserver un mode de vie et d'habitat traditionnel vit sur une île au milieu de la lagune de Bluefields. L'île de Rama Cay. Ils restent des gens timides prudents, effacés, très amicaux. ils ne sont pas loin de 800 habitants sur ce petit îlot rocheux. C'est l'église Morave allemande qui s'est chargée de leur évangélisation au 19ieme sciècle, leur donnant le choix de la langue dans laquelle ils voulaient être alphabétisés. Les Ramas choisirent l'anglais (puisqu'on parle un anglais créole à Bluefields). Des chroniques interessantes de cette époque existent d'ailleurs au siège de cette église, en Allemagne. Des habitants de Bluefields pourront vous dire aussi que les Rama sont des gens timides, qui vivent très repliés sur eux-même et parlent une langue bizarre. En vérité, Les Ramas parlent bien un anglais créole mais avec quelques mots Rama et un accent particulier sans doute hérité de leurs alphabétiseurs allemands (qui ne parlaient pas forcément très bien l'anglais eux-même). Ils sont métissés à moins de 30% dans l'île et dans les rivières alentour où l'on a recensé 24 personnes agées parlant encore véritablement la langue Rama.
Les Rama se considèrent encore aujourd'huis des réfugiers au coeur de leurs propres territoires puisque ils sont, selon le droit des peuples indigènes les héritiers d'un territoire qui fut immense. Ils luttent actuellement pour préserver une partie de ces droits et un tribunal international ayant tranché en leur faveur face au gouvernement Nicaraguayen, ils essayent de faire délimiter légalement ce qu'ils peuvent encore sauver de ces territoires.
La Vie sur l'île. Leur vie de pêcheur est une vie de lutte contre les éléments quand ceux-ci sont contraires, mais c'est surtout un art de vivre et d'apprivoiser le milieu naturel, les eaux, la lagune, les rivières et leurs poissons, la forêt avec ses dangers et ses richesses, ses marécages, ses canaux naturels et ses palmiers géants. Pêchant avec des barques traditionnelles, sans autre chose que la voile et la rame, à la ligne ou au filet lancé ou au filet verticale à demeure, ils ne se risquent pas en mer où les dangers sont immenses pour leurs frêles embarcations. Sur l'île se trouve 2 salles d'école primaire et un poste de santé. L'éducation des enfants au-dela de l'école primaire pose un gros problème car mettre en pension un enfant à Bluefields est hors de prix pour une famille de pêcheur.
Pour pénétrer sur l'île et rendre visite à la communauté il vous faudra être pour le moins introduit, sinon accompagné. Avec un peu de chance, vous pouvez établir un contact avec des Indiens Rama qui vivent à Bluefields et trainent autour du port (mais faites bien attention à certains de ceux là, ils ne sont pas tous fiables et certains ne sont pas recommandables du tout) ou qui sont de passage, en attente d'une occasion de retour vers l'île. Vous pouvez créer cette occasion vous même en louant les services d'un bateau et offrir le "Raid". La location du bateau et son marin vous coutera cependant au moins 80$, l'aller simple. Rendez-vous sur le port du marché et négociez fort. Prévoyez le retour, sans payer jamais à l'avance. Certains ont fait le voyage en profitant d'une petite pirogue qui rentrait vers l'île à la voile... Cela est fortement déconseillé en cas de vent fort. Il faut écopper à toute allure et on arrive au minimum trempé par les vagues, ... si l'on arrive ! La meilleur méthode est de préparer votre rencontre avec les Rama avec l'aide du tour opérateur qui s'est spécialisé dans ce tourisme de rencontre sur cette île (DETOUR 00 505 837 0559). Il pourra vous renseigner, prévenir de votre venue et établir un contact sûr pour vous à l'avance. Le cas échéant, il vous fournira un guide français ou francophone et tout un programme d'activités au sein d'une famille de la communauté. Vous pourrez alors partager en toute tranquilité la vie des Indiens Rama, déguster des petits plats au coco, dormir dans la communauté, partir le matin avec des pêcheurs, et pêcher avec eux, en rivière, en lagune et en mer, y découvrir une île paradisiaque, puis retourner sur l'île dans la lagune et partager des moments forts de la vie communautaire (veillées, préparation des repas, repas, messe, retour de la pêche...) ou vous laisser bercer par le vent du large dans un hamac entre les cocotiers du bord de l'eau...
Nicaragua: vaccins, sécurité, budget journalier, climat et téléphone
Pitchoune77 · 2005-07-19
bonjour,
Je vis au Nicaragua depuis pluisieurs annees, et sans probleme le Nicaragua est un pays fantastique.
Pour les vaccins, que les bases soit a jour, tu peux faire l'hépatite A, la thyphoide et la fievre jaune, c'est pas grand chose et tu es tranquille pour 10 ans. Le traitement Palu n'est pas obligatoire si tu ne sort des sentiers batus et meme le Palu ici n'est pas grave.
Les visites : tout le pays est absolument magnifique a visiter, je te conseille bien évidemment Granada, cette ville est tres belle, d'un calme et d'une sécurité remarquable. La visite du Rio San Juan est aussi un incontournable pour les amoureux de nature. Les volcans ne manque pas et les trek a faire sur leur flan sont sympa, le trek de 4 heures sur le Mombacho est super. Passe aussi par Masaya, c'est un incontournable. Le cerro Negro a coté de Léon, conception et Maderas à Ometepe. Bref, les centres d'interet ne manque pas.
10 euros par jour, c'est peut etre un peu juste, tu peux loger pour 5$ par nuit, les repas compte 3$ par repas dans des sodas, donc a toi de voir selon tes gouts et tes envies de sortir.....
les nuits au Nicaragua ne sont pas fraiche si ce n'est dans le nord du pays où l'altitude est plus haute
le reseau telephonique au Nicaragua n'est pas génial, mais les internet café sont nombreux, donc pas de probleme pour garder le contact avec l'Europe, d'autant plus que tout les internet café propose des services comme net to phone ou autre.
voila, maintenant a toi de choisir, si tu viens, passe faire un petit coucou à Granada. 😉
Nicaragua: vaccins, sécurité, budget journalier, climat et téléphone
Philippe2003 · 2005-07-25
Salut tout le monde,
Repondre a ces questions est difficile. Il y a plus d'un siecle que la question d'un canal a travers le Nicaragua se pose, que ce soit un canal sec (ferroviere) ou normal. Il y a d'abord la question de la souverainete du pays (raison de l'echec en 1898), de l'honnetete des dirigeants et d'une vision a long terme du developpement du pays. Cela fait defaut et engendre de multiples obstacles. C'est pour cela que repondre n'est pas facile, ce n'est pas tout blanc ou tout noir.
Quand je lis que les gens ont envie de s'en sortir, c'est vrai, mais il y a un manque d'organisation dramatique, des lacunes dans la gestion economique, et cela chez les particuliers tout comme chez les dirigeants. 50% d'analphabetes, rien que cela empeche le developpement du pays, un enseignement de base qui n'est pas a la hauteur, et un manque de professionnalisme que je vois tous les jours dans les restaurants, les magasins, les hotels, les transports, l'administration, les ministeres, etc.
Les routes son mal construites car si 2 millions sont consacres a la construction d'une route, 1 million va dans les poches de certains et le reste sert pour la route. Elle est mal compactee et le goudron ne resiste pas a la premiere averse serieuse durant la periode des pluies (je le tiens d'un allemand ingenieur civil dans la construction des routes qui vit ici depuis 30 ans).
Les dechets qu'on voit partout sont dus a un manque de conscience civique, ecologique, hygienique, mais aussi au fait qu'il n'y a rien qui soit prevu pour le recyclage et le traitements des dechets. Si les ordures etaient recoltees a Little Corn Island, ou iraient-elles?
Ce qui est dramatique, c'est l'absence de conscience de soi. Je parlais des dechets avec une femme de chambre dans l'hotel ou nous etions a Little Corn. Pour elle, les dechets venaient de la mer. Quand je lui ai fait remarquer que la mer ne les produisait pas e qu'il y avait des dechets le long des sentiers dans l'ile, elle m'a dit que c'etait de la faute du maire. Je lui ai fait remarquer que ce n'etait pas le maire qui venait les jeter ici et je me suis arrete la pour ne pas qu'elle se sente agressee.
Cela renvoie au manque d'organisation et de vision a long terme au niveau du gouvernement, car il ne fait rien pour les ordures, mais continue a vouloir developper le tourisme, ce qui est contradictoire. Cela est du au fait qu'un parti politique nica n'est pas un parti politique europeen, j'en parle dans mon site.
Lorsque je parle avec les gens autour de moi, je sens bien cette envie de vouloir gagner plus d'argent, ce qui fait qu'on a le sentiment que ca bouge, mais si on parle avec eux de la maniere de vivre, la plupart ne desirent pas en changer. Et il y a bien la un probleme, car vivre au jour le jour avec peu d'argent est une chose, mais vivre avec plus d'argent implique une gestion sinon l'entreprise s'effondre et on retourne a la case depart. Il y a donc chez beaucoup de nicaraguayens des idees contradictoires dont ils n'ont pas forcement conscience entre vivre la meme vie que maintenant et avoir plus d'argent.
Tout comme le gouvernement, les gens pensent que les choses iront mieux si les etrangers viennent investir ici. C'est comme si l'argent allait tomber du ciel.
Encore une fois, ce n'est pas une critique au sens conventionnel que je porte, c'est le resume de multiples discussions avec les gens autour de moi.
Philippe