... il faut aussi savoir que tout est très cher, en moyenne je dirais 25% + cher qu'en france.
Ci-dessous un lien sur un article qui vient juste de paraître dans le canard local :
http://www.info.lnc.nc/articles/article_69649_202824.htmEn voici un copier-coller :
L’Union française des consommateurs en Calédonie a renouvelé son enquête portant sur les prix des produits de grande consommation dans cinq moyennes et grandes surfaces de Nouméa. En deux ans, les prix accusent une hausse de 6 % par rapport à la Métropole. Michel Davarend, président de l’association, commente les résultats.
Les Nouvelles calédoniennes : Comment s’est déroulée cette enquête et que vous a-t-elle révélé ?
Michel Davarend : Il s’agit d’une enquête nationale réalisée sur le Caillou, du 8 au 15 septembre 2007, de manière anonyme, dans cinq grandes et moyennes surfaces et sur 84 produits (contre 58 il y a deux ans) de grande consommation à la fois de marques nationales mais aussi de marques de distributeurs. Il s’agit de produits constituant un panier de base, choisis dans les rayons alimentation (épicerie, biscuits, produits frais, surgelés, petit-déjeuner), de boissons (eaux, alcool), d’aliments pour bébé, d’hygiène et beauté, de produits d’entretien et d’aliments pour animaux.
Contrairement à la Métropole, on constate que les prix ont flambé et accusent une hausse de
6 % en moyenne par rapport à 2005 dans les cinq magasins visités (Géant, Casino Johnston, Super U Kaméré, Carrefour, Champion N’Géa). Toutes enseignes confondues, le panier de base est 73 % plus cher qu’en Métropole, et précisément 72 % plus onéreux sur les marques nationales et 77 % plus cher sur les marques de distributeurs.
LNC : Quels sont les facteurs de ces nouvelles hausses de prix et comment sont-elles justifiées ?
M.D. : C’est le même problème qu’en Métropole. Les distributeurs accusent les fournisseurs de pratiquer des tarifs deux fois plus élevés que ceux pratiqués les années précédentes. Ils invoquent soit de mauvaises récoltes, soit une hausse des matières premières. Bref, c’est toujours le même refrain. De leur côté, les fabricants font semblant d’être accablés par les distributeurs et se plaignent à leur tour de la hausse des tarifs. En fait, les deux parties se mettent d’accord pour établir des marges arrière variables en fonction du producteur. Ils monnayent un prix sur un produit au producteur puis se fixent un prix pour établir leur marge sur le dos du consommateur. Résultat, le consommateur est toujours le dindon de la farce !
Au sortir des taxes et des coûts de transport, rien ne peut justifier de telles augmentations de prix. Pour arriver à 72 %, la marge doit être énorme. Le problème, c’est qu’on ne sait pas du tout à combien exactement sort le produit chez le producteur.
LNC : Quelle solution préconisez-vous ?
M.D. : Il faut supprimer les marges arrière ! C’est la seule manière de baisser le prix de certains produits de consommation courante. Et le seul moyen d’augmenter le pouvoir d’achat des gens. Il faut donc que les producteurs essaient d’avoir des pratiques commerciales correctes et arrivent à se mettre d’accord avec les distributeurs. Il faut que les producteurs soient honnêtes et disent « voilà ce que l’on achète, voilà ce que cela nous coûte et voilà combien on le vend au distributeur ».
Mais, pour cela, il faudrait avoir tous les éléments et imposer une réglementation, une certaine marge à ne pas dépasser. La situation ne serait pas la même s’il y avait de la concurrence. Ici elle est faussée ou inexistante. C’est à mon avis un problème politique car, si on décide de ne plus aider telle ou telle filière parce que cela revient trop cher au consommateur, on va retrouver des prix nettement moins chers sur certains produits.
No comment.