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Lever du blocus à Kathmandou

Discussion started by Grosminet on 2005-02-26

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Lever du blocus à Kathmandou

Grosminet · 2005-02-26

Népal: les maoïstes mettent fin à leur blocus ATS, le 26 février 2005 à 14:31 KATMANDOU - Les rebelles maoïstes népalais ont mis fin à deux semaines de blocus installé pour protester contre le coup de force du roi Gyanendra. Une trentaine d'entre eux ont été tués depuis 48 heures lors d'affrontements avec les forces de sécurités.

"Afin de montrer notre grande responsabilité à l'égard du public, nous avons décidé de mettre fin au blocus des transports à partir de samedi", indique un communiqué du chef de la rébellion, connu sous le nom de Prachanda.

Le blocus imposé depuis le 12 février pour protester contre le roi Gyanendra qui a pris les pleins pouvoirs le 1er février paralysait les routes de province, notamment celles en provenance d'Inde, principale source d'approvisionnement, et toutes celles menant à la capitale, isolée.

Prachanda a toutefois averti qu'une grève générale serait décrétée le 14 mars si le roi ne renonce pas à ses pouvoirs exceptionnels. Le monarque avait proposé aux maoïstes de rouvrir des négociations de paix mais ils lui ont répondu par la mise en place du blocus.

La fin du blocus intervient alors que le Népal connaît son plus net regain de violence depuis le 1 février. "Au moins trois douzaines de maoïstes" ont été tués dans cinq affrontements "violents" jeudi et vendredi avec les forces de sécurité dans le district de Kailali (ouest), ont annoncé vendredi les autorités militaires locales dans un communiqué

Lever du blocus à Kathmandou

Grosminet · 2005-02-28

International

Quatorze morts dans de nouveaux affrontements au Népal AP | 27.02.05 | 15:02

AP Photos KAT102-103 KATMANDOU (AP) -- Au moins 14 personnes ont trouvé la mort dimanche dans le sud du Népal, après la levée par les rebelles maoïstes d'un blocus routier qui paralysait le royaume himalayen depuis deux semaines. Les rebelles, qui entendaient ainsi protester contre la reprise en mains décidée par le roi, ont tendu une embuscade à un convoi militaire près de Patlaiya (environ 250 km au sud de la capitale Katmandu), tuant huit soldats et en blessant dix autres, selon la police et l'armée. D'autres attaques de la rébellion, visant la police mais aussi des villageois, ont fait six autres morts. Dans le sud, plusieurs villages de la région ont en effet fait preuve d'une rare résistance aux rebelles, tuant ces derniers jours une vingtaine d'entre eux. La rébellion a annoncé samedi la levée du blocus, mais promis de lancer «une nouvelle phase de mouvement», a déclaré dans un communiqué le chef rebelle Pushpa Kamal Dahal, alias Prachanda. Le blocus avait étranglé les principales villes, et dimanche, un premier convoi de 40 camions-citerne a pu entrer dans Katmandou, qui était menacée de pénurie de carburant. Des dizaines de camions transportant des produits frais sont également arrivés. Les bus et véhicules privés recommençaient à s'aventurer sur les routes, l'armée vérifiant pour sa part qu'il ne reste pas d'explosifs sur ces routes. Le 1er février, le roi Gyanendra avait concentré le pouvoir entre ses mains, limogeant le gouvernement, imposant l'état d'urgence et suspendant les libertés. Il affirme qu'il a été contraint à ces mesures pour mieux lutter contre l'insurrection maoïste, mais la communauté internationale a depuis rappelé ses ambassadeurs et suspendu ses aides. AP

Lever du blocus à Kathmandou

Grosminet · 2005-02-28

Népal28.02.2005

Une station de Nepal Television pillée et incendiée par des maoïstes

Des centaines de maoïstes ont pris d'assaut, dans la soirée du 23 février 2005, les locaux de la chaîne de télévision publique Nepal Television (NTV) à Kohalpur (sud-ouest du pays). Les rebelles ont fui après avoir volé des équipements et mis le feu à la station, causant l'interruption des programmes dans l'ouest du royaume.

Reporters sans frontières condamne cette attaque, la première causée par les maoïstes depuis la prise des pleins pouvoirs le 1er février par le roi Gyanendra. « Il est inacceptable que la presse, étouffée d'un côté par le roi, soit de l'autre prise pour cible par les rebelles », a déclaré l'organisation.

Le 23 février, vers 23 heures, des centaines de maoïstes ont pénétré dans la station de NTV à Kohalpur après en avoir détruit la porte principale. Les pillards ont dérobé sept caméras ainsi que d'autres équipements et ont coupé les lignes téléphoniques. Ils sont restés quatre heures sur place, ont brûlé certains documents et mis le feu aux locaux avant de s'enfuir.

L'attaque n'a fait aucune victime, mais elle a provoqué la suspension de toutes les émissions de la chaîne dans l'ouest du Népal. Les pertes matérielles sont évaluées à près de 70 millions de roupies (environ 800 000 euros).

Tous les quotidiens nationaux ont titré, le 26 février, sur cette attaque. Un directeur de publication ayant requis l'anonymat a déclaré à Reporters sans frontières que des responsables de l'armée lui avaient reproché d'encourager les maoïstes en accordant une couverture médiatique importante à cet événement.

Les rebelles avaient déjà fait exploser une bombe dans cette station de télévision en 1997.

En 2004, les maoïstes ont assassiné un reporter de Radio Nepal et ont enlevé au moins trois journalistes.

Depuis déjà trois ans, le leader des rebelles, le camarade Prachanda, fait partie de la liste des prédateurs de la liberté de la presse établie par Reporters sans frontières.

Lever du blocus à Kathmandou

Grosminet · 2005-02-28

Népal25.02.2005

Trois journalistes libérés, un autre arrêté

Les autorités ont libéré, le 25 février, Bishnu Nishthuri, secrétaire général de la Fédération des journalistes népalais, après vingt et un jours de détention, Khem Bhandari, directeur du quotidien Abhiyan, et Sujeeb Bajracharya, rédacteur en chef du quotidien City Times. Sept autres personnalités, dont un ex-ministre et un ex-ambassadeur, ont été relâchées sur ordre de Baman Prasad Neupane, chef du Bureau de l'administration du district de Katmandou.

Khem Bhandari, détenu depuis le 16 février, a été condamné par les autorités du district de Kanchanpur (est du pays) à payer une amende de cinq mille roupies (50 euros) pour violation de la loi sur la presse.

La veille, Dipin Rai, directeur de l'hebdomadaire régional Mukti Aawaj et responsable local de la Fédération des journalistes népalais, a été arrêté près de son domicile par les forces de sécuritéà Jhapa (est du pays). Toutes les publications du district de Jhapa ont été fermées le 1er février, mais Dipin Rai avait relancé son hebdomadaire le 22 février. Le journaliste est détenu depuis le 23 février, à la caserne du bataillon Chaar Aali à Jhapa.

Reporters sans frontières réitère son appel à la libération des neuf journalistes actuellement emprisonnés au Népal.

22.02.2005

Onze journalistes emprisonnés

Depuis le 1er février 2005, date de la prise du pouvoir par le roi Gyanendra, au moins seize journalistes ont été arrêtés par les forces de sécurité. Six d'entre eux sont toujours détenus. Cinq autres reporters étaient déjà en détention avant le 1er février. Après la Chine, Cuba et l'Erythrée, le Népal est désormais la quatrième plus grande prison du monde pour les journalistes.

Reporters sans frontières réitère son appel à la libération des journalistes emprisonnés pour des délits de la presse. "Tant qu'ils ne seront pas libérés, nous continuerons à demander à la communauté internationale, notamment à l'Union européenne, l'application de sanctions politiques et économiques à l'encontre du Népal", a affirmé l'organisation. Reporters sans frontières regrette notamment que l'Etat utilise des lois d'exception et antiterroriste pour détenir des journalistes.

Selon les informations recueillies par Reporters sans frontières, six professionnels des médias sont détenus au Népal, après avoir été arrêtés sur ordre du palais depuis la proclamation de l'état d'urgence le 1er février dernier. Il s'agit de :

Bishnu Nisthuri, secrétaire général de la Fédération des journalistes népalais, arrêté le 4 février.

Naryan Adhikari, RSS, Kalifa FM et Communication Corner, arrêté le 13 février.

Basanta Parajuli, Gorkhapatra et Synergy FM, arrêté le 13 février.

D. R. Panta, Kantipur, arrêté le 15 février.

Sujeeb Bajracharya, City Times, arrêté le 16 février.

Khem Bhandari, Abhiyan, arrêté le 16 février.

Les forces de sécurité ont utilisé des lois d'exception pour maintenir en détention ces journalistes. Ainsi, Narayan Adhikari et Basanta Parajuli, interpellés dans le district de Chitawan, ont été placés en détention provisoire pour 90 jours en vertu de l'état d'urgence. Les policiers qui les ont arrêtés leur ont reproché d'avoir critiqué les ordres du roi. Leurs familles ont le droit de les voir quotidiennement pendant 10 minutes. A l'extrême ouest du pays, Khem Bhandari, directeur du quotidien local Abhiyan, a été placé en détention pour avoir couvert une manifestation locale de l'opposition. Il avait déjà été interpellé par la police début février.

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Grosminet · 2005-03-01

L'armée du Népal auteur de très nombreuses "disparitions" selon une ONG | 01.03.05 | 10h14 La lutte pour l'abolition de la monarchie au Népal a fait plus de 11 000 morts depuis 1996.

L'armée du Népal, qui a soutenu début février la prise des pleins pouvoirs par le roi Gyanendra, est l'un des plus grands auteurs au monde de "disparitions", a accusé l'organisation américaine des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW) dans un rapport diffusé mardi 1er mars.

Durant les neuf dernières années de la lutte qui les ont opposées aux rebelles maoïstes, "les forces de sécurité du Népal sont devenues l'un des pires auteurs de disparitions forcées", écrit le groupe.

Les organisations locales des droits de l'homme ont enregistré plus de 1 200 "disparitions" au cours des cinq dernières années seulement. Le rapport de 171 pages en liste plus de deux cents mais craint que de nombreuses familles n'aient peur de s'enquérir de leurs parents auprès des autorités.

"Etant donné l'ampleur du nombre des 'disparitions', l'accroissement du rôle de l'armée, à la suite de la prise des pouvoirs par le roi, fait peur", a déclaré Brad Adams, directeur pour l'Asie de HRW.

"VIOLATIONS EXTRÊMES DES DROITS DE L'HOMME"

Le roi Gyanendra a limogé le 1er février le gouvernement, abolissant les libertés fondamentales avant de nommer un nouveau cabinet essentiellement formé de fidèles. Le monarque a justifié son coup de force en accusant l'ancien gouvernement de ne pas avoir réussi à mater la rébellion maoïste, dont la lutte pour l'abolition de la monarchie a fait plus de 11 000 morts depuis 1996.

Le roi avait proposé aux maoïstes, peu après son coup de force, de rouvrir les négociations de paix, mais les rebelles ont répondu en imposant un blocus de la capitale, Katmandou, qui a paralysé le pays pendant deux semaines avant d'être levé ce week-end par les maoïstes.

"Les forces maoïstes ont un bilan atroce de meurtres, de torture et d'indimidations, mais la réponse ne peut pas être de lâcher une armée qui est responsable de tant de 'disparitions' et d'autres violations extrêmes des droits de l'homme", souligne M. Adams.

Dans la plupart des cas répertoriés par le rapport, les personnes "disparues" ont été vues pour la dernière fois lors de leur arrestation par la police ou l'armée à des points de contrôle, dans la rue ou sur leur lieu de travail ou d'études. "Il est problable qu'elles ont été victimes d'exécutions extrajudiciaires lors de leur détention par les forces de sécurité", selon le rapport.

Avec AFP

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Grosminet · 2005-03-01

Nombreux rebelles maoïstes tués dans des affrontements

Au moins 70 rebelles maoïstes et quatre membres des forces de sécurité ont été tués dans des affrontements violents dans le sud-ouest du Népal, a-t-on appris mardi de source militaire. "Les forces de sécurité ont jusqu'à présent découvert les corps d'au moins soixante-dix maoïstes tués dans l'affrontement", a indiqué un porte-parole militaire, le général de brigade Dipak Gurung. Les rebelles ont récupéré certains de leurs morts, a-t-il affirmé. Les affrontements sont survenus lundi à Ganeshpur, dans le district de Bardiya, à 500 km au sud-ouest de Katmandou, a précisé l'officier. Aucune confirmation indépendante du bilan avancé par l'armée n'était disponible. Ces violences sont les plus importantes depuis la prise des pleins pouvoirs par le roi Gyanendra, le 1er février, et l'instauration de l'état d'urgence. Le monarque avait alors limogé le gouvernement, abolissant les libertés fondamentales avant de nommer un nouveau cabinet, essentiellement formé de fidèles. - (AFP)

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Grosminet · 2005-03-01

KATMANDOU, 1er mars (AFP) Sévères affrontements au Népal : plus de 70 maoïstes tués

Plus de 70 rebelles maoïstes ont été tués lundi au Népal lors des plus sérieux affrontements subis par le petit royaume depuis la prise des pleins pouvoirs par le roi Gyanendra le 1er février, a-t-on appris mardi de sources militaires.

Ces combats sont intervenus au moment où le ministre des Affaires étrangères, Ramesh Nath Pandey, déclarait à la télévision nationale que le monde devait choisir entre soutenir le monarque et voir le pays sombrer dans l'"autoritarisme communiste".

"Les forces de sécurité ont jusqu'à présent découvert les corps d'au moins soixante-dix maoïstes tués dans l'affrontement", a indiqué un porte-parole militaire, le général de brigade Dipak Gurung, affirmant que les rebelles avaient récupéré certains de leurs morts.

Les affrontements se sont produits lundi à Ganeshpur dans le district de Bardiya, à 500 km au sud-ouest de Katmandou, a précisé l'officier.

Aucune confirmation indépendante du bilan avancé par l'armée n'était disponible.

Ces violences sont les plus importantes depuis la prise des pleins pouvoirs par le roi Gyanendra, le 1er février, et l'instauration de l'état d'urgence. Le monarque avait alors limogé le gouvernement, abolissant les libertés fondamentales avant de nommer un nouveau cabinet essentiellement formé de fidèles et dirigé directement par le souverain.

Le roi avait justifié son coup de force en accusant l'ancien gouvernement de ne pas avoir réussi à mater la rébellion maoïste, dont la lutte pour l'abolition de la monarchie a fait plus de 11.000 morts depuis 1996.

Le roi avait proposé aux maoïstes, peu après son coup de force, de rouvrir les négociations de paix, offre ignorée par les rebelles. L'armée avait récemment menacé les maoïstes d'une recrudescence des combats s'ils persistaient dans leur refus de négocier.

"Nous devons les contraindre à venir à la table des négociations. Où qu'ils soient, nous allons lancer des attaques... Nous allons les affaiblir", avait lancé le mois dernier le général de brigade Dipak Gurung.

Les rebelles contrôlent la majorité du petit royaume himalayen coincé entre l'Inde et la Chine.

Dans un entretien télévisé diffusé lundi soir, le ministre des Affaires étrangères, Ramesh Nath Pandey, a soutenu que seul le roi pouvait consituer un rempart contre les maoïstes.

"La communauté internationale devrait clairement choisir entre soutenir la sauvegarde de la démocratie ou préparer le terrain pour un autoritarisme communiste à parti unique", a lancé le ministre d'Etat selon l'agence de presse officielle népalaise RSS, rappelant que le monarque a promis de restaurer la démocratie d'ici trois ans, une fois le pays pacifié.

Le coup de force du roi avait suscité une large condamnation à l'étranger. L'Inde et la Grande-Bretagne, qui fournissent des équipements à l'armée népalaise pour l'aider à lutter contre les maoïstes, ont suspendu leur aide militaire.

"Bien qu'il y ait eu une certaine incompréhension au sein de la communauté internationale (...) on commence à réaliser que le Népal a pris la bonne décision", a assuré le ministre.

Par ailleurs, dans un rapport diffusé lundi, l'organisation américaine des droits de l'homme Human Rights Watch a accusé l'armée du Népal, qui soutient le roi, d'être "l'un des pires auteurs de disparitions forcées".

"Les forces maoïstes ont un bilan atroce de meurtres, torture et indimidations mais la réponse ne peut pas être de lâcher une armée qui est responsable de tant de 'disparitions' et d'autres violations extrêmes des droits de l'homme", souligne l'organisation.

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Grosminet · 2005-03-02

Le Népal menace les médias de sanctions 02/03 06:21 Le Népal a averti mercredi la presse du petit royaume de ne publier que les informations officielles des forces de sécurité sur les combats avec la rébellion maoïste, sous peine de s'exposer à des sanctions.

"A moins que la maison d'édition ou la société de diffusion tire son information de sources appartenant aux corps de sécurité, la publication d'interviews, d'articles, de nouvelles, d'informations, de documents lus, d'opinions ou de vues personnelles qui directement ou indirectement déclenche ou soutient des activités terroristes et destructives, ainsi que le terrorisme, sera punie", a averti le ministre de l'Information et de la Communication dans un communiqué lu à la radio nationale.

Les médias font déjà l'objet d'une sévère censure qui interdit toute critique de la prise des pleins pouvoirs par le roi, le 1er février, et la déclaration de l'état d'urgence. Un nombre inconnu de journalistes ont été placés depuis en résidence surveillée.

"Cette mesure n'est pas de la censure", a assuré le ministre de l'Information et de la Communciation, Tanka Dhakal, cité par l'agence officielle RSS. "Le terrorisme ne peut être maté que si les médias de masse remplissent leurs devoirs et leurs responsabilités d'une manière responsable", a-t-il ajouté.

Le roi Gyanendra a justifié son coup de force en estimant qu'il était nécessaire afin de mater les maoïstes et pacifier le pays avant de pouvoir, d'ici trois ans, restaurer la démocratie.

Les combats contre la rébellion maoïste, qui lutte depuis 1996 pour l'abolition de la monarchie, ont fait plus de 11.000 morts.

© AFP.

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Grosminet · 2005-03-03

Voyage Le Népal de Seamus Murphy

voir les images Jour après jour, mois après mois, les rebelles maoïstes – dont le nombre est estimé entre 10 000 et 15 000 – gagnent du terrain, depuis février 1996, et renforcent leur emprise sur les populations rurales du Népal. Les objectifs proclamés de leur “guerre populaire”, dont les méthodes copient ouvertement celles du Sentier lumineux péruvien : mettre un terme à l’exploitation capitaliste mais aussi au régime monarchique et au système des castes. Lançant sans cesse de violentes offensives dans tous les recoins du pays, ils règnent désormais sur un noyau de territoire “libéré” qui comprend 7 des 75 districts du pays, où ils ont mis en place des “gouvernements populaires”, établi des “tribunaux populaires” et pris en main les services d’éducation et de santé. Pour les combattre, le roi Gyanendra a déclaré l’état d’urgence le 1er février dernier, s’arrogeant les pleins pouvoirs. Comment vit-on dans ces zones rebelles ? Nombreux sont les journalistes qui ont voulu y réaliser des reportages. Mais rares sont ceux qui, comme Seamus Murphy, ont pu le faire. Bénéficiant de bons contacts avec des militants communistes de Katmandou, il a eu la chance d’être choisi pour assister à un grand rassemblement organisé dans une vallée difficile d’accès, à moins de 200 kilomètres à l’ouest de la capitale. A deux heures de marche de Libang, dernière ville tenue par une garnison de l’armée gouvernementale, son guide lui a fait traverser la “frontière” du territoire maoiste, signalée par un simple drapeau rouge marqué de la faucille et du marteau. Pris en charge par un petit groupe de douze guérilleros armés, le photographe britannique entama ensuite une longue ascension sur un étroit sentier de montagne, qui le mena le matin suivant sur un sommet du district de Rolpa, berceau historique de la rébellion. C’est alors qu’il découvrit le village où devait avoir lieu le meeting politique annoncé. Des groupes de paysans arrivaient de toutes les directions avec leurs drapeaux rouges. Mais aussi des unités de combattants et de combattantes, certains munis d’arcs et de flèches, d’autres de vieux fusils et de grenades d’assaut artisanales. En quelques heures, une foule de plusieurs milliers de personnes s’était rassemblée. Les dirigeants de la rébellion allaient pouvoir entamer leurs longs discours, rythmés de proclamations et de slogans repris à l’unisson par la foule. Le photographe Le Britannique Seamus Murphy, 45 ans, travaille en indépendant depuis 1993. Il a réalisé de nombreux reportages dans des régions en guerre (Erythrée, Kosovo, Afghanistan, Irak, etc.).

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