Back to the discussion

in Entre deux voyages › Musiques du monde

Chansons sur les départs, les routes et les rencontres...

Discussion started by Tilde on 2005-02-28

3 replies

English translation pending — showing the original.


Chansons sur les départs, les routes et les rencontres...

Tilde · 2005-02-28

Si, comme moi, les chansons qui parlent de départs sur les routes et des rencontres qu’on y fait vous fascinent… partageons les plus belles strophes !

Je commence par ce qui est sans doute ma chanson préférée dans ce registre, un texte d’Atahualpa Yupanqui (Argentine), souvent chantée par Mercedes Sosa entre autres :

"Yo tengo tantos hermanos que no los puedo contar En el valle, la montaña, en la pampa y en el mar Cada cual con sus trabajos, con sus sueños, cada cual Con la esperanza adelante, con los recuerdos detras, Yo tengo tantos hermanos que no los puedo contar...

Gente de mano caliente, por eso, de la amistad Con un lloro para llorarlo, con un rezo para rezar Con un horizonte abierto, que siempre esta mas alla, Y esa fuerza para buscarlo, con tezon y voluntad Cuando parese mas cerca es cuando se aleja mas Yo tengo tantos hermanos que no los puedo contar

Y asi seguimos andando, curtidos de soledad Nos perdemos por el mundo, nos volvemos a encontrar Y asi nos reconocemos, por lejano mirar Por las coplas que mordemos, semillas de inmensidad Y asi seguimos andando, curtidos de soledad Y en nosotros nuestros muertos, para que nadie quede atras Yo tengo tantos hermanos que no los puedo contar Y una hermana muy hermosa, que se llama Libertad."

Traduction personnelle :

"J’ai tant de frères que je ne peux les compter Dans la vallée, la montagne, la pampa et la mer Chacun avec ses occupations, avec ses rêves chacun Avec l’espoir devant, et les souvenirs derrière J’ai tant de frères que je ne peux les compter.

Ce sont des gens à la main chaude, ainsi, de l’amitiéAvec un pleur pour pleurer, et une prière pour prier Avec un horizon ouvert, qui est toujours plus loin Et cette force pour le chercher, avec (tezon?) et volonté Quand il semble le plus proche, c’est là qu’il s’éloigne le plus J’ai tant de frères que je ne peux les compter

Et ainsi nous continuons, tannés par la solitude Nous nous perdons de part le monde, nous nous retrouvons Et ainsi nous nous reconnaissons, par un regard au loin Par les couplets que nous mordons, graines d’immensité Et ainsi nous continuons, tannés par la solitude Et en nous nos morts, pour que personne ne reste derrière.

J’ai tant de frères que je ne peux les compter Et une sœur très belle, qui s’appelle Liberté."

Chansons sur les départs, les routes et les rencontres...

Gabye · 2005-03-02

Domin du groupe Baster (La Reunion)" hé mon p'tit frere vient avec mouin, na un bout d'la terre qui appel en mouin Hé mon p'tit frere ba mouin la main, chemin ça le long pou' aller la Reunion…"

Chansons sur les départs, les routes et les rencontres...

StethoJones · 2005-03-04

Tiens! Sympa ça!!! Alors pour moi, en ce moment, c'est un cantique qui nous vient du début du XVIII ème, chanté par celles et ceux qui se mettaient en route vers Compostelle, entre autre.

1- Quand je vais en voyage

Mon bâton à la main

Nu-pieds, sans équipage,

Mais aussi sans chagrin.

2- Je cours parmi le monde

Comme un enfant perdu,

J'ai l'humeur vagabonde

Tout mon bien est vendu.

REFRAIN:

Je marche en grande pompe

Comme un roi dans sa cour

A son de trompe, trompe ton ton ton ton ton trompe

Vive le saint Amour.

3- Tout mon train et ma gloire

Ce sont des pauvres gueux.

S'il faut manger ou boire

Je partage avec eux.

4- Si quelqu'un veut me suivre

Qu'il soit le bienvenu,

Pourvu qu'il veuille vivre

Sans bien ni revenu

Chansons sur les départs, les routes et les rencontres...

Tilde · 2005-03-04

Wouah, merci à vous deux... Il ne manque que le son (François, on ne peut pas arranger ça 🤪?) !!

Je continue avec un extrait d'une chanson du catalan Lluis Llach, plutôt sur le départ cette fois-ci. La chanson s'appelle Porrera, du nom de son village d'origine, et l'album s'appelle Porrera-Mon (= Porrera-Monde), ça donne une idée du personnage 😉 :

"Marxaré d’aquí quan m’ompli el cor un matí frondós i clar, deixaré aquest lloc, hi ha tanta vida que espera món enllà, pels sentits encara vius l’horitzó serà un reclam on trobar la força per alçar-me,

No podrà l’enyor vinclar l’anhel que m’empeny i em fa vibrar, oblidar el retorn serà un espai de silenci i llibertat, no hi haurà gest ni desig ni un camí ni cap afany prou intens per fer-me tornar enrera."

Ma traduction (pas experte en catalan ...):

"Je m'en irai d'ici quand mon coeur sera comblé par une matinée touffue et claire, je quitterai cet endroit, il y a tant de vie qui nous attend de part le monde, pour les sens encore vivants l'horizon sera un appel d'où je puiserai la force pour m'élever,

La nostalgie ne pourra pas vaincre le désir qui me pousse et me fait vibrer, oublier le retour sera un espace de silence et de liberté, il n'y aura ni geste ni désir ni chemin ni aucune difficulté suffisament intense pour me faire retourner."

VoyageForum — the largest community of French-speaking travellers.