....... un monde de différence ....

pas tant que celà quand même, et quand je vois la famille Hevia avec ses deux bambins qui nous ont accompagnés au Cambodge et qui continue actuellement leur voyage sur les routes de Thailande et du Laos, je me dis que Florés pour moi même bien la connaître, n'est pas si terrible .....
Le mieux pour visiter Florés est de prendre l'avion de Denpasar jusqu'à Maumere à l'Est de l'île et de revenir en bus jusque sur la côte Ouest en bus en plusieurs étapes pour arriver à Labuanbajo ...... les transports en bus sont pas si éprouvants que celà, juste que peut être à cette époque il faudra compter avec les pluies qui peuvent couper certaines routes, ce qui est fréquent avec les nombreux cours d'eau et la déforestation massive à l'Est ...... les habitants sont accueillants, l'alimentation si vous restez dans les guesthouses est standardisée internationale et pour les moustiques il suffit de prendre les précautions d'usage le soir venu, bien que là encore saison des pluies oblige, ils seront peut être plus nombreux .....
Voici un extrait de mon carnet de voyage sur cette île en Octobre 2003 ....
......😉 Florés nous a quelque peu déçu, car je m'attendais vraiment à une grande île du bout du monde avec une végétation trés tropicale, beaucoup d'animaux sauvages et des tribus ethniques en grand nombre à découvrir.....ce ne fut pas le cas, l'île présentant sur sa partie Est un paysage de désolation suite au tremblement de terre de 92, avec une énorme déforestation et des pans entiers de montagnes effondrés. La vie sauvage y est absente, peut être du aux manques de parcs nationaux, et les quelques tribus présentes sont plutôt là pour les photos des rares touristes. Rien à voir avec Sumatra par exemple.
Nous étions arrivés sur Florés par un avion de Denpasar, et lors de l'arrivée cet aspect quasi désertique nous avait vraiment surpris et un peu décontenancé au sortir de l'avion. Suite aux manques d'infos, nous avons ignorés les îles situés plus à l'Est et qui aux dires de voyageurs rencontrés plus aprés présentent un caractère de bout du monde, avec notamment Lembawa et ses derniers pêcheurs pratiquant la chasse à la baleine en pirogues....!
Grâce au routard, nous nous sommes présentés à Paga beach, sensé y trouver un coin de rêve au bord de mer afin de nous reposer quelque peu du voyage, mais il ne restait plus que l'ombre de ce que ce devait être, car l'endroit était fermé depuis 99....!
On a donc repris nos sacs et trouvé un bemo qui nous a drivé jusqu'à Moni, petit village de montagne au pied du Kelimutu ou il fut difficile de trouver à se loger, mais nous avons trouvé chez l'habitant une chambre à 15000 rupiahs ( 2 euros ), propre, mais le Mandi ( ou salle de bain ) était difficillement accessible....Par contre, c'est là que j'ai mangé le meilleur pancake de tout mon séjour. Pour voir le Kelimutu, il faut se lever à 4 heures le matin afin d'en revenir vers 8H, et me direz vous pour mieux profiter du lever de soleil, que nenni, c'est simplement afin que les drivers de bemos puissent reprendre leurs activités avec la population dans la journée. Si vous partez à 4 H avec d'autres voyageurs, il vous en coute 15000 rupiahs, aprés 8H c'est 150000 rupiahs. On a donc pas voulu, ni se lever à 4H, ni se faire taxer comme de vulgaires touristes et.....on a donc pas vu le Kelimutu.
Autre sport régional sur l'île, on peut prendre des bus sur l'île, plus rapide que les bémos, et tous les propriétaires des guests vous offrent le super service de vous prendre les places eux mêmes afin de vous libérer de ce souci.....en réalité ils vous taxent à chaque fois de 5 à 15000 rupiahs et vous vous apercevez vite que les tickets vous pouvez les prendre directement dans les bus au prix normal. Je me rappelle de ces deux français avec leurs planches de surf à qui on avait promis réservations, arrimage spécial des planches et lift jusqu'au centre ville d'aprés pour une somme plus élevée.....je vous laisse le soin de deviner ce qu'il advint.
Bajawa, déjà plus sympa, petite ville de montagne étendu avec ses églises et mosquées et surtout son carmel de soeurs ou là nous avons fait la rencontre du voyage avec soeur Bénédicta, toute étonnée de voir que des étrangers pouvaient s'intérésser à eux et nous avons passés là plus de deux heures d'échanges, à s'échanger des cadeaux, des photos, des médailles célébrant le cinquantième anniversaire du carmel et la promesse de s'écrire au retour. Grand moment !.
Bajawa, 3 nuits, c'est aussi Lynn la petite serveuse du Camélia ou on mangeait super bien, c'est notre hôtel tout neuf avec une vue sur le mont Inoue noyé dans les nuages dont je ne me lassais pas, c'est le début de notre rencontre avec Anja et Maarten, deux flamands que l'on retrouvera plus tard et avec qui on a découvert à pied les villages ngadas de Bena et Bela, avec leurs cercles mégalithiques, leurs morts enterrés au sein du village, ce sont les sources chaudes des "Hots springs ", vraiment trés chaudes et c'est aussi la guest Anggrek ou Alain Delon a séjourné...

, et c'est surtout la tranquillité d'un endroit ou on arrive à trouver une osmose avec la population, les motos taxis et les bémos ou je jouais à rameuter les clients à la surprise générale des habitants.
Ruteng, rejointsous une pluie torrentielle par des routes complétement défoncés et tous les ponts effondrés, mais aussi un paysage enfin reconstitué de jungles et de rizières, et ou nous sommes accueillis par le beau sourire de Jane au Dahlia Hotel ou nous fairons une rencontre étonnante avec une australienne, Kristian, 55 ans et qui à la mort de sa mère vient de découvrir la passion des voyages grâce au petit magot que lui a laissé sa maman.
Départ le lendemain avec la voiture privée de Kristian, grâce à laquelle nous pourrons découvrir les superbes rizières en toile d'araignée de Caba, etou son compagnon de voyage indonésien, Johannes, nous enménera dans une trés bonne guest à Labuanbajo, le Golo Hill Top au sommet d'une petite colline et heureusement à l'écart du centre village ou régnait un bruit effrayant avec les chiens, les coqs, les prières à la mosquée et les pétarades des motorbikes. La guest a une vue sur la rade magnifique, et c'est là que nous rencontrerons deux canadiens, Coralie et André, en route pour une année sabbatique de voyage et déjà trés accroc à la route. Au vu des tarifs trés bas, on a un peu joué aux touristes et nous nous sommes loués un bateau de pêcheur de 20 m de long durant deux jours, ce qui nous a permis de découvrir les îles de Sebolo, de seraya avec ses quelques bungalows sur la plage ou il devait faire bon passer quelques nuits, et ou d'ailleurs on a mangé les meilleures pâtes de notre séjour avec une sauce tomate d'enfer, et puis profiter de ce paysage aquatique avec les dauphins qui venaient à notre rencontre était un superbe moment, mais malheureusement la grande déception est la découverte des fonds marins qui sont pratiquement détruits à plus de 90% suite à la pêche intensive à la dynamite pratiquée par les pêcheurs.
Et puis, car nous étions là pour celà, ce fut la découverte de l'île de Rinca avec les trop fameux dragons de Komodo, et ma foi par cette trés chaude journée d' Octobre nous avons enfin rencontrés ces grosses bêbêtes quand mêmes sacrément impressionnantes avec leurs trois mètres de long et leurs gueules remplies d'une salive pourrie par les bactéries, qui fait qu'une simple écorchure de leur part vous condamne à une mort quasi certaine tant l'infection est importante. D'ailleurs pour la chasse, il leur suffit de se poster à l'affût, de saisir la patte d'un buffle et de le suivre à la trace durant quelques jours afin d'attendre que l'animal succombe à ses blessures avant de l'enfourner dans leurs énormes gueules. Rinca, ouil fait vraiment trés chaud, est plaisante à découvrir avec une végétation arbustive et de nombreux autres animaux sauvages, buffles, chevaux sauvages, macaques, dindons, cochons sauvages et autres et on est sur de rencontrer des dragons, puisqu'on les trouve même à l'ombre des bungalows à l'entrée du parc national, et les gardes sont toujours équipés d'un grand bâton pour les tenir à distance bien que les accidents soient rares. Mais il faut quand même se méfier, car au retour de la ballade sur l'île et pris d'un petit besoin pressant, je me suis dirigé vers le mandi ou j'ai pu me rafraîchir, et quelle ne fut pas ma surprise cinq minutes plus tard de constater que sur le pas de la porte se trouvait un de ces lézards géants venu là sans doute pour épancher sa soif......rétrospectivement, j'ai des frissons en pensant que l'on a failli se rencontrer à cinq minutes prés, même si comme le disent mes compagnons de voyage, celà aurait fait une belle photo, mais à accrocher dans quelle chambre à coucher ....... 😉
A ta disposition pour de plus amples renseignements ......
A bientôt,