http://blogues.cyberpresse.ca/desiront/?p=70402152L’hôtel, la bouffe, le service?
Voyager avec trois enfants, c’est difficile aujourd’hui parce que les hôtels ne veulent pas vous ouvrir leurs portes.
Il y en a deux qui le font à Varadero. Le Arenas Blancas où nous sommes allés il y a quatre ans et le Breezes Bella Costa.
Chambre correcte, service sympathique, plage magnifique.
La bouffe?
Pour paraphraser les deux gars qui sont passés aux douanes à côté de nous la nuit dernière, disons que c’est ordinaire.
« C’est tellement mauvais qu’on n’en ramènerait certainement pas », ont-ils répondu à la douanière qui leur demandait s’ils rentraient de la nourriture au pays.
Et c’est malheureusement vrai.
Il y a quatre ans au Blancas, c’était horrible. Ça s’est peut-être amélioré depuis. Je l’espère…
Au Bella Costa, c’était disons correct la première semaine, mais après 10 jours, ça te tombe sur le cœur.
Les œufs goûtent les œufs, le poulet rôti goûte ce qu’il doit goûter, mais le reste goûte à peu près toujours la même chose…
Si les oiseaux ne nous accueillaient pas bien campés dans les plats, je me serais risqué à essayer des salades. Mais de voir des moineaux picorer les brins de riz, ou les morceaux de salade a eu raison de mon courage…
Mais encore là, rien que les cerveza et les petits drinks exotiques n’arrivent pas à faire oublier…
Le service était bon. Et il devenait excellent au rythme des pourboires offerts…
Les Cubains sont sympathiques. Ceux qui travaillent dans les hôtels.
Ceux qui y étaient comme clients, c’est autre chose.
Cela fait deux ou trois mois que Raul, le frère de Fidel, a levé l’interdiction imposée aux Cubains de fréquenter les hôtels internationaux.
Ils étaient donc nombreux à profiter de vacances pleinement méritées sans l’ombre d’un doute. Mais ils tiennent à ce qu’on sache qu’on est chez eux et ils ne se gênent pas pour couper les files et balancer des commandes de très loin en regardant les gringos venus du nord comme des étranges qui passeront deuxièmes…
C’est sûr que la barrière de la langue n’aide pas.
Mais quelques fois c’est carrément déplaisant d’avoir l’impression qu’on fait rire de soi…
Surtout que les Cubains, certains Cubains, mériteraient de se faire frotter les oreilles avec vigueur.
Jamais vu autant de monde miner les plages et la mer de cannettes de bière vides et de verres de plastiques utilisés. Une plaie. Au début, on se disait que ces cadeaux venaient de touristes venus de loin, mais après quelques jours, il était clair que les coupables venaient d’à côté.
Et si la sécurité est présente, pas un reproche pour les déchets laissés sur les plages. Des plages qui sont un véritable trésor pour ce pays qui a bien besoin du tourisme pour lui donner un coup de main.
C’était pire samedi.
C’était congé. Par centaines, ils étaient sur la plage, sous des parasols, avec des glacières pleines de canettes qui, une fois vides, n’ont pas fait le voyage de retour à la maison…
Si vous êtes intolérants à la fumée de cigarette, il faudrait y penser deux fois. Car ça fume à Cuba. Et pas juste dehors… on a vraiment perdu l’habitude et on se rend compte à quel point les nouvelles règles sur le tabac nous permettent de bien vivre ici.
En tant que non fumeur, bien sûr.
text de francois gagnon cyberpress lundi le 25 aout 2008
si c est ca le paradis pour toi gaston tant mieu ....moi j aime mieu les ghettos de punta cana