Back to the discussion

in Entre deux voyages › Carnets de voyage

Récit trois semaines en Namibie en famille avec deux enfants de 8 et 10 ans (Partie 2)

Discussion started by Bluequark on 2008-11-15

23 replies

English translation pending — showing the original.


Récit trois semaines en Namibie en famille avec deux enfants de 8 et 10 ans (Partie 2)

Bluequark · 2008-11-15

Suite de la première partie qui se trouve là.

Samedi 9 Août : Sesfontein-Purros

Le trajet entre Twyfelfontein et Sesfontein ayant été assez long avec une piste pas toujours en bon état, nous nous disons que finalement nous n’irons pas à Purros mais consacrerons les deux jours prévus à une ballade dans le coin puis à la recherche des éléphants du désert à partir du fort de Sesfontein.

C’est donc en prenant tout notre temps (mais en se levant quand même à 6 heures), que nous remontons le lit de la rivière en amont du campsite et nous re-baignons dans la piscine (nettement plus fraîche le matin comme je l’ai déjà laissé entendre). La partie juste au dessus de la cascade est formée de sortes de canaux qui serpentent entre les rochers, amusant ; plus loin, c’est plus classique.



Puis, nous allons au fort de Sesfontein pour y loger au cas improbable où il resterait des chambres de libres (ce qui, bien sûr, n’est pas le cas) ou à défaut s’installer sur leur campsite. Malheur! Celui-ci a fermé depuis un an! Petit tour dans la « ville » et ses alentours pour trouver un autre campsite. Il y en a deux et trois, mais l’ensemble n’est vraiment pas engageant : la ville est très poussiéreuse et comme il y a beaucoup de vent, je vous laisse imaginer le tableau. Non, vraiment, je ne me vois pas passer là mon après-midi, sans parler du déjeuner, du dîner et du petit-déjeuner. Sentiment partagé par l’autre autorité parentale de la voiture. C’est décidé : nous allons donc bien finalement à Purros! Un peu inquiets quand même car il est déjà 13 heures et nous avons encore le ventre vide : mieux vaut ne pas crever!

Le début de la piste est très bon et nous nous demandons si elle ne vient pas récemment d'être refaite, comme d’autres sur lesquelles nous sommes passés, mais cela ne dure pas. Au bout de quelques kilomètres, la piste se dégrade franchement : elle devient très rocailleuse, puis se fait tortueuse avec des virages n'offrant aucune visibilité alors que deux voitures ne peuvent passer de front. Certes, la piste n'est que peu fréquentée, mais quand même.... Après la rocaille, c'est le tour du sable. Par endroits, la piste arrive à combiner sable profond et tôle ondulée!!! On en vient presque à regretter la rocaille. Conduire sur ce genre de piste demande une attention très soutenue.

Finalement, nous mettrons, hors pause repas, trois heures pour arriver à destination. En chemin, nous croisons une famille d’autruches : deux adultes et une vingtaine de rejetons. L’un des adultes s'est mis, tel un agent de circulation, en travers de la piste le temps pour les autruchons de la traverser puis referme la marche. Nous nous extasions devant cette organisation et nous nous demandons si (et si oui, comment) elles ont compris que la route était dangereuse. Que l'on se rassure tout de suite: elles n'ont rien compris du tout ; le lendemain c'est en courant le long de la route devant la voiture qu'elles rechercheront à nous échapper!

A l’arrivée, la chaleur est accablante : on n’ose imaginer ce que cela doit être en été! L’emplacement est grand, bien ombragé et bien isolé ; on pourrait oublier que l'on est dans un camping : on ne voit pas ses voisins!

Que dire de Purros ? Que les paysages sont magnifiques; qu'il s'en dégage une ambiance très particulière rencontrée nulle part ailleurs comme si on était hors du temps, hors du monde presque, assez indescriptible. Les maisons sont dispersées au sein d'une vaste plaine. Nous nous apercevons le lendemain que la plupart sont abandonnées. L'explication nous sera donnée plus tard : Purros est un village Himba, donc quasi-vide en cette saison sèche, les Himbas remontant plus au nord pour se rapprocher de l'eau.





Pour cette nuit nous mixons au sein des tentes parents et enfants au cas où des éléphants viendraient dans le campsite la nuit. Ce ne sera pas le cas mais nous entendrons barrir tout au long de la nuit

Récit trois semaines en Namibie en famille avec deux enfants de 8 et 10 ans (Partie 2)

Bluequark · 2008-11-15

Dimanche 10 Août : Purros-Sesfontein

Nous partons à la recherche des éléphants du désert avec le guide proposé par le camping. Celui-ci est très sympathique et très sérieux se donnant beaucoup de mal pour trouver les fameux éléphants puis, une fois dégottés (ou plutôt dégotté, puisqu’il s'agissait d'un mâle solitaire), nous permettre de les observer – et le photographier - au mieux.





Après les éléphants, le guide nous propose d'aller voir le « canyon ». Va pour le canyon! Nous remontons donc le lit de la rivière (pas asséchée celle-là) en le traversant à plusieurs reprises. En chemin, nous croisons des empreintes de lion (« very very fresh!!» nous dit le guide et on sent bien qu’il aimerait le trouver ce lion) mais pas les lions. Le fameux canyon est en fait une sorte de mini-montagne en travers du lit de la rivière dans laquelle se découpe un passage très étroit. L’endroit doit être très impressionnant à la saison des pluies, le lit de la rivière étant très brutalement diminué mais là, rien d'extraordinaire. On aurait pu s'arrêter plus tôt et raccourcir la remontée de rivière, car cela fait quand même beaucoup de voiture. Au retour, nous croisons deux autres éléphants (mais toujours pas de lions).







Sur le chemin retour à Sesfontein, nous crevons à moins de trois kilomètres de l’arrivée alors que nous avons atteint la partie bonne de la piste. Un peu rageant quand même! Les enfants profitent de cet arrêt forcé pour faire une cabane à l’ombre des arbres : « La plus belle de notre vie. On a bien fait de crever! ». Question de point de vue!

La poussière et le vent conduisent nos pas à l’Ongogo campsite, plus abrité et surtout moins poussiéreux. Contrairement à l’avant-veille, le camping est quasi-vide. En arrivant, nous avons la surprise de découvrir que nous avons débranché le réfrigérateur en sortant la roue de secours : pouah! Le poulet, pourtant déjà cuit, est devenu immangeable. Nous nous débrouillons sans.

La nuit sera terrible. « Le vent qui rend fou » se lève vers minuit/1 heure. Impossible de dormir dès lors ; il n’y a plus que cela : le vent. C’est un vent chaud qui se déplace en tournant : on l’entend s’éloigner puis revenir et secouer la tente. A un moment, on croit qu’il faiblit mais non il reprend de plus belle, à tel point que l’on se demande si l’on pourra terminer la nuit dans nos tentes.

Enfin, le matin arrive et on replie bagages : pas de troisième baignade, trop de vent!

Récit trois semaines en Namibie en famille avec deux enfants de 8 et 10 ans (Partie 2)

Bluequark · 2008-11-15

Lundi 11 Août : Opuwo

En route pour Opuwo, nous nous arrêtons en chemin : partie de foot, pour les enfants et leur père, et ramassage de cailloux, pour moi. Je suis chaudement félicitée par les enfants : « trop belles tes pierres, maman! » et c’est vrai qu’elles sont belles. Arrêts baobabs et termitières aussi!

A Opuwo, nous nous arrêtons à l’Oreness camp tenu pour un français, où nous optons à la satisfaction générale pour un hébergement dans du dur : deux petits bungalows avec sanitaires extérieurs partagés.

A part une petite promenade dans Opuwo, le reste de la journée sera après-midi « détente » : lecture, partie de ballons (il y a des grandes pelouses dans le camp)…. Les enfants sont contents de pouvoir souffler un peu ; les parents aussi après la dernière nuit.

Opuwo est une sorte de « ville» où toutes sortes de gens se côtoient : Himbas, Hereros…. Amusant de voir des Himbas en tenue traditionnelle faire la queue au supermarché ou même retirer des sous à l’ATM. Plus triste, Opuwo est aussi jonchée de détritus : vieilles bouteilles, sacs en plastique…

Pendant le repas que nous prenons au « restaurant » du camp, Jacky, le patron, vient nous raconter ses histoires d’Afrique. Les enfants sont fascinés.

Mardi 12 Août : Opuwo

Ce matin est programmé une visite d’un village Himba avec la guide recommandée par Jacky, une jeune Himba convertie à la « vie moderne ». Moment étrange : nous sommes à peine arrivés que la guide nous dit que l’on peut prendre des photos et s’attend visiblement à ce que l’on fonce sur notre appareil photo. Elle a l’air un peu perplexe devant notre absence de réaction et notre air un peu gêné. J’essaye de lui faire comprendre (c’est moi qui est l’appareil à la main ou plutôt dans le sac ; c’est aussi moi qu’elle comprend le mieux, car pour des raisons mystérieuses elle ne comprend par l’anglais de mon tendre et cher et puis après tout n’ai-je pas été élue public relationship officer) que l’on aimerait dans un premier temps bien discuter/visiter un peu. Au bout de quelques instants, elle semble saisir et on commence la visite. Le village n’est pas très grand et nombre de ses habitants sont partis garder le bétail ; seuls restent les vieillards, les femmes et les tout jeunes enfants. Sans être un grand moment d’échanges interculturels, la visite est quand même intéressante et instructive. Il faut rester un peu à attendre sans rien faire pour que peu à peu on nous oublie. On a un peu de mal à réaliser qu’il s’agit là du quotidien de ces familles. Ce qui m’a frappé chez les Himbas, c’est que les femmes sont habillées ainsi pour « de vrai » et non déguisées pour les touristes…même si une activité commerciale s’est établie autour. Je crains bien toutefois qu’il s’agisse là de la dernière génération d’Himbas.



Re-après midi farniente. Mon tendre et cher discute pas mal avec Jacky en lui empruntant divers outils pour bricoler une des échelles qui se décroche et revient me livrer toute une série d’histoires, plus rocambolesques les unes que les autres.

Récit trois semaines en Namibie en famille avec deux enfants de 8 et 10 ans (Partie 2)

Bluequark · 2008-11-15

Mercredi 13 Août : Epupa

Après un nouveau stop ravitaillement, nous partons pour Epupa. La piste est plutôt bonne dans sa première partie, mais devient dans son dernier tiers - à partir de Okongwati - caillouteuse et vibrante, ultra-vibrante devrais-je dire. Nous croisons beaucoup de troupeaux de chèvres ou de vaches sur la route en chemin.

A l’arrivée, le camping communautaire est déjà bien plein. Nous nous installons dans un des rares emplacements restés libres, quand débarque un groupe avec trois voitures qui se déploit dans celui d’à côté. Comme les emplacements ne sont pas délimités, ce sera dès lors une guerre des positions pour conserver un minimum d’espace vital : dépliage et installation de la table, des chaises, étendage de linge. L’idée me traverse même l’esprit, après avoir évité de peu un frisbee en pleine tête, de contrer l’envahisseur en lâchant mes fauves avec un ballon.

En milieu d’après-midi, sous je ne sais quel coup de folie (l’agitation et le bruit des voisins peut-être ?), nous décidons d’aller voir les chutes. Or pour bien les voir, il faut s’éloigner un peu sur un sentier qui longe le Kunene. Mal nous en a pris : le soleil tape dure et notre aînée manquera de s’évanouir d’un coup, malgré sa casquette et sa bouteille d’eau. Son père doit la porter, avec force d’encouragements - et aussi de claques - pour qu’elle reste consciente, jusqu’à l’ombre d’un arbre où elle reprendra du poil de la bête. Plus de peur que de mal, mais nous ne sommes quand même pas très fiers. Nous retournons donc au campsite, où les enfants resteront à lire ou à jouer à la DS (oui, j’avoue : nous avons accepté qu’ils emportent la chose avec eux, mais c’est quand bien pratique pour acheter la paix de temps à autres). Leur père et moi-même allons à tour de rôle revoir les chutes en fin d’après-midi et profiter de la belle luminosité : ce soir, il ne faut pas trop en demander aux enfants.









Alors que nous préparons le dîner, une autre voiture arrive et le seul espace libre - je parle bien d’espaces et pas d’emplacements, ceux-ci ont été attribués depuis bien longtemps - est juste derrière notre voiture : on replie en partie nos tentes pour les laisser passer et ils arrivent à s’installer dans les quelques mètres carrés entre nous et la rivière. Tout cela pour dire que les emplacements au fond du camp sont peut être grands, encore faut-il que (1) il n’y ait pas un groupe de 12 personnes qui s’installe à côté de vous (2) que vous n’ayez pas à partager votre emplacement, sinon le promiscuité est rude.

La nuit, pour la première fois, il ne fraîchira par vraiment.

Jeudi 14 Août : Epupa-Opuwo

Le lendemain matin, nous partons en ballade le long du Kunene de bonne heure pour profiter de la fraîcheur et ne pas réitérer l’expérience de la veille : on poursuit le chemin jusqu’aux plages à la recherche des crocodiles. Des crocodiles, nous n’en trouverons pas - en toute honnêteté, c’est d’ailleurs peut être mieux comme cela - mais la ballade est l’occasion d’admirer une nouvelle fois les chutes et de se dégourdir les jambes, d’escalader aussi quelques rochers à la demande insistante des enfants. Sur les conseils du guide d’un groupe déjà croisé à Opuwo, nous montons aussi un peu plus haut que le fameux sentier, ce qui permet d’avoir un vision encore plus globale des chutes. Quand on parle DES chutes, ce n’est pas un abus de langage : il y a vraiment une multitude de chutes et en montant, on peut (presque) toutes les embrasser d’un seul regard. On voit aussi très bien le contraste brutal entre les berges du Kunene verdoyantes avec des palmiers en veux-tu-en-voilà et le reste des terres aride et sec.





De retour de la promenade, le conseil parental décide que l’on ne restera finalement pas une deuxième nuit à Epupa, pourtant conçue au départ comme une étape repos à deux nuits : il y a beaucoup de monde sur le camping et notre groupe de 12 a prévu de rester, donc côté détente et repos c’est à revoir ; nous ne nous voulons pas non plus réitérer l’expérience de la promenade sous le soleil et puis nous nous sommes déjà bien reposés à Opuwo.

Nous repartons donc à Opuwo. Nous pique-niquons en chemin avec notre désormais bien rôdé système des salades-composées-préparées-avant-partir-dans-des- boîtes-en-plastique-qu’il-n’y-a-plus-qu’à-sortir-et-à-assaisonner-au-moment-du-repas. Nous ne sommes pas installés depuis une minute, au milieu de nul part nous semble-t-il, qu’arrive une jeune Himba d’environ douze-treize ans, accompagnée de son jeune frère. Ils s’installent tout deux à quelques mètres de nous. Juste retour des choses, nous serons attentivement observés pendant tout notre repas. Ils, et surtout la petite fille, sont vraiment fascinés par nos mœurs étranges : je crains qu’il y ait eu malheureusement quelques chèvres égarées dans l’histoire.

Le soir, nous nous installons à l’Oreness camp, en camping cette fois. Les douches sont froides, mais comme il y fait nuit noire par manque de fenêtres, que l’électricité ne se déclenche qu’à 18 heures, que j’explique que j’ai bien l’intention de faire se doucher les enfants avant 18 heures parce qu’à cette heure-là, il fait froid, et que donc ce serait vraiment bien si l’on pouvait avoir de la lumière avant, j’obtiens le droit d’utiliser les douches des bungalows qui, elles, ont une fenêtre… mais surtout de l’eau chaude. Pas fait exprès mais bien joué.

Vendredi 15 Août : Opuwo-Kamanjap

Surprise au petit-matin : il y a de la rosée sur nos tentes, c’est bien la première fois. Le ciel est aussi couvert. Mon tendre et cher m’explique que c’est une illusion d’optique et qu’une fois le soleil levé, le ciel sera grand bleu comme d’habitude. Et bien non! Une fois le soleil levé, le ciel est toujours blanc gris, voire gris carrément foncé à l’est. « Oh! Oh! On dirait bien qu’il va pleuvoir! »

Nous petit-déjeunons et plions bagages dans un froid durablement glacial. Nos mains sont tout engourdies : contrairement à d’habitude, le soleil n’est pas là pour réchauffer l’atmosphère passées les premières minutes de fraîcheur.





Aujourd’hui nous avons une journée à combler : celle que nous n’avons pas passée à Epupa.

Nous partons pour Kamanjap. Les nuages disparaissent rapidement mais le fond de l’air restera frais toute la journée : impossible de rester à l’ombre sans mettre des manches longues.

La route entre Opuwo et Kamajap est entièrement goudronnée sauf sur une petite portion encore en construction. Nous ne nous arrêtons pas à Hobatere auquel nous avions téléphoné la veille ; il n’y a plus de place ni en camping ni en lodge. En logeant le parc d’Etosha, nous voyons des animaux à plusieurs reprises : zèbres et oryx notamment. Petit arrêt à Kamanjap le temps de refaire les provisions de victuailles, d’essence et d’argent liquide. Nous atterrissons finalement au camping du Rustig Toko lodge. Royal! Le camping est à 2/3 kilomètres de la ferme : trois emplacements géants très bien aménagés, bien espacés les uns des autres… Le feu servant à chauffer l’eau est même encore allumé : il y a de l’eau chaude et luxe rare, même pour faire la vaisselle. Nous sommes seuls loin de tout et nous avons l’impression d’être au bout du monde.

Après-midi ballade dans les kékés (aïe, ils piquent les kékés), ramassage de bois pour faire un grand « feu de joie » le soir, foot…

Ce soir, nous vivons un véritable drame familial : en voulant les égoutter, le père renverse environ le tiers de pâtes dans le sable Or, ces pâtes, elles ont été dûment fantasmées durant une partie de l’après-midi avec préparation d’une sauce tomate maison, et tout, et tout, et tout. C’est aussi le plat unique du dîner. Résultat : le père est furieux et quasi-boude ; la mère rigole devant l’ampleur des dégâts ; notre 8 ans commence à pleurer pour les mêmes raisons ; et notre 10 ans commente « Et ben dis donc, il a presque tout mis par terre, Papa! Comment il a fait ?», ce qui, avec le rire de la mère, n’arrange pas l’humeur du père.

Nous nous répartissons la pénurie. Puis c’est soirée feu de camp. Heureusement que nous avons ramassé beaucoup de bois car la soirée est glaciale et tout le monde est bien content de pouvoir se réchauffer auprès du feu avant et après le repas.

Au moment du coucher, j’intercepte cette conversation entre les enfants : le 8 ans « N’empêche, j’ai encore faim, moi » ; la 10 ans : « Te plains pas les parents en ont eu encore moins et en plus ils sont plus grands ».

Récit trois semaines en Namibie en famille avec deux enfants de 8 et 10 ans (Partie 2)

Bluequark · 2008-11-15

Samedi 16 Août : Kamanjap

La prochaine étape étant la ferme des guépards à moins d’une heure de route, c’est grasse matinée pour tous ce jour. Pas de réveil qui sonne à six heures! On peut dire que le hasard fait bien les choses car même à huit heures, il fait encore bien froid, je n’ose imaginer ce que cela aurait été à six!!

A notre arrivée à la ferme, un panneau nous avertit : « Ne pas entrer : sonner et attendre que quelqu’un vienne». Peu engageant! Le fermier sort au moment où nous arrivons, il vient vers nous et referme ostensiblement la grille derrière lui : pas question que nous mettions un pied dans la cour de la ferme. Vraiment peu engageant! Nous sommes un peu surpris quand même. Ce n’est que dans l’après-midi que nous comprendrons : il y a en fait trois guépards apprivoisés dans l’enceinte de la ferme. Apprivoisés, certes mais il ne faut quand même pas faire n’importe quoi et, de toute façon, se trouver d’un coup nez à nez à un guépard, cela doit faire des émotions.

Suivant les indications de notre fermier, nous allons au campsite : emplacements confortables sans être aussi luxueux que ceux de la veille.

L’après-midi, on vient nous chercher (ainsi qu’une dizaine d’autres touristes) pour la première partie du Cheetah Tour avec plus d’une demi-heure d’avance. Panique à bord nous ne sommes pas prêts : vite, vite, on ferme la voiture et retour à la ferme. Les guépards sont là. Le fils de la famille nous expliquera un peu plus tard que même les guépards domestiques sont nourris après la visite des touristes car lorsqu’ils ont le ventre plein, pouf, ils font leur vie les guépards, pas moyen de les approcher!!!

Les diverses consignes nous sont délivrées : ne pas porter de lunette de soleil, ne pas regarder les guépards dans les yeux, ne toucher que le crâne et le cou, ne pas faire de bruit, ne pas courir et pour les enfants toujours rester près d’un adulte. Ouf! Et hop! C’est parti, nous allons tous à l’arrière de la maison où chacun à notre tour nous pouvons caresser les guépards. Point commun avec le chat : un guépard ronronne (plus fort) ; différence avec le chat : cela n’est du tout doux mais un peu rêche, du moins sur les « parties autorisées ». Cela ne rugit pas non plus, mais le chat non plus! Mon voisin est copieusement léché par un guépard pendant de longues minutes! Il prend bien soin de regarder au dessus de la tête de la bête. Pas l’air très détendu, le voisin, mais bien moins crispé que moi lorsque la bête décidera de changer de « victime» et viendra me donner trois grands coups de langue sur l’avant-bras puis mordiller celui de notre n°2. Nous sommes sauvés par le fermier qui a pitié de mon air semi-tétanisé.

Nous retournons au camp où l’on reviendra nous rechercher un peu plus tard pour la visite des autres guépards que nous baptisons dans la famille les « semi-sauvages ». Une quinzaine de guépards sont réunis dans un immense enclos ou plutôt dans un immense terrain clos, et sont nourris en présence des touristes. Dès que nous entrons dans l’enclos (dans un pick-up ou une des sortes de carrioles), viennent, un puis deux puis trois … puis quinze guépards qui visiblement attendent leur pitance. Il y a un morceau de viande pour chacun et ceux-ci sont lancés un par un pour faire durer le plaisir… parce que c’est vrai qu’une fois nourris, ils s’évanouissent dans la nature, ces guépards. Chouette moment!

















Dernière étape : la femelle et ses petits dans un autre enclos dans lequel nous ne pénétrons pas. Plusieurs morceaux de viande sont lancés en bordure de l’enclos et l’attente commence : une, puis deux, puis trois, puis dix minutes. Il y a trop de monde, la maman et ses petits ne viennent pas ; alors nous décidons de profiter des douches désertées et de revenir après. Nous allons rechercher nos affaires. Nous vérifions la situation avant d’entamer notre douche familiale : les morceaux de viande sont toujours là et toujours pas de guépard. C’est lorsque je prendrai ma douche et que son frère sera en train de remettre ses chaussettes, que notre fille, dûment douchée elle, viendra nous prévenir «Ca y est elle est là!! Elle a pris la viande!» Excitation générale! Elle va chercher son père resté au campement et nous nous précipitons tous, moi à moitié dégoulinante et pieds nus les chaussures à la main!!! Ouf, la mère et ses petits sont encore là et nous passerons un grand moment à les observer.





Voilà pour la ferme aux guépards. Certes c’est clairement une activité commerciale assez organisée, mais l’étape reste agréable (même si je sais que cet avis n’est pas toujours partagé sur ce forum).

Récit trois semaines en Namibie en famille avec deux enfants de 8 et 10 ans (Partie 2)

Bluequark · 2008-11-15

Dimanche 17 Août : Kamanjap - Etosha (Halali)

Ce jour, nous allons à Etosha. Avant de partir, nous nous arrêtons à la ferme où un girafon de 9 mois est hébergé. On peut le caresser, à la grande joie des enfants qui ne s’en privent pas en essayant tout de même d’éviter les coups de langue.

Pour le trajet, nous avons choisi de mixer route et pistes (D2694 et D2710) pour raccourcir le chemin mais aussi pour profiter une dernière fois des pistes. Nous arrivons à Etosha en milieu de matinée et dès la barrière passée, le festival commence. C’est d’abord quelques zèbres tout en bordure de la piste : nous les photographions comme s’ils allaient s’envoler pour ne plus jamais revenir. Un peu plus loin re-zèbres, re-avalanche de photos. Encore plus loin même sketch. Les enfants veulent que l’on s’arrête à chaque zèbre rencontré, cela en fait des stops. Au bout d’un moment, j’essaye d’expliquer qu’il faudrait peut être avancer parce que « ce qui est vraiment bien, c’est les trous d’eau où l’on trouve plein d’animaux différents ». Leur père me fait remarquer que le plaisir c’est aussi de profiter de l’excitation des premiers animaux croisés. Il a raison.

Nous nous arrêtons à Okaukuejo pour payer notre droit d’entrée et essayer d’échanger une de nos deux nuits à Halali contre une à Okaukuejo puisque c’est là que se trouve, paraît-il, le trou d’eau qui attire la nuit le plus d’animaux, et en particulier des rhinocéros. Le camping est « fully booked ». Par contre il reste des chambres mais il faudrait en prendre deux : cela fait un peu cher du rhinocéros. Tant pis, nous en resterons à deux nuits à Halali.

En chemin pour Halali, nous visitons plusieurs trous d’eau : celui de Gemsbokvlakte regorgent de zèbres et de springboks, quelques oryx viennent compléter le tableau. Un vrai régal! Petit arrêt pique-nique dans l’aire protégée à côté d’Olifantsbat. Après notre déjeuner, deux éléphants s’y désaltèrent.











L’après-midi est bien avancée lorsque nous arrivons à Halali et les enfants veulent à tout prix aller à la piscine. Nous ne ressortirons pas ce jour.

Le camping d’Halali souffre d’une certaine promiscuité : le moins que l’on puisse dire c’est que l’on peut surveiller ce que font les voisins. Entre ceux qui se couchent tard et ceux qui se lèvent avant l’aurore pour partir dès l’ouverture des grilles, les nuits à Etosha seront courtes. Par contre, les emplacements sont bien équipés.

L’intérêt de résider à l’intérieur d’Etosha est de pouvoir observer le soir les animaux qui viennent se désaltérer au trou d’eau - éclairé - qui jouxte chaque camp. Ce soir, nous ne sommes pas encore installés qu’un animal tacheté vient furtivement boire un coup. Comme ni l’appareil photo ni les jumelles ne sont encore sortis et que nous ne sommes pas, pas encore, au plus près du trou d’eau, nous avons du mal à voir ce que c’est. Mon mari prétend que c’est une hyène. Pour ma part, je préfère croire que c’est un léopard. Puis c’est le tour des rhinocéros : deux grands accompagnés d’un bébé, puis un gros tout seul. Ils avancent lentement et tout le monde attend dans un silence quasi-religieux. Après les rhinos, viennent les éléphants : d’abord quelques-uns en reconnaissance, puis tout un troupeau d’une quinzaine d’éléphants qui se déploient lentement autour du trou d’eau occupant tout l’espace. Il y en a de toutes les tailles : des grands, des petits, des moyens… Les éléphants restent un grand moment, gardant leur trou d’eau et empêchant quiconque d’approcher. Puis d’un coup tout le monde s’en va. Re-rhinocéros. Quel beau spectacle!






Récit trois semaines en Namibie en famille avec deux enfants de 8 et 10 ans (Partie 2)

Bluequark · 2008-11-15

Lundi 18 Août : Etosha (Halali)

Ce jour est consacré à la visite des divers trous d’eau autour d’Halali. Nous essayons de privilégier ceux recommandés soit sur ce forum, soit dans le Bradt, soit encore dans le livre qui se trouve à l’accueil de chaque camp où chacun peut noter les animaux qu’il a vus. Mais en fait, j’ai l’impression que la fréquentation n’est pas régulière et un trou fantastique un jour peut s’avérer décevant le lendemain.

Nous voyons de nombreux gnous-zèbres-springboks à Rietfontein ainsi qu’un groupe de pintades. Les autres points sont plutôt décevants jusqu’à Nebrownii où c’est un véritable festival : zèbres, springboks, oryx, autruches auxquels s’ajoutent deux éléphants se mélangent joyeusement. Nous passons un long moment à les contempler en jetant de temps à autres des coups d’œil aux appareils photos de nos voisins assez impressionnants. Un petit tour par le Pan et quand nous repassons à Nebrownii, le tableau s’est complété de cinq girafes. C’est à partir de ce moment que les enfants commencent à faire des listes : liste des animaux qu’ils ont vus, liste des animaux dont ils ont vu les petits, liste des animaux qu’ils ont caressés….





Sur le chemin du retour pour Halali, nous apercevons tout d’un coup un éléphant qui marche sur la piste. Nous nous arrêtons et il nous croise tranquillement. Je suis tellement fascinée - et un peu inquiète aussi, il faut bien le dire - que j’en oublie (presque) de sortir mon appareil photo.



A Halali, c’est mon tour d’accompagner les enfants à la piscine. L’eau est glaciale ; je n’ai pas fait un aller-retour que j’ai l’impression que ma température a baissé d’au moins 2 degrés. D’ailleurs c’est simple à part un père allemand et moi même, tous ceux qui sont dans l’eau ont moins de quinze ans.

Vers trois heures, nous retournons visiter les trous d’eau à l’est d’Halali cette fois, rien d’extraordinaire : ce sont là les aléas d’un safari. Nous allons revoir le Pan : le sol est tout craquelé. Très beau! Puis, vite il faut rentrer avant la fermeture des grilles. Dans la dernière demi-heure, nous croisons une hyène tachetée qui m’oblige à admettre que « oui, l’animal du point d’eau d’hier soir était peut-être bien une hyène ».





Ce soir, nous dînons à l’hôtel du lodge. Honnêtement, ce n’est pas un moment de gastronomie inoubliable mais c’est bien pratique : nous avons pu profité d’Etosha jusqu’à la dernière minute sans avoir à nous bousculer pour déplier les tentes et préparer le dîner.

Le soir, au point d’eau, il n’y a « que » deux rhinocéros

Récit trois semaines en Namibie en famille avec deux enfants de 8 et 10 ans (Partie 2)

Bluequark · 2008-11-15

Mardi 19 Août : Etosha (Namutoni)

Ce jour, en plus des visites aux trous d’eau, nous optons à plusieurs reprises pour des itinéraires longeant le Pan. A chaque fois, ce sont des paysages de toute beauté : la promenade entre Spingbokfontein et Okerfontein, nous fait longer une partie du pan encore humide. Le pan y présente des reflets verts bleus très jolis. En regardant bien, il y a même au loin des points blancs. Mon tendre et cher prétend que ce sont des flamants roses ; ce n’est pas ma myopie et moi qui le contredirons. Au vu de la fraîcheur des nombreux excréments jonchant la piste, le coin a l’air également d’être très fréquenté par les éléphants. Nous en voyons à plusieurs reprises, mais toujours isolés jamais en troupeau. Pourtant vu la quantité de crottes, il doit y en avoir des éléphants ;







- en fin d’après-midi, nous faisons également le tour du Fisher’s Pan. La luminosité est très belle. Nous croisons de nombreux animaux. A un moment, un éléphant débouche de derrière un virage et traverse la piste quasiment devant nous. Nous ne l’avions pas vu et sommes un peu surpris ; lui aussi qui sursaute et nous regarde de travers d’un air préoccupé ; marche arrière prudente de la 4*4 ; regard soulagé de l’éléphant qui retourne sur ses pas et reprend tranquillement sa route. A un notre moment, c’est un barrage de zèbres qui nous bloque la route : on dirait Marty de Madagascar. On s’attend presque à ce qu’ils parlent et nous fassent payer un péage; difficile de les faire bouger et je suis sure que nous aurions pu les toucher si nous avions essayé.



Deux trous d’eau sont particulièrement riches en animaux : Kalkheuwel où nous trouvons un troupeau d’une quarantaine d’éléphants avec à nouveau des petits, des grands et des moyens. A nouveau également, les éléphants gardent leurs trous d’eau et empêchent quiconque d’y accéder. Les autres animaux de la savane, zèbres, springboks, koudous, oryx, girafes attendent patiemment que les pachydermes aient fini leurs ablutions. A un moment, les zèbres s’enhardissent et tentent une percée sur un morceau de berge délaissé par les éléphants. Un moyen éléphant s’amuse à leur faire peur : il les laisse s’avancer et, pof, quand ils commencent à boire, un petit pas en avant, repli stratégique de cinquante centimètres des zèbres ; comme cela plusieurs dizaines de fois de suite. Puis, c’est le tour d’un élan. L’éléphanteau réitère son stratagème : mais l’élan est motivé et ne se laisse pas impressionner. L’éléphanteau réessaye, réessaye et réessaye encore. Sans succès. L’élan tient bon et notre éléphanteau a l’air surpris que ce chouette jeu qui marchait si bien jusqu’à présent ne fonctionne plus ;



















Chudob et Klaein Namutoni où nous voyons à chaque fois plus d’une dizaine de girafes. Les girafes sont des animaux craintifs qui hésitent toujours de longues minutes avant de boire, ne boivent jamais plus d’une dizaine de secondes d’affiler et s’arrêtent au moindre mouvement aux alentours, surtout s’il s’agit d’un éléphant. Il faut dire que vu la pose qu’elles sont obligées d’adopter, elles ne sont pas vraiment en position de supériorité : on comprend leurs craintes.















Ce soir nous dormons au camp de Namutoni. Ce camp, qui vient d’être entièrement refait, est moins fréquenté que celui d’Halali . Les emplacements sont plus grands et disposent de pelouses. Il y aussi une bande de mangouste (à rayures) qui sévit dans camp, se déplaçant en un nuage et fourrant leur nez partout. L’une d’entre elles arrivera à se faire tomber une casserole d’eau chaude sur le museau, heureusement pour elle sans trop se faire mal mais en poussant tout de même un couinement.

Il n’y aura pas d’animaux le soir au point d’eau, mais un bruit d’oiseaux terrible.

Mercredi 20 Août : Etosha-Okahandja

Voilà nous quittons ce matin Etosha. Un dernier petit tour : juste deux girafes. On peut dire qu’Etosha nous aura comblés : beaucoup d’antilopes et autres zèbres, des girafes en pagaille, des rhinos nocturnes et bien sur les éléphants seuls ou en troupeau. J’aime beaucoup les éléphants en troupeau : il s’en dégage quelque chose d’indicible. Les promenades le long du Pan sont aussi très belles : à ne pas oublier. Mon seul – petit – regret : nous n’avons pas vu de lions et de lionnes. Pourtant tout le monde sur ce forum semble en avoir croisé : manque de chance ou les aurions-nous loupés ?

Et c’est le retour vers Windhoek qui s’amorce avec un petit arrêt à Tsumed. Tsumed est une ville bien fleurie et assez agréable. Nous nous arrêtons au bbbb où l’artisanat est plutôt de meilleure qualité que ce que nous avons croisé jusqu’à présent. Nous faisons quelques emplettes, puis repartons pour Okahandja notre prochaine étape. La route est goudronnée et les kilomètres filent dans une lente monotonie. Pour la première fois, je m’endors pendant que nous roulons. Sur la route springboks, babouins, vautours et rapaces…

Nous arrivons à Sylvanette guesthouse où j’ai retenu une chambre familiale : le reste de la journée est consacré au rangement de sacs, tri des cailloux et nettoyage de la voiture. Les enfants sont déçus car la piscine n’est pas en service. Le repas du soir sera l’occasion de goûter à une sorte de quatre quart au gingembre.

Jeudi 21 Août : Windhoek

Nous faisons un petit tour par un des marchés au bois : il s’agit d’une vingtaine de tentes remplies de sculptures, plats en bois et autres masques, sensiblement identiques d’une tente à l’autre. Les vendeurs sont beaucoup moins pressants que ce à quoi nous nous attendions, mais les pièces sont assez grossières. Nous négocions quand même une série de masques auprès d’une des vendeuses.

Nous repartons ensuite pour Windhoek où nous allons dépenser nos derniers dollars à la fameuse « House of gems ». Pour qui aime les pierres, le magasin vaut le détour même sans rien acheter (c’était d’ailleurs notre attention au départ, mais la tentation étant ce qu’elle est).

Nous retournons à l’officine du loueur. Rendez-vous avait été pris pour midi mais tout le monde est en train de manger : on aurait pu se promener plus longtemps dans Windhoek. Tant pis, les enfants profitent de la piscine. Encore une fois, l’eau est vraiment glaciale.

Puis, c’est le départ pour l’aéroport. Bye bye, la Namibie!!! Tu nous en a mis plein les yeux ; j’espère que nous reviendrons.

Le retour se fait sans encombre et nous arrivons même à nous regrouper dans l’avion. Nous attendrons quand même plus une heure à Gatwick que nos bagages soient débarqués. Heureusement que j’avais prévu large entre l’avion et le train.

Voilà le voyage est fini. Depuis, nous faisons partis du club des, comme dit Ericarole, « qui en sont revenus et qui voudraient y être encore ».

Les points positifs : La nature, les grands espaces et des paysages magnifiques ; L’impression d’être au bout du monde avec une grande facilité de voyage ; L’accueil et la gentillesse avec lesquels on est reçu.

Les moins agréables : Le clivage Blancs/Noirs : en dehors des campings communautaires, toute l’infrastructure touristique semble être détenue par des blancs. De même, on peut se retrouver dans des restaurants où quasiment tous les clients sont blancs et tous les serveurs noirs, de quoi mettre mal à l’aise ; La difficulté à expliquer aux enfants pourquoi certaines personnes mendient, pourquoi même si ces personnes sont en effet très pauvres, nous ne voulons rien leur donner « gratuitement », pourquoi en revanche, nous acceptons certaines prestations qui ne nous sont pas utiles et auxquelles nous n’aurions jamais recours en France.

Ce que je changerais si c’était à refaire : Clairement, nous avons consacré trop peu de temps à Sesriem et si c’était à refaire j’y ajouterais sans hésitation un jour, quitte à supprimer le passage par le Nauflukt ; Plutôt que faire Sesfontein-Purros-Sesfontein-Opuwo, j’essaierais de remonter depuis Purros vers Opuwo par Orupembe. Ou alors je resterais une nuit de plus à Purros en faisnt directement le trajet Purros-Opuwo.

Récit trois semaines en Namibie en famille avec deux enfants de 8 et 10 ans (Partie 2)

Bluequark · 2008-11-15

LES ASPECTS PRATIQUES

Coût total : un peu moins de 9000 euros pour quatre dont presque 400 pour la ballade de Mola- Mola.

Transport : 4100 € environ pour le trajet international et 2320€ pour la voiture

Trajet France Namibie :

Nous avons choisi un vol « Air Namibia » Londres-Windhoek. Plusieurs raisons à cela : même avec l’acheminement vers Londres, le temps de trajet est au final plus court ; on vole de nuit et le trajet en paraît d’autant moins long ; au moment où nous avions acheté nos billets (début mai) c’était l’une des solutions les moins onéreuses. En revanche, à la différence de certaines villes de province, il n’y a pas de liaison aérienne entre Paris et l’aéroport Gatwick mais il existe une liaison ferroviaire entre la gare de San Pancras où arrive l’Eurostar et de Gatwick, donc pas de problème.

Coût tout compris (Euostar + train San-Pancras-Gatwick + vol) : environ 4080 euros pour nous quatre : Avion : 3576 euros ; Train : 436 euros ; Aller retour San-Pancras-Gatwick : 51 £.

Voiture : 25 740 N$ (22 jours) dont 4 400 de rachat de franchise, 4 840 de location d’équipement de camping, 220 pour le deuxième conducteur et 220 pour l’air compressor.

Nous avions loué la 4*4 depuis la France à une des compagnies de CARAN (http://www.caran.org/homepage_E.htm). Sans être catastrophique, notre impression sur notre loueur (Okavongo Car Hire) est un peu mitigée : voiture quasi-neuve (une dizaine de milliers de kilomètres) mais pneus et matériel de camping usés. Les tentes sur le toit ne sont pas non plus très pratiques à refermer. Les loueurs recommandés sur ce forum n'avaient plus de 4*4 lorsque nous avions décidé de partir : sur la vingtaine de membres de CARAN, seuls deux avaient encore des voitures.

L’air compressor s’est avéré utile non pas pour regonfler des pneus que nous aurions été amenés à dégonfler mais pour équilibrer la roue de secours lorsque nous avons crevé : elle était totalement surgonflée.

Hébergement : 7140 N$

Okavango Guest house : offert avec une location de voiture de plus de 14 jours. Unité familiale composée de deux chambres, deux salles de bas et une petite cuisine. Propre et fonctionnelle mais bruyant sur le matin, la route n’est pas si loin. Sesriem : 700 N$ Camping. Le prix à payer pour être au plus près du désert. Nauflukt : 250 N$ Camping. Walvis Bay -Courtyard hotel : 600 N$ BB Unité familiale : double salon, chambre, salle de bain et kitchnette. Possibilité de manger sur place. Bon rapport qualité/prix. Surtout fréquenté par des locaux : pas un touriste étranger quand nous y étions. HentiesBay -Eagle holydays flat : 360 N$. Deux chambres, un salon/salle à manger/cuisine, salle de bain. Défraîchi et peu usé, mais propre. Pour le prix, difficile de demander plus. Spitzkoppe : 250 N$ de mémoire Camping. De l’espace, de l’espace, de l’espace… Apporter son eau : il n’y a en pas. Twyfelfontein-Aba Huab camp : 220 N$ (60 par adulte, 45 par enfant et 10 pour la voiture). Camping. Le plus près des gravures. Puros campsite : 180 N$ Camping. Super. Warmquelle-Ongogo campsite : 200 N$ (60 par adulte et 40 par enfant) Camping. Deux bonnes raisons d’y aller : profiter de la « piscine » naturelle et échapper à la poussière de Sesfontein. Opuwo-Oreness camp : - bungalows 150 N$ par personne ; - campsite : 60 N$ par personne ; - dîner : 95 N£. Un peu plus cher que la moyenne mais c’est l’occasion de parler avec le patron Jacky et d’avoir sa vision des choses. Epupa : 120 N$ (60 par adulte, gratuit pour les enfants) Camping. Beaucoup de monde, je ne reviendrai pas dessus. Kapmanjap- Rustig Toko lodge : 120 N$ (60 par adulte, gratuit pour les enfants) Camping. Le « luxe » au milieu du bush. Etosha : 1 500 N$ (500 par nuit pour quatre) Camping. Pour profiter des points d’eau le soir. Okahanja- Sylvanette guesthouse : 800 N$ BB + dîner 70 N$ par personne Chambre familiale avec salle-de-bains. Possibilité de manger sur place. Un peu bruyant la nuit : on attend la route bien qu’elle soit assez loin.

Visite : 1800 N$ +4050 N$ pour excursion de Mola-Mola

Sesriem : 80 N$ par adulte + 10 N$ pour la voiture Naukluft : 40 N$ par adulte + 10 N$ pour la voiture Excursion Mola-Mola : 4050 N$ (1100 par adulte et 925 par enfant) Cape Cross : 90 N$ (40 par adulte et 10 pour la voiture) Twyfelfontein : 120 N$ (30 par adulte, 25 par enfant et 10 pour la voiture) Forêt pétrifiée : 100 N$ (25 par adulte, 20 par enfant et 10 pour la voiture) Village Himba : 340 N$ (100 par adulte +140 achats de nourritures au supermarché) Ferme des guépards : 150 N$ par personne avec le camping inclus Etosha : 490 N$ (80 par adulte et par jour + 10 pour la voiture)

Souvenirs + cartes postales + cartes : environ 1500 N$

Le reste : essence (consommation 1l = 8/9 km) + nourriture dont quelques restaurants+ eau. Désolée je n’ai pas la répartition.

Pour ceux qui comme moi aiment les listes : les choses à emporter

Dans la série « lutte contre le froid » : - les sacs à viande en soie recommandés par Grisemote ; - polaire mais aussi blousons épais coupe-vent. Nous nous en sommes servis à Sesriem le matin, y compris pour monter sur la fameuse dune 45, au Naukluft le soir et le matin, pendant la plus grande partie de ballade avec Mola-Mola à Walvis Bay, à Cape cross, à Opuwo à notre retour des chutes d’Epupa. C’est donc très utile. - bonnet et gants. Cela ne prend pas beaucoup de place et c’est bien utile. On les a parfois aussi mis pour dormir ; - des damarts (en guise de pyjamas pour dormir) et des grosses chaussettes.

Dans la série « lutte contre la sécheresse ambiante, la poussière et le soleil » : - crème hydratante pour visage + stick à lèvres. Indispensable à mon sens ; - le cas échéant, un collyre pour les yeux genre Dacryoserum. Il se trouvait que nous en avions un peu par hasard pour mon usage personnel, mais il a été utile à toute la famille à un moment ou un autre ; - des grands sacs poubelle pour protéger les sacs (de voyage ceux-là) de la poussière ; - casquettes/chapeaux +crème solaire.

Dans la série « les photos, c’est sacré » : - un adaptateur permettant de recharger les batteries sur l’allume-cigares, voire un tripleur ou un doubleur ; - des cartes mémoire en quantité suffisante ; - un petit kit de nettoyage ; - un petit pied pour prendre des photos aux points d’eau la nuit à Etosha.

Dans la série « facilitons nous la vie » : - corde + pinces à linge ; - une poêle suivant les conseils de Francky, pratique quand on est pressé. En prendre une d'entrée de gamme qui peut être abandonnée sans regret avant le retour ; - un épluche légume pour le concombre, les carottes... Il y en a pour ainsi dire jamais dans les sets de camping. A croire que ceux qui les préparent ne mangent pas de légumes ou ne les épluchent pas, au choix ; - lampe(s) frontale(s) pour le camping ; - éventuellement, pince multitâche ; - aussi pratique pour les enfants, un gel qui permet de se laver les mains à sec.

Dans la série « et pour les enfants » : - un ballon. Nous en avions emporté un en mousse ; - des petits flacons en plastique pour ramasser du sable.

Ah! Et puis ne pas oublier son permis de conduire international : nous, nous sommes fait contrôler trois fois. En trois semaines, bel exploit.

Récit trois semaines en Namibie en famille avec deux enfants de 8 et 10 ans (Partie 2)

Colybri · 2008-11-15

Toujours aussi agréable à lire, et des photos d'Etosha et d'Epupa Falls pleines de sensibilité. J'adore les listes ! J'ai l'impression que nos valises doivent avoir plusieurs points communs !

Je suppose que les enfants doivent demander : dis maman, c'est quand qu'on y retourne ?

Joss

Récit trois semaines en Namibie en famille avec deux enfants de 8 et 10 ans (Partie 2)

Timarolou · 2008-11-25

Quel beau récit ! Un grand merci 🙂 Les photos ajoutent bcp, mais quel courage pour se donner la peine de les intégrer ! J'espère que les futurs voyageurs sauront en profiter...les carnets sont nombreux, peut-être grâce à Francky qui les a réclamés systématiquement. Des projets pour cet été ? Sophie

Récit trois semaines en Namibie en famille avec deux enfants de 8 et 10 ans (Partie 2)

Bluequark · 2008-11-29

Merci. Oui oui, il y a une véritable prolifération de carnets sur la Namibie cette année, peut être grâce à Francky. C'est aussi une façon de remercier tout le monde pour toutes les infos trouvées sur ce forum et toutes les réponses si gentiment données.

Pour les photos, c'est grâce à Grisemote qui m’a expliqué comment faire. Le plus long n’est pas en fait de les insérer ( le copier/coller c’est bien pratique) mais de les sélectionner.

Pour les projets, cela n’arrête pas de changer. Et toi ?

Récit trois semaines en Namibie en famille avec deux enfants de 8 et 10 ans (Partie 2)

Grisemote · 2008-12-21

Beau voyage, beau récit, photos très sympas! J'ai beaucoup aimé celles de Etosha qui ont des couleurs pastels superbes! Encore un carnet qui nous fait rêver!!!!!!

Récit trois semaines en Namibie en famille avec deux enfants de 8 et 10 ans (Partie 2)

Ericarole · 2008-12-22

Un grand merci pour cette suite à la hauteur de la première partie.... Dis Monsieur Catbury, c'est quand qu'on y retourne ?

Joyeux Noël à la famille Bluequark et à tous les autres envoutés par "L'Afriquaustrale"

Récit trois semaines en Namibie en famille avec deux enfants de 8 et 10 ans (Partie 2)

Bluequark · 2008-12-23

Merci. Les compliments, cela fait toujours plaisir.

Et joyeux Noël à tous et toutes.

Récit trois semaines en Namibie en famille avec deux enfants de 8 et 10 ans (Partie 2)

LoMoTu · 2009-02-08

Bravo et Merci pour ce carnet de roiutre detaillé. nous sommes en plein preparatifs pour un depart en aout pour un circuit similaire au votre. Donc tres utile et TRES motivant, tant par le texte que par les photos. Nous avons 23jours sur place et on pense descendre jusqu'a Fish river - Avec les Km et les pistes ca fait peut etre beaucoup, alors on hesite encore - si vous avez des conseils n'hesitez pas

C'est vraiment genial ce site A+, les voyageurs

Récit trois semaines en Namibie en famille avec deux enfants de 8 et 10 ans (Partie 2)

Bluequark · 2009-02-09

Merci.

C'est vrai, il est vraiment génial ce site. Je m'en suis largement servi pour préparer notre voyage et depuis je suis accro.

Si tu as des questions, n'hésite pas. Mon principal conseil serait de faire attention aux distances : on ne roule pas vite sur les pistes. J'avais beau me le dire, ce n'est que sur place que j'ai vraiment réalisé. Et en plus, le nuit tombe vite et une fois la nuit tombée plus question de conduire, ne serait-ce qu'à cause des bêbêtes susceptibles de traverser la route.

Récit trois semaines en Namibie en famille avec deux enfants de 8 et 10 ans (Partie 2)

LoMoTu · 2009-02-10

Un tour operateur nous a conseillé de faire le circuit dans le sens inverse - en commencant donc par etosha - as tu un avis?

Autre point d'interrogation, vous avez fait appel à des guides, est ce vraiment utile? notament pour rencontrer les Himbas

merci de ton experience

Récit trois semaines en Namibie en famille avec deux enfants de 8 et 10 ans (Partie 2)

Bluequark · 2009-02-12

On m'avait aussi conseillé de faire le voyage dans l'autre sens. La raison qui m'avait été donnée était qu'entre Sesfontein et Opuwo, cela grimpe surtout si l'on passe par Puros et Orupembe et que donc les paysages sont beaucoup plus spectaculaires si on le fait dans le trajet dans l'autre sens.

Nous avons choisi de maintenir notre sens initial pour terminer par Etosha afin que les enfants ne soient pas blasés des animaux et maintenir ainsi du suspens tout au long du voyage. Nous n'avons pas regretté ce choix.

Pour les rencontres avec les Himbas, il est tout à fait possible de visiter des villages sans guide. On nous avait proposé de nous indiquer de tels villages près d'Opuwo et il y a village touristique à Purros. Mais je crois que c'est quand même mieux d'être accompagné, ne serait-ce qu'à cause de la barrière de la langue.

Récit trois semaines en Namibie en famille avec deux enfants de 8 et 10 ans (Partie 2)

LoMoTu · 2009-02-12

Ok, nous allons poursuivre dans le sens conseillé ..... on essayera d'etre des gdes personnes non blasées ...;-)

Maintenant pour le peuple Himba on se laissera guider sur place si besoin par un local - Par contre on n'a pas prevu d'aller à Purros mais seulement les chutes d'Epupa

Grand pas pour nous ce jour, j'ai confirmé les vols, ca fait du bien meme si c'est encore loin ...mais les preparatifs sont toujours un moment agreable

A+

Récit trois semaines en Namibie en famille avec deux enfants de 8 et 10 ans (Partie 2)

Sylessonne · 2009-02-22

Bonjour, je prends le temps de regarder un peu les récits sur la Namibie, nostalgie oblige. J'ai beaucoup apprécié ce récit et quelle n'a pas été ma surprise en constatant que nous étions ensemble le 4 aout pour l'excursion Mola Mola: la plus belle journée d'après mon mari et ma fille! Nous avons la même photo des 4X4 attendant en bas d'une dune... Pour nous situer: nous étions 3, au repas, mon mari avec ma fille sont partis voir les otaries plus loin et pendant ce temps les italiens ont mangé "tout", j'avais une seule assiette pleine pour nous trois et une seule chaise et les "français" avaient bien ri à cause de la renommée que j'allais donner en regardant mon assiette pleine!! Nous avons fait presque le même circuit à quelques jours près, un peu plus vers le sud et un peu moins vers le nord! J'ai plus de 2000 photos, un record pour nous grâce au numérique mais je n'ai jamais fait de blog ni de récit, tu dis que c'est facile ... j'aimerais bien la recette!!

Récit trois semaines en Namibie en famille avec deux enfants de 8 et 10 ans (Partie 2)

Bluequark · 2009-02-23

Bonjour,

Je me rappelle très bien de vous ... et de l'air dépité de ta fille devant son assiette pas assez remplie à son goût ou pas assez variée. Nous nous étions les quatre français avec deux enfants, 8 et 10 ans, mais cela tu le sais déjà. Pour ma fille aussi c'était le plus belle journée. Pour mon fils, qui était malade dans les dunes, un peu mois : "tu sais Maman, j'aime pas trop quand ça monte et ça descend". C'est marrant j'ai l'impression que tous les français que nous avons croisés en Namibie sont lecteurs de ce forum.

Récit trois semaines en Namibie en famille avec deux enfants de 8 et 10 ans (Partie 2)

Sylessonne · 2009-02-23

Il faut dire merci à tous les passionnés de ce site pour la Namibie, leur patience et leur aide précieuse: Frankie, Grisemote et les autres. Je n'ai jamais aussi bien préparé un voyage, j'y allais presque les yeux fermés et moi qui n'étais pas tentée par l'Afrique, je reconnais que ce fut un régal. Ceux autour de nous disent que c'est notre plus beau voyage d'après nos récits et photos malgrè Indonésie, Inde, Australie, USA, Canada, Islande, Russie...etc J'y retournerai pour faire le nord en détail d'ici peu et je vais essayer de faire un carnet de voyage pour mes coups de coeur.

Récit trois semaines en Namibie en famille avec deux enfants de 8 et 10 ans (Partie 2)

Diamina · 2012-10-12

Salut Bluequark,

J'ai commencé à feuilleté les carnets sur l'Afrique australe: Namibie, Botswana, Afrique du sud. J'ai beaucoup aimé ton carnet, qui me donne des idées. Beaucoup d'humour et de détails pratiques.

Merci pour les infos et le partage.

VoyageForum — the largest community of French-speaking travellers.