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Sujet de dissertation géantropique

Discussion started by Loopkin on 2005-05-02

42 replies

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Sujet de dissertation géantropique

Loopkin · 2005-05-02

La géantropie... j'en parle deci-delà sur VF. J'en parle aussi sur mon site. En gros, cette discipline obscure s'intéresse à toutes les formes de représentation de l'espace. Une parmi tant d'autres, et non des moindres, est le récit de voyage.

Ce sujet de dissertation a donc sa place ici:

Décrivez un lieu qui vous a marqué dans vos voyages, en insistant bien sur la manière dont vous l'avez ressenti avec tous vos sens. Le lecteur doit pouvoir se représenter l'espace décrit comme s'il y était.

A vos claviers... et merci d'avance

Sujet de dissertation géantropique

Kl4k2ttt2 · 2005-05-04

Allez je me lance, du moins j'essaie...😛

Enfin, nous y sommes... Après avoir tellement rêver et espérer découvrir pareilles sensations, je suis heureux, simplement heureux de réaliser un rêve, mon rêve. Une énorme sensation m'envahit alors, j'en frissonne, j'écarquille grand mes yeux pour profiter au maximum du spectacle, j'ai l'impression de me trouver ailleurs, mais dans un ailleurs inconnu ou je me sens bien, qui me parait familier, ou parait me correspondre totalement dans le sens ou j'ai l'impression enfin de me trouver et de rattraper mon destin... Des nuages et des sommets nous descendons enfin ces pentes si abruptes qu'elles en donnent le vertige, les maisons semblant se cramponner comme elles le peuvent à ces montagnes environnantes, immaculées à leurs mythiques sommets d'une neige éternelle, me rappelant la pureté de mes émotions. Mais cette émotion sera encore plus intense la nuit, ou je suis stupéfait et ébloui par ces lumières, semblant être des guirlandes de Noël suspendues au-dessus d'un symbole, un des symboles de la vie. Ce qui me touche également est la pureté de ces gens, de ce pays, le coeur sur la main... Cette ville est La Paz, ce pays est la Bolivie... Hasta Luego!!!🙂

Sujet de dissertation géantropique

Zabinouk · 2005-05-04

Je me lance à mon tour.

9oct, 6h30, température dans la tente encore à l'ombre 17°. Guma camp, Delta de l'Okavongo, Botswana.

Le soleil effleure la cime des arbres, et le vrombissement assourdissant des insectes à repris, depuis que l'aube à pointé le bout de son nez.

Il ne pas faut croire pour autant que la nuit fut calme.

Craquement de branche, bruit de la chute des feuilles sur la toile tendue de notre tente, tout concours dans cet environement étranger à créer quelques inquiétudes, de quoi réfléchir à deux fois si on doit se lever la nuit. Et puis on est au bord d'un des bras de l'Okavongo, alors les voisins sont bruyant et bagarreurs. Avez-vous déjà expérimentez une nuit près d'une baignoire à Hyppopotames ? Ce n'est que souffle, grognement bruit d'eau que l'on remue fortement, splasch et parfois le souffle se fait plus proche, et l'on entend se bruit particulier du mangeur d'herbe, qui arrache sa pitance au sol.

J'hésite quelques minutes entre sommeil et veille, est-il trop tôt pour me lever? Moralement je suis bien douilletement blottie au creux de mon duvet, mais mes vieux os protestent, mes muscles ont besoin d'etre étiré, et ma vessie et sur le point d'éclater, je me suis abstenue cette nuit de me lever.

Allez hop, j'enfile mon short raide de poussière, prend le sweet, enfile les sandales, et tout celà sans réveillée ma compagne de tente, à quatre pattes, je gagne la sortie de la tente et zip je remonte la fermeture éclaire.

OUps, dur de se relever.

"Bonjour Sikoki", "Good morning Clinton", notre cuisinier et notre guide s'affaire à la préparation du petit déjeuner, j'attrape ma trousse de toilette et ma serviette, et en route pour ces merveilleux sanitaires, un coin WC, UN coin douche, super elle sera même chaude, quelqu'un à déjà lancé les chaudières camouflées dans des termitières.

Je pose la barre de bois entravers du passage, c'est occupé. J'observe attentivement les murs et le toit de banbous, pas d'araignées visibles, le sol bétonné, pas de fourmis, j'ai l'air d'avoir choisi la bonne douche. Et la chasse d'eau du WC fontionne.

Le béton est frais et rugueux sous mes pieds, le filet d'eau est d'abord froid puis tiède, mmm un délice.

Après cette rapide toilette je regagne la tente, les autres commence à emmerger et je répond à quelques saluts, je commence à rassembler mes affaires et à les trier car ce matin on part pour deux nuits au coeur du delta .

On prend rapidement le petit déjeuner car il va falloir emballer les affaires de cuisine que l'on emmène avec nous.

Thé noir brulant, ne pas oublier de prendre le linge pour prendre l'anse brulante de la bouilloire qui repose au coin du feu, la chaleur dégagée par les braises, me brulent un instant les joues. Toast parfumer de l'odeur de fumée, beurre légérement salé, confiture, cornfalkes, et encore une autre tasse de thé brulant, c'est tasse qui font réver les apprenti aventurir dans leur enfance, celles en émail, solide, mais avec lesquelles on se brule systhématiquement les lèvres.

Je rassemble dans un coin les affaires que je laisses et dans un autres les affaires que j'emmène pour 3 jours, j'attrape le matelas le sort de la tente et vais le glisser avec ceux des autres dans sa house protectrice, avec l'aide de ma compagne, je démonte la tente et la plie, et me voilà faite comme un ramoneur, poussière, poussière chaque matin c'est pareil, j'ai la peau des mains sèche et rugeuse à force de manipuler tous ces objets couverts de poussière. J'aide à charger la remorque du 4X4 et nous gagnons "l'embarquadère" par une piste sabloneuse ou le véhicule dérape etsurf comme si on été sur une piste de ski.

Un premier canot à moteur est chargé, voir surchargé de nos affaires, nous patienterons un bon 45mn avant de voir apparaitre notre embarcation. Je suis face à un bras assez large de l'Okavango, il est seulement 8h15, mais il fait déjà très chaud, le soleil est déjà haut dans le ciel, et le reflet sur l'eau est intolérable pour des yeux non protéger par des lunettes de soleil. je cherche une place à l'ombre d'un arbuste, en bordure de cette lagune les papyrus s'agitent mollement, quelques singes se poursuivent dans les frondaisons voisines. Je me tartine de protection solaire, très efficace non pas grace à son haut indice de protection mais grace à la poussière qui s'y colle imédiatement.

Nous embarquons enfin, je me suis arrangée pour embarquer la dernière, afin de me retrouver aux premières loges, à l'avant du bateau. Nous nous dirigeons plein Est, la reverberation est terrible, on est dans une espèce de lagune, très large, au loin s'élève un mur de roseaux et de papyrus, par ou vas t'on passer? Petit à petit le mur végétal se rapproche et j'apperçois l'ébauche de différents cannaux. Le bateau ralentit un peu et s'engage dans l'un d'entre eux.

Le passage devient de plus en plus étroit et la vitesse ne diminue pas plus, j'ai le visage et le bras fouété pas les feuilles de roseaux et par quelques papyrus courbés au dessus du canal. Du coin de l'oeil, je vois disparaitre un petit crocodile, 50, 70cm je dirais pas plus, un peu plus loin le vacarme de notre moteur fait se lever un nuage blanc, ce sont des grandes aigrettes blanches et des crabiers chevelus. Il n' y aurais pas le bruit du moteur, j'aurais la vision d'un matin de commencement du monde.

Le chenal c'est vraiment rétrécie, le bateau ralentit sa course et nous abordons un rivage boisé. Cernée de toute part par la végétation, difficile de trouver des repaires. Nous avons abordé une île, ilot composé de sédiment aluvial, sur lequel à pousser différents arbres, notement des palmiers, nous la traversons d'Ouest en Est, sur une courte distance, mais quand on ne sait pas ou l'on vas les distance paraissent toujours énormes.

Et là nous rencontrons notre équipe de piroguiers, nos affaires les plus encombrantes sont déjà chargées sur les mokoros, puis deux par deux avec nos affaires personnelles, nous embarquons à notre tour sur ces pirogues à fond plat, qui étaitent traditionnellement creusées dans des troncs d'arbres et qui sont pour nous en fibre de verre.

Les mokoros sont donc "garés" l'un derrière l'autre dans un très étroit chenal, sous le regard malicieux des piroguiers nous essayons d'embarquer sans glisser dans la boue, et sans y laisser une chaussure. Et j'essaye de m'installer le plus comfortablement possible en me calant avec un de mes sacs. J'ai embarqué sur la première pirogue et donc nous partons les premieres, de fortes secousse de la part de notre guide pour essayer d'ébranler le mokoro, et c'est partit, lentement, jusqu'a une étendue un peu plus large ou nous attendrons que les autres nous rejoignent.😉😉

La suite dans quelques instants, j'ai trop peur de faire un fausse manoeuvre et de tout effacer😛

Sujet de dissertation géantropique

Zabinouk · 2005-05-04

Je regarde autour de moi, le regard ne porte pas très loin, un mur végétal composé de papyrus gigantesques et de roseaux m'entoure, sous moi je sens l'ondulation du mokoro au moindre mouvement des uns ou des autres, il faut vraiment se bouger, ou changer de position avec mille précautions.

L'eau est brun rougeatre, mais claire, les feuilles des nénuphares s'étalent à la surface en un tapis vert sombre, quelques une malencontreusement retournées laissent apparaitre un dessous violacé. Les fleurs elles, sont de différentes nuances, rose très pale, mauve pale, blanche, toutes laissent apparaitre plus ou moins un magnifique coeur jaune vif, je pourrais presque me croire, hormis la température avoisinant les 35°, dans un des tableaux de Monnet.

Le silence est seulement rompu par le claquement sec des perches de bois contre les flancs des mokoros, par le froissement des herbes, par les cris des piroguiers qui s'interpellent et par nos exlamations de surprise devant la découverte de cet endroit.

Nous voilà tous sortis de la gangue étroite du chenal de départ, quelques manoeuvres et un premier mokoro s'engage dans un chenal de verdure.

Sensation etrange, il y a à peine un petit mètre qui sépare les deux murs de végétaux entre les quels nous navigons, l'avance se fait plus ou moins régulièrement, à coups, glissements, brusques ralentissements du à une motte de terre qui émerge, manoeuvre délicate à négocier pour virer quasi à angle droit dans des chenaux très étroits.

Faire tourner une embarcation de 5m de long dans ces conditions ne vat pas sans poser problème, parfois le nautonier a été un peu trop vigoureux dans sa manoeuvre, et l'avant ou l'arrière est planté entre les roseaux, il lui faut alors pousser très fortement sur ça perche, pour reculer et essayer de se dégager, et si ça ne marche pas il fait ociller le bateau, à notre grande angoisse de passer par dessus bord avec nos affaires, ou alors il emploit ses pieds pour prendre appuis sur une motte de terre, tout ça sous les moquries, très probables de ces confrères.

Dans ce labyrinthe végétal, il y parfois de grands espaces dégagés, finie la sensation d'opression que l'on peut ressentir en progressant entre les parois vertes. Le mokoro prend un peu de vitesse et glisse sur un tapis d'ajoncs, ou entre les fleurs de nénuphares et d'iris d'eau. Un envol d'oies de Gambie salue notre passage. Le miroitement de l'eau sous le soleil m'éblouie.

C'est l'un des paradis sur cette terre, et j'y suis. Quand je réalise celà, je sens l'émotion me prendre à la gorge, les larmes de bonheur ne sont pas loin, comme chaque fois que quelque chose me touche.

Il doit être maintenant proche de midi, le soleil est à la verticale, j'enfile délicatement les jambes de mon short pantalon car j'ai l'impression que mes genoux rougissent. Des iles apparaissent, comment les différencier du reste du paysage ? C'est là qu'il y a des arbres. Ou vas t'on ? Est ce encore loin ? La position devient inconfortable.

Un plan d'eau dégagé, les mokoros se dirigent vers un arbre, contourne un groupe de roseaux et vire à angle droit, avant de forcer le passage, en arrachant force mottes de terre, d'un chenal trop étroit, des palmes me frolent les bras, une étendue d'eau libre, un forte poussée sur la perche et nous voilà échouer sur notre île pour 2 nuits, 3 jours. Avant de se lever, attendre que toutes les embarcations soient arriver en gardant surtout les mains à l'intérieure.

Et puis voilà venu le moment d'installer le camp, peu de place entre les racines des arbres qui nous fournissent de l'ombre. Les feuilles mortes crissent sous nos pas, l'endroit le plus dégagé est reservé à la cuisine salle à manger, c'est la que l'on ferat le feu. Nous on se dégotte des petites places à peu près planes entre les crottes d'hyppos ou d'éléphants et l'on monte la tente. On pousse une branche dégage une souche, aplanissant le sol comme l'on peut.

Voilà notre petit chez soi installé, les WC sont installés au soleil en lisière de végétation avec vue magnifiquement dégagée sur nul part.

Voilà je suis quelque part au coeur du DELTA DE L'ONKAVONGO, "naufragée" volontaire sur une île, je sais que je suis sur une île, mais elle est entourée de végétation, tout est vert autour de moi, l'eau ? On la devine seulement.

La suite de cette histoire....ça c'est une autre histoire.

Loopkin est ce que cette disserte correspond à ton attente ? Si mes profs de français pouvaient me lire maintenant, ils n'en reviendraient pas, quand le sujet m'interesse je suis intarissable (peut être suis je hors sujet ?). Par contre là ou ils me reconnaitraient certainement, c'est pour les fautes d'orthographes et de grammaires, et là je présente mes plates excuses à tous le monde.

Zabinouk

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Opai · 2005-05-04

C'est l'été et je suis à Petra...Après avoir marché depuis le lever du soleil, je décide de me reposer en allant dans une niche, perchée en hauteur, sur les flans d'une falaise. Allongé, je vois onduler un temple, sous l'effet de la chaleur...comme un mirage. Je suis dans un demi sommeil. Le vent me raffraichi et me berce. Le souffle est continu, soutenu. Cette monotonie est quelquefois rompu par un âne amoureux ou en colère. Je suis à l'écart ne perçoit rien d'humain.Chacune de mes cellules est en contact avec le grès raffraichissant. Les yeux toujours fermés, j'embrasse intérieurement les grands espaces minéraux traversés toute la journée. Mon corps se relâche, perd son enveloppe et devient aussi étendu que ce désert. Je ne suis plus ici, je ne suis plus maintenant. Lentement, les sons redeviennent plus précis, des voix au bas de la falaise me ramènent dans le temps. Le soleil est tombé, les roches se sont teinté de rose et de vert. Je ne suis plus dans le même décor qu'avant mon repos....

Sujet de dissertation géantropique

Lafleur · 2005-05-05

ça y est j'ai mon billet....je pars dans 3 semaines.....j'arrive à peine à le réaliser.....j'attends ce départ depuis tant de mois.....je veux partir, j'en ai marre de rester ici......ma famille me manque mon pays aussi...........je veux froler de nouveau le sol de Porto.....allez pourquoi les heures passent si lentement.....je suis en cours et j'entends à peine ce que raconte mon prof de maths "2/3 est plus petit ou égale à 2x".........."si la droite passe par le milieu"............je m'en fiche de ce qu'il raconte je regarde par la fenêtre.....le ciel est pâteux......il va pleuvoir......peut m'importe j'ai l'impression de voir du soleil partout..........je suis trop heureuse je pars dans 3 semaines......bon sang c'est long.....allez encores un effort......je rentre chez moi et compte les heures.....c'est horrible, je ne tiendrai jamais....."mais si Telma, allez courage", j'essaye de me raisonner !!!!

Ca y est on est la veille......oh lalala !!!!! Je rêve tellement que j'ai oublié de faire mon sac ! Je m'en fiche tout ce que je veux c'est ne pas perdre mon billet !! "Papa, ou est mon billet ?" "t'en fais pas il est là" !!!! 5min plus tard "papa, t'as toujours le billet, hein, il n'est pas perdu ?" "Mais, non t'en fais pas !!! Fais donc plutôt tes bagages !!!" Ok allez j'ouvre ma valise.....hop je mets des fringues chauds car l'hiver est rude et humide au Portugal !.....j'oublie pas ma brosse à dent.....hop, ma brosse à cheveux.....au bout de 30 min chrono j'ai bouclé ma valise........20h.......j'entends "madame, monsieur bonsoir, dans l'actualité de ce vendredi 12 Février 2005.........." début des infos......j'essaye de passer le temps.....attends ou est mon billet ? Ah voilà c'est bon je l'ai........22h30 je vais me coucher..........doit me lever tôt demain...........23h....toujours pas sommeil.......je vois déjà mon arrivée là bas.......0h......je ferme les yeux.......1h du mat' je m'endors complètement........7h30 ! Debout allez papa dépêche toi je veux partir !!!! Départ pour l'aéroport.....arrivée.....enregistrement des bagages....aurevoir papa, "amuse toi bien et fais pas de bêtises !" "oui papa" ! "appelle moi dès que t'es arrivée" !!

L'avion part à 11h......j'arrive enfin à Porto !!!! 12h30 heure locale !!!! "Ola Telma !" ça y est j'entends parler ma langue.....je sors de l'aéroport.....je plane complètement......le ciel est bleu....ça sent bon....ça sent quoi d'ailleurs ? ......le bonheur ! Oui le bonheur !!!!

On monte dans la voiture et commence à rouler.......on arrive sur des routes pavées comme elles sont si bien faites la bas.....la voiture saute dans tous les sens.....je suis heureuse..........ça y est on s'approche de chez ma grand-mère.......oh mais qui je vois sur le trottoire ? Oui ma cousine, ma grand-mère......ma cousine me saute au cou ! "Ola prima ! Tudo bem ?" "sim esta tudo bem e contigo ?"..........je suis dans un rêve.....mon rêve...........je monte dans la maison, pose mes sacs...........le soleil tape fort.....je me mets près de la fenêtre pour sentir sa chaleur.....je suis tellement bien que.....oups j'ai oublié d'appeller mon père pour lui dire que je suis bien arrivée !!!! Je le fais en vitesse et.....des amis viennent me chercher pour sortir....à peine eu le temps d'arrivée que me voilà déjà au rythme du Portugal !!! S'amuser, se reposer.....oui voilà ce que je suis venue faire ici......allée j'arrête de penser, de réfléchir, d'organiser ceci ou celà.....stop je relâche la pression et profite de chaque instant........je suis heureuse..........heure du goûter !!! Enfin je mange local.....Mmmmm c'est trop bon....indéscriptible......on monte dans la voiture....j'allume immediatement la radio "radio cidade" ! j'entends des animateurs portugais.....les chansons fusent....j'ouvre la vitre pour sentir l'air de Porto me taper sur le visage.....

Maintenant je me tais, le reste de mes souvenirs je les garde.....au risque de paraitre egoïste c'était trop beau et je ne veux pas que ces souvenirs sortent de ma tête..........je les garde.....j'étais tellement bien.....heureusement que j'y retoune en septembre.....pour toujours....je vais pouvoir vivre mon rêve au quotidient.....portugal rime avec calme, sérénité....difficultés économiques certes mais joie de vivre.....simplicité des gens.....attendez moi je sui là dans 118 jours........

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Loopkin · 2005-05-05

Loopkin est ce que cette disserte correspond à ton attente ? Si mes profs de français pouvaient me lire maintenant, ils n'en reviendraient pas, quand le sujet m'interesse je suis intarissable (peut être suis je hors sujet ?).

Totalement! Merci beaucoup. C'est très parlant, et on s'imagine les photos avant de les avoir vues. Les petits détails visuels, sonores ou olfactifs ou tactils que tu glisse tout le long ajoutent énormément. On s'y croit réellement, même pas besoin de fermer les yeux (sinon, de toute façon, la lecture s'arrête). Ces précisions sensorielles sont la preuve que la représentation spatiale est bien plus précise et efficace quand on les utilise.

A un moment tu triches, mais c'est très efficace aussi. Tu délègues la description à Monet, excellent représentateur d'espaces, notamment végétaux, même si d'une autre manière, et en ajoutant une précision calorifique. Bien joué. Et ça marche. Ceci dit, parfois, à Giverny, il peut faire 35 degrés, voire plus, cf dernière canicule en 2003.

Merci aux autres, aussi. Je n'y ai pas répondu directement. Je réponds juste à Zabinouk qui m'a directement posé une question.

Je ferai des commentaires plus généraux (qui suis-je pour me le permettre? enfin...) plus tard lorsque j'aurai plus de copies.

La suite siouplait? Je me régale. Portugal, Pétra, La Paz... D'autres lieux, por favor! Miam!

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Lepiaf · 2005-05-06

6 heures et demi du mat, nous commençons à grimper. Le sentier est abrupt et, très vite, la végétation disparaît. Nous marchons maintenant directement sur la roche volcanique. Il n'y a plus de sentier, juste des pointillés blancs peints sur la roche. Il fait très beau et il n'y a pas un nuage, mais il paraît que le brouillard ou les nuages peuvent très vite rendre nulle la visibilité. La température est très agréable, bien plus fraîche qu'au niveau de la mer d'où nous sommes partis de Saint-Benoit à 5 heures, dans le noir. Les réunionnais ont la chance de pouvoir trouver la fraîcheur en altitude. Nous grimpons d'un bon pas, en randonneurs aguerris. Nous avons l'impression d'être sur la lune, l'absence totale de végétation est très inhabituelle, mais ce qui l'est encore plus, c'est l'absence complète de bruit, il n'y a même pas un cri d'oiseau, et il n'y a pas d'odeur non plus sauf celle de la roche et il n'y a pas d'eau non plus. C'est à croire qu'il n'y a aucune vie sur le volcan. Nous grimpons toujours, et commençons à apercevoir des fumerolles. Je suis excité, c'est la première fois que je vais voir un volcan en activité. Maintenant, le silence est troublé régulièrement par les touristes qui survolent le volcan en avion ou en hélicoptère. C'est bien dommage pour nous, même si le spectacle doit être magnifique vu du ciel, ce que je constaterai quelques jours plus tard en bénéficiant d'un bon plan, c'est à dire voler avec les pilotes amateurs de l'aéroclub de Saint-Denis.

Nous arrivons enfin au sommet. Plusieurs cratères s'offrent à nos yeux, nous passons de l'un à l'autre, je suis heureux. Nous prenons des photos bien sûr, puis pique-niquons au dessus de marmites fumantes. Autour de nous un panorama à 360 degrés, c'est magnifique. Les nuages arrivent, l'ascension à cette époque (fin novembre) doit être effectuée très tôt le matin si on veut avoir une bonne visibilité. D'autres randonneurs nous rejoignent, nous étions les plus matinaux et les premiers en haut. Quel bonheur. C'était il ya 20 ans, je m'en souviens comme si c'était hier.

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Alan · 2005-05-06

C'est comme un grondement, mais plus encore c'est une brume en mouvement au loin, et comme un canon qui tonne sans que vraiment on l'aperçoit ..... le tout assourdi et comme étouffé sous des tonnes de végétation, et dieu sait qu'elle est présente en cet endroit ..... on se sent irrésistiblement attiré par ce nuage en transe, et on a envie de pénétrer à l'intérieur pour y disparaître à jamais et rencontrer ce que l'on croit être les esprits .......

Sur le chemin qui mène au grand tonnerre, première rencontre pleine d'émotion avec une famille de babouins ..... il est tôt et ils vont prendre leurs quartiers, tout surpris aux aurores de tomber sur deux faces blanches ..... je fais une chose qu'il ne faut jamais faire en leur présence, je m'asseois sitôt que le mâle dominateur est passé et toute la petite famille passe au raz de mes yeux ...... je baisse ceux ci et la tête en signe de soumission, mais en même temps je les observe de si prés que je suis littéralement excité ....... et sitôt le dernier bout de queue agité, on se remet en route vers le brouhaha ......

Première déchirure au loin entre les arbres et déjà on voit l'eau qui tombe en grandes draperies ....... comme sur les photos, et d'ailleurs j'en prends une ..... et puis féérie des couleurs, notre premier arc en ciel, immense celui là, comme l'autoroute qui doit vous conduire au bonheur ...... et au détour du chemin, un autre qui semble plonger à l'intérieur d'un gouffre sans fond et qui voudrait vous y entraîner ..... féérie, puissance non contenue, je sens des poids énormes qui s'écrasent en contrebas, et tout celà au milieu d'un drapage de vert émeraude scintillant de mille brillants ...... et puis toute cette eau qui remonte en multiples étincelles .... et d'un seul coup, on pénétre à l'intérieur du nuage, car toute cette eau qui tombe remonte aussitôt en volutes de fumée et retombe en fines goutelettes sur vos têtes ..... je n'en peux plus d'émotion et je me met à pleurer par tant de beauté et de force projetée, je recherche une communion plus intense avec cette nature .... je monte sur ce rocher au bord du chemin et là face aux chutes, j'enlève ma cape de pluie, arrache presque mon tee shirt et me met torse nu face aux éléments, et je me met à crier de toutes mes forces en ouvrant la bouche pour aspirer goulûment toute cette eau providentielle qui m'enmène si loin dans mes rêves devenus d'un coup réalité ...... c'est magique et incontrôlable de bonheur, et celà dure le temps que dure les rêves ..... car les rêves existent, j'ai trouvé la porte d'entrée .... là au bord de ces chutes à taille de géant et il ne me manque plus que les ailes pour me projeter définitivement dans un ailleurs ....... vais je enfin sauter et franchir le pas de l'ultime bonheur .......

Une main se pose sur mon bras et me tire en arrière ...... le ranger me remet d'aplomb, en souriant, sur le chemin au grand soulagement de ma compagne, je suis heureux d'être venu là contempler les Victoria Falls, je suis trempé d'émotion et je ruisselle de bonheur ..... j'ai côtoyé les dieux et plus jamais je n'ai retrouvé autant d'émotion à clamer .......

Victoria Falls - Zimbabwe ........

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Zabinouk · 2005-05-06

Merci Loopkin d'avoir lancé ce sujet.

C'est finalement incroyable la sommes de détails que j'avais enmagasiné, je n'ai quasiment pas eu besoin de mon carnet de voyage, ni même de regarder les photos, toutes les impressions me revenais au fur et à mesure.

C'est comme si j'avais vécu cette matinée une deuxième fois, alors Merci

J'ai pas triché concernant Monet, car c'est la pensée qui m'est venue à plusieurs reprises, là bas sur place.

En tout cas ça me donne des idées, premièrement concernant les voyages passés, revoir si je peux reprendre des notes, voir ce que je peu refaire ressurgir comme souvenirs, et deuxièment pour mon prochain voyage en Aust. Nouvelle Zelande.

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Zabinouk · 2005-05-06

MUSI- OA- TUNYA

La fumée qui gronde.

Merci Alan de ce partage, j'ai les larmes aux yeux en te lisant.

C'était tellement beau, et moi je les aient, seulement vu à la saison sèche, ce grondement, cette chaleur humide... oui tout revient illico.

Les babouins? Je les ai seulement vu voler du pain à la douane entre Zimbabwe et Zambie. Sinon je les ai cotoyé de plus près en Tanzanie, ils nous ont même "aider à ranger nos sacs, un matin au lac Manyara.

Merci Isa

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Ailleursland · 2005-05-07

Il est presque midi, le point de non retour est proche. Le nez collé sur le verre frais et parsemé de givre, j’admire la carte du ciel d’un œil attentif et émerveillé.

D’en haut se dessine une multitude de formes ovales, parfois rondes, toutes d’une époustouflante imperfection. Sous mes yeux se dresse majestueusement un gigantesque jeu de dames, dont les pions avancent au fur et à mesure que nous approchons.

La partie est bien entamée. Pour mon plus grand bonheur, les pions éparses m’offrent un spectacle de variétés de couleurs dont la dominante est le bleu; bleu gris, bleu violine, bleu vert, sur une vaste étendue d’eau bleue…marine.. Je me sens infiniment petite face à la beauté qu’il m’est offert de contempler.

A mesure de notre progression, les formes et les couleurs se précisent. Les pièces du jeu grossissent à vue d’œil. Les teintes bleues se déclinent en un vert d’eau plus prononcé, on pourrait presque y apercevoir le mouvement des arbres frappés par une légère brise.

Mais il est encore trop tôt, trop de pieds nous séparent encore du mouvement de la terre. Pour immortaliser l’instant, je prends un cliché de ce vaste damier, en espérant continuer la partie une fois l’oiseau posé.

Et je contemple encore ce merveilleux spectacle, bercée par les micro nuages au milieu d’un ciel azur…jusqu’à ce qu’un tintement sonore vienne me rappeler que nous sommes prêts à attérir. « Attachez vos ceintures ».…la dame Malé est devant nous, nous clame le commandant…la partie est terminée…

Vue de mon hublot….Maldives

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Loopkin · 2005-05-31

Première vague de correction. Je suis à Buenos Aires, il fait gris et frais, je suis arrivé hier. Je vais tenter de voir Hergé. En attendant, je me repose un peu, et en profite pour enfin, faire un debriefing, avec mes vagues (voire nulles) connaissances en analyse de texte. Pfffff.... Vous avez le droit de rigoler, mais soyez indulgents, s'il vous plait.

Klokette:

Klokette privilégie surtout la vue pour décrire son arrivée à La Paz, ville mythique pour lui. Son récit est rempli d'émotions et de subjectivité. L'utilisation d'autres descriptions sensorielles un peu plus rares, comme le sens du sacré (ou pour le moins du transcendant), de l'orientation, et de l'autre, complètent bien le tableau et donnent une idée précise de l'espace tel qu'il fut perçu par Klokette. Précision de la subjectivité, un paradoxe? Pour la géantropie, non.

J'en frissonne. Dès le départ, l'émotion est là. Et elle fait plus appel au sens du transcendant qu'aux autres sens.

J'écarquille les yeux, la vue, à saturation, goûlument.

dans un ailleurs inconnu ou je me sens bien, qui me parait familier, ou parait me correspondre totalement dans le sens ou j'ai l'impression enfin de me trouver et de rattraper mon destin. Espace nouveau perçu de manière transcendentale. Idée d'énergies positives et compatibles avec Klokette.

Le vertige: sens de l'orientation. Rarement utilisé dans les descriptions. Un plus indéniable.

A la fin, Klokette nous parle des gens qui occupent l'espace décrit. C'est ce qu'on peut appeler le sens de l'autre, qui est incontournable, surtout dans un espace aussi habité que La Paz!!!

Zabinouk:

Le récit de Zabinouk est extrêmement dense en indications tactiles. De plus, ces indications sont très précises, variées, et poétiques. Ce récit est, selon moi, une perle de représentation spatiale. Je vais tenter de le décortiquer linéairement ci-après pour le prouver. Ce récit est celui qui m'a le plus projeté dans l'espace qu'il décrit. Et avec délice. Les différents sens (même les sens un peu plus difficiles à cerner que les 5 sens) se relaient tour à tour, se superposent, s'entremêlent, pour donner un tableau complet, bien plus complet, évidemment, qu'une carte, de ce qu'est le delta de l'Okavango. Afrique!

Dès le début, les indications sont extrêmement précises. Heures, température, sons. L'univers sonore est très développé et les idées passent parfaitement. On s'imagine l'herbe haute, les insectes qui vrombissent sous la chaleur déjà forte et inquiétante du petit matin, et la nuit passée à guetter et tenter de deviner la source de chaque son incongru et inquiétant.

Le toucher est à la fête lorsque Zabinouk décrit ce qu'elle ressent dans la tente avant de s'extirper de son duvet. Mais l'ouïe n'est pas pour autant délaissée, gràce à trois petites lettres: zip. Inspection des sanitaires à cause des bébettes et de la saleté. Visuel. Pour la première fois. Etonnant. En général, le champ visuel est le premier et le plus utilisé. L'effet obtenu est bon car il suit l'ordre naturel du réveil. D'abord le son, le toucher, l'odeur (description des cuisiniers qui préparent le petit déjeuner), puis la vue et le goût. En général. Parfois, l'odeur ou le toucher peuvent intervenir en premier s'ils sont les sources du réveil.

Le toucher intervient très souvent. Béton frais et rugueux, indications de températures lors de la douche, puis du petit déjeuner. Enfin, le goût arrive en force. Puis encore le toucher, et toujours accompagné d'expressions ou de comparaisons très précises et justes (la tasse en émail qui fait rêver mais qui brûle, c'est tellement vrai!). La poussière, qui gène, c'est encore le toucher. La chaleur déjà insupportable, c'est toujours le toucher.

Le sens de la vue revient, mais carrément saturé par les reflets sur l'eau. La vue vient lorsqu'elle est nécessaire. Je cherche une place à l'ombre est accompagné d'indications visuelles sur le mouvement des plantes et de la faune. De sens normalement passif (sauf si on ferme les yeux), dans ce récit, la vue est transformée en sens actif, c'est à dire volontaire. Je regarde ce que je vois, je vois si je veux voir.

Le toucher revient vite. La poussière se cole sur la crême solaire. Tellement vrai, cela aussi! On vit la chose grâce à ces petits détails. Ces détails qui changent tout. Ces détails qui donnent vie et qualité littéraire à un récit.

Direction vers l'Est. Indication de direction (sens de l'orientation). Important, car cela change la perception visuelle: réverbération terrible. Le visuel est volontairement imprécis, car le paysage est imprécis, dans cette rencontre fractale entre terre, eau, et végétation (espèce de lagune, ébauche de canaux, par où va-t-on passer?). Pendant qu'elle y est, Zabinouk donne une petite touche de toucher dans le canal, fouettée par un roseau. Indication non réellement nécessaire, mais qui, une fois encore, change tout à la précision de la description. C'est réellement dense et étroit, l'affaire. Puis le son revient. D'abord pour justifier une scène visuelle (envol des oiseaux), puis pour décrire une sensation (Il n' y aurais pas le bruit du moteur, j'aurais la vision d'un matin de commencement du monde).

nous la traversons d'Ouest en Est, sur une courte distance, mais quand on ne sait pas ou l'on vas les distance paraissent toujours énormes. Indications d'orientation et de désorientation. Le sens de l'orientation modifie la perception de l'espace (de la distance, ici). Idée intéressante.

Les description du matériel (fond de la pirogue, tasse de thé, sol de la douche, tente) sollicitent surtout la vue, mais aussi le toucher. Deux en un. Très efficace, et encore une fois, cela permet de mieux rendre compte de ce qu'elle a vécu en ces lieux.

En mokoro, la vue est toujours aussi floue, à cause de la complexité du terrain. Et le mouvement (toucher) est insolite. La description qui suit est visuelle, et plus précise. Les couleurs apparaissent, mais on ne s'en rend pas compte à la première lecture, tant elles ont toujours été là dans le récit, même si jamais elles ne furent nommées (sauf le thé noir et quelques éléments verts). Grâce à l'utilisation des autres sens, Zabinouk nous a livré des cargos entiers de couleurs depuis le début. Même dans la nuit inquiétante qui a précédé son réveil. Et le toucher reste là, indélogeable, pour donner une indication de température et de différence. D'unique différence avec un style de peinture suffisamment connu pour qu'on puisse y avoir recours pour décrire un lieu sans risquer de donner une indication incompréhensible. Artifice facile, certes, mais pourquoi s'en priver si la scène est si proche de ce que Monet a peint avec ses Nimphéas?

Zabinouk, dans un soucis d'équité, rend ensuite vite hommage à l'ouïe, par le silence interrompu parfois. Là encore, on s'y croirait. C'est précis, tellement réel, mais poétique à la fois.

Zabinouk arrive dans un endroit plus dégagé. Changement d'ambiance. C'est très visuel. Mais aussi émotionel. Plus que jusqu'alors. La description précise, un brin trop rigoureuse (mais sans perdre en poésie) laisse la place à l'émotion. Mais toujours avec précision. Les points touchés sont la gorge et les yeux, pas loin de rendre larme.

Mais le soleil est impitoyable. Il faut revenir à la réalité, à cause des coups de soleil, de la sensation d'oppression que le caractère imprécis du terrain exèrce, et de la position inconfortable (toucher, vue, toucher).

en gardant surtout les mains à l'intérieure. Sens du goût? Celui que sentiraient les crocos si la consigne n'était pas respectée? Sens de l'autre, plutôt. Sentiment d'une présence hostile.

avec vue magnifiquement dégagée sur nul part: j'imagine que cette figure de style porte un nom. Je ne les connais malheureusement pas (et je sens que ça me fait cruellement défaut dans ce décorticage). Ce qui est certain, c'est que l'effet escompté est là et renforce cette sensation de dépaysement et d'étrangeté que le sens de la vue transmet (plus que les autres sens, dans ce récit).

Merci Zabinouk, tu nous a livré non pas un récit, mais un morceaux de notre planète de la taille d'un delta de grand fleuve africain. Pour que dalle. Juste le prix d'une connexion à internet, le temps de prendre le temps de lire cet espace.

Opai:

C'est beaucoup plus court, mais aussi dense en indications sensitives. Et aussi, voire encore plus, poétique. Les indications de sens sont précises même si elliptiques comme ici: Cette monotonie est quelquefois rompu par un âne amoureux ou en colère. Nulle part dans cette phrase n'intervient directement un mot du champ lexical sonore. Mais on comprend qu'il s'agit des cris des ânes (un cheval hennie, mais un âne? aidez moi s'il vous plait, mon français s'érode ces temps-ci, si loin de la France). Le réveil, une fois encore, est décrit dans l'ordre des signaux. D'abord les sons.

L'idée du changement de l'espace à travers le temps alors qu'Opai est resté rigoureusement au même endroit plusieurs heures est intéressante et prouve que la notion de temps est indissociable de celle d'espace. Et qu'un espace n'est représentable ponctuellement que pour un temps donné. A t + dt (un peu plus tard), l'espace n'a rien à voir. Et ce, que ce soit en ville ou dans la nature.

Je fais une pause, je parlerai des autres après manger, mon estomac se tortille avec une forme malicieuse et moqueuse. Comme si écrire était plus important que manger!!! Il se marre le gars. Jaune. Jaune gastrique.

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Fabricia · 2005-05-31

😉 Félicitations, cher Prof' Loopkin : ces fines et savantes analyses méritent une excellente note = 18/20 !

(On dit qu'un âne "brait")

Bonne nuit sous le ciel argentin... Hi-han... je rectifie : Bonne journée et bon appétit...

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Loopkin · 2005-05-31

Merci pour la méta-analyse, et merci pour braire, effectivement. Braire. C'est fou d'oublier des choses pareilles. On dit même, parait-il, tu me fais braire. J'espère que je ne fais pas braire les lecteurs de cette longue discussion.

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Zabinouk · 2005-05-31

Pfff! quelle surprise pour moi, premièrement c'est sacrément interessant de voir analyser un de mes écrits, mais la surprise vient du fait que le sens du toucher semble prendre la première place dans ma description.

J'en suis baba, moi qui pensais que mon point fort c'était la vue.😎

Merci beaucoup pour la "correction", j'ai appris beaucoup d'un coup.

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Loopkin · 2005-05-31

Mon estomac faisant moins le malin après la dose que je viens de lui injecter, et surtout à cette vitesse, je reprends:

LaFleur:

Non, je n'ai pas mal mangé, et non je n'ai rien contre toi, et non, ce n'était ni du lion ni de la hyène. Et je suis désolé de commencer comme ça, mais voilà: ce que tu as écrit est un peu hors sujet. Tu ne décris pas vraiment un espace, à part quelques moments sur lesquels je reviendrai. La première partie, en particulier, bien que pleine d'émotion, n'est pas de la représentation spatiale. Tu ne décris aucun lieu, mais tu décris l'idée d'un pays (et un pays est un espace, cela, je te l'accorde). Tu décris surtout, dans cette partie, via des histoires de fractions ou de journaux télévisés qui te passent à dix mille kilomètres au dessus du crâne, à quel point tu es focalisée sur une seule chose, le Portugal, qui te manque tant et qui signifie tant pour toi. Mais je le répète, tu ne représentes, au sens de description, aucun espace dans cette partie.

Ensuite, il y a quelques descriptions parlantes, et comme par hasard, ce sont celles qui font appel aux sens (de toute façon, c'est le principe même d'une description).

D'abord des sons: ta langue. On imagine le bonheur. Puis le climat (vue et toucher principalement): le ciel est bleu, alors qu'à Paris, il était pâteux (en passant, je trouve que c'est une image forte, et c'est un adjectif qui ne se prête normalement pas à un ciel, cette figure de style porte un nom, que j'ai appris il y a peu, mais voilà, j'ai oublié). Et il y a cette odeur de bonheur. Pas la peine d'en dire plus.

la voiture saute dans tous les sens.....je suis heureuse. On imagine la scène où tu es heureuse d'être bousculée dans tous les coins, ce qui est normalement désagréable est tant chargé de signification que ça te rend heureuse (comme moi quand je sens l'odeur du soufre, ça me rappelle trop l'Indonésie et ses volcans, alors qu'objectivement, ça pue). Dans ce cas présent, on a donc une descrition sensorielle subjectivisée (et donc alterée) par ce qu'elle représente pour celui qui a ressenti ce qu'il décrit.

Enfin je mange local.....Mmmmm c'est trop bon....indéscriptible...... Dommage que tu n'en ais pas profité, justement, pour décrire le goût que tu as senti, à la manière, par exemple, de Zabinouk. C'est ce genre de choses que j'attendais!

j'entends des animateurs portugais.....les chansons fusent....j'ouvre la vitre pour sentir l'air de Porto me taper sur le visage..... Oui, là, on s'imagine bien. Son, toucher, et odorat se rejoignent en une seule sensation: le retour au bercail et tout ce qu'il veut dire. On sent que le vent dans les yeux n'est pas le seul facteur à les rendre aussi humides.

Dans tous les cas, merci d'avoir partagé une telle émotion, et.... bon voyage!

LePiaf:

L'oiseau a finalement volé au-dessus des cratères. Le contraire aurait été dommage. Merci à l'aéroclub de Saint Denis, donc. Il nous livre une description très visuelle de sa randonnée à pieds au Piton de la Fournaise. Parfois, s'agrègent des sons (absence de bruits, de cris d'oiseaux, dur pour le Piaf, hélicos) et des odeurs (absence d'odeurs, pour être précis).

Malheureusement, LePiaf ne nous décrit pas les sons et les odeurs qui s'échappent du cratère. Or, je doute qu'à ce moment là, il n'y avait pas d'autres sons que celui des zélicos (ou alors ils étaient vraiment très proches) et aucune odeur (voir mon commentaire à LaFleur). Plus généralement, autant il décrit la marche d'approche vers les cratères, dans la caldéra du Piton de la Fournaise, où l'absence de vie doit effectivement être fortement ressentie (ce qui transparait bien à ce moment du récit), autant il ne nous dit presque rien des cratères eux-mêmes, même visuellement (Plusieurs cratères s'offrent à nos yeux, nous passons de l'un à l'autre, je suis heureux.) Comment étaient-ils? A quoi lui faisaient-ils penser? dommage qu'il n'y ait rien de ce côté là, surtout quand on sait à quel point voir un cratère actif est une expérience forte, unique. La preuve, Lepiaf était heureux. Et quand on sait à quel point Lepiaf excelle à décrire un espace (voi autres messages de lui, il y en a quelques uns...).

Dis nous en plus, ami volant! C'est frustrant!

Alan... Maintenant...

Alan Alan Alan... Toujours aussi fort. A lui tout seul, il invente un nouveau sens: le sens de la nature. Tout n'est que communion avec cette magnifique entité. Presque jusqu'à la mort. C'est du concentré d'Alan, comme d'habitude.

Bien sûr, c'est très visuel, un peu sonore, mais surtout, ce récit fait sans cesse appel au sens de la transcendance. Il ressent quelque chose en ce lieu qu'il ne ressentira jamais ailleurs et qu'il n'avait encore jamais ressenti. Cette envie de ne faire plus qu'un avec le site. Cette communion complète entre lui et la nature.

on se sent irrésistiblement attiré par ce nuage en transe, et on a envie de pénétrer à l'intérieur pour y disparaître à jamais et rencontrer ce que l'on croit être les esprits ....... féérie des couleurs, comme l'autoroute qui doit vous conduire au bonheur ...... plonger à l'intérieur d'un gouffre sans fond et qui voudrait vous y entraîner ..... féérie, puissance non contenue, je n'en peux plus d'émotion et je me met à pleurer par tant de beauté et de force projetée, je recherche une communion plus intense avec cette nature .... qui m'enmène si loin dans mes rêves devenus d'un coup réalité ...... c'est magique et incontrôlable de bonheur, et celà dure le temps que dure les rêves ..... car les rêves existent, j'ai trouvé la porte d'entrée .... là au bord de ces chutes à taille de géant et il ne me manque plus que les ailes pour me projeter définitivement dans un ailleurs ....... vais je enfin sauter et franchir le pas de l'ultime bonheur .......j'ai côtoyé les dieux et plus jamais je n'ai retrouvé autant d'émotion à clamer .......

Ici j'ai réuni tout ce qui touche à cette notion de transcendance, voire de trance, et à la communion entre Alan et l'espace dans lequel il évolue. J'irai jusqu'à oser dire que c'est extrêmement érotique. Alan fait l'amour avec les chûtes. C'est rempli de sensualité, notamment:

je monte sur ce rocher au bord du chemin et là face aux chutes, j'enlève ma cape de pluie, arrache presque mon tee shirt et me met torse nu face aux éléments, et je me met à crier de toutes mes forces en ouvrant la bouche pour aspirer goulûment. vais je enfin sauter et franchir le pas de l'ultime bonheur ....... je suis trempé d'émotion (là, particulièrement!!!) et je ruisselle de bonheur .....

Pourtant, certaines perceptions sensorielles ne sont pas décrites. Dans des lieux aussi forts, les odeurs et les goûts ne doivent pas manquer. Mais non, peut être est-ce volontaire, le sens du sacré l'emporte de loin sur tous les autres, et tellement que les odeurs et les goûts sont dillués.

Je me permets une parenthèse. Je reviens tout juste d'Iguaçu, oú j'étais il y a trois jours. Là bas, j'ai pensé à ce texte d'Alan que j'avais lu avant, et maintenant que je le relis (et pas relie, je ne suis pas fou, contrairement à ce que peut parfois prétendre Lepiaf), je repense à ce que j'ai vu. J'ai ressenti des choses à peu près similaires. Je vais bientôt m'occuper des photos et les mettre sur mon site. C'était énorme, et effectivement, les goûts et les odeurs étaient littéralement noyés par le sentiment de puissance des chûtes, et d'impuissance de notre condition. Et je me disais que sauter là dedans et y finir était sans doute quelque chose de fort, de beau, de complet. Une union, un retour aux "sources". Et mes soucis emportés avec moi depuis mon départ de Tucumán se sont dillués tout autant dans ces chûtes immenses et folles. Je suis ressortis du site lavé, purgé. Et je n'ai pas sauté...

Ailleursland:

Ailleursland nous décrit finement son arrivée en avion de ligne sur les Maldives, dans un exercice de style intéressant et palpitant. "Mais de quoi parle-t-elle?" se demande-t-on au début, puis au milieu. Seulement vers la fin, on commence à comprendre de quoi il est question, et tout le jeu de la description se met en place d'un coup à la lecture de la dernière ligne.

La description est purement visuelle. Et pour cause, c'est une vue à travers un hublot, de loin. L'espace n'est pas à proprement parler investi, il est juste apperçu de loin, mais déjà l'émotion et l'esthétique l'emportent. Ailleursland nous décrit l'espace à la manière d'une photo aérienne, voire satellitale. Ce n'est donc que visuel. Et, tout comme les photos aériennes, on met du temps à comprendre de quoi il s'agit. D'abord à cause de l'échelle inconnue (voire, dans ce cas présent, variable à cause de la descente), et ensuite parce que notre oeil (ou nos yeux??) n'est pas habitué à voir la planète d'en haut, d'où les choses sont si différentes. Et tout comme une photo aérienne, c'est beau. La nature est la plus grande artiste jamais connue. Ailleursland le sait, et nous le fait savoir... artistiquement.

Conclusion:

De belles descriptions, qui, souvent, rendent bien les espaces décrits. Ce fut un plaisir de vous lire, tous mes sens sont pleins d'informations, juste par ce que mes yeux ont lu et envoyé au cerveau pour qu'il projette mentalement une interprétation. Tel est le pouvoir de l'écriture pour représenter l'espace. Un pouvoir énorme. On peut même décrire des lieux imaginaires de manière précise, émotionnelle, et artistique, comme un des grands maîtres dans ce domaine... Tolkien. Voilà, ça, c'était plus pour ouvrir le sujet. Ceux qui veulent décrire des lieux imaginaires de la même manière que dans cette discussion, qu'ils s'y donnent à coeur joie!

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Simba · 2005-05-31

B'soir loopkin,

Ca fait un moment que je reluque ce topic ...

Je vais tenter de décrire un (ce qui va pas être simple à la base ... car va falloir faire un choix!) lieu-moment et tenter d'exprimer comment j'y ai ressenti l'espace ...

J'avoue, avoir juste survolé en big diagonale ce post et ne pas avoir lu ni les textes des autres Vfistes ...ni tes réactions ...Afin de ne pas être influencée dans le brut de brut que je vais livrer! (Mais pour sur j'irais lire après!)

Timbavati (Réserve privée du Parc National Kruger) ... Mai 04. La nuit est tombée depuis 1 heure environ, le 4 x 4 open qui nous transporte s'arrête, au croisement de 2 pistes ... près de ce lac (où le premier soir j'y ai vu le reflet de chacune des étoiles qui brillaient dans le ciel).

Louis (le ranger) coupe le moteur du véhicule et éteint les phares ... Nous sommes les seuls humains au coeur de cette nature qui va vivre au rythme de la nuit. Au début je ne vois rien ...J'écarquille instinctivement les yeux ..Ils ne s'habitueront à l'obscurité que quelques minutes plus tard (pour n'y distinguer que de grosses formes foncées, probablement des acasias). Le fait de perdre mes repères visuels aussi brutalement, m'oblige à développer mon sens auditif (mais j'ai l'impression de ne rien entendre non plus qui s'échappe de la savane 🤪) je n'entends que ma respiration et celle des autres ...La panique sans doute ! Je reste complètement immobile et sans parler (par prudence)...Je me rappelle juste avoir senti l'odeur de la poussière de cette piste et celle du moteur encore chaud.

Quelques minutes plus tard (je ne saurais estimer le temps exact qui s'est écoulé) le faux silence (car bruits il y avait, j'en suis sûre!) est déchiré par un feulement, deux feulements ...six feulements (on les distingue audiblement!)... Toujours dans l'obscurité, je sens passer dans mon corps comme une décharge glaciale. Je reconnais ce bruit de fauve (pour l'avoir tant entendu par le passé!) et je sais exactement de quel animal il s'agit!

Tout se passe très vite, Louis remet le contact, rallume les phares et se dirige 200 m plus loin. Ils sont là ...ils sont 6 ! 6 lions : 3 à ma droite et 3 à ma gauche (ces 3 derniers, je les entends mais ne les vois pas! ce qui ajoute un cran supplémentaire à l'adrénaline éprouvée ...car eux connaissent parfaitement leur territoire et peuvent s'y mouver à moindre bruit, moi je suis clouée dans cette bagnole ouverte).

Je ressens une telle excitation à la vue de ce spectacle animalier mais je dois à tout prix la contrôler et tenter de ne rien laisser transparaitre ...3 m me séparent de 2 d'entres eux (étalés sur la piste, tels des rois) et 1, 5 m d'un autre (tapis derrière un bosquet) ... Je distingue clairement la crinière de celui qui est le plus proche, elle est fournie et dorée (mais c'est encore un jeune mâle!) ...Je n'arrive pas par contre à saisir son regard (des branches camoufflent une partie de sa gueule) et puis aussi, je sais que je ne dois en aucun cas le fixer directement dans les yeux. C'est celui dont je me méfie le plus (la proximité oblige) par contre, j'entends distinctement quand il bouge : l'herbe se froise et les branchages craquent ce qui instinctivement accèlère mon rythme cardiaque.

J'observe les 2 autres ...Je distingue chaque mouvement avec précision (ils se levent, font 2, 3 pas ...se recouchent, tantôt sur le ventre, tantôt sur le dos, leur pelage est clair et enveloppé de la poussière de la piste, leur peau se soulève doucement à chaque respiration, leurs oreilles sont tendues ...)

cette piste je m'en souviens parfaitement : une bande herbeuse (très jaune) la traverse, de chaque côté s'étale la terre ocre parsemmée d'empreintes). Je ressens chaque feulement non seulement par leur puissance mais aussi parce que visuellement je découvre les machoires à chaque ouverture de gueule ... J'en mesure vite fait les canines ... Mais les pattes énormes et les yeux qui eux nous fixent sont tout aussi impressionnants. Ils sont si beaux, si majestueux qu'ils méritent bien leur surnom de rois!

Je garde les mains accrochées à l'appareil photo, je ne fais presque aucun mouvement ou alors je tâche de leur donner une amplitude minimale ...Mon coeur cogne dans ma poitrine, et mon souffle s'échappe par petite dose, se mêlant à ceux de mes voisins. Je me sens à la fois en confiance et paradoxalement totalement vulnérable. Je sais, je sens que la moindre erreur peut être fatale, c'est ce qui rend ce moment si puissant.

Je me rappelle d'eux, de nos souffles retenus ...

Je ne saurais jamais te dire si ce soir là, le ciel était étoilé ou pas ...mes yeux étant rivés au sol !

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Ailleursland · 2005-05-31

Salut Loopkin,

Merci beaucoup pour l’analyse de ta perception.

J’ai écrit cette brève car la géantropie m’a fait penser à la programmation neuro-linguistique.

Définition : Programmation, parce que, tout au long de notre existence, nous nous programmons en mettant en place des façons de penser, de ressentir et de nous comporter que nous employons dans les multiples situations de notre vie. Si nous établissons l'analogie avec l'informatique, le matériel (hardware) est le même: nous avons tous un cerveau et un système nerveux. Ce qui change, ce sont les programmes (software) dont nous disposons pour nous servir de ce matériel ... Neuro, parce que cette capacité de nous programmer repose sur notre activité neurologique. C'est parce que nous possédons un cerveau et un système nerveux que nous sommes capables de percevoir notre environnement, de penser et de ressentir, de sélectionner des comportements, etc. Les procédures de travail de la PNL agissent directement sur cette organisation neurologique ... Linguistique, parce que le langage structure et reflète la façon dont nous pensons. Le discours d'une personne est riche en informations sur la manière dont celle-ci construit son expérience du monde.

En PNL on parle souvent de carte du monde. La carte est un modèle en deux dimensions reproduisant les caractéristiques du terrain, du territoire. La carte du monde d'une personne est l'ensemble des représentations internes de cette personne. Ces représentations internes sont chacune le résultat de la modélisation de la réalité perçue.On parle de réalité subjective: ma réalité n'est pas ta réalité.

Ton sujet m’a fait penser à la carte du monde de la PNL et c’est la raison pour laquelle j’ai choisi de me situer dans un grand espace, le ciel, pour raconter ( le monde vu d’en haut )

Ton analyse sur le visuel est très pertinente en effet, je suis une pure visuelle, je parle comme une visuelle en utilisant des termes visuels le plus souvent. Quelques exemples du texte : j’admire, d’un œil, se dessine, je contemple…et vu du haut, comme tu le soulignes, c’est différent, l’œil est notre meilleur allié.

J’ai volontairement occulté le côté auditif, car à part entendre le bruit du moteur d’avion, je ne voyais pas l’intérêt d’insister sur ce côté-là.

Quand au côté kinésthésique ( le ressenti ), je ne l’ai pas oublié : émerveillé, pour mon plus grand bonheur, je me sens infiniment petite….

Bien que nos points de vue divergent sur la perception de voir, d’entendre ou de ressentir l’espace ou le lieu, au final nous comprenons l’idée et c’est pour moi le plus important. C’était un sujet inspirant…merci de l’avoir lancé.

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Alan · 2005-06-01

Pourtant, certaines perceptions sensorielles ne sont pas décrites. Dans des lieux aussi forts, les odeurs et les goûts ne doivent pas manquer. Mais non, peut être est-ce volontaire, le sens du sacré l'emporte de loin sur tous les autres, et tellement que les odeurs et les goûts sont dillués.

En fait, on ne les perçoit pas tant la communion est sublimée dans une sorte d'excéssivité de tous les sens, mais éblouie par cette puissance et cette athmosphère humide ..... la relation amoureuse que tu effleures est en effet bien là, et lorsque que l'on atteint un tel état de transe, on n'a comme dans l'acte amoureux qu'une seule envie ..... être au plus profond du partenaire et ne plus faire qu'un avec lui ..... et peu importe à ce moment là le prix à payer, on ne pense qu'à l'instant et à ce qu'il nous offre dans ce qu'il a de meilleur en lui, on touche au sublime et on approche au sacré de l'âme ..... il ne reste qu'un pas à faire pour enfin toucher les dieux de prés ......

Mais ce pas là est sans doute le plus difficile dans sa conclusion, mais j'y arriverais certainement un jour ...... 🙂

Merci Prof ......... !

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Fabricia · 2005-06-02

N'en déplaise à certains : c'est encore de l'Inde qu'il s'agit... Dissertation géantropique –

Décrire ce qu’on a ressenti avec nos cinq sens, en voyage ?

J’avais déjà voyagé depuis plus de 20 ans en Europe ainsi qu’outre-Atlantique et dans quelques pays autour du bassin méditerranéen. Beaucoup de bonheur au souvenir de ces pays variés dont j’avais tant rêvé, mais rien de comparable à l’émotion que j’ai éprouvée lorsque j’ai atterri à l’aéroport de New-Delhi, au cœur de ces Indes qui avaient tant occupé mon esprit depuis mon plus jeune âge.

A la descente de l’avion, j’ai été saisie par l’odeur étrange, mélange d’épices et de poussière qui flottait au-dessus du tarmac brûlant. L’odorat est, semble-t-il, le sens le plus chargé en évocations de tous les événements marquants dans notre vie d’humains.

Il suffit de sentir un parfum ou une émanation (plus ou moins agréable) pour qu’on soit immédiatement transporté dans un lieu ou un quelconque moment situé dans le passé… Puissance telle que certains psychologues utilisent ces moyens olfactifs pour aider les personnes amnésiques à retrouver la mémoire.

Le trajet vers le centre de la capitale indienne est riche en spectacles insolites : une foule compacte circule le long des routes, débordant sur les voies de circulation encombrées par un flot ininterrompu de camions énormes, de bus débordant de passagers, taxis, vieilles guimbardes, motos, scooters, rickshaws, vélos… et les fameuses vaches indifférentes aux klaxons furieux des conducteurs obligés de piler net devant le symbole indien le plus sacré. Bruits, vacarme, tintamarre… Pourquoi n’ai-je pas un magnétophone pour enregistrer ce fond sonore ? Inutile, de longues années plus tard, j’ai encore tout ce boucan dans les oreilles…

Mon regard s’emplit de couleurs éclatantes : soleil radieux et ciel bleu éblouissant, kaléidoscope de saris, turbans sikhs, longuis, salwar-kamiz, tuniques et jodhpurs, tourbillons de poussière ocre, donnent le vertige à l’occidentale habituée aux teintes neutres en vogue dans mon pays. Les forteresses de grès rouge, les coupoles de marbre blanc opalescent, enluminures et pierres incrustées, bassins d’eau verte, buissons de bougainvillées pourpres, voûtes de banians aux branches enchevêtrées, pelouses de gazon épais… Festival multicolore.

Surprenants plats épicés dont on peut dire que ce sont des volcans en fusion pour mes papilles délicates ! Je ne sais plus distinguer le goût de ces jolis légumes, qui me sont pourtant familiers, ici noyés d’une vague brûlante. La moins agréable de mes sensations indiennes.

Malgré une densité à nulle autre pareille, il est exclu d’avoir un contact, le plus léger soit-il, dans la foule incessante qui se déplace en rangs serrés sans jamais se toucher. On ne serre pas la main, le joli salut « namaste », ou « namaskar », les deux mains jointes à la hauteur de la poitrine et une inclinaison discrète au lieu de nos poignées de mains. Indécence totale de s’embrasser, même sur les deux joues. Se toucher est une manifestation réservée à l’intimité.

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Karine71 · 2005-06-02

A mon tour de me lancer bien que je n'ai pas l'habitude d'écrire mes impressions et de dévoiler mes souvenirs. On verra le résultat.

Je suis arrivée à Djiguibombo de nuit. Ce village dogon se situe en haut de la fameuse falaise de Bandiagara. La nuit est tombée d'un seul coup, comme un rideau sombre, enveloppant tout autour d'elle. J'ai juste eu le temps d'enregistrer quelques images, quelques impressions le long de cette piste de brousse. L'acceuil au campement fut chaleureux : une table, quelques chaises, un couscous pour mon estomac affamé et un sourire sincère et rayonnant de mon hôte. Je ne pouvais rêver mieux. Le sommeil se faisant sentir, j'escalade une échelle sculptée dans du bois pour atteindre mon matelas perché sur le toit d'une habitation. Là, le spectacle me fit chavirer. Une voute celeste, étoilée, immense... Des milliards et des millairds de petites luciolles perchées la haut, loin, très loin mais qui scintillaient inlassablement comme pour me souhaiter ma bienvenue au pays, comme un invatation à un voyage fabuleux.

Je réalise alors que je commançais à vivre pleinement mon rêve de venir au MAli. Fini les imaginations, les rêveries que je me faisais à longuer de journées depuis des mois. A cette heure, la nuit est réellement sombre, obscur mais aucune angoise ne venait de cette obscurité. Impossible bien sur de discerner quelque chose, juste des cris de bêtes se faisaient entendre dans le lointain. Ce n'est que plus tard, une fois dame lune levée, que je pus deviner quelmques silhouettes d'arbres, de constructions. J'avais hâte d'être au matin pour voir enfin ce pourquoi j'étais venue.

Un concert de coqs, de moutons, de chèvres, me réveille avant le lever du soleil. Déjà les femmes travaillent, les bébés pleurent attachés dans leur dos. J'attends alors quelques secondes avant d'ouvrir les yeux, pour savourer cette dernière attente, si douce mais si cruelle. Enfin je m'assied et j'aperçois le village dogon les cases à palabre, ses fameux greniers, ses maisons... Des femmes passsent avec d'énormes basines sur la tête, des enfants me regardent en souriant dans la cour. Le village semble perdu dans cette brousse, rien au loin sinon des arbustes secs, des baobabs se dressant sur ce ciel bleu.

Chaque jour est une découverte, je vais de village en village, tous différents. J'avais du mal à imaginer tant de diversités et pourtant si, tout se réinvente chaque jour. La seule chose commune est ce soleil. il monte tout au long de la matinée et quand je sens sa morsure sur ma nuque une délicieuse sesation me parcours le dos. JE sais alors qu'il faut s'arrêter au prochain village pour se mettre à l'ombre, se reposer. Tout se gorge de chaleur: la pierre sur laquelle mes doigts s'accrochent, glissent pour ne pas tomber, mon eau dans ma goiurde qui en devient imbuvable, ma peau sur laquelle je sens les gouttes de sueur perlent et finissent pas couler lentement...

Et ces baobabs majestueux même les feuilles tombées, et ces rires d'enfants que même la bariière de la langue ne dérange pas à force de voir des toubabs, es c'est habitudes si faciles à prendre comme la douche en plein air, et ces sourires, ces regards échangés avec cet inconnu dont on se sent si proche.

Mais le départ est déjà là, le dernier jour arrive et à peine les yeux ouvert je pense déjà à cette région à l'imparfatit, à cette région que je vais quitter. La tristesse me coupe l'appétit et après un dernier petit tour dans le village de Yendouma je laisse derrière moi un guide fabuleux de gentillsse et de générosité ainsi que mes sandales dont je lui fait cadeau. Je me sens étrangement vide, comme si quelques chose venait de se briser en moi. C'est une impression bizarre mais je pense que j'ai laissé quelque chose de moi la bas, dans cette falaise, dans ces villages. Mon voyage ne peut se finr comme cela. J'ai un gout d'inachevé dans la tête. Ce pays je le garde en mémoire et à mon retout en France je sais que mes pensées iront à cette falaise, à ces rochers, à ces hommes et femmes, à ces nuits étoilées si magiques, soi sombres, à cette caresse du vent si douce sur mes épaules le soir...

Sujet de dissertation géantropique

BlueBird · 2005-08-23

Heu....c'est encore ouvert comme sujet, ou le prof a-t-il ramassé assez de copies pour l'instant ?? 😛 Je me lancerais bien aussi, si on a encore le droit 🤪

En tout cas, extra à lire. Retrouver la PNL sur VoyageForum, j'aurais pas cru !! Impression perso : les ruptures de style en disent long aussi sur l'intensité des souvenirs... Longue vie à la Geantropie 🙂

Lara

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Loopkin · 2005-08-24

Bonjour.

Ce sujet est ouvert tant que François jugera bon de le laisser ouvert. Donc, à ta copie!!! Avec plaisir! Je referai une correction quand il y aura assez de copies pour ça, si tant est que je puisse m'en octroyer le droit! Au moins, ce sera, je n'en doute pas, un plaisir de te lire. Au fait, bienvenue sur VF, je vois que tu es toute nouvelle!

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Simba · 2005-09-29

T'es de retour pour les corrections ? 😉

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Loopkin · 2005-09-29

Bonjour la Lionne. Oui, de retour, mais j'attends encore d'autres copies à venir. Notamment une, promise depuis longtemps, et qui promet d'être très ... prometteuse... Je n'en dis pas plus pour le moment. De toute façon, rien ne presse, non?🙂

Bonne savane bruxelloise

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Simba · 2005-09-30

De toute façon, rien ne presse, non?🙂

Non Non Chat preche pas! Rassurée que tu ne perdes pas chat de vue ...

Pachienche donc! 😉

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Pataugas · 2005-09-30

Question (idiote?) à Loopkin et aux ceusses qui ont répondu à son post: chat rime à quoi de se faire "corriger" un débit d'encre ?! J'ai l'impression d'halluchiner là!!!

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Alan · 2005-10-01

Moi j'ai répondu sans savoir que l'on allait être corrigé ...... 😉 c'était simplement une sensation à retransmettre et de voir si celà correspondait à ce que Loopkin en attendait ..... maintenant qu'il nous donne son avis sur ce que l'on a écrit, pourquoi pas lorsque l'on connaît les qualités des aptitudes géantropiques de notre ami concernant l'expression qu'il se fait du voyage .......

C'est pas bien grave, prenons celà comme un moyen d'expression ..... 😉

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Loopkin · 2005-10-01

Bonjour. D'une part, il n'y a pas d'encre. Que du clavier. D'autre part, je ne corrige pas, je fais des commentaires à la sauce géantropique sur la perception et la description d'un espace à travers les sens. J'ai déjà fait de tels commentaires plus haut. Je n'ai pas d'autres prétentions, celle là étant déjà, je l'accorde, à la limite de la bienséance.

Bonnes ballades

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BlueBird · 2005-11-13

Bonjour Loopkin !!

Je viens de commencer ma copie géantropique.Enfin ! Mais elle sera longue 🙂 Elle se cache dans le chapitre "Carnets de voyage, textes de voyageurs" sous le nom : "Voyage en Terre du Milieu" ou "Comment naissent les OIseaux".

La suite arrive...

Je sais pas si cela correspond à ce que tu voulais ? Probablement pas : je me suis laissée emporter par mes souvenirs. J'avais très envie de retranscrire ces moments forts. Mais ils sont forts pour moi surtout parce que le "ressenti brut" perçu par les 5 sens a fait naitre des émotions ou les réflexions profondes. Je ne serais pas assez précise dans la transcription du "ressenti", c'est trop loin. Par contre, les émotions sont toujours là que je ne peux pas m'empécher d'essayer de transcrire par des mots.🙂

Bref. A toi de ver...moi, je m'amuse !

Bluebird ( Heureuse de repartir en Terre du Milieu le temps d'une dissert !)

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Loopkin · 2005-11-14

Je sais pas si cela correspond à ce que tu voulais ? Probablement pas : je me suis laissée emporter par mes souvenirs.

Gaffe au hors sujet!!!

Non, je blague. Si tu nous fais rêver, c'est plus que mieux.

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Koudou · 2005-12-21

Mercado Quatro

La première impression en sortant du taxi C'est la foule, l'odeur, la chaleur et le bruit En un impact physique qui laisse tout étourdi Sur le bord de la rue grouillante de vie.

La foule omniprésente, qui achète, qui vend Qui porte ou qui transporte en tas brinqueballants Toutes sortes de marchandises plus ou moins mystérieuses Dépensant pour cela une énergie furieuse.

L'odeur un peu étrange, mélange très exotique D'épices, de vieux papiers et de produits chimiques Auquels viennent se mêler les senteurs organiques Des grillades et des fruits aux couleurs myrifiques.

Le bruit, mélange de cris, de klaxons, de moteurs, Mélange qui se confond en une seule rumeur Mélange anesthésiant jusqu'à saturation Au point que très vite on n'y fait plus attention.

Et c'est dans cette ambiance qu'on aborde le dédale De minuscules échoppes où l'on trouve à l'étal De la calculatrice aux herbes médicinales En passant par des fruits et des cartes postales.

Tout l'espace disponible a été envahi. Débordant des immeubles et de leurs galeries, Le Mercado Quatro s'étale sur les trottoirs Où des bâches tendues définissent les couloirs.

J'y ai passé des heures, enchanté et ravi De voir les gens y vivre, de parfois marchander Pour acheter une babiole que plus tard j'ai jeté Pour le simple plaisir d'en faire un peu partie.

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Loopkin · 2005-12-22

Merci, très chouette. On y est! Mais je ne sais pas dans quelle ville ce mercado se situe. Mexique? DF? C'est pas évident, parce que tous les marchés du monde (du tiers) se ressemblent. Les mêmes fruits fous, les mêmes odeurs fortes, la même cacophonie, la même symphonie de couleurs. Mais c'est très bien rendu.

Certains coins, dans les galeries couvertes au coeur du marché échappent à la fureur du dehors. On se faufile alors dans d'étroits passages où sont étalés des tissus, des etoffes, des habits, qui feutrent l'atmosphère. On entend les murmures dans les galeries parallèles. C'est un contraste saisissant. Dans ces lieux sombres, tout n'est que calme, parfois luxe, et volupté.

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Koudou · 2005-12-22

J'en ai trouvé un peu partout du même genre.

mais le Mercado quatro est à Asuncion, Paraguay

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Loopkin · 2005-12-22

Merci. J'étais à Asuncion, mais seulement une nuit. Pas vu le marché. Dommage.

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Manualejandr · 2005-12-26

Salut à tous géantropes et autres adeptes du voyage et de la plume ! (Bonnes fêtes aussi, où que vous soyez de par le vaste monde, tant que nous y sommes).

D’abord, je tiens à féliciter les géantropes pour leur démarche originale... étant géographe de formation, j’apprécie cette nouvelle manière de d’appréhender espace(s), société(s) et donc territoire(s). Nous sommes loin des analyses statistiques et autres études monographiques ! Un peu d’art et de rêve ne fait pas de mal à cette discipline, alors que d’autre tentent de la rendre la plus rigoureuse possible pour pouvoir dire : « Voyez, nous sommes une science exacte ! Nous méritons nos lettres de noblesses ! » Mais que trouvent t’ils de si embêtant dans les sciences humaines pour vouloir faire parti à tout prix du club des sciences « dures » ??? C’est pas beau l’Humain ? Ce n’est pas assez sérieux ? Heureusement que tous (les chercheurs, les géographes) ne sont pas comme ça, heureusement aussi que vous nous proposez cette angle d’approche différent, salutaire équilibre pour la Géo ! Bref, sans m’étendre plus, merci, je suis en train tranquillement d’éplucher votre site, c’est intéressant au possible.

Sinon, juste aussi pour saluer la bonne idée qu’est cette dissertation au parfum des rédactions de notre enfance, voir des années de collège (j’espère bien que personne ne se sentira offusquer de se voir renvoyer dans ses jeunes années !). Je compte donc moi même apporter ma contribution à ce projet. Juste un peu de temps encore, l’ébauche a encore besoin de mûrir. En attendant je tenais à saluer tous les textes déjà postés. Il n’est pas forcement facile d’écrire pour être lu par d’autres, surtout quand il s’agit de parler de soi ! Félicitation à tous, grand plaisir à vous lire, j’espère que mon texte à venir aura pour vos yeux la saveur (tiens, je commence lol) que les vôtres ont eu pour les miens.

Au plaisir !

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Manualejandr · 2005-12-29

Salut à tous ! Ben voilà j'ai terminer ma contribution. 9a fait du bien d'écrire un peu ! C'est pas parfait mais bon, j'espère que vous prendrez autant de plaisir à lire ce texte que j'en ai eu à l'écrire.

Et heureuse année à tous

Depuis de nombreuses minutes déjà, je scrute nerveusement le paysage lointain, me désintéressant un peu trop du sinueux ruban de macadam que la voiture avale. De toute manière en ces heures torrides de fin de sieste les routes sont désertes. Même la traversé de rares villages ne révèle pas âme qui vive. A chaque virage, à chaque nouvelle perspective lointaine, mon regard s’évade plein sud, scrutant avec fébrilité la direction où il devrait apparaître.

Je ne suis que tension.

Ça y est. Alors même que l’attention se relâche, que je commence à perdre patience, à me demander anxieusement si je toucherais un jour au but, il apparaît, ... enfin. Dans la brume de chaleur qui trouble l’horizon, deux collines se découpent sur le ciel d’azur profond. Deux collines dont je connais chaque contour, chaque rocher par cœur. Deux collines sur lesquels s’étale un village que d’ici on devine à peine. J’arrête la voiture n’importe où, profitant du premier accotement se présentant. Couper le moteur, couper la musique, sortir de cette bulle sur roues, lentement, pour savourer cet instant unique. Mes pieds touchent le sol, contact. Me voici debout, immobile, laissant l’émotion me gagner tout entier. Long frisson, comme lorsque mourrant de soif on avale la première gorgée d’eau. Explosion sensitive, sons, odeurs, lumière.

Je ne suis que perception.

Revoir enfin ce village, au nom tant de fois murmuré, comme une formule magique, pour parfois garder courage, retrouver le moral, plonger dans mes souvenirs heureux. Il est là enfin. Pas tout à fait réel encore, guère plus qu’un mirage dansant dans l’air ivre de chaleur. Ses deux collines pelées dominent les courbes qui progressivement s’abaissent jusqu’à la rivière invisible d’ici. On la devine pourtant, cachée dans le ruban vert tendre des jardins irrigués, serpentant lascivement au travers d’un labyrinthe de collines couvertes de pins. Tels d’improbables escaliers géants, des terrasses de terre ocre et jaune escaladent les hauteurs, soutenues par d’innombrables murets de pierres sèches. Partout, des champs d’amandiers au feuillage acidulé et d’oliviers argentés. L’olivier... arbre roi ici, parfois plus que millénaire, dont le tronc noueux projette vers le ciel une ramure d’argent scintillant, milliers de petites feuilles oblongues qui bruissent et frémissent à la moindre caresse du vent chaud. A l’est, une chaîne de montagnes se découpe en arrière plan, émergeant des collines comme une falaise d’une mer houleuse. Je salue ces géants de roche, reconnaissant pour la beauté sauvage du paysage grandiose qu’ils offrent encore une fois a mes yeux. Reconnaissant surtout envers ces citadelles de calcaire qui forment un rempart, protégeant ce havre de paix, ce morceau de paradis que je goûte encore une fois. De l’autre côté, là où mon regard ne porte pas, leurs versants plongent vers la mince plaine côtière qui leur interdit d’embrasser la mer. Cette frontière n’est pas seulement physique, formée de multiples strates de roche, cassées, plissées, projetées vers le haut par des forces énormes. Elle est presque magique, elle qui sépare deux mondes si différents, deux mondes ou même le temps ne semble pas passer au même rythme. La bas, au delà, tous semble faussé, déraciné, construit pour d’éphémères plaisirs estivaux qui ont noyé dans le béton, le bitume et le sable blanc, l’âme de région entière. Ici, sous le ciel pourtant immense on se sent immédiatement à l’abri, apaisé. Ici, les racines des Oliviers et des Pins ne plongent pas seulement dans la terre, mais aussi dans le souvenir de tant d’époques, mémoire et âme d’une terre que l’Homme respecte et aime alors qu’en bien des endroits il la domine et l’appauvrit.

Je ferme les yeux, savourant mon bonheur... Ecouter. Le chuintement doux du vent agitant la cime des pins, le crissement des cigales qui inlassablement depuis l’ombre des troncs défient les rayons brûlants d’un soleil de plomb. On pourrait presque entendre l’impact de cette chaleur sur la terre, imaginer le murmure du sol assoiffé qui raconte les légendes de pluies diluviennes et même de froides neiges. Fermer les yeux toujours... Respirez. Emplir ses poumons à fond, apnée d’ivresse, air presque liquide car tellement saturé d’odeurs. Minérales de la terre rouge et sèche et des pierres surchauffés. Végétales surtout, effluves puissants des pins, parfums entêtants du thym et du romarin, senteur suave et sucrée des figuiers.

Je ne suis que sensation.

Penser que dans moins d’une heure je serais là bas. Déjà, par l’imagination y être un peu. Les anciens qui, la sieste s’achevant, sortent les chaises à l’ombre des ruelles étroites. Les cris des enfants les plus impatients qui déjà se précipitent en riant vers la piscine dont l’eau fraîche sera la bienvenue. Les retraités se retrouvant dans le bar de la plaça major pour parler politique, agriculture, ragots, souvenirs. Le bruit de quelques télé et radios, les appels et les rires qui emplissent les rues depuis les fenêtres entrouvertes. Bientôt là bas, cela fait si longtemps que je l’attends. Les souvenirs de tant d’années se superposent, se mélangent, se fondent pour former une boule qui grossit dans mon cœur, une boule de chaleur diffuse qui irradie, vertige heureux de tous mes sens comblés après une si longue absence. Remonter dans la voiture, rouler doucement les fenêtres ouvertes, laisser le vent évacuer et dissoudre au loin les horaires, le stress et les soucis. Vivre intensément l’instant présent, goûter se qu’il a d’unique, cette saveur spéciale, ce goût de félicitée qu’aucun mot ne pourra jamais retranscrire.

Je ne suis qu’émotion.

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Chris51 · 2005-12-29

😎 Et bien, Manuel, je ne sais pas ce qu'en dira "el señor Loopkin" 😉, mais j'ai pris un vrai grand plaisir à te lire, j'ai perçu un torrent de sensations à travers tes mots et je te dis tout simplement : chapeau le géantrope !

Chris.

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Loopkin · 2005-12-30

Bonjour.

J'ai lu tes messages publics et privés. Je n'ai pas trop le temps de répondre vu que je suis pour le moment en vadrouille. Mais dans tous les cas, merci, bravo, et bienvenue. J'ai hâte de te contacter par mp, dès que j'aurai du temps pour le faire bien. Et je te répondrai aussi en détails en public.

Bonnes fêtes à toi, et à très bientôt.

Et comme dit le Chris51, oui, je suis content. Très content. Chapeau le géantrope!!

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Simba · 2006-01-02

Je n'ai pas trop le temps de répondre vu que je suis pour le moment en vadrouille.

Mais tu es tout le temps en vadrouille! Non d'un chat ...😛😛

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Loopkin · 2006-01-08

Non la Lionne. Pas tout le temps.😉 Là, j'étais juste parti en vacances. D'abord Sens et Paris, puis Montbeliard (un peu de spéléo pour voir comment c'est sous Terre, et comment on mesure et représente l'espace souterrain en 2D sur des croquis), puis le nouvel an à Strasbourg. Puis quelques jours aux Contamines, et hop, retour à la maison entre Jura et Alpes, dans la banlieue française de Genève.

Me voilà de retour.

Merci encore à toi, Manualejandro, pour ta participation. J'attends encore une participation importante, d'une oiselle dans la Terre du Milieu (pourtant située aux antipodes, tu parles d'un milieu!). Ensuite, je ferai une nouvelle vague de commentaires à la sauce géantropique.

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BlueBird · 2006-07-12

Houlaaaaa 🤪

J'suis en r'tard !!!! Heu...Loopkin, est-ce que la fin du Voyage en Terre du Milieu ça compte ??? C'est que Simba va m'en vouloir si elle attend toujours tes commentaires après tout ce temps !

Tu peux peut être lui répondre, même si je n'ai pas rendu ma copie ? Gloups. 😊

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