Chronique de mes incursions tunisiennes
Pour tous ceux qui on lu mon post "Tunisie mon coup de foudre, mon coup de coeur", écrit "à chaud" lors de mon retour en 2008 et après 2 incursions en moins de trois mois, inutile de vous rappeler mon amour pour ce petit joyau d'Afrique du Nord, tellement riche de sa culture et de sa diversité et où je me sens tellement bien comme si....euh... j'y avais déjà vécu dans une vie antérieure.
J'y suis retournée en janvier 2009 avec l'envie d'explorer et approfondir le grand sud et le désert, mais il était déjà inscrit dans le ciel que tous ces projets devaient tomber à l'eau puisque le mektoub me réservait autre chose. Mon séjour a pris une toute autre tournure en prenant cette fois-ci une dimension humaine quasiment pour toute sa durée.
Nous avons été accueillies chaleureusement à l'hôtel où nous avons l'habitude de débarquer à Sousse, par les membre du personnel qui nous a reconnues.
Nous avons retrouvé Madame B. à Hergla qui nous avait reçues l'an dernier et qui nous a accueillies de nouveau en partageant avec nous son savoureux couscous typiquement tunisien. Quelle plaisir aussi de recevoir en guise de cadeau de cette dame, la tenue traditionnelle des femmes de ce village, soit une pièce de tissu rayé qu'elles drapent autour de leur taille, qui revêt pour nous une valeur symbolique de ce petit village qui nous avait tellement charmé l’an dernier. Accompagnées de notre hôtesse et revêtues de notre nouvelle tenue, nous avons traversé les rues de Hergla pour retrouver les voisines qui voulaient nous rencontrer et où nous avons partagé un très bon café arabe, bien corsé et savoureux.
Que dire aussi de cette connaissance qui nous a introduites dans sa famille au cœur de la vieille médina de Sousse. Quel plaisir de pouvoir contempler du toit en terrasse de sa demeure, la vieille ville, les remparts, son ribat et la Méditerranée. Un déjeuner composé de salade et de poisson nous a été servi par sa mère et nous nous somme une fois de plus délectées de toutes ces découvertes culinaires tunisiennes avec, en guise de tableau, cette vue superbe qui s'offrait à nous et où j'ai pris conscience à ce moment précis du privilège que j'avais d'être reçue par cette famille et d'avoir sous les yeux une perspective que bien des touristes rencontrés qui en sont à leur 6e, 7e, voir 10e séjour en Tunisie et à des années lumières de tout ce que nous avons vécu jusqu’à ce jour.
Nous avons passé toute la journée et la soirée avec cette famille, mère et grand-mère à la fois, sœurs, frères, beaux-frères, belles-sœurs, enfants, petits-enfants. On ne nous a jamais laissé prendre le taxi ou le bus pour retourner à l'hôtel mais on a plutôt tenu à nous raccompagner en voiture.
Nous avons été invitées à participer à une fête le lendemain dans la parenté de cette famille à Kalaa Sghira ou un agneau avait été égorgé pour l'occasion. Nous avons été reçues comme si nous faisions partie de la famille, en toute simplicité. Nous avons discuté, ri, mangé et dansé. Les femmes nous ont initiées à la danse tunisienne sous la musique du mezoued et nous avons dansé, entourées de 3 générations de cette merveilleuse famille. La gaieté et la joie de vivre étaient au rendez-vous et par la suite, nous avons fait une grande ballade à pied en campagne où nous avons pu immortaliser sur pellicule de merveilleux souvenirs.
Ces dernières rencontres nous ont permis de tisser des liens avec H., une exquise tunisienne qui nous a fourni tout le matériel nécessaire en nous accompagnant au hammam et en nous initiant aux étapes soit de passer d’une salle à l’autre, toujours de plus en plus chaude, à suer, s'asperger d'eau, se savonner et se rincer à coup de chaudière. Je n’oublierai jamais cette employée du hammam, un vieille dame, très vieille j’insiste, et maigre comme un clou, qui a procédé à mon « décrassage » à l'aide de son éponge avec la poigne vigoureuse d’un lutteur dans la force de l’âge et qui me retournait comme une crêpe sur la surface marbrée. Quelle expérience! Expérience unique que je n’aurais pas échangée pour tout l’or du monde contre une séance dans un centre de thalassothérapie d’un hôtel luxueux!
Puis flash back à Tunis, où nous avons retrouvé L., rencontrée l’an dernier et qui nous attendait déjà à la gare lors de notre arrivée. Nous avons emprunté des ruelles qui nous étaient inconnues dans la médina de Tunis, non fréquentées par les touristes, avec notre amie qui a marchandé férocement pour nous lors de nos achats. Puis dans un resto tout près de la mosquée Djamaa ez Zitouna, elle nous a offert un joyeux festin (pantagruélique) en commandant 8 plats typiquement tunisiens dont la tête d’agneau grillée (ouf!) qui manquait à notre culture culinaire. Nous avons passé la soirée dans sa belle demeure à Tunis et fait connaissance avec son mari et ses enfants pour ensuite partager le dîner (re-ouf!). Nous avons été invitées à passer la nuit et le lendemain, nous avons eu droit à un petit-déjeuner non moins copieux et somptueux avant d’être raccompagnées à la gare comme prévu, les bras chargés de nos achats et avec quelques kilos en trop.
Que dire aussi de M. de Kairouan, que nous avons retrouvé vers la fin de notre séjour et avec qui nous avons discuté et bien ri lors de sa gracieuse invitation au resto, la table garnie de savoureuses kémias et de toute une variété de poissons grillés.
Puis une connaissance oeuvrant dans le tourisme nous a fortement incitées à assister à un souper spectacle suivi d’une présentation sons et lumières relatant l’histoire de la Tunisie. Nous avons finalement accepté pour y vivre encore des moments bien uniques puisqu’un artiste figurant nous a invitées à monter sur la scène après avoir revêtu le fouta et le foulard riches en couleurs et avoir eu droit à un magnifique dessin fleuri au henné sur la main par une artiste bien experte.
Nous avons pu toutefois nous réserver une journée pour nous rendre à Hammamet en taxi de louage et aller rêvasser sur la plage au milieu des barques multicolores pour ensuite s’accorder un moment de détente en sirotant un thé à la menthe au café Sidi Bou Hdid. Puis taxi vers Nabeul où nous avons admiré les œuvres de poterie et de céramique de ses talentueux artisans.
En conclusion, on pourrait dire que je n’ai fait que discuter, rire et manger durant ce périple. Effectivement, j’ai beaucoup discuté, ri et mangé...
...mais j’ai eu aussi tout un privilège. Le privilège de faire une incursion à un tout autre niveau, celui de me glisser au cœur de la Tunisie profonde et cela, grâce à la générosité de tous ces tunisiens et tunisiennes qui nous ont permis de vivre et de partager une tranche de leur vie et de leur quotidien en nous ouvrant généreusement leur porte et leur cœur.
Je ne me sens plus vraiment touriste en Tunisie mais plutôt comme une amie de ce pays et de ces gens si ouverts et chaleureux.
Voilà pourquoi, Tunisie, seulement 3 mois après mon retour, twahachtek déjà. Je n’arrive vraiment pas à me lasser de toi et pourtant, il y a tellement d’autres pays à découvrir.
Il y aurait encore beaucoup d’anecdotes à raconter, d’expériences vécues à partager, de gens dont je n’ai pas fait mention sur ce post mais je dois m’arrêter.
J’ai des amis à retrouver et mon désir d’explorer le grand sud et de revivre le désert est toujours aussi vivace. Avec un peu de chance, nous nous retrouverons à l’automne 2009 ou au plus tard au printemps 2010. Inchallah.
J'y suis retournée en janvier 2009 avec l'envie d'explorer et approfondir le grand sud et le désert, mais il était déjà inscrit dans le ciel que tous ces projets devaient tomber à l'eau puisque le mektoub me réservait autre chose. Mon séjour a pris une toute autre tournure en prenant cette fois-ci une dimension humaine quasiment pour toute sa durée.
Nous avons été accueillies chaleureusement à l'hôtel où nous avons l'habitude de débarquer à Sousse, par les membre du personnel qui nous a reconnues.
Nous avons retrouvé Madame B. à Hergla qui nous avait reçues l'an dernier et qui nous a accueillies de nouveau en partageant avec nous son savoureux couscous typiquement tunisien. Quelle plaisir aussi de recevoir en guise de cadeau de cette dame, la tenue traditionnelle des femmes de ce village, soit une pièce de tissu rayé qu'elles drapent autour de leur taille, qui revêt pour nous une valeur symbolique de ce petit village qui nous avait tellement charmé l’an dernier. Accompagnées de notre hôtesse et revêtues de notre nouvelle tenue, nous avons traversé les rues de Hergla pour retrouver les voisines qui voulaient nous rencontrer et où nous avons partagé un très bon café arabe, bien corsé et savoureux.
Que dire aussi de cette connaissance qui nous a introduites dans sa famille au cœur de la vieille médina de Sousse. Quel plaisir de pouvoir contempler du toit en terrasse de sa demeure, la vieille ville, les remparts, son ribat et la Méditerranée. Un déjeuner composé de salade et de poisson nous a été servi par sa mère et nous nous somme une fois de plus délectées de toutes ces découvertes culinaires tunisiennes avec, en guise de tableau, cette vue superbe qui s'offrait à nous et où j'ai pris conscience à ce moment précis du privilège que j'avais d'être reçue par cette famille et d'avoir sous les yeux une perspective que bien des touristes rencontrés qui en sont à leur 6e, 7e, voir 10e séjour en Tunisie et à des années lumières de tout ce que nous avons vécu jusqu’à ce jour.
Nous avons passé toute la journée et la soirée avec cette famille, mère et grand-mère à la fois, sœurs, frères, beaux-frères, belles-sœurs, enfants, petits-enfants. On ne nous a jamais laissé prendre le taxi ou le bus pour retourner à l'hôtel mais on a plutôt tenu à nous raccompagner en voiture.
Nous avons été invitées à participer à une fête le lendemain dans la parenté de cette famille à Kalaa Sghira ou un agneau avait été égorgé pour l'occasion. Nous avons été reçues comme si nous faisions partie de la famille, en toute simplicité. Nous avons discuté, ri, mangé et dansé. Les femmes nous ont initiées à la danse tunisienne sous la musique du mezoued et nous avons dansé, entourées de 3 générations de cette merveilleuse famille. La gaieté et la joie de vivre étaient au rendez-vous et par la suite, nous avons fait une grande ballade à pied en campagne où nous avons pu immortaliser sur pellicule de merveilleux souvenirs.
Ces dernières rencontres nous ont permis de tisser des liens avec H., une exquise tunisienne qui nous a fourni tout le matériel nécessaire en nous accompagnant au hammam et en nous initiant aux étapes soit de passer d’une salle à l’autre, toujours de plus en plus chaude, à suer, s'asperger d'eau, se savonner et se rincer à coup de chaudière. Je n’oublierai jamais cette employée du hammam, un vieille dame, très vieille j’insiste, et maigre comme un clou, qui a procédé à mon « décrassage » à l'aide de son éponge avec la poigne vigoureuse d’un lutteur dans la force de l’âge et qui me retournait comme une crêpe sur la surface marbrée. Quelle expérience! Expérience unique que je n’aurais pas échangée pour tout l’or du monde contre une séance dans un centre de thalassothérapie d’un hôtel luxueux!
Puis flash back à Tunis, où nous avons retrouvé L., rencontrée l’an dernier et qui nous attendait déjà à la gare lors de notre arrivée. Nous avons emprunté des ruelles qui nous étaient inconnues dans la médina de Tunis, non fréquentées par les touristes, avec notre amie qui a marchandé férocement pour nous lors de nos achats. Puis dans un resto tout près de la mosquée Djamaa ez Zitouna, elle nous a offert un joyeux festin (pantagruélique) en commandant 8 plats typiquement tunisiens dont la tête d’agneau grillée (ouf!) qui manquait à notre culture culinaire. Nous avons passé la soirée dans sa belle demeure à Tunis et fait connaissance avec son mari et ses enfants pour ensuite partager le dîner (re-ouf!). Nous avons été invitées à passer la nuit et le lendemain, nous avons eu droit à un petit-déjeuner non moins copieux et somptueux avant d’être raccompagnées à la gare comme prévu, les bras chargés de nos achats et avec quelques kilos en trop.
Que dire aussi de M. de Kairouan, que nous avons retrouvé vers la fin de notre séjour et avec qui nous avons discuté et bien ri lors de sa gracieuse invitation au resto, la table garnie de savoureuses kémias et de toute une variété de poissons grillés.
Puis une connaissance oeuvrant dans le tourisme nous a fortement incitées à assister à un souper spectacle suivi d’une présentation sons et lumières relatant l’histoire de la Tunisie. Nous avons finalement accepté pour y vivre encore des moments bien uniques puisqu’un artiste figurant nous a invitées à monter sur la scène après avoir revêtu le fouta et le foulard riches en couleurs et avoir eu droit à un magnifique dessin fleuri au henné sur la main par une artiste bien experte.
Nous avons pu toutefois nous réserver une journée pour nous rendre à Hammamet en taxi de louage et aller rêvasser sur la plage au milieu des barques multicolores pour ensuite s’accorder un moment de détente en sirotant un thé à la menthe au café Sidi Bou Hdid. Puis taxi vers Nabeul où nous avons admiré les œuvres de poterie et de céramique de ses talentueux artisans.
En conclusion, on pourrait dire que je n’ai fait que discuter, rire et manger durant ce périple. Effectivement, j’ai beaucoup discuté, ri et mangé...
...mais j’ai eu aussi tout un privilège. Le privilège de faire une incursion à un tout autre niveau, celui de me glisser au cœur de la Tunisie profonde et cela, grâce à la générosité de tous ces tunisiens et tunisiennes qui nous ont permis de vivre et de partager une tranche de leur vie et de leur quotidien en nous ouvrant généreusement leur porte et leur cœur.
Je ne me sens plus vraiment touriste en Tunisie mais plutôt comme une amie de ce pays et de ces gens si ouverts et chaleureux.
Voilà pourquoi, Tunisie, seulement 3 mois après mon retour, twahachtek déjà. Je n’arrive vraiment pas à me lasser de toi et pourtant, il y a tellement d’autres pays à découvrir.
Il y aurait encore beaucoup d’anecdotes à raconter, d’expériences vécues à partager, de gens dont je n’ai pas fait mention sur ce post mais je dois m’arrêter.
J’ai des amis à retrouver et mon désir d’explorer le grand sud et de revivre le désert est toujours aussi vivace. Avec un peu de chance, nous nous retrouverons à l’automne 2009 ou au plus tard au printemps 2010. Inchallah.
