Il n'y a pas vraiment de réponse qui puisse vous satisfaire puisqu'il y a 2 écoles. La 1ère école, celle des praticiens, doit protéger le patient. Elle va donc préconiser un traitement prophylactique. La 2ème, celle des organismes mondiaux d'économie de la santé (Croix Rouge et OMS), vise à retarder l'apparition des résisitances développées par les agents apportant le palu. Comme il s'agit d'une pandémie, on doit prendre en compte trois facteurs importants pour décider de la conduite à tenir: 1) le lieu géographique dans lequel la maladie est rencontrée, 2) le type de l'agent infectant existant dans le lieu géographique considéré pour définir le type de traitement, 3) l'habitude de vie du moustique vecteur de la maladie.
NB: Il faut savoir qu'en Thaïlande il y a une autre maladie qui touche un plus grand nombre de personnes dans la population et qui n'est pas forcément anodine. Il s'agit de la Dengue hémorragique. Cette maladie peut être mortelle, surtout chez les enfants. Depuis la fin de l'année dernière, quelques cas de décès adulte ont été enregistrées. Et la capitale n'est pas épargnée!!!
Voici, en résumé, la différence des facteurs dans les deux maladies.
Paludisme:

Vecteur = Anophèle (voir photo ) qui pond ses oeufs dans des eaux claires et filantes (rivières claires en montagne et en forêt). Ce moustique pîque volontiers la nuit.
Agent = Parasite et non virus, Plasmodium falciparum. Pas de vaccin efficace à 100%. En Thaïlande, les nouveaux antipaludéens de synthèse sont actifs, mais la nivaquine seule ne l'est plus.
Maladie = Pour la France, plus de 90 % des paludismes d'importation sont des formes simples.
Conduite à tenir = Prendre un traitement prophylactique si vous allez dans les zones à risque et surtout vous protéger la nuit: vêtement couvrant les bras et le jambes + produits anti-moustique + dormir dans une moustiquaire. En cas de contraction de la maladie, un traitement curatif peut être administré au retour en France.
Dengue:

Vecteur = Aedes aegypti (voir photo ) qui pond ses oeufs dans les eaux stagnantes et troubles (mares, canaux sales, en zone urbanisée). Il pîque plus à l'aurore et au crépuscule.
Agent = Virus. Pas de vaccin mais une certaine immunisation apparaît ce qui explique que la maladie atteint plus les enfants.
Maladie = Etat grippal avec fièvre résistant au paracétamol, apparition de points rouges sur la peau traduisant une hémorragie.
Conduite à tenir = Vêtement couvrant les bras et le jambes + produits anti-moustique + dormir dans une moustiquaire. Aucun traitement curatif à part une surveillance en milieu hospitalier.
En résumé: éviter tout contact avec le moustique. Mais que cela ne vous angoisse pas trop et surtout que cela ne remette pas en cause votre voyage. Il y a dans le monde plus de 3.500 espèces de moustiques. En Thaïlande, on en a environ 400 et toutes ne sont pas comme sur les photos, porteurs d'un agent infectieux. Et quand bien même, vous rencontrerez un moustique qui ressemble à l'un des deux montrés dans les photos, il ne sera pas forcément contaminant puisqu'il faut que le moustique pîque un malade pour retransmettre le germe à une autre personne. Même s'il n'existe pas de vaccin contre le palu (ni contre la dengue), les thais - moi y compris - ne prennent pas durant toute leur vie le Lariam* et autres antipaludéens. Au prix où ça coûte, ils n'en auraient pas les moyens.
Bon voyage et bienvenue chez nous.