Voyage en Norvège pour quinze jours - Lotofen et Svalbard/Spitzberg
Voici notre récit de voyage qui s'est déroulé du 13 au 27 juillet 2009. On est parti à 4 par le biais de la société Svalbard Nature. Nous avons choisit un parcours itinérant en autonomie complète alliant Kayak et randonnée (Les 5 Glaciers).
Le forfait de 750 euro pour l'aérien étant trop cher par rapport à la réalité, on a pris les vols nous mêmes. Cela nous a permis tous les 2 de planifier un saut aux Lofoten, histoire de s'acclimater un peu 🙂. On rejoindra Hél!ne et Nicolas à Tromsø le 16).
Tout commence par une virée au Vieux Campeur pour s'équiper en vêtements 3-couches. Une fortune, je vous dit pas 🤪.
Situation géographique

12/7: Départ pour Paris en TGV. Nuit chez Papa. Dernière fois que l'on voit le soleil se coucher avant 15 jours.
13/7: C'est parti ! 8h dans le métro de bon matin puis enchainement de vols, 13h à Oslo, petit arrêt Duty free pour se restaurer et prendre quelques munitions (cointreau et baileys en flasque 1/2l en plastique, pratique pour la suite), puis Trondheim, Mo i Rana et enfin Bodø. La vue sur Trondheim est superbe: grand fjord, montagnes, lacs, petites maisons rouges. Le truc qui énerve: tout est payant dans l'avion sauf les toilettes... Passage au dessus du glacier Svartisen

et vue sur l'archipel montagneux en allant sur Bodø, magnifique !!! La prochaine fois que nous irons aux Lofoten, nous prendrons l'avion jusqu'à Leknes ou Solvaer, histoire de profiter également d'un survol d'anthologie sur tout l'archipel.

Météo degagée, 20°c. Bodø toujours aussi peu folichon. Vue du soleil de minuit par intermittence à cause des montagnes.
Scéanc rétro sur Trondheim et le glacier Svartisen (photos prises en 2004)



14/07: Même temps qu'hier et pas un nuage à l'horizon, ça promet. On prend le ferry pour les Lofoten. L'avantage d'être à pied, c'est que la queue est courte et qu'il n'y a pas de réserver. Après 3h30 de bronzette sur le pont, on débarque à Moskenes où nous attend le bus (Veolia) pour Reine. 25°c nickel. On en profite pour faire le tour de ce magnifique village de maisons rouges perdu au milieu de montagnes abruptes et de grandes étendues d'eau pure. Ceux qui habite ici l'été ont bien de la chance...



A noter pour une autre fois: grimper sur une montagne avoisinante pour voir tout cela de haut.Ah zut j'ai parlé trop vite, une nappe de brouillard commence à se former. Des gens montent dans le bus en bonnet ! Arrivée au camping à Flakstad, direct sur une plage de sable blanc et mer émeraude; point de soleil de minuit cependant.
15/07: Temps toujours couvert mais au moins il ne pleut pas et cela nous acclimatera un peu au Svalbard. Après une grasse mat, on part pour une grosse journée de randonnée à vélo et à pied. Nous passons à Ramberg (plage turquoise), Fredvang, Yttresand (jolie plage avec eau pas trop froide), puis Kvavlika (sur la côte ouest, magnifique plage entourée de montagne accessible uniquement par 1h de marche en montagne. Franchement, une des plus belles plages des Lofoten avec Hauckland. Endroit idyllique pour camper).
Flakstad, Kvavlika, Ramberg, Hauckland (quand il faisait beau, c'était mieux ;-) )





16/07: 15°c couvert toujours. Des touristes Suisses sympas nous avancent jusqu'à Å.


Un dernier bus pour Moskenes et nous repartons un peu tristes pour le continent. Finalement, on a tout fait sans voiture et vu d'autres sites que la dernière fois. Finalement, les Lofoten en vélo/bus ça le fait, en plus c'est économique surtout si on dort en tente en pleine nature. Passage rapide près de notre premier hôtel à Bodø histoire de squatter leur Wi-fi puis marche jusqu'à l'aéroport (1/2h).
Vol pour Tromsø. Cette fois on a prévu le coup et mangé avant. A noter que thé/café est offert sur les vols internes. On voit enfin le soleil au dessus d'une mer de nuages bien épais. Première tuile, grève surprise à ParisGDG, nos amis n'ont pas pu prendre leur avion à temps...
Cathédrale arctique à Tromsø

11°C à Tromsø. 7°C annoncés à Longyearbyen. Finalement, après une dizaine d'heure à Paris, ils ont fini par avoir un vol direct à Oslo pour le Svalbard. De notre côté on repère au sous-sol des banquettes tranquilles pour pouvoir dormir au retour.




























Nous sommes maintenant seuls au monde pendant 8 jours 😏. Très beau temps pour l'instant et il fait bon. Cependant, dès que le soleil passe derrière un nuage, on sent bien un petit rafraîchissement.

Notre guide avec son indispensable fusil

On va voir les glaçons près du glacier d'où souffle un vent froid (vent cabatique : par beau temps l'air chaud monte et chasse l'air froid accumulé au sommet des glaciers). Au loin, un phoque se fait direr la pilule allongé sur un glaçon (pas sur la photo car trop loin désolé)
Plusieurs dizaines de mètres de haut 😮
Sans cesse, la glace se casse, tombe dans la mer en fracas.





















Le temp ne s'améliorant pas, on s'installe dans la toundra. C'est en principe interdit mais là, pas le choix.
Petite balade dans cette étendue de mousse, lichen, herbe, fleur, terre, mélange de vert, jaune, marron, parsemé de joules fleurs blanches, jaunes et roses.
Pavot arctique
Saule arctique (arbre rampant)
Squelette de rêne avec pollution dérivante.
Un phoque nous a observé pendant que l'on faisait la vaisselle, nous on a rien vu au début...

On reste immobiles, appareils photo dégainés bien sûr. Curieux de nature, ils s'approchent, nous contournent, tournent autour de nous.

On se couche encore à 5h du mat pour se lever vers 15h bien décalés.




Lichen orange poussant sur un caillou





















C'est super spongieu, merci les bottes. Passage à gué difficile en raison de la profondeur relative.
Je choisit de passer en slip afin de garder tous les vêtements au sec, ce qui ne sera pas le cas pour tout le monde.
Retour au camp autour d'une tartiflette.
Le renard habitué du coin et très curieux tourne autour de nous pendant 10 minutes.
Soleil de minuit
"Super" nouvelle: on va dormir 1h puis prendre la mer direction Boheman Flya, une presque île de toundra qu'il nous faut contourner pour atteindre le but du voyage: le glacier Svea.
Cela prend 3h, y'a des vagues, ça avance pas, j'ai du écoper pas mal car j'avais 2/3 petits trous causé par un échouage sur rocher bien râpeux.
On est super fatigués par cette nuit blanche mais il faut décharger, monter le camp, manger et accomplir de traditionnel tour de garde... (Dodo après midi)
Glaciers Nansen et Bore
Borebreen







Les drapeaux représentent les campements. L'arrivée était prévue vers le glacier Svea mais l'embarquement sera pour nous à Bohemanneset.



















Petite photo souvenir pour la boîte. Il y a un concours photo. Normalement c'est avec des ballons mais je l'ai oublié comme un gros blair alors j'ai fait avec les moyens du bord, c'est plus naturel 🙂
Vers 21h le bateau arrive avec son zodiac. Pas facile non plus pour ce dernier en raison des rochers affleurant. On doit pagayer à mort avec les injectives en Français petit nègre du capitaine pour pouvoir atteindre un endroit où mettre le moteur à l'eau sans risque.
Stand up and use your force crie-t-il à Nicolas 🤪
A bord retrouvailles avec un bon buffet et des toilettes.
Passage devant les glaciers Wahlenberg et Svea, large de 5 km, à la fois bleu et actif au vu de la multitude de petits icebergs bleutés qui flottent aux abords.
Enfin (et surtout!) une bonne douche à l'hôtel. A noter qu'il a fallu quand même tout décharger, aller ranger les kayak et attendre son tour de minibus sous la pluie, moyen mais bon on en a vu d'autres.
La coupe de champagne. Quand les habitants la voient, ils savent que c'est l'été.
Vestige d'installation minière. L'archipel est plein d'épave en tout genre ; tout ce qui est antérieur à 1946 est protégé et doit rester en l'état (cimetière, mines abandonnées, chemin de fer, épave d'avions de la Seconde Guerre Mondiale, repaires de trappeurs, etc...)
Ne ne verrons pas d'ours. En revanche qu'est ce que l'on a pu en parler !
Dégustation de saumon arctique (ishavet røye) puis de baleine le soir. C'est fort comme le gibier mais le goût de foie n'est pas au goût de tous.
Tito nous fait une démonstrations de flûtes péruviennes.
Dernière bière au Karl Berger avec d'innombrables bouteilles de toute âge (armagnac 1918 1600 NOK le verre) derrière le bar.

Ayant pris nos billets nous mêmes, on paye moins cher mais le temps de transport est plus long. Escale à Tromsø ; on dort peinards au sous-sol tranquille (portes 16-20).
Puis Oslo, Paris et enfin TGV pour Lyon. Fin du marathon à 23h, essentiellement marquée par le coucher du soleil...
Cela fait du bien quand même de revoir son petit pays et notre petit Raphaël !


















