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Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Discussion started by Tomas3 on 2009-11-06
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Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Tomas3 · 2009-11-06
MARRAKECH, délices et délires de la Ville Rouge(1)
Toussaint à Paris, Bleu à Marrakech…La recette est à trois heures de Lyon( décalage horaire compris)…
Vous quittez Lyon sous les brumes d’Automne avec un petit 10° et, trois heures après, vous débarquez au pays des mille et une nuits avec un 21° à 11 heures du soir…
Dommage que des milliers d’européens aient eu la même idée qu’Ulysse…du type de ces petits vieux distingués, pull bleu pâle pour lui, cachemire rose fushia pour elle, qui pestent contre la bureaucratie policière tatillonne et exemplaire, tout en grignotant insensiblement ma place dans la file d’attente…
Cà y est : il va pouvoir récupérer ses valises avant qu’on ne lui les vole…il marcherait presque sur Berthe, qu’il oublie au contrôle de police et qui crie : « Jean, Jean !! » attends moi »
Ulysse mentalement fait le calcul : la queue policière d’une demi-heure est l’équivalent de quatre cents kilomètres du Boeing 737-80 dont il vient de débarquer : péril de cette très belle et très fragile société de consommation où Berthe et Jean, pétris de certitudes et d’argent, viennent partager le soleil des marrakchi…
Heureusement, Ulysse a hâte de replonger dans cette ville où jusqu’à lors, il n’a fait que transiter : il choisira le plus pauvre des taxis, la voiture la plus brinquebalante dont les vitres n’ont plus d’usage, il ne négociera même pas le prix de nuit : touriste de base, il est, émerveillé de quitter ses petites misères européennes et de respirer si vite cette odeur d’Afrique qu’il n’a jamais quittée.
Rentrer dans Marrakech de nuit est un plaisir à nul autre pareil : Ulysse ouvre grand les yeux et respire une odeur d’Atlas, de désert et de fuel mélangés…
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Tomas3 · 2009-11-07
« la gare de Marrakech, « centre du monde »…(2)
Ulysse était arrivé de nuit dans la Ville Rouge et n’avait pas choisi le quartier de son hôtel…au petit matin, il découvrit la ville nouvelle : le quartier du Guéliz, quartier dessiné par un architecte de Lyautey en I932…au-delà des remparts de la Médina…
Qu’à cela ne tienne, il avait vu sur « la gare de Marrakech », don de M6(Mohamed VI) à son peuple, véritable palais moderne offert aux clients de l’Office national des chemins de Fer marocains(ONCF)…
M6 a promis en I999 de se consacrer à 3 chantiers prioritaires : l’analphabétisme, la pauvreté et le statut de la femme…
Ulysse, qui vient souvent au Maroc, ne peut que constater que le Maroc n’est qu’un immense chantier et là, il y a là, résumée, toute l’ambition royale : un palais de marbres et de zelliges, qui reprend les fondamentaux de l’architecture arabo-andalouse, mais qui n’oublie pas le XXI ème siècle( les centres commerciaux géants de Miami ou d’Abu-dhabi…)
Là, tout est réuni, avec l’espace en plus : car l’architecte a travaillé dans le cadre de la splendide esplanade de l’avenue Hassan II : à deux cents mètres, le somptueux théâtre royal, à cinq cents mètres la Grande Poste du Guéliz et la place de la Liberté…
A l’intérieur de la « Gare », tout est réuni pour le service de l’ »usager » ou du « client » de l’ONCF : on passe d’un bureau de poste à une banque, d’un office de tourisme à une agence de voyages, d’une sandwicherie à un Mac do, il y a même une galerie à l’étage couverte de restaurants à terrasse….
Beaucoup de policiers et d’agents de surveillance pour protéger l’endroit fraîchement inauguré et nettoyé heure par heure, mais le public semble apprécier, les Marrakchi viennent à la gare de Marrakech le dimanche comme on va au supermarché…
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Arrawak · 2009-11-07
😉Voici un excellent carnet, qui démarre bien, en récits et en images.
La gare est somptueuse, plus belle que celles de chez nous.
Bon, j'attends la suite du voyage;
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Arrawak · 2009-11-07
🙁Est-ce que la prison où a été détenue la famille du militaire, qui tentait un renversement du Roi du Maroc à une époque, est visible pour les visiteurs?
Où était-elle située exactement?
J'ai lu les deux livres, d'une des filles, "La prisonnière " suivie de "l' Etrangère, qui révèlait la dureté du régime de l'époque.
Celà a-t-il changé politiquement à l'heure actuelle, ?
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Tomas3 · 2009-11-07
Salam, Georges,
"est-ce que la prison se visite?"
tu vas vite en besogne, mon bon georges, et tu me bouscules dans mon cahier à spirales...je ne te parlerai que de ce que je vois ou peux voir, de mes impressions de voyage...certes, j'ai lu comme toi les ouvrages de Gilles Perraud, par contre, dimanche, j'ai pu voir s'organiser les services de police et de l'armée, en prévision du célèbre derby "CASA-MKH", et je peux t'en parler, comme celle de ma recherche des gibets du célèbre sultan Ahmed le doré ou de ceux de Al-Mansour...
aujourd'hui, on ne parle plus que du célèbre "Royal Al-Mansour"...
Les gibets et les escargots de la Place Jemaa-El-Fna (3)
Quand on vient depuis dix ans de façon régulière au Maroc et que l’on ne connaît de Marrakech que son aéroport (MENARA), que l’on a lu un peu sur l’ancienne capitale des royaumes disparus ( Les Alaouites ayant choisi RABAT) mais que l’on lit VF assidûment avant de partir…
On choisit de découvrir la Ville Rouge au pied du Mont TOUBKAL(4167 m) à partir de son point névralgique : la Place Jemaa-El-Fna, place où avec la porte AGNAOU, on exposait il y a fort longtemps les têtes et les corps des suppliciés…
D’ailleurs, Ulysse, avant toutes choses, s’empressera de rechercher les traces des gibets et des anfractuosités des murs où les têtes étaient exposées…quel dingue d’ « archéologue, cet Ulysse »…
Il les trouvera plus loin à la porte AGNAOU…
Aujourd’hui, il y a un match de foot entre CASA et MARRAKECH…les petits supporters, venus de toutes parts, ont dormi sous les arcades des banques et de la poste située sur la célèbre place…
Dès l’aube, la police et des forces militaires les chassent, sans trop de violence, des cartons où ils dorment encore…
Ils gagnent, les yeux pleins de sable, le stade de l’avenue Mohamed V (cf. .photo)…
On va pouvoir nettoyer la Place et préparer les étals des restaurateurs d’escargots… des montreurs de serpents… des magiciens… des Oudini locaux… des orchestres Gnaouas(originaires de la région d’Essaouira), mais , comme on est dimanche, la place se réveille lentement…(cf.photo)
Il fait encore frais à la terrasse du Café Glacier, les routards et les routardes, harnachés de leurs 80 litres (duvets et matelas de mousse compris) prennent leurs petits déjeuners au Café TOUBKAL (recommandé par le guide du même nom)…
Les cars de touristes déverseront bientôt leurs cargaisons d’hispano-deutcho-franco-italo européens, éblouis par le soleil de l’Afrique, leurs guides déguisés en habit traditionnel pour donner plus d’authenticité à leurs commentaires…
Ils regagneront le Club MED à pied (côté EST de la Place) ou iront rejoindre l’hôtel de leur tour-opérateur au Quartier de l’Hivernage (bus obligatoire)…
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Tafakara · 2009-11-07
Bonsoir Tomas,
Toujours le sens du récit. Bien écrit...
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Arrawak · 2009-11-08
😉Comme tu le dis, super reportage qui nous laisse attendre la suite.
On s'y croirait au Maroc, on y vit, on y respire, et même j'ai cru à un moment que les rayons du soleil venaient réchauffer mom jardin, pris dans les brumes de l'hiver.
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Tomas3 · 2009-11-08
Salam Tafakara,
Merci pour les éloges de la script du précédent carnet marocain(cf. Marocco : mythes et réalités) dommage que ton emploi du temps ne t’ai pas permis de participer à ce tournage.
Un machino m’a dit que tu tournais « à la poursuite du Rif en Or » jusqu’au 9 novembre…
Pas mal de participants du précédent tournage n’ont pu se libérer pour un temps si court : Lakalo était prise par une semaine de tournage intense sur « Mes deux douars »,
Roberta jouait à porte fermée au Riad Opale : « charmes et délices d’un Riad Marrakchi »
Et Larab2cervis continue « Horloges bleues sur Chaouen »…
A l’heure où je t’écris, j’ai regagné l’Europe et ses frimas : la température à Marrakech-Menara était de 28°, la température au sol à Lyon Saint Exupéry était de 6°, on annonçait des chutes de neige sur les Vosges à partir de 500 mètres…
Les conditions de tournage ont été périlleuses pendant la semaine de la Toussaint…j’étais le 8.900.001 nième touriste étranger et non-résident dans l’ancienne capitale du Rif et Hillary Clinton avait choisi cette semaine-là pour traiter de « la bonne gouvernance » du conflit israélo-palestinien…(Mamounia accès réduit jusqu’à jeudi)
Outre les chauffeurs de bus, passablement énervés, et les mobylettes se développant au rythme des acariens en milieu chaud et humide, j’ai d’ailleurs découvert un nouveau métier à Marrakech : « gardien de parc de scooters et de mobylettes »…il a fallu tourner ce dernier carnet dans les limites du raisonnable, mais je crois que tu ne seras pas déçu…
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Collerette · 2009-11-08
Bonjour Tomas,
Oui c'est toujours bien écrit. Marrakech est la ville de mon enfance. Mon père étant né à Oujdah, tout le monde s'est retrouvé à Marrakech, dans une villa du Bd Mansour Eddabhi. Quand mon père s'est marié avec ma mère pure berrichonne, nous les enfants sommes nés à Toulouse. Mais moi j'allais souvent voir mon oncle et ma tante pendant toutes les vacances à Marrakech. C'était un petit paradis à l'époque, pour moi avec mes yeux d'enfants. La place Djemaa-El-Fna, avec ses montreurs de serpents qui me faisait peur. A part ça je courais partout avec ma nounou, qui en avait plein les babouches de marcher ou courir partout. Le soir on allait diner sur cette place de bonnes brochettes au Cumin et coriandre. Je me repaissais de toutes les bonnes odeurs des parfums, des épices, de l'odeur du désert aussi, pas loin. Oui Tomas tu me fais revivre un peu de mon Marrakech d'antan. Merci
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Songhai73 · 2009-11-08
merci Thomas
j'ai beau aller souvent au Maroc
je n'ai pas ton talent pour transcrire ces merveilleux moments !
"les odeurs d'Atlas , de désert et de fuel mélangés " me manque , merci de me les faire ressentir .
francia
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Lacalo · 2009-11-08
Dommage de n’avoir pas pu assister à ce trop court tournage d’ Ulysse à Marrakech…
Mais pourquoi ce dernier s’est il arrêté à la place Jemaa El Fna ?
Alors que son amour de l’archéologie aurait dû le pousser à s’enfoncer d’avantage dans cette médina.
Il aurait pu, par exemple, poursuivre les fouilles autour de la Koubba pour peut être découvrir, qui sait, de nouveaux trésors …
Et continuer ainsi, pour notre plus grand plaisir, ses récits.
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Tomas3 · 2009-11-09
Salam Lacalo, ,
il aurait pu poursuivre les fouilles près de la Kouba...
c'est ce qu'il a fait...tu verras dans le récit qui suit, il n'a pas pourtant pu poursuivre son voyage vers les colonnes du djerb ajjama ben salah, tant les sirènes de la rue boussounine l'ont attiré...mai tu verras, si tu suis ce carnet, que le brave Ulysse a fait un long voyage...
La Koutoubia ou la légende de l’épouse infidèle :
La Koutoubia (mosquée des musées) domine Marrakech de son minaret de 77 mètres (plus haut que la Giralda de Séville)…
En haut du Minaret, quatre boules de cuivre surmontent le dôme et vous narguent de n’importe quel quartier, le jour comme la nuit (cf. photo)
Une légende prétend que ces fameuses boules de cuivre furent fondues dans l’or des bijoux d’une épouse infidèle d’Abd El Moumen, le sultan almohade grand bâtisseur…
Ulysse aime les petites histoires « people » à l’intérieur de la grande Histoire, comme l’erreur que commirent les architectes de cette mosquée au XII me siècle, qui ne l’orientèrent pas exactement en direction de la Mecque :
On détruisit le premier édifice pour en construire un second à l’identique, celui-ci bien orienté…
L’histoire ne dit pas si les têtes des architectes furent exposées à la Porte AGNAOU…ce qui est bien probable…
Autre curiosité archéologique qui passionnera les amateurs de vieilles pierres : le palais El-Badi (l’incomparable) (cf.photo)
En I578, un sultan saadien battit à plates coutures les envahisseurs portugais, et, bien avant notre Roi Soleil, construisit en commémoration un Palais des Rois des Rois qui devait être le plus somptueux des Royaumes Arabes…
Le destin de ce Palais fut fatal : dix ans après sa finition, les alaouites prirent le pouvoir et déshabillèrent le somptueux édifices de ses marbres pour habiller leurs palais de MEKNES…
De l' « l’incomparable », il ne reste qu’un vaste champ de briques poussiéreuses et de grands bassins vides…Seules les cigognes nichent encore dans les harems désertés… (Photo)
Ulysse mesura alors la profondeur d’une citation d’un bouffon de AL-MANSOUR : « l’archéologie peut aussi être l’étude d’un gros tas de pierres… »
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Tomas3 · 2009-11-09
Salam Songhai,
"les odeurs d'Atlas, de désert , et de fuel mélangées, me manquent"
les contacts aussi, la parole, le sourire...toutes choses que l'on ne vend pas...
AbdelAtif, le gardien de la nouvelle gare, et Nadia, la vendeuse de la boutique Majorelle (5)
Marrakech vaut le détour, certes, mais ne serait rien sans le contact chaleureux des Marrakchi…non pas qu’ils vous poursuivent pour vous offrir de vous guider ou de vous vendre un flacon d’extrait de fleurs d’orangers distillées par leur épouse (sic…)
Non, c’est une gentillesse de la parole échangée…
Ainsi d’AbdelAtif, agent de sécurité de la nouvelle gare (cf.post N°3) qui s’étonne des photos que prend Ulysse d’un bâtiment inauguré il y a à peine un mois…
Ulysse lui montre les photos qu’il vient de prendre et de cette gare apparaissant dans un jardin d’Eden et parie avec lui 50 dirhams qu’il ne trouverait pas d’où avait été prise la photo…
La conversation aidant, et téléphones échangés, Ulysse et Abdelatif iront peut-être demain escalader le Mont Toubkal (4167 m) : Abdelatif a sa journée de repos et il pourra offrir à Ulysse un café avec les 50 dirhams qu’il a gagnés…
Nadia, conférencière au Musée Majorelle (Fondation Pierre Bergé et Yves Saint Laurent) (fermé pour travaux jusqu’au Ier mars prochain) se penche sur l’épaule d’Ulysse pour commenter le somptueux ouvrage consacré aux demeures successives de P.B et de YSL au Maroc (Boutique des jardins Majorelle)…
De livres d’art consacrés aux bijoux marocains à Villas tanjaoui, Ulysse l’oriente vers un collier d’ambre promis à Pénélope à son retour…
Ulysse aimait plus les emballages cadeaux de la boutique que le collier d’ambre qu’il trouvait trop « bling-bling », et, de fil en aiguille, il posa la même question à la belle conférencière : d’où avait-il pris cette curieuse photo de la Nouvelle Gare : elle trouva la solution quand elle s’aperçut que la photo avait été prise de sa chambre d’hôtel…
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Songhai73 · 2009-11-09
bonjour Thomas
bien d'accord , c'est surtout le contact humain qui manque ici , c'est pour cela que je m'envole bientôt pour la Casamance , mais je reprendrais le récit d'Ulysse au retour ...
au fait , j'aimais bien tes tableaux aussi😉
be slama
francia
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Arrawak · 2009-11-10
😉Eh, petite cachotière, tu ne nous avais pas dit que tu avais passé ton enfance au Maroc.
Le carnet de Tomas t'a effectivement rappelé pas mal de souvenirs.
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Tomas3 · 2009-11-10
je suis sûre que Collerette est allée se promener avec sa nounou, en calèche, aux jardins Majorelle...elle pourrait sans doute être une merveilleuse conteuse des mille et une nuits...
et toi, Georges, tu as dû traîner tes CAT(authentiques) pas chinoises dans les parages, à la recherche de la tombe d'YSL...
« Depuis de nombreuses années, je trouve dans le Jardin Majorelle, une source inépuisable d’inspiration et j’ai souvent rêvé à ses couleurs qui sont uniques… » Yves Saint-Laurent
Du bleu Majorelle au Guéliz : (6)
Marrakech est définitivement la ville où il faut marcher le plus possible (hormis le taxi du matin et du soir) et si vous avez la chance d’habiter le quartier du Guéliz, n’hésitez pas à franchir l’avenue Mohamed V pour suivre l’avenue Yacoub El Mansour…
Vous prenez le sens inverse des calèches chargées d’européens et vous gagnez, sur votre gauche (fléché) le Jardin de Jacques Majorelle (peintre français mort en I962)
Ce jardin et la maison du peintre ont été réhabilités par Pierre Bergé et Yves saint Laurent (le premier y prend ses quartiers d’hiver…)
Il fait encore 28° un 2 novembre dans la Ville Rouge et, franchi la porte du jardin, passé un patio avec bassin central de zelliges à jet d’eau, vous pénétrez dans un jardin exotique extraordinaire…
(Pour la description, je vous renvoie à votre guide ordinaire, Hachette, par exemple, qui est de bonne facture sur le sujet)
Ulysse se rappela en raccourci d’autres jardins extraordinaires (en Martinique : les jardins de Balata, en France, la bambouseraie d’Alès… quelques jardins extraordinaires tanjaoui…
L’étrangeté des lieux, qui fait leur insolite, est la prégnance forte de Pierre Bergé et de YSL (dont le mémorial, tambour de colonne antique au cœur de bassins et de plantes africaines, est aussi couru que la tombe de Jim Morrison au Cimetière du Père Lachaize à Paris)
Si vous choisissez d’aller visiter ce jardin au petit matin, vous éviterez les touristes et le Babel de leurs exclamations, vous pourrez alors vous recueillir sur l’exposition surprenante des aquarelles d’Yves Saint Laurent consacrées à l’amour, aux saisons et au temps qui passe…
Ne négligez pas les salons marocains du café du Jardin…on peut même y déjeuner…
Ulysse préféra le brunch du AL Jawda, 88, avenue Mohamed V : brunch authentique… (32 DH, thé, jus d’orange, salade et omelette, soit 3 euros, soit 5 dollars…)
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Tomas3 · 2009-11-11
"et continuer, pour notre plus grand plaisir, son récit..."
salam, Lacalo,
comme tu le verras, Ulysse re rapproche insensiblement de l'office du tourisme, place Chaf-fine, pour demander sa route pour rejoindre la rue Issebatiyne , que tu connais bien et dont tu m'as vanté les terrasses...je devais d'ailleurs y faire un repérage, mais, manque de temps, paresse des chauffeurs de taxi...je ne suis jamais arrivé à Djerb Ajjana Ben Salah...
ca devait être le jour où "Hillary" bloqua la circulation de l'hyper-centre...
Où Hillary empêche Ulysse d’accéder à la Mamounia : (7)
Quand on évoque Marrakech, on évoque la Mamounia, comme à Tanger, on évoque El-Minzah, de ces grands hôtels mythiques chargés d’histoires et d’aventures (people-esques bien entendu…)
Ulysse avait choisi la semaine de Novembre où le calendrier des évènements marrakchi est le plus chargé, comme les rotations des charters à l’aéroport : les plus grands pays du monde avaient envoyé cette semaine leurs représentants les plus prestigieux pour traiter de « la nouvelle gouvernance du monde »…
Et, bien entendu, les Etats-Unis avaient délégué « Hillary » (Clinton)….
Ulysse, qui vérifiait la réalité d’une citation de Marjorie Alessandrini :
« Palmeraie et palaces : les délires et les délices de la Ville Rouge font rêver le monde entier… »(sic…)
Avait entrepris une tournée des bars prestigieux de l’hôtellerie de luxe(une spécialité de Marrakech) et sortait de boire un cocktail « mangue et menthe fraîche » à la terrasse du SAADI( Saint Pierre de Rome comparé à la sainte chapelle de son hôtel…)
Ayant échappé aux vigiles du SAADI(accès réservé aux seuls véhicules) il se vit bloqué à la porte El –DJID alors qu’il allait franchir les vigiles et les gardes de sécurité de la Mamounia, luxueux palace décoré par Jacques Garcia(décorateur français)
L’avenue EL-TETOUAKI, qui permet normalement d’accéder à La Mamounia était fermée jusqu’à jeudi…
Ulysse eut beau négocier avec les concierges de l’Hôtel, il n’obtint l’assurance de boire son prochain cocktail « banane et coriandre » qu’à partir de onze heures, jeudi matin..Dès qu’Hillary serait partie…
Où l’on vérifie qu’Hillary, une fois encore, pointe son nez dans les carnets d’Ulysse (MDR)
De mauvaise fortune, bon cœur, Ulysse choisit par défaut la terrasse du PORTOFINO pour communier dans l’illumination du minaret de la KOUTOUBIA (entre I8 et 19 h)…
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Songhai73 · 2009-11-11
bonsoir
pénible cette Hillary , elle avait faillit me faire virer d' Aït Benhaddou il y a 10 ans ...
le village était boucler pour sa visite du ksar .
je lirais la suite depuis mon ksar de Casamance 😏
francia
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Lacalo · 2009-11-12
Salam Tomas
Moi non plus, je n’ai pas encore eu le plaisir de retourner voir la Mamounia depuis sa réouverture.
Voir, c'est-à-dire y boire un thé à la menthe face à son beau jardin, car y dormir n’est pas dans mes moyens…
Les adresses mythiques restent ce qu’elles sont … elles feront toujours rêver.
Et la médina de Marrakech c’est tout cela :
Bab Jdid : la beauté, le luxe et la volupté d’un palace …
Bab Dabbagh : le choc des conditions de vie d’un autre âge des tanneurs...
Et entre ces deux extrêmes, toute cette vie de médina assourdissante mais tellement vivante où chacun a sa place, fait ce qu’il a à faire…
Ces derb bruyants pour certains par les nombreuses mobylettes qui les parcourent ( malheureusement ), ces autres derb d’habitations très calmes qui s’intriquent les uns dans les autres, comme un labyrinthe où on se perd.
Ces maisons secrètes dont on ne devine pas la beauté de l’extérieur, et si vivantes à l’intérieur.
Ces enfants qui jouent dans la rue, qui reviennent de l’école.
Ces marchands ambulants, ces marchés, toutes ces petites échoppes où chacun joue son rôle dans la fabrication d’un objet.
Ces appels du muezzin qui rythment la journée.
C’est tout cela une médina … toute cette vie enserrée dans les remparts …
J’aime la médina !
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Arrawak · 2009-11-12
😉D'après ta description, çà donne envie d'y aller dans cette Médina.
et la Mamounia, depuis que j'en entends parler............Combien çà coûte une simple chambre?
superbes les photos de ce carnet de Tomas, là, on commence à connaître le Maroc, et un peu de son histoire.
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Tomas3 · 2009-11-12
"toute cette vie de Medina assourdissante mais tellement vivante, où chacun à sa place, fait ce qu'il a à faire..."
salam, Lacalo,
comme Mohamed Benhassa, le maître-barbier de la rue de la Bahia?
Ben Hassa, coiffeur barbier de la rue de la Bahia :(8)
Aujourd’hui, Ulysse commence à se sentir marrakchi : certes, il prend toujours son petit déjeuner à l’hôtel, lit la presse locale avant d’acheter la presse internationale ( on trouve tous les journaux du Monde en temps réel à Marrakech…)
Mais, ce matin, après avoir fait cirer ses bottes rue Bâb Agnaou, il passe chez Ben Hassa, coiffeur à l’ancienne, dont l’échoppe procède plus de 1200 – année de l’Hégire- que des contraignantes règlementations européennes…il n’y a même pas un portrait de M6…Mohamed Ben Hassa respire le barbier de confiance…
Ulysse négocie le prix, comme il se doit, « moins cher que moins cher », sans penser à la barbe qu’il a déjà depuis deux jours…
La coupe au rasoir, la main du maître barbier suppose un long apprentissage, un art convenu de répondre aux attentes du futur coiffé.
On parle du temps, de la pluie qui ne vient pas et qui aurait du venir en octobre ; viendra-t-elle en Novembre ?...un enfant apeuré s’enfuit, échappant à sa grand-mère, refusant le ciseaux du coiffeur ou la présence insolite du francaoui…
Et dans la foulée, sans qu’il n’y prenne garde, Ulysse sera rasé à l’ancienne, plutôt deux fois qu’une, avec deux passages du savon à raser et un art du coupe-chou que même les coiffeurs portugais ont perdu…
Et puis, ce sont les oreilles, les sourcils, les narines, que Mohamed Ben Hassa rase avec tout son talent…
La grand-mère a retrouvé son petit-fils, on parle désormais en arabe de la santé des uns, du coût de la vie, de la lenteur du temps qui passe…
On décide, Inch’allah, de prendre date pour un autre rasage avant la fin de la semaine : Ulysse prend en photo le maître coiffeur et l’enfant docile (enfin !) harnaché dans le fauteuil (photo)…
Tarif des coupes BENHASSA : coupe au rasoir : 40 DH
Barbe :10 DH soit 4 euros
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Lacalo · 2009-11-12
Merci Tomas pour cette page de vie !
Moi aussi j���ai dans ma rue le frère de Mohamed le barbier de la Bahia.
Bon je te dis tout de suite, je ne l’ai pas personnellement testé, mais je le vois tous les jours affairé avec ses clients, ou simplement à les attendre assis devant sa porte sur son petit tabouret en paille rendu plus confortable par un vieux coussin crasseux ficelé par dessus.
Il refait alors le monde avec son voisin d’en face, Zakari l’électricien qui a tout le BHV dans sa boutique de 5 m2, mais qui n’hésite pas à la fermer sur le champ dès qu’on a besoin d’un dépannage ! Service oblige !
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Tomas3 · 2009-11-13
salam, Lacalo,
"entre Bab-el-Jdid et Bab er-Robb, il y a Bab Agnaou"
un petit tour à la Kasbah?
Bâb Agnaou et les tombeaux Saadiens : (9)
Ulysse est têtu : il avait vainement cherché la trace des gibets d’autrefois Place Jemaa-El-Fna…il avait le souvenir de tableaux orientalistes représentant une porte de Marrakech couvertes de têtes et de corps de suppliciés… (Delacroix ? Charles Cournauld ?)
Il retrouverait cette célèbre porte et les traces des gibets : c’était Bâb Agnaou (Porte Agnaou) la porte du bélier sans corne… (Pour la description, je vous renvoie à votre guide préféré ou à la photo jointe)
On ne peut s’y tromper, les cars des tour-opérateurs déversent sans discontinuer leurs cargaisons de bobs et de shorts aux mollets blancs… (sic…) quelques anglais photographient avec ardeur les entrelacs de grès gris-bleu de l’immense porte de la Kasbah…
Tandis qu’Ulysse cherche dans les « trous de boulins »(qui permettaient aux ouvriers-macons anciens de fixer leurs échafaudages) l’emplacement des têtes de suppliciés…
Après cette mise en bouche, à deux cents mètres d’Agnaou, les fameux tombeaux Saadiens (de la dynastie saadienne)(dynastie régnante après les almoravides et les Mérinides et avant les Alaouites, dynastie de M6) tombeaux donc très anciens,
Celui d’AHMED le DORE, de ses nombreux enfants, et de sa mère bien-aimée, la fameuse LALLA MESSAOUDA…
Pour les lecteurs rapides, il faut cependant mettre 3 étoiles au site (merveille des débuts de l’art arabo-andalou) surtout que ce site a été muré de I654 à I917 !!!!
Presque aussi fort que Pompéi, sans les cendres du Vésuve (on retrouvera cette même caractéristique plus loin à la célèbre mosquée KOUBBA BA’ADIYN…)
Ne serait-ce la pollution ravageuse des groupes de touristes et les commentaires de Babel de leurs guides polyglottes, on pourrait presque se recueillir dans ce cimetière étroit et ses mausolées au cœur de la Kasbah, que l’on n’atteint par un long couloir sombre et sinueux( passage de deux touristes de front interdit…(sic…)
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Lacalo · 2009-11-13
Bonsoir Tomas,
On peut dire qu' il fut bien inspiré Moulay Ismaël, de murer cet accès aux tombeaux.
Pour une fois qu'il y en a un qui ne pille pas les ouvrages du prédecesseur !
Grace à lui on peut ainsi encore les admirer de nos jours, mais mieux vaut venir, comme tu dis, avant l'arrivée des cars déversant leur horde de touristes, qui vont faire la queue une heure pour pouvoir faire la photo de "Pénélope" ( excuse moi de l'emprunt ...) dans la niche qui précède la barrière faisant fi de la beauté du lieu ...
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Collerette · 2009-11-14
Oh oui mon cher Georges, pendant toutes les vacances scolaires je passais mes vacances dans la petite villa de mon oncle Alfred, et crois moi mes souvenirs de Marrakech sont vivaces. J'adore cette ville, même si je sais par ma fille qui y va souvent, qu'elle a beaucoup changée. Trop de touristes, on est harcelé sans arrêt, on ne reconnait plus certains quartiers refaits complètement. Mais la Mamounia est toujours là, refaite à neuf et splendide. Les dimanches, mon oncle et ma tante, nous emmenaient mes 2 cousines et moi au bar sélect de la Mamounia pour y prendre l'apéritif. Pour nous c'était de la citronnade bien fraiche parfumée à la fleur d'oranger fait maison, et mon oncle et ma tante sirotaient le cocktail à la mode de l'époque. Nous prenions l'été notre table autour de la piscine, où les effluves du jasmin venaient caresser nos narines. 2 fois par an dans un élan de générosité notre oncle nous invitait à un diner merveilleux et succulent. Une fois pour son anniversaire et une fois pour Pâques. Nous en parlions le soir au coucher, longtemps. Il fallait que ma tante se levât pour nous faire taire et nous menacer de faire avancer l'heure de la prière pour les musulmans dont le muezzin nous réveillait immanquablement. Surtout moi qui ne vivais pas dans cette ville merveilleuse à l'année. Le muezzin c'était un peu le loup ou l'ogre de chez nous. Que les musulmans ne m'en veuillent pas. Mais c'était radical, sous la moustiquaire, nous nous recouchions et nous nous endormions très vite. Jusqu'au premier appel à la prière du matin. La mosquée était près de chez nous. Lorsque je rentrais en France, j'en avais des choses à raconter. Des monts et merveilles, jusqu'aux prochaines vacances avec mes frères parfois.
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Arrawak · 2009-11-14
😉Quelle enfance mervilleuse tu as eue, avec le parfum des jasmins, la citronnade, et cette douceur de l'orient.
Il a du t'en rester un goût de revenez y tout de même.
j'attends la suite
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Tomas3 · 2009-11-14
"il fallait que ma tante se levât pour nous faire taire"
Salam Collerette,
on dirait du "Madame Verdurin"...(MDR) ca y est, tu te lances, et tu nous racontes ton enfance à Marrakech? sympa, l'ambiance que tu as connue...je crois que tu ne serais pas dépaysée si tu faisais le pélerinage de tes moments heureux...d'ailleurs, quand Ulysse se repose de la vie trépidante de la medina, il retrouve un peu l'atmosphère que tu décris.
Marrakech : champagne-bobo : (10)
Compte tenu des écarts de températures en ce début de mois de Novembre : I6° le matin, 28° l’après-midi , Ulysse se confectionne des emplois du temps andalous :
le matin est consacré aux découvertes et aux richesses de la Ville Rouge : un palais, un mausolée, une vieille ruine de la Médina, de la Kasbah, des souks, des odeurs, des couleurs, une vie grouillante loin des 4x4 noirs et des villas enfouies…
Retour à Gueliz, la ville moderne, en début d’après-midi pour une douche et une sieste sévillane, et dès I6 heures, « les délices de la Ville Rouge sans les délires… »
Aujourd’hui, brochettes mexicaines sur les terrasses ombragées d’un des restaurants de la nouvelle gare : le CARUSO(ouvert depuis un mois, fraîcheur des produits et du service assurée)
Après la sieste : le grand café de la Poste : selon Marjorie Alessandrini : « ambiance assurée revisitée par la chic parisien » (N.O. du I9 octobre)
Selon Ulysse, la clientèle de ce grand café (cf.photo), où il faut se faire voir et être vu, est un mélange de Saint Martin en Ré au mois d’août, de vieux colons bronzés ayant choisi de terminer leurs jours au Maroc, de Messieurs « chics » accompagnés de belles jeunes femmes…
Le prix des cocktails de l’établissement y est le même que dans les principales adresses de l’hôtellerie de luxe du quartier de l’Hivernage : Four Seasons, Beach Comber, Park Hyatt, Mandarin Oriental, SAADI, Naoura Barrière, Sofitel, Méridien ans so on…
A dix heures, il est temps d’aller boire un thé à menthe au Al Jawda, avenue Mohamed V, accompagné de son échantillon de pâtisseries marocaines… ..
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Tomas3 · 2009-11-15
Si Moulay Ismael fut bien inspiré, le grand Vizir Sidi Moussa le fut encore plus et par qui?
salam Lacalo,
je suis d'accord avec toi, mais toi qui connais si bien Marrakech, tu connais la légende de Sidi Moussa?
et de son fils et de la Bahia ?
Eros et Marrakech (11)
Figurez-vous un palais de 150 pièces au cœur de la Médina, toutes de plain pied, parce que le propriétaire des lieux est obèse…
Une courtisane favorite, quatre épouses légitimes, 24 concubines…
Il a fallu loger tout ce monde là (au XIX nième siècle, la belle fut la maîtresse de deux premiers ministres du Sultan (vizirs , disait-on à l’époque…)
On pense au Château d’Anet que Henri IV construisit pour Diane de Poitiers, à l’Elysée pour la Marquise de Pompadour, à la pyramide de PEI, dont on connaît les origines « amoureuses »…
Quant à l’architecture du Palais de la Bahia, puisqu’il s’agit de lui, de ce palais d’amour, je vous renvoie à la description qu’en donnent vos guides préférés…
On perçoit la continuité du Maroc et de l’Andalousie, le débordement des stucs et des zelliges, les plafonds de cèdres sculptés et peints, les folies de mosaïques, les jardins intérieurs, leurs fontaines, le jeu des calligraphies…
Le plus étonnant, toutes proportions gardées, ce que l’on retient de la visite de la merveille est le calme surprenant et le silence de ce palais des mille et une nuits au cœur de la médina…
Au sortir du palais, après le sas du grand parking, le visiteur est happé par les mobylettes (autre fléau dont on parlera plus loin) les ânes et leurs carrioles, les porteurs de ciments, les porteurs de farine, les livreurs de bouteilles de gaz, les charrettes de fruits et de légumes, le chantier de la poste du quartier en rénovation, un égout qui déborde et dont on évacue avec peine le trop plein…
Château d’Eros au cœur de la vie, le palais de la Bahia vaut le détour…(LOL-MDR)
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Tomas3 · 2009-11-16
"marrakech, combien çà coûte?"
salam georges,
toujours tes préoccupations mercantiles...le monde des affaires ne te lâche pas?..à vrai dire, établir un budget pour un séjour dans la Ville Rouge est périlleux...et si on jouait à Jean-Pierre COFFE ou comment vivre à Marrakech avec 300 DH(30 euros...)?
Jean-Pierre COFFE ou BHL à Marrakech ? (12)
JPC arrive à Marrakech par le train de 8 heures, en provenance de Fès ou de Casablanca, qu’il avait gagné par EUROLINES…
Il doit rejoindre son hôtel qu’il a trouvé sur VF : « le Faouzi », 67, sidi Bouloukate, à 100 mètres de la place Jemaa-el-Fna (20 euros, petit dèj compris, douche dans la chambre)
Il hésite à prendre un taxi à 3 euros ou à le rejoindre à pied par l’avenue Mohamed V…
Il ira finalement à pied.
Thé à la menthe au café glacier (I euro) et jus de fruits frais sur la place(0, 30 ct d’euro)
Au Glacier, il récupère le quotidien local « Aujourd’hui » laissé par un client pressé…
Quatre heures passées aux souks, il déjeune d’une soupe ou d’une tagine aux keftas (2 euros) qu’il clôture d’un thé à la menthe au café de la Place ( 1 euro)
Le soir, il s’offrira un somptueux repas au rendez-vous des Routards (5 euros) avec une bouteille d’eau gazeuse locale(I demi-litre d’El-Oumnès à 0, 50 euros).
Soit un budget de 30 euros, hôtel compris…
Bernard-Henri L. est psychanalyste dans le VI ème arrondissement de Paris.
Son emploi du temps est très chargé…
Il a choisi de partir seul, avec le but de s’imprégner de culture arabo-berbère sous forme de « carpe diem ».
Il a acheté son voyage « clés en main » chez un voyagiste spécialisé pour le prix de I6.000 DH pour 5 jours, vols compris… soit 3200 DH par jour…
Ce prix ne comprend ni les dépenses personnelles, ni les boissons, ni les pourboires, ni les déjeuners…
BHL a emporté avec lui le NO du 19 octobre…300.000 marrakchi vivent dans la Médina, le SMIG local est à I500 DH…
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Rames · 2009-11-16
bonjour tomas,
nouveau sur ce forum, je suis étonné des écarts de prix que tu annonces dans ton poste précédent. Désireux de découvrir le Maroc, j'hésite entre le budget de 300 DH , budget basique que tu décris et le budget de 3200 Dh qui me semble celui des prestataires de services. N'y a t il pas un budget moyen qui permettrait de ne pas avoir de surprises ?
Concernant les prestations achetées en France , est il préférable de les prépayer ou d'attendre sur place pour décider de ses options.
Apparemment , à la lecture de ton carnet j'ai l'impression que l'on peut jongler entre les formules.
Merci encore de toutes ses précisions au plaisir de lire la suite de ton voyage !
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Arrawak · 2009-11-17
😉C'était les tarifs de la Mamounia, dont j'ai tant entendu parler, qui m'intéressaient, non pas pour y aller, mais pour savoir..............
Mais BHL a oublié de m'envoyer une invitation.
il est psychanalyste?????
Je comprends pourquoi sa délicieuse compagne danse dans la troupe du Crazy horse, vivre avec un homme qui vous décortique le cerveau jour après jour, besoin d'évasion................MDR.
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Tomas3 · 2009-11-17
"j'hésite entre le budget de 300 DH , budget basique que tu décris et le budget de 3200 Dh qui me semble celui des prestataires de services. N'y a t il pas un budget moyen qui permettrait de ne pas avoir de surprises ?
Concernant les prestations achetées en France , est il préférable de les prépayer ou d'attendre sur place pour décider de ses options. "
Salam Ramès,
il est difficile de te répondre sur le premier point: Marrakech n'est pas le Royaume du Bouthan où le petit roi exige que chaque touriste dépense au moins deux cents dollars par jour...
j'ai croisé toutes sortes de touristes, ceux que l'on voit, les plus nombreux, sont les routards et les clients des voyagistes de masse...
mon post voulait simplement dire que l'on peut vivre de toutes les façons dans la ville rouge, avec les habitants et c'est très simple et peu coûteux,
sur les circuits balisés par les tour-operators(attention danger aux sur-facturations...)
on peut aussi organiser son voyage à la carte, en fonction de ses propres ressources ( ne pas tomber dans le piège des compagnies low-cost qui te proposent des A-R Lyon-Marrakech à 80 euros et qui oublient les taxes d'aéroport(104 euros...)
VF est une mine de renseignements dans la rubrique "Maroc"...
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Tomas3 · 2009-11-17
"C'était les tarifs de la Mamounia, dont j'ai tant entendu parler, qui m'intéressaient, non pas pour y aller, mais pour savoir.............."
salam, georges,
sur les grands hôtels de Marrakech, -on en inaugure un par semaine...(LOL)- le dernier en date est le Naoura-Barrière, après le "Royal Mansour" de M6...le montant des coûts est fonction de la classification(5-4-3 étoiles...) il me semble avoir vu une échelle récente des prix, mais je n'ai retenu que celle des 3 étoiles à 50 euros...
la seule indication précise de prix est celle des cocktails de fruits, auxquels j'étais abonnés, même tarif dans la plupart des établissements de la catégorie Mamounia: 4O DH (environ 3, 6 euros) ce qui est vraiment pas cher pour des établissements de cette catégorie...
mais puisque tu plaisantes, je l'espère, je dois te dire qu'Ulysse avait déniché un hôtel encore plus surprenant que le Mamounia: c'est l'Hotel SAADI...(mille et une nuits assurées...)
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Arrawak · 2009-11-17
😉EH...................Tu ne t'ennuies pas à ce que je vois au Maroc, je suppose que les mille et une nuits impliquent des danses orientales très sexys, avec de jolies Marocaines
Ne me dis pas que lors des soirées tu n'as bu que des jus de fruits, je ne te croirai pas.
As-tu croisé Laurence d'Arabie dans un de ces halls d'hôtel style palaces?
Les femmes sont elles faciles? comme en Thaïlande ou leur religion Musulmane les tiennent -elles à l'écart de la prostitution.
Je suis intéressé de savoir.
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Tomas3 · 2009-11-17
"as-tu croisé Lawrence d'Arabie dans un de ces palaces?"
salam, georges,
figure-toi qu'Ulysse, archéologue très sage, croisait plutôt de vieilles institutrices dans sa recherche de vieilles pierres, comme tu vas le voir plus loin...
Le quartier Ben Youssef et la folie des Riad (13)
N’eût été la période de la Toussaint les 8.900.000 touristes escomptés en 2009 par le Ministère du Tourisme marocain, Ulysse aurait opté pour le Riad ou le caravansérail…(style « faouzi »)
Les riads de ses amis de VF étaient complets pour ces semaines très encombrées…
Ulysse avait opté pour la solution hôtelière, ce qui ne l’empêchait pas de sillonner les quartiers aux riads, où, derrière de lourdes portes cloutées, on trouve, comme à Tanger, à Fès ou à Mekhnès, des atmosphères marocaines de charme…
Il aimait retrouver ces parfums et ces ambiances d’Orient au café arabe (cf.photo) 184, rue Mouassine, où il s’épuisait à déguster, après avoir dégusté la fureur des souks, des cocktails de banane et de menthe, des cocktails de melons et de fraises…
Là de belles étrangères, sur des terrasses où l’on domine la médina de toutes parts et d’où l’on aperçoit les sommets enneigés de l’Atlas(à 70 Kms), jouent avec leurs PC et leurs téléphones portables…
En bas, dans la rue grouillante, Louisette et Marinette, deux vieilles institutrices férues d’art et d’histoire, débattent de l’emplacement de deux fontaines anciennes (cf.photo)
La fontaine Mouassine ou la fontaine chrob/Chouf ?....
« La Mouassine », en cours de réfection, est cachée par le linge qui sèche et les entassements baroques de mobylettes contemporaines…(cf.photo)
Louisette et Marinette auraient tant aimé qu’Ulysse les rassure et les guident au moins jusqu’à la Koubba Ba’Adiyn…
Ulysse, bon prince, se laissa faire…il les y conduisit sans réclamer un dirham… en leur montrant même les photos d’opus réticulé( technique de maçonnerie héritée de nos lointains ancêtres les romains…) qu’il avait repéré derrière la Koubba…(cf. photo)
Les deux vieilles dames débattirent longtemps avec leur guide improvisé des différents niveaux de sol, des techniques de maçonnerie utilisées, des saints vénérés de la mosquée( celui de BA ‘Adiyn)
Le marabout du lieu avait vocation à rendre fertiles les femmes stériles…il était veillé jour et nuit.
NE PAS PHOTOGRAPHIER.SVP
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Arrawak · 2009-11-18
😉c'est décidé, à mon retour d'Egypte, ce sera le Maroc...............
Trop tenté, tu as fait une description superbe.
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Lacalo · 2009-11-18
Salam Ulysse,
Je vois que ton amour des vielles pierres t’a ramené au cœur de la médina, entre autre vers la Koubba, le plus ancien monument de Marrakech.
Si Louisette et Marinette ne t’ont pas trop fait tourner la tête, as-tu pu seulement la lever pour admirer sa coupole surprenante avec ses différents arcs intérieurs et la richesse de sa décoration, dont on ne soupçonne pas le raffinement de l’extérieur ?
A l’image de ces maisons arabes, qui sont parfois de véritables petits palais intérieurs, et que pourtant rien ne permet de soupçonner de la rue …
J’attends la suite du parcours, car il me semble que tu étais dans un quartier où il y avait beaucoup d’autres choses à montrer à Louisette et Marinette … pour le plaisir des yeux !
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Tomas3 · 2009-11-19
"as-tu pu seulement la lever pour admirer sa coupole surprenante avec ses différents arcs intérieurs et la richesse de sa décoration, dont on ne soupçonne pas le raffinement de l’extérieur ?"
salam Lacalo,
une vieille femme acariâtre gardait jalousement le tombeau du saint, Ulysse préféra glisser dans la ruelle en contrebas derrière la koubba...en descendant de plusieurs mètres de niveau, il eut l'impression de descendre plusieurs siècles, de pénétrer au cœur même de l'ancienne Marrakech...
c'était à la fois une niche de "riads", les portes cloutées(fermées) se multiplient dans un dédale de courettes, de "traboules"(Ulysse n'oublie pas Lyon...) pas assez de petits cailloux blanc pour ne pas se perdre sur un espace de trois cents mètres de diamètre...
il fallait qu'il remonte à la surface s'il ne voulait pas se perdre...la medersa ben Youssef n'était pas loin, mais il avait eu il y a peu une indigestion de medersa à Fès...le musée de Marrakech n'était pas loin non plus....il était fermé pour cause de travaux....il n'était pas question que le roumi aille visiter la mosquée ben Youssef, il n'avait pas encore pris l'habitude de prier cinq fois par jour le grand Horloger...
Marrakech ayant sept saints patrons, il avait visité le tombeau de l'un d'entre eux, il lui restait encore six sanctuaires à visiter, mais Ulysse était tombé amoureux...il hésitait à poursuivre ce parcours "du patrimoine" ou retourner "fleureter" avec Nadia, la belle vendeuse de la boutique des jardins Majorelle...
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Lacalo · 2009-11-19
indigestion de medersa ????
Ben voyons Ulysse !
Toi l’amateur de vielles pierres et de belles choses, comment peux tu ne pas ressentir l’impétueux besoin de découvrir ce joyau, peut être un des plus beaux lieux de Marrakech ?
Indigestion !
Je rêve !
Alors que pour aller manger des cornes de gazelle à Al Jawda avec la belle Nadia on n’entend plus du tout parler d’indigestion …
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Tomas3 · 2009-11-20
"toi, l'amateur de vieilles pierres et de belles choses.."
salam Lacolo,
tout est dans ta formule: on peut aimer les vieilles pierres et les belles choses...voilà le dernier billet qu'Ulysse griffonna sur la terrasse de son hotel à quelques heures de prendre l'avion
Les amours d’Ulysse aux jardins Majorelle (14)
On connaît le cœur d’artichaut de l’archéologue (cf.ses précédents carnets) on n’a pas oublié ses aventures dans le Paris Lisbonne ni celle des Lacs bleus de Bavière…
A quatre heures de prendre son vol à Marrakech-Menara, il neigeait à partir de I200 mètres en France, Ulysse prenait son petit dèj sur la terrasse de son hôtel, sous les palmiers et dans les hibiscus…les journaux locaux annonçaient 26 ° en milieu de journée…
Il se demandait s’il prendrait le temps d’aller dire adieu ou au revoir à la belle bouquiniste des jardins Majorelle…
Ils avaient fleureté outrageusement « à la marocaine », avec cette façon discrète, comme aux échecs, de découvrir son jeu ou de laisser de belles ouvertures…
Quand elle lui avait montré les colliers de cœur d’Yves Saint-Laurent qu’elle préférait au collier d’ambre qu’ULYSSE aurait voulu offrir à Pénélope, elle lui avait adroitement confié qu’il pourrait revenir le jour de son départ pour acheter le collier …
Qu’il faudrait qu’il conserve son billet d’entrée de ce jour et qu’il la demande, elle serait là pour lui…
Ce qui chiffonnait Ulysse, c’est de ne pas voir Nadia dans ses véritables fonctions au Musée Majorelle fermé provisoirement pour travaux…jusque début Mars…
Elle lui confia que le maître des lieux, pierre Bergé, prenait souvent ses quartiers d’hiver et qu’il était là, derrière les murs du jardin…
Elle serait là pour lui, dans ses véritables fonctions, conservatrice au musée, dès la réouverture du musée…
Ulysse hésitait, à quatre heures de son décollage, à acheter le superbe collier YSL qui plaisait tant à la vendeuse et à l’oublier dans ses mains, gage de son retour à la réouverture du musée… toute est dans ta formule: on peut aimer les pierres et les belles choses...et Nadia était de ces dernières...voilà le dernier billet qu'Ulysse laissa sur la terrasse de son hotel à quelques heures de prendre l'avion pour les brumes du Nord...
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Lacalo · 2009-11-20
Salam Tomas,
Je sens un peu de nostalgie sur la fin de ton récit.
Aurais-tu laissé un peu de ton cœur dans cette ville ?
Si elle te laisse pénétrer dans son enceinte et si tu sais regarder, voir et croire ce que tu vois, tu ne ressors pas indemne.
Subtilement elle t’attire, t’attache, et ne te lâche plus.
C’est cela Marrakech, une façade un peu racoleuse pour le touriste de base qui la parcourt à toute vitesse, mais tellement d’autres richesses cachées.
Ville de contrastes.
Subtil mélange de rudesse et de douceur, de couleurs et d’odeurs.
Où le bruit des klaxons est couvert par l’appel du muezzin.
Où les odeurs des pots d’échappement font place aux doux parfums des épices.
Où le bleu-majorelle tranche avec l’ocre des murs de la ville, avec les multitudes couleurs des tapis et des laines qui s’exposent.
Toute la vie de l’orient est dans cette ville.
Tu y fais de belles rencontres, du barbier du palais de la Bahia à la belle Nadia, sans exclure tous ses autres habitants qui lui donnent sa chaleur, bien loin de cette place Jemaa El Fna qui n’en est que son faire valoir.
C’est une ville qui se mérite !
Marrakech, Arnakech ? quel piteux raccourci …
Marrakech n’est pas le Maroc, loin s’en faut, mais tout l’envoutement du Maroc est dans Marrakech.
Cependant une bonne nouvelle : le musée du jardin de Majorelle devrait rouvrir ses portes en mars … et donc pousser Ulysse à revenir … pour peut-être nous livrer d’autres récits de ses prochaines découvertes sur ce pays si attachant.
Inch’Allah !
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Tomas3 · 2009-11-21
salam Lacalo,
"Je sens un peu de nostalgie sur la fin de ton récit."
On ne quitte pas le Maroc, les couleurs, les sons, les odeurs restent longtemps avec soi
Aurais-tu laissé un peu de ton cœur dans cette ville ?
Si le cœur est la mémoire, et la mémoire l’écriture, je l’ai emportée avec moi…
Si elle te laisse pénétrer dans son enceinte et si tu sais regarder, voir et croire ce que tu vois, tu ne ressors pas indemne.
Les murailles de Marrakech sont poreuses de multiples portes, il suffit de se laisser porter…
Subtilement elle t’attire, t’attache, et ne te lâche plus.
Les liens sont forts et fragiles, mais ce sont des liens…
C’est cela Marrakech, une façade un peu racoleuse pour le touriste de base qui la parcourt à toute vitesse, mais tellement d’autres richesses cachées.
Il suffit d’avoir le courage, le culot d’aller au-delà des circuits balisés…
Ville de contrastes.
Rudes contrastes, mais l’Orient demeure derrière les odeurs de fuel…
Subtil mélange de rudesse et de douceur, de couleurs et d’odeurs.
Le bruit des mobylettes n’atteint pas les portes du caravansérail
Où le bruit des klaxons est couvert par l’appel du muezzin.
Où la lenteur des bourricots freine l’insolence des engins motorisés
Où les odeurs des pots d’échappement font place aux doux parfums des épices.
Les odeurs d’épices se mêlent aux odeurs d’huile d’olive, les rouges des épices à l’ocre des façades
Où le bleu-majorelle tranche avec l’ocre des murs de la ville, avec les multitudes couleurs des tapis et des laines qui s’exposent.
Les couleurs, les odeurs et les sons se répondent
Toute la vie de l’orient est dans cette ville.
Tu y fais de belles rencontres, du barbier du palais de la Bahia à la belle Nadia, sans exclure tous ses autres habitants qui lui donnent sa chaleur, bien loin de cette place Jemaa El Fna qui n’en est que son faire valoir.

Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Cléo40 · 2009-11-25
C'est presque de la provocation que d'être invitée, sédentaire et infatigable travailleuse parisienne, à encourager un éternel voyageur... Néanmoins, bonne route !
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Latizani · 2009-12-02
Salam a tous voila pour ma dissert (licence) le sujet porte sur le maroc , un des points est pour la vision 2010 du Maroc , le gouvernement s'inspire des idees du temps de la colonisation francaise, expliquez comment. avez vous ds idees vous qui avez parcouru le Maroc.Merci.Lati
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Tafakara · 2009-12-03
maroc [...] le gouvernement s'inspire des idees du temps de la colonisation francaise
Ca commence mal!🤪
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Latizani · 2009-12-03
salam, que veux tu dire ''ca commence mal'' ok je reformule ma question
''la renaissance du tourisme culturel (vision 2010) est souvent influencée par les idées du colonialisme français, d'aprés mon tuteur . le tourisme culturel à Marrakech s'est inspiré des mythes que la colonisation française a développé?
Ece vrai parce que je ne trouve aucune info a ce sujet, Lesquelles et comment? merci
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Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Tafakara · 2009-12-03
Salam,
Pas de colonisation française au Maroc...mais un "protectorat". Dans une dissertation les mots sont primordiaux...
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Latizani · 2009-12-03
Dommage que ce mot te brusque mais c'est bien le terme colonisation que l'on emploi dans le sujet de ma dissert et c'est bien ce qu'ont fait les francais maintenant si le mot protectorat te fait sentir moins responsable ok pas de probleme , mais je n'ai pas besoin de cours d'histoire et si tu n'as aucun tuyau a me donner concernant mon sujet laisse tomber car j'ai beaucoup de travail a rendre et peut etre qu'a un autre moment, on pourra revenir sur le sujet.
Bonne continuation
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Tafakara · 2009-12-03
Dommage que ce mot te brusque mais c'est bien le terme colonisation que l'on emploi dans le sujet de ma dissert et c'est bien ce qu'ont fait les francais maintenant si le mot protectorat te fait sentir moins responsable ok pas de probleme
Mais tu pars loin, là! Responsable de quoi?!
mais je n'ai pas besoin de cours d'histoire
Apparemment, si...
et si tu n'as aucun tuyau a me donner concernant mon sujet laisse tomber
J'en aurais sûrement, mais je n'ai plus envie...
Bonne chance.
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
Latizani · 2009-12-03
Sans probleme . a plus