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À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie)

Discussion started by Kashtin on 2010-02-01

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À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie)

Kashtin · 2010-02-01

Du 8 mai au 8 juin 2009, nous avons fait une boucle à partir de Salt Lake City, en grande partie hors des sentiers battus, qui nous a menés de l'Utah à l'Arizona, au Nouveau-Mexique, au Colorado et au Wyoming.

La version avec photos se trouve ici : carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_8.html

(Pour les connexions lentes: merci de patienter quelques secondes le temps du chargement des photos... qui s'effectue toujours par la fin de chaque page.)

Première partie

Départ De Salt Lake City à Escalante via Cathedral Valley Nipple Bench et Alstrom Point via la Cottonwood Canyon Road Toroweap Grand Canyon: South Kaibab Trail Coal Mine Canyon, le petit Bryce Canyon Mule Canyon, Road Canyon De Natural Bridges à Chaco Canyon (N-M) Bisti Badlands (N-M) Canyonlands, Les Needles, Devil's Kitchen Canyonlands, Island in the Sky, Upheaval Dome, False Kiva Canyonlands, Island in the Sky, Aztec Butte, Dead Horse Point Les pétroglyphes de la Kane Creek Road Arches De Moab à Ouray et Silverton (CO), via la Paradox Valley De Red Mountain à Crested butte (CO)

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Vendredi 8 mai

Subitement, dans la nuit qui précède notre départ, un doute survient : il y a longtemps que je n’ai pas vu les vouchers d’Autoescape… C’est étonnant comme dans certains cas une petite alarme s’allume dans le cerveau ; effectivement, au matin, nous nous apercevons qu’ils ne sont plus là. Panique à bord ! Le taxi arrive à 9 h 15 et Autoescape est apparemment fermé pour cause de jour férié. Finalement, à 9 heures, j’ai quelqu’un au bout du fil, à 9 h 20 un mail arrive tandis qu’Alain fait patienter le taxi. Lorsque nous partons le compteur affiche déjà dix-sept euros… Arrivés à Roissy, j’ai la bonne idée de vouloir téléphoner avec la carte France Télécom, et je m’aperçois que je n’ai pas de mot de passe pour la nouvelle carte. Dix euros de plus partent en fumée d’une cabine de l’aéroport.

Vol assez long sur Northwest, le 767 ayant un équipement minimaliste – quatre navets passeront sur les mini-écrans de télévision suspendus de loin en loin. A l’enregistrement nous avons fait changer les places et nous nous sommes retrouvés à l’avant (dans le 767, les meilleures places sont les 16 A, B, C, D, E, F, G ou 15 F, G). Nous avions réservé pour la première fois sur Internet par l’intermédiaire d’Opodo. Les vols directs Air France étaient à plus de 900 € et nous économisions près de 300 € par billet en faisant une escale à Minneapolis. Ça valait le coup de mettre ma peur de l’avion de côté et d’accepter un décollage et un atterrissage supplémentaires à l’aller et au retour. Malgré cinq ou six modifications de vol dans les mois qui ont précédé le départ, dans l’ensemble tout s’est bien passé. Une correspondance expresse à Minneapolis, faite en quarante minutes, alors que nous avions une heure vingt devant nous, ce qui est donc amplement suffisant. Un regret quand même : sur le conseil de Jadorry, un mois avant le départ, nous avions regardé directement sur le site de Delta (qui a fusionné avec Northwest) et nous nous étions aperçus qu’à 5 € près (en moins) nous pouvions avoir un vol direct pour Salt Lake !

Au comptoir Alamo, nous avons un TrailBlazer et nous prenons une assurance pneus et bris de glace : 200 € de plus… puis direction La Quinta Airport, à trois miles, dans la verdure. Très bon hôtel. Réveils constants au cours de la nuit dès 3 heures du matin.

Samedi 9 mai

Excellent petit déjeuner avec entre autres des gaufres. Nous faisons annuler le Super 8 Airport du retour et réservons une chambre pour 67 $ au lieu du double sur Internet. Passage au Walmart pour acheter une glacière, des cartouches de gaz (puisque nous avons rapporté le réchaud acheté l’an passé à Los Angeles), plus une foule de choses pour 87 $ (dont un joli sweat ocre jaune, 3 $, et un T-shirt, 2 $, pour Alain). Route assez agréable en direction du sud, bien qu’au départ la Hwy 15 soit surchargée. Puis Hwy 28, et enfin 24 East jusqu’à Torrey. Elle commence à être très belle à Bicknell, avec des falaises de grès rouge. A leur pied, de gros blocs volcaniques noirs parsèment l’herbe dorée. Capitol Reef Inn & Cafe. Agréable chambre sur l’arrière dans une partie tout en bois ; 59 $. Belle lumière du soir.

Dimanche 10 mai

J’expérimente la carte de téléphone ATM à 5 $ pour 72 minutes et elle marche ! On passe donc en prendre une seconde avant de rejoindre le Visitor Center pour savoir si le Ford est passable. Arrêt sur la route et petite balade vers les Goosenecks et un point de vue à 1 mile de la route, sur la vallée. Le ciel est bleu mais la lumière blanche aplatit les reliefs, gomme les contrastes, fond la terre et le ciel dans une même brume laiteuse. Une curieuse tête de pierre observe, placide, le fond du canyon. A Fremont Oasis, nous achetons de la sauce de tomates vertes piquante et des chips de haricots noirs, le tout délicieux. Ensuite direction Cathedral Valley. Le Ford n’est pas si grand que je le pensais et se traverse très bien, à angle droit, c’est-à-dire en longeant la berge sur la droite puis en obliquant à 90° sur la gauche. La piste est à notre avis beaucoup moins belle que par l’entrée de Caineville et ne vaut pas les cinquante-quatre miles aller-retour que nous avons faits pour la voir, d’autant que la luminosité est encore blafarde et crue. Nous traversons les Bentonite Hills, assez belles mais sans plus, elles ont dans l’Ouest des concurrentes de taille… Par contre la fin de la piste, là où elle rejoint à peu près le primitive campground, est très belle, notamment à Upper Desert overlook, et lorsqu’on redescend de l’autre côté, à Grand View overlook. En 2007, après être entrés par Caineville, nous étions repartis par le nord et les Thousand Lakes. Nous faisons les soixante-trois miles qui séparent Torrey d’Escalante sous une lumière splendide de fin de journée. Dans la Dixie National Forest, c’est encore l’hiver, les aspens sont tous serrés les uns contre les autres, leurs troncs argentés dans le soleil qui décline. Escalante, pour la première fois nous allons au Prospector Inn, le B&B de Catherine Barney, par ailleurs excellent, ayant des contraintes horaires avec le petit déjeuner à 8 heures. Motel correct, sans plus, et sans machine à café dans la chambre, donc nous ne pouvons nous faire du thé. Alain regrette le « Circle D », presque en face, au-dessus du camping.

Lundi 11 mai

Cette fois-ci la belle Cottonwood Canyon Road est plutôt mauvaise, mais avec le TrailBlazer ça passe bien. Lorsque nous arrivons au niveau de l’embranchement pour les Wahweap Hoodoos, sur la 89, il est trop tard pour faire les quatre miles en voiture, plus les quatre miles à pied. De plus la lumière est encore livide. Au petit Visitor Center de Big Water, le ranger, très aimable, nous donne des plans détaillés des Wahweap hoodoos, Toadstools Hoodoos et Alstrom Point, en nous disant, à propos de Nipple Bench, qu’il ne s’y est jamais aventuré tellement c’est mauvais… Nous sommes dubitatifs vu que dans les deux Photographing the Southwest cette destination semble ne poser aucun problème. Nous aurons la réponse au Grand Dam Visitor Center : Nipple Bench couvre toute une région et en empruntant la piste d’Alstrom Point, on les longe simplement. Page. Lulu n’est pas là à 13 heures alors qu’elle a mis un mot sur la porte du motel : « Retour à 13 heures », non plus qu’à 14 heures, 14 h 30, 15 heures, 15 h 30. On patiente autour d’une table, à l’ombre, avec un couple de Français, mais on commence sérieusement à en avoir assez d’autant que de demi-heure en demi-heure l’après-midi est en train de nous filer sous le nez. Elle arrive vers 15 h 45, toujours aussi relax, souriante et… bavarde !! Ce qui fait que nous partons finalement beaucoup trop tard pour Alstrom Point. On se donne 19 heures comme limite pour faire demi-tour. La piste longe un temps les dunes noires et les falaises de Nipple Bench. Elle est sableuse sur une grande partie puis devient subitement très rocheuse. Il est près de 19 heures et on ne voit toujours pas le lac, par contre la luminosité commence sérieusement à baisser. Nous continuons encore un peu, il serait dommage d’avoir fait tous ces miles pour ne même pas apercevoir le plus petit coin d’eau bleue. Soudain il est là, dans un écrin de grès bicolore rouge et blanc. C’est superbe, mais il est déjà 19 heures 20, la nuit va tomber, et comme nous n’avons pas prévu de dormir sur place nous faisons demi-tour et rentrons à tombeau ouvert. Le vent s’est levé et soulève des nuages de sable gris qui masquent totalement la piste par endroits.

Mardi 12 mai

En partant nous comptions faire la balade de Cathedral Wash, à Lees Ferry, mais une fois sur place nous décidons d’aller directement à Toroweap (nous faisons bien, car le temps d’arriver, de déposer un gallon sur la table de l’emplacement n° 3 et de filer en 4 x 4 vers la rive, le soleil décline déjà) et d’emprunter tranquillement, en s’arrêtant souvent, « la piste où l’on crève », d’une centaine de kilomètres. Dans la dernière partie, deux passages bien sableux et bien mous, que nous passons sans encombre en cisaillant le volant, puis sur les cinq derniers miles une zone très rocheuse après la Ranger station. Je fais de nombreuses photos des falaises à pic sur le Colorado tout au fond, dans la lumière qui baisse peu à peu. Retour au camping où trois jeunes, à côté de nous, font eux un feu d’enfer juste sous un genévrier. Je verrai longtemps des myriades de lucioles s’envoler dans la nuit, pas très tranquille car tout est très sec alentour. Les Therm-a-Rest sont un peu grands pour le TrailBlazer et je me réveille avec mal au milieu du dos. Repas gâché par une floppée de moucherons.

Mercredi 13 mai

Réveil à 5 heures, nous partons à pied, la piste étant à un mile. Le soleil n’est pas encore levé et l’horizon est brumeux.

Retour cette fois en moins de deux heures au lieu de trois à l’aller, nos bonnes résolutions de prudence pour ne pas crever se sont envolées. Après un passage au car wash de Freedonia, nous prenons l’interminable route jusqu’à Grand Canyon alors que nous en étions tout près à vol d’oiseau. Je m’achète une barrette à Cameron, 80 $. Au Maswick lodge, nous faisons changer notre chambre downstairs pour une upstairs. Très bien, encore une fois. En arrivant douches, lavage de linge, lecture, repas à la cafétéria. Grand beau temps.

Jeudi 14 mai

Ce matin, je me réveille encore une fois à 4 heures… Au programme South Kaibab Trail jusqu’à Skeleton point. Le chemin est très casse-pattes, c’est presque entièrement des marches, en plus il fait très chaud. Mais le ligament de mon genou tient le coup, on ne dirait pas que trois semaines plus tôt j’étais encore si handicapée. Cedar Ridge, w.c., pas d’eau. Belle vue tout le long du chemin et sur une petite partie du Colorado à Skeleton et Tipoff Point. Vu un colibri. Le soir repas assez bon à la cafétéria.

Vendredi 15 mai

Temps toujours magnifique. La route est longue jusqu’à Coal Mine Canyon, en passant par Cameron puis Tuba City, sur la 264. Paysage plat et poussiéreux de tous les côtés et puis subitement, après avoir tourné sur une petite piste à gauche, passé la borne 337, la faille de Coal Mine Canyon s’ouvre devant nous, des flèches cuivrées qui s’élancent tout droit des profondeurs, des hoodoos blancs, des dômes anthracite. Des Indiens, sans doute hopis, vivent tout à côté, deux chevaux broutent l’herbe rase près de l’éolienne voisine de la maison. Sur la route, Moenkopi, village hopi, maisons d’adobe cubiques serrées les unes contre les autres. A l’entré, l’habituel panneau aux visiteurs : ne pas enregistrer, dessiner, photographier, filmer, ramasser quoi que ce soit… Kayenta, où nous prenons une carte de supermarché, puis Bluff et le Recapture Lodge, très bien, au milieu de la verdure des acacias (71, 54 $). Finalement, nous n’aurons pas été à White and Red Canyon. Trop loin et lumière trop crue. Nous dînons dans la chambre.

Samedi 16 mai

Mauvaise nuit. Temps magnifique. Dans la salle de petit déjeuner on peut acheter des muffins en mettant 75 cents dans une boîte. Après avoir fait le plein nous partons par le sud puis la 261 qui longe Valley of the Gods, très belle aussi dans la lumière du matin. Moky Dugway, vue extraordinaire sur le désert au-dessous. La route est étroite et traverse ensuite un paysage de genévriers piqués dans le sable rose. Il n’y a pas âme qui vive… Silence. Soudain, un troupeau de vaches avec leurs petits veaux et trois cavaliers : un père et ses deux filles, la plus jeune ne devant pas avoir plus de cinq ans. Ses jambes sont à l’horizontale de chaque côté de la croupe du cheval sur lequel elle paraît minuscule. Nous allons réserver le camping de Natural Bridges. Nous avons de la chance, ça doit être la meilleure place (la 4, 10$), avec pas loin d’un hectare de bosquets sur l’arrière, vue imprenable ! Nous posons des gallons sur la table, mettons le papillon sur le piquet à l’entrée du site, et partons pour Mule Canyon et son étonnante House on Fire. Très joli et très calme petit canyon, le ciel est d’un bleu intense, un wash serpent au fond et nous le suivons jusqu’aux ruines. Il est étonnant de voir à quel point les strates de grès verticales imitent à la perfection un feu d’enfer. L’après-midi changement de direction, nous refaisons une partie de la route empruntée le matin pour rejoindre Road Canyon et d’autres ruines. Le sentier est un poil paumatoire, peu ou pas d’indications, aussi, comme on n’est jamais si bien servi que par soi-même, nous nous transformons en Petit Poucet et balisons tout le chemin de cairns qui nous seront bien utiles au retour, ainsi qu’à un groupe de quatre randonneurs. D’habitude nous prenons des photos mais je me demande bien pourquoi on n’a jamais pensé à ce système infaillible. Les ruines sont légèrement en hauteur, et je ne sais pas à quoi je pense mais je ne les photographie pas du bon endroit, je n’ai jamais en entier le fameux toit qui s’émiette. Philippe me dira qu’il fallait aller sur la droit. Bon, ça donnera l’occasion d’y retourner. Le soir, au camping, les moucherons qui ont certainement senti la cuisine française s’invitent une fois encore à table. Surexcités, ils se bousculent pour goûter à tout, y compris à nous ! Quelle plaie !

Dimanche 17 mai

Aujourd’hui nous quittons l'Utah pour le Nouveau-Mexique et plus particulièrement Chaco Canyon. Le 17 mai c’est aussi ma fête et ça me rappelle que l’an dernier, à Dinosaur NM, la balade de Sound of Silence avait été rude… Laissant à regret derrière nous le camping de Natural Bridges, nous empruntons la loop road qui passe par Sipapu (diminutif de sipapuni, du nom du petit trou pratiqué au centre de chaque kiva, symbole de l'émergence des Hopis dans la réalité physique des Quatre Mondes). Nous descendons jusqu’au point de vue en face du pont. Kachina (là encore, nous prenons le trail pour photographier le pont), la chaleur est déjà très forte !, puis Owachomo. Le sentier est court et nous descendrons sous le pont, immense ! Il y a le long de la boucle de très jolis arbustes en fleur. Je demande leur nom à un jeune ranger qui a un trou demémoire et paraît horriblement gêné. On le revoit un peu plus tard et il nous annonce fièrement : Ce sont des Cliff Roses (Purshia stansburiana) ! Ouf ! l’honneur des rangers est sauf !

Route 162 pour rejoindre Farmington, au Nouveau-Mexique. Montezuma Creek, puis Aneth. Paysages bruns et désolés, picorés çà et là par de gros criquets de métal à la recherche de quelques larmes d’or noir. Farmington s’étire, s’étire, s’étire… Bloomfield, sa banlieue est, aussi. Route 550 sud interminable avant la bifurcation pour Chaco Canyon. Les vingt miles de piste pour Chaco comportent de nombreux passages de tôle ondulée ; de chaque côté, un désert poussiéreux parsemé de sauge. Nous roulons vite, car il est assez tard dans l’après-midi, par peur que le camping ne soit complet, mais en arrivant il est aux trois quarts vide, et lui aussi poussiéreux et totalement dépourvu d’ombre et de charme. Par contre les deer flies, eux, sont bien là et nous assaillent ! Nous prenons une place au pied des rochers. Dans les toilettes, on peut lire un avertissement concernant les ravens et leur grande intelligence qui leur permet d’éventrer les tentes à la recherche de nourriture. Heureusement, nous dormons dans le 4 x 4 avec le garde-manger, nos tubes de mayonnaise Amora made in France seront donc à l’abri ! Mais de retour de balade, nous nous apercevrons qu’ils éventrent aussi les gallons d’eau. Nous retrouvons celui que nous avions laissé sur la table vide et troué en de nombreux endroits… Un tour au Visitor Center pour faire enregistrer le pass puis nous voilà partis pour Pueblo Bonito, centre du monde chacoan. Le canyon est peu profond et assez large et comprend en son centre un autre début de canyon, une faille qui ondule d’un bout à l’autre. Le soleil commence à baisser et la lumière est dorée. La maçonnerie de Pueblo Bonito est remarquable. Les pierres, plates et minuscules, sont empilées les unes sur les autres, formant un véritable tissage minéral qui tient encore, mille ans plus tard. Murs épais et angles parfaitement droits. Les petites pièces en enfilade ont de très belles et curieuses fenêtres d’angle. Ces « grandes maisons », comme « Una vida » près du Visitor Center et Peñasco Blanco, comprenaient plusieurs centaines de chambres sur trois ou quatre étages et sont typiques de l’architecture des Chacoan. Belles et nombreuses kivas. Rencontre avec un Américain de Salt Lake City (Park City) très sympa. Nous parlons jusqu'au coucher du soleil, soit près de deux heures. Il invite Loïc à venir skier dans son resort de Park City. Nous échangeons nos coordonnées et nous partons chacun de notre côté. Un peu plus loin, alors que je m’arrête pour photographier des wapitis femelles aux allures de biquettes plutôt décaties malgré leur collier de cuir, il se gare derrière nous et nous invite chez lui à notre retour à SLC : Bon repas, bon lit, etc. Mais nous n’abuserons pas de son hospitalité car le 8 juin nous devrons être à l’aéroport très tôt le matin, notre avion décollant à 8 heures. Il fait presque nuit quand nous rejoignons le camping. Nous mangeons en vitesse du pain avec du Philadelphia et des bananes. On a vu mieux… Nuit blanche pour moi, qui colle de partout et qui ai bu du thé trop tard.

Lundi 18 mai

8 heures. Il fait déjà très chaud. Une heure plus tard, nous laissons sans regret ce camping tristounet, du moins en cette saison, et partons pour Pueblo Alto. Le sentier débute au pied de la falaise dans laquelle un étroit passage, une mince faille dans le roc permet d’escalader les gros blocs et de se retrouver sur la mesa sous un soleil de feu. Belle vue au-dessous. Le chemin traverse une étendue aride, c’est très plat et sans beaucoup d’intérêt. Pueblo Alto, pourtant construit postérieurement, est décevant comparé à Pueblo Bonito. Il ne subsiste que des murets d’à peine cinquante centimètres de haut. Nous renonçons à faire le tour par Chacoan Stairway, ce qui allongerait le chemin du retour de 2, 5 miles sur le plateau désertique, sans ombre aucune, et revenons sur nos pas. Le ciel est noir et chargé d’orages du côté de Bisti, ce qui nous fait abandonner l’idée de traverser par la piste et d’aller dormir sur le parking, de même qu’il est hors de question de faire le grand tour en repassant par Farmington et en redescendant par la Hwy. C’est décidé, nous rentrons au motel par la 550 vers 16 h 30 en louchant du côté d’Angel Peak, mais finalement sans y aller, prenons une douche et un thé, puis partons faire quelques courses. En rentrant, j’en profite pour écrire et me détendre. Le Comfort Inn est très bien. Accueil très aimable, ordinateur à disposition, et le King Size est divin après le TrailBlazer… Bonne nuit.

Mardi 19 mai

Déjeuner de muffins et de gaufres. Scott Avenue et Pinon Street puis Hwy 371, déserte, plein sud. Très vite en quittant Farmington, la route s’élève dans les badlands avant de rejoindre un immense plateau irrigué en partie par les Navajos (NAPI, Navajo Agriculture Products Industry). Le contraste de l’herbe verte et drue et de la terre poussiéreuse est saisissant. Cinquante kilomètres plus loin, la piste de Bisti Nord part sur la gauche. A deux miles, un petit parking, quatre 4 x 4 sont déjà là. D’après Photographing the Southwest, il faut prendre plein est et ne jamais perdre de vue la barrière métallique de la réserve, plantée sur les badlands, ce que nous nous appliquons à faire durant un certain temps. Puis nos repères changent et nous mémorisons les sommets alentour et la ligne électrique à l’horizon, du côté de la 371. Le petit Garmin ne veut rien savoir, accroché à la bretelle du sac à dos (c’est décidé, en rentrant nous achèterons un GPS digne de ce nom – ce sera l’Oregon 400t). Un pâle soleil brille dans le ciel bleu clair. Les quelques personnes qui étaient sur le parking sont parties dans une autre direction et nous les apercevons longtemps sur la crête qui surplombe les hoodoos les plus à l’est. Nous déambulons au hasard des rencontres minérales, toutes plus belles ou étranges les unes que les autres, en gardant un œil nos « petits cailloux blancs ». Très beaux hoodoos crème et orange brûlée. Dans le grès sont incrustés de minuscules morceaux d’une pierre noire et brillante. De fil en aiguille nous tombons soudain sur Eggs Factory que nous pensions dans un tout autre coin de Bisti. Quelle surprise ! C’est justement ce que j’avais le plus envie de voir et sans GPS j’en avais abandonné l’idée. Au nord, le ciel anthracite est parcouru de cumulus puis le soleil se voile définitivement, rendant bien ternes ces formations rocheuses si étonnantes, éparpillées sur le sol, saisies en pleine marche pour ces scarabées d’un autre temps, ou en plein retour au nid pour les oiseaux. Sans doute, comme la femme de Loth, désobéissant à l’ordre divin, ont-ils regardé en arrière… Nous recevons quelques gouttes en même temps qu’un vent violent de sable nous mitraille la peau, s’infiltrant partout, nous obligeant à rejoindre le parking, à trois bons quarts d’heure de là. Vue à 360°. Le long de la piste, un petit troupeau de chevaux s’est rassemblé, ils se pressent en cercle pour offrir le moins de prise au vent. Retour sur Farmington, dès l’entrée à gauche, la 64 West puis Main Street. La tempête se lève, il pleut des trombes dans tous les coins de l’horizon. Ship Rock est magnifique, noyé dans les brumes d’après la pluie. Route longue et chargée jusqu’à Monticello via Cortez. Nous nous arrêtons comme il y a de nombreuses années au National 9 Inn, toujours aussi bien, et nous sommes chanceux car nous avons la dernière chambre.

Mercredi 20 mai

Canyonlands, les Needles. La route est belle, bordés de monolithes cousins de ceux de Monument Valley et Valley of the Gods. Arrêt au Visitor Center où nous achetons une belle carte des Needles au 1/35000e et une autre Indian Country nouvelle mouture mais beaucoup moins claire que celle de Philippe. La ranger en profite pour nous prédire un fort risque d’orage et en même temps douche un peu notre envie de faire le Joint Trail à Chesler Park. Parking d’Elephant Hill, 11 heures. Nous prenons un gallon d’eau chacun, des K-way, quelques tomates et barres et nous voilà partis pour Chesler Park mais pas par le Joint Trail, premièrement à cause des risques d’orage, car ce n’est jamais très agréable de se balader sous les éclairs et la pluie battante, et deuxièmement parce que ça nous obligerait à faire pour la quatrième fois le trajet Chesler Park-parking. Nous décidons de passer par Devil’s Kitchen, qui rejoint la piste d’Elephant Hill (8, 4 miles round trip). Au départ le petit sentier, tapissé de sable rose (mais qui ne semble pas attirer le randonneur si l’on en juge par l’unique trace de pas), se glisse ensuite entre rochers et falaises en d’étroits passages, monte, redescend, contourne et débouche dans une espèce de clairière où nous attend une large dalle de grès ombragée par un vénérable juniper. Ombre bienvenue car il fait très chaud! Pique-nique. Nous n’avons croisé personne en venant, et il n’y a personne non plus sur l’Elephant Hill. Le chemin est plus large, mi-sable rose mi-roc d’apparence impossible à franchir en voiture, mais finalement plus monotone. Au bout d’un certain temps, une bifurcation sans indication, mais d’après la carte c’est à droite. Quelques kilomètres plus loin un doute nous assaille soudain : nous entendons un bruit de 4 x 4, mais derrière nous et non en face! Pourtant cette partie est one-way – du moins est-ce que je crois. Nous arrêtons la jeep qui escalade comme si de rien n’était un chaos rocheux et… ouf ! le passager nous dit que la voie est à double sens. Je me demande bien comment lorsqu’on connaît le départ du parking ! Il fait de plus en plus chaud et tandis qu’ils repartent aussi tranquillement que sur une nationale (d’ailleurs ils ont tellement aimé l’aller qu’ils font le retour « juste pour le fun »…), nous reprenons nos sacs et nous remettons en route. Arrêt à l’ombre d’un maigre juniper. Visite insistante, curieuse et intriguée d’un petit lézard qui nous observe sous toutes les coutures, n’hésitant pas à se déplacer pour mieux nous détailler devant, derrière et de profil.

Les nuages d’orage s’amoncellent sur la route de Moab, au loin. Il pleut à l’est et à l’ouest. La 211 débouche juste sur Church Rock, qui a un frère jumeau sur la droite, mal sorti de sa gangue. Nous ne l’avions jamais remarqué. Au Rustic Inn nous prenons possession de la chambre, la 110. J’avais demandé une quiet room et on nous attribué la seule sur le côté du motel, devant une pelouse fleurie ; malheureusement elle est petite et a une fenêtre minuscule, à l’angle de deux murs, c’est noir comme dans un four… Réfrigérateur, micro-ondes.

Jeudi 21 mai

Nuit constamment réveillée, les voisins ne sont pas discrets. En fait de chambre calme… Nous demandons à changer pour la nuit suivante à cause du manque de lumière et on nous en donne une superbe, immense, avec un réfrigérateur-congélateur pour famille nombreuse, une petite cuisine équipée (les éviers remplacent le lavabo…). A l’extérieur, piscine, laverie. Le tout pour le prix de la veille (exceptionnellement) soit 52 $ au lieu de 90. La matinée se passe à Moab, linge, Internet, courses, etc. En début d’après-midi nous partons pour Island in the Sky. Il pleut par intermittence, le ciel transporte de gros nuages noirs et nous sommes dubitatifs en ce qui concerne la suite de la journée. Au bout de la route, un étrange et beau cratère de soixante millions d’années et de cinq kilomètres de diamètre, Upheaval Dome, qu’on ne s’attend pas du tout à trouver là. Vu du ciel c’est une concentration d’anneaux de plus en plus petits ressemblant étrangement au bassin Orientale de la Lune, dont l’hypothèse la plus probable serait un impact de météorite. Nous prenons la route en sens inverse et garons le 4 x 4 sur le pull out d’Alcove Springs, environ 250 mètres avant l’embranchement du sentier de False Kiva. Il n’y a pas un chat, les premières gouttes ne sont pas loin et nous pressons le pas au milieu de la sauge odorante. Les cairns se font rares lorsque nous amorçons la descente le long d’une pente rocheuse qui mène à un chaos de gros blocs, et nous en ajoutons quelques-uns. Sur la gauche la vue est très belle ; sur la droite une falaise nous surplombe et même si nous savons qu’on ne voit False Kiva qu’au dernier moment, nous ne comprenons pas où elle peut bien se nicher, ce qui fait que nous dépassons l’endroit où il faut bifurquer pour monter au pied de la paroi. Alain domine son vertige d’une façon étonnante ! C’est le moment que choisit le vent pour se lever, alors que le ciel est complètement bouché et que les premières gouttes se mettent à tomber. Nous nous abritons dans l’alcôve, seuls au monde dans notre nid d’aigle, en espérant qu’un puma que nous avons cru sentir alentour n’aura pas la même idée. Après avoir enfilé nos K-way, nous repartons sous une pluie drue, ce qui n’est pas des plus agréables sur les roches toutes plus glissantes les unes que les autres et le sol qui ripe sous nos pas. A Moab, courses au City Market qui ferme très tard.

Vendredi 22 mai

Adieu le lever de soleil sur Mesa Arch, la descente de la Shafer Trail, etc. Il pleut, il pleut, il pleut… Nous quittons Moab en début d’après-midi pour Grand View Point, mais c’est tout juste si nous pouvons sortir de la voiture et prendre quelques photos. Nous profitons d’une accalmie pour aller voir les granaries de la belle Aztec Butte, à laquelle on accède par une montée un peu raide sur le slick rock où Alain domine encore une fois son vertige. Le ciel est noir de charbon, c’est à la fois magnifique et impressionnant, surtout que des éclairs bleus commencent à le zébrer de tous côtés. La vue au-dessous est magnifique, au-dessus aussi d’ailleurs, si bien que nous finissons de faire le tour de la Butte et descendons en courant sous un vent à décorner les bœufs, tandis que d’énormes gouttes s’écrasent autour de nous, rejoignant la voiture en moins d’un quart d’heure. Il était temps ! A peine à l’intérieur, c’est un déluge qui s’abat sur nous. Au bout d’un moment, le 4 x 4 étant particulièrement sableux, je décide de le faire nettoyer de l’autre côté par la douche gratuite. Mais un voyant rouge s’allume au tableau de bord : c’est la batterie ! Je mets la clef de contact, rien !... Depuis Moab j’avais rechargé la batterie du Canon sur le petit transfo branché sur l’allume-cigare. Ça ne peut quand même pas être ça !... J’attends un peu, essaie de nouveau et après un hoquet ou deux elle démarre ! Ouf ! Nous filons vers Dead Horse Point sans plus nous préoccuper de savoir si le 4 x 4 aura bien reçu l’orage de tous les côtés ! Sur la route de Dead Horse Point il tombe des torrents d’eau et nous passons des flash floods d’eau rougeâtre. La vue est totalement bouchée, l’horizon noyé de tous les côtés. A l’abri de l’immense auvent près du parking nous apercevons en contrebas les bassins de potasse ; curieusement, l’atmosphère est vraiment délicieuse, éclairs incessants, pluie violente… Passage au City Market. Inca Inn, toujours très bien.

Samedi 23 mai

Ce matin, nous faisons un tour au Farmers’ Market qui n’a de fermier que le nom, puisque les deux seuls stands qui pourraient se rapprocher de cette appellation sont l’un de pâtisserie, l’autre de plantes aromatiques… C’est plus un marché d’artisanat où nous rencontrons Patrick Paul René, un Français de Grenoble, photographe installé à Moab depuis 2005 et… nous l’apprendrons par hasard, devenu copain de Philippe après avoir vu ses photos sur Internet ! Ses tableaux à partir de photos sont vraiment très réussis. Achat d’un « K-way » Mountain Hard Wear au centre de Moab, 100 $ en solde. Le temps est encore et toujours gris, aussi nous décidons de rester dans le coin et d’aller dénicher les pétroglyphes de la Kane Creek Road. La jolie route qui longe le Colorado devient bientôt piste et s’enfonce sur les hauteurs de la vallée encaissée creusée par le fleuve. Seul bémol et de taille, nous sommes le week-end du Memorial Day, et c’est la balade obligée pour tous les gens des alentours : 4 x 4, quads, vélos, ça n’arrête pas… Nombreux campings à la française, c’est-à-dire tout le monde les uns sur les autres, bourrés à craquer. Après l’un d’eux, tout au fond de la vallée, nous faisons demi-tour. Alors que nous sommes arrêtés sur le bas-côté à la recherche du « fameux hibou », nous demandons à des Américains très sympa, un grand-père, son fils et ses petits-enfants, qui ont l’air de connaître les lieux, de nous indiquer les localisations. Aux jumelles, loin en face sur une paroi verticale, nous arrivons à identifier l’oiseau aux oreilles de chat. Ils en profitent pour nous indiquer tout près une faille transversale le long de laquelle on peut en apercevoir vingt-sept autres. Certains ont fait l’objet de tentatives de vol, on discerne très bien les essais de découpes des plaques de grès. Nous enchaînons par Arches sous l’orage. Le ciel est d’un gris-bleu foncé, mais le soleil fait par moments de timides tentatives pour s’imposer, ce qui donne des couleurs contrastées magnifiques ! Plus nous avançons plus le ciel s’assombrit. Il n’est même plus noir, à l’horizon proche c’est carrément une éclipse de soleil, nous n’avons jamais vu une chose pareille ! Un passage au City Market pour acheter des plats bio surgelés que l’on passe ensuite au micro-ondes de l’office. On est bien à l’abri dans la chambre douillette tandis que l’eau ruisselle derrière les vitres.

Dimanche 24 mai

C’est encore une fois à regret que nous quittons Moab et nous nous promettons d’y revenir une bonne semaine la prochaine fois pour mieux en profiter. La route a été inondée en de nombreux endroits jusqu’à la bifurcation de La Sal Junction. Sur des kilomètres, les orages ont totalement raviné les bas-côtés, creusant des fossés de plus de un mètre de profondeur, et ont repeint le bitume en rouge. Nous ne reconnaissons pas la Paradox Valley, empruntée en été 2005, sans doute à cause de la différence de saison, de plus, pour changer, il… pleut ! Les habitants de cette petite vallée à l’écart font preuve d’une certaine imagination. On aperçoit des animaux bizarres dans les champs attenants, des gardiens taciturnes et des girouettes endiablées…

Colorado. Nous n’avions pas réservé à Ouray, joli petit village niché au pied des montagnes que nous tenions à revoir, et nous prenons une chambre au Chalet Inn pour 80 $, vraiment très bien, avec même une musique d’ambiance – un peu trop sirupeuse à notre goût. La gérante espérait faire l’impasse sur le coupon de 10 % qu’ils avaient mis sur Internet mais avec nous elle n’a pas eu de chance… Comme l’après-midi n’est pas encore trop avancé nous partons à Silverton toujours dans l’eau jusqu’au cou qui bientôt, en prenant de l’altitude, se transforme en neige. Il ne manquait plus que ça ! Les pentes rouge sang de Red Mountain sont dissimulées dans les brumes, on ne sait où commence et finit le ciel. Le village que nous avions vu très animé et bourré de touristes est triste et vide, ses rues transversales sont boueuses, il fait froid. Seules les touches de couleur des maisons réchauffent un peu les lieux. En repartant, estomaqués par le prix de l’essence à la station, nous prenons par erreur la route du sud, donc celle de Durango, sans remplir le réservoir, comptant bien que ce qu’il reste sera suffisant pour rejoindre Ouray. Quinze miles plus loin et après avoir franchi deux cols (Molas Lake – 10910 pieds – et Coal Bank – 10640 –), le jour se fait plus sombre et nous commençons à trouver qu’il y a quelque chose de bizarre, que le paysage ne nous dit rien, et tout à coup on se rend compte qu’on est dans le mauvais sens ! Mince de mince ! Il ne manquait plus que ça ! La neige fondue vient se coller au pare-brise, la nuit tombe sur cette belle route glissante et parfois vertigineuse, bordée de pins ténébreux, sur laquelle il n’y a pas un chat ni même une marmotte. Mais la chance est ce soir de notre côté car nous réussissons à rentrer sans problème. Repas dans la chambre.

Lundi 25 mai

Bonne nuit. Nous profitons de ce qu’il ne pleut pas pour retourner faire quelques photos de Red Mountain, à 13 miles de là. Malheureusement, une fois arrivés sur place, il neige à plein temps et les montagnes de fer ont la tête dans les nuages, nous obligeant à patienter sur le petit parking au-dessus de la mine.

Ridgeway, dans la plaine, puis Montrose, encore une ville qui n’en finit pas mais néanmoins agréable, où nous obliquons sur la 50 East en direction de Gunnison. C’est le printemps, les arbres qui bordent les rues de ce gros bourg sont tous en fleurs, les trottoirs couverts d’une neige de pétales et le soleil qui perce ravive tous ces blancs, ces roses, ces verts, sans néanmoins réchauffer l’atmosphère. Il fait un froid glacial !… La 135 East qui mène à Crested Butte, sur l’ancien territoire des Utes où l’on trouva du charbon et de l’argent et à présent station de ski, s’élève à travers un paysage désertique fait de montagnes pelées et austères à l’herbe rase et terne. Soudain nous découvrons le village aux maisons pastel en contrebas, niché au creux d’une ancienne vallée glaciaire dominée par des sommets enneigés. Ça me rappelle un peu certaines photos de Suède. Le Cristiana Guesthaus, qui assure « une atmosphère européenne », est une grande maison à l’intérieur superbe, tout en bois sombre, avec un grand feu dans la cheminée. Notre chambre, très jolie, est minuscule – apparemment nous avons eu la plus petite – mais ce n’est pas désagréable, au contraire il y règne une atmosphère douillette qui s’accorde bien avec l’extérieur, à peine sorti de l’hiver. Un gros chat blanc et roux nous attend, il doit sentir que nous allons bien nous entendre. Nous partons faire un tour en voiture sur la scenic road, une piste en fait, en passant par la « petite Venise » (c'est nous qui la nommons comme ça) de Crested Butte. La pluie qui s’est mise à tomber nous fait rebrousser chemin. Quelques photos dans le village puis nous rentrons au chaud envoyer des messages sur l’ordinateur maison.

Mardi 26 mai

Le petit déjeuner est excellent, déposé sur une table d’angle, mais il n’y a rien pour s’asseoir. Nous le prenons sur une des tables du premier étage où cinq Américains installés dans des canapés près de nous, sans doute des universitaires, ont une réunion de travail. En partant nous faisons un nouveau tour du village pour prendre d’autres photos des si jolies maisons pastel, de l’église qui date de 1883, et aussi d’un kitschissime « Saint George terrassant le dragon », pour le moins surprenant dans le décor.

Deuxième partie: voyageforum.com/..._2e_partie_D3279364/

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie)

Mlefevre · 2010-02-02

Terrible, j'adore! Bravo Pascale pour ce superbe site, j'aime tout: les photos superbes avec des lumières incroyables, le texte concis et informatif, la présentation simple et claire. Vivement la suite maintenant! Marie

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie)

Vnoa · 2010-02-02

Hello Pascale,

Je me suis plongée avec délice sur la version avec photos sur ton site 😉 ! C'est très agréable à lire, j'y apprends plein de choses sur la faune, la flore, les lieux... et alors les photos sont superbes et illustrent magnifiquement ce carnet !!! Quelles couleurs !!! Et même quand le ciel décide de vous faire des misères, tu as réussi à avoir des clichés incroyables !!! celui de Green River Overlook par exemple, ou la vue sur Shafer Trail, celle de Mesa Arch ou de Grand View Point, Aztec Butte et Balanced Rock sublime illuminé sous ce ciel noir ou les dunes pétrifiées... je me doute que le déluge qui a suivi n'est pas des plus agréables mais quand je vois ces images magnifiques, c'est une "petite" mais belle "consolation" 😎

Je redécouvre des lieux avec ton oeil de photographe et je me dis : "ah ben oui, tiens j'ai raté ceci ou cela quand nous sommes passés par là"... et je découvre des lieux encore inconnus et tu me donnes furieusement envie d'y aller ! 😉

Vite vite la suite ! après les belles balades "en ville" de Silverton et Crested Buttes, j'ai hâte de vosu suivre jusque Yellowstone ! 😉

@++ Vnoa

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie)

Isap29 · 2010-02-02

Bonjour Pascale,

cela faisait longtemps 😉.

Un coup d'œil rapide sur les nouveautés et je découvre un nouveau carnet, et hors des sentiers battus qui plus est. Dommage, je suis au boulot, je regarderai ce soir avec attention. Cela peut aussi me donner quelques idées complémentaires pour 2012.

Au fait, j'ai moi aussi quelques courriers en retard ; j'ai de nouvelles infos sur la flore.

PS : je suppose que tu avais remarqué mon changement de pseudo. 😎

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie)

Itat · 2010-02-02

Hello! Superbe carnet. Moab sous un ciel d'encre, c'est magnifique. Bon par contre, quand c'est tous les jours la pluie c'est quand même pas de chance!

Vivement la suite avec le Yellowstone 😉

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie)

Kashtin · 2010-02-02

Merci Marie! 🙂 Pour la suite il faudra attendre un peu... j'ai encore 2000 photos à trier!

Pascale

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie)

Isap29 · 2010-02-02

Rebonsoir Pascale,

Valérie, marie et Thibaud ayant déjà tout dit, quoi te dire de plus ? 😉😎😎😎

A part qu'on attend forcément la suite avec impatience, évidemment. 😄

Je fais tout de même un petit break dans ma lecture pour te dire que ta fleur dans Ovachomo, c'est sans doute :

Lavandula evening-primrose (Calyophus lavandulifolia)

Tu peux la trouver en photo sur la dernière référence que je viens de donner sur ton post sur la flore, en page 58. La reconnaissance des feuilles est difficile, mais pour la fleur cela semble bien coller.

Je continue ma lecture et te dis à très bientôt.

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie)

Kashtin · 2010-02-02

Hello Val!

Le mauvais temps a quelquefois du bon, surtout si le soleil daigne faire une petite apparition... C'est tout de suite plus photogénique. Par contre, on a souvent eu aussi du gris sur gris, et là il faut faire avec 😕.

Merci pour ton commentaire 🙂 🙂 et à bientôt pour la suite...

Pascale

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie)

Kashtin · 2010-02-02

Hello!

Merci merci! 🙂

C'est vrai qu'on n'a pas été gâtés. C'est la deuxième année de suite qu'on a de la pluie ou de la neige au mois de mai et qu'on rate des levers et couchers de soleil, sans parler des balades. En 2007 on avait pourtant eu beau temps quasi tout le mois.

Pascale

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie)

Michel63 · 2010-02-02

Bonjour Pascale ! 🙂

encore un superbe carnet avec de superbes photos que même le mauvais temps n'arrive pas à gâcher. Bien au contraire ! Les photos des environs de Moab sous ces cieux menaçants sont remarquables

J'ai lu cette première partie avec beaucoup de plaisir et d'intérêt et j'attends la suite avec impatience. 😉 Je suis sûr que les photos à venir seront tout aussi belles surtout avec Yellowstone pour décor.

C'est des récits comme celui là qui nous font comprendre pourquoi nous aimons tant ces paysages.

Merci

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie)

Kashtin · 2010-02-03

Hello Alain-Pierre!

Merci de m'avoir donné le nom exact de cette primrose, que j'ai vue cinquante fois mais que je ne retrouvais plus nulle part! Tu es une vraie mine! 🙂

A très bientôt sur la Flore de l'Ouest,

Pascale

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie)

Isap29 · 2010-02-03

Bonsoir Pascale,

après avoir parcouru ta première partie (il faudra que j'y revienne 😉), je ne peux que faire un peu comme tout le monde : - tout d'abord, envie de vous plaindre pour la météo ; cela ne m'engage pas à partir en mai 😎 ; - ensuite des félicitations pour les photos, quelque soient les conditions ; très agréables à regarder, surtout quand cela nous rappelle des souvenirs ; - enfin, un bravo pour les commentaires, riches et très fouillés, regorgeant de renseignements ; j'ai particulièrement apprécié les noms des fleurs 😉😎😎😎.

J'ai une petite question qui me turlupine : pourquoi mettez vous des bidons d'eau sur les tables des campings :

Nous posons des gallons sur la table, mettons le papillon sur le piquet à l’entrée du site,

le papillon sur le piquet, je connais, mais pas les gallons (à part pour les corbeaux, bien entendu 😉).

Kenavo.

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie)

Mokahlki · 2010-02-03

Bonsoir Pascale,

Superbe ton récit et les très belles photos qui l'agrémente. J'aime beaucoup la présentation des pages de ton site et je suis "malade" de ces admirables enseignes métalliques que tu as en haut de pages .

Pour ma part, le passage concernant le Colorado est vraiment très agréable, Silverton, Ouray, les Rocky's, toutes ces magnifiques routes et ces grands cols. Magnifique toute cette région. Je ne connaissais même pas l'existence de Red mountain, magnifique !! Bien entendu, vous avez eu parfaitement raison de vous tromper de route et de passer ainsi le Coal Bank et le Molas Lake. 😉

Au boulot, maintenant que nous y avons gouté, nous voulons voir le site bouclé entièrement. je sais, il y a du boulot pour cela mais la suite est attendue.

Bonne soirée. Angelo

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie)

Kashtin · 2010-02-04

Hello Michel!

Merci surtout à toi, qui m'a aidée à construire le site! 🙂

Yellowstone va me donner du mal au niveau du tri, car ce parc est tellement beau qu'on est tenté de mitrailler en permanence 😉.

Bonne journée, Pascale

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie)

Itat · 2010-02-04

Surtout ne te gène pas pour mettre le plus de photos possible 😉

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie)

Jc33 · 2010-02-04

Bonjour Kashtin

vraiment superbe ce debut de carnet de voyage

la photo ou l'on arrive quand on clique sur le lien de ton site est à tomber par terre

Moab sous le mauvais temps devait pas etre terrible à vivre mais les photos sont splendides!! ; nous sommes tres chanceux de pouvoir lire de tels recits , merci à toi !!!

et.......vivement la suite

jc

ps: mention humoristique spéciale à la litiere de l'opposun (que j'ai trouve sacrément "déplumé", ceci dit si il vit sous une casquette..........😎)

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie)

Kashtin · 2010-02-05

Bonjour isap29 😉,

- tout d'abord, envie de vous plaindre pour la météo ; cela ne m'engage pas à partir en mai

Effectivement, je ne sais pas si c'est une période très sure au niveau de l'ensoleillement... En 2007 on avait pourtant eu un temps superbe, mais l'an dernier et cette année... 😕

J'ai une petite question qui me turlupine : pourquoi mettez vous des bidons d'eau sur les tables des campings

C'est une ranger de Bryce Canyon qui nous l'avait recommandé. Le papillon à l'entrée ne suffisait pas, d'après elle, pour réserver l'emplacement, n'étant pas assez visible au premier abord. En principe, quand on en a choisi un, on repart à l'enregistrement en voiture (dans les campings des parcs qui sont souvent grands) et pendant ce temps quelqu'un peut prendre la place idéale que tu t'étais choisie 😉. Dans les primitive campgrounds, c'est encore plus évident si quelqu'un te suit (par exemple à celui de la Paria Station).

Kenavo 🙂,

Pascale

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie)

Isap29 · 2010-02-05

Bonjour Pascale,

Le papillon à l'entrée ne suffisait pas, d'après elle, pour réserver l'emplacement, n'étant pas assez visible au premier abord.

C'était toujours ce que nous vérifiions en premier ; bizarre. Il ne nous serait pas venus à l'idée de nous installer avant cette vérification.

En principe, quand on en a choisi un, on repart à l'enregistrement en voiture (dans les campings des parcs qui sont souvent grands) et pendant ce temps quelqu'un peut prendre la place idéale que tu t'étais choisie 😉.

Sauf si, comme nous, tu prends une enveloppe directement en arrivant ; ensuite, ton emplacement choisi, tu n'as plus qu'à remplir, SUR PLACE, et mettre ton papillon sur le piquet 😇 et, seulement après, aller déposer ton obole dans la boite.

Évidemment, tu peux me dire qu'il est possible de se faire "gratter" pendant que tu prends l'enveloppe 😉, mais là, ... 😉😎😎😎 (en fait, je me demande si nous n'avions pas une enveloppe d'avance, mais là c'est plus que de la stratégie 😏).

Kenavo et bon week-end.

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie)

Kashtin · 2010-02-05

Bonjour Angelo,

Ravie que cette première partie t'ait plu 🙂, malgré le temps maussade...

je suis "malade" de ces admirables enseignes métalliques que tu as en haut de pages .

Moi aussi, je les aime beaucoup. Elles se trouvent le long de la route avant Jackson Hole, dans l'entourage de l'Oregon Trail. Mais il y en a d'autres ailleurs, les Américains ne manquent pas d'imagination, et à chaque fois que j'en ai vu je me suis arrêtée (encore merci à Alain pour sa patience 😉 🙂). Je les mettrai au fur et à mesure.

Pour le reste, ça avance doucement, mais sûrement 😇.

Pascale

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie)

FamilleUS · 2010-02-05

Je me regale a l'idee d'une deuxieme partie... Bravo pour vos photos et l'originalite de vos prises de vue. Vivement le Yellowstone !

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie)

Kashtin · 2010-02-06

Ne t'en fais pas, j'ai cinq pages rien que pour Yellowstone, secteur par secteur 😉.

Pascale

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie)

Kashtin · 2010-02-07

Bonjour,

et merci! 🙂

La photo de la page d'accueil a été prise à Mammoth Springs (Yellowstone), plus précisément à Canary Springs.

Quant à l'opossum, c'était un bébé, c'est pour ça qu'il n'avait pas encore toutes ses plumes 😉.

Pascale

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie)

Isap29 · 2010-02-07

Bonjour Pascale, et bon dimanche.

j'ai cinq pages rien que pour Yellowstone, secteur par secteur

Ca tombe bien, j'ai prévu d'y passer 5 jours. 😉

La photo de la page d'accueil a été prise à Mammoth Springs (Yellowstone), plus précisément à Canary Springs.

C'est pour nous faire patienter que tu l'as mise ou, au contraire, pour nous énerver un peu plus 😉😎😎😎. En tout cas, nous la trouvons superbe, cette photo ; ce ciel sombre contraste parfaitement avec le blanc du premier plan et fait mieux ressortir la magie de l'endroit et du moment.

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie)

Vazyvite · 2010-02-07

Salut

T'as réussi à te dépatouiller avec notre ami Google Maps ? 😛

Juste pour info sur ton titre générique :

Carnets d'AmÉriques... et d'ailleurs

C'est voulu le "é" en majuscule ?

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie)

Kashtin · 2010-02-08

Salut!

Dépatouiller, je ne sais pas, car comme tu peux le voir la carte est en deux parties. Mais c'est pas plus mal, en tout cas plus détaillé. 😉

On dirait que ton ordi ne lit pas la police du titre (Stamp Act). Parce que non, ce n'est pas voulu du tout, vu que tout est en capitales.

Pascale

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie)

Isap29 · 2010-02-08

Bonjour Pascale,

On dirait que ton ordi ne lit pas la police du titre (Stamp Act). Parce que non, ce n'est pas voulu du tout, vu que tout est en capitales.

je répond à la place de vazyvite. C'est bien ton texte qui est comme ça et non pas en capitales ; voici un extrait du code source de ta page :

Carnets d'AmÉriques... et d'ailleur

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie)

Kashtin · 2010-02-08

Bonjour Alain-Pierre,

Donc apparemment il y a un os. Marie aussi vient de me dire qu'elle ne lisait pas correctement la police.

Le titre est dans cette police-là, 1re ligne:

http://www.dafont.com/fr/stamp-act.font

Je recommande d'ailleurs ce site (http://www.dafont.com/fr/) à tous ceux qui aiment jouer avec les polices, il y en a à la tonne. Une fois téléchargée, normalement l'ordi la prend en compte automatiquement. Enfin, c'est ce qu'a fait mon Mac OSX 😐.

Si je comprends bien aussi, pour le logo "ouest américain" et le petit titre dans l'image en haut de chaque page, c'est aussi le binz, de même que dans les liens en bas de page d'accueil?

Pascale

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie)

Isap29 · 2010-02-08

Rebonjour,

en ayant vu ta fonte, je comprend mieux pourquoi tu parlais CAPITALE 😉. Mais ton texte, dans le code source, n'est pas en capitale mais tel que je te l'ai montré dans le message précédent.

Je t'envoie (mail perso) une copie d'écran de ta page d'accueil sur pc. Si le É n'est pas voulu, je vais le supprimer de ma page liens (tu n'avais pas remarqué ?).

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie)

Kashtin · 2010-02-08

Re...

Si, bien sûr, j'avais mis un É (déformation professionnelle), mais je l'ai changé en E. Ça va mieux?

Le code source... heu... c'est quoi? 😉

Je vais regarder ton mail.

Pascale

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie)

Isap29 · 2010-02-08

Si, bien sûr, j'avais mis un É (déformation professionnelle), mais je l'ai changé en E. Ça va mieux?

euh 😛 ! On est passé d'un É à un E avec le reste en minuscule (sur pc). Au boulot, je ne peux pas rajouter de fonte. Ce qui est bizarre, c'est ce E et tout le reste en minuscule, comme sur la photo que je t'ai envoyé. Si ton É étais en minuscule, personne n'aurait même remarqué le pb de fonte.

Le code source... heu... c'est quoi?

Le fichier html généré par ton outil ( Web Acappella 3.0.214 Premium personal (OSX) ) ; c'est dans ce fichier que j'ai trouvé le nom du programme que tu dois utiliser.

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie)

Vnoa · 2010-02-08

hello Pascale,

au boulot, je ne peux pas non plus télécharger de polices de caractère supplémentaires... donc je vois ton titre comme ceci (voir image jointe) donc en arial italique, avec le E en majuscule... 😕

le code source (ie tout le blabla du language html généré par ton logiciel de création de pages internet) peut être visible (sous Internet Explorer, je sais que tu es sous Mac et avec peut être un autre logiciel pour surfer 😛) lorsque tu affiches ta page internet et que tu vas dans le Menu View --> Source

et je vois ceci pour ta page (entre autres) Carnets d'Amériques... et d'ailleurs le &#233 correspond bien au é avec accent minuscule SAUF que ta police (Stamp Act) ne gère pas les minuscule avec accent... cf le code 233 dans la 2ème image jointe qui renvoie à une majuscule avec accent...

le problème c'est l'utilisation de polices "exotiques" qui ne sont pas gérées par tous les utilisateurs ... ce que tu as créé avec ta police Stamp Act, je ne peux pas le voir car je n'ai pas cette police installée sur mon PC... donc c'est le bazar... mon ordinateur a été prendre la police Arial pour ton titre ... ensuite pour tes pages, c'est varaible mais principalement du Times New Roman... il me semble avoir vu une autre police "exotique" : Baskerville... pas prise en charge non plus par mon PC...

tu peux lire ici qq infos à ce sujet : http://www.alsacreations.com/article/lire/631-quelles-polices-pour-un-site-web.html ou ici http://faqfp.free.fr/faq/police/index.htm

@+ Vnoa

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie)

Kashtin · 2010-02-08

Re... 😉

Je n'avais pas vu que tu disais que Baskerville n'était pas prise en charge par ton pc et je comprends mieux les copies d'écran que m'a faites Alain-Pierre: il n'y a pas deux pages pareilles dans le texte courant! Et pourtant Baskerville est une police banale dans l'édition, je suis sidérée qu'elle soit classée dans les "exotiques" 🤪.

Il va falloir que je revoie ma copie, c'est dommage...😕

@+, Pascale

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie)

Vnoa · 2010-02-08

hello,

Je reprends qq phrases du lien : http://www.commentcamarche.net/faq/3951-webmaster-les-polices-dans-les-pages-web

Il existe 3 types de polices par défaut que tous les navigateurs reconnaissent: serif : Police à empattement ("Times New Roman" sous Windows) sans-serif : Police bâtons ("Arial" sous Windows) monospace : Police à espacement fixe ("Courrier New" sous Windows)

Chaque système d'exploitation et navigateur interprète différement ces polices par défaut. serif : C'est du "Times New Roman" sous Windows, et du "Times" sur Macintosh (qui est différente de celle de Windows). sans-serif : C'est de l'"Arial" sous Windows, et de l'"Helvetica" sur Macintosh. monospace : "Courrier New" sous Windows, "Courrier" sur Macintosh, et souvent "VeraSans" ou "DejaVuSans" sous Linux.

Le mieux c'est de spécifier plusieurs polices, comme ceci : font-family: "Trebuchet MS", Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; En mettant "Trebuchet MS" en premier, vous signalez que vous souhaitez que la page s'affiche avec cette police. Si l'internaute a cette police, elle s'affichera avec. Si l'internaute n'a pas cette police, le navigateur essaiera successivement avec chaque police suivante (Verdana, Arial...) jusqu'à en trouver une qu'il possède.

Il suffit de spécifier des polices qui sont graphiquement proches de la police que vous souhaitez utiliser.

Vive l'informatique 😛

@+ Vnoa

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie)

Vazyvite · 2010-02-09

Marie aussi vient de me dire qu'elle ne lisait pas correctement la police

Désolé pour ce branle-bas de combat sur cette pauvre police 😎 J'aurais mieux fait de la fermer mais d'un autre côté, si on fait un site, autant signaler les bugs pour que ça soit le + beau possible. On ne va pas pourrir le post non plus ...

Mon expérience est la suivante : Prendre du basique ( Mac + Pc ) pour les textes ( Arial, Tahoma, Helvetica ) et garantir ainsi une mise en page égale sur toutes les plateformes.

Si on veut du graphique et de l'éxotique pour un titre, prendre la police désirée et en faire une "image" à la taille voulue. On est sûr que c'est verrouillé pour tout le monde. C'est ce que j'ai appliqué ci-dessous sur mon site 😛

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie)

Kashtin · 2010-02-09

Tu as levé un lièvre et même toute une armée, et tu as bien fait! J'étais à cent lieues d'imaginer que 90 % des gens voyaient autre chose que ce que j'avais mis. Et du coup j'ai vérifié d'autres carnets avec des polices exotiques – que par contre moi je vois très bien, vive les Mac et leur livre des polices! 😉 🙂 –, j'ai fait des captures d'écran et j'ai testé sur des pécéistes 😛, eh bien là encore rien de ce qui avait été fait n'était visible!

Merci pour ta suggestion. Mon fils m'avait vaguement parlé de quelque chose comme ça mais il n'avait pas le temps de s'en occuper... 😉 Je viens de faire un essai sur le titre, il ressort plus palichon mais tant pis. Comme j'utilisais une maquette, je vais revoir les logos page par page, y compris la petite photo.

Maintenant, est-ce que le baskerville (pour le texte courant) est considéré comme exotique?? Le Goudy Old Style (pour le carnet 2008), j'imagine que oui...😕

Pascale

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie)

Vnoa · 2010-02-09

hello,

la PCéiste que je suis (avec un PC "bloqué" au boulot et encore sous Windows XP 😛) vois bien le Goudy Old Style, mais pas le Baskerville... par contre, j'ai en "stock" la police Baskerville Old Face...

@+ Vnoa

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Isap29 · 2010-02-09

Bonjour Jean-Luc,

Si on veut du graphique et de l'éxotique pour un titre, prendre la police désirée et en faire une "image" à la taille voulue. On est sûr que c'est verrouillé pour tout le monde.

Il n'y a malheureusement aucune solution idéale. 😉 La tienne a pour inconvénient de rester figée quand tu augmentes (zoomes) la taille des caractères.

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Isap29 · 2010-02-09

Re,

Maintenant, est-ce que le baskerville (pour le texte courant) est considéré comme exotique?? Le Goudy Old Style (pour le carnet 2008), j'imagine que oui...

Sur mon pc boulot, il y a 407 fontes installées (je ne sais pas combien sur ton mac et son "livre de polices" 😉) et ni Baskerville ni Goudy n'y figurent. Désolé.

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie)

Vazyvite · 2010-02-09

La tienne a pour inconvénient de rester figée quand tu augmentes (zoomes) la taille des caractères

C'est pour me faire de la peine 😏😏😏😏😏

Plus sérieusement, dans le cas d'un titre, c'est moins important dans la mesure où on part déjà sur des polices + grandes. Ca tient plus du logo effectivement.

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Kashtin · 2010-02-09

Ce que je ne comprends pas, c'est que le titre de chaque page (je ne parle pas du logo), "Grand Canyon", etc., est en baskerville 36, vu par tout le monde d'après les copies d'écran, et que le texte courant, en baskerville 20, personne ne le voit...

Pascale

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Isap29 · 2010-02-09

"Grand Canyon", etc., est en baskerville 36, vu par tout le monde d'après les copies d'écran, et que le texte courant, en baskerville 20, personne ne le voit...

Je viens de faire un essai avec ta page Grand Canyon: South Kaibab Trail et j'ai comparé le rendu (sur mon pc) avec le code html. Je vois bien ton texte en 36 et en 20.

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie)

Kashtin · 2010-02-09

Tu le vois en 36 et en 20, mais est-ce que ça donne du baskerville dans les deux cas, c'est ça le problème. Les captures 1 et 5 que tu m'as faites hier montrent une différence de police...

Pascale

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Isap29 · 2010-02-09

Tu le vois en 36 et en 20, mais est-ce que ça donne du baskerville dans les deux cas, c'est ça le problème.

baskerville surement pas car elle n'est pas sur ce pc.

Je te joins une copie du haut de la page et ce que j'obtiens avec Word et la police Times New Roman.

Je complète avec une copie d'écran d'un fichier html réalisé "exprès pour toi" car l'image précédente ne provenait pas du même support (Word). C'est plutôt cette dernière qu'il faut comparer à la première.

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie)

Kashtin · 2010-02-09

Effectivement, tu as raison, ça doit être passé en Times New Roman ou quelque chose comme ça...

Et quand je dis:

vive les Mac et leur livre des polices!

c'est pour faire un peu de provocation! 😉 😎 😛

Pascale

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Kashtin · 2010-02-10

Hello Val!Et le Garamond, très utilisé aussi dans l'édition, tu peux le lire? C'est entre le Goudy Old Style (très jolie police) et le Baskerville.@+, Pascale

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Isap29 · 2010-02-11

Bonjour Pascale,

Hello Val!Et le Garamond, très utilisé aussi dans l'édition, tu peux le lire?

Je te répond à la place (ou avant 😉) Valérie. Moi, oui, je le lis (au boulot).

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Vnoa · 2010-02-11

hello Pascale et Alain-Pierre,

je confirme : pas de pb pour le Garamond 😉

@+ Vnoa

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Kashtin · 2010-02-11

A Alain-Pierre et Val:

Merci pour votre réponse! Au moins une police de commune, c'est déjà ca! 😉

Pascale

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Krikri6792 · 2010-02-11

Bonjour Pascale,

Je suis fan de ton site et je tiens à te le redire ici. Tu nous a fait patienter mais cela valait le coup d'attendre !

Cela nous vaut aujourd'hui un site très soigné (oui, je sais, tu as eu des problèmes avec la police de caractères mais moi, sur mon Mac, j'ai pu bénéficier de la version initiale !).

Je dis tout d'abord bravo pour ton logo : ces "enseignes" métalliques sont vraiment très originales. J'aime bien aussi ton petit logo en bas de page, ça change des "flèches" toutes bêtes pour passer d'une page à l'autre.

Bravo aussi pour l'encadrement des photos : quelle patience pour harmoniser chaque cadre avec la couleur dominante de la photo... sans parler de la taille différente d'une photo à l'autre, ce qui oblige à les traiter une par une. Là encore, chapeau pour ta patience !

Bravo pour ton travail de photographie : en vrac, les photos qui nous ont tout particulièrement marqués (Hervé et moi) :

- la photo en noir et blanc de Monument Valley, au cadrage remarquable.

- les photos de Toroweap par deux où on s'est amusé à reconnaître les pierres d'une photo à l'autre.

- les photos en "cascade" des peintures de sable aux alentours de Mexican Hat.

- les enseignes des boutiques de Silverton

- les couchers de soleil...les ciels d'orage : somptueux !

Bref, un carnet tout en finesse dans l'écriture, dans la photographie, dans la présentation, un carnet informatif et précis (noms de fleurs...), un carnet qui sort du lot... dont je me réjouis de découvrir la suite !

Alors à très bientôt, j'espère, pour la suite !

Cordialement

Christine et Hervé.

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Jdakota · 2010-02-11

Mine de rien (et je ne fais pas référence aux gisements inexploités que vous avez rencontrés sur votre chemin...), les ciels d'encre font aussi de jolies photos. Du moins pour les gens qui, comme moi, aiment les ambiances sombres et torturées. A condition de ne pas en abuser, car je reconnais que côtés pluies et orages, vous avez été plutôt servis cette année 😕! La suite, tout de suite ! @+ Patrice

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