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À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (2e partie)

Discussion started by Kashtin on 2010-03-12

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English translation pending — showing the original.


À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (2e partie)

Kashtin · 2010-03-12

(Première partie: http://voyageforum.com/...ere_partie_D3185490/ )

LA VERSION AVEC PHOTOS ET UN TEXTE PLUS COMPLET (notamment en ce qui concerne les geysers de Yellowstone) SE TROUVE ICI : http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ (Boucle Salt Lake City - Salt Lake City via Yellowstone)

Yellowstone ayant démesurément grossi – de cinq pages prévues initialement, il y en a désormais onze (trois pour le seul sud-ouest du parc) –, ce carnet comprendra donc un « décrochage »: « Yellowstone en long, en large et en travers » : http://voyageforum.com/v.f?post=3360708;#3360708



(Pour les connexions lentes: merci de patienter quelques secondes le temps du chargement des photos... qui s'effectue toujours par la fin de chaque page.)

Deuxième partie

Black Canyon of the Gunnison, Colorado National Monument Dinosaur National Monument, Island Park Overlook, McKee Springs Dinosaur NM, Sound of Silence et Desert Voices, Jones Hole Trail Dinosaur NM, Yampa Bench Road, Gates of Lodore Des Gates of Lodore à Flaming Gorge Grand Teton, Jackson Hole, Yellowstone Antelope Island

Mardi 26 mai

En partant nous faisons un nouveau tour du village pour prendre d’autres photos des si jolies maisons pastel, de l’église qui date de 1883, et aussi d’un kitschissime « Saint George terrassant le dragon », pour le moins surprenant dans le décor, et en route pour le Black Canyon of the Gunnison, par la Rive Sud puisque la Rive nord, en fait une piste, est encore fermée à cause de la neige et qu’aucun pont ne les relie. Du Gunnison Point – au Visitor Center –, on a une vue en enfilade vertigineuse et saisissante d’une bonne partie de ce canyon sombre comme la nuit et d’une beauté rude, dont les roches les plus anciennes datent de… deux milliards d’années ! La faille qui court sur 25 kilomètres à l’intérieur du parc est extrêmement étroite, ne laissant que peu de soleil pénétrer dans les profondeurs si inhospitalières qu’aucun Indien (ici les Utes) ne s’y est jamais installé.

Comme le temps est couvert, et que la pluie n’est pas loin, encore à l’abri des gros nuages noirs qui nous arrivent dessus à toute allure, nous continuons sur Pulpit Rock, puis Cross Fissures. La vue est constamment superbe. A Rock Point, où l’on arrive par un chemin de sable bordé d’immenses lupins d’un bleu intense, le temps se gâte définitivement. A partir de là et jusqu’à High Point ce sera une course constante entre deux averses de grêle. Guetter un rayon de soleil, courir sur le sentier qui nous mène au point de vue, se prendre une douche glacée en retournant à la voiture, écouter tambouriner la pluie sur le toit et repartir au point de vue suivant. Devils lookout. Là je perds l’obturateur du Canon en courant sous la pluie torrentielle et en sautant pour éviter les flaques d’eau sur le sentier inondé. Je ne m’en rends compte qu’une fois à la voiture et il me faut faire le chemin inverse pour essayer de le retrouver… au pied d’un buisson. Chasm View. Nous restons ensuite bloqués à Painted Wall, immense falaise à pic parcourue de veines d’or qui plonge dans le torrent gris acier 700 mètres plus bas, à attendre que neige fondue, grêle et éclairs cessent de nous mitrailler. Puis Cedar Point, Dragon Point, Sunset View et High Point. Nous faisons le retour d’une traite, avec une visibilité réduite à quelques mètres. Ce canyon, si noir quand les autres sont si rouges, si différent, magnifique, restera un de nos meilleurs souvenirs malgré le temps détestable.

De nouveau quelques courses à Montrose, un plein d’essence au Wal mart et en route pour Colorado National Monument au soleil déclinant. Au loin le ciel est de plomb mais pour une fois nous échappons aux orages. Le parc, qui domine l’immense plaine de Grand Junction où coule le Colorado, fermée au nord par des montagnes striées verticalement, est assez décevant car pas assez sauvage à mon goût. La route suit plus ou moins la corniche, avec de belles colonnes de ocre-rouge et de petits tunnels qui transpercent la montagne de grès, jusqu’au Visitor Center et le camping voisin. Il y a un monde fou, des colonies de vacances, et nous ne trouvons qu’une place très moyenne au bord de la route. A peine sortis de la voiture nous sommes assaillis par des nuées de coléoptères… Mauvaise nuit.

Mercredi 27 mai

Départ à 8 h 30 pour Vernal et le Best Western Antlers à des années-lumière de l’horrible Days Inn de l’année précédente ! Nous posons nos affaires et partons pour les pétroglyphes de McKee Spring. Tout est assez mal indiqué, nous nous fions au Photographing the Southwest (de Vernal, il faut prendre Main Street, Vernal Road, la 500 North puis intersection à droite direction Buckskin Hills ; au ranch à droite. Pour la Jones Hole Road idem, mais ne pas tourner à droite). Au moment d’arriver, la pluie se met à tomber, c’est bien notre chance ! La piste étant impassable lorsqu’elle est mouillée, nous courons jusqu’au sommet et redescendons aussi vite pour aller mettre le 4 x 4 à la limite de l’averse, en attendant que le temps s’améliore, puis faisons demi-tour pour rejoindre Island Park overlook. Là nous sommes attendus de pied ferme par des nuées de moustiques affamés. Malgré le soleil qui perce les nuages j’enfile le K-way, mets la capuche, les lunettes de soleil et les mains dans mes poches… A Ruple Banch c’est encore pire, on dirait qu’ils sont dix fois plus gros, cousins des maringouins québécois, à s’agiter tout autour du pare-brise et des portières, prêts à l’attaque. Je sors une seconde faire une photo à toute allure puis me précipite à l’intérieur pour quitter ce coin infernal.

Retour au McKee Spring sous le soleil. Tout compte fait nous préférions la pluie car là aussi les moustiques ont fait leur apparition, c’en est infesté et comme ils m’adorent, je suis piquée de tous les côtés. Nous n’avions jamais vu ça dans nos voyages aux Etats-Unis, et c’est la mort dans l’âme que nous décidons d’annuler le camping le lendemain à Echo Park, car là-bas ce serait un enfer. Nous réservons donc une deuxième nuit au Best Western Antlers. Adieu les économies !

Jeudi 28 mai

Ce matin, ciel tout bleu, enfin… Au programme Sound of Silence et Desert Voices. Nous prenons l’unique brochure bien fatiguée dans la boîte en métal du Trailhead et la redéposerons au retour. Sound of Silence, bordé par endroits d’une infinité de Scarlet Globe Mallow (Sphaeralcea munroana) orange vif, est toujours aussi beau et contrairement à l’an dernier nous en profitons pleinement, étant chargés tous deux d’un gallon d’eau. Il fait déjà très chaud… A Desert Voices ce sont les fragiles Mariposa Lily pourpre (Calochortus macrocarpus) qui bordent le sentier. On en a plus qu’assez des moustiques et nous décidons, une fois au parking, de repasser par le motel prendre l’anti-moustiques que nous avons oublié sur le lit, avant d’aller au bout de la Jones Hole Road faire une partie du trail et de tester l’Off en prévision du camping du lendemain aux Gates of Lodore.

Route d’altitude, très belle et variée. Immenses pâturages de centaines de milliers d’hectares certainement, veloutés de vert bronze et vert amande. La fin de la route plonge jusqu’à l’entrée du Creek et des bassins d’élevage de truites, surplombés de falaises aussi hautes et impressionnantes qu’à Zion. Un panneau annonce que John W. Powell et sa troupe s’arrêtèrent là et firent un repas de truites… sauvages. Ici, peu de moustiques, mais des milliers de grosses cigales qui frottent leurs ailes finement striées d’orange dans un crépitement ressemblant un peu à une averse de grêle sur un toit de tôle, et qui dévorent aussi goulûment que des criquets la moindre feuille tendre à leur portée. Il y en a partout, certaines se prennent dans nos cheveux, et on se demande ce qu’il restera dans quelques jours… des branches dénudées, des arbres nus comme en plein hiver alors que le printemps commence tout juste… A deux miles du début du sentier, à Ely Creek, le bas de la falaise est orné de beaux pétroglyphes ocre-rouge, en partie dissimulés par la végétation. Nous continuons un certain temps sur le sentier mais il commence à se faire tard et nous nous promettons de revenir une autre année. Retour sur Vernal dans la lumière douce du soleil couchant.

Vendredi 29 mai

Ce matin encore, très beau temps pour partir de Vernal. A Jansen nous prenons la 16, plus joliment nommée la Blue Mountain Road, et très vite nous apercevons des pronghorns, ces drôles de cervidés qui ont vaguement des têtes de chèvres, mais avec des cornes plantées juste au-dessus des yeux. Pas vraiment séduisants… Ce matin encore, très beau temps pour partir de Vernal. A Jansen nous prenons la 16, plus joliment nommée la Blue Mountain Road, et très vite nous apercevons des pronghorns, ces drôles d'antilopes, qui ont vaguement des têtes de chèvres, mais avec des cornes plantées juste au-dessus des yeux. Pas vraiment séduisants… mais tout à fait étonnants. Seule Antilope du continent américain, vingt millions d'années plus tard et de nombreuses mutations, elle est encore là, après avoir risqué l'extinction totale. Les pronghorns sont à la fois ruminants et cueilleurs, ce qui leur permet de survivre l'hiver lorsque la couche de neige est trop épaisse. C'est également l'animal le plus rapide du continent, avec des pointes à plus de 86 kilomètres à l'heure! A cette vitesse leurs bonds peuvent atteindre 6 mètres! Le mâle court le museau (à l'extrémité noire, contrairement à la femelle) pointé vers le sol et les femelles le museau droit devant elles... Autre particularité: il peut « ouvrir » et « fermer » ses poils à volonté, en été pour se rafraîchir, en hiver pour se réchauffer. La tâche blanche de la croupe sert d'avertisseur de danger: poils collés au corps quand tout est calme, hérissée en tous sens quand ça va mal... A ce moment-là, et dans la fuite, c'est un phare pour ceux qui suivent...

Il a plu récemment sur la piste d’Echo Park mais elle reste assez bonne et nous rejoignons sans problème l’embranchement de la Yampa Bench Road, longue de quarante miles (soixante-cinq kilomètres) qui ressort sur la 40. Nous ne sommes pas vraiment tranquilles car le soleil brûlant est constamment obscurci de gros nuages porteurs de pluie qui finissent par crever au-dessus de la piste, à quelques kilomètres devant nous. De gros rideaux gris relient le ciel et la terre, ce qui n’augure rien de bon pour la suite, car si nous sommes coincés ici ça s’annoncera très mal, puisque nous comptons remonter sur les Gates of Lodore et le Wyoming… En attendant nous guettons les points de vue paraît-il magnifiques sans les voir, sauf vaguement, une ou deux fois, à l’aplomb de la piste. Où sont passés Castle Park Overlook, Harding Hole et Wagon Wheel Overlook ? Finalement nous trouvons qu’Echo Park est bien plus belle et nous nous demandons si la Yampa Bench vaut bien le risque d’être coincés par la pluie à un moment ou un autre de ses soixante-cinq kilomètres.

Nous traversons un paysage tout de gris-argent et de vert, squelettes d’arbres ayant roussi quelques années plus tôt, avant de rattraper la pluie à la sortie du parc. Le TrailBlazer rechigne, fait mine de patiner par endroits, la bentonite se transforme peu à peu en savonnette et j’accélère pour retrouver une piste sèche, au-delà de l’averse. Ouf, nous sortons de ce guêpier et filons sur la 40 pour rejoindre à Maybell l’unique pompe à essence du coin avant Dutch john, à deux cents kilomètres de là. En fait de petite ville ce n’est pas même un village : un restaurant, une pompe à essence, un General store… Il y a aussi paraît-il une école, en fait le minimum pour tous les ranchers isolés de cette région perdue aux confins nord-ouest du colorado. Nous faisons le plein, et en route pour les très isolées Gates of Lodore ! C’est justement cet isolement qui nous a attirés, le fait que personne n’aille par là, un peu comme lorsque en plein hiver, au Québec, nous remontons sur Sept-Iles et au-delà alors que passé Tadoussac il n’y a plus une moufette sur la route.

La 318 West est une route étroite, complètement déserte et isolée. Nous arrivons très vite à l’embranchement de Deerlodge mais ne faisons pas le détour pour voir à quoi ça ressemble. Ensuite il n’y a plus rien avant 50 miles, que de gros nuages sombres sur la gauche qui laissent traîner leur chevelure sur les crêtes, un ranch ici ou là, voire un cavalier solitaire chevauchant au galop, au pied des colline, en contrebas. A un moment nous avons la surprise de voir un panneau indiquant de l’essence. Curieux, nous prenons la piste sur la droite, et arrivons au bout d’un mile à une pompe antédiluvienne où le prix n’est même pas affiché, jouxtant une aire pour camping-cars pour le moins étrange à cet endroit… La piste de seize miles pour Gates of Lodore est excellente et nous la faisons en un rien de temps. Les emplacements du camping totalement vide s’étirent le long d’une allée qui borde la Green River. Pas extraordinaire. Sur la gauche, le long d’un pré, de gros peupliers de Virginie boulottés comme sur le Jones Hole Trail, par les cigales ; sur la droite des bosquets au-dessus de la rivière et des fourmilières un peu partout. Nous nous installons tout au bout à droite sur le dernier emplacement, le n° 11, pour être tranquilles au cas où quelqu’un arriverait, puis grimpons par le Nature Trail au-dessus de la Green River. Il est court, très court, deux miles aller retour – et bordé de nombreuses fleurs, notamment de touffes jaune d’or de Yellow Buckwheat (Erigonium flavum) et de Claret Cup Cactus rouge sang. Du coup nous poursuivons un peu au-delà, dans le chaos de roches au pied de la falaise pourpre, pour inspecter une grotte . La visite sera vite faite, comme le demi-tour, à la vue d’une énorme crotte d’ours fraîche… En discutant le lendemain matin avec le très sympathique ranger indien, il nous confirmera que les lieux sont fréquentés par un couple d’ours noirs qui a réchappé aux chasseurs et que l’énorme crotte appartient très certainement à l’un d’eux. En approchant du camping, encore sur les hauteurs, nous entendons des cris et des rires et à un détour du sentier nous voyons soudain une dizaine de personnes et trois 4 x 4 installés exactement en face de nous, à trois mètres de notre emplacement, en train de sortir un matériel pour soutenir un siège ! Nous sommes sidérés car tous les autres emplacements sont vides et là nous sommes vraiment les uns sur les autres… Ils vont mettre des zodiacs à l’eau, probablement les parties dont parle Laurent Martrès dans le Photographing the Southwest. Ils sont tout sauf discrets et ne peuvent être plus près… Nous déménageons illico à une cinquantaine de mètres., sur l’emplacement n° 4, du côté des peupliers, en espérant que les cigales ne vont pas pleuvoir sur nos têtes. Chose étonnante, ici il n’y a encore aucun moustique, on est trop haut et ils ne sont pas encore arrivés, dixit le ranger ». Les Gates of Lodore sont à la fois près et trop loin…

Samedi 30 mai

Le soleil se lève à peine et colore de rose les collines au-dessus de la rivière tandis que les hautes falaises des Portes de Lodore, entre lesquelles glisse la Green River, restent plongées dans une ombre pourpre. Le silence ici est total, on entend juste chanter des oiseaux, tout près. Ça sent le bout du monde, la rivière coule paresseusement, aussi verte que son nom l’indique, un vert opaque assez proche de celui du Colorado. Petit à petit, les campeurs se réveillent, déjeunent, plie les tentes et rejoignent les zodiacs. Ils mettront plusieurs heures à décoller de la berge, et on finit par se demander s’ils ont très envie de passer trois jours à descendre les rapides de classe trois qui les attendent. Nous les guettons au bout du Nature Trail, sur le rocher qui surplombe la grande boucle avant les Portes. Ils sont descendus depuis le camping en se laissant dériver au fil du courant qui les porte doucement vers l’aval, ils rient et crient, et en tout cas économisent leurs forces. Un des zodiacs s’est déporté dans la boucle et avance encore plus lentement. Puis peu à peu ils disparaissent derrière la boucle suivante et le silence retombe. Nous plions bagage et nous arrêtons à la petite maison du ranger. Deux oiseaux magnifiques, tout près dans le sable, vont et viennent en tous sens, très agités, lançant sans arrêt un cri strident. Ce sont des Killdeers, ou pluviers kildirs (Charadrius vociferus), fréquentant habituellement les rivages . Voici encore un oiseau qui a une particularité étonnante : « En cas d’attaque réelle, l’un ou l’autre parent utilisera un moyen de défense différent. Si le fait de lancer des appels bruyants et de voler autour de l’ennemi ne suffit pas à l’éloigner, l’adulte fait alors une parade de distraction au cours de laquelle il feint d’avoir une aile cassée ou d’être blessé. L’oiseau se blottit sur le sol en laissant pendre une aile comme si elle était brisée. Il sautille d’une façon pitoyable en lançant son kill-dî-î sur un ton de souffrance extrême. L’intrus se dirige alors vers l’oiseau prétendument blessé ou réduit à l’impuissance, qui parvient toujours à s’éloigner, entraînant l’ennemi de plus en plus loin du nid et des petits. Lorsque ces derniers semblent hors de danger, l’adulte se remet miraculeusement et s’envole. Durant tout ce temps, les oisillons restent immobiles ou s’éparpillent dans toutes les directions. D’une façon ou d’une autre, ils sont par la suite presque introuvables. » Le ranger indien, si lucky comme il le dit de vivre ici isolé de tout, connaît parfaitement les environs et notamment tous les pétroglyphes. Il nous indique ceux d’Irish Canyon, sur une piste très « rough » et avec le conseil de faire demi-tour immédiatement s’il pleut pour ne pas être stuck in a muddy, autrement dit embourbés. Nous resterions bien ici, dans cet endroit si calme et si reposant, loin de tout, à regarder couler la Green River et à discuter avec lui, mais il est temps de partir pour d’autres horizons pas si éloignés d’ailleurs.

A l’entrée d’Irish Canyon, tout aussi désert que la piste des Gates of Lodore, beaux pétroglyphes à droite et à gauche de la route. Ensuite nous ratons l’embranchement et partons beaucoup trop loin. Nous revenons sur nos pas, guettant du coin de l’œil les gros nuages cotonneux amassés justement là où il ne faut pas, à savoir sur la piste… fermée au bout d’un moment par une barrière métallique gardée par deux énormes taureaux qui ruminent tranquillement, couchés sur le sol poussiéreux. Nous descendons, inspectons la barrière, l’un d’eux se lève aussitôt et nous regarde d’un œil torve… Je nous vois mal passer la barrière, la refermer avec les taureaux à nos côtés et partir tranquillement droit devant dans l’orage qui gronde.

Retour donc sur la route 318, toujours aussi déserte et qui se prolonge soudain en piste en repassant dans l’Utah ! On ne s’y attendait absolument pas . Il y a des travaux au tout début mais on est samedi et les engins sont arrêtés, elle semble fermée, ce qui serait catastrophique car ça signifierait refaire tout le chemin en sens inverse jusqu’à Vernal pour rejoindre Flaming Gorge ! Nous tentons de passer, on ne sait jamais, ne serait-ce que pour voir ce qu’il y a plus loin, et plus loin, justement, il n’y a rien, on continue, on continue… et soudain les travaux sont derrière nous. On est toujours au bout du monde, la piste est vraiment très belle, griffant les sommets, de plus en plus haut. Des étendues de velours à droite et à gauche, mêlées par endroits de longs sillons de roche rouge. Puis soudain c’est terminé, on retombe sur la 191 Sud et presque tout de suite on a une vue sur Flaming Gorge.

Arrêt au Visitor Center de Red Canyon, avec sa grande baie vitrée qui offre un vue en enfilade au-dessus du canyon, son puma empaillé aux yeux magnifiques, tous ses trésors… Nous comparons les mérites respectifs de Red Canyon, totalement désert, et de Canyon Rim. Le second a des places exceptionnelles… si nous sommes seuls, mais le risque que quelqu’un s’installe juste à côté de nous sur le minuscule parking n’est pas mineur. Comme nous dormons dans le 4 x 4, ce ne serait pas des plus agréables. Le premier est aussi très bien mais nous sommes étonnés qu’il n’y ait personne ; Philippe nous dira qu’il est désormais interdit d’y dormir, seul le pique-nique de jour est autorisé… Finalement nous choisissons Canyon Rim, l’emplacement n° 10, et nous faisons bien car personne ne viendra se coller à nous ; nous aurons à quelques pas, seuls de tout le camping, une vue plongeante sur les falaises pourpre et les eaux bleu sombre de la Green River, avec en prime un coucher de soleil mêlé de pluies et un arc-en-ciel somptueux ! La température est plus que fraîche… Nous faisons un feu pour nous réchauffer et nous mangeons une soupe de clams (clam chowder) bien chaude sous l’œil attentif d’un merle d’Amérique. Au moment d’installer le 4 x 4 pour la nuit il se remet à pleuvoir et nous sommes obligés de tout faire de l’intérieur, c’est-à-dire de passer les bagages et tout notre bardas sur les sièges avant, baisser les sièges arrière, etc. Mais ensuite qu'il est agréable d'écouter la pluie tambouriner sur le toit, bien au chaud dans nos épais duvets...

Dimanche 31 mai

La nuit a été moyenne. Nous retournons au Visitor Center à l’ouverture, ou deux rangers, un homme et une femme, attendent le client en compagnie du puma. Cet endroit de Flaming Gorge a l’air encore très peu fréquenté, l’hiver n’est pas très loin derrière nous et c’est très bien comme ça. Ils sont donc entièrement disponibles pour nous indiquer routes et pistes sympa qui nous réjouissent d’avance. Notre enthousiasme est pourtant soudain douché quand dans la conversation la ranger nous annonce qu’il y a sept heures de route de là à Jackson Hole. Très étonnés, nous lui faisons répéter le temps estimé, elle confirme, si si, ça tourne beaucoup, ce n’est pas comme l’autoroute, etc. Bon, Brown Lake ne sera pas pour cette fois-ci, le reste non plus, mais nous nous promettons de revenir, au moins deux jours.

La 191 North jusqu’à Rock Springs est une route d’altitude, sauvage et très belle, qui traverse de hauts plateaux sur lesquels broutent des troupeaux de pronghorns et des chevaux aux longues crinières noires. Neige sur les sommets. Plus loin, de fines silhouettes de fer forgé plantées sur une potence indiquent que l’Oregon Trail, piste qu’empruntèrent les pionniers pour traverser les territoires indiens, coupe la route à cet endroit. Nous en verrons plusieurs, à chaque fois différentes des précédentes, se détacher sur le ciel changeant. A l'horizon des étendues herbeuses qui bordent la route, à la limite de la neige, broutent des troupeaux de pronghorns. Et toujours les si jolies silhouettes de fer forgé que je ne peux m'empêcher de photographier. Nous approchons de Grand Teton, la neige est désormais partout présente sur les hauteurs, l'air est plus vif et le ciel se couvre par moments de façon inquiétante.

Plus nous nous rapprochons de Jackson, plus le temps se gâte, et finalement nous entrons dans la petite ville sous une pluie torrentielle. Nous traversons la pelouse verdoyante plantée d’arbres en fleur du Burtrail Lodge et nous engouffrons dans la chambre tout en bois de cèdre. Très bien mais sonore, comme toutes les cloisons de ce type. Un couple scrute à la jumelle les pentes gris acier qui surplombent le motel. Je les imite mais ne vois vraiment pas ce qui les intéresse, peut-être cherchent-ils simplement à repérer un animal… Nous partons faire quelques courses à Albertson et au magasin bio. Là encore, la ville a changé en presque dix ans.

Lundi 1er juin

A dix années d’écart, nous revoici enfin à Yellowstone, un des plus beaux parcs de l’Ouest, immense caldeira de soixante-dix kilomètres de diamètre qui ne demande qu’à exploser: elle a déjà quarante mille ans de retard sur l’horaire prévu. Mais elle attendra bien encore un peu, le temps qu’on reprenne l’avion à Salt Lake. De Upper à Lower Geyser Basin...

Mardi 2 juin

La pluie qui avait cessé reprend lorsque nous arrivons à Biscuit Basin, où les rives de la Firehole River sont tapissées de Yellow Monkey Flowers. Les dépôts minéraux y sont magnifiques, et ils laissaient pourtant de marbre ceux qui passaient à côté.

Mercredi 3 juin

C'est à Upper Geyser Basin qu'est située la plus grande concentration de geysers au monde...

Mercredi 3 juin (suite)

Sur la route de Canyon Lodge, arrêt prolongé à cause de la pluie battante à West Thumb, un des plus petits bassins de geysers du parc, caldeira dans la caldeira, baie plus récente et beaucoup plus profonde que le lac Yellowstone qu'elle borde, résultant d’une explosion qui ne date que de 125 000 ans (certains disent 160 000). Ici, l'eau est partout, froide ou brûlante, liquide ou vaporeuse, dans le ciel et sur nos têtes, sous nos pieds, à l'horizon de plomb... Son activité géothermique décroît cependant depuis le milieu des années 1970; il en résulte une baisse de la température de l'eau et par là même le développement d'algues et de cyanobactéries – les plus anciens des êtres vivants..., déjà présents sur Terre il y a 3,8 milliards d'années!

Mercredi 3 juin (suite)

Belle vue en enfilade sur les Lower Falls dans le « Grand Canyon ». Les nuages laissent filtrer une lumière dorée qui illumine le canyon. Ici, on comprend pourquoi le parc s'appelle Yellowstone...

Jeudi 4 juin (suite)

C'est ici, à Norris Geyser Basin, que se trouvent les eaux les plus acides de Yellowstone. Vermillion Spring.

Jeudi 4 juin (suite)

A Porcelain Basin, sans doute le lieu le plus actif du parc, il y a des dizaines de petits geysers, sources, piscines qui n'ont pas de noms autres qu'un numéro. De plus, ça bouge sans arrêt, les uns meurent, les autres naissent... Au premier plan, Colloidal Pool.

Vendredi 5 juin

Lamar Valley. Il y a beaucoup de monde sur la Beartooth Hwy, beaucoup de monde en tout genre : hommes, mais aussi Bighorn Sheep (celui-ci je le soupçonne de poser pour la postérité tous les jours au même endroit, sous son arbre, indifférent, le regard perdu sur la – très lointaine – ligne bleue des Vosges...).

Samedi 6 juin

Prévisions pour la journée : pluie et neige… D’ailleurs il fait un temps d’hiver. Lower Terraces. Les terrasses ont semble-t-il beaucoup changé en dix ans. Au premier coup d’œil, leur blancheur de nacre a fait place à un gris cendre – la différence est la même qu’entre le corail vivant ou mort –, on se croirait dans une cimenterie (mais les merveilles se cachent…). Elles se sont formées par accumulation de travertin (compos�� d’aragonite et de calcite), mais tandis que le corail progresse de 1 mm par an, le travertin, lui, croit de 5 mm par jour – ce sont les sources, en se tarissant, qui provoquent la « mort » du calcaire. Ici, comme ailleurs dans le parc, les couleurs sont données par les thermophiles, mais on pense désormais que la croissance fulgurante du travertin serait due à la présence de ces micro-organismes dans l'eau.

Samedi 6 juin (suite)

UpperTerraces. La route sinue dans les bois, dans lesquels sont cachées des formations qui ne ressemblent en rien aux terrasses du bas. Par exemple Orange Spring Mound, t° 157 °F (70 °C): son nom vient du fait que la source étant moins chaude que les autres à Mammoth, elle permet aux cyanobactéries orange de se développer.

Gibbon Geyser Basin. Artist Paint Pots. Le chemin longe de petites mares de boue glougloutantes crémeuses à souhait. Je prends les bulles qui crèvent à la surface en rafale et en les regardant, plus tard, nous avons la surprise de voir des choses étonnantes, notamment celle-ci, la plus belle!

Après avoir bientraîné à photographier tout ce qui me tombait sous l'objectif, je rejoins le parking au pas de course. Comme il est encore tôt nous allons essayer de nous rapprocher de Salt Lake. West Yellowstone. Nous prenons de l’essence puis une carte de l’Idaho au Visitor Info. Sous la pluie encore et toujours, comme pour la majeure partie des Etats-Unis d’après ce que nous pouvons voir à la météo, nous roulons sur la Hwy 20 puis l’I 15 en direction d’Ashton, Idaho Falls, Blackfoot et enfin Pocatillo, jolie petite ville cernée de collines verdoyantes, qui elles aussi ont apparemment reçu leur ration d’arrosage. Nous nous arrêtons au Super 8 qui est très bien. C’est tout juste si nous arrivons à sortir de la voiture et à sortir nos sacs avec les trombes d’eau qui s’abattent de toute part. Courses au Wal Mart ; repas bio dans la chambre, passé par le micro-ondes de l’office, au chaud et au sec !

Dimanche 7 juin

Il a plu toute la nuit – qui pour moi a été très mauvaise – et ce matin il pleut encore à seaux, bloquant toute une armée de motards du Saskatchewan dans les canapés de l’office. Nous quittons Pocatello par la I 15 quasi inondée ; on ne voit pas plus le paysage alentour que sur la Route n° 1 entre Morro Bay et San Francisco… Nous nous sommes rendu compte d’une chose : les Américains ne courent jamais sous la pluie. Qu’ils soient en short, T-shirt et tongs, ils conservent sous les déluges glacés la même allure relax… Salt Lake City est encore une ville qui s’étiiiiiiire à n’en plus finir, du nord au sud. Nous la visiterons une autre fois. Aujourd’hui le temps nous manque car nous comptons aller à Antelope Island – la plus grande des dix îles que compte le Great Salt Lake – puis rendre le TrailBlazer à l’aéroport à 19 heures. Nous prenons la sortir 332 puis la longue ligne droite reliant l’île à la terre. Entrée 9 $, le pass n’est pas accepté. Les eaux lisses du Great Salt Lake sont colonisées par des centaines de canards noirs et de mouettes. Nous nous arrêtons pour pique-niquer à Bridger Bay, mais à peine sortis de la voiture, une nuée de moucherons nous assaillent. Les milliers d'oiseaux qui arpentent l'île ou la survolent en sont sans doute responsables. La table est d'ailleurs décorée de guano du plus effet mais pas des plus appétissants. Si l'on ajoute le vent qui nous fait dresser les cheveux sur la tête, l'unique aire de pique-nique de l'île laisse à désirer. tout en mangeant mon sandwich, je m'approche de la rive et aperçois une de ces drôles de boule qu'on appelle des Tumbleweeds (« herbe qui tourne »).

Très belle île sauvage et désertique dans les tons pastel de rose, de brun et d’orange. De l’extrémité de Bull Point, nous voyons arriver un immense nuage sombre comme la nuit, droit sur nous ! De l’extrémité de Bull Point, où nous observons quelques-uns des six cents bisons qui peuplent l'île, nous voyons arriver un immense nuage sombre comme la nuit, droit sur nous ! Il faut dire que ça fait bien une heure que nous n'avons pas vu une goutte d'eau tomber du ciel... Nous apercevons un mule deer (un cerf mulet, ceux qui ont de grandes oreilles) au milieu des genêts et des tamaris, mais je n'ai pas le temps de le prendre en photo, il a déjà disparu dans la végétation. Un rayon de soleil se pose sur l'eau juste en face de nous.

Il est temps maintenant de quitter Antelope où nous ne regrettons vraiment pas d'être venus. Sur la route de l’aéroport, les ennuis commencent : un voyant s’allume au tableau de bord indiquant que nous avons un problème de pneu. Il ne manquait plus que ça ! Soit nous avons crevé, soit, comme sur la Laguna, c’est une baisse de pression, mais nous ne pouvons nous arrêter. Comble de malchance, nous devons rendre le réservoir vide, donc nous avons calculé assez juste, mais il y a d’énormes embouteillages qui nous font rouler au pas alors que nous sommes, bien qu’à Salt Lake, à une quarantaine de kilomètres. Nous finissons par trouver une voie de dégagement et vérifions le pneu qui n’a pas l’air plus dégonflé que les autres. Ouf ! Nous arrivons enfin à La Quinta Inn, toujours très très bien. 64$ taxes comprises. Nous partons rendre le 4 x 4 à l’aéroport distant de trois miles puis passons un coup de fil pour que la navette de l’hôtel vienne nous chercher.

Lundi 8 juin

Réveil à 5 h 30. Dans la grande salle du petit déjeuner, quelques personnes sont déjà attablées. Je mange une gaufre, l’estomac un peu serré à l’idée de repartir – et aussi de prendre l’avion. 6 heures, la navette est là, nous nous serrons à l’intérieur, fin du voyage…

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (2e partie)

Bastinj · 2010-03-13

Hello Kashtin

Ici aussi je déguste et savoure... Avec les lectures consécutives du début du carnet de Philippe et de la 2ème partie du tien, je viens de bien commencer la journée, en rêvassant sur les routes de l'Ouest américain (c'est mon anniversaire aujourd'hui... alors merci pour ce cadeau!!)

Et vivement la suite du Yellowstone, étape principale de mon voyage l'été prochain! Bon week-end

Jacqueline

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (2e partie)

Itat · 2010-03-13

Ah chouette la suite! Je vais la déguster ce weekend! Merci 😉

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (2e partie)

Isap29 · 2010-03-13

Bonjour Pascale,

et bien, cela valait le coup d'attendre, même si tu joues un peu avec nos nerfs 😉😎😎😎.

Toujours de si belles photos, sous-tendues par un texte clair, précis dans tous les domaines (flore, minéralogie, ...). Tu nous racontes cela si joliment, tu prends ton parti de la météo déplorable que vous avez eu à subir (je me rends compte de notre veine).

Je te l'ai déjà dit en mail privé, mais je reste toujours béat devant ta photo de Mariposa lily.

Je vais continuer à regarder de plus près et tu me retrouveras bientôt.

PS : sur la partie Yellowstone que j'attendais avec impatience, je regrette un peu la faible part dévolue à la faune, mais c'est peut-être (sans doute, devrais-je dire 😉) voulu. Cette faune fait, pour moi qui n'y suis pas encore allé, partie intégrante de ce parc magnifique.

A bientôt donc.😏

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (2e partie)

Kashtin · 2010-03-13

Très bon anniversaire, alors! 🙂🙂

Et merci pour ce petit mot très sympa...

Bon week-end,

Pascale

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (2e partie)

Mlefevre · 2010-03-13

Salut Pascale! Je suis baba, béate d'admiration pour toutes ces photos avec des lumières surnaturelles. C'est le côté positif de la météo pourrie que vous avez eue! J'imagine bien ta jubilation quand après des heures de temps gris uniforme apparaît enfin THE rayon qui illumine le paysage! Bravo! Marie

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (2e partie)

Pimlico · 2010-03-13

oh la la la ! bonjour Kashtin, je suis encore sous le choc de ces superbes photos😉 je suis d'autant plus intéressée que nous y allons en juin, en faisant une boucle Denver Denver (j'ai vu que tu as fait cette boucle) as tu quelques conseils, tuyaux à me donner ? encore merci de nous faire partager ces moments de bonheur ; comme dit plusieurs fois Philippe et toi la même journée c'est un beau cadeau Dany

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (2e partie)

Kashtin · 2010-03-13

Bon week-end, alors! 😉 🙂

Pascale

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (2e partie)

Kashtin · 2010-03-14

Bonjour Alain-Pierre,

et bien, cela valait le coup d'attendre, même si tu joues un peu avec nos nerfs 😉😎😎😎.

C'est pour ça que j'ai décidé de faire trois parties, et de poster après avoir terminé le sud-ouest de Yellowstone. Sinon ce serait trop long... 😉

sur la partie Yellowstone que j'attendais avec impatience, je regrette un peu la faible part dévolue à la faune, mais c'est peut-être (sans doute, devrais-je dire 😉) voulu. Cette faune fait, pour moi qui n'y suis pas encore allé, partie intégrante de ce parc magnifique.

A Yellowstone, il n'y a pas de la faune partout en abondance. Le sud-ouest, par exemple, qui regroupe la majorité des geysers, est très pauvre si on le compare au reste du parc et notamment à l'est et au nord-est. Et je n'en suis pas ncore là. La saison a aussi son importance; là on était au seuil de l'hiver, un pied dedans un pied dehors 😎. Donc tu verras bisons, wapitis, pronghorn, mountain sheep, pas d'ours (tout juste sortis d'hibernation), et bernaches, pélicans, etc. Patience! 😉

Bon dimanche! Pascale

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Itat · 2010-03-14

Vous n'avez décidément pas été gâtés par le temps! Néanmoins, les photos de Yellowstone sont toujours magiques. J'espère toutefois que l'on aura plus de chance que vous. On y sera 3 semaines plus tard dans la saison que vous (quand vous y étiez, il avait l'air de faire particulièrement froid!)

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (2e partie)

Kashtin · 2010-03-15

Bonjour Marie,

Merci pour ton commentaire sympa qui fait bien plaisir 🙂.

Il aurait été difficile de faire pire question météo dans les quinze derniers jours! Heureusement qu'on s'accommode de tout et que ça ne nuit pas forcément aux photos!

Pascale

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (2e partie)

Lanfeust77 · 2010-03-16

Superbe Pascale, tout simplement magnifique ton site. C'est un régal de parcourir tes 3 Yellowstone's pages débordant (logique avec la pluie que tu as eu) de détails très intéressants et de couleurs somptueuses.

Alors moi je dis chapeau bas!!! C'est le voyage avant l'heure pour nous.

Thanks again Pascale!

Fred

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (2e partie)

Michel63 · 2010-03-19

Bonjour Pascale ! 🙂

Waowwww !

je ne sais quoi dire !!!!

Je lit, je regarde et la magie opère...

Je suis sous le charme d'un bout à l'autre.

Merci

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (2e partie)

Kashtin · 2010-03-20

Salut Fred,

Merci 🙂, je suis contente de voir que ce carnet est apprécié et notamment les pages sur Yellowstone, et j'espère qu'elles serviront aux futurs visiteurs comme toi. Je me suis aperçue que sur Internet il y avait une foule d'erreurs en matière d'identification, ce qui ne me facilite pas la tâche. Quant aux photos, le parc est tellement photogénique, même sous le pire des temps, que j'ai moins de mérite 😉.

Je te souhaite une excellent voyage! 🙂

Pascale

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (2e partie)

Kashtin · 2010-03-20

Bonsoir Michel!

Merci merci merci... 🙂 moi non, plus je ne sais quoi dire 😉 😎!

Pascale

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Jdakota · 2010-03-23

Salut et bravo ! Et bien, vous n'avez pas été gâtés par le climat sur cette seconde partie ! Le site est magnifique et pleins d'infos utiles pour ceux qui veulent découvrir Dinosaur et ses environs😇. C'est tellement précis qu'on se dit qu'on va pouvoir se passer de cartes ! . Tu as bien raison de mettre le paquet sur Yellowstone et je me réjouis de lire (et voir) la suite. @+ Patrice

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (2e partie)

Kashtin · 2010-03-24

Salut Patrice,

Merci 🙂. Je ne te dis pas comme c'était compliqué de prendre toutes ces photos sous la douche 😕... Yellowstone fait comme les petits pains, il se multiplie 😉...

@+, Pascale

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (2e partie)

Isap29 · 2010-03-24

Bonsoir Pascale,

Je ne te dis pas comme c'était compliqué de prendre toutes ces photos sous la douche

J'ai un Nikonos V à vendre si tu veux. 😉😎😎😎 C'est un appareil photo sous-marin et il doit me rester quelques pelloches de dia. 😄😄😄

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Laurence49b · 2010-03-25

Salut Pascale,

Les mots se heurtent , se bousculent , se disloquent , s'entrechoquent ... se liquéfient ... quelques lettres tout au plus se glissent hors de ma bouche et s'échappent alors des Ah! Oh! Ouh! Waouhhhhh!!

Les mots n'existent plus , ont un goût insipide - le ressenti peut maintenant jouer son rôle de catalyseur d'émotions avec toute sa palette +++

...Et toujours ces lettres chahuteuses, très joueuses et rebelles... pour certaines, elles forment alors :

EMERVEILLEMENT... ADMIRATION ..... SPLENDEUR ... JOIE..... BEAUTES ... RICHESSE.....

Au risque de le répéter : tu es très douée et ton site n'est que pure réussite

J'admire ... Bon, je me lâche ...je peux ? je sens que oui, alors ...Je t'admire

Bonne soirée , Laurence

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (2e partie)

Kashtin · 2010-03-27

Bonjour Alain-Pierre,

Tiens, je n'avais pas pensé à ça! Très bonne idée, une fois de plus! 😉 😎

Bon week-end!

Pascale

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Kashtin · 2010-03-29

Bonjour Laurence, 🙂

Que répondre à tant d'enthousiasme? Que je suis très touchée. Que ça me fait très plaisir. Que ça m'engage à poursuivre dans la même voie, même si elle est infiniment longue. Et qu'un message comme celui-ci justifie à lui seul le travail de plusieurs mois.

Merci infiniment, Laurence... 🙂 🙂

Pascale

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Krikri6792 · 2010-04-01

Bonsoir Pascale,

Quel plaisir de poursuivre avec toi ce voyage si bien conté et toujours si joliment illustré !

Avec toi, je découvre des lieux qui me sont encore inconnus comme le Black Canyon of Gunisson ou Gates of Lodorre et je redécouvre, sous un autre angle, des sites que je connais comme Flaming Gorge ou Dinosaur par ex. Quel dommage que vous ayez raté les points de vue sur Yampa Bench Road, mais c'est vrai qu'ils sont un peu à distance de la piste, pour certains !

Et que dire de Yellowstone ? Je suis bluffée et je me demande comment tu fais pour rendre si bien les beautés de tous ces geysers et sources alors que le temps est pourri. Quelles couleurs ! C'est tout simplement magique ! On dirait des oeuvres d'art abstrait !

De quoi me faire regretter de n'y avoir pas passé plus de temps en 2008 alors que la météo était mauvaise ! Nous, on avait préféré écourté notre séjour...

Bravo aussi pour toutes les informations en matière de faune et/ou de flore.

J'attends maintenant la troisième partie !

A+

Christine.

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (2e partie)

Sedonax · 2010-04-03

Bonjour Pascale,

Je ne peux que répéter ce que je t'ai déjà dit pour la première partie, ton carnet de voyage est une totale réussite à tous les niveaux (texte, photos, présentation...).

Mais en ce qui concerne Yellowstone, tu t'es encore surpassée et tu nous présentes une galerie photographique absolument magnifique, qui balance sans cesse entre la réalité et l'abstraction, c'est très probablement la plus belle série de photos que j'ai vue à propos de ce parc. Mille bravos ! J'en suis resté scotché et cela m'a donné envie d'y revenir.

Et dire qu'on va encore se régaler avec la suite !

A+

Philippe

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (2e partie)

Kashtin · 2010-04-06

Bonjour Christine,

Merci pour ce commentaire si agréable à lire 🙂.

Les Gates of Lodore font partie de Dinosaur, mais pour y aller, il faut vraiment le vouloir, car on doit obligatoirement contourner tout le parc par le nord, côté Colorado, et ensuite repartir par l'Utah, au-dessus de Flaming Gorge (ou refaire toute la route en sens inverse, mais ce serait dommage). Ces endroits sont isolés et magnifiques!

A Yellowstone, malgré la pluie, tout était là, à disposition et en abondance, je n'ai eu qu'à appuyer sur le déclencheur 😉.

La troisième partie arrive mais elle prend de l'ampleur et je crois que je vais carrément la détacher du carnet principal, car finalement on ne voit plus que Yellowstone. Or dans les parties précédentes il y a des endroits splendides, comme Toroweap, le Black Canyon ou Flaming Gorge, pour ne citer que ceux-là.

@+,

Pascale

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (2e partie)

Philwood · 2010-04-06

Quel regard ! Sublimes cadrages et compositions. Chapeau bas ! Merci de nous faire vivre ou revivre tout ça. Vivement que j'y retourne ! Phil

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (2e partie)

Kashtin · 2010-04-11

Merci, je suis contente que ce carnet te plaise ! 🙂 Apparemment, tu as déjà les pieds dans les starting blocks!... 😉

Pascale

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (2e partie)

Mokahlki · 2010-04-16

Salut Pascale,

Une semaine de boulot (terrible) se termine et c'est avec délectation que je mon plonge dans ton récit et que je re-revois tes photos. Alors, je réclame la suite 😇, d'accord ça ne vient pas du ciel avec le nuage Islandais mais je suis certain que tu as encore beaucoup a nous présenter 🙂

Bon courage, nous attendons !!

À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (2e partie)

Kashtin · 2010-04-17

Salut Angelo!

La suite arrive, je dirais même plus: c'est terminé!...🙂 Reste un ou deux trucs à finaliser...

A bientôt!

Pascale

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Kashtin · 2020-08-15

Bonjour à tous, 🙂 Je suis la (bonne 😉) suggestion de Grillonne, de faire sortir les anciens carnets des oubliettes... Pascale

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