Heureux qui comme Ulysse... et Pénélope!
A 3 heures de l’ultime vol de la British qui nous ramènera en Europe, on fait un peu le chemin à l’envers et on se dit que oui, on en aura bien rêvé.
Sans y croire un seul instant d’abord. Et puis le projet s’est concrétisé, petit à petit.
Au début, on se met à méditer naïvement, se projetant mentalement dans des images « cartes postales » qui nous font fantasmer depuis l’enfance (les steppes de Mongolie, les moais de l’île de Pâques, les hauts plateaux de Bolivie, les tribus reculées de Papouasie, les temples hindous d’une Inde mystérieuse, etc…). Les semaines passent et on continue en s’amusant innocemment à calculer des budgets, des durées possibles pour tel ou tel pays, des itinéraires idéaux mais irréalistes comptant forcément 10 000 destinations. On fait cela comme ca, juste pour rire bien sûr… Et puis vient un jour précis où l’évidence se fait criante et l’on ne peut plus reculer: il vous faudra partir ou le regretter chaque jour de votre vie.
Alors on l’a fait. On a largué les amarres. Sans but réel, sans expérience, sans savoir à quoi s’attendre. Juste pour l’avoir fait. c’était il y a un an. Depuis, on a vécu une seconde vie, en accéléré. Nous étions timides et naïfs les premiers mois, puis matures et plus à l’aise ensuite et enfin, depuis quelques semaines, nostalgiques et tournés vers le chemin accompli. On se dit qu’on a su mué lentement mais sûrement du statut de touriste à celui de « routards », de voyageurs longue-durée que j’espère plus ouvert, plus posé, plus à-même à regarder le monde. Et maintenant, déjà sur le retour d’une aventure dont je ne vous rappellerai pas les nombreux épisodes, que reste t-il de tout ca?
He bien Il y a, pêle-mêle, le gratifiant sentiment de devoir accompli, celui de plénitude apaisante, le plaisir d’avoir échangé ave tant de cultures si différentes, La richesse inouïe d’avoir côtoyé l’humble pêcheur papou, l’honneur d’avoir pu partagé un moment sincère avec le simple maraîcher birman. Le souvenir délicieux des rencontres enthousiastes avec d’autres voyageurs. La joie et la satisfaction d’avoir creusé tant que possible à la recherche de l’authentique et d’avoir toujours récolté bien plus qu’on ne l’avait soupçonné. Le réconfort bien sûr, d’avoir été suivis et soutenus par tant de proches. On aura aussi développé une conscience plus fine et plus concrète des défis écologiques et politiques de notre vaste planète, dont notre univers occidental ne représente à peine que 10%. Il y a aussi le rappel apaisant que la majorité de l’humanité vit encore sur les principes d’entraide et de confiance. On aura acquis la conviction que le bonheur ne vaut que s’il est partagé, que l’homme loin du tourisme de masse est originellement bon, la preuve que la générosité n’attend pas la richesse …
… Et puis soyons honnêtes, malgré tous les textes et toutes les photos de la terre, on présage déjà qu’il y aura toujours dans nos esprits l’écrasante frustration de ne pouvoir décrire que très grossièrement l’introspection inhérente à ce voyage et l’enrichissement individuel, idéologique, culturel et humain que cette aventure nous a légué. Bref, beaucoup d’émotions distinctes dont l’enchevêtrement forme un sac bien rempli que on espère porter pendant encore longtemps. Merci a vous tous de nous avoir suivis.
Voyagez. Longtemps.
les textes du voyage là: www.aroundthemonde.com/blog.php la première vidéo post-voyage ici: http://www.youtube.com/watch?v=wB4wE4nd1bo

Sans y croire un seul instant d’abord. Et puis le projet s’est concrétisé, petit à petit.
Au début, on se met à méditer naïvement, se projetant mentalement dans des images « cartes postales » qui nous font fantasmer depuis l’enfance (les steppes de Mongolie, les moais de l’île de Pâques, les hauts plateaux de Bolivie, les tribus reculées de Papouasie, les temples hindous d’une Inde mystérieuse, etc…). Les semaines passent et on continue en s’amusant innocemment à calculer des budgets, des durées possibles pour tel ou tel pays, des itinéraires idéaux mais irréalistes comptant forcément 10 000 destinations. On fait cela comme ca, juste pour rire bien sûr… Et puis vient un jour précis où l’évidence se fait criante et l’on ne peut plus reculer: il vous faudra partir ou le regretter chaque jour de votre vie.
Alors on l’a fait. On a largué les amarres. Sans but réel, sans expérience, sans savoir à quoi s’attendre. Juste pour l’avoir fait. c’était il y a un an. Depuis, on a vécu une seconde vie, en accéléré. Nous étions timides et naïfs les premiers mois, puis matures et plus à l’aise ensuite et enfin, depuis quelques semaines, nostalgiques et tournés vers le chemin accompli. On se dit qu’on a su mué lentement mais sûrement du statut de touriste à celui de « routards », de voyageurs longue-durée que j’espère plus ouvert, plus posé, plus à-même à regarder le monde. Et maintenant, déjà sur le retour d’une aventure dont je ne vous rappellerai pas les nombreux épisodes, que reste t-il de tout ca?
He bien Il y a, pêle-mêle, le gratifiant sentiment de devoir accompli, celui de plénitude apaisante, le plaisir d’avoir échangé ave tant de cultures si différentes, La richesse inouïe d’avoir côtoyé l’humble pêcheur papou, l’honneur d’avoir pu partagé un moment sincère avec le simple maraîcher birman. Le souvenir délicieux des rencontres enthousiastes avec d’autres voyageurs. La joie et la satisfaction d’avoir creusé tant que possible à la recherche de l’authentique et d’avoir toujours récolté bien plus qu’on ne l’avait soupçonné. Le réconfort bien sûr, d’avoir été suivis et soutenus par tant de proches. On aura aussi développé une conscience plus fine et plus concrète des défis écologiques et politiques de notre vaste planète, dont notre univers occidental ne représente à peine que 10%. Il y a aussi le rappel apaisant que la majorité de l’humanité vit encore sur les principes d’entraide et de confiance. On aura acquis la conviction que le bonheur ne vaut que s’il est partagé, que l’homme loin du tourisme de masse est originellement bon, la preuve que la générosité n’attend pas la richesse …
… Et puis soyons honnêtes, malgré tous les textes et toutes les photos de la terre, on présage déjà qu’il y aura toujours dans nos esprits l’écrasante frustration de ne pouvoir décrire que très grossièrement l’introspection inhérente à ce voyage et l’enrichissement individuel, idéologique, culturel et humain que cette aventure nous a légué. Bref, beaucoup d’émotions distinctes dont l’enchevêtrement forme un sac bien rempli que on espère porter pendant encore longtemps. Merci a vous tous de nous avoir suivis.
Voyagez. Longtemps.
les textes du voyage là: www.aroundthemonde.com/blog.php la première vidéo post-voyage ici: http://www.youtube.com/watch?v=wB4wE4nd1bo
