Film algérien "Hors la loi" de Rachid Bouchareb
Pour les français la liberté s'est construite en grande partie contre les prétentions de l'église à vouloir régenter leur vie quotidienne. Pour les américains c'est d'avoir pu échapper aux persécutions religieuses et monarchistes en Europe ... et pour les algériens la liberté s'est d'avoir mis à bas 130 années de domination coloniale... Depuis longtemps en Algérie, les choses sont très claires, le colonialisme a un nom : ... c'est la France! Ce film n'échappe pas à cette implacable logique, pourtant il apporte indéniablement une vision nouvelle ou plutôt un besoin de reconnaissance car ce film tout comme "indigène" parle plus aux français qu'aux algériens.
Pour une fois, les héros algériens ne sont pas de pauvres victimes malingres en costume gris à la "mektoub" ou de la chair à ratonnade. Tout au long du film, ils tiennent la dragée haute aux flics avec des airs de résistant matiné de Scarface. Les 3 frères qui symbolisent la résistance algérienne dans le film ne sont pas de saints combattants aux contours lisses. Le premier est un "Robespierre" à l'austère et froide logique révolutionnaire. Le second ancien militaire ayant fait l'indo joue le rôle de l'égorgeur de service. Enfin le dernier incarné par Djamel Debouze est un proxénète et un truand de Pigalle notoire.
Plusieurs thèmes et vérités qui fâchent sont abordés comme les luttes fratricides entre nationalistes, la justice expéditive, le chantage, les exécutions sommaires de militants du FLN pour s'être écarté de la juste ligne du mouvement, les manipulations d'une élite de décideurs planquée à l'étranger sur une base le plus souvent désarmée, les relations du FLN avec la pègre etc... En France ce film a été trop vite condamné ou boudé par une minorité passéiste qui ne l'a jamais visionné et il mérite vraiment d'être vu pour son originalité, ses acteurs remarquables, ses décors (hier soir nous étions à peine 20 dans la salle🤪) ...
Sans dévoiler le déroulement, le film commence par des images de Paris libéré en 1944 avec la liesse des parisiens et il se termine par celle de l'indépendance de l'Algérie et la même joie comparable du peuple algérien dans les rues. Pourtant, la politique n'a pas de fin. Peut être qu'après "Indigène" et "Hors la loi" Rachid Bouchareb abordera un troisième volet celui de l'Algérie algérienne. Qu'est-elle devenue après l'indépendance?. Un autre volet en quelque sorte, car si dans une lutte révolutionnaire la fin justifie les moyens, le choix des moyens est aussi très souvent annonciateur de la suite de l'histoire...
Pour une fois, les héros algériens ne sont pas de pauvres victimes malingres en costume gris à la "mektoub" ou de la chair à ratonnade. Tout au long du film, ils tiennent la dragée haute aux flics avec des airs de résistant matiné de Scarface. Les 3 frères qui symbolisent la résistance algérienne dans le film ne sont pas de saints combattants aux contours lisses. Le premier est un "Robespierre" à l'austère et froide logique révolutionnaire. Le second ancien militaire ayant fait l'indo joue le rôle de l'égorgeur de service. Enfin le dernier incarné par Djamel Debouze est un proxénète et un truand de Pigalle notoire.
Plusieurs thèmes et vérités qui fâchent sont abordés comme les luttes fratricides entre nationalistes, la justice expéditive, le chantage, les exécutions sommaires de militants du FLN pour s'être écarté de la juste ligne du mouvement, les manipulations d'une élite de décideurs planquée à l'étranger sur une base le plus souvent désarmée, les relations du FLN avec la pègre etc... En France ce film a été trop vite condamné ou boudé par une minorité passéiste qui ne l'a jamais visionné et il mérite vraiment d'être vu pour son originalité, ses acteurs remarquables, ses décors (hier soir nous étions à peine 20 dans la salle🤪) ...
Sans dévoiler le déroulement, le film commence par des images de Paris libéré en 1944 avec la liesse des parisiens et il se termine par celle de l'indépendance de l'Algérie et la même joie comparable du peuple algérien dans les rues. Pourtant, la politique n'a pas de fin. Peut être qu'après "Indigène" et "Hors la loi" Rachid Bouchareb abordera un troisième volet celui de l'Algérie algérienne. Qu'est-elle devenue après l'indépendance?. Un autre volet en quelque sorte, car si dans une lutte révolutionnaire la fin justifie les moyens, le choix des moyens est aussi très souvent annonciateur de la suite de l'histoire...