Aventures canadiennes: deux semaines entre Calgary et Vancouver en juillet 2010
Une fois la décision de partir, je me suis jeté sur le forum pour puiser un maximum d'information et m'imprégner des carnets de ceux qui nous avaient précédé sur ce trajet, notamment Grisemote et Krikri.
Seule contrainte, étant donné le temps relativement limité que nous avions, il a fallu faire de nombreux arbitrages et faire des choix... Mais comme nous sommes partis sans nos enfants, nous reviendrons, avec eux, plus longtemps. C'est sûr !
Voici donc l'histoire de ce beau voyage :
J1 : 16/07 - PARIS-CALGARY Vol direct sans histoire, et petit prix avec Air Transat. Survol magnifique de l'Islande, du Groenland, de l'île de Bafin et des Territoires du Nord Ouest.
Arrivés à Calgary, nous prenons un taxi jusqu'à notre hôtel (RAMADA HOTEL DOWNTOWN, classique, bien situé et sans surprise). En plein Stampede, nous n'avons pas eu de difficultés à nous loger. Une fois les valises défaites, nous faisons un tour dans le centre, montons au sommet de la Calgary Tower où marchons avec beaucoup de précautions sur le plancher de verre et savourons la première d'une longue série de bières canadiennes... J'achèterai aussi une paire de bottes, bonne idée puisque nous n'en reverrons plus à prix intéressant ensuite (et quel choix !).

J2 : 17/07 - STAMPEDE Aujourd'hui au programme : après un petit déjeûner offert dans la rue, nous nous rendons vers le célèbre rodéo annuel de Calgary. Nous avions assisté aux Cheyenne Frontier Days l'an dernier ; le Stampede, c'est un peu la même chose, version XXL avec en plus un petit côté salon de l'agriculture. Superbe journée, ambiance de fête populaire, et spectacle magique en soirée, digne des productions de Las Vegas (Cirque du Soleil oblige).





J3 : 18/07 - CALGARY Aujourd'hui, nous restons à calgary pour découvrir la ville. Pour être honnête, avec le recul nous avons pensé que ça a été une journée qui aurait pu être mieux mise à profit ailleurs, notamment dans les Rocheuses ou sur l'île de Vancouver. Mais nous voulions absolument, pour des raisons personnelles, découvrir Calgary, Vancouver et Victoria. En résumé, une ville agréable, dans un environnement exceptionnel, des chantiers partout, mais rien de bien transcendant pour le visiteur.
Nous avons filé vers Prince's island Park, d'où le point de vue sur Dowtown est intéressant. Après y avoir pris une collation, et pour nous mettre à l'abri de l'orage montant, nous avons repris le chemin du centre pour aller visiter le Glenbow Museum.
Très beau musée, avec des sections intéressantes sur les premières Nations et l'histoire de l'Alberta. Une partie du dernier étage est consacré à l'art de la guerre, où l'on découvre toutes les manières dont les Anglais ont pu mettre une raclée aux Français depuis des siècles...
En sortant, nous nous arrêtons chez Milestone's au coin de la rue pour une bonne bière, et un dîner fort sympathique...J4 : 19/07 - CALGARY-BANFF-LAKE LOUISE Ce matin nous partons en taxi chez Hertz sur Mc Leod Trail prendre possession de notre voiture. De là, nous filons à Heritage Park où nous passerons une bonne partie de la journée. Il s'agit d'un "musée" de plein air où est reconstituée la vie dans l'ouest canadien. Le site, très grand regroupe de nombreuses constructions d'époque, avec figurants, un train à vapeur etc.
Très intéressante exposition sur le chemin de fer, et son rôle primordial dans le développement des provinces de l'ouest.
Il y a également une belle collection de voitures anciennes (et pompes à essence).
Vers 15h, nous quittons les lieux puis filons vers Banff, sous un ciel de plomb et une pluie battante. En cherchant notre route, nous franchissons un feu qui venanit de passer au rouge, au nez d'une patrouille de police... Ouf, ils semblent ne pas réagir... Toujours est-il que Hertz nous a quand même facturé les 250 $ correspondants...
En fin d'après midi, toujours sous la pluie, nous arrivons à Banff. Après une viste rapide du Visitor Center où une sympathique ranger francophone nous conseille quelques randonnées pratiquables malgré le temps, nous nous réfugions au St james Gate, pub irlandais à l'ambiance réjouissante. Et, en plus ils ont de la bière canadienne 🤪 !
Après dîner, nous reprenons la Transcanadienne, toujours sous la pluie, jusqu'à Lake Louise où nous avons réservé une chambre pour les 3 nuits à venir.La suite arrive !!
Après les photos d'usage nous filons donc rapidement vers le lac Moraine. En arrivant nous nous inquiétons du nombre important de voitures ; le parking est plein et nous devons nous garer sur la route. Mais la plupart des gens partent en randonnée, et l'ambiance est ici très différente, paisible à défaut d'être intimiste. Nous flânons un moment sur les berges du lac, nous gardant bien de nous aventurer sur les troncs d'arbres amassés près du déversoir du lac pour ne pas risquer les mésaventures relatées par Grisemote dans son carnet 😕.
Ensuite, nous reprenons la route pour le parc tout proche de Yoho. Nous envisageons en effet de faire la randonnée de Emerald Basin (nous nous y sommes pris trop tard pour les réservations pour le lac O'Hara). Las, c'est une violente pluie d'orage qui nous accueille et nous décidons de pique-niquer en voiture en attendant une accalmie. Celle-ci sera bien longue à venir, et nous contraindra à ne faire que le tour du lac. Belle balade cependant, en toute solitude, et finalement ce sera une bonne mise en jambe pour ce qui nous attendait le lendemain...

Avant de rentrer, nous faisons le détour par les chutes Takakkaw, très impressionnantes. Attention celles-ci agissent comme un brumisateur géant lorsqu'on s'en approche !!

Après cette bonne journée, nous finissons au restaurant installé dans l'ancienne gare du village de Lake Louise. Ambiance unique, au rythme des interminables convois transportant les céréales des plaines à destination du port de Vancouver.

Au début le sentier suit le fond de la vallée, traversant à plusieurs reprises la rivière, avant de s'élever brutalement vers le Lac Annette.
Nous y ferons une pause pique-nique, pas très rassurés pour être honnêtes par la perspective de voir un ours sortir des buissons. Mais quel bonheur cette solitude au bout du monde... Et soudain, une forme se détache sur les rochers de l'autre côté du lac, se déplaçant assez rapidement sur les rochers. Un coup d'oeil dans les jumelles et nous y reconnaîtrons un puma. Magnifique rencontre, suffisamment éloignée pour ne pas nous inquiéter, mais malheureusement trop pour permettre un cliché exploitable.
Nous reprenons le chemin à travers des paysages de toute beauté, le sentier dominant maintenant la vallée et longeant la falaise menaçante du mont Temple.
Un grondement récurrent nous inquiète alors : orage ? Il nous faudra un moment pour comprendre qu'il s'agit en fait d'avalanches dégringolant du fond de la vallée.
Après une descente abrupte nous arrivons enfin aux Giant Steps. En remontant le lit du torrent (glacial) sur quelques dizaines de mètres, on arrive sur une immense surface plane où l'eau glisse sur environ un kilomètre avant de franchir ces "marches de géants". Et devant nous, la vallée s'ouvre, enchassée entre ses montagnes puissantes. Et l'on se dit qu'elle porte bien son nom...


Mais c'est bien beau toute cette méditation, il faut rentrer, et refaire tout le chemin parcouru à l'aller. En chemin une marmotte bien grasse nous fera le plaisir d'une rencontre...
Au retour à la voiture, nous n'avions qu'une idée en tête : la bière qui nous attendait... Et sur le parking, nous remarquons qu'un panneau informait les randonneurs que, dès à présent, il fallait emprunter le sentier par groupe d'au moins 4 personnes.

Départ de Lake Louise vers 10h, après quelques dernières emplettes, direction le lac Hector, puis le glacier Crowfoot (ainsi nommé à cause de sa forme de patte d'oiseau, bien qu'un doigt ait tendance à fondre) où nous apercevrons aux jumelles une chèvre des montagnes. Trop loin malheureusement pour mon matériel photo.

Nous ferons ensuite un arrêt au Num-Ti-Jah Lodge perdu dans un cadre magnifique au bord du Lac Bow. C'est ici que la pluie commencera à tomber, pour ne plus s'arrêter jusqu'à notre arrivée à Jasper.

La route traverse ensuite des paysages qui évoque Jack London et l'Alaska jusqu'au pont sur la Saskatchewan qui roule ses puissantes eaux grises et froides.
Peu avant l'arrivée au champ de glace Columbia, la route grimpe brutalement, dévoilant un panorama sur la vallée perdue dans le brouillard. Clic-clac, une prise de vue rapide et vite retour en voiture pour fuire la pluie froide.
Nous ferons ensuite la visite du visitor center (très bien fait et très fréquenté 😕) au glacier Athabasca, que nous irons tout de même voir de près, à pied, entre eux averses. Quant aux balades en bus-buggy, à 70 $ par personne, nous nous en sommes passés.
Tout le long du sentier menant au pied du glacier des repères indiquent son recul au cours des 100 dernières années. Voir comment les choses se sont accélérées depuis 1980 fait un drôle d'effet... Il y a 150 ans le front du glacier se trouvait au niveau de la moraine visible en bas de la photo, bien avant le parking.

Sur la route de Jasper, le long de la splendide vallée de l'Athabasca, nous ferons un seul arrêt, aux chutes de l'Athabasca, bravant la pluie une dernière fois...
Arrivés à Jasper, accueillis par des wapitis à l'entrée dela ville, le soleil refait son apparition 😠, nous nous installons au charmant Athabasca Hotel, en plein centre ville, prix canon la chambre pour 2 (salle de douche et toilettes sur le palier). Après un tour au visitor center juste en face pour recueillir les précieux conseils des rangers sur les randos à faire, nous filons pour un agréable dîner chez earl's, avec vue panoramique sur la vallée. Une halte bien agréable qui compensera un peu la déception de cette journée pas autant réussie qu'on l'aurait souhaitée...
Un peu plus loin, des cerfs mulets observent avec vigilance notre passage.
Après un moment, le chemin quitte la forêt et atteint une lande battue par le vent, d'où la vue commence à se dégager. Après quasiment deux heures de montée très régulière, nous sommes presque au sommet. Nous nous arrêtons pour le désormais traditionnel pique-nique, chassant comme nous le pouvons les moustiques qui profitent de notre immobilisme pour fondre sur nous.
Dans le silence environnant, nous voyons passer un coyote à quelques centaines de mètres. Aussitôt, invisibles, des marmottes se mettent à siffler. Un frisson nous parcoure. Ambiance...
Après nous être restaurés, nous entamons, en partie dans la neige, la dernière montée avant le sommet. Les derniers mètres sont très raides (c'est rien de le dire) et, combinés à l'altitude, nous obligent à nous arrêter à plusieurs reprises.
Mais de là-haut, quelle vue ! Le lac Maligne s'étend à nos pieds dans un décor grandiose et vierge.
Lorsque nous avons repris notre souffle, nous reprenons le chemin vers le lac, emprutant une variante plus courte mais (forcément) plus raide et que nous avons donc réservée pour la descente.
De retour sur les rives du lac, nous avançons à pied jusqu'au pont sur la Maligne qui délivre un intéressant point de vue sur le lac.
Près de nous, un "deer" observe le ballet des voitures sur la route.
Au retour nous ferons un arrêt au lac Medecine, lac sacré pour les indiens car il a pour particularité de se remplir l'été avec la fonte des neiges, et de se vider totalement en automne, l'eau de la rivière disparaissant alors dans des pertes souterraines.
Dernier effort de la journée : l'agréable promenade au canyon de la Maligne, très étroit, au fond duquel le torrent déchaîne ses flots d'écume.
Sur le chemin du retour, encore une belle rencontre, deux superbes biches se laissant observer près de la route.
Après un repas pris, encore ce soir, chez Earl's, nous reprenons la voiture avant le crépuscule pour essayer de croiser quelques animaux. Nous nous souvenons en effet que c'est à cette heure ci que nous avions fait nos plus belles rencontres l'an dernier à Yellowstone. Deux cerfs magnifiques seront au rendez-vous, ainsi qu'une femellle ours et ses deux petits. Malheureusement, pour ces derniers, il vous faudra me croire, car je n'ai pas de photo pour le prouver...
Après un moment de méditation devant les eaux glacés de l'Athabasca qui se déroulent devant nous, à la seule lueur de la pleine lune, et avec pour toile de fond la silhouette blanche fantomatique du mont Edith Cavell, nous rentrons à l'hôtel pour une bonne nuit.

Nous faisons un premier arrêt au pied du Mt Robson, point culminant du Canada, emmaillotté dans un capuchon de nuages.
Jusqu'à Kamloops la route descend la vallée de la Thompson River, dans un cadre de hautes montagnes impressionnant. Le parc Wells Gray est tout à côté. Partout la nature se pare des couleurs de l'épilobe en fleur.
La région de Kamloops est surprenante, chaude, ensoleillée et désertique...
Rapidement après Kamloops, la route reprend de l'altitude et rejoint la forêt. Et... quelle désolation : sur des kilomètres et des kilomètres ce ne sont que des hectares de forêts mortes ou en train de mourir sous l'effet du "forest pine beetle" insecte présent naturellement dans ces contrées, mais devenu envahissant sous l'effet notamment du manque de rigueur des hivers de ces 10 dernières années. Car en principe le froid intense tue 90% des larves et maintient l'équilibre de l'écosystème. Le spectacle est vraiment attristant, déprimant, inquiétant.
En fin d'après midi nous faisons une halte à Hope, sur la rivière Fraser et aux portes du canyon de ladite rivère, et citée dans un guide bien connu pour être le lieu de tournage de Rambo. Cela nous a donc bien fait sourire quand nous avons découvert que la serveuse d'une vingtaine d'année qui nous apportait nos fish and chips s'appelait Adrienne !!
Après avoir traversé la plaine fertile de la région d'Abbotsford, et découvrant derrière nous (dans les rétroviseurs) le Mt Baker, un volcan géant américain des Cascades, nous arrivons en début de soirée à Vancouver.
Il fait un temps magnifique, il fait bon, la route nous a fatigué, et nous sentons déjà que la côte ouest nous enivre et, pénétrant dans la voiture par les fenêtres ouvertes, prend le contrôle...
Check-in rapide à l'hôtel. Nous descendons à l'Empire Landmark, en plein centre ville, pas trop cher. Nous avons demandé un étage élevé et nous avons une chambre au 36e étage, avec vue plein ouest sur la ville, Stanley parc, la baie et tout au fond, l'île de Vancouver. Ajoutez à cela des chambres rafraichies avec goût, et nous voilà complètement heureux... Une des meilleures adresses de notre voyage.

Du coup, alors que nous avions prévu de ressortir pour admirer le feu d'artifice donné ce soir là sur English Bay (celebrations of light), nous nous installons sur le balcon de la chambre pour profiter du spectacle en toute intimité. On aurait tort de sortir, English Bay est sous nos fenêtres...




De l'hôtel nous rejoignons Canada Place à pied. En chemin, nous passons devant le tournage d'une scène d'une série TV sensée se passer à San Francisco. C'est vrai qu'il y a le Pacifique, la baie, des rues qui montent et qui descendent, et le Lions Bay Bridge qui joue les Golden Gate (vert et en plus petit). Ils ont juste ajouté un kiosque à journaux au nom du San Francisco Chronicle pour faire plus vrai.
Canada Place est à la fois le port de croisière et le centre de convention de Vancouver, tout le quartier a été totalement rénové pour les JO d'hiver de 2010.

On y jouit d'un beau point de vue sur le Burrard Inlet et le port.
Au milieu de toute cette activité portuaire, le ballet incessant des hydravions, sans doute organisé, mais parfois on a l'impression qu'ils s'élancent de manière un peu anarchique...

De là nous suivons la rive vers Coal Harbour, dont la marina est dominée par de nombreux immeubles résidentiels. Vancouver est l'une des seules grandes villes que nous connaissons en Amérique du Nord où le centre est autant résidentiel que centre d'affaire ; du coup, on a beau être dimanche matin, le coin reste vivant.

Dans la marina, des touristes reviennent d'une pêche au saumon, et tandis que leur skipper préparent le fruit de leur pêche, deux phoques et un petit requin font des ronds dans l'eau pour se délecter des restes.
Nous hésitons à louer un vélo pour la suite de notre balade, mais décidons de continuer à pied afin de ne pas avoir à revenir à notre point de départ ni à subir de contrainte horaire. Nous attaquons le tour de Stanley Park par le Seawall, agréable promenade le long de l'eau. Il y a de nombreux promeneurs, rollers et cyclistes. Pour ces derniers, le tour est réglementé : il faut suivre la promenade dans le sens inverse des aiguilles d'une montre et ils leur faut suivre une voie réservée distincte de celle des piétons.
Du parc, la vue sur Canada Place, Downtown et le terminal des hydravions est très belle. Au fond on distingue la masse du Mt Baker, aux USA.


Dans le parc une collection de totems rend hommage aux Premières Nations sur fond de gratte-ciels.

En continuant, nous approchons de Lions Gate Bridge qui enjambe les Narrows, le détroit qui ferme le Burrard Inlet. La marée est montante et le courant qui s'engouffre dans la baie est impressionnant. Les bateaux qui rentrent donnent l'impression de surfer, tandis que ceux qui sortent font presque du sur place.











Seul le jardin du Dr Sun Yat-Sen nous a vraiment séduit, hâvre de paix orientale au coeur de la ville (et encore n'en avons nous visité que la partie non payante).














Après un pique-nique agréable dans ce cadre enchanteur, nous reprenons la route vers l'ouest. Nouvel arrêt à Sproat Lake pour voir la base des bombardiers d'eau Martin Mars, géants des airs vieillissants réduisants nos vénérables Canadairs au rang de Lilliputiens... Le site ferme malheureusement à 15h lui aussi, et impossible de faire la visite. Nous devrons nous contenter du coup d'oeil.
"Quelques" virages et kilomètres plus tard, la route rejoint les rivages du superbe Kennedy Lake. A cet endroit, on devine le phénomène surprenant de l'affrontement de la masse d'air chaude du continent et des eaux froides du Pacifique : un front de nuages bas se dresse devant nous, alors que nous sommes encore sous un ciel limpide. Rapidement nous pénétrons dans cet air froid, la température baisse sérieusement et le soleil disparait... Bienvenu au Pacific Rim National Park !
Après avoir récupéré les horaires des marées au visitor center situé au carrefour des routes de Tofino et Ucluelet, nous faisons une dernière halte sur la splendide plage de Wickaninnish.
Nous rejoignons ensuite rapidement Tofino, dans le brouillard, où nous avons réservé une chambre au Weigh West Resort.
De manière générale les hébergements à Tofino sont excessivement chers, et c'est le seul endroit où nous avons eu du mal à trouver un hôtel disponible. Ce sera sans regret ; les prestations de l'établissement sont très correctes, et le restaurant très sympa, construit sur pilotis sur le Clayoquot Sound. On s'attend presque à voir passer des orques sous les fenêtres. C'est là que nous dînons un savoureux fish & chips (euh, pardon, hallibut & chips) avant de regagner notre chambre.














