Charm el Cheikh: confiance en l'Egypte?
le rapport sur l'accident tarde toujours a paraitre, le site pro Eurocockpit nous fait part de ses doutes, relayés par le livre d'un écrivain pilote connu... falsifications et traductions erronées... CdB sans expérience civile de transport seulement 500 h+- (militaire fraichement en retraite), avion avec des problèmes AVANT le décollage etc etc...
Peut on sérieusement faire confiance à l'autorité aéronautique d'un pays aussi laxiste : a quand le prochain problème avec un transporteur égyptien ??? et continuer de voler avec ses compagnies aériennes ??-- Charm el-Cheikh : deux ans d'incertitudes publié le 3 janvier 2006 à 11:16 par EuroCockpit.
Il y a deux ans, un B737 de la compagnie Flash Airlines affrété par FRAM s'écrasait en Mer Rouge, provoquant la mort des 135 touristes français qui étaient à bord, ainsi que celle des 8 membres d'équipage.
C'est l'Egypte qui est responsable de la publication des causes possibles de cet accident, et le BEA de ce pays doit réaliser à cette triste occasion sa première enquête. On attendait son rapport définitif pour le mois de décembre, mais selon nos informations, les Egyptiens se seraient laissés convaincre qu'il était prudent de revoir leur copie, puisqu'un certain nombre de techniciens les attendaient au tournant dans des domaines relativement mal maîtrisés au Caire.
Selon le Figaro du jour, qui a eu la primeur de la lecture, l'expert Jean-Pierre Otelli vient d'achever un livre à paraître jeudi, dans lequel il serait question d'un "arrangement" de traduction du CVR, l'enregistreur de conversations du cockpit. En substance, pour éviter de tout mettre sur le dos du commandant de bord, ce général héros de la guerre du Kippour, il y aurait eu quelques altérations du sens des propos tenus dans le poste.
Malheureusement, les Egyptiens ont retardé la publication de leur rapport. On ne sait toujours pas ce qu'ils ont décidé de fournir comme explication principale, alors que nous maintenons nos informations - depuis presque deux ans - selon lesquelles personne ne pilotait cet avion, un point c'est tout.
On le voit, la polémique va s'installer bien avant la sortie du rapport définitif, qui n'aura de toutes façons pas de poids significatif tant l'Egypte s'est montrée peu coopérative dans ce dossier, voire de mauvaise foi quand il s'agissait de répondre aux demandes de la Justice française, chargée pour ce qui la concerne du volet pénal de l'affaire.
Peut on sérieusement faire confiance à l'autorité aéronautique d'un pays aussi laxiste : a quand le prochain problème avec un transporteur égyptien ??? et continuer de voler avec ses compagnies aériennes ??-- Charm el-Cheikh : deux ans d'incertitudes publié le 3 janvier 2006 à 11:16 par EuroCockpit.
Il y a deux ans, un B737 de la compagnie Flash Airlines affrété par FRAM s'écrasait en Mer Rouge, provoquant la mort des 135 touristes français qui étaient à bord, ainsi que celle des 8 membres d'équipage.
C'est l'Egypte qui est responsable de la publication des causes possibles de cet accident, et le BEA de ce pays doit réaliser à cette triste occasion sa première enquête. On attendait son rapport définitif pour le mois de décembre, mais selon nos informations, les Egyptiens se seraient laissés convaincre qu'il était prudent de revoir leur copie, puisqu'un certain nombre de techniciens les attendaient au tournant dans des domaines relativement mal maîtrisés au Caire.
Selon le Figaro du jour, qui a eu la primeur de la lecture, l'expert Jean-Pierre Otelli vient d'achever un livre à paraître jeudi, dans lequel il serait question d'un "arrangement" de traduction du CVR, l'enregistreur de conversations du cockpit. En substance, pour éviter de tout mettre sur le dos du commandant de bord, ce général héros de la guerre du Kippour, il y aurait eu quelques altérations du sens des propos tenus dans le poste.
Malheureusement, les Egyptiens ont retardé la publication de leur rapport. On ne sait toujours pas ce qu'ils ont décidé de fournir comme explication principale, alors que nous maintenons nos informations - depuis presque deux ans - selon lesquelles personne ne pilotait cet avion, un point c'est tout.
On le voit, la polémique va s'installer bien avant la sortie du rapport définitif, qui n'aura de toutes façons pas de poids significatif tant l'Egypte s'est montrée peu coopérative dans ce dossier, voire de mauvaise foi quand il s'agissait de répondre aux demandes de la Justice française, chargée pour ce qui la concerne du volet pénal de l'affaire.
Al Salam 98 les causes du naufrage du ferry en Egypte
L'organisme qui avait jugé, en juin 2005, que le ferry Al Salam 98 était en position de naviguer est le même organisme qui avait laissé navigué le pétrolier Erika avant qu'il ne se brise en deux au larges des côtes françaises il y a six ans. C'est la société de classification italienne registro italiano navale (Rina). La société italienne Rina, est déjà poursuivi en France pour avoir délivré un certificat de fiabilité à l'Erika « sans s'assurer que la coque, les matériaux et la structure du navire lui permettait de l'obtenir ». De plus ce même navire s'était vu refuser, il y a environ trois ans, l'accès aux eaux territoriales marocaines.
On peut se poser des questions sur ces inspections de sécurité auxquelles sont soumis les transports en Egypte, des transports qui accumulent les catastrophes, tant au niveau de l'aérien (catastrophe aérienne de Charm el Cheikh en 2004 avec plus de 130 victimes) que du ferroviaire (plusieurs centaines de morts en 2005 dans l'incendie d'un train omnibus reliant Le Caire à Assouan).
La thèse de la « défaillance technique » est donc privilégiée. La plupart de ceux qui ont survécu à cette catastrophe n'ont dû leur salut qu'à leur présence sur le pont ou dans les étages supérieurs du ferry, réservés aux premières classes. C'est en modifiant son cap vers sa destination finale de Safaga que le bateau aurait été déséquilibré et qu'il aurait sombré, en quelques minutes.
A cela s'ajoute l'étrange comportement de l'équipage qui n'est pas sans ressemblance avec le drame du Titanic en 1912. Le feu a éclaté à bord deux heures seulement après le départ de Douba. Des témoins disent que l'incendie a pris dans la salle des machines alors que les autorités pensent plutôt que c'est un camion de marchandises qui aurait pris feu dans la cale. Malgré cet incendie, l'équipage avait demandé aux passagers de regagner leurs cabines et de quitter leurs gilets de sauvetage. Beaucoup d'entre eux ont été piégés lorsque le bateau a chaviré. Tous les témoins sont unanimes pour dénoncer le comportement de l'équipage et du capitaine qui auraient assuré maîtriser la situation et se seraient enfuis les premiers du navire. Le capitaine est cependant toujours porté disparu.
Du côté des opérations de secours, leur lenteur aurait aussi contribué à l'aggravation de la situation. Les témoignages des survivants accablent les opérations de sauvetage « J'ai passé environ 48 heures au large avant d'être repêché par les secouristes » révélait l'un des 400 survivants à cette tragédie. « J'ai vu flotter autour de moi plusieurs dépouilles, dont celui d'un enfant. En plus de l'agitation de la mer, il fallait faire face à la froideur de l'eau » signalera un autre survivant. « Le bateau s'est enfoncé d'un coup, exactement comme dans le film Titanic. J'ai vu ceux qui étaient restés dedans coller leurs visages affolés aux hublots », racontera un autre survivant, après avoir passé vingt-cinq heures dans l'eau, accroché à un gilet de sauvetage. Trois jours après ce drame, les secours n'ont plus d'espoir de trouver d'autres survivants. Quelque 200 corps ont été repêchés, les autres ont sans doute été emportés par les courants violents ou entraînés par 800 mètres de fond lorsque le bateau a chaviré et coulé en moins de dix minutes. La région est également infestée de requins. Pour le journal Rose al-Youssef, ce drame est le résultat de la « négligence du gouvernement ». « Il n'est plus acceptable de parler de moyens de transport bon marché au détriment de la sécurité des passagers. » Souhaitons pour les familles des victimes que la commission d'enquête demandé par le président Hosni Moubarak sera plus prolixe que dans le cadre de la catastrophe aérienne de Charm el Cheikh.