Voici ci-après un extrait d'un article paru le 6 janvier sur le Forum Inde et qui me permettait de dire que les permis étaient supprimés:
Supression des permis spéciaux
L’année commence par une bonne nouvelle pour les habitants du Mizoram, du Nagaland et du Manipur. En 2011, les touristes étrangers n’auront plus besoin de permis spécial pour se rendre dans ces trois Etat du nord-est de l’Inde, selon un communiqué de presse du ministère de l’Intérieur publié le 31 décembre. Le gouvernement indien a décidé de faciliter pendant une période "initiale" d’un an l’accès à ces territoires, soumis à un régime sécuritaire spécial depuis plus de 50 ans, afin d’y développer l’économie et le tourisme.

Depuis 1958, les touristes nécéssitent en effet un permis spécial (Protected Area Permit ou PAP) afin de se rendre dans les Etats du nord-est en proie à des mouvement séparatistes armés. Cette restriction est désormais levée depuis le 1er janvier, permettant aux visiteurs étrangers de se rendre sur l’ensemble du terriroire des trois Etats en question, sous condition de s’enregistrer au FRO (Foreign Registration Office) du district, qui correspond au poste de police principal, dans le cas de ces Etats. Ils devront s’y rendre dans les 24 heures après leur arrivée.
Les PAP obligeaient précédemment les touristes étrangers à voyager par groupe de 4 personnes dans les Etats concernés (sauf pour les couples mariés qui pouvaient voyager seuls) et limitaient le nombre de lieux -lesquels étaient précisément listés- ouverts aux voyageurs. La durée de la visite, les modes de transports ainsi que les points d’entrée et de sortie devaient être définis à l’avance.
Cette nouvelle politique est particulièrement bienvenue pour le Manipur, Etat situé à la frontière birmane et particulièrement affecté par la violence. Désespérés de développer le secteur touristique dans la région, les Manipuris demandaient depuis un certain temps l’abolition du PAP. La levée totale des restrictions pour les visiteurs est par ailleurs surprenante concernant cet Etat où l’armée indienne qui y maintient une forte présence a été accusée à plusieurs reprises d’exactions contre la population locale dans sa lutte contre les nombreux groupes séparatistes armés qui opèrent dans la région.
L’Arunachal Pradesh reste l’exception
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