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in Thèmes › Voyager à vélo

Cyclo trek au Maroc en octobre 2009

Discussion started by 78proserpine on 2011-02-14

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Cyclo trek au Maroc en octobre 2009

78proserpine · 2011-02-14

Voyage à bicyclette sur la piste des papillons migrateurs Moyen et Haut Atlas marocain Octobre 2009

Parti de Digne-les-bains le 03 octobre 2009, je mets trois jours pour rejoindre le port de Sète, le seul en France qui dessert Tanger au nord du Maroc. Trente six heures de ferry me permettent de récupérer, je prends ensuite un train qui m’amène à Sidi Kacem, lieu de départ de mon trek dans l’Atlas. Nous sommes le 08 octobre. La route me fait traverser des plaines fertiles jusqu’à El Hajeb, puis se transforme progressivement en plateaux arides qui me mènent jusqu’à Azrou, au pied du Moyen Atlas. Ici se déroule une des rencontres parmi les plus cocasses de mon voyage. Durant l’ascension du premier col de mon périple (Jbel Hebri-1965m.), je décide de faire une pause à l’ombre d’une forêt de Cèdres centenaires. A peine je déballe quelques affaires qu’ un magot (singe du genre macaque endémique d’Afrique du Nord) s’approche à quelques mètres et m’observe quelques instants. Surpris de cette proximité familière, je sors mon appareil photo, histoire de lui tirer le portrait. J’ai à peine le temps de prendre un cliché qu’il saute sur une bouteille de coca juste entamée. Petite poursuite histoire de récupérer mon bien, mais très vite il grimpe sur une branche basse inaccessible et me nargue du haut de son perchoir. Sans hésitation, il dévisse le bouchon et s’envoi rasade après rasade ce liquide bien éloigné de son régime alimentaire naturel. Après s’être gavé de cette boisson gazeuse, il urine du haut de sa branche et se débarrasse de la bouteille quasiment vide. Je ne peux m’empêcher de me tordre de rire devant cette petite mésaventure. La route se poursuit par le difficile col du Zad (2178m.), puis continue sur le plateau de l’Arid (le bien nommé) pour rejoindre Midelt. Un nouveau col (Tagalm-1907m.) m’ouvre la porte du Haut Atlas. Le paysage montagnard devient de plus en plus minéral et désolé. Je longe ensuite les fameuses gorges du Ziz, oasis de verdure entouré de falaises et montagnes désertiques, l’influence du Sahara se fait sentir pour de bon. Passé Er-Rachidia, j’emprunte une route rectiligne par une forte chaleur (34°C) durant deux journées qui me mène à Tinerhir. J’y fait un arrêt prolongé histoire de me rafraîchir dans les immenses palmeraies et de visiter les gorges du Todra (un des grands spot de grimpe du Maroc). Je me remet en selle pour deux journées difficiles avec la chaleur et le vent de face. Au passage, j’observe de nombreux papillons Belle dame arrivés dans leurs quartiers d’hiver . Ce sont les rescapés d’un long voyage à peu prés équivalent au mien puisque la plupart sont nés sur le continent européen durant l’été passé. Ils traversent la méditerranée pour trouver des températures hivernales plus clémentes en Afrique. Ils s’y reproduisent puis meurent. Une nouvelle génération apparaîtra durant l’hiver et entamera un voyage vers le nord. Chaque printemps, ils arrivent en masse en Provence et certains continuent ce périple en été jusqu’en Scandinavie, parfois même l’Islande. Ce sont des immigrants au long court à la manière de nombreux oiseaux , tout çà sans passeport… Passé Ouarzazate, je remonte une longue vallée qui me mène au pied des plus grands sommets du Haut Atlas. La météo devient orageuse, les pluies peuvent très vite inonder le fond des vallées, la végétation très éparse ne retenant pas l’eau. Ma situation de cyclotouriste devient périlleuse dans ces contrées battues par la pluie et le vent. Je profite d’un matin calme pour gravir les longues pentes du col Tizi Tichka (2260m.) point culminant de mon trek. Le mauvais temps revient de plus belle durant la longue descente vers Marrackech, que je traverse sous une véritable pluie diluvienne par les souks et la célèbre place Jemâa el-Fna avec ses charmeurs de serpents et ses vendeurs d’eau. Cette grande ville, trop touristique à mon goût, marque la fin de mon tour de l’Atlas. Nous sommes déjà le 20 octobre et il faut penser au retour à Digne-les-bains. Un train de nuit me fait traverser le pays pour rejoindre de nouveau Tanger. Le lendemain matin je réserve ma place pour la traversée vers Sète trois jours plus tard. Ce qui me laisse le temps de visiter une partie des montagnes du Rif jusqu’à Chefchaouen, cité fortifiée fascinante et haut lieu de la culture du kif. Arrivé à Sète, je file par le canal fluvial qui rejoint le Rhône à Tarascon, je passe donc par Aigues Mortes et la Camargue qui s’est déjà paré de splendides couleurs d’automne. J’arrive chez moi le 28 octobre après environ 1500 km de route et de piste, une dizaine de crevaisons mais surtout après de belles rencontres et des paysages inoubliables. J’ai surtout découvert une manière de voyager nouvelle pour moi, proche de mon idéal de vie. Antoine LONGIERAS

Cyclo trek au Maroc en octobre 2009

Claisse · 2011-02-14

😎bonsoir

superbe ton recit !!as tu un blog avec des photos ?? , , ton materiel , ton velo , ect ect......

en tout cas bravo

Cyclo trek au Maroc en octobre 2009

78proserpine · 2011-02-14

j'ai pas de blog, je préfères écrire tout simplement. côté matériel, le strict minimum : un vtt rock rider de base + un porte-bagage, un sac de rando pas de sacoche (trop galère pendant les arrêts tourisme), un réchaud, un sac de couchage montagne + sursac, 3 chambres à air + petit matériel de réparation, une trousse de 1ièr secours et hop c'est parti 😉

Cyclo trek au Maroc en octobre 2009

Flanoche · 2011-02-19

Bonjour,

J'ai lu avec intérêt votre récit, comme tout ce qui concerne le Maroc, un pays que j'aime beaucoup. Mais pourquoi baptiser ce voyage à vélo, quasi exclusivement sur goudron : "trek" ? Un trek est une randonnée itinérante à pied sur des sentiers escarpés.

D'autre part, pratiquant le même type de voyages que vous, je fais un choix très différent pour le matériel. Quand je suis sur le goudron, je prends un vélo de route et des sacoches. Le confort n'est pas le même !

Amicalement et bonne continuation pour vos voyages à vélo ! (comme vous possedez un VTT, je vous invite à visiter les pistes de l'Atlas ou du Jbel Sarhro)

Cyclo trek au Maroc en octobre 2009

78proserpine · 2011-02-19

bonsoir pourquoi trek, parce ce que ne dit pas mon récit c'est que je bivouaquais chaque soir à quelques kms de la route je me perdais dans la brousse fin de journée afin de visiter les lieux, être bien installé pour admirer les étoiles chaque nuit...fuir les chiens errants parfois aussi, donc un vélo robuste était nécessaire. pour rouler sur le bas côté aussi quand les voitures se croisent, pas éclater une roue dans une ornière...tout un tas de détails qui font que tu finis le voyage ou pas. De la piste, j'en ai fais pas mal à l'aller et retour au bord du canal de Sète, un délice et dans le Rif à la fin sous la pluie (là c'était pas une partie de plaisir). Moi je pense que sur le bitume, VTT ou pas, t'avance bien mieux qu'avec des caillasses. amicalement

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