Bonsoir,
Vos petits enfants ont presque l'age de mes enfants. C'est une formidable aventure... Mon fils a eu un coup de blues ce soir... Il aurait voulu être encore en Tanzanie. Pour un petit garçon, la chasse avec les hadzabes me parait incontournable.
Je leur avais parlé de ces tribus avant de partir après avoir lu l'article du National géo. Je leur ai lu des histoires d'Afrique comme Akimbo et les babouins. J'ai aussi fait l'acquisition d'un très bon bouquin sur les animaux le guide du safari faune et parcs de Michel Breuil qui m'a permis de leur apprendre plein de choses sur les animaux rencontrés.
Nous sommes allés aussi dans un village Masaï. J'en parle un peu dans ce carnet de voyages. C'était très "touristique". Moi qui aime les vrais rencontres avec les gens en voyage, c'était même carrément dérangeant. Ceci dit, mes enfants ont apprécié; Pour des rencontres plus authentiques, je pense qu'il faut s'éloigner plus. J'ai lu sur ce forum, des expériences de rencontre près du lac Natron qui m'ont semblées plus intéressantes. J'avais écarté cette étape à cause des 8 heures de piste difficiles. Du coup, moins de touristes doivent parvenir jusque là. Ceci dit, je ne pense pas que ce soit une bonne idée avec des enfants. C'est un voyage, même sans le lac Natron, qui est très fatigant, voire éprouvant à certains moments. Je vous recommande de faire un voyage privé où vous ne serez que tous les 4, qui permettra d'adapter le rythme à votre état de fatigue. En passant par un TO local, ce n'est pas plus cher qu'un voyage en groupe plus important payé en France. Nous sommes partis avec un TO local recommandé sur ce site et nous avons été très contents de la prestation (Greatzone Africa). Les seuls petits "couacs" : nous avons demandé à être avec les enfants dans la même chambre. A deux reprises, il manquait des lits. Ceci dit, on nous les a rajouté à chaque fois. Une fois, il n'a pas été possible d'avoir une moustiquaire sur le 4ème lit. Par ailleurs j'avais demandé un guide parlant français pour que les enfants puissent communiquer avec lui. Heureusement quand même que nous, nous parlions anglais car lors de ces problèmes de couchage, le guide était reparti pour dormir ailleurs et nous avons du régler le souci en direct avec l'hôtel où il n'y avait que des anglophones.Le dernier soir aussi, à Arusha, l'hôtelier nous a demandé de payer le repas au motif que la chambre n'avait été payée que pour 2 personnes (pour le coup, il y avait 4 lits cette fois là). Mauvaise foi de sa part ou de notre TO? Mystère. En tout cas mon mari l'a gentiement envoyé promener en lui disant de régler cela avec le TO. Dans un autre hôtel sur le bord du cratère du Ngorongoro, nous avons eu deux chambres qui n'étaient pas communicantes (alors qu'il en existe dans l'hôtel, mais cela n'avait pas été demandé à la réservation). Bref, tous petits soucis mais je vous les communique car il est sans doute possible de les éviter en précisant mieux les choses au départ.
J'avais moi aussi l'envie que mes enfants aient une approche de cultures différentes et les rencontres avec les Hadzabes et les Datogas ont été très riches. Même si, comme nous l'avons appris, la visite de ces villages était payante, ce qui fausse évidemment la rencontre, le fait de faire cela avec des enfants change tout. Le chasseur qui s'est occupé de mon fils, lui a véritablement appris à chasser et l'a "pris sous son aile". Il faut dire que mon fils était à fond dans l'aventure. Il fallait le voir marcher sur la pointe des pieds pour ne pas faire de bruit, chercher le gibier, s'entrainer à l'arc avant de partir... Aucun adulte, quel que soit la culture et les circonstances, ne peut rester insensible à un enthousiasme pareil. Nous avons voulu acheter l'arc évidemment. Le guide local nous a expliqué que cela n'était pas possible... Et le chasseur, Filipo, a mis l'arc et les flêches dans les mains de Julien.
Bref, expérience inoubliable.
Nous y sommes retournés le lendemain. Cette fois, la grand-mère du village a appris à ma fille à réaliser un bracelet. C'était ma foi, une jolie expérience aussi.

A chaque rencontre, nous avons demandé au guide comment dire bonjour en masaï, en hadzabe, en datoga... Et je peux vous assurer que j'ai vu sur le visage du chef de village des Datogas un vrai sourire remplacer le sourire de circonstance quand mes enfants lui ont dit bonjour dans sa langue. Deux minutes plus tard, il mettait un chevreau dans les bras de mes enfants et les rires partagés n'étaient pas des relations faussées.
Je vous souhaite de réaliser un voyage aussi fort en émotion que le nôtre. A bientôt sur ce forum.