Mon réveil à moi
Bonjour tout le monde 😎
Cela fait quelque temps qu'elle me trotte dans la tête, cette idée de partir.
Seul ? A plusieurs ? En convoi ? Pour aller où ? Combien de temps ? Pour y faire quoi ?
Il me semblait n'avoir qu'une réponse pour l'instant : ce sera peut-être seul. Besoin de m'évader, de vivre un truc intense, mais un truc perso, un truc intérieur. Pour les autres questions, ce week-end, j'ai commencé à faire un tableau : différentes destinations, calcul des frais associés, durée de voyage estimée, etc... Cela me plaît : l'idée de préparer un prochain départ me procure un plaisir incroyable, et en même temps me stresse de plus en plus. Non par peur de partir, mais par l'impatience qu'elle ne manque pas de susciter, et surtout par sa nature même : je reste bloqué sur ces questions : où, quand, quoi ?
Pourtant, cela fait quelque temps qu'en prenant ma voiture, je m'imagine partir loin. J'ai le cerveau en bouillie. Et quasiment impossible de faire demi-tour pour rentrer... C'est dur. Souvent le matin, je me réveille à 4h00 avec une furieuse envie de prendre la route au lever du soleil...
En vérité, cette envie d'aventure sur la route date de bien plus longtemps. Lorsque j'avais 20 ans, ma seule possession ici bas était ma moto. J'étais libre comme l'air, intensément amoureux de cette liberté, nonobstant quelques obligations professionnelles inhérentes au prix du précieux liquide propulseur. Puis vinrent les obligations familiales, et là, plouf ! gros plongeon en eau froide... Ce n'était pas marqué sur le mode d'emploi... Aussi, malgré le bonheur d'élever mes enfants, le feu de ma passion s’éteignait lentement. Une énorme parenthèse s'ouvrit pour longtemps, étouffant ma liberté entre ses crochets assassins.
Mais je ne regrette rien. Mes 3 pitchounes sont une source de bonheur, et il m'est arrivé de partir à l'aventure avec eux. Mais cela n'est pas vraiment suffisant. Quelque chose d'autre est latent, quelque chose de bien plus fort.
Chassez le naturel..., vous connaissez la suite du proverbe. Mon naturel galope vers moi pour me percuter en pleine figure ! Voyant mes enfants grandis, émancipés, l’étincelle qui n'avait jamais vraiment disparue refait surface.
Me revoilà donc face à moi-même. Au vrai moi-même, celui dont on ressent l'authenticité jusque dans l'extrémité de tous ses membres. Celui qui vous empêche de vous endormir, celui qui vous réveille en pleine nuit pour rêver...
Il faut que je parte. Il faut que je prenne la route. Dusse-je ramer, si les vents ne sont favorables.
Mon esprit a son propre cœur qui bat à cent mille, et ses propres poumons qui soufflent en tempête depuis que j'y repense. Une idée fixe, incontournable, qui hante mon âme, qui fait du voyage imminent le foyer ravivé de ma passion.
Si comme moi, vous cherchez la clé de votre voiture pendant une heure, et subitement vous vous apercevez qu'elle est déjà sur le contact, et si comme moi, lorsque vous conduisez, une main invisible vous empêche de prendre les sorties pour rentrer, vous pousse à aller toujours plus loin, à partir sur un coup de tête sans avoir de destination, et sans pouvoir rebrousser chemin, alors vous me comprendez sans doute, et ferez fi des conventions, de la routine, des frustrations, pour enfin assouvir un besoin vital, viscéral, de parcourir le monde...
Et là, subitement, tout s'éclaire.
De toutes ces questions donc, une seule réponse possible : aucune importance concernant la destination, la durée ou le but... Le départ en lui-même est une réponse suffisante ! Le reste ne sera que découverte.
Je vous souhaite bon vent à toutes et à tous !
😉
Cela fait quelque temps qu'elle me trotte dans la tête, cette idée de partir.
Seul ? A plusieurs ? En convoi ? Pour aller où ? Combien de temps ? Pour y faire quoi ?
Il me semblait n'avoir qu'une réponse pour l'instant : ce sera peut-être seul. Besoin de m'évader, de vivre un truc intense, mais un truc perso, un truc intérieur. Pour les autres questions, ce week-end, j'ai commencé à faire un tableau : différentes destinations, calcul des frais associés, durée de voyage estimée, etc... Cela me plaît : l'idée de préparer un prochain départ me procure un plaisir incroyable, et en même temps me stresse de plus en plus. Non par peur de partir, mais par l'impatience qu'elle ne manque pas de susciter, et surtout par sa nature même : je reste bloqué sur ces questions : où, quand, quoi ?
Pourtant, cela fait quelque temps qu'en prenant ma voiture, je m'imagine partir loin. J'ai le cerveau en bouillie. Et quasiment impossible de faire demi-tour pour rentrer... C'est dur. Souvent le matin, je me réveille à 4h00 avec une furieuse envie de prendre la route au lever du soleil...
En vérité, cette envie d'aventure sur la route date de bien plus longtemps. Lorsque j'avais 20 ans, ma seule possession ici bas était ma moto. J'étais libre comme l'air, intensément amoureux de cette liberté, nonobstant quelques obligations professionnelles inhérentes au prix du précieux liquide propulseur. Puis vinrent les obligations familiales, et là, plouf ! gros plongeon en eau froide... Ce n'était pas marqué sur le mode d'emploi... Aussi, malgré le bonheur d'élever mes enfants, le feu de ma passion s’éteignait lentement. Une énorme parenthèse s'ouvrit pour longtemps, étouffant ma liberté entre ses crochets assassins.
Mais je ne regrette rien. Mes 3 pitchounes sont une source de bonheur, et il m'est arrivé de partir à l'aventure avec eux. Mais cela n'est pas vraiment suffisant. Quelque chose d'autre est latent, quelque chose de bien plus fort.
Chassez le naturel..., vous connaissez la suite du proverbe. Mon naturel galope vers moi pour me percuter en pleine figure ! Voyant mes enfants grandis, émancipés, l’étincelle qui n'avait jamais vraiment disparue refait surface.
Me revoilà donc face à moi-même. Au vrai moi-même, celui dont on ressent l'authenticité jusque dans l'extrémité de tous ses membres. Celui qui vous empêche de vous endormir, celui qui vous réveille en pleine nuit pour rêver...
Il faut que je parte. Il faut que je prenne la route. Dusse-je ramer, si les vents ne sont favorables.
Mon esprit a son propre cœur qui bat à cent mille, et ses propres poumons qui soufflent en tempête depuis que j'y repense. Une idée fixe, incontournable, qui hante mon âme, qui fait du voyage imminent le foyer ravivé de ma passion.
Si comme moi, vous cherchez la clé de votre voiture pendant une heure, et subitement vous vous apercevez qu'elle est déjà sur le contact, et si comme moi, lorsque vous conduisez, une main invisible vous empêche de prendre les sorties pour rentrer, vous pousse à aller toujours plus loin, à partir sur un coup de tête sans avoir de destination, et sans pouvoir rebrousser chemin, alors vous me comprendez sans doute, et ferez fi des conventions, de la routine, des frustrations, pour enfin assouvir un besoin vital, viscéral, de parcourir le monde...
Et là, subitement, tout s'éclaire.
De toutes ces questions donc, une seule réponse possible : aucune importance concernant la destination, la durée ou le but... Le départ en lui-même est une réponse suffisante ! Le reste ne sera que découverte.
Je vous souhaite bon vent à toutes et à tous !
😉