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Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses?
Discussion started by Jcamericasur on 2011-09-13
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Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses?
Jcamericasur · 2011-09-13
S’installer de manière durable en Amérique latine ne détruit-il pas le mythe ?
C'est un long et vaste sujet, je pense que les deux opinions sont totalement complémentaires :
- L'expat met le doigt sur des choses que le voyageur n'a pas le temps de voir
- Le voyageur rappelle en permanence à l'expat qu'il doit réviser en permanence les perceptions qu'il a de son pays d'adoption
Afin de ne pas perturber une discussion consacrée à la mort des deux Françaises en Argentine http://voyageforum.com/v.f?post=4508642&idl=621915&idl2=1452325&idl3=8222623238&;#4508642 nous dérivons sur une nouvelle discussion qui ne sera finalement qu'une ouverture plus large de la précédente.
Ma première contribution sera de répondre à Jean-François, mais tout le monde est invité évidemment
Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses?
Jcamericasur · 2011-09-13
Salut JF, tu as attendu mais c'est long !
Mais ce qui me hérisse dans ton propos, c'est que tu généralises toujours tout.
Ça me fait dresser les cheveux sur la tête !
A mon sens, il y a des gens plus ou moins intelligents, plus ou moins curieux, plus ou moins courageux, etc. dans tous les peuples
Je m'efforce d'apporter une réponse la plus précise possible à la question que tout le monde me pose, et en particulier ceux qui veulent venir vivre au Paraguay. "Comment sont les Guaranis, parle-moi des Guaranis ?"
Pour cela je dois essayer de dégager des traits de caractère communs les plus représentatifs possible en faisant abstraction des exceptions, car je ne peux pas dire qu'il y en a qui sont comme ci, d'autres comme ça et encore d'autres qui sont comme ci.
Ca s'appelle un portait-type, tu le sais comme moi, et tu sais aussi que dans nos pays ces portraits types s'appuient sur des statistiques relativement précises ce qui permet de les évaluer à partir de moyennes de valeurs.
Mais quand tu es dans un pays qui ne dispose pas d'organisme statistique, tu dois aller à la pêche aux infos (c'est ce que je fais au quotidien) et comme je ne peux pas me baser sur des chiffres et moyennes, je dois extrapoler un profil général le plus proche de la majorité. Quand je dis que la majorité des Guaranis sont analphabète, bien sûr qu'il y a des gens qui maîtrisent la langue sinon comment faire pour que les administrations, hôpitaux et autres puissent fonctionner ! N'empêche que quand le gouvernement annonce un taux d'alphabétisation de 79% pour le Paraguay, ça me fait hurler de rire ! La réalité du terrain c'est presque 70% des gens qui ne lisent pas suffisamment la langue pour comprendre "dans le texte" ce qui s'écrit dans les journaux.
Alors j'accepte volontiers tes critiques, mais dis-moi simplement comment je dois faire pour extrapoler un portrait type du Paraguayen si je dois y inclure toutes les exceptions ?
Quand les étrangers font un portrait du français type ou du Français moyen, il est quasi certain que ni toi ni moi nous ne nous reconnaîtrons dedans. Et pourtant nous sommes bien français tous les deux.
Donc c'est bien, on s'auto-irrite mutuellement, moi en généralisant tout, et toi en me sortant l'exception (ou la minorité) de ton chapeau magique à chaque fois que je parle de généralité.
Au cours de mon voyage, j'ai discuté avec des Guaranis qui m'ont semblé être tout sauf primaires. J'y ai vu des gens plutôt ouverts, curieux et souriants.
Quand tu voyages, tu rencontres des gens majoritairement pour la première fois de ta vie et quelle que soit leur nationalité, tu partages avec eux des moments et des phrases conventionnelles, lors d'échanges eux-mêmes conventionnels, généralistes et très superficiels de par leur durée. Même si ça nous arrange tous dans ces moments là d'avoir l'impression de bien connaître un pays et (ou) sa population, l'expérience démontre on ne connaît jamais rien des gens avec lesquels on ne vit pas. Tu pourras bien passer 20 ans dans le même bureau avec un type qui te semble comme ci comme ça, tu n'auras toujours que des impressions, et si ce type a une double vie la nuit, tu n'en sauras finalement jamais rien ! Il y a même des couples qui vivent 20 ans côte à côte sans se connaître… Alors, comment faire pour savoir le minimum de la nature profonde d'un peuple si tu ne vis pas avec lui, que tu ne travailles pas avec lui, et que tu ne sens pas ses réactions face à telle ou telle situation, et surtout tant que tu n'es pas confronté avec lui à un problème grave ? Tu pourras bien y passer un mois, ou deux mois, six mois, tu n'auras encore qu'une très vague idée et il te manquera l'essentiel.
Même si le niveau économique du Paraguay est très bas, je ne puis croire que tous ses habitants, ou l'écrasante majorité d'entre eux se complaisent dans la crasse, l'ignorance, la cuisine grasse et les ragots sous la ceinture
D'abord il faut faire la différence entre s'y complaire et ne rien faire pour en sortir. Malheureusement, sur le terrain on ne peut que constater une situation qui est encore bien pire que celle que j'évoquais.
Depuis que je vis ici à temps complet, c'est-à-dire deux ans, je n'ai pas rencontré un seul Paraguayen avec lequel je puisse avoir une conversation autre que les sujets cités qui dérangent un peu les opinions que tu t'es faites. Sujets auxquels on peut ajouter tout ce qui touche à l'argent ou à la "bagnole", ou bien encore à ce qu'ils rêvent tous de se payer s'ils ont du fric un jour, ou ce qu'ils n'ont pas pu trouver de suffisamment luxueux quand ils ont.
Crois-tu que ce brave Paraguayen que tu as croisé au détour d'un chemin et qui va te recevoir avec gentillesse pour boire un maté va te raconter qu'il a 2 ou 3 femmes avec 10 autres gamins, qu'il a complètement délaissés, sauf pour aller tirer son coup de temps en temps ? Et c'est grosso modo 70% à 80% des hommes paraguayens qui sont comme dans cette situation. Je sais, c'est hallucinant, mais c'est la réalité de la situation ici, tout le monde le dit, tout le monde le sait, et quand je demande aux hommes combien ils ont de femmes, soit ils me le disent, ou ils rigolent, ou me font le signe "chut" avec le doigt devant la bouche en souriant. Mais aucun ne m'a dit qu'il n'avait qu'une femme, tous sans aucune exception ont plus ou moins reconnu la situation. Quant aux femmes, elles sont toutes au courant et connaissent généralement les maîtresses de leur mari.
Ces choses-là tu ne les apprendras qu'en vivant dans le pays au quotidien et à leur côté, et un an ne suffit pas, ce n'est qu'au bout de 18 mois que j'ai vraiment changé mon regard sur le pays.
Mais il faudrait peut-être s'interroger sur les raisons économiques et historiques qui en sont à l'origine ,
Oh, l'histoire est simple, les Guaranis ont toujours été maintenus dans un niveau d'ignorance totale, avant Stroessner, pendant et depuis. Comme je suis un garçon curieux je m'amuse à prendre à part des « échantillons », tous dans les classes pauvres ou très pauvres, et âgés au moins de 50 ans, pour leur poser la question suivante : quelle vie préfères-tu, celle que tu avais pendant le régime Stroessner ou pendant la démocratie de Lugo ? Et bien, cramponne-toi, tous, absolument tous répondent sans l'ombre d'une hésitation qu'il préféraient leur vie sous la dictature de Stoessner. Deux raisons sont toujours invoquées
- Il n'y avait aucune insécurité et aucune délinquance, tu pouvais laisser ta maison ouverte, alors que maintenant ils ont presque peur de sortir la nuit dans certains quartiers de la ville de la banlieue et ferment leurs maisons à triple tour (je parle ici des villes et banlieues). Certains m'ont raconté que sous la dictature ça ne rigolait pas quand il mettait la main sur un voleur. S'il s'était fait prendre la main dans le sac ou bien qu'il avait reconnu avoir volé et revendu le matériel, les militaires ne prenaient même pas la peine de le mettre en prison, ils l'exécutaient d'une balle dans la tête, purement et simplement. Il faut dire que c'est très dissuasif.
- tout était beaucoup moins cher, y compris la nourriture, et leur niveau de vie était bien meilleur.
Je leur ai répondu « mais maintenant vous êtes libres, vous pouvez vous exprimer et dire ce que vous pensez » certains d'entre eux m'ont dit « qu'est-ce que ça change pour nous, même si je vais crier que Lugo est un con ça ne mettra pas de la nourriture dans mon assiette »
en clair ils ont la sensation désagréable d'avoir troqué une dictature militaire dans laquelle il se sentaient moins malheureux contre une dictature de l'argent dans laquelle il n'y a aucune place pour eux.
Si tu as une solution ...
… avant de décréter que les Guaranis auraient une culture qui tend au néant. Crois-tu vraiment que les Guaranis n'aient pas une culture digne de ce nom ? Qu'ils n'aient pas une identité aussi honorable que les autres ?
C'est un raccourci, car c'est un peu plus complexe que ça évidemment. La langue guarani est une langue nationale parlée par six millions de personnes. C'est la troisième langue au monde pour le nom des plantes (après le latin et le grec) et cette langue à des résonances dans le Castillan sud-américain (ici on ne dit pas l'espagnol) et jusque dans notre français, dans lequel certains des mots que tu pourras trouver dans le dictionnaire sont directement dérivés du langage guarani. Par exemple le mot « boucan » et un mot d'origine guarani.
Il est évident qu'ils en ont une culture, comme tous les peuples qui ont un passé. Mais force est de constater que cette culture est hyper limitée en comparaison d'autres pays d'Amérique latine comme Cuba par exemple, la culture guarani devient insignifiante dès qu'on la met en concurrence. Et puis la culture, elle existe sous beaucoup de formes (patrimoine, éducation, sociologie, philosophie, littérature, cinéma, musique) chacun y trouve ce qu'il veut bien y trouver, et quand on cherche on finit toujours par trouver. Pour l'instant je cherche et je n'ai encore rien trouvé d'intéressant à part quelques morceaux de harpe Paraguayenne (ouf) quelques vêtements, quelques sculptures religieuses en bois de l'époque des missions, mais c'est tout et c'est "peau d'balle ". Je suis allé à la maison de l'artisanat paraguayen d'Asuncion, je suis ressorti en courant.
Parlons de l'éducation ?
Ici tu n'existes pas et tu n'inspires aucun respect parce que tu es intelligent ou brillant. D'abord personne ne s'en apercevra et personne n'en tiendra compte. Tu peux bien venir avec ton prix Nobel de physique ou avoir inventé l'eau chaude, tout le monde s'en fout. Le type respecté c'est celui qui est plein aux as, qui le montre et qui écrase tout le monde. Le Guarani l'envie, le déteste parfois, mais il l'admire et le respecte parce qu’il a de l'argent !
Pas un seul de tous les Paraguayens que j'ai rencontrés ne s'intéresse à ce qui se passe dans le monde, je ne dis pas que ça n'existe pas, je n'en ai pas rencontré un seul et je cherche également !
Quand je dis à tous ces gens que je croise (je devrais dire « disais », car j'ai abandonné depuis) qu'ils ont bien tort de ne pas s'intéresser à ce qui se passe dans les pays étrangers, car ça va conditionner leur futur et les rattraper tôt ou tard, je vois bien dans leurs yeux qu'ils ne prennent pour un illuminé. Une infime minorité s'intéresse dans les grandes lignes à ce qui se passe uniquement dans les pays voisins, ainsi qu'au Venezuela je ne sais pas pourquoi d'ailleurs, pétrole = gazole pour leur voiture ?.
Pour ma part, j'ai toujours estimé qu'un journal populaire était très représentatif des centres d'intérêts de la population d'un pays. Pour info je viens d'apprendre par mon copain péruvien que les gens ne lisent que les gros titres des journaux. Raison ? Celle évoquée plus haut sur l'incapacité à comprendre un texte, et les autres parce que tout ce qui est entre les gros titres ne les intéresse pas, tout simplement.
Il y a deux quotidiens ici qui s'appellent ABC (pas mal pour une population quasi analphabète) et Ultima hora.
Je dispose de Ultima Hora sous les yeux, il y a 75 pages et je vais donc te dire ce qu'il y a dedans :
17 pages sont consacrées à la politique interne du Paraguay.
12 pages sont consacrées à une économie interne du Paraguay.
8 pages sont consacrées aux petits potins du Paraguay.
6 pages constituent le « social » un album de photos de personnalités du coin participant à des réceptions, certaines personnes très bien, d'autres un peu "poufs" et encore d'autres bien "bimbo-pétasses" . 2 des 6 pages traitent des arts et spectacles, dont une sur Freddy Mecury (l'inventeur du moteur hors-bord) et santa Madonna, et l'autre page traitant d' un club de karaoké et de l'ouverture d'un vidéoclub par Internet, chose d'autant plus utile qu'il n'y a que 2 % de la population qui possède un ordinateur et seulement 0,3% de la population qui est reliée à Internet. (je ne parle pas des entreprises et administrations)
4 pages de guides et services
6 pages "Mundo" qui traitent de Michelle Bachelet au Chili, de Morales en Bolivie, des incendies de forêt à Cordoba en Argentine, du cyclone Katia, des Casques bleus uruguayens et enfin un tiers de page qui survole tant bien que mal la Syrie et la Libye dont tout le monde se fout ici, j'en ai fait l'expérience, ils ne savent même pas ce qui s'y passe, encore moins qui sont les pays engagés et pourquoi.
6 pages "Sucesos" les faits divers qui traitent des meurtres et affaires de police locaux, avec cadavres à la clé.
1 page pour la liste des morts
14 pages de sport, dont 9 de foot, toutes en couleurs.
Je fais le calcul, ça fait 74, zut j'en ai oublié une, mais on s'en fout, de toute façon j'ai été obligé d'inclure les quelques pages de pub !
Tu remarqueras que rien n'a été abordé sur ce qui se passe ailleurs et en particulier en Europe et les pays arabes, encore moins en Afrique. Peut-être qu'il ne se passe rien après tout ? Pas un mot également sur l'effondrement de la bourse et les crises européenne et américaine, ça n'intéresse personne.
J'ajoute aussi, puisque tu me parles de la culture guarani, que j'ai une jeune femme d'une quarantaine passée qui m'aide dans mon boulot paraguayen, car je ne suis pas très bon en espagnol. Cette femme a fait la FAC, elle rédige et parle parfaitement le Castillan, elle est d'un niveau social du dessus du panier, tout comme l'ami Raul mon copain Péruvien. Je parlais avec eux tout à l'heure dans la voiture, de l'importance de boire chaud quand il fait chaud en citant en exemple les touaregs qui connaissent tous les secrets pour ne pas gaspiller l'eau du corps. Tout faux, les touaregs, les hommes-bleus qui traversent le Sahara sur des dromadaires, inconnu au bataillon, jamais entendu parler ! Tu peux aisément en déduire le niveau de culture des autres…
Je sais donc maintenant que je pourrai bien passer ma vie ici, je n'aurai jamais un ami Guarani avec lequel je pourrai "échanger". J'applique donc la méthode de Coluche, j'apprends aux murs à parler + la méthode Coué : ça va marcher, ça va marcher !
Et je te confirme que la cuisine n'est pas grasse, elle est hyper grasse, et à l'origine d'un taux d'accidents vasculaires sans précédent. Un type qui m'a vendu il y a peu de temps un terrain est mort à 48 ans d'une crise cardiaque la semaine dernière, c'est le 3e que je connais en 2 ans, aucun n'avait plus de 50 ans. Et ce n'est pas de leur faute en fois encore. Paradoxalement il est très difficile de se trouver de la bonne viande au Paraguay. Tous les beaux morceaux partent à l'exportation, il ne se vend que le 2e choix. Le seul bon "lomito" que tu puisses acheter ici est celui vendu sous plastique hermétique genre Charal et destiné à l'exportation, il se conserve 3 mois, ce qui n'est pas très catholique pour un pays qui l'est complètement… D'ailleurs la viande paraguayenne vient d'être interdite en France, il doit y avoir une raison.
Pour en revenir aux ordures, j'ai bien conscience qu'il n'y a rien de bien original avec mes photos. C'est un trait commun à tous les pays d'Amérique latine et pas seulement, à des niveaux différents, beaucoup de pays sont concernés et pas forcément tous défavorisés.
Mais une fois encore c'est la façon de faire, de se comporter, que je critique, car je n'ai jamais vu ça ailleurs. Prends Cuba où il y a pas mal de pauvres également, c'est un pays que je connais mieux que le Paraguay, j'y ai passé plus de deux ans cumulés et que j'y ai une vraie seconde famille. Mais à Cuba c'est un régal de parler avec les gens et c'est toute la différence du système éducatif.
Tous les jours ici c''est la peau de banane qui arrive dans ton pare-brise de la fenêtre d'un collectivo, ou sur un parking de super marché le gars qui t'envoie sa boîte de bière sur les pieds par la fenêtre de sa voiture. Si encore la boîte était pleine … Je n'ai, jamais vu ça à Cuba ni même au Mexique, ni en Equateur, ni au Guatemala qui sont des pays dans lesquels il y aurait aussi pas mal de choses à dire sur ce plan. Le type qui la jette n'a pas conscience de ce que ça peut représenter comme danger pour une moto par exemple, et que ce motard pourrait être l'un de ses enfants. Par contre il sera le premier à s'offusquer et montrer les dents si quelqu'un met en danger la vie de son fils, mais il ne va pas hésiter pour autant à enfourcher sa moto en y chargeant sa femme avec un bébé dans les bras et deux de ses enfants, à cinq sur la moto, tout le monde sans casque, et roule ma poule !
Le Guarani moyen a le comportement d'un enfant de 12 ans agrémenté d'une double personnalité : un garçon gentil serviable et très attachant (celui que tu as rencontré dans tes voyages) et qui peut te flinguer sans aucun état d'âme avec une violence incroyable si ta relation avec lui se transforme en conflit, même s'il a complètement tort.
Au risque de te faire hurler, dans son comportement profond le Guarani ne respecte rien, ni les gens, ni même ses voisins pour le bruit la nuit, ni sa femme, ni les matériels, ni la nature, ni sa parole. Il ne respecte que sa voiture ou sa moto s'il en a une. Et dès qu'il s'agit d'argent, tu ne peux avoir confiance en personne. Ceci n'est malheureusement pas discutable, car tout le monde le sait, et pire, eux-mêmes l'avouent.
Du Brésil à l'Argentine en passant par le Chili, aucune entreprise n'accepte de monter une succursale ayant à la tête un Guarani. J'ai été moi-même sollicité pour en monter une lorsque je suis allé voir ce qui se fabriquait à Sao Polo et Buenos Aires, c'est comme ça que j'ai eu cette confirmation, on me l'avait soufflé à l'oreille, mais je ne le croyais pas.
Certes le tableau que je fais n'est pas très reluisant. Je te rassure le but n'est pas de les diaboliser comme tu dis, mais bien de les voir comme ils sont pour comprendre comment ils fonctionnent, car sinon je ne peux pas vivre ici. Je suis un étranger, ils n'ont rien demandé, je suis sur leurs terres et ils peuvent vivre sans moi. C'est donc à moi de m'adapter, c'est ce que je fais, car eux ne changeront pas sinon ce serait fait.
J'ai donc décidé de les aimer comme ils sont, avec leurs qualités (ce sont de braves gens au bon sens du terme) et leurs défauts dont je commence à m'accommoder, le mensonge permanent et petite arnaque au quotidien, mais ici ce n'est pas méchant, ça s'inscrit dans un mode de survie. Un fils peut revendre à son père un objet en faisant la culbute, ça ne choque personne et surtout pas le père, donc je ne me choque plus…
Quelques détails complémentaires :
Actuellement le Paraguay occupe la 146e place sur 178 au box-office des pays corrompus. A titre indicatif, car je ne sais pas si tu le sais, la France occupe la 25e place, curieusement derrière l'Uruguay mieux classé ainsi que le Chili à la 21e place
Au moment où le Chili, le Brésil et l'Argentine explosent économiquement, tant sur le commerce que dans l'industrie (tout ici vient de ces trois pays, même les fruits), l'industrie paraguayenne stagne, complètement plombée par l'illettrisme et les coutumes de sa population, ainsi que par sa corruption. Il faudrait éduquer et commencer par éduquer les parents, c'est une mission qui peut rebuter pas mal de monde… Ensuite il est impossible d'éduquer une population qui refuse pour l'instant de l'être, et les Paraguayens n'ont pas l'intelligence des Cubains. Ca ne me dérange pas de consommer Argentin, brésilien ou Chilien, mais ça me fait de la peine de voir des gens qui visiblement, et pour en avoir parlé avec eux, refusent catégoriquement d'évoluer pour conserver leurs coutumes dont ils acceptent volontiers le côté ridicule ou désuet, mais comme ils disent "je suis Indien, c'est ainsi !"
Mais s'il est très bien de vouloir conserver ses traditions, il est désolant de voir les paysans travailler exactement de la même manière que leurs ancêtres pour y faire pousser la même chose - coton- tabac - manioc, arachide - sur des terrains minuscules parfois qui peuvent aller à 1 ha pour les plus riches.
Le Paraguay va donc continuer à patauger dans la semoule en faisant du sur-place pendant de nombreuses années, tandis que ses voisins vont continuer à s'élever. Il faudra faire avec
Voilà, tout le monde a compris, le Paraguay se mérite et il faut gratter. Mais celui qui pense pouvoir s'accommoder de tout ce que j'ai écrit jusqu'ici est mur pour vivre ici, car si on gratte un peu, les bonnes surprises arrivent. Parlons maintenant des points positifs.
D'abord le climat, presque idéal. Toute l'année de 6 à 12° de plus qu'à Buenos Aires ou Montevideo. Et les Guaranis qui sont (je l'ai gardé pour la fin) des gens très attachants.
Puis curieusement, le pays fonctionne. Les choses se font, plus tard certes, souvent beaucoup plus tard et en plusieurs étapes, les matériels arrivent quand ils peuvent, mais ils arrivent, pour nous c'est un autre monde. Et puis nous européens ne sommes-nous finalement pas trop pressés ?
Autre point important, ma tension a baissé de quatre points, j'étais en permanence à 16 à Paris, j'ai frôlé 17 avec le stress de ma société, je suis tombé à 12 ici, et j'y suis resté depuis.
Le Paraguay est encore un pays d'aventure, pour le décrire à ma famille et à mes amis je dis que c'est le Far West avec internet, la télé et le téléphone portable. Je pense que l'image est appropriée
Question insécurité (ou sécurité) il n'y a pas de rapt au Paraguay, et si on ne se fait pas d'ennemis, mieux, si on entretient avec eux de bonnes relations, il n'y a pas grand-chose à craindre sauf de tomber sur un muchaco fêlé déjà évoqué…
Concernant les escroqueries, ce ne sont pas les pauvres qui sont dangereux, mais les Guaranis qui roulent en 4X4 et qui commencent à tâter la devise étrangère. Heureusement pour nous et malheureusement pour la population, les pauvres représentent plus de 70%, donc ils sont beaucoup plus nombreux.
Pays corrompu oui, d'accord, mais ici tout s'achète, une identité, un permis de conduire, une contravention, un accident en état d'ébriété, absolument tout !
Et quand on paye on a tout ce qu'on veut et tout de suite. Papiers de résident, et pas besoin de passer son certificat médical obligatoire, les fournisseurs de papiers de résidence sont tous en cheville avec des toubibs véreux qui vivent de faire des certificats bidons "pour une poignée de guaranis".
Quand je fais le calcul de tout ce dont j'ai eu besoin la première année, que je fais le cumul de ce que j'ai payé ici, j'arrive à 6% du montant des impôts et charges sociales que ma chère France me facturait (à ma Sté et à moi) pour le droit de… alors la corruption ici, j'ai décidé très vite de m'en accommoder !
Un pays à l'avenir flou ? Oui, mais on fait une SARL avec 150€, l'objet social a le mérite d'exister, et avec cette société on peut fabriquer des avions de chasse et vendre des bananes ou des nougats, ou les trois ensembles. Tout cela avec une taxe de 10% et une seule et unique déclaration annuelle. Les contrôles fiscaux n'existent pas, car il n'y a pas de services fiscaux de vérification et d'investigation. Tu peu faire l'activité commerciale ou industrielle dans ta maison sans rien dire à personne. Quand on achète un produit 10€ et qu'on le revend 20, on gagne 10€. Il n'y a pas de permis de construire, et tous les terrains sont dits constructibles sans COS, pas de permis à point, pas d'obligation d'assurance (personne ne pourrait payer) et pas de courrier. Oui, ça surprend un peu, mais les gens n'ont pas de compte bancaire donc personne ne peut prélever… Enlève les courriers des banques, des assurances, des services (EDF, Gaz, eau, téléphones, chaînes câblées, internet) et ceux des impôts, plus tous les courriers des prélèvements qui y sont liés et tu me diras le courrier qui reste ?
Tout le monde va payer ses contribuons en fin de mois dans les coopératives du coin, en espèces.
Rien que pour ne plus avoir l'obsession, la hantise de la boîte aux lettres, il est bon de vivre ici, avec les joyeux Guaranis.
Certes il y a d'autres pays, mais il faut bien se fixer quelque part. moi j'ai choisi, et je me sens bien surtout depuis que les murs me répondent !
Voilà JF, j'espère que ça ne t'a pas saoulé, mais j'avais besoin de préciser tout cela d'une seule traite sinon ce serait sorti par épisodes.
A vos claviers !
Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses?
FDB · 2011-09-13
Afin de ne pas perturber une discussion consacrée à la mort des deux Françaises en Argentine
http://voyageforum.com/...623238&;#4508642Tu dis ça après 241 messages, c'est pas un peu tard ?!? 😛😛😛
Bon y'a de la lecture... et accessoirement faut bosser aussi un peu, alors à + 🙂
Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses?
PélicanBrun · 2011-09-13
Hola Jean-Claude, que tal ?
Alors là Jean-Claude, BRAVO et "Chapeau bas" !!!
Nous avons "attendu" bien sagement que tu finisses ta caipirina mais..................Cela en valait très largement la peine !!! 😉
Juste 1 ou 2 petites choses en intoduction avant d'entrer dans le vif du sujet:
- Si la caipirina Paragayenne donne à tout le monde une telle inspiration, tu commences de suite à en préparer une (ou plusieurs !) pour moi, car je prends alors immédiatement l'avion pour venir la boire avec toi sous ta véranda ! 😎
- J'espère que tu as un bon hamac tout près de la véranda, parce que je sens qu'il va quand même me falloir un peu de temps pour "assimiler" cette caipirina (dont le "dosage" doit certainement être assez "costaud" !) avant que je puisse prendre l'avion du retour !!! 😏😏😏
- Pour terminer, je crois malheureusement que maintenant cela va être à toi d'attendre un petit peu nos réponses, car il va nous falloir (tout comme pour la caipirina) un petit peu de temps pour "digérer" et "assimiler" tout ce que l'on vient de lire et par la même occasion "recevoir" sur un coin de la figure ! 😏
Hasta pronto, Amigo !
Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses?
FDB · 2011-09-13
Hola Jean-François, que tal ?
Hola Pelicano,
apparemment, toi tu as déjà commencé la caipiriña en France... c'est Jean-Claude, pas JF 😏 😏 😏
Et je te rejoins pour le reste, la caipiriña au Paraguay, le hamac (surtout le hamac !) sous la véranda et un petit délai pour notre réponse 😉
Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses?
PélicanBrun · 2011-09-13
Hola Faby,
c'est Jean-Claude, pas JF 😏 😏 😏
Oui, oui, je sais ! 😕 Je m'en suis d'ailleurs rendu compte immédiatement (avant même d'avoir lu ton message !) et ai corrigé dans la foulée !
apparemment, toi tu as déjà commencé la caipiriña en France...
Non, non, je me réserve pour celle de Jean-Claude ! 😉
C'était certainement dû au "grand choc" que j'ai reçu sur la "cabeza" après une telle lecture !!! 😏😏😏
Bien amicalement et "bonne digestion" à toi aussi !!!
A+
Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses?
Adrienduvar · 2011-09-13
Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses?
pourquoi limiter cette question à l'amerique ? c'est valable partout dans le monde non ?
Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses?
Dumultien · 2011-09-13
Salut Jean-Claude, salut à tous,
Je te remercie pour cette très longue, très détaillée mais aussi très sombre description de la (ta ?) réalité paraguayenne. Je ne te fais pour le moment qu'une première et brève réponse "de politesse", en forme de questionnements, car il me faut digérer toute la masse d'informations que tu nous as dispensée avant de te répondre plus dans le détail.
L'impression première que j'ai en te lisant, c'est que les Paraguayens (tous ne sont pas des Guaranis "pure souche") sont empêtrés dans un mode de vie qui les bride, les empêche d'avancer et les isole du reste du monde. Et qu'au fond, peu leur importe ce que le gouvernement leur fait subir (que ce soit la dictature, la corruption ou tout autre chose), la seule chose qui compte c'est que leur mode de vie perdure. C'est sombre et semble-t-il sans appel. Pour autant, peut-on affirmer qu'ils soient "moins intelligents" que les autres (ou que les Cubains, pour reprendre ton exemple) ? Que leur culture soit insignifiante comparée à d'autres ? Nos critères occidentaux ne seraient-ils pas des masques qui nous empêchent d'appréhender leur perception du monde ?
Autre question. Tu as dit quelque part (je ne sais plus où) que tu as radicalement modifié ton regard et ton jugement sur le Paraguay et ses habitant au bout d'un an de vie sur place. Pourrais-tu nous en dire plus à ce sujet ? Je serais curieux de savoir quelles ont été tes "premières impressions".
En tout cas, c'est un sujet très intéressant.
Bon je retourne à mon boulot.
A+ 😉
Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses?
PélicanBrun · 2011-09-13
Allez, je me lance !
j'avais besoin de préciser tout cela d'une seule traite sinon ce serait sorti par épisodes.
Je ne possède (à mon grand regret) malheureusement pas un "talent" d'écriture similaire au tien et vais donc être obligé de te répondre par "épisodes" ! 😉
Dans un premier temps, mes impressions "à chaud" et en "vrac", telles qu'elles me sortent !
Je pense avoir du "feeling" pour ressentir certaines choses et ce premier long mais très intéressant récit me laisse supposer que j'avais "un peu raison".
Je m'explique: nos pseudos se "croisent" maintenant depuis un petit moment sur VF mais j'avais dès le début, immédiatement "pressenti" que bien que très content d'être établi dans ton pays d'adoption, le Paraguay, certaines choses semblaient te manquer, comme par exemple le simple fait de pouvoir discuter et débattre (en Français) comme tu le fais sur ce forum même, de choses diverses et variées dont tu ne pourrais peut-être pas aborder (du moins de la même manière) avec les personnes qui habitent là où tu vis actuellement.
Ai-je raison ? Si oui, cela voudrait dire que mes impressions étaient fondées et surtout que nous touchons là, l'un des points essentiels qui peut affecter de manière plus ou moins différente (suivant l'expérience, l'âge, le niveau social et culturel, l'environnement familial ou l'entourage immédiat, etc, etc...) un expatrié ! En un mot, son "isolement" par rapport à ses racines et son pays d'origine.
Je pense que nous sommes là dans le vif du sujet !
Généralement, et comme je le disais dans un post de "l'ancienne discussion", je pense que le voyageur de passage (j'en suis moi-même un !) ne peut lors d'un cours séjour ne se focaliser que sur ce qui est "Beau et agréable", sans pour autant ignorer totalement le reste.
L'expat lui (je parle de celui qui pense s'établir définitivement dans un nouveau pays), doit je pense réagir différemment et selon plusieurs phases.
- Au début "tout nouveau, tout beau", il doit se retrouver dans une période contemplative, son rêve cogité et préparé depuis de nombreuses années s'est enfin réalisé, il doit être alors, littéralement "aux anges". Dans une phase d'euphorie permanente (comparable très certainement à l'amour), il pardonne tout et ne voit aucun défaut ! 😎
- Le premier cap passé (celui du point de non retour), il commence peut-être alors à se "réveiller" tout doucement et très progressivement et doit certainement alors, jour après jour, relever de plus en plus de "défauts" (absolument tous les pays en ont !) et s'apercevoir que son paradis commence malheureusement à se ternir ! 😕
- Peut alors je pense, commencer la troisième phase, celle des "compromis", on sait ce qui ne "va pas" mais on fait avec !
Car malgré tout, on aime son pays d'adoption et on y trouve quand même de nombreux avantages par rapport à son pays d'origine. 😐
C'est au cours de cette phase que très certainement, les expats recommencent à vouloir communiquer (de plus en plus) avec les copains ou la famille restés au pays ou avec nous, les biens modestes voyageurs de passage qui pour la plupart, ne se doute même pas de "l'envers du décor" !
Comme le disait très justement "Jean-François": dans la vie tout n'est pas blanc, tout n'est pas noir, mais c'est le gris qui bien souvent domine !
Ne te méprends pas Jean-Claude, il ne s'agit pas de "critiques", simplement de réflexions personnelles qui me sont souvent venues au cours de mes différents voyages et où j'essayais de me mettre dans la peau d'un expatrié pour tenter d'imaginer si je pouvais en faire de même !!!
Bien amicalement et la suite au prochain épisode...
Il faut bien bosser un petit peu afin de pouvoir se payer son prochain voyage ! 😉😎😏
Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses?
Jcamericasur · 2011-09-13
http://voyageforum.com/...des_choses_D4508803/J'aurais pu dire "pour ne pas continuer à ..."
Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses?
Jcamericasur · 2011-09-13
pourquoi limiter cette question à l'amerique
Tu vois un peu le remue-ménage que ça va faire si on commence à comparer les Latinos aux Chinois et aux Africains ?
C'est pour ça qu'on l'a limité pas seulement à l'Amérique mais aux Latinos Américains
Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses?
Jcamericasur · 2011-09-13
L'impression première que j'ai en te lisant, c'est que les Paraguayens (tous ne sont pas des Guaranis "pure souche") sont empêtrés dans un mode de vie qui les bride, les empêche d'avancer et les isole du reste du monde. Et qu'au fond, peu leur importe ce que le gouvernement leur fait subir (que ce soit la dictature, la corruption ou tout autre chose), la seule chose qui compte c'est que leur mode de vie perdure. C'est sombre et semble-t-il sans appel
Tu as tout compris et on aura l'occasion de développer certains points. Tu as compris aussi que j'en suis attristé, car je les aime bien, ce sont des grands enfants très attachants. Mais j'aurai des exemples de réactions à te donner qui te feront sourire et qui te montreront à quel point la tâche est difficile, surtout quand tu as un gouvernement qui ne peut rien faire (Lugo qui est bridé) ou ne veut rien faire sinon que de s'engraisser sur leur dos (les autres des autres partis, y compris le fameux Colorado)
Pour autant, peut-on affirmer qu'ils soient "moins intelligents" que les autres
Je n'avais pas vu ma phrase sous cet angle. Les Cubains ont eu la possibilité d'évoluer et de développer une vivacité d'esprit des plus brillantes, ils le montrent tous les jours et dans tous les domaines.
Les Guaranis pure souche il n'y en a pas, au Paraguay, enfin ils ne sont pas reconnus comme tels, mais comme "métissés". Il doit bien en rester quelques-uns échappés du film Mission ?
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Teamten · 2011-09-13
salut,
J'ai donc décidé de les aimer comme ils sont, avec leurs qualités (ce sont de braves gens au bon sens du terme) et leurs défauts dont je commence à m'accommoder, le mensonge permanent et petite arnaque au quotidien, mais ici ce n'est pas méchant, ça s'inscrit dans un mode de survie.
Même si ton analyse est lapidaire, la phrase ci dessus l'emporte sur tout le reste. Elle montre une grande ouverture d'esprit de ta part.
Les paraguayens sont finalement très humains et leur mercantilisme est le propre de beaucoups de monde ... De part le monde !
Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses?
Chegringo · 2011-09-13
Hola, Alexandre Dumas,
C'est la dernière fois que tu prends de la caipirina!😏
Il m'a fallu plus de 40 minutes pour lire le tout avec les réponses! J'ai pas fait St.Cyr, moi!
Et, en plus, un Belge doit faire attention lorsqu'il lit le français!
Bon, c'est bien tout çà, les réponses aussi. Pour moi, çà fait déjà beaucoup moins à écrire, puisque déjà expliqué!
Dans la lecture du premier chapitre de ton roman, tu dis qu'ils ne sont pas inventifs? Mais, l'an passé, il y a quand même eu l'invention du porte cellulare! 😛
J'ai très aimé toute cette explication car c'est ainsi qu'on apprend; tu n'auras pas à faire à un mur. Le tout est de savoir que c'est ainsi.
Pour répondre au sujet de ta langue maternelle et de la mienne par dessus le marché, c'est vrai que je constate qu'on a un besoin de continuer à s'exprimer en français. On ne peut pas tirer un trait sur nos connaissances parcequ'on habite à l'étranger.Mais moi, j'ai pas besoin d'avoir une compagne (ou deux, ou trois...) pour la traduction de mon courrier!🤪🤪
J'en ai une depuis longtemps qui m'a dégrossi le terrain et j'ai été obligé d'acheter un dictionnaire pour affiner "el castillano" (Porteño).
Il faut dire que la France ne t'aide pas beaucoup, non plus! Je parle de TV5 Monde, que nous recevons parfaitement ici (ah, ah!) et que tu as diificile à avoir (pour tes leçons de français.) (Merci Professeur!)
Ceci pour dire que la culture que nous avons emmagasinée tout au long de notre vie, ne se perdra pas et ne doit pas se perdre.
Et puis à notre âge de futur vieillard, il va être difficile d'avoir l'accent d'ici!
J'en profite aussi pour parler de l'ASADO (et non BBQ, comme on pourrait l'interpréter), C'est pas du "Fast Food"!
Comme je peux remarquer, et en parlant comme "tes" Guaranis, la viande n'est pas la même?
Je reviens à notre ASADO (mis en grand pour que vous ne l'oubliez jamais), c'est tout un art de préparer un feu, des braises, et de cuire la viande, de choisir la viande, d'assaisonner la viande et de goûter la viande. Vous aurez remarqué que jusqu'à présent, j'ai pas parlé de légumes! L'Argentin mange très peu (mais alors très peu) de verdure.
Donc, sur la tablette, il n'y aura, en général que de la viande.Pour nous Européens, cela paraîtra des bas morceaux. Tira de asado (côtes), chinchulin (boyaux), morcilla (boudin noir), Chorizo (saucisse) et Entraña (flanc).
Nous, (moi surtout), j'irais chercher un bon rumsteak, bien long car tout ne vas pas pour l'exportation. Heureusement!
Faut dire que je suis privilégié car Mar del Plata a ses propres élevages et ses propres abattoirs, donc, beaucoup de viande reste ici.
L'eau vient à la bouche?
Nous avons également des vins excellents à des prix défiant toute la concurrence et qu'il sera bon, à cet instant de servir puisque la viande vient d'être cuite dans les règles de l'art.
Je sais, certains me feront remarquer: Et le CHIMICHURI? (aussi en grand, car çà n'existe qu'ici). Il a fallu le préparer, çà mon épouse est l'as des as. Elle a pas fait l'école mais pour ce secteur elle est chef d'escadrille. Heureusement pour moi.
Bon le chimichuri a été bien étaler sur la viande juste avant la cuisson et cette sauce délicate va entrer tout doucement dans la viande.
Bon, revenons à nos moutons car je m'égare. JC, tu parlais de la dictature, et je dois dire que la remarque qu'ils te font n'est pas sotte, car, moi, ici, (25 ans de démocratie), je pourrais, à voir tout ce qui se passe, avoir la même idée. Mais l'Argentin, lui, n'en parle pas et ne veut absolument pas revenir à une dictature militaire. Je crois qu'il préfère l'anarchie(!)
Mais toute l'insécurité qui est présente et qu'on ne sait pas freiner, devient inquiétante. La police? Il faudrait mettre un policier à chaque coin de rue. Impossible. (Quoique cela a existé). Et il y a un pourcentage de policiers véreux (faible) qui changent la donne. La justice? Il y a tant d'affaires en cours qu'ils sont débordés. Quoique je crois que certains juges n'osent surtout pas juger comme il le voudrait peur d'un retour de flammes.Et, ici, aussi, il y a un pourcentage d'éléments négatifs pour ne pas dire véreux. (Après 70 ans, on ne va plus en prison, il me reste 3 ans!)
25 ans de démocratie ne sont rien à côté de 150 ans de dictature! L'esprit des gens n'est pas adapter.
Et ce qui me fait sauter le plus, c'est leur vision d'un monde meilleur! Le dollar! Je crois qu'on va passer une génération et les nouveaux nés auront tous l'iris des yeux verts.
On a beau leur expliquer que l'argent ne tombe pas du ciel, en Europe ou surtout en Amérique et qu'il faut travailler dur pour avoir un minimum à soi. Ils ne comprennent pas. Il est si facile de prendre sur le côté.
Il y a ici, un fort taux de chômage, (exactement, je ne sais pas et je crois que le gouvernement non plus), ces personnes doivent vivre également, et, là, vient les petits boulots. Beaucoup à dire également sur ces personnes, sans les dénigrer le moins du monde. Mais il y a des demandes d'emploi; les problèmes: se lever, blanchit, beaucoup d'heures, mal payé, commandé... Là, l'Argentin n'est pas d'accord, trop de "sacrifices". (plus de sieste, plus être libre...)
Alors pour éduquer tout un peuple avec cette mentalité, il faut se lever tôt et ce n'est pas avec les quatres heures d'école journalière qu'un enfant va arriver à un niveau d'éducation normal. Il sera toujours relégué à des emplois subalternes. Il y a également le SYNDICAT, (oui, ici, il n'y en a qu'un qui commande) et les grèves à répétition dans tous les secteurs. Cela influence beaucoup la bonne marche de l'éducation.
Bon, j'arrête, car moi, j'ai pas pris de caipirina!😏
Il y a beaucoup à dire sur nos pays et notre vision d'expatrié n'est plus la même que lorsqu'on visitait le pays. Nous sommes obligés de nous imprégner de notre nouveau statut, sinon on coule.
Allez, une petite dernière pour la route.
Pour moi, l'expérience est tout autre car marié à une femme du crû.
Elle a vécue en Belgique plus de quarante ans, en plus d'y apprendre la langue et nos dialectes, elle s'est forgé un caractère Européen. Bien. Jusque là pas de quoi fouetter un chat!
Nous venons nous installer ici, et que vais-je remarquer souvent? Madame retombe de temps en temps dans les travers argentins, et si je ne lui fait pas la remarque, c'est parti, 40 ans au diable!
Voyez-vous, l'éducation, il n'y a rien à faire, c'est en permanence. (à coup de bâton, c'est mieux! Pour ma part, j'ai les doigts carrés, mais je suis d'un autre âge!)🏴☠️
Allez, je laisse "Alexandre"(le bienheureux), lire toutes mes balivernes.
Bonne journée à tous. Il paraît qu'il y a un joli soleil...je vais mettre le nez dehors!😎
Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses?
Chegringo · 2011-09-13
JC,
Excuses moi de te réveiller!
Comment vas? Tu dois être fatigué?
Bon c'est pas tout çà, mais beaucoup de choses se passent de par le monde et t'en est encore à la sieste!
Ici, malgré tout ce qu'il y a à dire sur les désorganisations de tout bord, en voilà une qui va faire (qui fait) déjà du bruit.
Buenos Aires, Quartier de Flores, passage à niveaux fermé, un colectivo (bus) qui ne peut attendre (parcequ'ils sont toujours pressés), un premier train qui arrive, un deuxième train qui arrive et le "pancho" est prêt!
Un "pancho" est un sandwich avec une saucisse à l'intérieur. (Ce que les Argentins raffolent)
Effets!
8 morts (pour l'instant)
162 blessés (graves ou pas)
Des ambulances dans tous les coins.
Chacun s'occupe de son problème et personne ne prend la direction de l'opération.
Résultats:
Les victimes sont conduisent dans tous les hôpitaux et la famille n'a plus qu'à courir dans tous ceux-ci pour retrouver leur parentée! Normale?
Pourquoi, je raconte ce fait divers terrible?
Encore une fois, dans un pays qui pourrait, par son vécu, être un pays Eurpéen, il n'y a aucune éducation!
Ce n'est pas moi qui le dit mais le journaliste de la TV qui se rend compte de tout ce qui manque pour être à la hauteur d'un évènement de cet ordre.
Le passage à niveau, me direz-vous?
Deux à trois fois par mois, si pas plus, il y a un reportage sur ce problème, un peu partout et surtout à Buenos Aires. L'Argentin ne peut pas attendre et il passe devant l'arrivée d'un train. Des jeunes? Non, il y a de tout: le vieillard qui ne sait plus dire "aille", le gamin, la mère avec le bébé dans la poussette, la femme enceinte de neuf mois et demi, le vélomoteur, la moto, la voiture, le camion, l'autobus scolaire, le bus... j'en ai oublié? Oui, peut-être, il y a là une inconscience et un manque de respect de toutes les lois.
Et pourtant, en plus des feux clignotants, de la barrière et d'un agent de la sécurité avec son fagnon, personne ne respecte ce passage. Il s'en moque comme de l'an quarante!
Le journaliste pose la question: pourquoi? Réponse: "Un desastre, papa!" C'est tout ce qu'ils savent dire. Ils ne sont jamais en tort. Ils ont toujours raison.
Et lorsqu'un pareil à moi discute(comme un Belge sait le faire), il détourne la conversation parcequ'ils savent que j'ai raison et qu'ils ne le reconnaitront jamais.
Bon, pour le reste de la journée sur ce drame, ne vous inqui´tez pas de trop ce sera dans vos journeaux demain et vous aurez peut-être une autre vue sur cet accident effroyable.
Pour ce qui est de l'éducation en Argentine, il y a un bel article qui vient de paraître aujourd'hui dans la presse et que je vais vous dégrossir. Vous verrez que ce nous pensons, JC plus que moi, vu son pays, et de ce que pensent les él`ves argentins.
A bientôt,
😎
Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses?
Dumultien · 2011-09-13
Bonsoir Jean-Claude,
Je viens de relire tranquillement ton texte de ce matin, et comme toujours en te lisant, je me sens partagé : tu décris avec précision et finesse ce que tu as observé, et en même temps tu en tires des conclusions que je trouve un brin paternalistes et en tout cas très sévères...
Rassure-toi, nous ne sommes pas là pour nous "auto-irriter", mais au contraire pour essayer de nous comprendre. Ne vois aucune animosité dans mes propos, je suis ravi d'évoquer ces questions avec toi et avec toutes les autres personnes qui voudront participer au débat. Mais je vais te dire avec franchise ma vision des choses, et je t'invite à y répondre avec la même franchise, je ne m'en offusquerai pas.
Je comprends bien sûr ce que tu veux dire par "portrait-type". Mais dans un pays où il n'existe à peu près aucune statistique pour corroborer tes observations, est-il envisageable de dresser le portrait-type du Paraguayen moyen ? Et ce à partir d'un "échantillonnage d'observation" né du hasard de tes rencontres et de tes déplacements dans le pays ? Je trouve l'entreprise extrêmement hasardeuse, pour ne pas dire périlleuse. Je me suis posé la question, et j'aurais pour ma part le plus grand mal à dresser le portrait-type du Français moyen - même si je vis en France depuis ma naissance - tant j'aurais peur de trahir la réalité par une analyse subjective et partiale (malgré moi) de mon "échantillonnage d'observation". Se forger une opinion sur les gens avec qui l'on vit, c'est une chose courante et naturelle, mais prétendre dresser le portrait-type des habitants d'un pays tout entier à partir de ses seules observations, ça me paraît être une tâche excessivement difficile et démesurée. C'est ce passage de l'opinion au portrait-type, ou présumé tel, qui me dérange, et qui me semble relever de la généralisation.
En plus, tu le reconnais toi-même, il y a la barrière de la langue et de la civilisation. Même si tu parles très bien le castellano, ou le guarani, tu n'en saisiras jamais toutes les nuances, tous les sous-entendus et les doubles-sens, comme si c'était ta langue maternelle. Et la différence de civilisation est un prisme encore plus déformant. Tel comportement qui te paraîtra étrange, ou que tu attribueras à tel ou tel trait de caractère, pourra en fait s'expliquer par un fait de civilisation dont tu ignores l'existence.
C'est un peu comme l'historien qui cherche à interpréter un texte ancien. Pour en comprendre tout le sens, il devra au préalable s'imprégner de tout le contexte de l'époque concernée, et notamment en connaître les mentalités et les courants de pensée. Et se débarrasser momentanément de ses concepts d'homme du XXIe siècle. C'est un exercice toujours très difficile.
Bien sûr, toutes tes informations et observations sont extrêmement intéressantes, révélatrices, précieuses, notamment pour les voyageurs que nous sommes, mais elles reflètent avant tout ton opinion, basée sur ton expérience du pays. Elles résultent de ton décryptage, et ont donc nécessairement leur part de subjectivité. Je serais d'ailleurs curieux de savoir comment et à quelle(s) occasion(s) tes premières impressions sur le Paraguay ont basculé pour générer ton opinion actuelle. Et ce qu'elles étaient initialement.
Pour en finir avec les "méchancetés" 😉, voici pourquoi je te trouve un brin paternaliste : parce que tu considères un peu les Paraguayens comme des gens bien gentils mais "pas tout à fait finis"... Tu dis d'ailleurs d'eux :
ce sont des grands enfants très attachants
Le Guarani moyen a le comportement d'un enfant de 12 ans
En d'autres termes, tu ne les juges pas encore suffisamment "adultes" pour prendre leur destin en main, tu précises d'ailleurs qu'ils refusent de s'éduquer et d'évoluer, et persistent à "vouloir conserver leurs coutumes", que tu qualifies de ridicules et désuètes.
C'est là que je ne te suis plus, c'est là que je te trouve bien sévère, et même moralisateur. Tu juges les Paraguayens à l'aune de notre civilisation occidentale, avec nos conceptions et nos critères. De cette façon, ils n'en ressortent évidemment que très dévalorisés.
Pour les bons côtés, je suis un peu déçu... Je m'attendais à plus de révélations sur la qualité de vie au Paraguay, sur la gentillesse de ses habitants (malgré tous leurs défauts 🤪), sur la richesse de sa faune ou de sa flore... Je ne relève surtout que des avantages médicaux, fiscaux ou administratifs. Mais ça a aussi son importance, je le reconnais !
Une question pour conclure (et si ce n'est pas indiscret) : pourquoi as-tu choisi le Paraguay pour t'établir ? Et si c'était à refaire, le referais-tu ?
Il y aurait encore beaucoup à dire, mais ce message est déjà suffisamment long comme cela. Et puis d'autres personnes apporteront également leur éclairage.
Au plaisir de te lire. 😏
__
Les Guaranis pure souche il n'y en a pas, au Paraguay, enfin ils ne sont pas reconnus comme tels, mais comme "métissés".
C'est bien ce qu'il me semblait. C'est pour cela que je préfère parler de Paraguayens.
Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses?
PélicanBrun · 2011-09-13
Salut Jean-François,
Je serais d'ailleurs curieux de savoir comment et à quelle(s) occasion(s) tes premières impressions sur le Paraguay ont basculé pour générer ton opinion actuelle. Et ce qu'elles étaient initialement.
Sans prétendre aucunement me substituer à Jean-Claude (l'expatrié après tout, c'est lui !) la réflexion "à chaud" que j'ai ce matin soumis à son appréciation me semble apporter quelques premiers éléments de réponse.
Qu'en penses-tu ?
Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses?
Dumultien · 2011-09-13
Salut Ulysse,
Oui, tu as sans doute raison, il existe vraisemblablement chez tous les expats une succession de sentiments et de ressentis qui résulte des diverses phases d'adaptation au pays. Mais j'aimerais bien que ce soit Jean-Claude lui-même qui nous décrive avec ses propres mots son adaptation au Paraguay. 😉
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Lilie82 · 2011-09-13
Il m'a fallu plus de 40 minutes pour lire le tout avec les réponses!
Et moi, 50 avec la tienne! 😛
Vous ne m'avez pas l/vue, je retourne lire en silence. 😉
Lilie
Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses?
FDB · 2011-09-14
Une question pour conclure (et si ce n'est pas indiscret) : pourquoi as-tu choisi le Paraguay pour t'établir ? Et si c'était à refaire, le referais-tu ?
Bonjour à tous,
je vais rebondir là dessus, car je ne pensais pas qu'en changeant de post on se serait retrouvés à lire des romans 🙂
c'est très intéressant, mais mon emploi du temps actuel fait que j'ai un peu de peine à suivre... 😉
donc, pour être brève, je dirais que les points négatifs décrits par JC sur les Paraguayens s'appliquent à d'autres nationalités sud-américaines également. Cette façon de se contenter de ce qu'on a, de ne pas voir ou vouloir regarder plus loin que le bout de son nez, de vivre au jour le jour comme on l'a tjrs fait. C'est déstabilisant pour nous qui avons une façon de fonctionner totalement différente.
pour le positif aussi je dirais que c'est un trait général de l'Amérique Latine et probablement la raison pour laquelle nous tous ici présents partons régulièrement à sa découverte avec tant de plaisir et d'enthousiasme.
Mais alors, si on recherche les avantages sud-américains et un minimum de ces inconvénients pour une expatriation, d'après vous vers quel pays doit-on se tourner ? 😎
une toute bonne journée !
Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses?
PélicanBrun · 2011-09-14
Bonjour Faby,
je ne pensais pas qu'en changeant de post on se serait retrouvés à lire des romans 🙂
C'est bien au contraire je trouve, le principal avantage de la rubrique "Pensées, réflexions de voyageurs" où j'ai remarqué que la "notion de temps"
(ah, cette sacrée notion de temps !) est totalement différente de celle qui existe à la rubrique "Destinations" où là, les discussions sont en principe beaucoup plus ciblées et "éphémères !
Cette rubrique permet donc (à condition de pouvoir y consacrer un peu de temps !) d'approfondir un peu plus les sujets que l'on considère intéressants !
Et quand les sujets sont intéressants, ils ont alors plus de chance d'être beaucoup plus longs !!! 😉
Mais alors, si on recherche les avantages sud-américains et un minimum de ces inconvénients pour une expatriation, d'après vous vers quel pays doit-on se tourner ? 😎
Question très difficile à laquelle je n'ai personnellement pas trouvé de réponse définitive !
Pour les "éventuels candidats à une expatriation de longue durée", (dont j'ai un temps fait partie), je crois que le problème (modulable bien sûr suivant la sensibilité de chacun) est que "à l'heure du choix" de la destination, nombreux doivent être ceux d'entre nous qui choisissent comme premier critère de sélection le "coup de coeur" qu'ils ont eu lors d'un (ou plusieurs) voyage dans un pays déterminé, puis le coup de coeur étant "tenace", ils essayent ensuite d'y trouver (parfois de se persuader tant bien que mal) des avantages (d'ordre pratique, matériel ou autre) par rapport à leur pays d'origine !
Pour ces "autres critères", "l'herbe paraît souvent plus verte ailleurs" !
Mais une fois pesé et soupesé les avantages et les inconvénients, au final.........C'est rarement le cas !
Candidat un temps à ce type d'expatriation, j'ai changé d'avis en me réorientant vers un séjour partagé (que j'envisage au moment de ma retraite) entre la France et le Chili, voir même peut-être bien: entre la France, le Chili et l'Argentine (je ne pourrais pas me passer des Asados Argentins !!! 😉).
Bien amicalement
Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses?
Dumultien · 2011-09-14
Bonjour à tous,
"à l'heure du choix" de la destination, nombreux doivent être ceux d'entre nous qui choisissent comme premier critère de sélection le "coup de coeur"
Tout à fait d'accord avec ça, c'est je crois le principal critère qu'il faut prendre en compte. Après avoir pris longuement le temps de le vérifier sur place, naturellement, et de s'être assuré qu'il ne s'agit pas d'une "toquade" passagère. Si ce coup de cœur résiste à l'examen et perdure dans le temps, je crois qu'il sera suffisant à balayer tous les autres obstacles.
Pour ma part, je suis tombé sous le charme de l'Argentine dès l'enfance, même si je n'y ai mis les pieds pour la première fois qu'à l'âge de 50 ans (c'est une longue histoire). Pour le moment, je me contente d'y multiplier les voyages, et j'en reviens toujours plus amoureux... Mais si un jour je dois m'installer définitivement en Amérique latine, ce sera évidemment en Argentine. Même s'il y a des obstacles administratifs ou autres, ce sera là et pas ailleurs. 😉
PS : Ulysse, je partage ta passion pour l'asado. 😊
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PélicanBrun · 2011-09-14
Hola Jean-François,
Mais si un jour je dois m'installer définitivement en Amérique latine, ce sera évidemment en Argentine.
Chouette ! 😏 Nous pourrions alors être:
"voisins" quand je serais au Chili, "co-locataires" quand je serais en Argentine, et "correspondants" quand je serais en France !!! 😉😏😎
Tu vois, on pourrait peut-être bien alors, déjà avoir résolu l'un des problèmes qui doit de temps en temps je pense, peser sur les épaules de "l'Expat",
celui de l'isolement linguistique !!! 😉
Bien amicalement
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Jcamericasur · 2011-09-14
je ne pensais qu'on se serait retrouvés à lire des romans, mais mon emploi du temps actuel fait que j'ai un peu de peine à suivre...
Salut Faby,
C'est de la faute à Jean-François et Ulysse qui "font rien qu'à m'embéter" en me posant des questions qui pourraient être chacune un sujet de philo du BAC.
Blague dans le coin, je trouve leurs questions hyper intéressantes surtout qu'elles sont imbriquées et qu'il est difficile de répondre à certaines questions de JF sans répondre en partie à une question d'Ulysse.
Dans le même temps, les deux soulèvent des problèmes de fond auxquels je ne peux pas répondre en trois lignes.
D'autant que mon premier roman était déjà une synthèse ( et oui !) puisque j'avais volontairement shunté 40% de la population Paraguayenne qui vit dans les campagnes (et qui sont totalement à l'opposé des autres dans tous les domaines) pour ne pas compliquer le débat, tu vois un peu dans quelle merde je suis pour répondre, leurs questions "appelant" en permanence ces 40% manquants cruellement à l'appel pour l'identité complète du pays…
Mais ce que tu écris me donne une idée, je vais répondre post par post à leurs questions.
Si l'une n'intéresse pas quelqu'un, il pourra zapper la réponse.
Moi j'men fous, j'ai un vrai truc de fainéant : j'ai un micro, je dicte et ça écrit tout seul sur mon écran...
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FDB · 2011-09-14
Candidat un temps à ce type d'expatriation, j'ai changé d'avis en me réorientant vers un séjour partagé (que j'envisage au moment de ma retraite) entre la France et le Chili, voir même peut-être bien: entre la France, le Chili et l'Argentine (je ne pourrais pas me passer des Asados Argentins !!! 😉).
Bonjour Ulysse,
voilà peut-être la solution miracle.
Cela fait déjà qq années que j'y pense (on ne pourra pas me dire que je n'ai pas préparé ma retraite ! 😏), mais je n'ai tjrs pas trouvé le coup de coeur où il ferait également bon vivre à long terme.
J'ai visité un petit bout du Chili en début d'année, c'est très beau, mais quand on s'arrête au passage piétons pour me laisser passer, j'ai plus l'impression d'être en Suisse qu'en Amérique du Sud 😉
De plus, il me semble que les pays proches des Caraibes sont plus "fun", les gens un peu plus ouverts ou plus exhubérants, mais probablement le fun est inversément proportionnel à l'organisation et la practicité/facilité d'y vivre.
L'Argentine est en ce moment dans ma top liste de vacances, mais avec bcp d'autres pays, donc dur dur de faire un choix et surtout avec 5 misérables semaines de vacances par année 🤪 on n'avance pas vite dans notre exploration de la planète.
D'ici là continuons à échanger nos impressions et points de vue, ça on peut le faire au quotidien et c'est top !!!
Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses?
FDB · 2011-09-14
C'est de la faute à Jean-François et Ulysse qui "font rien qu'à m'embéter" en me posant des questions qui pourraient être chacune un sujet de philo du BAC
oh les vilains... 😏
Moi j'men fous, j'ai un vrai truc de fainéant : j'ai un micro, je dicte et ça écrit tout seul sur mon écran...
alors ça, c'est vraiment le summum de la flemme...
apparemment les Paraguayens ont déjà déteint sur toi ! 😛
Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses?
Dumultien · 2011-09-14
Salut Jean-Claude,
j'avais volontairement shunté 40% de la population Paraguayenne qui vit dans les campagnes (et qui sont totalement à l'opposé des autres dans tous les domaines)
Ah, tu vas enfin nous parler des Paraguayens qui sont propres, intelligents, évolués, curieux, adultes, monogames, honnêtes et non violents ? 😎
Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses?
Cafetoko · 2011-09-14
Hola!
Une question, je suis passé à Filadelfia il y a qqes années, et juste par curiosite et j'aimerai bien savoir ce que pensent les paraguayens en général des mennonites? sont ils réellement intégrés à la société (politique, culturel, musical...??)
Merci à toi!
Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses?
Jcamericasur · 2011-09-14
Salut JF
propres, évolués, curieux
NON
intelligents, adultes, monogames, honnêtes
OUI
Et on peut même rajouter accueillants et respectueux !
non violents
OUI
mais dans une certaine mesure. Car un voleur est abattu sur place et son corps abandonné dans la nature.
Une chance, au Paraguay il y a beaucoup de charognards !
Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses?
PélicanBrun · 2011-09-14
Hola Jean-Claude,
C'est de la faute à Jean-François et Ulysse qui "font rien qu'à m'embéter" en me posant des questions qui pourraient être chacune un sujet de philo du BAC.
C'est maintenant trop tard Amigo ! 😏
Tu aurais dû te douter que lancer une telle discussion, allait certainement provoquer une avalanche de questions chez les aficionados
d'Amérique Latine !!! 😉😉😉
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PélicanBrun · 2011-09-14
Hola Faby,
il me semble que les pays proches des Caraibes sont plus "fun", les gens un peu plus ouverts ou plus exhubérants
Alors là, il ne faut pas se fier aux apparences ma chère ! 😉
Il est vrai que les Chiliens paraissent au premier abord assez réservés, mais je peux te dire qu'une fois "la glace brisée", ils ne sont (tout comme les Argentins) pas en reste pour faire la fête ! 😏
J'ai en mémoire le souvenir de mémorables fiestas qui se sont terminées tard................Trés tard au petit matin !!! 😏
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Jcamericasur · 2011-09-14
Il est vrai que les Chiliens paraissent au premier abord assez réservés
Dis donc l'ami Ulysse, tu as une curieuse vision de Caraibes... entre le chili et les caraibes tu as 600 kms environ, entre la France et les Caraibes il y a à peine 7000 kms.
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PélicanBrun · 2011-09-14
Dis donc l'ami Ulysse, tu as une curieuse vision de Caraibes... entre le chili et les caraibes tu as 600 kms environ, entre la France et les Caraibes il y a à peine 7000 kms.
Je ne sais si l'heure tardive (chez nous) y est pour quelque chose, mais j'avoue ne pas trop saisir où tu veux en venir ??? 😕
Il me semble bien avoir compris que notre amie Faby, met en "opposition" dans son message, le Chili avec des pays proches des Caraïbes où elle trouve que les habitants sont plus exubérants !
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FDB · 2011-09-14
Peut-être que je ne suis pas restée assez longtemps au Chili alors ! 😉 bien que j'y aie tout de même passé de super moments avec mes amis de Santiago.
Mais si tu compares par exemple l'Equateur et la Colombie, malgré la proximité géographique, c'est le jour et la nuit. Non pas que je n'aie pas aimé l'Equateur, bien au contraire, mais c'est totalement différent.
Seulement voilà, encore une fois, la Colombie n'est pas vraiment le pays idéal pour l'expatriation, malgré le fait que ce soit un pays magnifique et que les Colombiens soient des gens exceptionnels !
Pour JC : moi non plus j'ai pas bien compris la remarque sur la distance des Caraibes.... peut-être parce qu'ici aussi il est tard 😏
bonne nuit
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PélicanBrun · 2011-09-14
Mais si tu compares par exemple l'Equateur et la Colombie, malgré la proximité géographique, c'est le jour et la nuit.
Là, je suis bien d'accord avec toi !
Une petite anecdote pour illustrer la "joie de vivre" communicative des Colombiens:
Je séjournais il y a plusieurs années de cela, au bord d'une paisible et petite plage d'Equateur, où le soir venu le calme y était "Olympien" !
Beaucoup trop calme pour une bande de jeunes et joyeux lurons Colombiens, qui un soir, sentant la "déprime" pour eux arriver, nous ont promi "d'arranger" rapidement cela !!!
Ils se sont absentés quelques instants, et nous les avons très vite vu revenir sur la plage à bord de leurs 4X4 rutilants, équipés d'une sono dernier cri.
Moteurs tournants, ils ont laissé les portes de leurs véhicules grandes ouvertes avec la sono à fond, et allumé pleins phares afin d'éclairer au mieux la plage !
En 2 temps, 3 mouvements, ils ont ainsi transformé la paisible petite plage Equatorienne en véritable piste de danse, où garçons et filles nous ont alors initié dans une ambiance "bon enfant" aux danses sacrément "endiablées" de leur pays ! Un véritable spectacle "son et lumières" qui là aussi, s'est terminé très, très tard ! Ce n'est qu'aux lueurs du petit matin que la plage a pu retrouver son calme !!! 😏
Mais bon sang Amiga, quelle fiesta !!! 😉😏😉
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Dumultien · 2011-09-14
Avant d'aller me coucher, je fais un dernier tour sur VF.
Je ne connais pas la Colombie, mais à vous lire j'ai l'impression que j'ai raté quelque chose ! Bon, ce sera pour une prochaine fois, après Cuba. Chouette, il me reste plein de trucs à découvrir ! 😉
J'avoue que je n'ai pas compris non plus la phrase de JC :
Dis donc l'ami Ulysse, tu as une curieuse vision de Caraibes... entre le chili et les caraibes tu as 600 kms environ, entre la France et les Caraibes il y a à peine 7000 kms.
Mais bon, moi non plus je n'ai plus les yeux en face des trous à cette heure-ci.
Bonne nuit à tous, et bonne dernière caipirina à JC. 😉
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PélicanBrun · 2011-09-14
J'avoue que je n'ai pas compris non plus la phrase de JC
Bon alors là , je suis à présent rassuré ! 😏
Car nous sommes donc 3 à n'avoir pas compris cette phrase !!!
Pourrais-tu s'il te plaît Jean-Claude, mettre le "décodeur" sur on ? 😉
Sur ce, je vais moi aussi aller faire dodo !
Bonne nuit à tous...
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Jcamericasur · 2011-09-15
Bon, ça va tous les trois ??
Ce n’était pas la Caipirina, mais le mojito cette fois ! J'avais du mal à lire ce qui était écrit à cause du brouillard sur mes lunettes.
Il y a beaucoup de brouillard ici depuis quelque temps, et toujours à l'heure de l'apéro, je ne sais pas pourquoi.
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FDB · 2011-09-15
Ils se sont absentés quelques instants, et nous les avons très vite vu revenir sur la plage à bord de leurs 4X4 rutilants, équipés d'une sono dernier cri. Moteurs tournants, ils ont laissé les portes de leurs véhicules grandes ouvertes avec la sono à fond, et allumé pleins phares afin d'éclairer au mieux la plage !
Les Vénézuéliens font pareil ! et, un à côté de l'autre, chacun y va de sa musique... imagine l'ambiance 😉
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PélicanBrun · 2011-09-15
Bonjour Faby,
imagine l'ambiance 😉
Oh que oui j'imagine Faby, oh que oui ! 😏
Mais tiens, cela me donne l'idée de "rebondir" sur l'un de tes messages d'hier, où tu dressais une liste des premiers critères qui pourrait te permettre de choisir un futur pays d'adoption.
Personnellement, bien que n'étant pas le dernier quand il s'agit de faire la fête (loin de là !), je ne pourrais quand même pas vivre dans un pays où la fête est permanente ! La fête oui, mais pas tous les jours de la semaine ! Trop, c'est trop ! 😐
Et comme pour l'expression "trop d'infos tue l'info" (désolé, je ne sais pas pourquoi, mais c'est la première expression qui m'est venue à l'esprit !), je crois que trop de fêtes finit à la fin par "casser l'ambiance" pour cause de saturation !!! 😏
J'aime par ailleurs beaucoup trop les grands espaces sauvages et la nature vierge de toute présence humaine (me permettant par moments de m'isoler du reste du monde) ou habité par des gens chaleureux mais aux goûts "très simples" pour me décider à vivre dans un tel pays ! 😉
C'est également pour les raisons que je viens d'évoquer que je ne pourrais définitivement pas me résigner à vivre en permanence sur une île, beaucoup trop "étriqué" pour moi !!! Visiter, oui, avec le plus grand des plaisirs, y habiter, non !
Je n'ai pas la prétention d'avoir déjà tout vu sur cette terre, mais parmi les pays que je connais pour le moment, le Chili et l'Argentine représentent pour moi les meilleurs espoirs d'une expatriation réussie !
Sans pour autant (comme je le disais hier) abandonner définitivement mon pays d'origine (la France) auquel je suis attaché pour de nombreuses raisons,
dont la très riche diversité des différentes régions qui la compose fait partie !
Vivre en temps "alterné" (comme j'ai l'intention de le faire au moment de ma future retraite) entre son pays d'origine (afin de ne pas se couper définitivement de ses racines) et un ou deux pays que l'on aura pris soin de choisir de manière bien réfléchie, me paraît être un bon compromis et la façon idéale de bien réussir son expatriation ! 😉
Qu'en pensent les "futurs retraités", candidats à l'expatriation ?
Bien amicalement
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Roussillon · 2011-09-15
Cela valait la peine en effet d’attendre car pour moi c’est une véritable découverte !!! Et ta sincérité Jean-Claude ne fait aucun doute tout comme ton don de l’observation et montre de ta part une grande ouverture d'esprit comme l’écrit Teamten. Personnellement je te remercie de t’être donné tant de mal, d’avoir passé du temps pour nous expliquer tout cela. Toutefois, et après avoir lu et relu certains passages, je suis profondément attristée par ce que je lis car de toute évidence un être qui refuse d’évoluer, qui reste dans son coin en se contentant de ce qu’il a, ou pire comme tu l’écris, en regrettant le passé.. est perdu d’avance, quand c’est tout un peuple, je me demande réellement ce que vont devenir les Guaranis. Heureusement qu’il y a les expats pour faire évoluer leurs entreprises, pour faire avancer leur technologie et leur aider à maintenir leur tête hors de l’eau ! J’ai connu cela en Afrique, durant 5 années passées au gabon. Bien entendu je ne veux pas comparer les africains de l’ouest avec les Latinos et ce n’est pas le sujet de notre nouvelle conversation... mais tout de même j’aimerai vous citer ce petit exemple : Les expats dont faisait parti mon mari (le 1er!) à l’époque de Bongo, tenaient des postes dans la Fonction Publique ou la technologie. Chaque expatrié était chargé de former 3 Gabonais durant 2 à 5 ans et repartait ensuite dans son pays. Je me souviens d’un nouveau réseau de communication téléphonique qui avait été ainsi créé, lorsque l’expatrié est reparti, le réseau à fonctionné 3 mois et tt est tombé en panne, nous n’avions plus de téléphone à Libreville. Il a fallu faire revenir 2 expatriés de France pour remettre en route tt le système. Et c’était malheureusement le même cas pour la construction de bâtiments, la voie de chemin de fer (le trans-gabonais), etc…. Il semble que les Guaranis n'est pas le monopole du "je-m'en-foutisme" et pourtant les gabonais ont des richesses naturelles dans leur sol, des denrées qui poussent sans même que l'on ait à cultiver, qui font que leur gouvernement a le pouvoir de donner de l'éducation à son peuple.
Citation : "Et bien, cramponne-toi, tous, absolument tous répondent sans l'ombre d'une hésitation qu'ils préféraient leur vie sous la dictature de Stoessner."
Je ne connais bien de l’Amérique que le Pérou, or les Péruviens eux aussi regrettent amèrement un certain président Alberto Kenya Fujimori qui fut au pouvoir de juillet 1990 à novembre 2000 bien qu’ayant la nationalité Japonaise. Pourtant Fujimori a été accusé de meurtres et de violations des droits de l'homme, s'est exilé pendant six ans avant d'être extradé vers le Pérou et condamné, en 2009, à 25 ans de prison. Les raisons invoquées sont les mêmes que celles que tu cites, ce dont se souviennent les Péruviens c’est que Fujimori a sorti le Pérou du gouffre d’un demi siècle de corruption, à permis la construction de ponts, routes et écoles, à créé des emplois, privatisé des centaines d'entreprises publiques et mis à mal par des mesures anti-terroriste le Sentier lumineux, le MRTA (Túpac Amaru), cette « guérilla » qui sévissait entre le gouvernement et divers groupes révolutionnaires maoïstes. Aux yeux des Péruviens Fujimori a permis que leur vie soit plus belle en cette époque! Remarques que sans aller bien loin, dans notre France certaines personnes osent dire qu’elles regrettent l’époque de la guerre de 40….
Bon il y aurai bien de nombreux points de tes écrits qu’il me plairait d’approfondir mais comme les autres je vais devoir sortir de ce monde dans lequel tu nous a mis pour me remettre la tête au travail… On travaillent nous en France Môssieur!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
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Giorgio13 · 2011-09-15
le touriste qui vient à paris voir les champs elysées , le louvre et la tour eiffel a-t-il la même vision que l'expatrié qui vit à la courneuve ?
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Cafetoko · 2011-09-15
Bonne question!
et l'expat qui vit sur les champs, a t'il la meme vision que celui vivant à la Courneuve?
Meme question pour l'expat à gros salaire, et "expat" contrat local, retraité et salarié, jeune et moins jeune... la liste est longue au final!
Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses?
Dumultien · 2011-09-15
Bonjour Dominique, bonjour à tous,
Heureusement qu’il y a les expats pour faire évoluer leurs entreprises, pour faire avancer leur technologie et leur aider à maintenir leur tête hors de l’eau !
Désolé, mais je ne peux pas être d'accord avec ton paternalisme. C'est tellement énorme que j'ai d'abord pensé à du second degré... Tu remplaces "expats" par "colons", et nous voici revenus à la grande époque de l'Algérie française !
Je ne parle pas pour Jean-Claude (qui est retraité), mais la plupart des expats qui s'établissent dans un pays pauvre le font pour leur boulot, pas par philanthropie. Et tous ceux qui délocalisent leur entreprise occidentale pour profiter d'une main d'œuvre bon marché et de régimes fiscaux favorables, crois-tu qu'ils le fassent pour aider les autochtones "à maintenir leur tête hors de l’eau" ?
Et quand je parle des expats occidentaux, je ne me réfère qu'au passé. En ce moment, il y a de plus en plus d'expats chinois en Afrique. Imagines-tu un instant l'immense bonheur qu'ont les Africains de bosser pour les Chinois, et l'évolution vers l'épanouissement que cela va leur apporter ?
A nos yeux d'occidentaux, refuser d’évoluer, rester dans son coin en se contentant de ce qu’il y a, ou regretter le passé, ce n'est pas valorisant, c'est même "mal". Oui mais voilà, cela c'est notre regard d'occidental, lié à notre conception occidentale du monde. Mais ce ne sont pas des valeurs universelles.
D'ailleurs, que je sache, les Guaranis ne sont pas demandeurs, ils ne courent pas derrière les expats en les suppliant de les aider à évoluer.
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Jcamericasur · 2011-09-15
le touriste qui vient à paris voir les champs elysées , le louvre et la tour eiffel a-t-il la même vision que l'expatrié qui vit à la courneuve ?
et l'expat qui vit sur les champs, a t'il la meme vision que celui vivant à la Courneuve?
Meme question pour l'expat à gros salaire, et "expat" contrat local, retraité et salarié, jeune et moins jeune... la liste est longue au final!
Salut Christophe et Michel
Je crois que pour l'instant c'est déjà assez compliqué avec l'expatriation et le tourisme traitant de l'Amérique Latine seule (le sujet) sans trop en rajouter, sinon on risque de partir dans tous les sens et c'est la discussion n'aura plus de sens. Déjà qu'Adrien demandant dans le message 7 de l'ouvrir à tous les pays, tu vois un peu le bordel que ça ferait ?
Et puis est-ce comparable, l'expat qui vit sur les champs a plus le profil d'un milliardaire Russe, Chinois, Libanais ou Pétrolien (c'est une nouvelle nationalité que je viens d'inventer) que d'un expat classique de mon type qui arrive le plus souvent avec la b… et le couteau.
Car les stats françaises celles-là, démontre que l'expat vient principalement de deux catégories :
- Ceux qui partent pour le boulot comme en parle JF.
- Tous les autres dont une majorité de retraités qui veulent vivre différemment et une minorité de gens qui se cherchent sans toujours se trouver. Il semble également qu'une grande partie de cette minorité (qui part souvent sur un coup de tête) rentre au bercail et la queue entre les jambes assez rapidement, je crois me souvenir dans un delai de 6 mois à 1 an. Par contre je me souviens aussi que les retraités ont tendance à rester dans leur nouveau pays d'adoption. Peut-être parce-qu'il n'ont rien fui ?
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Pataugas · 2011-09-15
Bonjour,
Je suis cette discussion depuis ses origines sur la partie "Amérique du Sud" du forum.
En me disant: sur "Pensées et réflexions..." ça va partir en sucette. Parce que les discussions dérivent davantage lorsqu'elles deviennent génériques. Mais bon, là n'est pas le propos de mon intervention.
Mon interrogation porte sur le terme d'expatriés - expats', comme ils disent entre eux et avec ceux qui deviennent les autres.
Il y a l'émigration.
Et puis il y a l'expatriation.
Pourquoi parler d'expatriation et non pas d'émigration ?
L'expatrié prend les avantages qu'il a cherchés et trouvés à vivre dans ce qu'il appellera son nouveau pays, ou sa patrie d'adoption, ou toute autre appellation qui lui fera du bien, tout en conservant une espèce de rente acquise dans son pays d'origine.
L'émigré, l'immigré, se jettera dans un avenir incertain sans avoir assuré ses arrières - de type "retraite versée par la mère patrie".
Alors, de quel bord êtes-vous ici ?
Expatriés, ou immigrants ?
Cela me semble changer quelque peu le point de vue.
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Giorgio13 · 2011-09-15
je n'ai pas mis le petrolien dans le role de l'expat mais dans celui du voyageur , c'est l'immigré de la courneuve qui tient celui de l'expat
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PélicanBrun · 2011-09-15
Hola Jean-Claude,
Car les stats françaises celles-là, démontre que l'expat vient principalement de deux catégories :
- Ceux qui partent pour le boulot comme en parle JF.
- Tous les autres dont une majorité de retraités qui veulent vivre différemment et une minorité de gens qui se cherchent sans toujours se trouver. Il semble également qu'une grande partie de cette minorité (qui part souvent sur un coup de tête) rentre au bercail et la queue entre les jambes assez rapidement, je crois me souvenir dans un delai de 6 mois à 1 an. Par contre je me souviens aussi que les retraités ont tendance à rester dans leur nouveau pays d'adoption. Peut-être parce-qu'il n'ont rien fui ?
Bravo Amigo, bien parlé, ça ce sont des phrases à la "Jean-Claude pur jus" comme je les aime !
Surtout la dernière phrase: "Peut-être parce-qu'il n'ont rien fui ?"
Tu marques là, un point absolument CAPITAL !
@+
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FDB · 2011-09-15
Pourquoi parler d'expatriation et non pas d'émigration ?
parce que c'est pareil : 🙂
expatrié
adjectif masculin singulier
1 qui s'est expatrié, qui a quitté sa patrie
nom masculin singulier
2 exilé, émigré, celui qui a quitté sa patrie
émigré
adjectif masculin singulier
1 qui vit en-dehors de son pays
nom masculin singulier
2 personne qui vit hors de son pays
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PélicanBrun · 2011-09-15
Bonjour pataugas,
"retraite versée par la mère patrie".
Je n'arrive pas trop à cerner dans quel sens tu as rédigé cette phrase ? Positivement ou négativement ?
Mais quoi qu'il en soit, ce que je peux te dire est que: le versement de cette "retraite versée par la mère patrie" sera très largement méritée, puisque les cotisations auront été prélevées tout au long de la vie du futur bénéficiaire !!! 😉
Qu'il réside au moment de sa retraite, dans son pays d'origine ou ailleurs, n'a strictement aucune sorte d'importance !
Mise à part celle (quand il s'agit d'un pays d'adoption au niveau de vie général inférieur à celui d'origine) d'apporter des devises largement bienvenues !