Carnets d'Oz: balades et plongées sur la côte Est australienne
UNE BALADE EN AUSTRALIE
C'est ça oui, une balade, une balade comme une autre, il y a tant de choses à faire dans ce pays qu'il vaut mieux l'envisager par petits bouts plutôt que de vouloir tout voir tout faire...ou alors il faut se donner 6 mois et 6 mois je ne peux pas, c'est trop tard, ou trop tôt pour pouvoir envisager des vacances aussi longues.
J'y vais donc 3 ou 4 semaines à chaque fois.
Cette fois ci on part pour 4; nous allons nous balader, je dis bien balader, c'est à dire qu'il n'est pas question de foncer d'un point à un autre l'angoisse au ventre en craignant par dessus tout de n'avoir pas TOUT vu.
Si j'ai pas tout vu, je m'en fous : ça me donne une bonne raison de revenir, c'est tout...
Alors on va faire comme d'hab', on va dans un coin, on se pose vraiment quelques jours, le temps que l'épicier ou le marchand de pinard du coin reconnaisse ma tronche ( ben oui, Sabine et moi on aime bien prendre un petit verre de blanc le soir quand on est en vacances...parfois plusieurs même...faut dire qu' ils ont du bon vin là bas.).
Et puis c'est qu'on est pas tous seuls, nous trimballons 2 minettes tout à fait charmantes, mais qui savent bien bien nous dire quand elles se font chier, c'est à dire quand on abuse des transferts.
Seul contre 3 furies bien déterminées, je ne fais pas le poids : je m'incline. Grandeur et décadence du mâle européen.
Je prépare donc le voyage comme d'habitude en utilisant au maximum internet pour me renseigner sur place, contacter les prestataires rechercher des accoms sympas, poser quelques questions sur les forums australiens ou francophones. La zone visée, c'est le Queensland d'où je dégage quelques endroits qui me semblent intéressants , j'en écarte d'autres déjà vus ou jugés trop fréquentés, donc peu fréquentables...
Pas de Witsundays cette fois-ci, déjà visité, rien de plus à offrir que beaucoup d'îles d'Asie du Sud Est ou du pacifique et un peu trop fréquentées de surcroît.
Pas non plus de Mission Beach, Hinchinbrook Island et Palm Island Group , je projetais très sérieusement de passer un bon bout de temps sur cette zone mais le cyclone Yasi a balayé mes espoirs de découvrir cette région cette fois ci.
Quand la nature vous balance un signe de cet acabit, on ne discute pas : on s'incline. Respect...
Ben oui, mais ça ne va pas du tout ça, puisque nous, ce qu'on voulait, c'est voir des casoars et Mission Beach est un coin très réputé pour ça ! Vous me direz, maintenant que le cyclone est passé, ils seront encore plus facile à voir les bestiaux ! ce à quoi je répondrais du tac au tac, oui, certes mais bon, quand même !
Et donc de Mission Beach point...
Quid alors ? Quid quid quid ?
Et bien le choix de la Daintree Rainforest s'imposait, c'est l'autre endroit où on en voit pas mal. Nous décidons également d'aller faire un tour, un vrai tour de plusieurs jours dans les Atherton Tablelands pour y approfondir ce qui n'avait été qu'effleuré jadis.
Mais ça ne vous fait pas un mois tout ça...
Nous nous mettons d'accord avec les copains de Sydney pour aller à Fraser Island qu'ils n'ont jamais visitée et que je n'ai visité qu'en trombe, c'est à dire sur 1 malheureuse journée ( à éviter absolument), ce sera donc 4 jours de camping sur l'île pour nous, nos amis australiens ayant lâchement opté pour le Kingfisherbay resort.
Si un peu de plongée ne nuit pas, trop de plongée peut gravement porter atteinte au portefeuille en cette contrée lointaine, aussi faut il savamment choisir ses spots.
Je vais tanner les plongeurs locaux sur Diveoz et Scubaboard, je ressortirai de ces recherches Weboqueenslandaises 2 incontournables : Wolfrock et le Yongala. Les classiques croisières de 6 jours sur la grande barrière pour 4 étant très attrayantes jusqu'au moment où on tombe sur le prix : c'est là qu'on perd connaissance.
Et puis après tout ça, on ira passer 5 ou 6 jours à Melbourne chez les copains de plus bas et aux frais de la princesse.
Héhé...
Et c'est donc par un petit matin blafard que le 777 d'Emirates nous débarque sans ménagement à l'aéroport de Brisbane. Et c'est là qu'on se pose des questions vu qu'on a encore pas pu s'empêcher de ramener des cadeaux aux copains. Bien sûr, un français qui fait des cadeaux c'est du parfum, du pinard ou de la bouffe. Le pinard ne pouvant pas supporter le voyage sans dommages, nous avons opté pour les 2 autres. On s'est dit, Ooooooooh, et puis merde ! ça va passer ! Même pas peur de leur sale clebs à la mormoal ! Et puis là, en récupérant les sacs, ben on fait moins les malins... on entend encore passer en boucle dans nos têtes la voix inquiétante du douanier du clip qui passe dans l'avion "...YOU- WILL-BE-FINE ! " Alors on se dégonfle et on va tout penauds voir le douanier côté "quelque chose à déclarer". Bien nous en a pris, de l'autre côté c'est la grosse file d'attente, le type tout à fait charmant regarde nos conserves et paquets de biscuits, fait un grand sourire et nous balance l'habituel " No worries" ! Et voilà, on passe devant la file des collègues passagers qui vident leurs sacs, on se retient de ne pas ricaner : on a de l'éducation. Ben dis donc, ça caille un poil non ? Ben oui, 7° affiché, on fonce vers la voiture de loc : pourvu qu'il y ait du chauffage ! Heureusement il fait très beau. J'attends que le TomTom se réveille avec la gueule de bois d'avoir à digérer l'énorme carte Australienne, lui qui ne prend qu'une petite carte de France de temps en temps...Ah ! ça y est : Cap au Nord vers Rainbow Beach.
Nous l'avons mis en anglais : " bare right" "left turn ahead" "take the motorway" "take the exit" " You've reach to your destination"...Arf, fatigant de reprendre 3h de conduite après 23h de voyage surtout quand en plus le volant est à droite, rien à faire : les premiers jours, on se rapproche invariablement trop près du bord gauche de la route, ce qui déclenche régulièrement des petits cris apeurés du passager avant qui n'en mène pas large... La résidence, Rainbow Getaway est agréable sans casser des briques, les gérants sont serviables sans plus, l'accueil est poli sans être chaleureux. Il y a une petite piscine non chauffée et donc glaciale en hiver ( températures entre 5 et 10 ° la nuit), un super barbecue comme toujours, les chambres sont très bien, les lits très confortables, le matériel de cuisine pas au top. Bon bref, c'est du standard moyen/bon. Je signale que pour couper l'alarme incendie, c'est à l'extérieur, mais faut avoir la clé...( Sont pénibles avec leurs détecteurs super sensibles qu'on peut même pas se faire griller une tartine sans déclencher l'apocalypse)

Que dire de Rainbow Beach ? C'est une toute petite station balnéaire, une sorte de tout petit Noosa, une superbe plage devant avec des falaises de sable solidifié de très belles couleurs, cette plage peut-être fréquentée en 4*4 sur une 20taine de km, c'est une balade sympa qui vaut largement la grande plage de Fraser. Curieusement, sur cette plage les requins tigres et autres dangereux carnassiers des mers qui semblent pulluler, d'après les guides, à Fraser, autant dire la porte à côté, ici, personne n'en parle ! Ap'us les requins, pa'tis les requins... Au dessus de ces falaises, le Carlo Sandblow est à ne pas louper tant il est beau, il faut y aller au moment des lumières rasantes qui suivent le lever ou précèdent le coucher du soleil.






Derrière Rainbow Beach, Tin Can Bay, une grande baie fermée où grouillent les dauphins ( j'exagère un peu, disons qu'il y en a beaucoup), des sorties en Kayak sont organisables. A ne pas louper : le boucher et la marchande d'alcools, 2 passages m'ont suffit pour en faire des potes ! Bon, en même temps, après on s'est barrés, alors c'est triste... Le fish &ships au bout de la rue à gauche est potable. Et puis, l'attraction de Rainbow Beach, enfin pour moi je veux dire, c'est le Wolfrock Dive center, difficile de confondre, il n'y en a qu'un, paumé dans la zone du bled. Le boss c'est Kevin, ancien commando marine australien, sympa comme tout et sacré grande gueule. On ne se connaissait pas depuis 24h qu'il avait l'outrecuidance de surnommer ma fille Camille " Bougez bougez" ( de la pub "Budget" australienne) et moi Cdt Cousteau...Son dive master n'y a pas échappé, surnommé Hoosta' ( because he is my host and is a rooster...ah? bon...hahaha...), sinon, à part ça Kevin est très agréable et parfois vraiment drôle. Et puis avec Kevin on peut discuter, c'est pas toujours le cas avec les anglo-saxons : il a accepté d'emmener ma fille de 17 ans simple OW Padi sur Wolfrock ( 36m) dans le cadre d'une formation AOW, bien sûr moyennant un supplément de 25$/plongée, la double dive avec location de matos étant déjà à 220$...pas donné qu'on vous dit la plongée en OZ ...
(à suivre wolfrock)
Et puis après tout ça, on ira passer 5 ou 6 jours à Melbourne chez les copains de plus bas et aux frais de la princesse.
Héhé...Et c'est donc par un petit matin blafard que le 777 d'Emirates nous débarque sans ménagement à l'aéroport de Brisbane. Et c'est là qu'on se pose des questions vu qu'on a encore pas pu s'empêcher de ramener des cadeaux aux copains. Bien sûr, un français qui fait des cadeaux c'est du parfum, du pinard ou de la bouffe. Le pinard ne pouvant pas supporter le voyage sans dommages, nous avons opté pour les 2 autres. On s'est dit, Ooooooooh, et puis merde ! ça va passer ! Même pas peur de leur sale clebs à la mormoal ! Et puis là, en récupérant les sacs, ben on fait moins les malins... on entend encore passer en boucle dans nos têtes la voix inquiétante du douanier du clip qui passe dans l'avion "...YOU- WILL-BE-FINE ! " Alors on se dégonfle et on va tout penauds voir le douanier côté "quelque chose à déclarer". Bien nous en a pris, de l'autre côté c'est la grosse file d'attente, le type tout à fait charmant regarde nos conserves et paquets de biscuits, fait un grand sourire et nous balance l'habituel " No worries" ! Et voilà, on passe devant la file des collègues passagers qui vident leurs sacs, on se retient de ne pas ricaner : on a de l'éducation. Ben dis donc, ça caille un poil non ? Ben oui, 7° affiché, on fonce vers la voiture de loc : pourvu qu'il y ait du chauffage ! Heureusement il fait très beau. J'attends que le TomTom se réveille avec la gueule de bois d'avoir à digérer l'énorme carte Australienne, lui qui ne prend qu'une petite carte de France de temps en temps...Ah ! ça y est : Cap au Nord vers Rainbow Beach.
Nous l'avons mis en anglais : " bare right" "left turn ahead" "take the motorway" "take the exit" " You've reach to your destination"...Arf, fatigant de reprendre 3h de conduite après 23h de voyage surtout quand en plus le volant est à droite, rien à faire : les premiers jours, on se rapproche invariablement trop près du bord gauche de la route, ce qui déclenche régulièrement des petits cris apeurés du passager avant qui n'en mène pas large... La résidence, Rainbow Getaway est agréable sans casser des briques, les gérants sont serviables sans plus, l'accueil est poli sans être chaleureux. Il y a une petite piscine non chauffée et donc glaciale en hiver ( températures entre 5 et 10 ° la nuit), un super barbecue comme toujours, les chambres sont très bien, les lits très confortables, le matériel de cuisine pas au top. Bon bref, c'est du standard moyen/bon. Je signale que pour couper l'alarme incendie, c'est à l'extérieur, mais faut avoir la clé...( Sont pénibles avec leurs détecteurs super sensibles qu'on peut même pas se faire griller une tartine sans déclencher l'apocalypse)

Que dire de Rainbow Beach ? C'est une toute petite station balnéaire, une sorte de tout petit Noosa, une superbe plage devant avec des falaises de sable solidifié de très belles couleurs, cette plage peut-être fréquentée en 4*4 sur une 20taine de km, c'est une balade sympa qui vaut largement la grande plage de Fraser. Curieusement, sur cette plage les requins tigres et autres dangereux carnassiers des mers qui semblent pulluler, d'après les guides, à Fraser, autant dire la porte à côté, ici, personne n'en parle ! Ap'us les requins, pa'tis les requins... Au dessus de ces falaises, le Carlo Sandblow est à ne pas louper tant il est beau, il faut y aller au moment des lumières rasantes qui suivent le lever ou précèdent le coucher du soleil.







Derrière Rainbow Beach, Tin Can Bay, une grande baie fermée où grouillent les dauphins ( j'exagère un peu, disons qu'il y en a beaucoup), des sorties en Kayak sont organisables. A ne pas louper : le boucher et la marchande d'alcools, 2 passages m'ont suffit pour en faire des potes ! Bon, en même temps, après on s'est barrés, alors c'est triste... Le fish &ships au bout de la rue à gauche est potable. Et puis, l'attraction de Rainbow Beach, enfin pour moi je veux dire, c'est le Wolfrock Dive center, difficile de confondre, il n'y en a qu'un, paumé dans la zone du bled. Le boss c'est Kevin, ancien commando marine australien, sympa comme tout et sacré grande gueule. On ne se connaissait pas depuis 24h qu'il avait l'outrecuidance de surnommer ma fille Camille " Bougez bougez" ( de la pub "Budget" australienne) et moi Cdt Cousteau...Son dive master n'y a pas échappé, surnommé Hoosta' ( because he is my host and is a rooster...ah? bon...hahaha...), sinon, à part ça Kevin est très agréable et parfois vraiment drôle. Et puis avec Kevin on peut discuter, c'est pas toujours le cas avec les anglo-saxons : il a accepté d'emmener ma fille de 17 ans simple OW Padi sur Wolfrock ( 36m) dans le cadre d'une formation AOW, bien sûr moyennant un supplément de 25$/plongée, la double dive avec location de matos étant déjà à 220$...pas donné qu'on vous dit la plongée en OZ ...
(à suivre wolfrock)
Après la prise de contact du premier soir, nous nous présentons le lendemain matin pour les 2 premières plongées, je suis seul avec Sabine et Camille surveille sa petite soeur ( Fanny 11 ans). Il fait beau.
La mise à l'eau se fait côté Tin Can Bay. Il fait beau, nous sommes les 2 seuls clients sur le bateau, c'est génial, il fait beau, pas de vent, mer plate.
Mer plate sur Tin Can Bay...
La bateau est une petite coque alu de 6 m, la forme est celle d'un semi rigide classique, sauf que c'est en alu.
La sortie de Tin Can Bay se fait entre Fraser Island et Inskip point où nous faisons cap tribord vers le sud et c'est là que les ennuis commencent.








Sur la photo suivante, en regardant bien on aperçoit au moins 5 ou 6 raies en formation qui passent derrière, j'étais tellement concentré sur le requin que je ne les ai pas vues sous l'eau.
Plongée magique.
Entre 2 c'est moins drôle, Ashleen l'épouse de Kevin qui est là elle aussi nous a préparé...une soupe à l'oignon...et quelques snacks aussi, je ne suis pas sûr que le choix du parfum de la soupe soit judicieux mais ça se passe bien, le gnome nous a oublié.
"F**K !!!" hurlais-je, ce qui m'attire immédiatement le regard désapprobateur de Ashleen qui s'apprête à me rappeler qu'on est pas aux states ici, mais comme elle voit la même chose que moi, à savoir 2 baleines qui viennent de faire surface à 2 m du bateau, elle s'interrompt la bouche ouverte et le doigt en l'air. Les 2 baleines en profitent pour sonder les bougresses.
Merde alors !!!?!
Pas grave, il va la remonter un poil vers 25 m et elle fera une superbe plongée, tout comme moi avec les mêmes ingrédients + quelques ptérois, de petites murènes grises assez moches, toujours des raies aigles, des mérous des platax, mais les requins mobilisent mon attention et mon appareil photo, nos 2 camarades sans cagoule font de même.


1 h plus tard nous sommes sur le bateau. Ils claquent des dents nos amis, ils sont un peu verts aussi, la soupe à l'oignon est fatale à l'un d'eux qui va passer l'heure "de repos" la tête par dessus bord, il ne profitera même pas des baleines que nous verrons passer à 50 m du bateau.
Mais l'australien est coriace, il se remet à l'eau !
La dernière plongée sera sans particularité et égale aux précédentes, un détail simplement, nous avons tous entendu un choc sourd qui a provoqué un mouvement brutal des requins, j'ai cru qu'un plongeur avait tapé violemment son bloc contre un rocher, mais pas du tout : Kevin qui est resté en sécu surface nous apprendra qu'une baleine a fait son breaching tout près du bateau et quasiment au dessus de nos têtes ! Mais nous n'en verrons aucune sous l'eau hélas.
Livingstone, c'est vraiment son nom de famille, Brian Livingstone, est très mal. De plus en plus vert, de plus en plus réfrigéré il perd figure humaine, il faut rentrer. Heureusement pour lui, c'est beaucoup plus facile avec la mer dans le dos que face à la lame, mais il souffre tout de même le martyre.
"Are you OK Brian ?" demande Kevin..."what a stupid question !" rétorquais-je...il en convient d'un sourire. Brian agonise, il faut foncer. La barre passée il va mieux : il est sauvé.
Nous restons 2 nuits à Hervey Bay pour prendre le temps d'aller voir les baleines. Nous avons réservé une journée avec freedom whalewatch, ils sont plus chers mais vous gardent plus longtemps sur l'eau augmentant ainsi les chances de croiser des baleines, contrairement aux autres opérateurs, ils ne font qu'une sortie quotidienne au lieu de deux.
Nous logeons au Delfinos Bay resort. Les gérants sont absolument géniaux, dévoués souriants sympa, extrêmement accueillants, c'est une adresse qui vaut le coup d'être notée, les apparts sont spacieux, un peu passés de mode mais très lumineux avec une petite terrasse, en face du resort, il suffit de traverser la route pour aller piquer une tête sur la jolie plage de Hervey Bay, nous sommes toujours dans le great sandy national park, la construction en front de mer est absolument interdite, il y a donc une zone boisée tout au long de la plage qui vous fait vous sentir à l'écart de toute civilisation, les nombreux perroquets couvrant utilement le bruit des voitures. si la plage ne vous tente pas, il y a une petite piscine chauffée.
Il n'y a pas d'autre réel intérêt à aller à Hervey Bay que les baleines et le départ pour Fraser Island.
Journée baleine sur le Freedom Whale III donc. C'est du tout cuit. Ils vous ramassent le matin devant l'hôtel ( c'est notre sympathique gérant qui a organisé ça), vous déversent avec précaution à la marina,
vous embarquent sur la bateau, vous font un briefing assez complet, vous nourrissent comme des chancres et vous emmènent à la chasse à la baleine.
L'aventure quoi...
Bon, on s'en fout, on aime bien être dorlotés aussi.
Le personnel de bord est très enthousiaste.
Il nous annonce que pour faire venir les baleines au bateau, il faut faire du bruit : elles sont curieuses, il faut aiguiser cette curiosité.
Nous croiserons un premier groupe de baleines que nous n'approcherons pas à moins de 100 m, ce qui est assez loin.
Les cris à bord sont très mitigés : nous sommes gênés.
Deuxième groupe de baleines le long des côtes de Fraser Island : nouveau chou blanc , elles n'approchent pas.
Puis s'ensuit une longue période de creux, rien d'autres à l'horizon que les fous du coin, jumeaux de ceux de Bassan que nous connaissons bien...
Improbables Acchab, nous errons sur le pont trainant notre frustration telle une jambe de bois : Nous voulons des baleines A CÔTE du bateau .
Mais voilà, on voit bien que le bateau fait route vers le port, inexorablement, c'est que l'heure tourne, d'ailleurs, il fonce le bateau pressé de retrouver son ponton et de prendre une longue goulée de gasoil en goûtant un repos bien mérité...Il est comme ça le bateau, les baleines ? Il s'en fout...
"Qu'as tu vu Ô noble Queequeg ?"
"Là bas, des baleines Ishmaël !"
"Oh ! Mais oui ! Brave Queequeg, tu seras récompensé par moult colifichets et verroteries ! Je m'en vais prévenir le capitaine et me contenterai pour ma part d'une simple guinée d'or..."
Elles passeront pratiquement 45 mn près du bateau, passant dessous, dessus...euh, non, pas dessus : à côté, sortant le museau, s'éloignant un peu pour faire un joli saut,

et que je te montre ma queue et mon bidon et mon museau. De vraies cabochardes !




"glps" dis-je...
Et puis ce n'est pas tout, faut faire gaffe à pas se prendre un avion sur la gueule, ou un tsunami qui vous emporte comme un vulgaire fétu et pourquoi pas une araignée mortelle ou pire: un PV pour excès de vitesse !
On y perd son latin.
Je sors groggy, plus par mon lever trop précoce à 5h que par leurs commentaires qui n'ont cependant pas arrangé les choses.
Visite de l'engin : très bonne surprise, ils les ont transformés en vitesse auto, voilà qui va grandement simplifier les choses !
La famille me rejoint et nous partons pour notre dernier voyage, si j'en crois les loueurs.
Le temps change, quelques gouttes tombent, un très bel arc en ciel réjouit les enfants.
Si elles savaient...mais elles ne savent pas, alors elles me demandent pourquoi tu fais la gueule papa ?🙁
c'est dur d'être un adulte responsable et de gérer seul le stress d'une mort annoncée, inéluctable, atroce...J'imagine déjà les titres dans la feuille de chou locale : " une famille biend'cheunous meurt dans un terrible accident de 4x4, les requins et les dingos se disputent les dépouilles"...🏴☠️
J'en fais trop, mais c'est un peu l'ambiance. On vous met une pression excessive, les sorties à Fraser Island ne présentent pratiquement pas de danger, bien sûr qu'on peut avoir un accident, comme partout ailleurs ! Quand il y a un accident, surtout quand des touriste sont impliqués, les médias australiens en font des tonnes, tout comme quand un européen se perd dans le bush, ou quand un bateau du Vendée Globe se retourne, ou, bien sûr, quand il y a une attaque de requin...
Quant-aux requins et autres dingos, vous avez autant de chance de vous faire bouffer par eux que de vous prendre une météorite sur le coin du museau.
Les requins sont beaucoup plus souvent les victimes sur cette plage que les baigneurs
Il faut se calmer et relativiser. Fraser, ce n'est pas l'aventure, on y va avec les enfants sans problème, on se la joue pour les laisser penser que si, c'est l'aventure mais on oublie pas que les secours sont proches, que les chemins sont fréquentés et qu'on attend jamais trop longtemps avant le prochain 4x4.
L'aventure sur Fraser, c'est pour ceux qui la traversent à pied. C'est quelque chose à faire ça tiens !
Mais Fraser Island est un superbe terrain de jeu. Je ne suis pas un amateur de 4x4, mais j'avoue m'être bien marré au volant de mon Troopy.
Les premiers kilomètres ont été laborieux sur un chemin pourtant facile ( à posteriori), mais rapidement je m'habitue, c'est un peu comme de la conduite sur neige en plus facile. La conduite se fait le plus souvent sur le mode normal, on passe rarement en "low gear", mais on échappe pas au mode low gear sur Fraser si on se balade beaucoup. Vu les quelques faibles averses qui ont détrempé le terrain et rendu le sable pus lourd, la conduite en a été grandement facilitée et nous n'avons pas été ensablés une seule fois, on est pas passés loin parfois, mais c'est toujours passé.
Certains passages sont vraiment impressionnants, avec des trous de 50 à 80 cms, des pentes ahurissantes, on sent assez souvent , sur certains passages , taper ou frotter le bouclier. L'un des pires chemins étant celui qui va au Kingfisher bay resort où logent les amis de Sydney. Un autre qui vaut le détour tant il peut être pénible est celui qui va au lac Garawongera : des coefficients de pente impressionnants et des chaos euuuh...chaotiques. Même chose pour le chemin qui va de Ely creek au Lake Allom ( où il y a les petites tortues).
La plage de l'Est est facile à conduire mais 2 h avant et après la marée haute, il faut s'arrêter, enfin, il vaut mieux, sinon on continue dans le sable mou à 20 km/h en écoutant son moteur hurler et en étant balancé à droite et à gauche tout en sachant qu'à un moment ou à un autre on sera arrêté par la mer qui rejoint les rochers.
Alors on s'arrête.
Sur la plage, les rivières sont le principal danger, à marée descendante, elles n'ont pas eu le temps de creuser le sable et si on roule au plus près de la mer, il n'y a jamais de gros décrochage, mais là, encore faut-il faire attention aux vagues traîtresses !
En fin de montante, 3 h après le bas, c'est là que tout se complique, les rivières ont beaucoup creusé et le décrochage se fait à angle droit, ça peut tomber de 1 m, si on arrive pleine balle là dessus, on se retrouve sur le toit, c'est réellement dangereux et nous sommes prévenus. c'est aussi dangereux que de foncer au feu rouge en fait...
En 4 jours de conduite sur l'île, je n'ai eu qu'un seul coup de chaud : une perte totale de contrôle alors que je totalisait à peine 5 h de conduite, je commençais à prendre bien confiance en moi, sur un chemin de sable mou assez large, la voiture a dérapé et je n'ai pas immédiatement contre braqué, j'ai bêtement freiné et fait un joli tête à queue. Si une voiture était arrivée en face , c'était l'accident, tôle froissée en perspective, sans plus ( bien embêtant quand même), sur un chemin plus étroit, ce pouvait être une sortie de route et le 4x4 dans les arbres : beaucoup plus embêtant, mais la forêt est trop dense pour que le véhicule puisse dévaler les pentes. Comme partout ailleurs, le port de la ceinture pour tous les passagers est donc important.
Sachant tout cela, on peut y aller détendu, tout ce qu'on risque en respectant les règles de prudence de base, c'est d'y laisser un maximum de fric...





Il ne faut bien sûr pas louper les lacs, le plus beau est incontestablement le lac Mackenzie. C'est aussi le plus fréquenté et ça peut être littéralement submergé du fait de la taille ridicule des plages près du parking ( du fait d'un niveau d'eau assez élevé suite au pluies diluviennes de Février Mars). Dès lors, 2 solutions : prendre le chemin et marcher le long du lac pour rejoindre les autres plages, désertes ou passer le matin avant les premiers bus. C'est ce que nous avons d'abord décidé de faire avec les Thompsons : bingo! il n'y avait personne ! Par contre temps très maussade qui gâche la fête...
Nous essaierons à nouveau en famille, après 15 h pour éviter la foule, là c'est moins garanti, à notre arrivée, beaucoup de monde, mais coup de bol, les 2 bus présents décollent presque immédiatement, nous voilà quasiment seuls avec 2 ou trois autres petits groupes. Seuls pendant une heure...et puis boum ! Un flot continu arrive le long des barrières et on se retrouve les uns contre les autres, serviette contre serviette, la côte d'azur un 15 Août...nous partons.
Mais il est beau ce lac, très beau même, on ne peut pas en faire l'économie.



Autre merveille, le lac Wabby, prudents, nous y allons le matins et arrivons vers 10h au parking le plus proche, 2 km de marche et nous voilà sur place, à nouveau seuls : absolument fantastique, les poissons chats dans le lac ( impossible de les prendre en photo) les petits aigles à tête blanche les cormorans les perroquets qui passent au dessus. Les petites tortues qu'on aperçoit furtivement. Nous dévalons la dune abrupte comme des dingues pour finir dans l'eau ( ne le faites pas, c'est très dangereux : vous allez mourir dans d'atroces souffrances qu'on nous a dit...), après 1 h de tranquillité un autre groupe arrive, ils vont à l'opposé, nous ne nous voyons pas les une les autres, nous passons une autre heure tranquilles : un grand moment.








Il y a aussi le lake Basin...quand il y a le bon niveau d'eau dedans, ce n'était pas le cas : plus du tout de plage, les lacs allom, Boomanjin et Garawongerra sont moins spectaculaires.





Dépités nous rentrons car la nuit tombe et il ne faut pas conduire sur la plage la nuit parce que sinon nous allons mourir dans d'atroces souffrances.
Nous nous faisons un peu avoir, il a fallu allumer les phares puisqu'il faisait tout noir, bizarrement, nous ne sommes pas tous morts. Étrange, il ne faisait sans doute pas vraiment nuit...juste tout noir...
Oui, les dingos sont là, assez inquisiteurs, ils n'hésitent pas à approcher assez près, on les voit beaucoup sur la plage et n'ont pas l'air du tout dangereux, il ne faut pas s'y fier bien sûr, ce sont des animaux sauvages.
Beaucoup plus ennuyeux, leur comportement la nuit. Si vous êtes sur une aire de camping aménagée, pas de souci, il y a des barrières à dingos très efficaces. Il en va tout autrement quand vous faites du camping " sauvage".
Le long de la plage il existe des zones autorisées, on passe la dune et en retrait on peut trouver de chouettes petites clairières.
OUAIIIIIIIIS YOUPIIIIII ON EST DES ESPLORATEUR-EU ! ON EST DES ESPLORATEUR-EU !

Peu avant que nous levions le camp, une patrouille de rangers vient nous voir, ils nous interrogent sur les dingos et nous demandent de décrire leur comportement, si un dingo se montre agressif, il est éliminé ou déplacé hors de l'île.
Le ranger, un aborigène me félicite sur la place de camping qu'il trouve excellente et qu'il ne connaissait pas ! ( normal : on est des esplorateurs !) comme nous finissons de ranger le campement, il nous félicite également sur la propreté, y compris sur le coin toilette, il est content de nous, alors forcément nous somme fiers comme des poux ! Il nous dispense même de déballer les toiles de tente sur lesquelles nous avons bêtement laissé accroché notre permis de camper...
Nous quittons les Thompson après une dernière balade en commun et rejoignons notre dernier lieu de camping à central Station, royaume de Kookaburras et des goanas. ces derniers sont beaucoup plus petits que leurs congénères du Sud du pays qui atteignent facilement les 2 m. Central station est un camping en forêt et donc totalement dépourvu de pêcheurs à la ligne, c'est plutôt fréquenté par les touristes comme nous ou par les randonneurs qui traversent l'île à pieds. Situé dans une vallée près d'une rivière en pleine forêt, ce site est magnifique comme je l'ai déjà dit.


Mais ici les sons portent beaucoup contrairement à Dundabarra situé en bord de plage. Un groupe qui débarque au camping peut donc s'avérer extrêmement nuisible, et voilà que débarque un groupe...nous sommes à 100 m d'eux et je puis déjà affirmer qu'ils sont francophones. L'ambiance est bonne chez eux ceci dit, ça rigole fort, ça s'interpelle, on profite bien de toutes leurs vannes...et on se demande à quelle heure ils vont s'arrêter...
Nos voisins australiens semblent avoir les mêmes préoccupations.
Pourtant, heureuse surprise, nous somme tombés sur un groupe de jeunes français ( ce sont bien des français) hors norme, le règlement du camping stipule que tout bruit doit s'arrêter à 21h, eux se calmeront d'un seul coup à 20 h ! je dois dire que je suis surpris, n'étant pas habitué à une telle discipline chez mes compatriotes...les temps changent, la jeunesse donne l'exemple et redonne confiance en l'avenir...une larme coule le long de ma joue tannée et burinée par les ans et le soc de la longue expérience qui a creusé sur ma face les profonds et stériles sillons de la désillusion dont...
" bon ça va papa, t'en fais pas un poil trop là ?"
"Hum, oui, pardon : je m'oublie"
Nous passerons notre dernière nuit à Central Station, au petit matin, frisquet, 5°, pas plus. Heureusement il y a des douches chaudes ( mais payantes).
Nous nous présentons donc le matin, assez tôt, c'est à dire à 7 h pour préparer toute la paperasse, louer ce qui nous manque ( bcd+reg+tank=stab+détendeur+
bouteille)) et s'équiper.
Yongaladive accepte comme convenu au préalable de faire plonger Camille sur 30 m, toujours dans le cadre d'une formation AOW ( Advance Open Water)
Il y a bien plus de monde qu'à Wolfrock, le Yongala est un must internationalement connu comme l'une des plus belles plongées d'Australie. Sur le bateau, 2 suédois, 2 belges, 1 espagnole ( 2 en fait avec le divemaster), 1 américain, 2 français ( nous) et 3 australiens. Soit 11 sur le bateau + 1 dive instructor, 1 dive master et 1 boat man.
Yongaladive n'est qu'à 300 m du camping, mais est encore à 300 m de la plage, nous y allons donc en 4x4 cahin caha, le bateau suit traîné par son tracteur, la mise à l'eau se fait sur la plage qui est abritée par une sandbar...encore...


Le temps est radieux et le vent ne souffle presque pas...ALLELUYA !!!
Mais enfin papa ! Arrête ! Tu vas nous faire remarquer !!!
Hem...désolé, je m'emporte, je m'emporte...
C'est parti, la mer est quasi plate, les 2 gros moulins de 150 cv crachent et nous font voler vers la balise du Yongala. Vingt minutes plus tard nous y sommes et nous nous équipons.
Nous descendons le long des bouts d'amarrage permanent pour rejoindre l'arrière de l'épave.


Le safran est toujours en place, pas très loin je tombe sur un hublot intact posé sur le sable, chose assez rare, on peut même dire inexistante en France pour une épave si peu profonde et autant plongée.
Le Yongala est une tombe interdite à la pénétration, cette interdiction est respectée semble t'il.
La pêche est interdite ici et ça se voit, les bancs de poissons sont impressionnants, barracudas, carangues à foison, murs de platax.




Les raies pastenagues sont également nombreuses, tout comme les gros mérous qu'on approche beaucoup plus facilement ici qu'à Wolfrock.


Les mantas sont absentes ou très rarement rencontrées en hiver, mais très fréquentes en période chaude.
Il y a 2 requins bouledogues résidents, ils restent en permanence autour de l'épave, j'aurai l'occasion d'en voir 2 fois passer en limite de visibilité, mais ils n'approcheront pas assez pour la photo.
Les requins guitare sont régulièrement croisés ici, mais je n'en verrai aucun, c'est pas faute d'avoir cherché sur le sable pourtant...

En cherchant bien sous les serpents, on peut trouver de beaux nudibranches : les fameuses danseuses espagnoles, il faut faire vite, il semble que les plongeurs locaux s'en délectent.

Entre 2 plongées les snacks sont au rendez vous avec café thé ou soupe s'il fait froid, ce n'était pas le cas, 15° le matin et 25 l'AM, l'ombre du toit du semi rigide est donc tout à fait bienvenue.
Durant l'heure accordée pour l'intervalle de surface l'odyssée du Yongala nous est contée par les instructeurs. Ce bateau du début du 20e siècle a fait la fortune de ses armateurs à l'époque de la ruée vers l'or dans le Victoria, il faisait la liaison Darwin Melbourne et était un des seuls à disposer de cales réfrigérées et plus de ses cales de fret habituelles. Pour son plus grand malheur, alors qu'il passait la région de Townsville, il s'est trouvé face à un cyclone de 5e catégorie. Ses grandes cales étaient simplement bâchées. Il semble que les bâches aient été arrachées par le vent ( de plus de 250 km/h) et que les vagues submergeant le pont aient rapidement remplis les cales et fait couler le navire. Le grand nombre de corps présents dans ces cales attesterait cette hypothèse : les matelots y sont descendus en nombre pour y actionner un maximum de pompes.
Le Yongala est célèbre également pour les trésors qu'il aurait transporté et qui n'ont pas été retrouvés. L'épave a été redécouverte dans les années 60, alors que 2 signalement d'une anomalie sur le fond avait été faite dans les années 40 et que l'épave avait été visitée par des plongeurs en 58, l'identification officielle a eu lieu en 1961.
Tous les marins et passagers périrent à bord et y sont encore d'où ce statut de tombe immergée interdisant la pénétration par les plongeurs.






Joli n'est-ce pas ? je ne vous mets pas de photo des épouses : trop moches pour justifier d'une belle parade et donc d'une photo ( je suis vexé...)

pas mal de passereaux bien moins beaux
des kookaburras bien sûr, des bush Turkeys of course, des musky rat kangaroo, un gros rat marsupial très mignon,


un autre beaucoup plus rapide et très inquiétant puisqu'on nous a recommandé de ne pas le laisser rentrer dans les maisons, or ils vous filent entre les pattes à une vitesse impressionnante et n'ont pas l'air intimidés pour deux sous...
Nous en verrons même un trimballer ses petits, trop gros pour rentrer dans la poche !
des pademelons, qui sont de petits wallabies, mais ils n'approcheront pas assez pour être pris correctement en photo, qu'à cela ne tienne , nous irons voir leurs proches cousins, les Rock Wallabies à Granite Gorge pas très loin qui eux se prêtent bien volontiers aux séances de pose : ils sont semi apprivoisés.


Le lac eacham est très beau et très sympa pour la baignade, on y voit facilement des tortues.


Yungaburra, la petite ville la plus proche est à 6 km est très sympathique, les restau sont bien et très accueillant, l'office du tourisme également, il y a un petit atelier de taille d'opales où on peut acheter des bijoux pour tous les prix.
L'attraction de Yungaburra, c'est le curtain fig tree, probablement l'endroit d'australie où vous avez le plus de chance de voir les tree kangaroos, mais nous n'en avons pas vu, il vaut mieux prendre un guide pour ça je pense...
Par contre, il y a une autre bestiole habituellement difficile à observer en l'australie mais qu'ici on voit très facilement, c'est Mister platypus, le célèbre ornithorynque, que rien que son nom c'est incroyable, mais la bestiole !!!
Il suffit de se poster le long de la rivière, sur un banc en fin d'après midi, ne pas bouger et attendre, ça peut durer 1 heure, mais vous finirez par le voir : il descendent et remontent la rivière pratiquement en continu semble t'il, on peut les voir de très près : cette photo a été prise à moins de 2 m.

Yungaburra est célèbre pour ses platypus, il en ont même vu un sur la route une fois !
les autres sont bien aussi et on peut en voir beaucoup d'autres dans le Wooroonooran National Parc où il existe de bien belles rando,



la plus célèbre est l'ascension du Mont Bartle Frère 1600 m, une très grosse balade, nous nous contenterons de petites rando de 2 h en forêt, trop de choses à voir pour consacrer toute une journée à la randonnée.



Il faut passer voir le cratère aussi et puis ne pas oublier une petit tour dans les mareeba wetlands, contraste étonnant qui vous fait passer de la forêt vierge du lac Eacham,
aux paysages de moyenne montagne digne du massif central des Atherton Tablelands
pour vous retrouver dans le bush de Mareeba avec ses kangourous ( le plus souvent morts en bord de route) et ses termitières.
La petite balade en canoë est sympa sur le petit lac près du centre touristique, il n'y a pas de crocodiles dans ce lac, ils se trouvent un peu plus loin dans les wetlands sur la route de Cairns, là il faut faire attention.
La balade en canoë permet de voir quelques beaux oiseaux assez communs : grande aigrette, Ibis, Cormorans, Jacanna...





Nous verrons également mais de très loins, 2 Jabirus. les grosses jumelles étaient bienvenues, le 300 mm du réflex était insuffisant. Beaucoup d'autres oiseaux, dont un groupe d'émeus qui étaient fort peu farouches malgrés les poussins et ce beau guépier




C'est en grande partie pour ça que nous sommes là, nous voulons voir un casoar, il paraît qu'on en voit facilement ici, moins facilement qu'à Mission Beach, mais Mission Beach...
Nous prenons le bac non sans avoir préalablement scruté la rivière à la recherche des salties, ces gros crocodiles aussi marins que dangereux, car mangeurs d'
hommmeenuneseulebouchéeetsansmâchersilvousplaît ! Fichtre, ça craint...je veux dire, that sucks mate !
Nous traversons en priant pour que le frêle esquif ne chavire point.
Ouf ! Il a bravé la tempête sans faillir et nous dépose saufs sur l'autre rive, s'il ne se planquait pas dans sa cabine tout là haut, je pense que j'aurais fait une bise au capitaine...c'est peut-être pour ça que sa cabine est haut perchée comme ça d'ailleurs ?
La route offre de magnifiques point de vue sur l'estuaire de la Daintree, tout au fond c'est Port Douglas.
Nous rejoignons notre home, superbe maison queenslandaise sur pilotis à flanc de colline, entièrement autonome avec panneaux solaires et citernes d'eau. Du coup, pas de machine à laver ni sèche linge qui sont trop gourmands en énergie, mais il y a l'indispensable frigo...C'est peu dire que cette maison est agréable , elle est chère, mais elle le vaut. C'est vraiment un cadeau qu'on s'offre, pour ceux qui seraient tentés : daintree magic

La grande terrasse avec son hamac est particulièrement appréciée.
On peut loger dans cette maison à 3 couples sans problème, ce qui fait 100$ par couple et devient abordable.
Pour une famille...hem, c'est tout de même très cher, il faut vraiment être un maudit de la pluie au camping...
Nous nous installons, ravis. La propriétaire n'est même pas là, c'est ouvert, appelez moi en arrivant, vous êtes bien installés ? Bon, rappelez moi en partant...
Sont pas chiants dis donc par ici !
Nous sommes enthousiastes, nous décidons d'aller voir la plage à côté, il est déjà 16 h et la nuit tombe à 18 h.
Magie de l'internet, on arrive à récupérer des photos de photographes compétents :
c'est exactement ça qu'on a vu.
Une seule exception pour ces panneaux à Thornton Beach, et c'est bien sûr là que nous verrons un crocodile près de l'estuaire, mais côté rivière, pas loin, à 200 m, pas plus. Il n'en reste pas moins qu'à 200m de lui, des gens se baignaient. Nous leurs avons signalé le lascar, ils nous ont répondu sûrs d'eux ( en bons allemands), "impossible ! Il n'y a pas de panneaux d'avertissement ici !" il a fallu que je leur montre...
Moralité, ce n'est pas tant aux panneaux qu'il faut se fier, mais à la proximité des embouchures de rivière, pas de ruisseaux, de rivière, le crocodile a besoin de pouvoir se faire chauffer au soleil, il faut donc que la rivière soit suffisamment large pour être dégagée. En saison sèche, ils s'aventurent extrêmement rarement loin de l'embouchure, on peut donc se baigner à Cow Bay ou à cape Tribulation sans s'éloigner du bord, à Thornton Beach une trempette rapide, pas plus. En saison humide on ne va carrément plus dans l'eau à cause des cuboméduses. ( ces renseignements ont été pris auprès de plusieurs locaux qui vivent en permanence là bas)
Mais ce sont tout de même de bien belles plages.



Revenant vers la maisons, nous prenons un autre chemin qui s'arrête brutalement face à une forte pente qui descend 10 m plus bas où coule le ruisseau, me vient alors cette idée géniale, pardon, à la con :
"Ouah hé, trop cool, on suit le ruisseau jusqu'à la mer, ce serait comme man vs wild hé !"
"Oh non, et si y'a des crocodiles ?"
"Ouah l'aut' hé, la trouillarde hé ! Y'a même pas de crocodiles, c'est bien trop p'tit d'abord hé !"
Nous formerons 2 groupes, moi et Camille qui suivrons la rivière jusqu'à la plage à 2-300 m à vol d'oiseau et l'autre qui fait le tour par la route.

(cette deuxième araignée se trouvais en toute simplicité dans notre location...au dessus du lit...)
Une heure, il nous aura fallu une heure pour faire 300 m, il faut dire que le ruisseau serpente dur et que les obstacles sont nombreux, mais on l'a fait non de dieu !
Sabine était à 2 doigts d'appeler les secours...
Dan ne se contente pas de montrer 3 crocodiles, il explique la rivière, les mangroves, leur évolution, leur reproduction. Par exemple, je suis stupéfait d'apprendre que d'une rive à l'autre, sur un affluent de la rivière qui ne fait pas plus de 15 m de large et qui est quasiment couvert par le feuillage, les essences sont différentes d'une rive à l'autre. Il nous en apprendra bien d'autres.
Nous verrons énormément de martins pêcheurs de 3 espèces différentes, quelques guêpiers, de grands hérons locaux, grandes aigrettes, spatules.



Nous verrons d'autres crocodiles de plus loin, moins enclins à se laisser aborder car plus petits.
et plusieurs petits de nuit repérés par la lampe qui fait luire leurs yeux..
Plus la nuit tombe, plus l'ambiance devient extraordinaire, nous nous sentons pris par l'ambiance de la rivière, de la forêt. Nous suivons des vols de petites aigrettes qui remontent toutes la rivière jusqu'à ce que nous tombions sur leur dortoir ! Des centaines, voir des milliers d'aigrettes rassemblées pour dormir.
Ces oiseaux ne sont pas une découverte pour nous, puisqu'ils sont quasiment ubiquitaires sur la planète, sauf en régions polaires. le spectacle n'en est pas moins surprenant.
Dan nous trouvera quelques grenouilles arboricoles, dont celle ci qui est la plus grosse au monde, de la taille d'une grosse rainette elle dépasse largement ses congénères qui avoisinent en général la taille d'un phalange.
Et puis nous finirons en beauté par un superbe Papuan Frogmouth, l'oiseau star du lieu.
Bref, un tour à ne louper sous aucun prétexte et vraiment, vraiment préférez le tour de 2 h avec un guide qui vous fera découvrir la rivière.
Si vous êtes intéressés surtout par les serpents et autres reptiles, préférez le tour du matin.
Les crocos se voient quasiment à toute heure, bien entendu, la nuit, ils sont plus difficiles à voir.
Nous sommes 14 , 2 jeunes Australiens de Newcastle, 2 autres Australiennes? une famille de 4 allemands, nous 4 , 2 américains et, encadrant ce joli groupe digne d'un inventaire à la Prévert, nos 2 accompagnateurs.
Petit briefing sue la plage " qui n'a jamais fait de kayak ? Qui a une bonne pratique ?" Sabine et moi levons la main fort de nos 15 ans de pratique régulière du kayak de mer, nous signalons qu'étant tellement forts, nous trimballerons sans problème nos 2 poids morts de progéniture, nous faisons rouler nos muscles saillants et balançons un sourire carnassier, la blancheur insoutenable de nos dentitions parfaites éblouit nos congénères...alors, nos yeux délavés d'aventuriers aux joues creuses se portent vers le large, sans plus un regard vers les autres, nous empoignons kayaks et pagaies et d'une foulée ample mais souple ( au ralenti ) nous nous lançons vers les flots tumultueux et infestés de crocodiles affamés.
Je fais monter Fanny devant, Sabine fait de même avec Camille.
Camille souhaite apprendre, elle me demande comment on fait pour tourner, je lui explique qu'étant à l'avant, elle doit aller chercher loin du côté où elle veut tourner et ramener la pagaie vers elle. Aller chercher loin consiste à bien tendre le bras en dehors de l'esquif , la pagaie devant être quasi verticale il faut légèrement s'incliner et prendre légèrement appuis sur la pagaie. Bref, ça ne s'improvise pas, ça justifie un peu d'entrainement et ma petite démonstration est sans doute un peu insuffisante...
Toujours est il que la bougresse s'exécute aussitôt, lance sa pagaie bien loin sur tribord, tout le buste suit, la pagaie est bien verticale et n'offre aucun appuis, elle s'enfonce donc inexorablement, les lois de l'attraction universelle et de la physique en général s'appliquant à elle comme à Sabine, le kayak se retourne..
Du coup, notre statut d'aventuriers aux joues creuses en prend un sacré coup.
Sabine n'arrange rien en vociférant " Au secours ! Les crocodiles ! Ils vont me manger !" Je m'approche pour donner un coup de main en stabilisant le kayak qu'elles viennent de retourner.
Conscient du ridicule, je remercie le ciel que nos cokayakistes ne parlent pas le français et..."Vous voulez un coup de main ?" nous demande gentiment notre accompagnateur australien qui a fait ses classes de moniteur de kayak dans notre beau pays...
Je maudits le ciel...
Cette petite mésaventure a pour effet de considérablement refroidir les ardeurs, nous avons 4.5 milles à parcourir, il y a des requins et des crocodiles qui fourmillent sous nos fesses : ne pas tomber...ne paaaaas toooomber...
Personne ne tombe plus.
Ceci dit, ça ne fourmile pas du tout de bêtes féroces sous nos fesses...mais on ne sait jamais...
Un des gros nuages qui passaient au loin vient nous rendre visite comme prévu et nous arrose assez légèrement, il nous effleure dirons nous. Nous n'en verrons pas d'autres. La mer est clémente et le clapot est très léger.
traversée sans encombre donc.
Snapper island est une jolie petite île avec de très belles plages côté Nord, bien exposées au soleil et bien à l'abri du vent. Le récif de corail est en bon état et le snorkeling y est agréable sans être exceptionnel : la proximité de la Daintree rend l'eau turbide et la visibilité n'excède pas 5 m ce qui n'est pas trop gênant si près de la surface. On voit régulièrement des tortues dans ce coin, mais nous n'en verrons pas.

Et puis nous rentrons.
C'est une petite sortie très sympathique, je pense qu'il ne faut pas hésiter à passer la nuit sur l'île pour ceux qui n'ont pas de logement programmé pour la nuit.
Le plus simple étant de loger au Crocodilus et de programmer une nuit à Snapper Island.
J'ai pioché cette photo sur le web, les conditions étaient exactement celles là : le vent a cessé de souffler depuis 2 jours et nous ne nous en plaignons pas ! C'est superbe.




Et de grands classiques comme cette pastenague à points bleus ou ces poissons clown

Je me contenterai de celui là, beaucoup moins beau mais bien plus cabotin !
et puis ces bestioles étranges que l'on trouve dans certaines plantes grasses
Il est temps de ranger notre chouette maison et de faire les sacs, demains nous prenons l'avion pour l'hiver : nous allons à Melbourne chez des amis et là bas, ça caille !
Dernières chauves souris avant de partir.

Nous voici donc partis pour Melbourne, les nouvelle de la météo tout là bas ne sont pas catastrophiques : beau temps, 5° le matin et 15° l'après midi.
Si ça reste comme ça je signe des 2 mains me dis-je avec gourmandise.
Maintenant je peux vous l'avouer avec une pointe de honte : c'est resté comme ça et ça c'est même amélioré, il a fait plus chaud.
Si je regarde bien, je m'aperçois que nous avons eu le même temps près de Brisbane et à Melbourne ! Soleil ultra majoritaire, vent très variable et un poil de pluie.
C'est pas souvent que ça se passe comme ça, j'apprécie.

et la nuit venue, nous allons aider à faire le feu de broussailles.
Tout fermier australien qui se respecte doit le faire, il s'agit de ramasser un maximum de déchets végétaux qui gisent sous les eucalyptus et de débroussailler un peu. Le tout doit être mis en tas et brûlé. Cet entretient régulier limite le risque de feu. Les incendies de forêt d'eucalyptus se propagent à des vitesses fulgurantes et sont souvent meurtriers l'été venu : en 2009 plus de 300 morts.
Donc, on prévient :

De vrais coq en pâte : une honte je vous dis !
On y voit souvent des Kangourous, dont un permanent qui assure la garde.


Divers métiers sont représentés, forgeron, fabriquant de bougies, un tour à bois impressionnant, une fabrique de wagonnets etc...

Il y a un petit ruisseau qui coule où ils laissent filer de temps en temps un peu d'or, libre à chacun de prendre sa bâtée et de tenter sa chance...nous n'avons rien trouvé bien sûr...

OK pour Cape Otway ! lui dis-je.
Le lendemain nous partons donc pour la GOR, nous rejoindrons les amis à Melbourne tard le soir.
Ben en fait non...
Vivant en Europe, nous avons un kilométrage de côtes absolument impressionnant et donc des routes côtières fabuleuses, bien plus belles que la GOR. Faites Marselle La Ciotat, Sagone Porto, Saint Malo Trébeurden, vous en prendrez autant, sinon plus dans la vue. L'endroit le plus impressionnant de la GOR, c'est les 12 apôtres, cette fois ci, on y va même pas, ça fait un peu loin et on veut passer du temps avec les koalas.
C'est rigolo les koalas...
Bien, ceci dit, ce n'est pas non plus hideux. La mer est belle et claire, il y a de petite villes côtières très sympa ( j'aime beaucoup Lorne) et des forêts qui justifient de belles balades, surtout dans les Otway range. La route en elle même est particulièrement belle après la sortie de la forêt de Otway NP. Sinon, ce sont des colines qui tombent dans la mer et de belles plages de surf, rien de très extraordinaire mais un très jolie balade



C'est le dernier, là, juste au dessus qu'on a failli ramener chez nous.


Un incontournable de la City est de monter en haut de la tour Eureka .300 m 88 étages.
La vue du sommet est fabuleuse, il n'est pas très utile de compléter la visite par le " skydeck", attraction qui demande de payer un peu plus cher mais n'apporte pas grand chose, un petit frisson tout de même.
La tour qui ressemble à la tour Eiffel est une partie du NGV


Le musée est derrière

Une énorme serre, magnifique où pousse un petit bout de rainforest Victorienne. Des dinosaures et des animaux naturalisés. Une salle dédiée à la culture Aborigène, une autre à l'histoire de Melbourne. Des salles interactives à orientation naturaliste ou scientifique : un très beau musée qui vaut bien une demi journée.
ça les épuisé les filles !
Vous pouvez aussi aller à l'aquarium que nous n'avons pas visité cette fois ci, mais qui vaut le coup, surtout si vous ne plongez pas.
Le surf se fait en dehors de la baie de Port Philips sur les plages du Sud à Portsea, ou à l'Ouest sur la Great Ocean Road. Ou à l'Est...partout au Sud quoi...
Nous ne sommes pas allé les voir, mais il y a des pingouins à St Kilda, sur la plage, ce qui peut éviter d'aller faire l'excursion de Philip Island .
Cette photo a peut-être été prise d'un ballon, Melbourne étant une des seules capitales mondiales que vous pouvez survoler en ballon. Nous ne l'avons pas fait, David oui : il m'a dit que c'est une expérience inoubliable.
( ce n'est pas ma photo : il faisait moins beau et il y avait des travaux sur la jetée, ils sont en train de la dédoubler)
Et je le vois.
Mon premier spécimen, tranquilement posé au fond qui gobe ses proies de petits mouvements rapides du museau, tchac! tchac! Impitoyable pour ses victimes.
il est énorme : au moins 40 cm !
Je suis prêt. Clack clak clak, c'est dans la boite ! et d'un ! exhultais-je.
Mais regardez moi cet air féroce !!! :
Aaaaaaaaaaaarrrrrh

Clak Clak Clak, j'en mets d'autres dans la boite quand un petit trublion tente e me distraire de ma mission, mais il n'approche pas assez prêt pour être intéressant, il passera plusieurs fois, pleine balle, à 3-4 m de moi, un peu juste pour le flash qu'il semble d'ailleurs assez peu goûter...
