Trafic de drogue: la Chine hausse le ton face à la Birmanie
Le mercredi 15 février 2006
Trafic de drogue : la Chine hausse le ton face à la Birmanie Agence France-Presse Pékin
La Chine a exhorté la Birmanie à mieux combattre le trafic de drogue et dénoncé l'«inondation» de stupéfiants en provenance de son voisin, a indiqué mercredi la presse officielle chinoise.
«Actuellement il y a une inondation de drogues à la frontière sino-birmane, qui pose un grave danger au peuple et à la société», a déclaré le premier ministre Wen Jiabao en recevant mardi à Pékin son homologue birman, Soe Win.
«Nous devons prêter une grande attention à ce problème et prendre des mesures strictes et punitives», a ajouté le chef du gouvernement chinois, cité mercredi par l'agence semi-officielle Nouvelles de Chine (CNS).
«La Chine espère renforcer la coopération avec la Birmanie et signer un accord de lutte anti-drogue le plus vite possible», a indiqué M. Wen.
Le premier ministre birman effectue actuellement une visite de cinq jours en Chine. Mercredi, il devait s'entretenir avec le président Hu Jintao.
La Birmanie, dirigée par une junte militaire, est l'un des principaux producteurs d'opium au monde, notamment dans sa partie nord qui borde la province chinoise du Yunnan où la toxicomanie est très répandue et les cas de sida nombreux. La dictature birmane est régulièrement accusée d'encourager voire d'organiser le trafic.
La police chinoise estime que quelque 70 à 80 tonnes d'héroïne produite chaque année en Birmanie transitent par la Chine avant d'être écoulées sur d'autres marchés internationaux.
Lors de son entretien avec Soe Win, Wen Jiabao a aussi proposé que les deux pays renforcent leur relations économiques, notamment dans le domaine de l'énergie et des ressources naturelles, selon CNS.
Les Chinois, à la recherche de nouveaux approvisionnements en pétrole et gaz, s'impliquent de plus en plus dans la compétition pour les gisements d'hydrocarbures de Birmanie.
Actuellement, la quasi-totalité de la production de gaz birman est exportée vers la Thaïlande voisine, mais la Chine, tout comme l'Inde, se montre très intéressée.
Pour la Birmanie, isolée économiquement car frappée par les sanctions occidentales, la coopération avec la Chine est vitale.
Trafic de drogue : la Chine hausse le ton face à la Birmanie Agence France-Presse Pékin
La Chine a exhorté la Birmanie à mieux combattre le trafic de drogue et dénoncé l'«inondation» de stupéfiants en provenance de son voisin, a indiqué mercredi la presse officielle chinoise.
«Actuellement il y a une inondation de drogues à la frontière sino-birmane, qui pose un grave danger au peuple et à la société», a déclaré le premier ministre Wen Jiabao en recevant mardi à Pékin son homologue birman, Soe Win.
«Nous devons prêter une grande attention à ce problème et prendre des mesures strictes et punitives», a ajouté le chef du gouvernement chinois, cité mercredi par l'agence semi-officielle Nouvelles de Chine (CNS).
«La Chine espère renforcer la coopération avec la Birmanie et signer un accord de lutte anti-drogue le plus vite possible», a indiqué M. Wen.
Le premier ministre birman effectue actuellement une visite de cinq jours en Chine. Mercredi, il devait s'entretenir avec le président Hu Jintao.
La Birmanie, dirigée par une junte militaire, est l'un des principaux producteurs d'opium au monde, notamment dans sa partie nord qui borde la province chinoise du Yunnan où la toxicomanie est très répandue et les cas de sida nombreux. La dictature birmane est régulièrement accusée d'encourager voire d'organiser le trafic.
La police chinoise estime que quelque 70 à 80 tonnes d'héroïne produite chaque année en Birmanie transitent par la Chine avant d'être écoulées sur d'autres marchés internationaux.
Lors de son entretien avec Soe Win, Wen Jiabao a aussi proposé que les deux pays renforcent leur relations économiques, notamment dans le domaine de l'énergie et des ressources naturelles, selon CNS.
Les Chinois, à la recherche de nouveaux approvisionnements en pétrole et gaz, s'impliquent de plus en plus dans la compétition pour les gisements d'hydrocarbures de Birmanie.
Actuellement, la quasi-totalité de la production de gaz birman est exportée vers la Thaïlande voisine, mais la Chine, tout comme l'Inde, se montre très intéressée.
Pour la Birmanie, isolée économiquement car frappée par les sanctions occidentales, la coopération avec la Chine est vitale.