Croisière MSC Magnifica du 13 au 20 novembre 2011: Tranche de survie
Mon expérience pourra vous être utile, l'accident du Costa Concordia vient d'avoir lieu et me motive à poster le commentaire que j'avais dans la tête.
Croisière sur le MSC Magnifica du 13 au 20 novembre 2011 : Venise, Bari, ..., istambul, dubrovnik, venise.
A la base, je ne suis pas fan de la foule et des ambiances type "la croisière s'amuse", mais je voulais faire plaisir à ma femme. Donc une inscription sur la défensive en me disant : Après tout, pourquoi pas ?
Vol sur Ryan air, reservation d'hôtel un jour avant et au retour un jour après pour profiter de venise.
A la réservation plus de places au départ de Venise, on décide de monter à Bari et de descendre à Venise en perdant un jour de croisière, c'est possible en signant une décharge.
A l'embarquement la très bonne surprise : Surclassement de la cabine de base à une avec balcon au pont 12, on se sent vraiment privilégiés.
Le bateau du marbre, de la dorure, du tigré jaune et noir, on est loin du bon goût, mais cela fait son effet !
La nourriture : bonne au restaurant, internationnale au self (traduire beurk).
Le personnel souriant et aux petits soins et patients avec les ...
Les spectacles : L'inévitable animateur multilingue, danseurs pro, acrobates au top. Et une soprano qui suffit à justifier la croisière.
Les excursions : L'étiquette style "le prisonnier" me donne des allergies et on rencontre très vite des gens sympa de plein de pays pour se créer notre propre groupe.
A ce stade, j'ai l'impression de vivre dans un centre commercial, mais je comprends que l'on puisse aimer cela et d'ailleurs j'aime aussi.
C'est là que commence le coté obscur de la force :
Pas d'escale à Izmir car force 10. L'équipe veille à notre sécurité c'est bien.
Changement de trajet, mouillage dans un port grec et organisation de navettes avec les chaloupes. Est-ce que cela va fonctionner ? Et oui très bien. Rassurant en cas de nauffrage, n'est-ce pas ?
Puis Istambul, dubrovnik et comme toutes les bonnes choses ont une fin arrivée à Venise.
Merci de libérer vos cabine à 7h00 du matin et de vous rassembler au théatre en fonction de la couleur qui vous a été attribué.
Le débarquement se fera par couleur. C'est mieux car les couloirs sont trop étroits pour évacuer 2000 personnes rapidement (à méditer).
A 7h30 : "Le commandant Maresca vient d'apprendre que le port de Venise est fermé à cause du brouillard". Le pauvre avec toute l'electronique embarquée n'avait pas pu l'apprendre avant que nous quittions les cabines (les enfants, les personnes agèes, les handicapés, les autres et et nous)
L'attente commence, débarquement prévu à 10h, il est est 15h les gens ont faim et soif , les toilettes fonctionnent par à coup et sont fermées, l'équipage ne communique pas. Pas un seul responsable ne nous tient au courant, laissant les hôtesses face à la foule (je me dis qu'il manque quelques cours de communication en temps de crise).
15h30, le port reste fermé, détournement sur Trieste ou un service sera mis en place. A ce stade une pensée émue pour les personnes qui devaient embarquer à notre place et qui vont donc elle aussi prendre le car après des heures d'attentes.
Les termes "force majeure" sont de plus en plus utilisé pour nous faire comprendre qu'il ne faudra pas attendre grand chose de la compagnie dont le rôle va se limiter à nous débarquer à n'importe quel heure sur le port de Venise(Vol de retour loupés, pas d'hébergement ...).
Réouverture des cabines en attendant Trieste, cela fait du bien, bon courage au personnel, mais on est trop content.
Trieste est en vue, retour au théahtre, je ne sais plus il est peut être 20h.
On se dit que vu l'efficacité mise en place pour les chaloupes au mouillage cela ne va pas trainer. Il est 21h, puis les "bleu clair" lève le camp (je suppose qu'en cas de nauffrage, ils auraient été les premiers des 7 couleurs à monter dans les chaloupes). Il est 22 h, il ne s'est rien passé sauf que je viens de retrouver des "bleus clairs" au Tiger Bar, je les croyaient sauvé, mais en fait ils ont fait le tour du bateau puis sont retournés s'assoir à 30 m de nous.
Et là tout s'accèlére : Les bleu, puis les verts puis ...; et les marrons tout le monde quitte le théatre en 30 minutes en se poussant dans les couloirs. Sur la passerelle, c'est la claque la foule en vrac sur le quai cherche ses bagages et se pietine, on aperçoit des cars deus longueurs de bateau plus loin.
Ils ont réussis à me coller une étiquette à la descente, j'ai le 45 ma femme le 46, j'ai cru comprendre, bien plus tard, que le numéro correspondait au car . A ce stade tous le monde essaie de monter dans n'importe lequel : A bon, c'est un car COSTA, et oui eux aussi on le même problème.
Une image furtive : Des gens assis avec des valises dans un hangar, probalement ceux qui doivent embarquer à notre place.
On essaie de protéger les faibles, on charge nos bagage d'un coté du car, on arrive à monter dedans, il part sans écraser personne et là c'est un calme bizare : Que sont devenu les amis, on se téléphone, on se promet de s'attendre à l'arrivée.
Lorsqu'on était dans le bateau l'hôtesse nous disait ne vous inquiétez pas : L'hôtesse du car s'occupera de vous .
L'hôtesse du car nous a dit ne vous inquiétez pas : L'hôtesse qui vous attend à l'arrivée s'occupera de vous .
On étaient pas dupes, mais bon.
A l'arrivée, il est 0h30, on est sur sur le port : "C'est un cas de force majeure, l'assurance que vous avez du souscrire s'occupera de vous ..."
Comme vous avez la chance d'avoir un Hotel le car peut vous lacher à l'entrée du port et après quelques minutes de marche à pieds, vous pourrez prendre le vaporetto pour aller à Venise de toute façon c'est un cas de force majeure ..." et ils ont laché plein de monde jeunes et vieux avec valises au rond point à un kilomètre du vaporetto. Des crises cardiaques ? Je ne sais pas.
Que sont devenus les sans hôtels ? Je ne sais pas non plus.
Ce qui est curieux, c'est que je n'ai rien lu sur les forums, à propos de cette aventure, peut être comme moi avaient-ils laisssé tomber.
Les questions qui se posent :
Croyez vous qu'en cas de naufrage, les couleurs marrons ne vont pas piétinner les bleux clairs pour monter dans les chalouppes ?
Croyez-vous vous qu'une organisation pareille incapable de gérer un débarquement au port soit suceptible de le faire avec un bateau en predition ?
Et où étaient les responsables, planqués derrière les hôtesses ?
A méditer avant de réserver votre prochaine croisière.
DSL pour l'orthographe et le style, je n'ai pas fait l'effort de relire.
Mes condoléance aux familles des victimes.
Michel
Croisière sur le MSC Magnifica du 13 au 20 novembre 2011 : Venise, Bari, ..., istambul, dubrovnik, venise.
A la base, je ne suis pas fan de la foule et des ambiances type "la croisière s'amuse", mais je voulais faire plaisir à ma femme. Donc une inscription sur la défensive en me disant : Après tout, pourquoi pas ?
Vol sur Ryan air, reservation d'hôtel un jour avant et au retour un jour après pour profiter de venise.
A la réservation plus de places au départ de Venise, on décide de monter à Bari et de descendre à Venise en perdant un jour de croisière, c'est possible en signant une décharge.
A l'embarquement la très bonne surprise : Surclassement de la cabine de base à une avec balcon au pont 12, on se sent vraiment privilégiés.
Le bateau du marbre, de la dorure, du tigré jaune et noir, on est loin du bon goût, mais cela fait son effet !
La nourriture : bonne au restaurant, internationnale au self (traduire beurk).
Le personnel souriant et aux petits soins et patients avec les ...
Les spectacles : L'inévitable animateur multilingue, danseurs pro, acrobates au top. Et une soprano qui suffit à justifier la croisière.
Les excursions : L'étiquette style "le prisonnier" me donne des allergies et on rencontre très vite des gens sympa de plein de pays pour se créer notre propre groupe.
A ce stade, j'ai l'impression de vivre dans un centre commercial, mais je comprends que l'on puisse aimer cela et d'ailleurs j'aime aussi.
C'est là que commence le coté obscur de la force :
Pas d'escale à Izmir car force 10. L'équipe veille à notre sécurité c'est bien.
Changement de trajet, mouillage dans un port grec et organisation de navettes avec les chaloupes. Est-ce que cela va fonctionner ? Et oui très bien. Rassurant en cas de nauffrage, n'est-ce pas ?
Puis Istambul, dubrovnik et comme toutes les bonnes choses ont une fin arrivée à Venise.
Merci de libérer vos cabine à 7h00 du matin et de vous rassembler au théatre en fonction de la couleur qui vous a été attribué.
Le débarquement se fera par couleur. C'est mieux car les couloirs sont trop étroits pour évacuer 2000 personnes rapidement (à méditer).
A 7h30 : "Le commandant Maresca vient d'apprendre que le port de Venise est fermé à cause du brouillard". Le pauvre avec toute l'electronique embarquée n'avait pas pu l'apprendre avant que nous quittions les cabines (les enfants, les personnes agèes, les handicapés, les autres et et nous)
L'attente commence, débarquement prévu à 10h, il est est 15h les gens ont faim et soif , les toilettes fonctionnent par à coup et sont fermées, l'équipage ne communique pas. Pas un seul responsable ne nous tient au courant, laissant les hôtesses face à la foule (je me dis qu'il manque quelques cours de communication en temps de crise).
15h30, le port reste fermé, détournement sur Trieste ou un service sera mis en place. A ce stade une pensée émue pour les personnes qui devaient embarquer à notre place et qui vont donc elle aussi prendre le car après des heures d'attentes.
Les termes "force majeure" sont de plus en plus utilisé pour nous faire comprendre qu'il ne faudra pas attendre grand chose de la compagnie dont le rôle va se limiter à nous débarquer à n'importe quel heure sur le port de Venise(Vol de retour loupés, pas d'hébergement ...).
Réouverture des cabines en attendant Trieste, cela fait du bien, bon courage au personnel, mais on est trop content.
Trieste est en vue, retour au théahtre, je ne sais plus il est peut être 20h.
On se dit que vu l'efficacité mise en place pour les chaloupes au mouillage cela ne va pas trainer. Il est 21h, puis les "bleu clair" lève le camp (je suppose qu'en cas de nauffrage, ils auraient été les premiers des 7 couleurs à monter dans les chaloupes). Il est 22 h, il ne s'est rien passé sauf que je viens de retrouver des "bleus clairs" au Tiger Bar, je les croyaient sauvé, mais en fait ils ont fait le tour du bateau puis sont retournés s'assoir à 30 m de nous.
Et là tout s'accèlére : Les bleu, puis les verts puis ...; et les marrons tout le monde quitte le théatre en 30 minutes en se poussant dans les couloirs. Sur la passerelle, c'est la claque la foule en vrac sur le quai cherche ses bagages et se pietine, on aperçoit des cars deus longueurs de bateau plus loin.
Ils ont réussis à me coller une étiquette à la descente, j'ai le 45 ma femme le 46, j'ai cru comprendre, bien plus tard, que le numéro correspondait au car . A ce stade tous le monde essaie de monter dans n'importe lequel : A bon, c'est un car COSTA, et oui eux aussi on le même problème.
Une image furtive : Des gens assis avec des valises dans un hangar, probalement ceux qui doivent embarquer à notre place.
On essaie de protéger les faibles, on charge nos bagage d'un coté du car, on arrive à monter dedans, il part sans écraser personne et là c'est un calme bizare : Que sont devenu les amis, on se téléphone, on se promet de s'attendre à l'arrivée.
Lorsqu'on était dans le bateau l'hôtesse nous disait ne vous inquiétez pas : L'hôtesse du car s'occupera de vous .
L'hôtesse du car nous a dit ne vous inquiétez pas : L'hôtesse qui vous attend à l'arrivée s'occupera de vous .
On étaient pas dupes, mais bon.
A l'arrivée, il est 0h30, on est sur sur le port : "C'est un cas de force majeure, l'assurance que vous avez du souscrire s'occupera de vous ..."
Comme vous avez la chance d'avoir un Hotel le car peut vous lacher à l'entrée du port et après quelques minutes de marche à pieds, vous pourrez prendre le vaporetto pour aller à Venise de toute façon c'est un cas de force majeure ..." et ils ont laché plein de monde jeunes et vieux avec valises au rond point à un kilomètre du vaporetto. Des crises cardiaques ? Je ne sais pas.
Que sont devenus les sans hôtels ? Je ne sais pas non plus.
Ce qui est curieux, c'est que je n'ai rien lu sur les forums, à propos de cette aventure, peut être comme moi avaient-ils laisssé tomber.
Les questions qui se posent :
Croyez vous qu'en cas de naufrage, les couleurs marrons ne vont pas piétinner les bleux clairs pour monter dans les chalouppes ?
Croyez-vous vous qu'une organisation pareille incapable de gérer un débarquement au port soit suceptible de le faire avec un bateau en predition ?
Et où étaient les responsables, planqués derrière les hôtesses ?
A méditer avant de réserver votre prochaine croisière.
DSL pour l'orthographe et le style, je n'ai pas fait l'effort de relire.
Mes condoléance aux familles des victimes.
Michel