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La perte de vitesse du français à Madagascar

Discussion started by Mesrob on 2012-02-17

121 replies

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La perte de vitesse du français à Madagascar

Mesrob · 2012-02-17

Le français est de moins en moins parlé à Madagascar, il n'y a qu'à entrer dans les alliances françaises de l'île pour le constater aujourd'hui.... Lorsqu'on fréquente quotidiennement pendant un mois un de ces " hauts lieux culturels" de province, on constate très vite que le français est paradoxalement très peu parlé à l'intérieur des locaux ! Le personnel d'accueil s'exprime en langue locale et il faut par conséquent beaucoup d'imagination pour croire que l'on vient apprendre ou se perfectionner dans la langue de Molière . L'alliance est essentiellement fréquentée par des jeunes étudiants qui, en fait, utilisent ses locaux surtout pour jouer aux échecs ou à d'autres jeux de société ainsi que pour faire leurs devoirs du soir dans de bonnes conditions d'éclairage et d’accueil, le silence est souvent la langue la plus utilisée d'où ce doute à croire que l'on vient ici pour chercher à améliorer son français.... Beaucoup aussi, de très jeunes enfants venant ici pour regarder les bandes dessinées baignées dans un univers très éloigné de leur quotidien..... En fait, ces locaux sont l'unique lieu de rencontre d'une jeunesse de province utilisant cet endroit comme une bouée de sauvetage de leur ennui, faisant passer la connaissance du français en mode accessoire et forcé .... Que dire aussi des emprunts de livres qui révèlent, à eux seuls, le désintérêt général pour la lecture ... Aux vues des fiches d'emprunts, on est amusé de constater que parmi les auteurs les plus emblématiques de notre culture tels Maupassant (2002), Balzac ( 2007), St Saint-Exupéry ( 2005) , Colette ( 2007), Kessel ( 2001), Sagan ( 2007) n'ont pas vu de lecteurs depuis ces dates relevées sur les fiches d'emprunt de ces auteurs ! L'établissement fréquenté dispose d'un Cyber qui n'est utilisé essentiellement que par des jeunes filles de la petite bourgeoisie locale qui surfent sur leur Facebook en malgache...et lorsque vous vous décidez à une recherche personnelle sur google, la version anglaise apparaît d'office ..... Le français est devenu uniquement "une langue alimentaire" permettant encore à un petit nombre de malgaches d'espérer un travail en relation avec l'extérieur ( tourisme en particulier ) et aux filles, de bénéficier d'un atout supplémentaire pour faire des rencontres en vue d'un hypothétique mariage bien que cela soit loin d'être d'une absolue nécessité .... Madagascar n'est plus un pays vraiment francophone, ni bien sûr un pays anglophone mais un pays qui se retranche derrière sa langue nationale pour des raisons faciles à comprendre confirmant ainsi son isolement culturel du plus grand nombre.....

La perte de vitesse du français à Madagascar

Karakory49 · 2012-02-17

salut Mesrob

Ll"alliance Française est " squatté" en permanence par les mêmes , comme une chasse gardée par les habitudes perpétuelle des uns et des autres, la plupart des snobinards / ça ne date pas d’aujourd’hui"hui...à l’époque c’était pire, il y avait du favoritisme / _Le personnel sans imagination est sujet à caution- à qui la faute ? , ?

La perte de vitesse du français à Madagascar

Laurenclo · 2012-02-17

Pour moi le mal à Diégo comme surement beaucoup d'endroit est qu'il n'y que des Vahazas de plus de 60 ans hommes en général avec femmes légitimes ou non, avec de bonne intentions ou non, qui vivent ici pour la plupart depuis trop longtemps et qu'il serai appréciable pour tout le monde que la France soit représenté par diverses personnes de tous milieux et de tout ages. J'ai l'impression d'être dans une ville décadente et dépassée. Mais bon je n'ai pas à juger ce n'est pas ma vie. Mais des Français venant en famille avec enfants ou ados auraient une toute autre approche des besoins et envies de la population malgache. Laurence 😛

La perte de vitesse du français à Madagascar

Mesrob · 2012-02-17

Salut à toi,

Ce n'est pas le procès de l'alliance française l'objet de mon sujet même si effectivement beaucoup de choses pourraient être dites sur elle.... Mais lorsque je lis que l'adhésion est chère alors que des sommes bien plus importantes sont dépensées pour l'acquisition de crédit téléphone, il me semble que l'argument ne tient pas ! L'imagination, comme tu le dis, est cornaquée uniquement par des directeurs très jeunes qui viennent passer du bon temps pendant deux années sans aucun soucis de suivi de résultat en dehors d'un rapport de fin de contrat ..... La nomination "ces mercenaires de la culture" est souvent très opaque et réalisée au sein d'une corporation où la cooptation est souvent la seule règle établie ....

La perte de vitesse du français à Madagascar

Karakory49 · 2012-02-17

salut Ces Messieurs ne sont là que pour apprécier la douceur de vivre, rien de plus s'investir dans la vie locale leur parait difficile, d'autant plus étonnant qu'en ayant passer plus de 10 ans dans un pays, l'on a du mal à apprendre la langue pour ces français venant en famille par contre, c'est pas évident pour eux de faire le premier pas: la barrière psychologique est presente

La perte de vitesse du français à Madagascar

Orsomani · 2012-02-18

le français à madagascar

déjà l'administration coloniale s'étonnait combien de nombreux malgaches s'appropriaient rapidement notre langue;; :l'écriture devait etre parfaite et la grammaire respectéee ;elle était enseignée avec talent dans quelques écoles et dans les missions;Les maitres étaient exigeants et les élèves avides d'apprendre;la coquetterie suprème était d'user de la langue française en toutes occasions et meme en milieu familial . Il en est autrement aujourd'hui.dans les école primaires , les maitres malgaches maitrisent mal notre langue et transmettent leurs erreurs ce dont se plaint le Ministère de l'education .Il y a appauvrissement de l'enseignement de notre langue . Le recours à la langue maternelle pour expliquer , enseigner est tout naturel lorsque déjà le français vous fait défaut . les petites écoles de province ferment et la radio qui était le puissant vecteur de notre langue parle malgache .La chanson française, autre puissant vecteur, ne se chante pratiquement plus . La déperdition se fait chaque jour .

La perte de vitesse du français à Madagascar

Karakory49 · 2012-02-18

bonsoir

En commençant la première année de Fac, ces nouveaux venus ont du mal à maîtriser le Français, à trouver un repère, ayant un niveau CM2 de la fin des sixties ( et je suis gentil ) Le départ des uns pour la metropole et des autres sur la Réunion après 72, n'a fait qu'envenimer le mal _Mais Il est question cette année de valoriser à tout niveau en commençant par les plus petits_ ( Que du bonheur de voir un fonctionnaire vous montrer par l’écriture de quel bord il est, en général discret, et respecté de tous )

Après un temps, il en vient un autre. A mon grand regret sur ce point, que du gachis

La perte de vitesse du français à Madagascar

Orsomani · 2012-02-18

Bonsoir

eh oui , la déperdition est constante . Il fut un temps , le temps colonial , où l'ame malgache était prete à se fondre dans l'ame française . et le plus bel exemple en était le poète malgache JJ Rabeharivelo aux accents purement lamartiniens . La chanson franco malgache avait aussi son hérault /l'immortel créateur du 'lamba blanc ', henry Ratsimbazafy Aujourd'hui , la verve est tarie je ne comprends pas asssez le malagasy pour en juger mais il m'apparait que la chanson d'aujourd'hui chantée entièrement en malgache ne porte point la poésie ni l'universel d'autrefois . Il lui arrive meme de ne pas réussir à etre au moins folklorique

La perte de vitesse du français à Madagascar

Jcamericasur · 2012-02-18

Salut,

Je ne connais rien à Madagascar, mais le sujet m'intéressant je suis allé voir sur Wikipedia. Voici ce qui se dit :

Langue : Le malgache est la langue nationale de Madagascar, elle est parlée par l'ensemble de la population. Le français est la deuxième langue officielle, parlée par 20 % des Malgaches (maîtrisée essentiellement par les lettrés). L'anglais fut également langue officielle entre 2007 et 2010. Cependant, la nouvelle Constitution de novembre 2010 ne mentionne que le malgache (langue nationale) et le français comme langues officielles, l'anglais ayant disparu du projet de constitution.

Si à l'époque faste le français était réellement la deuxième langue officielle parlée seulement par 20 % des Malgaches et maîtrisée essentiellement par les lettrés, l'histoire pourrait expliquer à elle seule le désintérêt du peuple malgache...

La perte de vitesse du français à Madagascar

Karakory49 · 2012-02-19

bonsoir _ Malheureusement il y a des erreurs l’ère colonial était occuper à d'autres taches, et le recensement négligé ( pour commencer)

La perte de vitesse du français à Madagascar

OcéanI · 2012-02-19

Une grande partie des posts échangés sur ce sujet semble avoir disparue. Non ?

La perte de vitesse du français à Madagascar

Jcamericasur · 2012-02-19

Je ne sais pas, j'ai pris la discussion en cours et tardivement De plus, le sujet ne me semble pas brulant ?

La perte de vitesse du français à Madagascar

Orsomani · 2012-02-19

L'administration coloniale fut la dernière à s'installer sur les Territoires africains;

D'abord il y eut les marins découvreurs de terres ou de nouveaux continents , puis il y eut les marchands de la traite négrière , suivis par les premiers commerçants ;vinrent ensuite les pionniers grands défricheurs de terre ou de forets .l'armée intervint bien plus tard pour la conquete ou la pacification . Cette armée coloniale oeuvra le plus souvent dans l'esprit de la légion batisseuse .L'administration paracheva la tache de colonisation. Il lui revint d'enseigner , d'éduquer;Il lui fallait en effet recruter sur place des secrétaires , des comptables , des auxiliaires , des chefs de chantier , des soldats indigènes car aucune des colonies africaines n'était colonie de peuplement

- . L'afrique alors était "Terra Incognita " . Elle faisait peur par les maladies inconnues qui frappaient les Blancs faisant de chaque comptoir "un cimetière des Blancs"

Bien avant l'administration coloniale , des missionnaires, des colons humanistes ouvrirenr des petites écoles . C'est ainsi que la première école de Cote d'Ivoire fut ouverte en 1882 par le négociant français Arthur Verdier dans le village d'Elima-m'Bouin.Il ne reste rien aujourd'hui de cette école , du ' chateau du colon ", des batiments , du matériel de la grande plantation de café ..130 ans apres , l'école a fermé définitivement ses portes. Depuis l'Indépendance aucune école n'a ét�� reconstruite dans ce village de 800 habitants .Les écoliers du village font plusieurs kilomètres par jour pour se rendre dans d'autres villages.

Chacun aura remarqué que dans les bus , le métro parisien , les immigrés s'expriment le plus souvent dans leurs langues vernaculaires

La perte de vitesse du français à Madagascar

Mesrob · 2012-02-19

Bonjour,

On est bien loin avec vos rappels du passé, du sempiternel détestable colonisateur même si, l’intérêt exclusif à cette époque, était d'avoir à disposition un personnel indigène parlant français pour les raisons qu'on imagine.... Mais, je crois que la grande différence avec cette époque est qu'aujourd'hui, l'apprentissage du français n'est plus motivé pour les raisons culturelles mais plutôt une langue apprise dans l'espoir d'un avenir un peu meilleur, le français devenant une langue de communication exclusivement......d'où cette désaffection pour tout ce qui touche à la lecture !

La perte de vitesse du français à Madagascar

Laurenclo · 2012-02-19

Tout à fait, j'en ai moi même posté 3 et c'est pourquoi je ne comprend plus rien et je ne vais plus suivre cette discussion 🙂

La perte de vitesse du français à Madagascar

Taamaden · 2012-02-19

On est bien loin avec vos rappels du passé

Bonjour,

NON, on n'est pas du tout "bien loin avec vos rappels du passé" ...

La situation scolaire désastreuse en Afrique, et juste en Afrique francophone, a bien à voir avec la langue coloniale, le français, et donc avec le passé ...

Aucun continent sur notre terre n'a tant de langues comme le continent africain mais dans la plupart de ses pays, la langue coloniale est la langue officielle et la seule langue qui promet la réussite sociale. N'est-ce pas bizarre ?! Juste à cause du clivage linguistique et culturel (imposé !) entre éducation domestique et scolaire, la grande majorité des jeunes Africains ont les plus grands problèmes de voir un sens, un avantage dans l'école. Il faut s'imaginer : à la maison, ils parlent bambara, wolof, fulfulde mais à l'école, ils doivent apprendre et parler français. On leur "dit" plus ou moins franchement au visage que leurs langues maternelles ne valent rien (et c'est juste ce qu'ont fait les colons français). C'est scandaleux !

En Afrique anglophone, c'est en partie assez différent : contrairement aux colons français, les Anglais se sont prévalus de langues africaines, ce qui, p.ex. explique la réussite du swahili en Afrique à l'est et australe.

La France ne s'intéresse pas pour l'Afrique mais avant tout pour la Francophonie, donc, espérons que la vitesse va agrandir !

Herbert

La perte de vitesse du français à Madagascar

Nogir · 2012-02-19

Juste à cause du clivage linguistique et culturel (imposé !)

Bonjour, imposé par qui ?

La perte de vitesse du français à Madagascar

Orsomani · 2012-02-19

LA france n'a pas imposé aux peuples de ses colonies d'apprendre le Français . Le cout d'une scolarisation de toute l'Afrique dépassait du reste ses moyens. L'afrique a eu la malchance d'avoir eu pour colonisateur une nation française régulièrement ruinée par des guerres mondiales . Avec le peu de ressources qu"elle avait , elle a réussi des merveilles .Elle a emmené au niveau universitaire de nombreux africains qui ont pu parler ensuite haut et fort dans les assemblées internationales du sort de l'Afrique . Ont appris le français ceux qui avaient de l'ambition, , de la curiosité intellectuelle ou appartenaient à des chefferies . mais pas toujours

;Au sahel , les ombrageux touaregs musulmans refusaient la soumission à la france .Par dérision ils envoyèrent à l'école les enfants de leurs esclaves noirs .Ils ont appris ;ils se sont élevées . Et à l'heure des indépendances , ils étaient prets à prendre la conduite du pays . Les Touaregs furent complètement marginalisés et rejetés . Eux qui avaient dominé jusque là .

ce n'est pas en SWAHILI que l"Afrique de l'est s'exprime aux Nations unies

La perte de vitesse du français à Madagascar

Jcamericasur · 2012-02-19

Salut Herbert Ton "c'est scandaleux ! " me choque et m'irrite !

Tu écris :

On leur "dit" plus ou moins franchement au visage que leurs langues maternelles ne valent rien (et c'est juste ce qu'ont fait les colons français). C'est scandaleux !

Ca, c'est un raisonnement au premier degré. Ici, j'ai le même problème avec les Guaranis. Ils ne veulent pas apprendre l'espagnol (le Castillan au Paraguay) soi-disant pour préserver leur identité, réellement parce que ça les fatigue et qu'ils n'en voient pas l'utilité. La réalité est simple , ça les emme.... ! Moralité, l'économie brésilienne, argentine, chilienne, décollent et le Paraguay stagne complètement ensuqué dans son illettrisme. Les diplômes des facultés paraguayennes ne sont même pas reconnus chez les voisins.

Car s'il est très bien de préserver les cultures, force est de constater que tous ces gens veulent consommer frénétiquement (autos, téléphones portables, télé, informatique; fringues, gadget) Une chose est certaine, ce n'est pas en parlant le guarani en famille (sans savoir l'écrire pour la majorité) ni en connaissant trois mots de Castillan, que le Paraguay relèvera la tête.

Je ne sais pas si c'est comme ça en Afrique francophone, si la situation est comparable, je pense que oui ? Ou partiellement ? . Certes lorsque quelqu'un met le doigt sur le vrai problème, ça ne fait pas plaisir, parfois ça fait mal, et pourtant c'est bel et bien une réalité.

Tu nous dis : "Il faut s'imaginer : à la maison, ils parlent bambara, wolof, fulfulde mais à l'école, ils doivent apprendre et parler français" . Tu as raison, j’imagine la souffrance !

Dans la vie il faut toujours faire des choix. Il serait bon que tu t'interroges sur le futur de tes protégés s'ils continuent à parler en permanence le bambara, le wolof, le fulfulde au détriment du français (ou autre langue), et si tu trouves qu'il est scandaleux de dire que ces dialectes ne servent qu'à discuter en famille, puisqu'il en est ainsi.

Quant à l'Afrique anglophone, je t'avoue que si j'étais Africain et que je doive choisir par qui je vais me faire coloniser, je préférerais grandement les Français aux Anglais. Question de goût... Toujours est-il que les Fancais n'ont pas fait l'apartheid !

La perte de vitesse du français à Madagascar

Antlia · 2012-02-19

Oui ! C'est bien ce que je ressens au Paraguay. J'ai d'ailleurs du mal à les considérer comme de vrais hispaniques. Pour moi ils sont plus proches des pays d'Afrique noire que j'ai pas mal connu (et je ne suis résident permanent au Paraguay que depuis 3 mois). Au moins à Buenos Aires ou à Montevideo les librerias vendent des livres, au Paraguay, même à Asunción, si l'on excepte la petite librairie de la Plaza Uruguayana, les librerias n'ont de rapport avec le papier qu'en vendant des cahiers spirales. C'est limite illettré. Aucun niveau culturel, fut-il technique. Or l'espagnol (castellano) est une langue précise et riche, elle est même la deuxième langue parlée aux Etats-Unis. Il est possible de tout exprimer avec, tout comme avec le français. Mais il semble plus confortable pour eux de s'installer dans la sous-culture. Et comme une connexion Internet est hors de prix (l'ADSL est à 600.000 PYG autrement dit trois fois plus cher en France pour quatre fois moins rapide), ce n'est pas par ce biais que le savoir va progresser. S'ils s'en servent c'est juste pour Facebook. A se demander comment vivaient les femmes avant, elles qui ont toutes leurs Blackberry en pogne au supermercado.

La perte de vitesse du français à Madagascar

Mesrob · 2012-02-19

Bonsoir,

Vous parlez de langue " coloniale", j'utiliserais plutôt le terme " économique" même si aujourd'hui notre voisin allemand est montré en exemple par toute la communauté financière du globe ( est-ce vraiment flatteur ?) mais il faut toujours un premier de la classe pour pouvoir punir les mauvais élèves..... Le français a été reconnu comme langue officielle dans un certain nombre de pays africains pour leur permettre de surmonter l'écueil des multiples dialectes ou langues parlées dans un même pays, on est loin ici, d'une quelconque nostalgie parfois douloureuse du passé ! Et la langue du passé est devenue un atout supplémentaire pour ceux qui cherchent un emploi, s'il s'en trouve un ! ..... Vous tentez de développer l'argument bien rodé du bouc émissaire mais je vous signalerais qu'à cette même époque en France, il est interdit de parler breton ou basque dans les écoles françaises, l’iniquité était alors parfaite même si vous la déplorez visiblement que d'un seul côté !

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Orsomani · 2012-02-19

à tous les africains -et surtout à ceux nés apres l'indépendance - la langue française n'a pas été donnée.il a fallu un choix , un grand effort , une longue assiduité et sans doute un amour pour l'approcher , l'étudier , l'assimiler et se l'approprier . ce choix immanquablement vous détache de la communauté ouolof ou sonhrai et vous fait devenir autre -que vous en conveniez ou pas ;Je comprends fort bien qu"apres vous ressentiez une gène , comme une trahison envers ceux qui sont restés ouolof ou sérère. Mais puisque c'était votre choix pourquoi le regretter

La perte de vitesse du français à Madagascar

Lacalo · 2012-02-19

Bonsoir,

Ce problème se pose de la même façon au Maroc...

Une arabisation des études ces 50 dernières années, a eu pour conséquence une diminution des heures d'enseignement du français à l'école, à tous les niveaux. Résultat : la plupart des jeunes maîtrisent mal la langue de Voltaire ... Ils sont déjà pénalisés pour trouver des emplois car même dans les administrations, la langue officielle est le français Mais à l'université, les cours dans la majorité des disciplines se faisant aussi en français, beaucoup de jeunes Marocains sont en échec pour simplement des problèmes de compréhension. Sans parler de ceux qui veulent ( ou peuvent financièrement) poursuivre leurs études supérieures en France et voient souvent leur dossier rejeté pour mauvaise maîtrise de la langue.

Je vis en immersion dans la médina. Je constate que très peu d'enfants de 10/12 ans parlent correctement ma langue. Et certains pas du tout ... Et je n'ose même pas parler de la lecture ... Mais y a t'il seulement de la lecture ? la télévision a maintenant envahi tous les foyers et les enfants dévorent toutes ces séries et films doublés en arabe ...

http://www.mafhoum.com/press6/181C32.htm

La perte de vitesse du français à Madagascar

Taamaden · 2012-02-20

Bonsoir,

le fait que vous préférez "économique" auprès de "colonial" ne me surprend pas ; le bon effet secondaire est qu'on peut donner un coup de pied au tibia de cet Allemand qui vous contredit et qui trouve vos lamentations ("Le français est de moins en moins parlé à Madagascar") insupportables ...

Ce qui me dérange est que vous ne comprenez ni voulez comprendre que vous vous "trouvez" au Madagascar et non en France. Vous parlez de "notre langue" et de la "langue de Molière" comme s'il était le plus normal au monde, quasiment donné de Dieu, qu'on parle français au Madagascar. Ce qui me dérange est que pour vous il est évidemment tout normal (et plus !) que le Madagascar est un terrain de la langue française - pardon, de la langue de Molière (ou Voltaire) ! - comme les départements Rhône, Savoie et Seine-et-Marne. Vous dites, tout lapidaire !, que "le français a été reconnu comme langue officielle", comme si le français était tombé du ciel ...

Aussi au Mali, "le français a été reconnu comme langue officielle" mais, à part les très très lettrés, les Maliens ne savent pas écrire la langue la plus parlée au pays, le bambara. Environ 15% de la population totale "maîtrise" à peu près le français. Mais le français est la langue officielle et le bambara - parmi une dizaine de langues - une langue nationale (dont le statut est de valeur insignifiante). C'est grosso modo la réalité culturelle et linguistique au Mali, et vous parlez de "reconnu" et trouvez tout ça acceptable ...

Monsieur, dans la perspective de beaucoup de traditions africaines (qui sont encore, en partie, vivantes de nos jours), les enfants et les adultes sont principalement considérés comme cultivés s'ils font preuve qu'ils connaissent et reconnaissent les normes et les valeurs culturelles de leur communauté. Ce sont eux qui jouissent l'estime de la communauté, en tant que êtres sociaux, humbles, attentifs et avec esprit ouvert. Comment effectuer ça avec une langue qui n'est pas la leur et qui transmet des valeurs qui ne sont pas les leur ?! Sans parler d'une pensée idéologique développée par le pouvoir colonial qui réprime les Africains dans une dépendance culturelle et économique jusqu'à aujourd'hui ...

Dites-moi, Monsieur !

Herbert

La perte de vitesse du français à Madagascar

Jcamericasur · 2012-02-20

Si la colère est mauvaise conseillère, la condescendance et le mépris sont proprement insupportables ! A méditer ?

La perte de vitesse du français à Madagascar

Taamaden · 2012-02-20

(lacalo)

Je constate que très peu d'enfants de 10/12 ans parlent correctement ma langue.

Bonjour !

Que c'est terrible ! Juste une petite question : Et vous, vous parlez leur langue ?! Toutefois, vous vivez dans un pays arabo-berbère ... et non en France.

Comme Mesrob et autres, vous aussi semblez mésestimer un facteur essentiel : le facteur culturel.

Dites-moi, pourquoi les pays d'Asie sud-est (Indonésie, Singapour, Malaysie, Brunei ...) ont-ils pris cet énorme boom économique ?! Une raison, une essentielle, était que ces pays se sont développés et se développent sur la base de leurs propres langues et cultures (et non sur Voltaire, Molière, Maupassant, Saint-Exupéry, Balzac, zut). Là, une active politique linguistique a joué un énorme rôle (p.ex. une lingua franca asiatique, une langue de formation commune, autant que je sache) ...

Je crois dur comme fer que vouloir fonder un développement économique durabe sur une langue coloniale est une illusion !!!

Herbert

(jcamericasur)

Non, non, non, personne n'est condescendante ni en colère.

Par ailleurs, le fait que vous qualifiez le bambara, le wolof, le fulfulde de "ces dialectes", cela en dit long !

Pour ne pas être compris de travers, je n'ai rien contre le français en tant que deuxième ou troisième langue au Mali, au Burkina Faso ou au Maroc. Croyez-moi, j'ai visité en masse des écoles de base, et si je vois les enfants de 9 ans apprendre en brousse le français, une langue qui leur est si étrange comme l'inuktitut pour un Chinois, j'ai la nausée ... C'est vraiment drôle, juste les Français qui entrent en guerre contre le plus petit anglicisme, n'en ont aucun problème ...

Herbert

La perte de vitesse du français à Madagascar

Jcamericasur · 2012-02-20

Par ailleurs, le fait que vous qualifiez le bambara, le wolof, le fulfulde de "ces dialectes", cela en dit long !

Désolé, mais dans la différence entre langue et dialecte, même les spécialistes ont visiblement du mal à s'y retrouver. Mon erreur, si erreur il y a, n'a donc d'importance que celle que vous lui attribuez !

Une fois encore un coup de Wikipédia, je n'ai pas mes dictionnaires au Paraguay.

Différence entre langue et dialecte Certains linguistes estiment que la distinction entre dialecte et langue n'est pas pertinente d'un point de vue linguistique. Pour les autres, la différence peut être justifiée par des facteurs historiques variés : • Politique : une langue serait un dialecte ayant obtenu un statut officiel. • Social : une langue serait un dialecte ayant obtenu un prestige social et culture. Une langue peut en particulier se différencier d'un dialecte par son usage et l'existence d'une tradition littéraires ; on parle alors fréquemment de « langue de culture » ou de « langue littéraire ». • Démographique : une langue serait un dialecte parlé par un nombre étendu de personnes3. • Linguistique : la distinction entre langue et dialecte serait basée sur la possibilité d'une compréhension mutuelle. Les locuteurs de dialectes différents se comprenant mutuellement parleraient des dialectes de la même langue. Les locuteurs qui ne se comprennent pas parleraient des langues différentes ou des dialectes de langues différentes. Ce point de vue est critiqué, car il est relatif. La revendication pour un idiome du statut de langue ou, au contraire, son maintien au statut de dialecte a souvent une connotation politique.

Cela dit et si ça vous fait du bien de penser que le bambara soit une langue et pas un dialecte, sachez que ça ne me dérange nullement ! Je vous rappelle néanmoins qu'il y a 7 milliards d'êtres humains sur la planète et qu'avec ses 6 millions, le bambara représente 0,0008% de la population globale. Avec votre permission, je resterai donc sur ma position de "dialecte"

La perte de vitesse du français à Madagascar

Orsomani · 2012-02-20

Dans une vieille école datant de la colonisation , une amie guinéenne a appris un excellent français . VIvante aujourd'hui dans le sud de la France , ele est souvent invitée dans les petites classes pour raconter aux jeunes èlèves des légendes africaines qu'elle a gardés en mémoire .Elle a du talent et ses contes sont souvent bissés . Elle est pleine de reconnaissance envers ces humbles instituteurs de brousse qui lui ont si bien enseigné "la langue de molière " .Ce qu'elle regrette à chaque retour dans son village natal , ce n'est pas seulement la déperdition du français mais la déperdition de tout .A croire que l'un ne va pas sans l'autre . Elle se garde bien de jeter du "colonial " sur tout ce qui ne va plus chez elle

;Quand Mesrob nous indique que la langue française est passée du rang de " langue impériale " à celle de " langue économique " il relate une évidence .C'est en français qu'une grande partie de l'Afrique s'adresse au reste du monde .Et en anglais pour le reste du continent

Chinois , japonais coréens , c'est dans une langue qui leur était étrangère qu'ils sont venus apprendre dans nos universités tous les secrets de l'occident .

Non , pas les secrets , car l'occident ne cachait rien et livrait à tout preneur son savoir faire

La perte de vitesse du français à Madagascar

Mesrob · 2012-02-20

Bonjour,

Je crois que vous faites une fixation en développant l'idée que je suis un défenseur congénital de la langue française à Madagascar, c'est une fausse piste pour plusieurs raisons : 1. chaque pays est entièrement libre d'adopter ses propres règles, fussent-elles en " représailles" avec son passé pas aussi réducteur que vous aimez à le développer ! 2. chaque pays a un passé historique qu'il a souvent du mal à occulter et avec lequel il doit composer aujourd'hui, même en Europe..... 3. l’Afrique en général a construit son histoire sur des traditions essentiellement orales d'où cette difficulté pour le plus grand nombre à faire de la lecture, une activité quotidienne mettant de coté l'inaccessibilité de ce loisir cher et peu disponible aujourd'hui..... Je vous signale aussi que le tourisme de masse est en train de détruire beaucoup plus rapidement certaines traditions locales en perturbant la vie quotidienne en général....il mettra beaucoup moins de temps à effacer des rituels inscrits depuis des générations qu'une langue certes, imposée mais qui n'a jamais eu d'influence négative aussi rapide sur la vie de ces peuples dont vous faites l'éloge ! Vous semblez faire l'impasse sur le fait que notre planète vit aujourd'hui sous la régime autoritaire de la mondialisation où beaucoup de langues vernaculaires vont disparaître ou devenir confidentielles et où la langue des plus puissants économiquement deviendra la langue internationale, hier, l'anglais et sans doute demain, le mandarin ! A Madagascar, le français est de moins en moins parlé, c'est une réalité d'aujourd'hui qui, au-delà de ce constat sans parti-pris de ma part, dévoile bien d'autres choses révélatrices d'une société insulaire qui ne peuvent être développées ici.....

La perte de vitesse du français à Madagascar

Mesrob · 2012-02-20

Bonjour,

Le problème se pose dans tout le monde francophone d’Afrique avec des solutions qui demanderaient de couper le cordon ombilical avec le français.... Le Maroc est-il prêt à sauter le pas ? alors même que votre roi a fait ses études en France..... C'est un système qui a l'évidence favorise les classes sociales les plus aisées et c'est toujours les plus vulnérables qui trinquent.... La solution a un certain prix, encore faudrait-il qu'on y consent en haut lieu.....!

La perte de vitesse du français à Madagascar

Nogir · 2012-02-20

Juste à cause du clivage linguistique et culturel (imposé !)

Bis repetita, imposé par qui ? Pas de réponse ?

La perte de vitesse du français à Madagascar

Orsomani · 2012-02-20

question subsidiaire

Le swahili est il une langue coloniale ou une langue économique ? à ma connaissance , le Swahili est né d'un commerce millénaire entre peuples de l'afrique de l'Est et trafiquants d"esclaves yéménites .le sinistre Tippo Tipp qui stockait à Zanzibar les esclaves pris par ses hommes pratiquait le swahili dans son commerce .Le swahili était essentiellement la langue de la traite .

et quant à la langue française , si elle fut un moment la langue de ceux qui pronaient la civilisation par une nécessaire colonisation , elle fut des les premiers jours et également la langue de ceux qui dénonçaient l''esclavage retrouvé en Afrique , la langue de ceux qui reconnaissaient la dignité de l'homme partout , la langue de ceux qui luttaient contre toutes les oppressions .

Elle reste la langue des "droits de l'homme " , la langue de "l 'abolition de l'esclavage ", la langue de "la déclaration des indépendances "

cela doit etre mis à son crédit et à son honneur

La perte de vitesse du français à Madagascar

Lacalo · 2012-02-20

Bonjour Taamaden,

Le terme de "ma langue" était peut être mal choisi, mais l'était par le simple hasard qui fait que ma langue est aussi la langue officielle du Maroc, de toutes les administrations et des études supérieures... Il va de soi que si je vivais dans un pays anglophone, je n'aurais pas dit " ma" ...

Non malheureusement je ne parle pas la langue locale. Cela me gène bien sûr pour communiquer plus facilement avec mes voisins, mais pas tant que ça puisque la majorité des adultes se débrouille bien en français. Et puis je n'en ai pas besoin pour l'exercice de mon métier, qui vu mon âge est hélas plus derrière moi que devant ... 😉 Alors je vais un peu à la facilité, j'assume !

Ce qui est très différent pour ces enfants qui, eux, construisent leur avenir et ont besoin de maîtriser cette langue pour être compétitifs sur le marché du travail. En aucun cas il ne s'agit de renier ou d'abandonner sa langue natale, mais simplement acquérir une langue indispensable professionnellement. Comme va le devenir bientôt l'anglais : on voit d'ailleurs de plus en plus d'écoles supérieures dispenser un enseignement uniquement dans cette langue. C'est vrai que là, la sélection à l'entrée se fera en plus par l'argent, ce qui n'est pas le cas pour les facs de droit, de sciences ou de médecine. Quoi que ...

Tout cela n'est pas facile pour ces pauvres Marocains, surtout pour ceux qui viennent des campagnes, car certains ont dû déjà apprendre l'arabe à l'école primaire, leur langue maternelle étant le berbère. Enfin l'arabe parlé ici dans la rue n'est pas non plus l'arabe classique, mais l'arabe dialectal (le darija )

Dans quelle langue sont dispensés les cours dans les facs à Bamako ? Car c'est sur ces bancs que la future élite malienne va se former, et il faudra bien que petit, cet enfant de 9 ans ait appris avant le français en brousse... Bien sûr s'il se destine à être agriculteur ça ne lui servira pas beaucoup, mais il faut lui donner sa chance de pouvoir faire autre chose, de pouvoir choisir. Et qu'il ne soit pas pénalisé plus tard, uniquement par un handicap linguistique !

Ce n'est nullement la défense nostalgique d'une langue coloniale, c'est simplement un principe de réalité ...

La perte de vitesse du français à Madagascar

Antlia · 2012-02-20

Effectivement le français, langue coloniale indubitable, avait suffisament de richesse pour pouvoir porter, par les intellectuels africains qui le maitrisait, la critique de la colonisation.

Mais je ne suis pas payé pour vendre de la francophonie, juste pour constater une évidence : si on en reste aux micro dialectes régionaux, les gens ne peuvent pas se comprendre dans un rayon supérieur à quelques villages. Kofi Yamgnane raconte que, tout môme, quand un père blanc qui le trouvait très évolué, l'a conduit au lycée de Lomé, lui, qui venait du nord de ce minuscule pays (le Togo), ne comprenait rien au dialecte que parlaient ses petits camarades du sud.

Ceci dit les dialectes peuvent se figer d'autoritaire façon afin d'acquérir un peu plus le statut de langue. Le cas du catalan ancien où, pareil, les catalans d'un bout de la province ne comprenait pas le catalan parlé à un autre bout. Mais, pour moi, c'est idiot. Autant garder en l'état ces petits dialectes qui gardent une richesse culturelle même s'ils ne sont pas propres à la communication à grande échelle et, puisque les catalans en question connaissent l'espagnol (castellano) qui est une langue latine internationale, précise et ne s'encombrant pas de complications inutiles comme le français, autant en profiter.

Autre point : les langues pauvres. On a évoqué la perte du français au Maroc à cause de l'arabisation forcée. Comme j'étais un court temps prof d'informatique dans le sud marocain (je les avais prévenu : "Vous pensez en berbère, je vois vous enseigner ça en français, mais il ne faudra pas perdre de vue que ça vient de l'américain"), je posais la question à mes collègues profeseurs "Mais qu'est-ce que je loupe à ne pas connaître l'arabe ?". La réponse fut quasi unanime : "A part la poésie qui est difficilement traduisible comme toute poésie, tu ne loupes rien, l'arabe est une langue trop pauvre". Du coup j'ai eu droit à un exposé de linguistique comparée de la part de Monsieur Abderalak, professeur de français et inspecteur d'académie, qui avait fait un rapport sur les méthodes d'enseignement qui seraient les meilleures pour les petites classes des villages du sud marocain. Rapport qu'il avait fait en français. Mais pour des raisons politiques, on lui a demandé de le rédiger en arabe. Et là il a souffert car il n'avait pas les mots. "Que devais-je faire ? une transcription plus ou moins juste du français à la sauce arabe sous forme de néologismes ? Donner à un mot arabe imprécis un sens plus précis mais qui risque de ne pas être compris ? Truffer mon rapport de mots français tels quels ?".

Encore un autre exemple : Aux Phillipines chaque île a son dialecte. Il fallait une langue nationale et les politiques décidèrent arbitrairement que cela serait celle de l'île principale (où se trouve Manille). Ce ne plut pas aux autres habitants qui ne voulait pas de l'hégémonie de Manille. "Et si on doit avoir une langue d'échange à grande portée", se dirent-ils, "autant prendre l'anglais".

La perte de vitesse du français à Madagascar

Laurenclo · 2012-02-20

Bonsoir à tous, finalement je n'étais pas sortie de cette discussion et avant de cliquer "ne plus suivre cette discussion" j'ai vu des longueurs de textes que je ne lirais jamais, car je ne suis pas assez intellectuelle pour cela, mais allant très vite à l'essentiel : a MADA un malgache qui maitrise le français aura beaucoup plus de chance de trouver du travail. Pour faire bouillir la marmite c'est mieux que de grandes phrases 😉 Cordialement. Laurence

La perte de vitesse du français à Madagascar

Nogir · 2012-02-20

Clair, net, concis, pas mieux !!!

La perte de vitesse du français à Madagascar

OcéanI · 2012-02-20

j'ai vu des longueurs de textes que je ne lirais jamais, car je ne suis pas assez intellectuelle pour cela.

Ne soyez pas complexée !!!!!

Ce sont sutout, je crois, des intellectuels du "clic droit, clic gauche" - "copier, coller" -.

La perte de vitesse du français à Madagascar

Orsomani · 2012-02-20

Il semblerait laurence que l'essentiel de la discussion vous ait échappé .nous tous francophones regrettons justememt la déperdition du français sachant pertinemment que le français donne acces aux emplois les plus interessants .L'ignorer parceque elle fut une 'langue coloniale ' tient de la stupidité

La perte de vitesse du français à Madagascar

Jcamericasur · 2012-02-20

Salut Laurence

j'ai vu des longueurs de textes que je ne lirais jamais

Et c'est bien là ton tort, de toutes les discussions auxquelles j'ai participé, c'est probablement la plus intéressante. Tous les intervenants sont de qualité, bon sens à l'appui, même si les opinions divergent, mais quelle tristesse quand tout le monde est du même avis... Et pour une fois personne ne se tape dessus !

car je ne suis pas assez intellectuelle pour cela

Tu n'as nullement besoin d'être une intellectuelle pour apprécier toute la richesse et la subtilité de ta langue. Pour ma part, je ne pense pas être un garçon supérieurement intelligent, encore moins un intellectuel. Je ne me sens pas vraiment nationaliste, mais je le suis démesurément pour tout ce qui touche à l'histoire, à la culture et à la langue française !

Pour faire bouillir la marmite c'est mieux que de grandes phrases

Je te promets de méditer sur cette phrase qui est un raccourci fulgurant ...

La perte de vitesse du français à Madagascar

Astis1 · 2012-02-21

on est amusé de constater que parmi les auteurs les plus emblématiques de notre culture tels Maupassant (2002), Balzac ( 2007), St Saint-Exupéry ( 2005) , Colette ( 2007), Kessel ( 2001), Sagan ( 2007) n'ont pas vu de lecteurs depuis ces dates relevées sur les fiches d'emprunt de ces auteurs !

ET MOI je suis amusé par votre médiocrité paternaliste nostalgique du bon temps des colonies .

Contrairement à vous je pense que les Malgaches ont RAISON de valoriser leur langue ainsi que le changement des noms ( notamment avec le retour de l'ARIARY et la disparition du franc.) et n ' empeche nullement l'ouverture et l'apprentissage de langues étrangères ! il n'est point besoin d'avaler les lectures cités sis dessus et de continuer à jouer au nègre ( ia bon banania ) , ces auteurs ne sont que du bourrage de crane inutile de votre culture ! comme vous l'écrivez si mal !

AIME CESAIRE et FRANTZ FANON sont mes références ! 😏

La perte de vitesse du français à Madagascar

Mesrob · 2012-02-22

Bonjour,

Beaucoup de confusion dans ces propos décalés et hors-sujet.... Vous ne pourrez ni vous, ni moi refaire l'histoire de ces passés coloniaux, ils ont été construits ainsi et chacun peut les interprèter à sa manière à condition, tout de même, de s'être penché sur son histoire..... Mon post au départ était un simple un constat pour dire que le français n'est plus " à la mode" dans ce pays sans pour autant être supplanté par l’anglais et ma conclusion était de dire que ce pays insulaire se refermait sur lui-même avec toutes les dérives imaginables, point barre ! Mais soyez cohérent avec vos idées, quittez ce pays nourricier d'où vous lancez fréquemment vos diatribes sur ce forum, vous y gagnerez en crédibilité et en courage !

La perte de vitesse du français à Madagascar

Lacalo · 2012-02-22

Bonjour,

Il n'a jamais été dit qu'il fallait abandonner le malgache ...et vous parlez d'ailleurs vous même de continuer l'apprentissage des langues étrangères ...

La référence à ces auteurs classiques ne servait qu'à démontrer le désintérêt pour la lecture de la littérature française. Or la bonne maîtrise d'une langue ne peut se faire sans lecture ... Pour preuve la baisse du niveau de nos petits Français qui se tournent de plus en plus vers l'audiovisuel ...

Et puis, si tous les petits Malgaches lisent Aimé Césaire ce sera une très bonne chose...

La perte de vitesse du français à Madagascar

Laurenclo · 2012-02-22

Bonjour, toujours aussi excessif astis1, il n'y a pas de juste milieu chez vous. Vous devez être très malheureux à Paris Cordialement. Laurence 😕

La perte de vitesse du français à Madagascar

Orsomani · 2012-02-22

à remarquer qu'à madagascar, les école privées, où le pricipal de l'enseignement se fait en français, sont fréquentées essentiellement par les enfants des riches et des puissants . L'école publique où l'essentiel de l'enseignement se fait en malagasy est réservée aux enfants du petit peuple.

C'est en français que Aimé Césaire et Frantz Fanon se sont formés au temps des anciennes colonies .Au lendemain des indépendances , la lecture de ces deux fanions de l'intelligence noire a été imposée dans toutes les classes .Mais apres l'échec de toutes les révolutions africaines , leurs ouvrages sont tombés dans l'oubli .

Suite "aux temps bénis des colonies ", l'éducation nationale souffre .des élèves se retrouvent sans écoles . L'analphabétisme progresse .Les librairies disparaissent .Les universités sont en révolte .On patoise de plus en plus jusque dans les émissions de radio .Du plus pauvre au plus nanti , on regarde vers l'Europe , l'Amerique .On force les portes d'entrée . C'est le temps de la grande migration.

Alllons nous vers un autre temps béni .?" le temps béni de l'émigration "

La perte de vitesse du français à Madagascar

Herikles · 2012-02-22

Bonjour, 🙂

Vous devez être très malheureux à Paris

Comme moi. 🏴‍☠️ J'y vais ce soir, j'en suis désespéré. 😉 😏

🙂

La perte de vitesse du français à Madagascar

Jcamericasur · 2012-02-22

J'y vais ce soir

Salut Erik, Pourquoi, où es-tu pour l'instant? A Madagascar ? je blague !

La perte de vitesse du français à Madagascar

Taamaden · 2012-02-22

Effectivement le francais, langue coloniale indubitable

Bonjour,

chapeau ! Au moins UNE personne qui parle ainsi : « indubitable » ! ... Mais oui ! Je me suis déjà demandé si je commettais un crime en ayant parlé de « langue coloniale » ...

Après la lecture de certains messages, il me semble que la loi du 23 février 2005 n’a pas raté son effet.

Herbert

La perte de vitesse du français à Madagascar

Taamaden · 2012-02-22

Bonjour Mme,

d’abord, un grand MERCI pour votre honnêteté ... Effectivement, je voulais lire « non, je ne parle pas la langue locale », donc, vous ne m’avez pas déçu, c’est juste ce que j’ai attendu et que je connais du Mali : « Pourquoi apprendre le bambara, JE SUIS FRANÇAIS ! » ... Très gentil !

Je peux bien comprendre ce que vous dites : bien sûr, le français permet à qqn de réussir au marché du travail (qui le nie ?!) et permet à qqn d’aller à l’université (qui le nie ?!). Mais ma question vraie est : en raison du fait que le français est langue officielle au Maroc, un(e) Français(e), est avantagé/e par rapport aux Marocains dont la langue maternelle est le berbère et qui ne maîtrisent pas le français. Cela, n’est-ce pas bizarre ?! Les Marocains sont désavantagés dans leur propre pays ; donc, il faut que ces Marocains doivent apprendre le français (c.à.d. leur langue maternelle est quasiment sans valeur, au moins au marché du travail, son usage est plutôt réduit à un moyen pour communiquer dans la famille et dans les rues). Autrement dit, même si cela ne plaît pas à beaucoup ici, la langue coloniale (et rien d’autre que la langue coloniale dans ce contexte ici et pas du tout la « langue du droit de l’homme ») force les Marocains de se charger d’elle pour réussir au marché du travail.

Si j’ai l’intention de m’installer et de travailler en France, il faut que j’apprenne français pour avoir à peu près les mêmes conditions préalables comme un Français, si un Français cherche à faire ses études en Allemagne, il doit apprendre allemand pour suivre les cours à une université allemande (il lui faut fournir d'abord la preuve d’avoir des connaissances suffisantes de l’allemand). Tout cela est tout normal et compréhensible, non ?! Mais la situation au Maroc est, comment le dire, mis du pied à la tête : c’est le natif qui doit apprendre d’abord le français pour réussir mais pas p.ex. vous qui êtes Française et non Marocaine ...

Vous et tous les Messieurs ici diraient quoi si vous tous deviez vous éreinter d’abord à apprendre allemand pour aller à votre Sorbonne alors que moi, Allemand, je fais une promenade à pied à Paris pour faire mes études à cette université ?!

Bien sûr, l’existence et le statut du français au Maroc est une réalité (je ne rêve pas) mais est-il interdit de la remettre en question ?! Est-il faux de douter de ses suites ?!

Encore une fois, je suis absolument d'accord et me félicite que les enfants apprennent des langues étrangères, mais ces enfants sont des Bambara et Fulbe etc. Donc, il faut d'abord qu'ils apprennent le bambara et le fulfulde, qu'ils suivent les cours en bambara et fulfulde et PLUS TARD le français mais non le français aux dépenses de leurs langues maternelles. Est-ce vraiment si difficile à comprendre ?!

Bonne journée !

La perte de vitesse du français à Madagascar

Antlia · 2012-02-22

Il ne s'agit ni d'encencer la colonisation ni d'en faire je ne sais qu'elle armée d'occupation nazie en Pologne. Je dis que la langue française apportait un plus sémantique y compris à ceux qui voulaient critiquer et réfuter la colonisation. L'esclavage, que je sache, était une "tradition africaine" (et il ne faut pas perdre de vue que c'est l'Afrique blanche qui fut la puissance esclavagiste la plus importante et la plus féroce de l'Afrique noire). Autre point qui me fait actuellement rigoler quand je vais en Afrique, c'est le rapport au travail. Certes je ne suis pas un militant du travail (je n'ai pas réédité "le droit à la paresse" de Paul Lafargue pour rien), mais quand on refuse systématiquement tout travail, même si c'est pour soi, parce que c'est "colonialiste" on n'est pas étonné de ce qu'on voit en Afrique noire : tout est à l'abandon. J'avais discuté avec un ancien capitaine en poste au Mali à l'époque coloniale, son boulot consistait à faire la tournée des villages pour demander aux chefs et à leurs conseils de fournir des hommes pour entretenir la piste, tout au moins la partie qui passait dans leur "commune". N'y ayant suffisament de circulation monétaire, les impôts locaux se faisaient donc en nature, ce qui n'avait rien d'abominable en soi, c'était un travail pour leur pays, pour la circulation des biens et des personnes. Quand on voit dans quel état est la voie ferrée Bamako-Dakar, avec ses rails de 1912 qui tiennent encore le coup, avec son talus complètement érodé parce que non entretenu et on ne parle pas de la piste tout temps qui la doublait et qui n'est plus qu'une ruine, on se dit que, quand même, la colonisation avait des points positifs.

La perte de vitesse du français à Madagascar

Taamaden · 2012-02-22

(Mesrob)

Bonjour,

en fait, c’est exactement ce que j’ai pensé ... Si j’ai fait tort à vous, je m’excuse franchement, sans problème !

Beaucoup de ce que vous dites, je peux bien approuver ... En fait, le tourisme de masse (et la mondialisation) détruit beaucoup plus certaines traditions qu’on peut le souhaiter : à qui vous le dites ?! Si je voyage au Mali aujourd’hui, j’ai de plus en plus des problèmes de reconnaître juste le Mali du moment où j’ai commencé à l’aimer. C'est un peu de nostalgie, je sais. Et croyez-moi, je ne souhaite à re-avoir ce Mali ni une Afrique ancienne. Un exemple seulement à constater partout au Mali : tout le monde joue avec ce merde portable (beaucoup parmi eux ne savent pas comment aller chercher de la nourriture pour le lendemain mais on a un portable), rien ne semble être plus intéressant que cet appareil idiot. Même en brousse, partout cette merde (qui a changé le monde beaucoup plus vite que toute idéologie) ... Mais il ne faut pas aller en Afrique, demandez votre grand-mère qui connaît encore des traditions dont vous n’avez plus la moindre idée ...

Bien sûr, les langues disparaissent, au passé, aujourd’hui et à l’avenir, et la mondialisation va accélérer ce processus énormément (et est déjà en train de le faire ; dans quelques années, en Allemagne, on va accepter des maîtrises et thèses écrites en anglais seulement et pas encore en allemand, pour ne présenter qu’un seul exemple). Sans doute (je ne fais pas du tout l’impasse) ! Et pour cela il est faux d’être défenseur des « petites » langues ou des langues indigènes, pour cela il est faux de plaider malgré tout pour une diversité linguistique, en Afrique et ailleurs ?!

Et pourquoi vous n’avez pas encore jeté le français dans la poubelle en faveur de l’anglais (pour aujourd’hui) et du mandarin (pour le futur) ?! Tout simple, vous ne le faites pas parce que la langue française est un élément essentiel de votre identité, non ?! C’est bien saississable. Et peut-être la déperdition du français à Madagascar (le terme M. n’a pas d’article défini ?!) que vous regrettez tant a ses raisons juste ici : ils se préparent pour le mandarin ... ?! (excusez-moi cette petite remarque sarcastique) ...

Je viens de constater que, dans votre réponse à Atis1, vous avez parlé de « ces passés coloniaux », jusqu'ici, j'ai eu l'impression que vous voulez éviter le mot« colonial » comme le diable l'eau béni, comme dit un proverbe allemand. Vous me rendez l'espoir ! Continuez ...

Herbert

(jamericasur)

Bonjour !

En fait, il est très difficile ou même impossible de séparer nettement et aussi suffisamment « langue » de « dialecte » par des critères purement linguistiques. Une raison essentielle en est le fait que la base de beaucoup de langues standard est un dialecte. La langue française se fonde sur un dialecte parlé dans la région parisienne : la ville de Paris, centre économique et politique ainsi que siège du roi a joué un rôle important que ce dialecte formait la base de ce que nous appelons aujourd’hui français standard. Du point de vue génétique-historique, les dialectes sont plus anciens que les langues standard et, dans leur expression d’aujourd’hui, à considérer comme réflexes du développement historique.

Le bavarois n’est pas moins loin de l’allemand standard que le néerlandais mais le néerlandais est qualifié de « langue » tandis que le bavarois de « dialecte ». La raison est simple : le Pays-Bas est un Etat indépendant comme aussi la France ou la Suisse, par contre, la Bavière est partie de la Rép. Fédérale de l’Allemagne ; et si la Bavière faisait sécession de la Rép. Fédérale demain, le bavarois deviendrait une « langue » demain. Voir l’ex-Yougoslavie : là, on a parlé serbo-croate, aujourd’hui on sépare entre serbe (langue principale de la Serbie) et croate (langue principale de la Croatie). Donc, ce sont des raisons extra-linguistiques (historiques, politiques), du point de vue purement linguistique, de telles divisions ne sont pas pertinentes. Et si je veux, je peux bien qualifier les langues romanes dont votre français, Monsieur, de « dialectes » du latin (pas de panique, je ne le fais pas, je n’ai pas envie d’être lapidé par 85 millions de Français). Donc, Grand Linguiste, qui rabaisse, à la fois de manière péjorative et de pleine fierté, les langues (!!!) bambara, wolof et fulfulde comme « dialectes », vous accepteriez qu’on qualifie la langue de Voltaire de simple « dialecte » ?! Alors, ça vient ... ?! J’attends avec joie votre réponse ...

Monsieur, le fait qu‘une séparation de « langue »/« dialecte » n’est pas explicite ne veut pas dire qu’il n’existe pourtant pas des critères qui prouvent que X est une langue ou un dialecte. Mais vous, vous faites un usage abusif de cette situation en mettant en relation le nombre de locuteurs bambara au 7 milliards d’humains sur notre terre. C’est vraiment à crever de rire ! Dû au fait que cette séparation non-explicite concerne toutes les langues sur notre terre, j’ai vraiment envie de jouer ce jeu avec vous : le guaraní au Paraguay, en Argentine etc. est parlé par 3 ou 4 millions de personnes, autant que je sache, donc c’est en tout cas un « dialecte » d’autant plus que le bambara compte 6 millions de locuteurs. Ma langue maternelle, langue de Goethe, est parlée par 90 ou 95 millions de personnes (je vois les Chinois sourire), ce sont 1.30% de 7 milliards ; à mon avis, 1.30% n’est pas un chiffre enthousiasmant, donc, je suppose que pour vous, l’allemand est un dialecte. Votre français est parlé par environ 120 millions (langue maternelle) et par environ 200 millions en total (langue maternelle et secondaire), ce sont environ 2.80% de l’humanité totale. Monsieur, langue ou dialecte ?! Et où est la limite, à 1%, à 2%, où ... ?! Par ailleurs, le chinois n’est pas le chinois comme le suggère l’usage de ce terme mais comprend plus de 100 dialectes répartits en 8 groupes principaux (simplement dit, le Chinois du nord ne peut se comprendre avec le Chinois du sud). Si l’on les divise régulièrement, tout groupe compte aussi 200 millions, le nombre total des locuteurs français ...

En tout cas, Monsieur, tout dialecte a sa langue supérieure avec qui il présente dans une grande mesure une ressemblance pour qu’une compréhension réciproque soit – au moins partiellement – possible. C’est comme avec un enfant ou une mère : un enfant est toujours l’enfant de qqn, et une mère toujours la mère de qqn. Et un dialecte sans « sa » langue primordiale n’existe pas ... Donc, Monsieur, dites-moi, quelle langue est la langue supérieure du « dialecte bambara », quelles langues le sont pour les « dialectes wolof et fulfulde » ... Je vois, vous êtes vraiment un maître dont je veux profiter ... Le bambara, le wolof et le fulfulde (le dernier parlé par 20-30 millions) ont pour chacun des règles grammaticales et une écriture standardisées, ont le statut d'une langue nationale, et ces faits aussi soulignent leur statut d’une langue et pas du tout celui d’un dialecte mais vous, vous le savez mieux et êtes même fier de ces, désolé !, bêtises !!!

Je me souviens de vous dans un autre débat dans lequel vous vous êtes prononcé de manière dédaigneuse sur l’Afrique, p.ex. quand un forumiste se demandait au public pourquoi il n’existe pas de rubrique « Centrafrique », et le Monsieur lui a répondu comme suit, selon le sens : dans ce cas, il ne faut pas une rubrique car personne ne visite ce pays et le même n’a rien à offrir, point ... C’est le Monsieur du Paraguay tout craché.

Svp, épargnez-moi votre cynisme (« tes protégés » et « Tu as raison, j’image la souffrance ») qui ne m’impressionne pas du tout ...

Herbert

(svp, je ne peux pas répondre à tout le monde dans ce débat. Faut accepter !)

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