Back to the discussion

in Entre deux voyages › Carnets de voyage

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Discussion started by Kashtin on 2012-04-29

84 replies

English translation pending — showing the original.


Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Kashtin · 2012-04-29

(Première partie:http://voyageforum.com/...1re_partie_D5041255/)

Seconde partie

De Colchane à Buenos Aires

La version avec photos est visible ici:http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_125.html



Vendredi 4 novembre De Colchane à Iquique

Au petit déjeuner, on nous sert un pain style banique innue, délicieux, deux grandes tranches de fromage, une pleine jatte de gelée de mûres, du beurre... La route pour Iquique ne démarre pas tout de suite sur du bitume, comme prévu, étant donné qu'elle est en travaux, mais huit kilomètres plus loin. Elle est encore superbe, traverse des bofedales où paressent foulques, sarcelles de la Puna au bec bleu turquoise, mouettes des Andes et ouettes des Andes (oies)... L’ichu, qui sert entre autres à recouvrir les toits, est toujours roi sur les pentes qui se colorent peu à peu. A environ 70 kilomètres de Colchane, les montagne se colorent doucement. Puis c'est une explosion de couleurs due sans doute au minerai de fer. Du jaune le plus vif à l'orangé le plus foncé, toutes les nuances sont présentes de sommet en sommet. La route monte et descend, fait le gros dos, creuse les reins, encore et encore…

On aperçoit au loin, vers l'ouest, les volcans enneigés. Les cactus réapparaissent, étoilés de timides fleurs jaunes. Un peu plus bas, la végétation change à nouveau, on est maintenant en plein pointillisme. Puis elle disparaît tout à fait, à l'horizon s'étend le désert et la pampa de Tamarugal. Déjà, nous regrettons l'atiplano, sa faune, ses couleurs, ses hautes solitudes.

Iquique et sa circulation infernale, trépidante. Je déteste conduire dans ces villes chiliennes, où chacun n'a qu'une envie c'est de passer devant la voiture qui précède. On a envoyé un mail aux Primeras Piedras où l'on avait dormi en montant mais ils ne nous ont pas répondu. On y va quand même, espérant qu'en ce vendredi soir ils auront une cabaña de libre.

Apparemment tout est vide... Cette fois-ci on nous attribue la cabaña n°6, tout en haut, sous la route, et la plus éloignée de l'allée où est garée la voiture. Très pratique pour les bagages. L'accueil est déplorable, derrière le comptoir, la même blonde à l'air vide qui était là quand on avait payé la dernière fois nous offre son air le plus désagréable. Nous partons avec la clef et lorsque la porte s'ouvre... c'est la déconfiture! Une pièce aux murs bruts peints en vert, un lit tout seul dans un coin, ni chaise ni table, que le vide, et deux vieilles étagères en formica blanc. Tout est laid et sent la caserne. Je repense à Christine et Hervé qui avaient détesté cet endroit et je comprends maintenant pourquoi. C'est le jour et la nuit avec la chambre n° 41 dans laquelle on avait dormi précédemment.

Retour à l'accueil, on dit que c'est moche et qu'on veut autre chose, la 41 par exemple. « Ah non, c'est impossible car ce soir il y a un mariage, il y aura la fête toute la nuit près de la piscine, la musique jusqu'à 4 heures du matin, vous ne pourrez pas dormir, mais la 5 est libre (forcément, il n'y a personne nulle part). » Nous ouvrons la porte de la nouvelle chambre, c'est la copie de sa voisine, mais dans l'espace vide et brut de décoffrage il y a cette fois une table et deux chaises. Nous la prenons bien à contrecœur...

Je vais faire un tour au-dessous, des gens s'activent à installer de grandes bâches blanches. Le soir arrive, 20 heures, 21 heures, 22 heures, personne. On ne peut imaginer qu'on nous a menés en bateau et pourtant c'est bien de ça qu'il s'agit. Cerise sur le gâteau, il n'y a pas d'eau chaude.

Je repars à l'accueil, où la blonde a été remplacée par un homme qui était déjà là la dernière fois. Toujours aussi spécial. Quand on était devant lui, il nous regardait comme si on allait se métamorphoser d'une seconde à l'autre en petits hommes verts. Il a le même air ahuri en me voyant, il est encore sur l'expectative, mais arrive à me dire qu'il faut tourner la clef (autrement dit un des deux robinets qu'on trouve presque partout au Chili dans les salles de bains, soit sous le lavabo soit sous le plafond, et qui servent à couper l'arrivée d'eau chaude ou froide). Il me raconte donc n'importe quoi et fait celui qui ne comprend pas que ce n'est pas l'eau qui manque mais les degrés. La nuit passe, nous sommes constamment réveillés par le bruit de la circulation, motos sans pot d'échappement, voitures qui s'exercent au record du monde du cent mètres départ arrêté, c'est infernal et je rumine jusqu'au matin car, bien sûr, il n'y a jamais eu de mariage un vendredi soir.

Samedi 5 D'Iquique à San Pedro de Atacama

Au petit déjeuner, un pain, trois grammes de beurre, quatre de confiture et c'est tout. Je demande s'il n'y a pas de jus de fruits, pas d'œufs comme la dernière fois, mais non, ce n'est plus le week-end de la Toussaint...

Nous quittons cet endroit sans regret. Je n'ai même pas pu dire ce que je pensais et demander où était le mariage car il n'y a bizarrement personne à l'accueil... On s'est aussi rendu compte que la fois précédente on nous avait fait payer la pleine saison (35 000 pesos) au lieu de la basse (30 000).

Cette fois-ci pas de Panamerican hideuse pour rejoindre San Pedro, mais la route de la côte. Et nous sommes agréablement surpris! Elle est belle, coincée entre une côte rocheuse et d'immenses falaises obliques de plus de mille mètres de haut, et a parfois des petits airs de la N° 1 au sud de San Francisco. Elle s'appelle d'ailleurs la Ruta N° 1.

Les rochers près du rivage abritent des colonies de goélands gris, typiques de cette région du Chili. Entre novembre et janvier, ce goéland quitte les eaux agitées du Pacifique pour aller pondre dans le désert d’Atacama, jusqu’à cent kilomètres à l’intérieur des terres !

Nous dépassons des villages qui sont à la limite du bidonville, faits de plaques d'agglomérés, de planches, de tôles, de bâches, entourées de tout un fatras de choses diverses et variées. D'ailleurs lorsque nous regardons un peu mieux les bas-côtés, ils sont envahis de détritus, les plages et les rochers sont tous encombrés de saletés en tout genre.

A l'entrée de Tocopilla, ville cafardeuse s'il en est, la route bifurque plein est sur Calama. Longtemps, nous traversons cette barrière naturelle de hautes falaises de grès, et montons sur le plateau pour retrouver le désert et les lignes droites à l'infini.

Calama, le retour, qu'on espère plus simple dans ce sens-là. Eh bien c'est raté! Aucune indication, comme d'habitude, pas plus pour San Pedro de Atacama. Nous demandons la direction à plusieurs personnes qui visiblement n'en ont même jamais entendu parler! Quelqu'un envoie Alain se renseigner en face auprès d'un carabinero. Visiblement, il n'en sait rien mais la conversation s'éternise et je vois Alain revenir avec lui et... lui ouvrir la porte arrière de la voiture! Il veut qu'on l'emmène à son commissariat où il trouvera quelqu'un qui connaîtra la direction et « qui parlera anglais » ! On se demande pourquoi étant donné que l’échange se fait en espagnol depuis le début.

Arrivés à destination, il appelle par radio le fameux collègue et l'attente commence. Quelle histoire de fou! Là-dessus, arrive un deuxième carabinero, qui veut s'en mêler, puis un troisième (je crois qu'on va finir par mobiliser tout l'escadron!), qui lui aussi « parle anglais ». En effet… Il ne cesse de répéter d’une voix forte: « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » Etc. « Oui, oui, merci, on a compris! » On remercie tout le monde et on s'en va.

Ouuuuuf, on est sortis de l'auberge et de Calama, enfin sur la route de San Pedro!

De Putre, on avait envoyé trois mails à trois hostals différents pour les 5 et 6 novembre. Le premier, La Rose d'Atacama, n'avait que la nuit du 5 de libre (30 000 pesos avec salle de bains privée, 16 000 avec salle de bains partagée), mais les deux autres ne répondant pas on avait accepté. Puis, deux jours après, la Casa atacameña et l'hostal Elim avaient donné leur réponse. L'un était « au fond des bois » (?) mais on ne savait pas où, le second nous proposait une chambre pour les deux nuits. Dans l'urgence on avait donc décommandé La Rose d'Atacama et réservé à l'hostal Elim qui nous assurait deux nuits. Mais on avait bien aimé la réponse pleine de poésie de la Casa atacameña :

« El precio por habitacion es de 25 000 pesos. El precio incluye el desayuno, el jardin de flores, el canto de los pajaros y las noches estrelladas. » (« Le prix inclut le petit déjeuner, le jardin de fleurs, le chant des oiseaux et les nuits étoilées. »)

San Pedro, hostal Elim. On voit tout de suite que quelque chose cloche, que nos noms ne se trouvent pas dans la liste du jour. Je sors le netbook, me connecte et montre à Maria, la propriétaire, sa réponse et ma confirmation. Rien n'y fait: « Lo siento mucho... », « Lo siento mucho... » (Je suis désolée), elle nous dit qu'elle n'a pas reconfirmé sur ma confirmation (???), puis que son frère a oublié de répondre, bref, elle se mélange les pinceaux en essayant de trouver une excuse. Alain s'énerve et part sans lui dire au revoir. Nous voilà un samedi soir, sans logement, dans un village on ne peut plus touristique.

J'ai alors l'idée d'aller à La Rose d'Atacama qui nous avait proposé de toute façon de passer les voir. Et, coup de chance, ils viennent d'avoir une annulation de trois chambres et ont deux nuits de libres pour nous. Nous déchargeons les bagages puis allons mettre la voiture près du grand parking poussiéreux (mais qu'est-ce qui n'est pas poussiéreux à San Pedro?).

L'accueil est très chaleureux et met tout de suite à l'aise. Mais la chambre est minuscule, il nous faut mettre la valise dans la salle de bains – qui, elle, est grande – pour l'ouvrir. Sur la table de nuit, deux tasses, du café et du thé, une thermos. Nous trouvons ça sympathique, mais nous apprendrons peu après qu'il n'y a pas de petit déjeuner et que c'est ce qui en tient lieu... Il y a une petite cuisine à disposition mais elle est d'une saleté incroyable! C'est probablement aux clients de s'en occuper, et malheureusement comme toujours dans ces cas-là, chacun laisse aux suivants le soin de nettoyer. Mais il y a aussi un patio avec des tables et des bancs, un jardin avec hamacs... Tiens, pas d'eau chaude non plus pour prendre une douche, ou plutôt trente secondes d'eau chaude et c'est terminé.

Le soir, nous allons, comme lors de notre premier passage, dîner à La Casona. Le menu est toujours aussi bon, pour 7 000 pesos (environ 10 euros).

Dimanche 6 San Pedro de Atacama (Quebrada de Cari - vallée de la Lune)

Aujourd'hui, nous retournons dans la vallée de la Lune pour explorer la quebrada de Cari que nous avions loupée en octobre. La piste démarre 2 kilomètres après l'entrée, aussi nous prenons la première que nous voyons sur la droite, au kilomètre 2 au compteur de la voiture. Sur la carte qu'on vient de nous donner – sommaire et pas à l’échelle d’ailleurs –, elle rejoint la falaise en ligne droite et perpendiculairement. La lumière est vive – il fait déjà chaud – et la vallée déserte. La piste n'est pas très bonne, on nous avait prévenus, et je fais très attention. Mais voilà qu’elle tourne soudain, et retourne, puis arrivée près de la quebrada elle se met à la suivre… Ce n’est pas ce qui est indiqué… Nous nous garons là et suivons pendant une bonne heure un chemin minuscule qui descend dans la faille de sel, en guettant les craquements qu’avaient entendus Christine et Hervé. Aujourd’hui, ils sont plutôt timides… (et pour cause, nous ne sommes pas au bon endroit!). Le soleil tape et se réverbère sur les colonnes dressées vers le ciel, acérées comme des poignards.

Immense dépression dans le salar d'Atacama, la vallée s'est formée il y a vingt-deux millions d'années. Gypse, borate, chlorate, argile se mêlent et se démêlent... L'environnement est hostile, pour l'homme comme pour l'animal. Ces os qui sortent de leur gangue d’argile sont un avertissement ;-)... Il fait très chaud et nous ne voyons personne à l’horizon.

De retour à la voiture, nous partons pour les grottes et le cañon, de sel lui aussi. Il n'y a toujours personne dans la vallée, ce n'est pas l'heure des tours qui arrivent en fin d'après-midi, comme nous lors de notre premier passage. Le cañon est assez large, bordé de falaises de sel, d'aiguilles, et de toute sorte de concrétions, beiges ou blanches. Le chant du sel est plus distinct ici, il ressemble à l'écho que ferait le claquement d'une corde basse d'un instrument de musique au sein d'une cavité. C'est très particulier. Au bout d'un moment, on ne peut plus passer, du moins l'obscurité totale et le passage rétréci nous obligent à faire demi-tour pour prendre la petite vallée étroite où se trouvent les grottes.

Les panneaux sont en général très instructifs…

Il faut avancer dans le sable mou et profond, ce qui est éprouvant sous cette chaleur. Nous marchons quand c’est possible sur les bords surélevés du chemin, plus durs, en recherchant les flaques d’ombre. Au-dessus de nous s’est dressée une armée de petites colonnes craquantes et croustillantes, qui ferait rougir d’envie celle des 6000 soldats de terre cuite de la nécropole de l’empereur chinois Qin Shi Huangdi ;-) Enfin, presque...

Aussi, lorsque tout à coup s’ouvre devant nous une vaste entrée sombre et fraîche dans laquelle un long banc de pierre a été aménagé, nous nous y engouffrons. Nous ne voyons pas d'autre grotte, d’ailleurs « grotte » est un bien grand mot, « alcôve » serait plus près de la réalité. Nous finissons pas retrouver la route et, au-dessous, la voiture. Mais quelle n'est pas notre surprise, un peu plus loin, de voir un panneau « quebrada de Cari »! Dans quelle faille, alors, avons-nous passé la fin de matinée ? Bon, la carte du parc n’est pas bonne, c’est clair.

La piste est sableuse mais nous la prenons quand même et finissons à pied. La quebrada n'a rien à voir avec la première faille, elle est beaucoup plus impressionnante, malheureusement nous serons arrêtés par un mur, pas très haut mais impassable pour qui a le vertige. D'ailleurs, sur le retour, nous croiserons deux jeunes d’une vingtaine d’années qui ne le passeront pas non plus.

A La Rose d'Atacama, une surprise nous attend: la chambre n'est pas faite. Renseignement pris auprès de Marie, qui dirige l'hostal, c'est normal, ils ne font pas les lits, juste les salles de bains, c’est plus sympa, on se sent plus chez soi, sans chichis ;-). Ah bon... Oui, mais notre salle de bains est passée entre les gouttes. Ah, c'est un oubli et elle file la nettoyer ! Ça commence à faire pas mal de choses qui manquent, pour 30 000 pesos la nuit (environ 47 euros), entre l'absence de petit déjeuner, le manque d'eau chaude, de savon (et bien sûr de shampoing), les lits pas faits... Pour l'hiver, il n'y a pas non plus de chauffage.

Le soir, retour à La Casona.

Lundi 7 Retour sur l'Argentine par le paso de Jama

Il faut liquider tous les fruits, les tomates, avocats, oignons doux avant le passage à la douane argentine. Je prépare un guacamole que nous mangerons à midi avec les clémentines et le chirimoya. Nous ne nous précipitons pas parce que les cars de touristes seront encore à la douane au moins jusqu'à 11 h 30.

A midi, nous quittons La Rose d'Atacama, Marie et Aurélien nous font la bise – dommage que l'infrastructure ne suive pas.

A la douane, catastrophe, il y a une queue immense! Nous attendons près d'une heure, passons la police, puis arrivons au guichet des douanes. Nous donnons les papiers concernant la voiture, tamponnés et retamponnés, et visiblement, comme à l’hostal Elim, quelque chose cloche encore. Ça ne va pas ? Si si ! Pourtant le douanier les montre à un collègue, sans rien dire mais avec un air entendu. Ils vont chercher le chef qui, lui, prend un air soudain concentré et préoccupé. Ils sortent du bureau, un autre douanier jette un œil sur les papiers, ils se regardent… Nous voilà frais... je demande s'il y a un problème, non, non, aucun, mais nous voyons bien que si. Ils vont prendre un registre, cherchent du doigt encore et encore et finissent par s'arrêter, heureusement, sur notre précédent passage le 22 octobre, date de notre entrée au Chili. Ouf ! L’air est soudain devenu plus respirable.

En fait, les deux douanières que nous avions vues cette fois-là, en grande conversation toutes les deux sur des vacances ou des achats, je ne sais plus, avaient oublié de nous réclamer ces fameux papiers, qu'elles n'avaient donc pas tamponnés. Et comme nous ne savons trop quoi donner à chaque passage entre les grandes feuilles blanches, les petites roses, les petites jaunes, etc., nous n’avons pas fait attention à ces fameux tampons. C’est comme si nous avions passer la voiture sans l’avoir déclarée !

Malgré le registre, les choses ne sont pas réglées pour autant, et l'ordinateur surchauffe. Nous ne savons pas ce qu'il doit en sortir mais nous commençons à en avoir assez. Pourtant, on comprend bien que le chef douanier, qui pour une fois n'a pas l'air bête, essaie d'y mettre de la bonne volonté. Il finira pas apposer deux tampons antidatés et à nous laisser partir. Il est midi et demie lorsque nous bifurquons sur la route du paso de Jama.

Sur notre gauche, le Licancabur nous suit longtemps. Les couleurs sont magnifiques et faites pour les gourmands: caramel, chocolat, pêche, abricot, cerise, vanille, réglisse... Hmmm...

J'avais pris de bonnes résolutions en décidant de ne pas m'arrêter pour faire des photos, étant donné qu'on avait déjà fait la route dans l'autre sens le 22 octobre (mais pas encore habituée à mon nouveau matériel j’avais fait des erreurs d’exposition et perdu pas mal de photos sur cette partie à l’aller); elles tombent vite devant les salars et les lagunes, les bofedales, les vigognes et les oiseaux.

Nous pique-niquons devant le río Quepiaco, ce qui ne plaît pas du tout, mais alors pas du tout, à une mouette des Andes qui a bien failli nous faire repartir. A peine installés, la voilà qui se met dans tous ses états, nous crie tout un tas de choses qu’il vaut mieux certainement ne pas comprendre, en volant juste au-dessus de nos têtes. Devant le peu de résultats obtenus, elle entreprend alors les piqués d'intimidation… C’est assez impressionnant… Nous hésitons à plier bagage, lorsque, rassurée ou lassée, elle finit par repartir, sans doute vers son nid.

En repartant nous apprenons que les vigognes sont en voie d’extinction.

Ici on peut voir les vigognes de très loin, ce qui me permet de conduire vite car il est déjà tard, et nous arrivons un peu trop rapidement à 4 800 mètres, je le sens en m'arrêtant pour prendre une photo de la Bolivie avec un petit coin de la laguna Verde. Il fait un vent terrible ! Alain sort de la voiture et hop !... un papier qui était dans la portière en profite pour faire du tourisme. Mince ! Alain court après, dix, vingt, trente mètres… Je réalise tout d’un coup qu’à cette altitude ce n’est pas du tout ce qu’il faut faire, mais il le rattrape, tout juste est-il un peu essoufflé. Et ce n’était qu’un ticket de caisse ou quelque chose comme ça !

A la douane du paso de Jama, tout est relativement vite expédié. Il y a devant nous un gros 4 x 4 noir, plaque inconnue, peut-être brésilienne, avec quatre hommes à bord, tous grands et forts, la quarantaine. Ils ont droit à une fouille en règle : les bagages sont sortis, les sièges baissés, la moquette est soulevée, la carrosserie sondée, etc., ce qui fait que le douanier ne nous trouve pas intéressants comparés à eux et nous dit de partir. Nous nous arrêtons à la douane argentine pour acheter les délicieux croissants à la station YPF (c'est Nourredine, du Cerro Chico, à Tilcara, qui nous les avait conseillés). En ressortant, le 4 x 4 noir est là, avec à l’intérieur les quatre hommes hilares…

Les lagunes se succèdent, toutes plus belles les unes que les autres. Et au milieu de cet éparpillement de volcans, de sel et d’eau, apparaissent des collines aussi rondes et dorées que du pain qui sort du four… Il n’y a pas que les lagunes qui se succèdent, les hameaux abandonnés aussi. L’adobe a résisté, les toits d’ichus se sont effilochés peu à peu pour disparaître complètement dans les tempêtes glacées.

Nous arrivons à Susques en fin d'après-midi et retrouvons notre chambre à l'Unquillar. Les draps ont changé, ils sont kitchissimes, bleu pâle avec tout un tas de broderies satinées et de dentelles...

Cette fois-ci, il y a plusieurs personnes à l'hôtel, des Argentins, et un couple peut-être d'un pays de l'Est. Dans la soirée, ils passent leur temps dans le couloir à parler devant notre chambre jusqu'à plus de 23 h 30...

Mardi 8 De la puna à Salta

En sortant pour aller déjeuner, nous voyons plusieurs mégots par terre dans le couloir... En plus de parler fort devant les portes des chambres jusqu’à 23 h 30, les autres clients écrasaient consciencieusement leurs mégots sur le carrelage… Bonne surprise au petit déjeuner, il y a du jus d'orange, du gâteau et de la confiture maison pour accompagner les petits pains hyper rassis. Ça change de l’aller où on était tout seuls et où du même coup, les portions étaient microscopiques.

Sur la puna, les ânes sont en liberté, c’est le printemps et les petits sont nés. Cette famille est extrêmement inquiète, du moins les parents et en particulier le père qui finira pas nous faire face dans une attitude dissuasive… S’il pouvait gonfler ses poils et doubler de volume comme les chats, il le ferait !

La route entre Susques et Salta est, dans ce sens-là aussi, magnifique! Nous avions éventuellement une autre option pour redescendre, c'était de passer par la Ruta 40 et San Antonio de los Cobres. Mais nous en avons soupé des pistes, de la poussière et des camions, et nous préférons le bitume et la vue dans l'autre sens de cette route vertigineuse. Elle grimpe à l'assaut du ciel sans nuages et redescend dans des contorsions de cobra. Ici ou là, deux ou trois petites maisons caméléons – sur ces pentes rocailleuses, la pierre a remplacé l’adobe et c'est tout juste si on arrive à les distinguer –, parfois habitées, parfois délaissées, probablement par les enfants qui ont fui l'isolement et l'autarcie.

Depuis un moment, les « cardones » (cactus candélabres) ont fait leur réapparition en même temps que les sombres colonnes (basaltiques ?), mais nous passons quelques jours trop tôt pour les voir en pleine floraison. Dommage… 2500 m. En approchant de Purmamarca, le vert éclatant des arbres, toute cette végétation exubérante de début de printemps, les feuilles tendres des saules et des peupliers qui bruissent dans le vent nous font soudain un bien immense, nous ne nous étions pas rendu compte que les hauteurs minérales, désertiques, si prenantes, le sable et le sel, tout cet univers extrême nous avait autant desséchés… La momification nous guettait ;-)…

A Purmamarca, bref arrêt pour remettre dans la petite boîte le cerro de los Siete Colores sous le ciel bleu cette fois, passer au marché acheter un gilet en alpaga gris uni pour Alain et un bonnet pour Loïc – mais pour lui, on ne peut éviter la guirlande de lamas ;-).

Il fait une chaleur d'enfer, 39 °C sur l'autoroute de Salta. Comme on avait emprunté la petite route étroite à l'aller – la 9 –, on choisit cette fois-ci l'autre côté. Nous arrivons facilement à l'Antiguo Convento malgré la circulation toujours aussi délirante dans les villes argentines ou chiliennes, et nous allons enfin voir Carlos, Euzebio, Simon, Darío, Gonzalo, Juan Eduardo, Nicolas et les autres en chair et en os, après avoir échangé avec eux vingt-cinq mails de reconfirmation!!... Alain avait d'ailleurs fini par s'énerver et par leur demander s'il fallait désormais confirmer tous les jours ou bien deux fois par jour!

L’hôtel, sur Caseros, est très beau, tout le monde est très aimable et la chambre – en fait une suite – sous les toits, est superbe. Nous en avions réservé une standard mais comme ils n'en avaient plus de disponible pour le 8 novembre ils nous ont proposé celle-ci à un prix cassé. J

Deux douches plus tard, nous voici dans la rue Caseros à chercher une casa de cambio. C'est un parcours du combattant pour arriver à traverser les rues, car aucune voiture ne s'arrête pour laisser passer les piétons – qu'il y ait ou non des enfants –, bien au contraire, c'est à celui qui ira le plus vite! Sur la place 9 de Julio – la place centrale –, où se trouve la cathédrale, il y a un monde inimaginable ! Tous les lycéens se donnent rendez-vous ici à la sortie des cours, et beaucoup profitent du WiFi (prononcer Waïe-Faïe) pour commencer à travailler. Nous allons nous installer à la terrasse d'un café puisque tout est fermé pour changer des euros, et en attendant que le très bon restaurant Doña Salta ouvre ses portes à 20 heures.

Il y a un bruit de fond aigu, lancinant, qui vient des hauteurs et qu'on n'arrive pas à identifier, mais qui très vite devient presque insupportable. Je finis par poser la question au serveur, et il me répond que c'est une espèce d'insecte (genre cigale ou criquet), qui est arrivé avec la chaleur trois jours plus tôt. Ils sont tous installés dans le même arbre et je me demande ce qu'il en restera demain matin. Lorsque nous quittons le café, nous essayons d'en distinguer quelques-uns, mais malgré tous nos efforts, qui intriguent les gens autour de nous – il est étonnant de voir à quel point personne ne voit ni n’entend rien –, ils sont invisibles!!

A Doña Salta, nous reprenons des empanadas à la viande et au fromage, un tamale pour moi (à base de farine grossière de maïs et de viande cuite dans une feuille de maïs roulée, rien à voir avec eux que l'on avait mangés dans la forêt lacandonienne, au Mexique... –) et des humitas (encore à base de maïs cuit dans des feuilles pliées en quatre). C'est toujours aussi délicieux que la première fois avec Val et Guy, mais l'effet de surprise étant passé, nous nous régalons moins.

Mercredi 9 De Salta à Cachi via les vallées Calchaquíes

Grand bleu (et grand chaud!!) ce matin encore, et délicieux petit déjeuner. Nous partons changer des euros près de la place 9 de Julio, à Dinar (5,70 pesos pour un euro), récupérons la voiture au parking gardé à côté de l'hôtel (40 pesos la nuit), et nous lançons dans la circulation démentielle en ce milieu de matinée. L'intolérance est reine, au moindre milliseconde d'hésitation, les klaxons entrent en action et les voitures doublent en trombe si elles le peuvent. Je me répète, mais je déteste rouler dans ces villes, et pourtant je suis habituée à circuler dans Paris sans aucun problème.

La sortie de Salta est sans intérêt, les banlieues se succèdent plus ou moins jusqu'à El Carril où nous tournons en direction de Cachi. Nous devons, enfin, y retrouver Françoise et Gérard que nous avons malheureusement ratés sur San Pedro et tout le Nord chilien. Ils ont décidé de s'occuper eux-mêmes de leur problème de pièces détachées bloquées depuis des semaines – interdites d'importation – et se sont déplacés de Cordoba à Buenos Aires pour aller faire le siège de la douane. Après sept heures d'attente, ils sont repartis avec leur précieux colis!

La piste dont parlait le Routard est pour l'instant bitumée et suit le fond d'une petite vallée de collines pentues et très verdoyantes. Les acacias en fleur, les hampes des oiseaux de paradis jaunes (Caesalpinia gilliesii) sur le bas-côté, les quebrachos colorados et les jacarandas se succèdent, ce qui là encore fait un bien fou après toutes ces journées passées dans la roche et la terre nue et poussiéreuse, sans aucun signe de vie, végétale ou animale.

La piste est par moments très étroite et ne permettrait pas de se croiser, heureusement que les rares camions que nous voyons ont la bonne idée de ne pas se trouver aux endroits critiques en même temps que nous. Il y a des fermes ou de petits hameaux dispersés autour de quelques pâturages ou champs cultivés, puis les cactus font leur apparition, avec leurs longues hampes en boutons. Nous grimpons dans les montagnes, éclaboussées parfois de larges tâches rouge sang, le bitume laisse place au ripio, le ripio au bitume, le bitume au ripio... Sur la droite, une petite maison d'adobe où l'on vend de l'artisanat, mais aussi des tas d'épices, notamment des sachets de poudre de « safran » pour l'équivalent de moins de un euro chacun. J'en prends deux (mais on se demande bien ce que c’est, pour ce prix-là ! Certainement tout sauf du safran).

Bientôt la piste prend le dessus dans l’immense et splendide vallée Calchaquíes aux virages serrés dont certains disparaissent sous quelques gués peu profonds. Je m'arrête continuellement pour faire des photos jusqu'à ce qu'on ait atteint le sommet, à la Piedra del Molino, où se dresse la capilla San Rafael, à 3348 ou 3457 mètres. Au choix. Argentins et Chiliens peuvent se donner la main en ce qui concerne l'inexactitude en matière topographique! Ils ne sont pas à quelques dizaines de kilomètres près lorsqu'il s'agit d'indiquer les distances, ni quelques dizaines de mètres en ce qui concerne l’altitude. On peut voir un panneau « Cachi 68 km », puis après avoir roulé un temps certain en voir un autre « Cachi 95 km ». Et cela de la Terre de Feu jusqu'au Nord-Ouest argentin et au Nord chilien.

Un âne triste et résigné, au poil en bataille, est venu nous voir, ou plutôt voir la Fiat. On ne sait s’il a envie de s’installer au volant, s’il quémande des caresses ou s’il aimerait un croûton de pain.

Cachi, dans la verdure. Nous cherchons le camping et apprenons que Françoise et Gérard sont partis une heure plutôt, très certainement à notre point de chute où nous devons nous retrouver, le campo La Paya. Huit kilomètres plus loin, sur la « route » de Molinos, nous bifurquons à droite sur une autre piste en direction des montagnes de roche sombre. Là encore, le panneau donnait la casa de campo à 2500 m, mais nous ferons 4 kilomètres. L'endroit est très beau. Gérard, Françoise et Hugo sont là – Hugo étant le 4 x 4 ;-) –, et c'est avec grand plaisir que nous les retrouvons enfin! Les propriétaires leur donnent l'autorisation de stationner sur place et leur réservent deux couverts au repas du soir, tandis que nous nous enregistrons. Ah, on dirait, encore une fois, que quelque chose ne va pas… Apparemment, nous ne figurons pas sur la liste du jour... décidément! Mais finalement, il semble qu'il y ait juste eu une erreur dans l'orthographe de notre nom. Ouf!

Nous partons à la « Casa de te », tenue par la fille des propriétaires, un peu plus loin dans la verdure, prendre des jus de fruits fraîchement pressés, au milieu d’un nuage de moucherons qui me rappelle l'île de Bonaventure en Gaspésie, au Québec, quand nous avions pensé pique-niquer au-dessus de la colonie de fous de Bassan et que nos sandwiches avaient été immédiatement recouverts d'une nuée de petites mouches noires.

Le soir, nous dînons tous les quatre autour d'une table superbe: tarte au fromage et salade; filet de porc, purée et demi-pomme au four, et dessert « local » à base de noix, de zeste d'orange et peut-être de miel, mais toujours un peu trop sucré. Le tout est délicieux, pour 10 euros avec les boissons (eau minérale).

Jeudi 10 Farniente à Cachi (Musée archéologique Pío Pablo Díaz)

Petit déjeuner (très bon, avec entre autres un grand verre de jus de pomelos) dehors, au milieu des petites mouches qui sont déjà sur le pied de guerre! Françoise et Gérard sont juste de l'autre côté du mur d'adobe, on aperçoit le crâne d'Hugo.

Nous retournons à Cachi car nous sommes passés en coup de vent, hier, et eux vont garer Hugo au camping parce qu’ils sont très mal installés au campo, le terrain étant trop en pente. Un long tour au musée archéologique Pío Pablo Díaz, dont le directeur est extrêmement aimable, et intarissable lorsqu'il voit que nous nous intéressons aux pièces exposées.

Françoise et Gérard nous attendent sur la place pour aller pique-niquer au camping. Nous passons un bon moment ensemble, à regarder ensuite les photos d'oiseaux ou de baleines – superbes – prises à Diamante et à Valdés. Au moment de nous quitter, je reparle de l'histoire de la clef de la voiture que j'avais fermée dans le coffre à Tilcara, et là, lumière!, Gérard me dit qu’il doit certainement y avoir un bouton sur le tableau de bord pour ouvrir le coffre de l'intérieur. Il a raison! il y a un petit symbole de voiture avec le coffre ouvert! Personne n'avait pensé à regarder...

Nous partons en souhaitant très fort que cette fois tout se passe bien pour eux.

Le soir, à la Paya, nous mangeons un délicieux repas concocté comme la veille par « la signora », autrement dit la propriétaire, ex-scientifique, nous dit son mari.

Vendredi 11 Vallées Calchaquíes, Quebrada de las Flechas (de Cachi à San Carlos)

Après le petit déjeuner, toujours délicieux, pris dehors au milieu des mouches, nous allons payer nos deux nuits et nos repas. Et là, avec le sourire, « la señora » nous ressort le mail imprimé qu'on lui a donné en arrivant, et nous fait remarquer qu'on s'était en fait trompés de date et qu'on avait confondu octobre et novembre. Cette fois c'est moi qui répète « Lo siento mucho »... On était tellement épuisés en préparant ce voyage que quelques erreurs se sont glissées dans le planning. Mais elle garde le sourire et ne nous en tient pas rigueur.

La piste (la Ruta 40, dont j’ai photographié le kilomètre 0 dans le parc Tierra del Fuego, près d’Ushuaia), par moments extrêmement étroite, passe légèrement à l’écart de Molinos où nous nous arrêtons une petite demi-heure. L’église San Pedro de Nolasco trouve son origine, en 1659, dans l’« encomienda », système espagnol qui, sous prétexte d’évangélisation, permettait l’esclavage des autochtones (ce qu’ont combattu, pour la première fois, les jésuites des missions du Nord-Est argentin en protégeant les Indiens Guaranis).

Nous dépassons Seclantas. La piste suit la vallée, large et très verte, fermée de chaque côté par des montagnes sombres et déchiquetées. Environ 80 kilomètres plus loin, le paysage change et devient à l'ouest tourmenté, on sent qu'il s'est passé là quelque chose de violent, la roche est noueuse, plissée, torturée. Sur des kilomètres et des kilomètres, il n'y a pas un mètre carré qui n'ait été froissé par quelque force souterraine.

Et puis la roche s’est dressée vers le ciel.

De l’autre côté de la vallée au milieu de laquelle s’écoule consciencieusement un filet d’eau le fer a fait son apparition.

San Carlos. Nous traversons la place, la vie est belle…

Nous trouvons facilement la Vaca tranquila, une finca tenue par un couple de Liégeois, Anne et Alain, où l'on fait plusieurs variétés de bière artisanale délicieuse et où l'on élève vaches et chevaux sur cent dix hectares de terre. L'accueil est particulièrement aimable, Anne nous offre un thé de bienvenue sur leur terrasse. La chambre est grande et haute sous plafond, superbe, de même que la salle de bains avec jacuzzi. Tout est très beau, intérieur et extérieur (les photos viendront bientôt). Presque devant la porte, un algarrobo (Prosopis nigra), espèce endémique que l'on rencontre absolument partout, abrite une foule d'oiseaux, en particulier des moineaux. Je donne à Alain le bidon Copec que nous avions acheté à Arica et dont nous ne savons plus que faire. Vers le soir, c'est lui qui vient cette fois nous offrir deux de ses bières qu'il vend sur San Carlos, Cafayate (prononcer Cafachatte) et Salta. Je prends une Pecadora (« Pécheresse »), vraiment excellente. Nous discutons tous les quatre, avec Anne, un grand moment dans le soir qui tombe. Comme il y a une cuisine (nickel, tout le contraire de celle de la Rose d'Atacama, à San Pedro) à notre disposition dans la belle et grande pièce du petit déjeuner, nous en profitons pour dîner sur place.

Samedi 12 Des conures de Cafayate aux ruines de Quilmes

Petit déjeuner délicieux avec des produits maison: succulents yaourts, confitures, pain, fromage, gâteaux, même le lait est fraîchement trait. Nous partons pour Cafayate et les ruines de Quilmes. Entre San Carlos et Cafayate, la route, bordée d'arbres aux feuilles tendres, de pâturages et de champs de luzerne, est bitumée et comporte un nombre incroyable de gués! Nous imaginions une région très sèche et minérale, or elle est verdoyante et a un petit côté normand. On trouve même, en arrivant dans Cafayate, des platanes qui cette fois rappellent les Cévennes. Pour cette raison, bien que ça ne soit pas désagréable, nous préférons de loin Cachi, plus retirée, plus argentine, plus petite également.

A l'entrée du village, je devrais plutôt dire du bourg, au niveau de la première bodega sur la droite, on entend soudain les cris perçants de dizaines de perroquets (des conures de Patagonie ) dans les arbres qui bordent la route. Je saute de la voiture et je les prends au zoom et en rafale. Il y en a qui se disputent pour une graine, ils ont des yeux incroyables, comme des boutons, cerclés d’une bande de peau nue et blanche, on les croirait en plastique. En face, les fruits des ceibos (Erythrina crista-galli), fleur nationale de l’Argentine et du Chili, pendent en longues guirlandes rouge vif. Ils sont si beaux que je n’arrive pas à en détacher le regard. Entre les conures d’un côté et les ceibos de l’autre, on est mal partis… Nous nous arrêtons plus loin, dans une vinoteca de la rue Güemes Norte, à gauche avant d’arriver sur la place, pour acheter deux bouteilles d’excellent vin, un Torrontes blanc San Pedro de Yacochura 2009 et un rouge, même provenance, même date. La femme qui tient ce magasin est particulièrement aimable et nous a très bien conseillés. Soixante kilomètres plus au sud, on arrive à Quilmes, ancienne cité datant du IXe siècle après J-C.

Les ruines s'étagent sur le flanc d’une colline abrupte, encadrées de miradors à l'est et à l'ouest, anciens postes de surveillance sur l'immense plaine au-dessous. De là, on distingue nettement un mur d'enceinte pas très haut, ou du moins plus très haut, qui délimite un large périmètre circulaire au milieu des cactus. Les puissants vivaient sur les hauteurs, les A l'entrée (dix pesos par personne), un jeune Indien nous propose avec insistance ses services de guide, mais nous refusons car il a un tel accent que malheureusement nous comprenons à peine ce qu'il dit. Nous nous rendons pourtant vite compte que sans guide point de salut, parce qu’il n'y a absolument aucune information dans ce labyrinthe de pierre sèche. Nous passons et repassons aux mêmes endroits, avant de trouver enfin les chemins qui mènent sur les hauteurs.

Quilmes nous laisse une impression de frustration, nous repartons aussi ignorants qu'en arrivant, et je devrai chercher plus tard sur Internet l'histoire de ce site et de ses habitants. Nous savons simplement de l'histoire récente que les Indiens Quilmes, du groupe Diaguita, ont récupéré il y a peu leur site, occupé depuis 1716 – date de la réquisition de leurs terres par l’Etat argentin – par les trois même familles. Les Quilmes résistèrent aux Incas puis, pendant cent trente ans, aux conquistadores, avant d'être vaincus et déportés, à pied, jusque dans le río de La Plata, à l’emplacement de l’actuelle ville de Quilmes. Beaucoup d’entre eux moururent d’épuisement durant cette longue marche.

A la Vaca tranquila, moi qui ne bois jamais de bière je reprends une Pecadora (il y a dans le réfrigérateur de la cuisine tout un assortiment de bières à disposition des clients, qui notent ensuite ce qu'ils ont pris), tranquillement installée dans une des chaises longues, devant la porte de la chambre, face aux agaves et aux yuccas en fleur. Il fait beau et doux, l'air est transparent, on n'entend pas un bruit...

Le soir, nous mangeons à nouveau à la finca, entre autres des œufs achetés le matin sur la place de San Carlos que nous faisons au plat, et dont nous rêvions depuis longtemps, hmmm..., un délice! plus deux yaourts maison que j'ai demandés à Anne.

Dimanche 13 De San Carlos à Salta par le río Calchaqui et la quebrada de las Conchas

Au petit déjeuner, Alain (de la Vaca tranquila, pas le mien ;-)) nous annonce qu'il y a encore des perturbations avec le volcan chilien, ou bien avec les syndicats, au choix, et pourquoi pas les deux, ce qui nous douche d'un seul coup, car même si nous avons fait un bon voyage de vingt heures pour venir, l'idée de recommencer l'expérience ne nous tente pas vraiment. On ne sait pas non plus si on va bien être remboursés de notre vol aller, et perdre près de 750 euros (aller-retour) ne nous réjouit pas plus que ça.

Au moment de payer nos deux nuits, Alain refuse de compter la bière que j'ai bue hier soir et les deux yaourts que nous avons mangés. On trouve ça vraiment sympa. Ils nous font la bise et nous indiquent un raccourci par une piste pour éviter le détour par Cafayate, qui prend un peu après la sortie de San Carlos, sur la gauche. Elle traverse la vallée et le lit du río Calchaqui pour rejoindre le début de la quebrada de las Conchas.

Elle est très roulante, mais a quelques passages sableux, surtout au niveau du lit à sec que nous passons malgré tout sans problème. Ici et là, en bordure de piste, des maisons isolées dont je me demande si elles n'ont pas les pieds dans l'eau, et même les mollets, lors des crues de la saison des pluies.

Une quinzaine de kilomètres plus loin (au jugé, à l'argentine, quoi), nous tombons sur la route de Salta à Tucumán, au début de la quebrada qui, immédiatement, se révèle magnifique. C'est un mélange des paysages de l'Utah, sables et roches lie-de-vin, monolithes, strates, etc. Je fais des photos tous les cinq cents mètres, chaque virage révèle une surprise, chaque arrêt est plus beau que le précédent. C'est une des plus belles routes que nous avons faites. Evidemment, à ce rythme-là on risque de mettre la journée pour avaler les 140 kilomètres qui nous séparent de l'Antiguo Convento. Comme nous sommes sans WiFi depuis quatre jours et que les problèmes avec LAN se profilent à l'horizon, nous sommes partagés entre savoir de quoi il retourne et rester là, à contempler un paysage extraordinaire.

Une centaine de kilomètres avant Salta, les montagnes disparaissent pour laisser place aux collines couvertes d'albarrogos puis aux petites agglomérations. Des chevaux sellés patientent sous les arbres… et dans les hauteurs, les fils électriques sont décorés de boules plus ou moins grosses qui ressemblent à du lichen. C’est normalement le signe d’un air non pollué, par contre on n’a encore jamais vu de lichen sur les fils électriques ; or ici, dans le Nord-Ouest, il y en a partout.

Nous filons maintenant sur la route et à 15 heures retrouvons le très bel Antiguo Convento. Une lecture des mails confirme ce que nous craignions: LAN nous informait, le 10 novembre, que notre vol du 14 était déplacé! Branle-bas de combat! Consultation du site de LAN qui a un message d'hier soir 20 heures informant de la perturbation de ses vols due encore une fois au massif volcanique Puyehue-Cordón Caulle. Messages à Alain d'Etigny, d'Argentina Excepción, pour le retour de la voiture à l'aéroport; à Yann, de La Querencia, pour l'informer qu'on ne serait peut-être pas là. Etc.

Le soir, nous mangeons au Salar del Convento, sur Caseros, la rue de l'hôtel. La viande est excellente, le serveur des plus aimables et nous avons même droit à une coupe de champagne offerte par la maison. Mais Alain a un poisson plus que moyen et dans l'ensemble le repas est moins bon que ceux que nous avons faits auparavant. Alain (d'Etigny) – on s’y perd, dans tous ces Alain ;-) – nous en avait recommandé un autre, La Leñita, près de l’ancienne gare, mais on est partis uniquement avec le nom de la rue, Balcarce, et au bout de deux cuadras, la fatigue de la journée nous a ramenés au plus près.

Lundi 14 Salta - Buenos Aires

Ce matin, le ciel est gris et il bruine. On était partis de Salta pour Tilcara sous la pluie le 19 octobre et on en repartira sous la pluie ce 14 novembre. Le petit déjeuner avalé, nous filons au change (Dinar, qui offre le meilleur taux à ce jour à Salta, 5,70 pesos pour un euro, à l'angle de la place 9 de Julio). La queue, pourtant en accordéon, arrive jusque sur le trottoir, car on est à la moitié du mois et les Argentins vont retirer leur argent. Je laisse Alain et pars à l'agence de LAN, de l'autre côté de la place, sur Caseros, pour me faire confirmer le départ du vol. J'en profite pour imprimer les cartes d'embarquement avant de retourner au change où Alain fait toujours la queue.

Mais au fait, tiens, c’est vrai, on n'entend plus le bruit strident des insectes qui boulottaient le feuillage d'un jacaranda lors de notre précédent passage... Un coup d’œil aux arbres de la place… Ils n'ont laissé derrière eux que des nervures étoilées, une dentelle de feuillage délicatement accrochée aux branches dénudées. Quel dommage, et comme c’est triste ! (On ne sait toujours pas de quels insectes il s’agissait : des cigales ? S’il y a un entomologiste argentin qui passe par ici, merci d’éclairer ma lanterne J.)

Nous quittons l'Antiguo Convento et Carlos, Nicolas, Juan Eduardo, Euzebio, etc., tous plus aimables et serviables les uns que les autres, avec regret. On viendrait à Salta rien que pour le plaisir d'avoir affaire à eux.

Un passage à YPF pour faire un demi-plein, comme prévu dans le contrat, ce qui est tout sauf simple et se rapproche plus du trois quarts plein, et nous voici jetés dans la circulation démentielle. On se rend compte à chaque fois que le raisonnement d'un automobiliste argentin ou chilien diffère sensiblement de ce à quoi on est habitués. Tout se fait à l'envers. Sur une route, par exemple, au moment de doubler, il ne s'agit pas de savoir si on a le temps ou non de dépasser en voyant une voiture en face, mais d'évaluer si l'autre conducteur aura le temps de freiner. Ce n'est pas la pédale du frein qui importe mais celle de l'accélérateur, ce qui est très déstabilisant.

Au petit aéroport de Salta, nous rencontrons une personne envoyée par NOA, l'agence de location, qui tique immédiatement en voyant les fines traces de goudron sur les portes, comme des traits de plume , reste probable de notre passage sur la piste infernale (comme je l’ai déjà dit, la route était entièrement en travaux sur 56 kilomètres) du lac Chungará. Résultat: un coup de téléphone à sa direction et... 100 pesos de moins dans nos poches...

Nous sommes complètement à l'avant de l'avion, au deuxième rang, et aux premières loges pour entendre le bruit très spécial qu’il fait au décollage, un peu comme celui d'une mobylette au pot d'échappement troué ou d'un morceau de carton coincé avec une épingle à linge dans les rayons d'une roue arrière de vélo. ;-)

Par extraordinaire nous arrivons quasi à l'heure alors que nous sommes partis avec vingt minutes de retard. Le remis envoyé par Yann, de La Querencia, est très sympa mais roule lui aussi comme un malade, se faufilant n'importe où, accélérant au lieu de freiner pour ne pas être aplati entre deux camions. Le spectacle est dehors, suspens garanti en permanence.

Nous pensions manger une pizza prise chez le traiteur voisin mais il est fermé le lundi, zut! Bon, tant pis, nous partons sur Entre Ríos, au Nuevo Castel, prendre un « merluzza con papas », autrement dit un merlu à la purée de pommes de terre et... il est fermé lui aussi! On n'a plus avec nous qu'une petite boîte de maïs et un tube de mayonnaise... On achète la dernière (ouf!) boîte de thon de notre voyage, une de macédoine pour Alain et de cœur de palmier pour moi.

Dans la jolie petite pièce du déjeuner, nous discutons avec une jeune femme qui fait un tour du monde avec son mari et leurs trois enfants. Tour du monde en bus, c'est la première fois que nous voyons une famille voyager aussi longtemps de cette façon, sans maison sur le dos (http://uneaventureenfamille.over-blog.com/).

Mardi 15 Dernières journées à Buenos Aires

Ce matin, un énième tour au marché de San Telmo pour acheter papayes et ananas séchés, puis nous prenons le bus, le 67, au coin de Salta et d'Estados Unidos, qui, pour 2,5 pesos, nous mène à Recoleta, à la faculté de droit, avenida Figueroa Alcorta, en face du Musée des beaux-arts.

Pour prendre le bus c'est à la fois simple et compliqué. On doit dire au chauffeur où l'on se rend, mettre la somme exacte dans la machine et ramasser son ticket. Ensuite, ça se corse, car nulle part ne sont indiquées les stations, ni dans le bus ni aux arrêts. Heureusement, on a un plan de BsAs et on suit le trajet rue après rue, sinon il serait impossible de savoir où l'on doit descendre. Si la voiture est reine, le bus est empereur, c'est incroyable. Il fonce dans les rues étroites, rase les trottoirs parfois microscopiques et les piétons qui sont dessus, colle les voitures, force le passage... A ce rythme-là, on est vite arrivés à destination. Les jacarandas sont en fleur, comme l’an passé, le contraste des branches noires et des fleurs mauve intense est magnifique !

Le musée, où nous croisons la famille Merour qui vient de quitter La Querencia, est gratuit. Les premières salles exposent les oeuvres les plus anciennes, notamment des sculptures sur bois, dont une vierge auvergnate (!) du XIIe siècle, tout en fins plissés, très belle et très originale. Surprenante également, une toile de la naissance de la Vierge…

Mais le reste, excepté deux belles toiles de Gauguin dont une de l'époque de Pont-Aven qui a beaucoup de Sérusier, à moins que ce ne soit Sérusier qui ait beaucoup du Gauguin de ce temps-là, et trois ou quatre autres, est décevant. La « superbe toile » de Kandisky et celle de Klee dont parle le Routard sont absentes, car le premier étage est en réfection et les œuvres exposées au second étage sont le résultat d'un choix, forcément subjectif.

En sortant, nous allons prendre le pont piétonnier qui enjambe l’avenue, pour aller voir la grande fleur de métal dont nous a parlé Yann, à côté de la fac de droit, plaza de las Naciones Unidas. « Floralis Genérica », c’est son nom, reflète le ciel et l’eau dans ses pétales d’acier qui s'ouvrent et se referment selon l’heure du jour, grâce à un ingénieux système hydraulique. Créée par l’architecte Eduardo Catalano, elle mesure vingt-trois mètres de hauteur!

Pour rentrer, nous allons prendre le métro à Retiro, puisque la ligne C, Retiro-Constitución, nous laissera à Independencia, à côté de La Querencia. Le long de l'avenue Libertador, les tours se succèdent, certaines à quelques mètres seulement de leur voisine, plongeant tous les étages dans l'ombre.

Il y a foule dans le métro, et l'équilibre dont font preuve les Argentins nous sidère encore une fois. Les plus grands s'appuient d'une main au plafond, les autres oscillent dans un grand mouvement de houle.

Ce soir, le traiteur est ouvert et nous achetons une pizza et une ensalada de frutas, comme lors de notre dernier passage. La chatte de la maison nous reconnaît immédiatement et vient se frotter à mes jambes avec tant d’entrain et d’enthousiasme que je ressors avec le bas de mon jean aussi poilu que ses pattes.

Mercredi 16

Dernier jour à BsAs. Le monde est petit et encore plus celui de l'édition, puisque nous croisons une jeune éditrice free lance de Flammarion, Mathilde, qui voyage seule. Elle devait repartir par le même avion que nous ce soir mais elle vient de prolonger son voyage de trois jours pour aller à Iguaçu. La mauvaise nouvelle de ce mercredi vient de Françoise et Gérard, qui sont eux aussi près d'Iguaçu mais encore une fois en panne de boîte de vitesses. Un vrai cauchemar!!! Cette fois, s'ils ne peuvent réparer, ils rentreront en France avec toutes les difficultés que peut poser un 4 x 4 qui ne roule plus mais doit être embarqué sur un bateau, et repartiront sur du neuf.

Le remis viendra nous chercher à 14 h 15. En attendant, on est bien dans le patio, à l'ombre. Les murs ocre jaune sont lumineux, les portes des chambres bleu ciel, il y a des plantes vertes et des impatiens en fleur un peu partout...

(Renseignements)

Fin du voyage... Merci de m'avoir suivie jusque-là 🙂.


Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Krikri6792 · 2012-04-29

Salut Pascale,

Seconde partie, de Colchane à Buenos Aires

Houla, tu as fait vite, tout d'un coup... tellement vite que je n'ai pas vu arriver les dernières pages. Il faut dire qu'à 2 h 30 du matin, j'étais au fond de mon lit... après une soirée au coin du feu !😉

Je vais aller découvrir ces nouvelles pages et je reviens plus tard !

A+

Christine

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Kashtin · 2012-04-29

Salut Christine,

Houla, tu as fait vite, tout d'un coup...

Oui, je me suis dit qu'il fallait que ça se termine, même si je devais y passer la nuit 😉.

Bonne balade!

Pascale

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Madikéra · 2012-04-29

Bonjour,

J'ai juste survolé mais cela m'a donné l'envie de m'y plonger rapidement et d'y puiser des infos. Une nouvelle fois, c'est un grand bravo. A +

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Kashtin · 2012-04-30

Bonsoir Madikéra,

Merci 🙂, et bonne balade dans les Andes!

Pascale

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Ninou98 · 2012-05-01

Hello Dame Pascale,

Et si je te disais que je me suis regalée ? Hein ? Serais-tu étonnée ?? Mais ceci dit je n'ai pas avancé puisque j'ai repris une partie que j'avais déjà lue, juste pour le plaisir, pour me rentrer les noms dans la tête. Il faut que je prenne des notes en lisant lol après - comme ces noms ne me sont pas familiers... j'oublie 🙁.

Là j'ai repris ma lecture au moment où tu retournes en Argentine et vraiment pour le moment c'est la partie que je réfère (même si je les aime toutes, ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit lol) ! Mais qu'est-ce que c'est beau ! Cette longue route qui virevolte dans des paysages pareils !

Merci Merci pour ce beau moment. A très vite pour dévorer la suite Bises Bises Ninou

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Kashtin · 2012-05-01

Hola, hello, houla, Ninou, tu es insomniaque? 😮

C'est vrai que la route du paso de Jama est superbe, et encore plus au retour. On prend vraiment la démesure des Andes sur cette partie-là; à l'aller on a tout dans le dos, mais au retour tout à nos pieds 😉.

A bientôt, Bises, Pascale

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Ninou98 · 2012-05-01

Hello Hello

Oui je ne dors pas beaucoup 🙁 ! Pas eu le temps de te lire aujourd'hui, on bridgeait chez des potes. Ils ont fait un voyage proche du votre mais en 4X4 avec chauffeur-guide. Ils ont encore des étoiles plein les yeux quand ils en parlent. Même si j'ai du mal à envisager de voyager comme ils l'ont fait, c'est peu être une solution pour palier à notre incurie en langages de là-bas ?

On y réfléchit...

Ceci dit, ils sont les 4ièmes à nous parler de la Birmanie en disant que c'est LE voyage de leur vie. Bénédicte a même dit cet après midi "j'ai laissé mon coeur là-bas. Je veux y retourner !". Jusqu'à maintenant ça ne me tentait pas trop mais il va falloir que l'on y pense aussi. Tant de gens nous disent la même chose !

Je bosse un peu (qq soucis avec mon truc, ça ne fonctionne pas comme je voudrais 😛) et je reviens te lire plus tard Bises Bises, doux rêves Ninou

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Vnoa · 2012-05-03

hello Pascale,

c'est vraiment une explosion de couleurs ce carnet ! 😎... et ses routes qui serpentent au milieu de paysages superbes ! 😎 ... c'est trop beau !!!! 🙂

bon par contre Calama ce n'est pas votre ville préférée 😄 😛 !

le Paso de Jama : à l'aller comme au retour, c'est une merveille ! quelles couleurs magnifiques ! tu as fait de très belles photos ! (j'adore celle ci et celle là ou celle ci après Susques)

et la vallée Calchaquíes est splendide !! 😎 (cette photo : on dirait une peinture !)

très belle Quebrada de las Flechas (quelle vue) !

bravo pour le "fight" des conures de Patagonie (z'avez qu'à aller voir si vous ne savez pas ce que c'est 😛)

et la Quebrada de las Conchas me fait penser à l'Ouest Américain 😉 (un petit air de Fisher Towers ? et de badlands ?)... j'adore les formes et les couleurs... du rouge, du vert, c'est superbe ! 😎

sympa aussi la toute dernière photo du carnet 😉 elle m'a rappelé plein de bons souvenirs ! 🙂

bravo Pascale pour ce voyage et pour tout le boulot que représente ce carnet, pleins d'infos, de belles photos et si agréable à lire !!!

je n'aurais qu'un conseil : foncez lire ce carnet !!! 😎 moi ça me donne envie de (re)partir dans ces belles contrées !!! 😉

@++ Vnoa

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Krikri6792 · 2012-05-03

Bonjour Pascale,

Me revoilà 🙂... car je ne voulais pas laisser passer cette deuxième partie, d'autant que tu y détailles une partie que nous avons zappée : la boucle Sud de Salta.

Depuis le temps que j'entends parler sur ce forum de Cachi et Cafayate, j'étais impatiente de voir à quoi ressemblaient ces localités et leurs environs.

J'aime beaucoup la vallée Calchaquiès et les lacets serrés dans cette vallée me font penser à ceux de la Cuesta de Lipan (du côté de Purmamarca). Je découvre enfin la fameuse Recta del Tin Tin et c'est vrai qu'elle est vraiment "recta". Finalement, elle m'évoque un peu certaines routes américaines, droites sur des dizaines de kilomètres.

Autour du zocalo

J'ai vu ce mot à plusieurs reprises mais c'est quoi le zocalo ?

... à la Paya

En tout cas, une belle adresse que vous avez dénichée là... je pense qu'elle nous plairait si un jour on passait pas là !

Charpente en bois de cactus

Très jolie cette petite chapelle et sa charpente en bois de cactus me rappelle celle de l'église de Chiu Chiu, c'est typique de toute la région.

Environ 80 kilomètres plus loin, le paysage change et devient à l'ouest tourmenté, on sent qu'il s'est passé là quelque chose de violent, la roche est noueuse, plissée, torturée. Sur des kilomètres et des kilomètres, il n'y a pas un mètre carré qui n'ait été froissé par quelque force souterraine.

C'est joliment dit 🙂 et tes mots suffisent à eux seuls pour imaginer le paysage.

Nous trouvons facilement la Vaca tranquila

Et une adresse de plus à retenir ! 😛 Très bel endroit !

on entend soudain les cris perçants de dizaines de perroquets, des conures de Patagonie,

Magnifique ta série de perroquets !

Ah Cafayate et ses vignobles ! Avez-vous eu l'occasion de goûter le vin de cette localité ? Quand nous avions dîné au Pastos Chicos, l'employée ou la patronne ? (probablement celle que Val n'a pas aimée 😉) avait recommandé à Hervé de passer à Cafayate pour le vin. Mais ce n'était pas prévu à notre programme, alors il a presque été déçu.

C'est une des plus belles routes que nous avons faites.

Je veux bien le croire, très belles roches rouges, ça me fait penser à Tupiza en Bolivie

... le très bel Antiguo Convento

Si tu as une photo, je serais curieuse d'en voir l'intérieur... ou une chambre... car nous n'avons pas dépassé l'entrée (dommage !)

En tout cas, un très beau voyage très joliment restitué en mots et en images qui devrait être source d'inspiration pour bien des voyageurs vers ces contrées... car si beaucoup préfèrent voyager en bus en Amérique du Sud, les boucles Nord et Sud de Salta échappent souvent à cette règle et sont parcourues en voiture. En outre, tu nous donnes la preuve que c'est possible avec une voiture de tourisme (à la saison sèche, bien sûr).

Maintenant, il ne te reste plus qu'à mettre en oeuvre ton nouveau projet... je te fais confiance pour nous ramener encore de superbes images !

A+

Christine

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Kashtin · 2012-05-03

Hello Val!

Merci 😊... Ce qui aurait été sympa, c'est de faire un carnet double (j'y pense à la seconde), avec deux visions différentes (depuis la quebrada de Humahuaca jusqu'à l'Atacama) et toutes les photos magnifiques qui dorment sur tes cartes. Ça aurait été sympa! 🙂

le Paso de Jama : à l'aller comme au retour, c'est une merveille ! quelles couleurs magnifiques ! tu as fait de très belles photos ! (j'adore celle ci et celle là ou celle ci après Susques)

Les photos ne s'affichent pas, elles sont toutes forbidden...

bravo pour le "fight" des conures de Patagonie (z'avez qu'à aller voir si vous ne savez pas ce que c'est 😛)

J'en avais une bonne cinquantaine, parce qu'elles ont mené un sacré cirque! Il faut croire que ce que boulottait la première conure (ou le premier perroquet 😉) était du premier choix 😎.

et la Quebrada de las Conchas me fait penser à l'Ouest Américain 😉 (un petit air de Fisher Towers ? et de badlands ?)... j'adore les formes et les couleurs... du rouge, du vert, c'est superbe ! 😎

Ça m'a beaucoup fait penser à l'Ouest américain, la haute montagne en plus. 🙂

sympa aussi la toute dernière photo du carnet 😉 elle m'a rappelé plein de bons souvenirs ! 🙂

Je lui ai demandé son avis, il m'a dit OK pour la mettre. En plus il est photogénique 🙂.

moi ça me donne envie de (re)partir dans ces belles contrées !!! 😉

Dommage que vos dates ne correspondent pas cette année, sinon on repartait pour un tour 🙂.

@+,

Pascale

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Kashtin · 2012-05-05

Hello Christine! 🙂

J'aime beaucoup la vallée Calchaquiès et les lacets serrés dans cette vallée me font penser à ceux de la Cuesta de Lipan (du côté de Purmamarca).

C'est vrai, et pourtant l'atmosphère est différente, parce que dans la cuesta de Lipan les montagnes sont « ouvertes », alors que les lacets calchaquíes sont dans une immense vallée fermée.

Autour du zocalo J'ai vu ce mot à plusieurs reprises mais c'est quoi le zocalo ?

Ah, oui, flûte! merci de me le signaler, j'ai rectifié sur le site (je n'ai trouvé qu'une seule occurrence... Tu te souviens sur quelles pages se trouvent les autres?). Le zocalo est la place centrale des agglomérations mexicaines, et le mot m'est resté de là-bas. C'est donc l'équivalent de plaza central pour l'Amérique du Sud.

... à la Paya En tout cas, une belle adresse que vous avez dénichée là... je pense qu'elle nous plairait si un jour on passait pas là !

J'en suis certaine 🙂.

Très jolie cette petite chapelle et sa charpente en bois de cactus

J'adore le bois de cactus en menuiserie. Que ce soit pour les portes ou les charpentes, le poinçonnage des épines est vraiment très beau.

Nous trouvons facilement la Vaca tranquila Et une adresse de plus à retenir ! 😛 Très bel endroit !

Idem. 🙂

Ah Cafayate et ses vignobles ! Avez-vous eu l'occasion de goûter le vin de cette localité ?

Oui, j'en parle au-dessous des perroquets (tu me comprends 😎): « Nous nous arrêtons plus loin, dans une vinoteca de la rue Güemes Norte, à gauche avant d’arriver sur la place, pour acheter deux bouteilles d’excellent vin, un Torrontes blanc San Pedro de Yacochura 2009 et un rouge, même provenance, même date. La femme qui tient ce magasin est particulièrement aimable et nous a très bien conseillés. »

... le très bel Antiguo Convento

Si tu as une photo, je serais curieuse d'en voir l'intérieur... ou une chambre... car nous n'avons pas dépassé l'entrée (dommage !)

Malheureusement non, je n'ai rien photographié. Mais les chambres sont personnalisées, avec de beaux meubles (surtout dans la suite pour laquelle on avait été surclassés au prix d'une chambre standard). Beaucoup de verre, de fer forgé, de plantes... Deux patios avec dans l'un un immense avocatier (une piscine aussi je crois bien). On va d'ailleurs y retourner en octobre et novembre.

les boucles Nord et Sud de Salta échappent souvent à cette règle et sont parcourues en voiture. En outre, tu nous donnes la preuve que c'est possible avec une voiture de tourisme (à la saison sèche, bien sûr).

Entre Salta et Cafayate, pas de problème à cette saison, la route est bitumée et même jusqu'à San Carlos – à 20 km de Cafayate en direction de Cachi. Ensuite, pas de problème non plus, en roulant prudemment pour ne pas crever, sur la partie San Carlos Salta. Je crois que les loueurs ont tout intérêt à pousser les gens à louer des 4 x 4. Et sur les forums on lit constamment qu'il en faut impérativement pour tel et tel endroit... A la saison sèche, c'est très exagéré. En Patagonie c'était la même chose. Les douaniers nous déconseillaient d'aller de San Sebastian à Porvenir (au bord du détroit de Magellan) avec une berline. C'est n'importe quoi. Idem pour descendre sur Tortel ou passer au-dessus du lac General Carrera. Dans le Nord-Ouest rebelote autour de San Pedro. Sur l'altiplano je serais plus réservée, les conditions sont plus dures et il faut quand même avoir l'habitude. Mais on l'a bien fait en Fiat.

J'en profite pour te remercier une fois encore pour ton aide et ta disponibilité sans faille! En plus tu as vraiment le nez pour dénicher les bonnes adresses!! 🙂

Bon week-end!

Pascale

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Krikri6792 · 2012-05-05

Salut Pascale,

je n'ai trouvé qu'une seule occurrence... Tu te souviens sur quelles pages se trouvent les autres?

Ici : http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_144.html

On va d'ailleurs y retourner en octobre et novembre.

Et bien ce sera l'occasion d'en prendre des photos 😉

En plus tu as vraiment le nez pour dénicher les bonnes adresses!! 🙂

Ravie d'avoir pu t'en faire profiter 🙂

Allez, bon week-end et à +

Christine

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Veileen · 2012-05-11

Quel spectacle ! Je l'avais commencé ce carnet, mais cette fois, je viens de le reprendre en totalité.

Très belles photos de villes. Mais là où je commence à craquer sérieusement, c'est évidemment pour les collines aux 7 couleurs. Dis donc, la tarentule : autant dire que je serais tombée dans les pommes ! J'adore la photo portrait du lama à l'oeil blasé !

Sinon Arcos del diablo qui semble se mériter vu la hauteur : quel spectacle fascinant ! Ensuite les salinas : là encore, que c'est photogénique ! quelle splendeur ! Puis ces lagunes et salinas... Là encore, quel décor ! Et les épines : surprenant et très beau ! J'adore les reflets des flamands roses dans la lagune ! Même pas tout à fait convaincus par la séance d'astronomie, les photos n'en restent pas moins impressionantes même si je pense qu'on peut les débruiter un peu plus. Dis donc, pas de chance pour cette allergie au baume pour les lèvres ! Dommage de n'avoir pu profiter mieux de ces merveilleuses lagunes ! Certains pique-niques sont enviables avec un tel décor derrière. Bravo vraiment pour la qualité des photos des paysages comme de la faune ! J'aime beaucop les pétroglyphes aussi. Que de routes, que de hauts dénivelés, quelles difficult��s pour accéder aux sites toutefois ! Mais bon, une photo du Sajama est une belle récompense. Les pages se succèdent avec des paysages tellement grandioses, et tous ces volcans, ces salars ! C'est impressionnant ! La seule chose décevante finalement c'est l'accueil parfois assez désagréable que l'on reçoit en tant que touriste ! Belles photos de la vallée de la Lune. au fait, j'adore les avocats : sont-ils vraiment bons ? Je vois que vous en avez souvent mangé ! J'adore la séquence des perroquets : quelles photos ! ainsi que ces très jolies plantes rouges vif. La dernière route le 13 nov à partir de salta fait vraiment penser à l'ouest américain : grandiose !

C'est un merveilleux voyage que vous avez fait, mais sans doute pas facile : cela nécessite vraiment beaucoup de préparation, une bonne acclimatation à l'altitude, la connaissance de l'espagnol et le goût de l'aventure ! Le carnet est vraiment magnifique et les photos sont exceptionnelles : j'y apprécie beaucoup la justesse des couleurs (pas trop de saturation), toujours de jolies compositions et jamais de blanc cramés ! Et puis ces paysages désertiques correspondent tout à fait à mes goûts, même si j'aurais aimé voir plus de photos de salar dont les couleurs blanches et turquoises sont tellement photogéniques ! En tout cas, je me suis régalée et vraiment : un immense bravo pour ce carnet si bien réalisé !

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Fabiomontel · 2012-05-13

Bonjour Kashtin Quel périple , çà donne envie d'aller voir !!

Simplement, pour conclure, tu fournis quelques éléments dans le road book sur ton site, pourrais tu nous communiquer une synthèse budgetaire de ton voyage, les grandes lignes, sans aller aux détails journaliers, : avion, transports déplacements, hébergements, alimentaire, pour nous donner une idée du budget à consacrer pour cette traversée du continent sud américain;

Cette requête est formulée pour tous les routards qui nous font partager leur expérience..

En effet , je pense que c'est très utile pour , les futurs explorateurs et découvreurs .. une destination que j'inscris dans mes projets !

Fabio

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Mlefevre · 2012-05-13

Salut Pascale, Voilà j'ai enfin pris le temps de déguster dans les conditions qu'il mérite ton incroyable carnet! Je me suis régalée, merciiiii!!!!! Marie PS : je me réjouis déjà de savoir qu'il y a en aura ENCORE un autre d'ici quelques mois! Miam!!!

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Kashtin · 2012-05-13

Bonjour Valérie,

Merci, ton commentaire me fait très plaisir 🙂.

Même pas tout à fait convaincus par la séance d'astronomie, les photos n'en restent pas moins impressionantes même si je pense qu'on peut les débruiter un peu plus.

Tu as vu, j'ai précisé que les photos avaient été prises par Alain Maury et non par moi. Ça aurait été mieux à partir d'un des téléscopes (Vilcanota a des copains qui ont eu ce "privilège" 😉), mais bon, c'est déjà pas mal. J'ai indiqué avec quel appareil/objectif car c'est une question qu'on me pose souvent, mais Philippe m'a fait remarquer que ça n'avait pas d'intérêt 😉. Donc, je complète : focale 16 mm, iso 1600, temps d'exposition 30 s.

La seule chose décevante finalement c'est l'accueil parfois assez désagréable que l'on reçoit en tant que touriste !

C'est drôle, mais une fois rentrés on oublie toujours les mauvais côtés. A part l'accueil mauryssien 😉, j'ai tout oublié... Ah oui, à Iquique aussi. Mais sinon, certaines personnes étaient même exceptionnellement aimables. 🙂

au fait, j'adore les avocats : sont-ils vraiment bons ? Je vois que vous en avez souvent mangé !

C'était la saison, on en trouvait partout. Oui, ils étaient très bons. Mais les meilleurs qu'on ait jamais mangés, c'était au Mexique, de très gros avocats juteux qui valent à eux seuls le déplacement! 😛

a dernière route le 13 nov à partir de salta fait vraiment penser à l'ouest américain : grandiose !

Tout à fait, la haute montagne en plus! Et dans le prochain voyage, plus au sud de Salta, les parcs Talampaya (http://fr.wikipedia.org/wiki/Parc_national_Talampaya) et Ischigualasto (http://www.ischigualasto.org/galeria.php) sont également de proches cousins de ceux de l'Ouest américain.

C'est un merveilleux voyage que vous avez fait, mais sans doute pas facile : cela nécessite vraiment beaucoup de préparation, une bonne acclimatation à l'altitude, la connaissance de l'espagnol et le goût de l'aventure !

L'espagnol est une langue latine, comme le français. Avec un minimum de vocabulaire je pense qu'on peut se débrouiller, sans parler forcément couramment. En tout cas je t'encourage à y aller! 🙂

@+,

Pascale

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Kashtin · 2012-05-14

Bonsoir Jacques,

On ne tient aucun compte de quoi que ce soit, donc ça va être approximatif: Avion, vol direct Air France Paris - BsAs pour deux: 2 146,58 € (là c'est précis, j'ai retrouvé le mail 😉). D'un jour à l'autre il peut y avoir de grosses variations de prix, donc il faut consulter la grille si tu prends un vol Air France. Vols intérieurs BsAs - Salta aller-retour pour deux avec LAN : 712.72 € (idem 😎). Mais le vol aller a été annulé à cause du volcan Puyehue et on a pris un bus de nuit – une vingtaine d'heures – pour une centaine d'euros chacun, très confortable. LAN nous a remboursés.

La voiture: 1520 € pour quatre semaines, de Salta à Salta.

Ensuite c'est le flou, mais en tout, pour les cinq semaines, tout compris (vols + voiture+ essence (chère!) + logement + nourriture + entrées diverses et variées, agence pour une journée à San Pedro), je sais qu'on a dépensé 8000 €. On a très peu mangé au resto, mais les hébergements dans l'ensemble étaient de qualité.

J'espère que ça t'aidera, on n'est pas les meilleurs comptables du monde, à vrai dire on déteste ça 😉.

Bonne soirée,

Pascale

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Max68 · 2012-05-14

Hello Ninou,

Juste en aparté

Ceci dit, ils sont les 4ièmes à nous parler de la Birmanie en disant que c'est LE voyage de leur vie. Bénédicte a même dit cet après midi "j'ai laissé mon coeur là-bas. Je veux y retourner !". Jusqu'à maintenant ça ne me tentait pas trop mais il va falloir que l'on y pense aussi. Tant de gens nous disent la même chose !

pareil pour nous du coup Madame Maxou voudrait qu'on y aille en Août 2013. J'ai même déjà commencé à plancher sur le sujet 😉

Bises

Max

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Ninou98 · 2012-05-14

Salut Mon GiFi,

Aie, Aie, Aie si tu as lu mon message c'est que tu es en train de dévorer le carnet de Pascale... c'est fichu pour la Birmanie, je suis prête à parier que 2013 ce sera l'Argentine et le Chili...

Bonne lecture, régale toi, il y a de quoi...

Bises Bises à toi et à Khastin et à tous les autres qui passent par ici 😉 Ninou

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Fabiomontel · 2012-05-14

Bonjour Kashtin ,

Merci pour tes précisions : l'essentiel est dit, pour envisager un prochain périple sur ce continent que je connais un peu ;

A titre professionnel, j'ai effectué plusieurs missions, dans la partie centrale du Chili : 10 voyages, après la chute d'Allendé , le Brésil , région de Rio, Sao Paulo, le Sta catarina.. BA.. >> c'était dans les années 80 , j'imagine que çà beaucoup évolué depuis, j'ai perdu mes repaires économiques car mes frais étaient pris en charge par ma Cie..

d'où mes interrogations; pour avoir parcouru ton Book,

je garde ton contact , car je souhaite faire découvrir à ma femme ce continent qui m' a toujours enthousiasmé, et prévoir de casser la tirelire, ,,

Cordialement, jacques.

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Kashtin · 2012-05-15

Salut Marie!

Merci 😊. C'est l'heure des dégustations, car hier c'est le tien que j'ai dégusté 🙂.

je me réjouis déjà de savoir qu'il y a en aura ENCORE un autre d'ici quelques mois! Miam!!!

C'est un appel du pied? 😉 😎 Pascale

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Kashtin · 2012-05-17

Bonjour Jacques,

Si tu n'es pas retourné en Argentine et au Chili depuis les années 80 tu auras effectivement de sacrés surprises. Ce sont deux pays chers, au Chili par exemple le prix de l'essence est quasi le même qu'en France. En Argentine, l'inflation est constante. On a pu voir la différence avec l'Ouest américain, beaucoup moins onéreux, que ce soit au niveau du logement, des locations de voiture, de l'essence...

Mais, malgré cela, tellement beaux et attachants 🙂. La preuve, c'est la troisième fois de suite qu'on y retourne 😉.

Bon week-end,

Pascale

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Fabiomontel · 2012-05-17

Pascale

tu as parfaitement tout compris, j'en suis à mon 3eme voyage dans l'ouest US, on passe à chaque fois plus d'un mois "fabulueux" avec un budget plus que raisonnable, je rentre de Thailande , ou nous avons passé un mois, mais le virus des grands espaces est toujours présent, et l'envie d'y retourner m'habite toujours...

Il faudra bien que je me décide, pour le continent sud américain, pour partager et redécouvrir avec ma femme, la magie de la cordilliere, et le monde minéral du nord chillien!

Bon WE...prolongé jacques

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Diamina · 2012-05-18

Salut Pascale,

Ce carnet est un pur chef d'oeuvre d'images, de littérature, de rêves réalisés. C'est surtout une ouverture sur l’Amérique du sud, qui suscite le désir d'évasion, le besoin de découvertes. Quand on voit les photos, on salive autant que devant la meilleure glace du monde, on plonge dans un univers magique et on a qu'une seule envie: se réveiller au milieu de ces décors sublimes.

Moi qui suis entrain de préparer mon voyage vers ces destinées, je n'arrête pas de me dire que j'ai hâte d'y être, et que le temps passe trop lentement.

Merci mille fois pour m'avoir confirmer dans mon choix de destinations, choix qui m'avait été insufflé par Krikri, que je remercie au passage .

Affectueusement,

PS: Tu devrais rajouter le lien à ta signature de chaque post, car c'est le meilleur moyen que les gens puissent le trouver. En outre, une fois qu'on a découvert ton carnet des Amériques et d'ailleurs, qui est si flamboyant, si prenant, on se laisse happer par l'aventure et on en oublie de venir mettre des commentaires sur VF. Vivement le prochain.

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Diamina · 2012-05-18

resalut Kashtin

Encore des infos que j'avais gardé sur tolar grande.

et aller à Tolar Grande en passant aux ojos del mar puis au cono de Arita dans le salar d'Arizaro et revenir dormir à Tolar Grande.

Pour aller à Tolar Grande, tu peux éventuellement contacter une agence de Salta pour une prestation à deux véhicules, le tien et celui de l'agence afin de sécuriser ton parcours. Une agence peut aussi te donner un contact pour dormir à TL. Il y a un refuge avec des dortoirs, il y a aussi Flavio Quipildor qui loue des chambres correctes mais évidemment sommaires (la gomeria = réparation de crevaisons). Les agences de Salta doivent connaître ce gars. Flavio m'a réparé les freins de ma camionette et j'ai longuement discuté avec lui. Pour aller jusqu'à Tolar Grande il n'y a aucun problème, la piste est bien tracée sur les plans, le mieux est de se procurer sur place dans les librairies le livre avec toutes les cartes des provinces Argentines, très détaillé. 3 ou 4 km avant d'arriver à Tolar, sur la gauche il y a Ojos del mar, il faut descendre de la voiture et marcher un peu pour les voir: S 24 37 837 W 67 22 140

A 4 km après le village de Tolar, il y a le tunnel de l'homme mort: S 24 39 318 W 67 27 727 L'embranchement se trouve à: S 24 34 903 W 67 25 038

Il y a le cône d'Arita, à 80 km de Tolar en traversant le salar d'Arizaro: S 25 01 870 W 67 45 602 Embranchement à: S 24 34 464 W 67 32 298

Après le cône, il y a la petite mine d'Arita derrière laquelle part une piste fabuleuse pour rejoindre la mina de la casualidad (ville minière abandonnée) à faire uniquement avec un véhicule tout terrain, et demander quelques indications au gardien de la mine d'Arita, très gentil. (piste non marquée sur les plans) Cela évite de faire la même route au retour. Mina de la casualidad:

Voilà et à bientôt!

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Timlulu · 2012-05-19

bonjour et félicitations pour ces beaux carnets, avec de magnifiques photos et une mine d'informations Je voulais juste vous demander ce qui vous motivait à louer avec argentina exepcion car en comparant tous les loueurs de salta , ils ne sont pas particulièrement bon marché, même Avis est moins cher ; avez vous exclu les loueurs locaux ? géosaltarentacar ont l'air intéressant au niveau des tarifs ; nous cherchons une voiture pour 2 adultes , 2 enfants avec 4 bagages , on aurait aimé une ford écosport mais les tarifs font peur... encore merci pour cette lecture passionnante timlulu

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Kashtin · 2012-05-19

Bonjour Diamina,

😊 Merci beaucoup, Diamina! Ton enthousiasme me fait vraiment plaisir 🙂 et me stimulera, j'espère, pour le prochain carnet (je relirai ton message de temps en temps quand le temps sera venu de m'y coller à nouveau 😉 😎).

PS: Tu devrais rajouter le lien à ta signature de chaque post, car c'est le meilleur moyen que les gens puissent le trouver.

Le lien des carnets apparaît déjà dans le profil de chaque forumeur, et par contre la signature des messages ne doit pas dépasser trois ou quatre lignes, je ne sais plus trop. En fait il faut aller dans la rubrique "carnet de voyages" ou "Chili", ou encore "Argentine". (C'est facile à dire mais je sais que moi-même je rate de nombreux carnets parce que je ne suis pas assez assidue 😕.)

Bises,

Pascale

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Kashtin · 2012-05-19

Re...,

Merci pour toutes ces infos que je vais garder précieusement ! 🙂

Je note surtout qu'il ne faut pas s'aventurer sur la piste fabuleuse (snif! 😕) qui va à la mine de Casualidad en berline. Pour le reste, apparemment ça semble OK, mais il faut examiner le "problème" de près – et même de très près.

A bientôt,

Pascale

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Fabiomontel · 2012-05-19

bonjour Diamina

je vois que tu bosses , toi aussi, sur un périple au Chili et Argentine, c'est vrai le recit de Kashtin donne envie d'aller voir...

a lire ton post it, ton itinéraire semble bien avancé, puisque tu as validé les principales étapes, j'espère que tu le publiera ici, pour inspiration et nous aider à se lancer dans l'aventure.

Cordialement, jacques

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Kashtin · 2012-05-19

Bonjour Timlulu,

Merci 🙂.

Je voulais juste vous demander ce qui vous motivait à louer avec argentina exepcion car en comparant tous les loueurs de salta , ils ne sont pas particulièrement bon marché, même Avis est moins cher ; avez vous exclu les loueurs locaux ?

En fait, quand on a décidé d'aller en Patagonie, à l'hiver 2010, et de faire une boucle Ushuaia-Ushuaia, on pensait passer par Autoescape comme depuis de nombreuses années. Les prix nous ont effarés. A partir de là on a cherché, cherché, cherché, tout était excessif, ça a duré des semaines et un jour mon mari est tombé sur le site d'Argentina Excepcion. Eux étaient quasi moitié moins chers qu'Autoescape, par exemple, et bien moins chers que tous les autres (sur la Patagonie, donc). Le contact qu'on a eu avec eux a immédiatement été excellent, des gens hyper professionnels, aimables, etc. Il faut dire que c'est d'abord une agence de voyage haut de gamme et qu'ils font en plus la location de voiture. Ils ont répondu, toujours avec une grande amabilité, à toutes mes questions, aussi variées que "où trouve-t-on le meilleur taux de change à Buenos Aires?" que "quel est l'état de telle piste secondaire?" (voire tertiaire), pour lesquelles je ne trouvais aucune information, ni sur le forum ni ailleurs. Ils m'ont même envoyé des cartes par mail, à imprimer, des coins les plus reculés.

De plus ils ne passent que par les meilleurs loueurs dans chaque région. Telle enseigne pourra être bonne ici et mauvaise là, tout dépend des gérants. Bref, autant je suis partante pour aller en berline dans des coins isolés sur des pistes soi-disant réservées aux 4x4, autant je ne veux le faire qu'avec des voitures en parfait état qui ne risqueront pas de tomber en panne et de nous mettre dans la galère. Quand on était à Putre, dans le Nord-Est du Chili, le proprio du Terrace Lodge (excellente adresse au passage) nous a dit qu'il ne voyait que des gens qui avaient eu des galères avec des voitures de location, et était très étonné qu'on ait fait autant de km entre l'extrême Sud, le NOA et le Nord chilien sans aucun problème. On n'a même jamais crevé. Et, une sécurité de plus, au cas où, ils sont joignables 24 h/24, 7 j/7 et même en français. Par contre je crois qu'il faut quinze jours minimum de location.

Voilà tout simplement pourquoi on continue de passer par eux, et de payer un peu plus cher sur le NOA. La tranquillité avant tout, parce qu'on est en vacances, hein 😉... En 2011 on a rempilé 😉 (et on a été surclassés 🙂) et à l'automne prochain idem.

(Mais je suis d'accord que les 4x4 en Argentine et au Chili sont hors de prix!! Au fait, les prix affichés sont en dollars, ce qui n'est peut-être pas évident au premier coup d'œil.)

Bon voyage!

Pascale

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Timlulu · 2012-05-19

merci pour cette longue réponse ! en effet, cette sécurité ça fait très envie , surtout avec 2 enfants de 9 et 10 ans ... On ne va donc plus se prendre la tête trop longtemps et je vais les contacter pour un devis; par contre , il me reste le choix de la catégorie à faire ; les 4*4 , on exclue, ils ne proposent pas de ford écosport , ce sera donc une berline mais il y a tous les prix ... à 4 , avec 4 bagages , il ne nous faut pas trop petit . Il y a une grosse différence de prix entre la GM corsa (cat E) et l'opel Meriva (cat H) ; est-ce que la corsa serait vraiment trop petite pour 4 ? en France c'est sur que ce serait trop petit mais il parait que ce ne sont pas les mêmes là bas .... dans leur barème , il cite mai juin comme basse saison et déc à avril comme haute saison ... et juillet aout , c'est quoi ???

avez vous par ailleurs réservé des prestations hôtelières avec eux ? leurs hôtels font rêver mais les tarifs moins 😕 encore merci ! timlulu

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Kashtin · 2012-05-19

On voit la Corsa sur cette page, la dernière photo (avec une certaine distorsion 😉):

http://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_116.html

Je pense que juillet-août c'est la basse saison. A confirmer...

Pour les contacts, notre interlocuteur était Baudoin Corneille (baudoin.corneille@argentina-excepcion.com).

Non, nous n'avons jamais réservé autre chose que des voitures...

Pascale

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Diamina · 2012-05-19

je vois que tu bosses , toi aussi, sur un périple au Chili et Argentine, c'est vrai le recit de Kashtin donne envie d'aller voir...

a lire ton post it, ton itinéraire semble bien avancé, puisque tu as validé les principales étapes, j'espère que tu le publiera ici, pour inspiration et nous aider à se lancer dans l'aventure.

salut Jacques,

Au départ c'est le site de krikri https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagesbolivie/ qui m'a donné envie de partir, donc je vais suivre en gros son circuit, amputé de quelques nuits, auquel j'ai rajouté la boucle sud salta :cachi, cafayate, taffi del valle, cabra corral, san antonio de los cobres, paso de sico.

Quand j'aurai fait mon voyage en août, je ferai un récit des endroits que j'aurai visités, sur forum. Mais mes photos seront largement en dessous de celles de Krikri ou Kashtin qui sont de vrais pros.

A bientôt!

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Max68 · 2012-05-19

Bonjour Pascale,

Très beau carnet, que je me suis permis de déguster sur la version "avec photos". Encore une destination que nous voudrions découvrir 😛 la liste est de plus en plus longue. Suite au Dakar 2011 l'Argentine et le Chili bénéficient du "vote" de mon fils.

Merci encore de nous avoir fait partager ces bons moments et magnifiques paysages 🙂🙂🙂

Max

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Diamina · 2012-05-19

resalut,

voici le site de tolar grande, non pas pour faire les tours mais pour avoir une idée de ce qu'il y a à voir. http://www.tolargrande.gov.ar/circuitos.html

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Pa159 · 2012-05-19

merci pour cette longue réponse ! avez vous par ailleurs réservé des prestations hôtelières avec eux ? leurs hôtels font rêver mais les tarifs moins 😕 encore merci ! timlulu

Bonsoir, Nous sommes en train de préparer un voyage au chili et en bolivie pour octobre prochain avec eux, pour l'instant ils ont l'air parfaits : de très bon conseil et ultra réactifs. Le programme et le devis sont plutôt bien avancés, et ils ont l'air aussi assez compétitifs. Nous voulions pouvoir comparer, donc nous faisons faire aussi un devis à une autre agence. Pour l'instant le programme et les hébergements sont un peu trop différents, donc pas évident de comparer, mais chile-excepcion semble nettement moins cher. En plus leurs propositions sont bien plus pertinentes. Bref, nous n'avons pas encore tout à fait décidé, mais il est fort probable que nous passions par eux, nous pourrons faire un retour.

Pour le reste, je profite de ce passage ici pour remercier Pascale, qui a gentiment répondu à mon mail de questions complémentaires! (j'étais tombé sur son site directement depuis google, donc je n'avais pas vu ce post)

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Kashtin · 2012-05-20

Bonjour Max,

Très beau carnet, que je me suis permis de déguster sur la version "avec photos".

Merci 🙂. Très bonne idée, il est fait pour être vu avec les photos 🙂.

Encore une destination que nous voudrions découvrir 😛 la liste est de plus en plus longue. Suite au Dakar 2011 l'Argentine et le Chili bénéficient du "vote" de mon fils.

Je t'encourage vraiment à y aller. Ça n'est pas beaucoup plus compliqué que d'aller au US, juste un peu plus cher 😕.

Merci encore de nous avoir fait partager ces bons moments et magnifiques paysages 🙂🙂🙂

Merci à toi d'être passé par ici, et je suis contente que tu y aies pris du plaisir 🙂.

Pascale

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Max68 · 2012-05-20

Re-bonour,

Ça n'est pas beaucoup plus compliqué que d'aller au US, juste un peu plus cher

pas plus compliqué ... je ne suis pas sûr. Pour 2012 j'avais envisagé la Bolivie avec le Sud-Lipez et ça m'avait parut justement compliqué, incertain, cher et "inconfortable" (couchage rudimentaire, froid, difficulté de trouver de l'essence, ...). De plus les "locaux" ne donnaient pas trop l'impression de respecter les touristes et la parole donnée.

Du coup j'ai changé de continent et nous irons en Namibie avec Jbastin. Mais j'ai tout de même continué à creuser la question et effectivement l'Argentine et le Chili semble plus "facile".

Je garde donc bien au chaud ton carnet et peut-être me verras-tu arriver sur la pointe des pieds, toquer à la porte de ton avatar pour avoir des conseils 😊

Bon dimanche ensoleillé .. du moins en Alsace

MAx

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Kashtin · 2012-05-20

Merci Diamina, je note ça précieusement! 🙂

Pascale

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Kashtin · 2012-05-20

Re...,

Pour 2012 j'avais envisagé la Bolivie avec le Sud-Lipez et ça m'avait parut justement compliqué, incertain, cher et "inconfortable" (couchage rudimentaire, froid, difficulté de trouver de l'essence, ...). De plus les "locaux" ne donnaient pas trop l'impression de respecter les touristes et la parole donnée.

Je ne parlais que de l'Argentine et du Chili, je ne connais pas encore la Bolivie ou le Pérou. C'est sûr que ça doit être moins évident.😕

Je garde donc bien au chaud ton carnet et peut-être me verras-tu arriver sur la pointe des pieds,

Ah bon, tu fais de la danse? 😛 😎

toquer à la porte de ton avatar pour avoir des conseils 😊

Non non, pas besoin de frapper 😉, et si tu as besoin d'infos, n'hésite pas.

Bon dimanche ensoleillé .. du moins en Alsace

Ici, (en Lozère), c'est le contraire, on est sans arrêt obligés de tout débrancher à cause du tonnerre... 😐

@ +,

Pascale

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Diamina · 2012-05-20

salut Pascale,

Je te transfère d'autres infos que je tiens de Kalchaqui. Il va falloir que je lui paie des droits d'auteurs d'ailleurs.

Pour Tolar Grande. http://www.tolargrande.gov.ar/consulta.php La responsable du refuge s'appelle Palmenia Flores et vit dans une des maisons en traverses de chemin de fer á 300 m en face du refuge.

Pour SA de los Cobres, il y a beaucoup plus de possibilité d'hebergement http://www.hoteldelasnubes.com/...io_de_los_cobres.php

Bisous

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Diamina · 2012-05-20

Salut Max68,

Pour 2012 j'avais envisagé la Bolivie avec le Sud-Lipez et ça m'avait parut justement compliqué, incertain, cher et "inconfortable" (couchage rudimentaire, froid, difficulté de trouver de l'essence, ...

Je suis tout à fait d'accord avec toi. Moi, j'ai fini par passé par le tour opérateur terra andina pour faire le sud lipez en dormant dans des hôtels, ce que je ferai en août. Pour le reste, je tacherai de me débrouiller sans tour opérateur.

Quand tu auras visité la Namibie, tu pourras nous faire part de ton expérience: température, conditions d"hébergement, activités, sécurité. Merci et à bientôt!

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Max68 · 2012-05-20

Salut Diamina

terra andina

je les avais repéré, ils ont bonne réputation. SInon de façon globale j'étais arrivé à la même conclusion; il vaut mieux passer par un TO

Je lirais avec intérêt ton retour d'infos 😛

bonne fin de préparation et très bon voyage

cordialement

Max

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Kashtin · 2012-06-03

Bonjour Diamina,

Je me rends compte que j'avais zappé ton message, probablement lors des nombreuses coupures d'Internet qu'on a eues à ce moment-là. Merci pour ces infos 🙂. On ne sait pas encore si on aura le temps de remonter jusque-là (mais j'espère que oui), pour le moment on s'attarde dans la province de la Rioja et l'Aconcagua.

Bises, 🙂

Pascale

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Mokahlki · 2012-06-10

Hello Pascale,

J'ai beau être habitué à tes superbes carnets mais je n'en reste pas moins épaté à la lecture de cette 2ème partie 🙂 Ce carnet il faut du temps devant soi pour l'apprécier pleinement et vous suivre toi et Alain dans ce beau voyage. Alors j'ai pris mon temps 😎 et le commentaire général est: excellent, photos, textes, ambiances et découvertes sympathiques.

La première chose qui me frappe c'est la présentation que tu fais de Buenos Aires, Palermo et San Telmo. Ah, en attendant la Pampa on se régale des ambiances et belles boutiques. Je trainerais bien quelques jours dans ces coins là, histoire de voir, sentir et entendre. Une mention particulière pour le vieux guitariste perché sur sa caisse qui me rappelle beaucoup un vieux Monsieur de ma connaissance 🙂🙂 et aussi pour la superbe vitrine du Rufian Melancolico, ça donne vraiment envie de pousser la porte !

Et puis la suite, difficile de faire un choix tant les photos sont belles. Les Arcos del Diablo un paysage magnifique, les surprenantes Penitentes de nieve, les belles sarcelles et les lagunes bleutées.

Gros coup de coeur pour tes photos de la belle église de Paranicota qui m'a fait penser (c'est du subjectif à l'état pur) à l'église du Pueblo de....Santa Fé 😮😮😮, tout comme la galerie du musée Pio Pablo Diaz m'a rappelé l'Amargosa House Opera (si, si un petit peu quand même 😉)

J'adore: les photos de la route entre Susques et Salta. La Nature et l'Homme ont travaillés ensemble à offrir un bien beau spectacle.

Cerise sur le gâteau: la Lune horizontale.........jamais entendu parler de cela 😇😇😇

Merci beaucoup pour ces agréables moments de lecture et d'évasion et.......vivement la suite ! Angelo

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Ninou98 · 2012-06-10

Hello,

J'ai profité d'un moment cool pour faire un petit voyage avec toi. Toujours aussi beau, toujours aussi dépaysant. Ce soir j'ai traîné avec vous sur Vallées Calchaquies. Ces roches quasi verticales quelles merveilles.

Il va falloir que je relise, le truc de la Lune horizontale dont parle Mokhalki. J'ai raté ça ?!? Il faut que j'y retourne.

Belle nuit Beaux rêves Ninou

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Kashtin · 2012-06-12

Salut Angelo!

Merci 😊 😊, ton commentaire me fait très plaisir 🙂!

La première chose qui me frappe c'est la présentation que tu fais de Buenos Aires, Palermo et San Telmo. Ah, en attendant la Pampa on se régale des ambiances et belles boutiques.

A BsAs il y a de quoi faire. J'étais quand même gênée par l'utilisation de l'ancien compact de Loïc, parce que j'ai toujours beaucoup de mal à ne pas coller mon œil au viseur... C'est tout un art de cadrer avec le bras tendu, et ne ne suis pas experte en la matière, sans compter que la plupart du temps, avec le soleil sur l'écran, je ne vois rien 😕.

Gros coup de coeur pour tes photos de la belle église de Paranicota qui m'a fait penser (c'est du subjectif à l'état pur) à l'église du Pueblo de....Santa Fé 😮😮😮

Tu ne veux pas plutôt dire de Taos?... 😉

tout comme la galerie du musée Pio Pablo Diaz m'a rappelé l'Amargosa House Opera (si, si un petit peu quand même 😉)

La blancheur et les arcades, oui, un peu, c'est vrai 🙂.

et.......vivement la suite !

Heu... va falloir être plus que patient 😇...

A bientôt, 😉

Pascale

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Mokahlki · 2012-06-12

Hello Pascale,

Pour l'église, c'est bien sûr Taos 🤪🤪🤪 (je voulais voir si tu suivais 😇). Bonne soirée.

Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)

Kashtin · 2012-06-15

Hello Ninou,

Il va falloir que je relise, le truc de la Lune horizontale dont parle Mokhalki. J'ai raté ça ?!? Il faut que j'y retourne.

Ah oui, c'était très surprenant! Voilà, je viens de retrouver la page (je ne savais plus où je l'avais photographiée) :

http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_57.html

Et une nouvelle explication:

http://www.ac-nice.fr/clea/lunap/html/Phases/PhasesActiv4.html

Bizzz,

Pascale

VoyageForum — the largest community of French-speaking travellers.