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Saint-Barthélemy, la plus suédoise des îles françaises

Discussion started by Jemaflor on 2012-06-19

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Saint-Barthélemy, la plus suédoise des îles françaises

Jemaflor · 2012-06-19

Dès que vous entendez parler de cette île de Saint-Barthélemy, (St Barth pour les initiés !), il vous vient peut-être à l’esprit des clichés d’une île des tropiques réservée à une certaine élite privilégiée avec ses yachts, son luxe et son ambiance bling-bling ! Evidemment, vous êtes un peu (beaucoup ?) dans le vrai !

Mais pour autant, cette île située au nord des petites Antilles ne se résume pas seulement à un ghetto de stars. Le voyageur attentif et curieux peut y découvrir des paysages de rêve, des criques paradisiaques et des plages tranquilles où le sable clair ne disparaît pas totalement sous un alignement de transats. Et puis, il y a ce passé historique original avec une présence suédoise (1785-1878) dont il reste encore quelques souvenirs visibles, ils guideront ma visite de Gustavia, la minuscule capitale de l’île. Ou bien encore, la présence de cette population presque uniquement blanche originaire de Normandie, du Poitou ou de Bretagne, arrivée ici au 17-18 ème et dont le nom du hameau de Lorient est un témoignage.

J’avais découvert St Barth il y a déjà de nombreuses années, mais trop rapidement, lors d’une excursion d’une journée depuis l’île de Saint-Martin … entre deux bateaux, avec à peine le temps de faire le tour de l’île, comme un voyageur pressé ! L’envie d’y retourner un jour ne m’avait pas quitté depuis … mais cette fois en y séjournant quelques jours, histoire de profiter pleinement du charme insulaire de cet original bout de Caraïbe.



Avant même de débarquer sur le quai du port de Gustavia, je suis à nouveau séduit. Quel plaisir de retrouver ce décor d’opérette avec toutes ces coquettes maisons de poupées aux toits colorés ! Dans la rade, les voiliers ou catamarans traditionnels côtoient quelques somptueux yachts, c’est çà St Barth … Ensuite, me voilà flânant parmi les ruelles de cette « capitale » où il est difficile d’échapper aux vitrines des nombreuses boutiques de luxe. Toutes les grandes marques internationales y sont représentées, plutôt que d’en citer quelques unes, je vous en présente un aperçu sous forme d’un patchwork photographique, c’est plus parlant qu’une longue liste … !

La ville est un port franc où règne un shopping duty free. On peut se laisser tenter et y faire, paraît-il, quelques affaires … à condition bien entendu de mettre sa carte de crédit à contribution ! Il n’y a pas seulement des montres ou bijoux à acheter … quelques devantures exposent aussi des vêtements aux griffes locales (sweat, polos, tee shirts …), certains arborent en forme de clin d’œil un amusant « St Barth attitude ». Ici on se doit d’être cool tout autant que chic ! Poursuite de la balade. Quelques mètres après le café « Le Select », une vraie institution locale qui n’en a finalement que le nom, l’ambiance y est très décontractée, style bar-snack pour marins et voileux … Donc, après ce café disais-je, un drapeau puis une enseigne attirent mon regard.



Le drapeau qui vole au vent, c’est celui de la Suède avec sa croix jaune sur fond bleu, l’enseigne, c’est celle du « Swedish Design Center of Saint Barthelemy». La Suède à St Barth ? Voilà une vieille et curieuse histoire … En guise d’explications, faisons un rapide saut dans le passé. C’est suite à un échange que la France céda cette île des tropiques au roi de Suède, Gustave III. En compensation, la France obtint un droit d’entrepôt dans le port de commerce de Göteborg. Chaque Etat y trouva son compte : une ouverture commerciale aux Antilles pour la Suède et pour la France, des ambitions d’affaires vers la Scandinavie. Nous sommes en 1785 ; quelques signatures et le traité est vite ratifié : Saint-Barthélemy devint de ce fait un territoire suédois d’outremer. Quant au village et port de l’île, on lui donna un nouveau nom en l’honneur de sa Majesté Gustaf … ce fut donc Gustavia !

Après une première nuit sur l’île, il est temps ce matin de continuer la visite. Le fil conducteur de ma balade dans Gustavia ? Le passé suédois du lieu avec le passage devant quelques bâtiments ayant résisté à l’usure du temps, aux cyclones et aux incendies … c'est-à-dire très peu ! Le plus emblématique monument suédois est sans conteste le clocher de l’ancienne église luthérienne (1800). Sur les hauteurs de la cité, le fameux « clocher suédois » est facilement repérable, il domine les toitures et semble émerger de la végétation alentour, tout pimpant avec ses teintes rouge et verte. Une rénovation réussie … cependant il ne rythme plus la vie locale comme autrefois, sa grosse cloche, fabriquée à Stockholm, ne sonne plus depuis les années 30 … En effet, elle a été remplacée par une horloge. C’est plus précis mais moins traditionnel !

Proche du clocher, un autre bâtiment date de la période suédoise. De solides murs en moellons, un large escalier et un drapeau français qui claque au vent. La bâtisse a pris des galons au cours des décennies : utilisée comme prison à l’époque suédoise, elle est devenue Préfecture française ! Quant à l’ancien presbytère du pasteur, il est transformé en restaurant, pas de spécialités nordiques … mais vietnamiennes, là, on s’éloigne un peu

Quelques autres maisons présentent également un intérêt historique comme celle faisant l’angle formé par la rue Oscar ll et la rue de la Suède. C’était l’ancienne Maison du Gouverneur et aussi le siège de la Compagnie suédoise des Indes Occidentales. On parle de créer ici un Centre Culturel suédois … Citons encore deux maisons situées près des quais : la maison en briques et la maison en bois.

Une construction en briques était un vrai signe de richesse à l’époque. Pièces à vivre à l’étage, commerce au rez-de-chaussée … comme actuellement. Une agence immobilière y est installée, à voir les photos de villas de luxe présentées dans les vitrines, on imagine que les transactions ne sont pas à la portée de toutes les bourses ! Le contraste est saisissant avec la maison (en bois) située juste à côté. Même si elle a résisté depuis sa construction en 1850, il faut bien avouer qu’elle paraît un peu terne … surtout si on la compare à quelques autres maisons de bois, joliment peintes que l’on peut voir également dans Gustavia.



Amusante cette boîte aux lettres, très couleur locale. Du bleu et du jaune … mais ce sont les couleurs du drapeau suédois qui ornent ce studio de photographe !

Encore un détail qui fait honneur à la période suédoise, le double nom des rues. Un en français, l’autre en Suédois ou vice versa … Pas besoin de pratiquer la langue nordique pour vite se rendre compte que la traduction n’est pas vraiment littérale ! Rue de la Suède ne doit pas se traduire par « Artilleriegatan » ? Et « Nygatan » n’est certainement pas en Français : Rue de la France !



Ma balade me mène maintenant à l’extrémité de Gustavia, face au port et à la mer, là où est situé l’Hôtel de la Collectivité. Un imposant édifice entouré de massifs abondamment fleuris devant lequel flottent plusieurs drapeaux : ceux de la France et de Saint-Barthélemy mais également celui de la Suède … il y aussi celui de l’Union Européenne, de quoi y perdre le nord ! Depuis le 15 juillet 2007, l’île de Saint Barthélemy est devenue une Collectivité d’Outremer. Les quelques 8398 habitants (recensement 2006) ont obtenu ainsi une plus grande autonomie pour leur territoire de 24 kilomètres carrés (îlets compris). Heureux St Barths (habitants de l’île), un environnement de rêve, 27°C de température moyenne annuelle, pas d’impôts, 22 plages … Bon, l’éloignement et l’insularité ont aussi leurs revers, les produits de luxe sont peut être détaxés, certes, mais les marchandises de consommation courante subissent le coût supplémentaire du transport aérien ou maritime (métropole à 6000 km, Guadeloupe à 200 km et île de Saint-Martin à 25 Km …).



Les vues panoramiques sont toujours appréciées des visiteurs, de plus elles sont souvent photogéniques ce qui n’est pas pour me déplaire. Depuis le Fort Gustav on bénéficie d’un point de vue exceptionnel sur l’ensemble de la ville, sur le port et sur l’horizon marin, que demander de plus ? Les suédois avaient particulièrement bien choisi ce lieu afin de protéger la rade d’éventuels assaillants, guerriers mais surtout corsaires ! Deux canons rouillés sont le témoignage de cet ancien poste de garde. De nos jours, depuis ce morne, ce sont plutôt des touristes bardés d’appareils photos et surtout des météorologues avec leurs instruments de mesures qui assurent la surveillance … la station météo de l’île est bâtie sur ce versant perché !



A l’opposé de ce premier fort visité, on trouve un autre poste défensif de l’époque suédoise, le Fort Karl. Les ruines se résument à … pratiquement rien, juste quelques pierres au sommet d’une colline située face à la mer. Principal intérêt de la visite ? Le point de vue panoramique sur Gustavia (on ne s’en lasse pas) et de l’autre côté sur une crique bordée d’eaux bleu turquoise, une véritable invitation à la baignade, difficile de résister à l’envie …



Au bas du morne, il faut passer l’école maternelle pour arriver directement à cette plage de sable et de coquillages de Shell Beach. Une plage en ville où l’on voit apparaître à la sortie des classes quelques mamans avec leurs bambins. Le bain et le goûter à la sortie de l’école, sympa la vie d’écolier à St Barth !

Quittons maintenant la « ville » et prenons la route afin de parcourir l’île. Un maillage de routes, souvent étroites, permet de parcourir St Barth presque dans ses moindres recoins. Ici, on longe la côte découpée et là, dans l’intérieur, on serpente parmi les pentes et les descentes de mornes (collines) qui donnent l’impression d’être en montagne … ô, l’île n’est pas immense mais paraît finalement bien plus grande que la réalité de ses dimensions officielles, environ 10 km sur 4 ! De plus, on roule lentement à St Bath. D’une part, les routes ressemblent fréquemment à des pistes bétonnées avec leur lot d’ornières et de bas-côtés irréguliers et puis, il faut le reconnaître, le trafic est assez dense, la rançon du succès de la destination ! Petits véhicules utilitaires, 4x4, jeeps et beaucoup de Mini Cooper. « Elles plaisent beaucoup aux vacanciers, surtout aux parisiens » me signale en souriant une loueuse de voitures.



C’est sûr, on imagine que c’est fun de cheminer à travers l’île en Mini décapotée, cheveux au vent du large … Mais attention ! Le climat tropical est souvent versatile et les averses peuvent se transformer subitement en de véritables trombes d’eau sur le conducteur et les passagers d’une Mini décapotée … la douche antillaise est alors assurée, même si l’on essaye de refermer rapidement la capote ! Les loueurs locaux ont flairé le filon de cet engouement pour les mignonnes Mini, l’un d’entre eux s’est même spécialisé dans la marque !

Avec notre classique Hunday Atos … nous arrivons à présent à Corossol, un minuscule hameau de la côte sud ouest. Un lieu où résident des familles dont les ancêtres, essentiellement pêcheurs, étaient originaires de Bretagne ou de Normandie. Je me souviens de ma visite ici (il y a déjà de nombreuses années …), j’avais alors aperçu, dans l’embrasure d’une porte, une femme âgée portant encore la coiffe traditionnelle de sa région française d’origine … « Vous savez, les traditions se perdent … » me signale l’air désolé Bernard, un retraité en train de réparer un filet de pêche à l’ombre de sa case colorée. « C’est un épervier, ce filet … les jeunes maintenant ont moins l’habitude que moi de raccommoder les filets pour pêcher … je donne un coup de mains ! Pas de problème, vous pouvez me prendre en photo, on m’a déjà filmé pour des émissions … ». Merci Bernard !





Au bout du hameau, sur le rivage, quelques doris (bateaux de pêche) attendent de prendre la mer, quant aux casiers alignés en enfilade sur le quai, eux attendent de prendre des langoustes, enfin je suppose. Sur un promontoire rocheux dominant la crique, une statue de vierge protectrice a été placée, un hommage aux marins disparus. Comme dans toutes les bourgades de marins, les hommes partaient autrefois en mer et les femmes restaient au village, le travail quotidien ne manquait certes pas mais les habitantes de Corossol ont développé parallèlement une activité artisanale qui perdure encore … pour les touristes. Une pratique de la vannerie avec la confection de chapeaux ou d’objets décoratifs en feuilles de lataniers (palmiers) séchées et tressées. Quelques spécimens, joliment réalisés, sont disposés sur une murette, ils attendent d’être achetés comme souvenirs de voyage.

Poursuivant notre balade, nous parvenons au bord de la grande anse de la Baie Sain-Jean, un haut-lieux touristique de l’île. Le site est admirable : une large baie et deux plages, car au milieu de l’anse, une presqu’île rocheuse sépare le rivage sablonneux. Sur ces rochers trône un des hôtels parmi les plus anciens (1950) et les plus prestigieux de St Barth : l’Eden Rock. Ici, on en a vu défiler des célébrités tels les Rockfeller, les Rothschild, les Kennedy ou encore Mick Jagger, Tom Cruise, Brad Pitt, Kate Moss et très récemment la chanteuse Beyonce sans oublier notre Johnny (Hallyday)… Bon, il y a également des anonymes qui profitent de cette plage de Saint-Jean, farniente, bains et stand up paddle …



Plus encore qu’en milieu d’après-midi, moment où la plage commence à s’animer avec la venue des adeptes de bains de soleil et de mer, cette partie de plage vibre (musicalement) au coucher de soleil et en soirée. En effet, le bar de plage Nikki Beach est situé ici, à même le sable clair, l’adresse est très fréquentée par les amateurs d’ambiance musicale et de cocktails antillais, paille aux lèvres.

L’autre partie de la plage, celle située à gauche de L’Eden Rock, est elle aussi animée mais d’une manière très différente … Un spectacle y est donné tout au long de la journée : un ballet aérien. La piste de l’aéroport local s’achève sur le sable ! Et lorsque les avions atterrissent, il y a de quoi être impressionné … Pas possible ! Celui qui arrive maintenant va atterrir sur le sable ? Non, heureusement, le pilote maîtrise son avion et touche le tarmac juste au bon endroit !





Il faut une licence spéciale pour se poser ou décoller sur cette piste, c’est une des plus courtes au monde, seulement 515 mètres sont utilisables lors de l’atterrissage et les vents peuvent parfois être tourbillonnants ! On comprend la difficulté qu’ont eu les îliens pour trouver un terrain plat sur cette île constituée essentiellement de mornes accidentées, le défi a donc été relevé et une piste a été tracée ici sur l’unique terrain plat de St Barth. Autour de 200 000 passagers transitent chaque année par cet aéroport Gustav III, appelé ainsi en hommage à l’ancien roi de Suède. Selon l’orientation des vents, les atterrissages ont souvent lieu dans le sens opposé à celui que je viens d’observer et là aussi la vision à de quoi impressionner.



Me voici sur la route dominant la piste alors que surgit, accompagné d’un bruit assourdissant, un avion qui plonge littéralement vers la piste … tout en rasant la route, les voitures et les badauds (dont je suis) avides d’observations et de photos peu communes. Quel surprenant effet !

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Suite de la découverte dans le message suivant …

Saint-Barthélemy, la plus suédoise des îles françaises

Jemaflor · 2012-06-19

Pour ceux qui préfèrent le calme des lieux moins agités voire isolés ou sauvages, St Barth en possède également. Direction les hauteurs de l’extrémité ouest de l’île où la route serpente et s’élève jusqu’à son terminus de Colombier. Pour jouir de la beauté authentique d’une des plus belles plages de l’île, il nous faut continuer le chemin à pied. Elle n’est accessible que par la mer ou par ce sentier de randonnée dont le départ se trouve devant nous. Nous voilà donc parti pour une randonnée pédestre le long d’un sentier tout en pente (à l’aller).

Après environ un quart d’heure de marche, on parvient dans un chao d’énormes rochers. Entre deux de ces blocs de pierre, le panorama s’ouvre sur toute la côte. De ce parfait belvédère, on domine le long ruban de sable de l’anse de Colombier bordé d’eau bleue. Ensuite le regard survole la mer en direction de l’île Fourchue pour se perdre à l’horizon, là où le bleu de la mer se confond avec celui du ciel, dans les silhouettes des mornes de l’île sœur, Saint-Martin. Plus que quelques dizaines de mètres avant de fouler le sable fin et de profiter des eaux cristallines lors d’un bain relaxant … Peu de monde ici, évidemment ! Un panneau indique que la plage est privée. Seule construction du site, en partie masquée par la végétation, la luxueuse villa de la famille Rockfeller. Dans les années cinquante, le célèbre banquier a été séduit par ce lieu paradisiaque, un vrai coup de cœur pour St Barth … Sans doute le début de l’idylle des célébrités avec ce confetti antillais !



Tout en observant les formes torturées des rochers de l’extrémité de la baie, je lève les yeux vers les mornes qui entourent l’anse … pour retrouver notre véhicule, il va falloir maintenant arpenter la colline ! Le soleil cogne fort et la chaleur devient étouffante malgré les alizés. Heureusement sur une grande portion du sentier, quelques arbres forment une voûte ombragée.

Personne en vue, pourtant on ne peut pas dire que nous sommes vraiment seuls. Des bruits furtifs agitent sans cesse le tapis de feuilles sèches recouvrant le sol. Ce sont des lézards, en nombre, qui se faufilent çà et là ! Des reptiles dont la taille n’a rien d’impressionnant … rien à voir avec les iguanes, comme celui aperçu à un autre moment. C’était dans un lieu beaucoup plus urbanisé, il était aux aguets sur un trottoir, juste quelques secondes avant de fuir se cacher au pied d’une haie d’épineux. Ouf ! La grimpette est terminée, histoire de souffler un peu avant de repartir, il y a un autre superbe point de vue sur les îlets Chevreau et Frégate, côté mer. Du côté terre, la vue de la baie des Flamands donne envie d’y faire une halte.

Du désir à la réalité, il n’y a eu en fait que quelques minutes et encore une vision magnifique avec des cocotiers verdoyants sur un fond d’un bleu époustouflant.



Après avoir admiré (le rivage), photographié (l’horizon marin), foulé (le sable chaud) et apprécié (la baignade) … le temps est venu de faire une pause, allongé sur le sable à l’ombre d’un palmier et pourquoi pas un livre à la main ? J’ai toujours dans mes bagages de voyage un peu de lecture et souvent, je l’avoue, le livre reste fermé ; l’attrait du dépaysement et des visites ne laisse que trop peu de temps pour la lecture. Ici, j’ai envie de m’évader par la relecture d’un livre de voyage, on ne se refait pas ! J’apprécie les contrastes d’ambiance, aussi c’est le dernier livre de l’écrivain voyageur Sylvain Tesson (Dans les forêts de Sibérie) que j’ouvre. A la lecture de la page 102, je me mets à sourire, mon esprit fait un parallèle entre le récit de l’auteur et la situation que je suis en train de vivre. Et Sylvain Tesson d’écrire : « A midi, je regarde très attentivement la neige tomber sur les cèdres. Je tâche de bien me pénétrer du spectacle et de suivre la course du plus grand nombre de flocons. Exercice épuisant. ». Pour moi, ici sous les tropiques il est 13 heures, il fait 27°C sous les cocotiers et je regarde très attentivement la mer. Je tâche de bien me pénétrer du spectacle et de suivre la course du plus grand nombre de vagues qui s’échouent sur le sable, je pourrai ajouter comme l’écrivain, exercice épuisant … et si apaisant !



Cette histoire de flocons de neige me fait penser à la Scandinavie et aux vestiges du passé suédois vus à Gustavia.

Quant au nom du hameau de Lorient dans lequel nous entrons à présent, il évoque une autre facette de l’histoire de Saint-Barthélemy, l’origine bretonne de nombreux de ces habitants. Ce bourg serait un des premiers quartiers évangélisés par les français ayant émigré ici au XVII ème siècle. L’église bâtie à flanc de colline a plusieurs fois été détruite, cyclones et incendies, mais elle a depuis subi une rénovation parfaitement conduite. Plus que son église, c’est sans doute le cimetière local qui attire la curiosité des visiteurs. Des allées de sable (la plage est proche) et des tombes ornées de croix d’un blanc immaculé. Par endroits, les sépultures sont décorées à la manière locale avec un entourage fait de lambis, de gros coquillages à l’intérieur nacré et teinté de rose.



Lorsqu’on est attentif aux épitaphes inscris sur les tombes, on s’aperçoit rapidement que certains patronymes sont très fréquents. Les St Barths seraient-ils tous cousins ? En quelque sorte, ce sont plusieurs membres de mêmes familles qui ont quitté la France pour s’installer sur cette île des Tropiques. Aussi, les Magras, les Brin, les Lédée ou les Bernier sont en nombre à St Barth mais la palme revient aux Gréaux (avec ou sans accent), j’en ai compté (rapidement …) 230 sur l’annuaire téléphonique. Par conséquent, si vous avez rendez-vous avec un Gréaux de l’île, faites vous bien préciser le prénom et l’adresse exacte !



Il suffit de passer le col entre les mornes de l’intérieur de l’île pour basculer vers la côte au vent. Sur ce littoral dominé par le morne Vitet (286 mètres et point culminant de l’île) les paysages sont plus sauvages, plus natures et encore plus authentiques. Il fleure bon ici une impression de côte bretonne, falaises rocheuses déchiquetées, vagues puissantes se brisant sur les rocs et formant de hautes gerbes d’écumes. Arrêt à Grand Fond, juste en face d’un chemin de terre et de prairies délimitées par des murets de pierres, quelques vaches broutent tranquillement. Il ne manque que les moutons pour se croire sur l’île d’Ouessant ! Le sentier chemine vers le rivage formé d’une anse de galets.



Si nous nous sommes aventurés jusqu’à cette côte escarpée, c’est en raison d’une rencontre lors de mon arrivée à St Barth : « Vous venez passer quelques jours sur St Barth ? Alors ne ratez surtout pas les piscines naturelles de l’extrémité de l’île ! » m’avait dit avec un air très convaincant un des passagers du ferry avec lequel j’avais engagé une brève conversation. Il connaît bien l’île, il y travaille dans un bar-restaurant de Gustavia. Merci pour le renseignement, car ces curiosités ne figurent même pas dans mon guide papier qui se vante d’être pourtant si futé ! D’accord, c’est une édition qui date un peu … le sentier pédestre longe et surplombe les falaises laissant admirer de superbes points de vue sur les criques et les parois rocheuses aux teintes ocre voire presque rouge. Côté versant montagneux, la végétation est aride, rabougris et faite de buissons épineux et de cactus. Par endroits, un tapis végétal verdoyant parsemé de jolies fleurs mauves recouvre le sol caillouteux. Ces fleurs sont des patates de mer, drôle de nom bien commun, il ne les valorise pas vraiment. Bien sûr, il y a les inévitables lézards qui fuient au moindre bruit de pas.



Le vent du large souffle par rafales, un sifflement qui n’arrive pas à couvrir quelques bêlements, ceux de chèvres (pardon, de cabris) que j’aperçois plus en hauteur, entre deux buissons. Une petite demi-heure de marche est nécessaire pour arriver au-dessus de ces fameuses piscines naturelles blotties entre les rochers. Ensuite ? Ce n’est que du bonheur !

Quel plaisir en effet de se baigner dans une eau cristalline et tiède à souhait, les seules rides à la surface de l’eau sont celles que vous provoquez par vos propres mouvements, elles font miroiter les reflets scintillants des rayons du soleil. Alors que vous vivez un parfait moment de quiétude, vous entendez le tumulte étouffé du vent et des vagues qui déferlent sur la barrière rocheuse. Vous êtes donc bien à l’abri et vous avez tout le loisir pour observer le fond sablonneux et surtout les nombreux poissons qui nagent avec vous. Je parlais de piscine, il faudrait presque dire aquarium naturel pour ce lieu enchanteur. Ici, masques et tubas sont inutiles, les poissons multicolores s’admirent même en gardant les yeux hors de l’eau. Certains sont zébrés, d’autres jaunes et noirs, ou encore des bleus ou des jaunes et violets … vraiment des moments inoubliables !





L’anse des Salines est incontournable lorsqu’on visite St Barth, le site et la plage sont parmi les plus pittoresques de l’île. Avec un tel nom, vous vous doutez déjà que l’on n’y trouve pas seulement du sable fin mais aussi du sel … enfin autrefois, car depuis les années 70 ces marais salants ne sont plus exploités. L’activité touristique et les services qui l’accompagnent ont remplacé bons nombres d’activités, ici c’était le sel ailleurs c’était la pêche, la culture du coton ou des ananas … Alors que reste-t-il des salines d’antan ? Une étendue d’eau saumâtre dans laquelle se reflètent des arbres engloutis dont seules les branches mortes émergent.





La vue de la plage est plus vivante, un sentier de sable se faufile parmi une végétation tropicale et laisse apercevoir le bleu de la mer et du ciel, les vagues et leur ourlet d’écume ainsi qu’un bateau voiles au vent. Un tableau (photogénique … clic, clac !) et une bonne entrée en matière pour aborder cette grande plage …

Une autre baie vaut également le détour, celle du Gouverneur. Il faut emprunter une petite route sinueuse de l’intérieur serpentant sur les versants des mornes, puis passer le bourg perché de Lurin et ses villas agrémentées de jardins exotiques joliment fleuris.

Ensuite, la voie très pentue descend vers l’anse isolée, aucune construction ne vient gâcher ce bord de mer très abrité. Une nature presque sauvage où la petite histoire ou la légende ? évoque la présence d’un trésor caché en ces lieux. Ce serait le célèbre pirate (des Caraïbes) Monbars, « l’exterminateur » qui aurait dissimulé ici son fabuleux butin … Si vous n’avez jamais entendu parler de Monbars, sachez que c’est lui qui aurait inspiré le personnage du fameux Rackam le Rouge dans les aventures de Tintin !



D’un pirate à un milliardaire … de nos jours le maître des lieux se nomme Roman Abramovitch, 45 ans, richissime homme d’affaires russe et 53 ème fortune mondiale. Il a choisi cette baie pour y établir un de ses coins de paradis en y achetant une somptueuse villa pour la bagatelle, dit-on, d’environ 65 millions d’Euros ! Une somme qui semble t-il n’a pas trop entamé sa fortune puisqu’il s’est également offert un nouveau méga-yacht de 165 mètres, le plus gros du monde … Entre les Rockfeller et les Abramovitch, vous comprendrez pourquoi St Barth est souvent surnommée l’île des milliardaires !



Après ce parcours en zigzag à travers l’île, retour au point de départ. Nous sommes revenus à Gustavia, précisément dans un lieu symbolique chargé d’histoire, celui ayant marqué la fin de Saint-Barthélemy la suédoise. Sur cette place aménagée entre la rade et l’église Anglicane (et entre deux bars-restaurants dans l’autre sens) a été signée la rétrocession officielle de l’île à la France après 93 années de souveraineté suédoise. Oscar II, le roi scandinave de l’époque ne tenait plus à conserver dans son royaume cet îlot perdu dans la Mer des Antilles, les affaires commerciales n’étaient plus florissantes … on l’a compris, ce territoire d’outremer était devenu au fil des années une charge couteuse à la Suède ! Le montant de la transaction ? Une somme de 320 000 francs (de l’époque !). Les habitants de l’île ont quand même été consultés, plébiscitant ce retour dans le giron français par un scrutin sans appel : 350 voix pour, une seule contre, le traité pouvait alors être ratifié … ici même, sur cette place appelée justement, place de la Rétrocession. C’était exactement le 2 Mars 1878, fin de l’histoire !



Alors que reste-t-il, de nos jours, de cette ancienne relation Franco-Suédoise en dehors des quelques vieilles habitations vues en début de visite ? D’abord un consulat suédois arborant fièrement les couleurs et le blason de l’état scandinave, il a pour local une très belle demeure de pierres, « Le Brigantin ».



Il y a aussi le jumelage de Saint-Barth avec une ville suédoise : Piteå, on imagine le contraste ! En effet, cette ville se trouve en Laponie, près du Cercle Polaire Arctique. Une rue de Gustavia, près de l’Hôtel de la Collectivité, porte le nom de la ville sœur du Grand Nord. Parmi les échanges et les Commémorations entre les deux pays, citons la Gustavialoppet qui se déroule sur les route de l’île, une épreuve qui fait référence à la célèbre course suédoise d’endurance en ski de fond (La Vasaloppet)… mais ici, comme il n’y pas de pistes enneigées au milieu d’immenses forêts de bouleaux et de conifères, on se contente de courir à pied sur les routes bordées de cocotiers …



Le voyage se termine bientôt et la journée également. Sous les tropiques, l’après-midi se finit souvent par un très beau spectacle offert par la nature, le coucher de soleil sur l’horizon marin … Depuis la terrasse du Sunset Hotel, le point de vue est idéal. Peu à peu, le ciel s’embrase à mesure que l’astre solaire tire sa révérence, nous laissant admirer les reflets de ses rayons qui s’immiscent entre les bateaux. Bientôt il va disparaître sous l’horizon … ou derrière un nuage.





Maintenant la nuit s’installe progressivement sur Gustavia et chacun de profiter à sa manière de la douceur si particulière de St Barth. Les uns iront peut-être passer la soirée dans quelques lieux très festifs de l’île, d’autres, tout simplement, contempleront le ciel étoilé avant de rêver … mais chacun éprouvera la sensation de vivre un privilège unique, celui d’être sur une île à nulle autre pareille … St Barth, une île des Antilles françaises avec une petite touche de Suède !

Saint-Barthélemy, la plus suédoise des îles françaises

Jemaflor · 2012-06-19

Info pratique avec un exemple d'adresse pour séjourner à St Barth … sans y laisser toutes ses économies ?

Le « Sunset Hotel », 15 rue de la République à Gustavia. Il n’est pas situé au bord d’une plage ou d’une somptueuse piscine mais depuis sa terrasse on bénéficie d’une superbe vue sur le port et la ville de Gustavia … et aussi sur le coucher de soleil. Prix abordables (pour la destination), accueil sympathique et ambiance agréable. Toutes les chambres ne donnent pas sur la ville mais la terrasse est disponible pour les clients durant toute la journée et en soirée. Le petit déjeuner, servi sur la terrasse avec vue sur la ville baignée par le soleil matinal, fait partie des bons souvenirs …



Vues depuis la terrasse ... de jour et en soirée : sympa, n'est-ce pas ?



Minimum de 3 nuits, climatisation, wifi gratuit, prix en saison (exemple de tarifs 2012 : chbre dble 130 euros ou 185 euros de mi déc. A mi janv.), petit-déj. 8 euros.

Finalement, un bon plan pour séjourner à St Barth ...😉

Saint-Barthélemy, la plus suédoise des îles françaises

Didi97133 · 2012-06-20

Je suis une vrai st barth et j'aimerai vous parler de mon ile raconter ce qui si passe réellement car beaucoup de journalistes ou autre n'ont regarder que le coté bling bling , ils se sont intéréssé uniquement aux riches c'est bien dommage donc mettons les riches de coté. Tout d'abord à St barth il n'y a pas que des blancs et oui il y a beaucoup de familles métissées et meme de plus en plus, les vrai st barth parlent le "patois" et le "créole" entre eux ( et oui st barth c'est les antilles...) , ici les gens qui y vivent et non ceux qui viennent uniquement pour se faire de l'argent travaillent dur pour pouvoir vivre car ici tout est cher. Pour les enfants , il n'y a pas de lycée et donc a 15 ans ils sont obligé de quitté l'ile, leur famille pour pouvoir aller au lycée. Il n'y a pas de Mc do ou de KFC ou dominos pizza ! Pas de casino , pas de cinéma de salle Il y a des riches qui viennent nous voir mais ce sont des touristes et non des gens de l'ile Les loyers sont cher , parcequ'il pour faire une maison il faur faire un emprunt à la banque et oui les st barth ne sont pas riches et donc il faur rembourser cet emprunt d'ou la location... Avant de raconter n'importe quoi merci de mieux vous renseigner Merci Une vrai St Barth qui en a marre des fausses paroles

Saint-Barthélemy, la plus suédoise des îles françaises

Gwadadiver · 2012-06-20

Bsr et merci à vous 2 pour ces vrais commentaires St Barth est trop souvent mal couverte ou mal mediatisée par les presses métropolitaines et /ou people et il est bon de remettre les choses à leur place.Vous l'avez bien fait Amoureux de cette ile ou je n'ai pas assez de temps pour aller passer des sejours ou w end prolongés je temoigne aussi qu'aux Antilles en général et sur ces iles un peu privilégiées une population laborieuse acceuillante et professionelle oeuvre à l'acceuil des etrangers de tous les coins du monde qui eux voient souvent les tropiques comme des regions ou tout le monde réve ou se dore au soleil Il ya une vie de"tous les jours" dans les iles meme si le cadre est souvent le cocotier et des vagues qui ourlent des franges de sable blanc .Et pas que pour les milliardaires ........ La description de notre ami voyageur photographe est trés objective et transcrit trés bien ce qu'on ressent à parcourir les petites routes bétonnées ou les sentiers de St Barth en scooter ;en petit 4x4 ou à pied ; cela donne envie de decouvrir l'ile plus en profondeur et c'est souvent aprés plusieurs visites ou sejours qu'on se rend compte des charmes et des rudesses de la vie "d'ilien " on comprend ainsi ; mieux , le coté direct de la reponse de notre amie Didi97133. Touristes ;puristes ;ou amoureux des iles donnez vous la peine de revenir à St Barth en toute simplicité et les charmeont des Antilles opéreront bon sejours ds les iles des petites Antilles jp

Saint-Barthélemy, la plus suédoise des îles françaises

Jemaflor · 2012-06-20

Je suis une vrai st barth et j'aimerai vous parler de mon ile raconter ce qui si passe réellement car beaucoup de journalistes ou autre n'ont regarder que le coté bling bling , ils se sont intéréssé uniquement aux riches c'est bien dommage donc mettons les riches de coté. Tout d'abord à St barth il n'y a pas que des blancs et oui il y a beaucoup de familles métissées et meme de plus en plus, les vrai st barth parlent le "patois" et le "créole" entre eux ( et oui st barth c'est les antilles...) , ici les gens qui y vivent et non ceux qui viennent uniquement pour se faire de l'argent travaillent dur pour pouvoir vivre car ici tout est cher. Pour les enfants , il n'y a pas de lycée et donc a 15 ans ils sont obligé de quitté l'ile, leur famille pour pouvoir aller au lycée. Il n'y a pas de Mc do ou de KFC ou dominos pizza ! Pas de casino , pas de cinéma de salle Il y a des riches qui viennent nous voir mais ce sont des touristes et non des gens de l'ile Les loyers sont cher , parcequ'il pour faire une maison il faur faire un emprunt à la banque et oui les st barth ne sont pas riches et donc il faur rembourser cet emprunt d'ou la location... Avant de raconter n'importe quoi merci de mieux vous renseigner Merci Une vrai St Barth qui en a marre des fausses paroles

Merci pour votre contribution avec ce message passionné et intéressant. Vous dénoncez l’image « île de riches » que l’on associe souvent à St Barth … Pourtant dans mon texte, je me suis efforcé de montrer qu’il y a beaucoup d’autres aspects intéressants à découvrir sur votre île. J’insiste dès le début de l’article sur ce fait :

«Mais pour autant, cette île située au nord des petites Antilles ne se résume pas seulement à un ghetto de stars. Le voyageur attentif et curieux peut y découvrir des paysages de rêve, des criques paradisiaques et des plages tranquilles où le sable clair ne disparaît pas totalement sous un alignement de transats. Et puis, il y a ce passé historique original avec une présence suédoise (1785-1878) dont il reste encore quelques souvenirs visibles, ils guideront ma visite de Gustavia, la minuscule capitale de l’île. Ou bien encore, la présence de cette population presque uniquement blanche originaire de Normandie, du Poitou ou de Bretagne, arrivée ici au 17-18 ème et dont le nom du hameau de Lorient est un témoignage. »

Bien sûr, il était inévitable de ne pas évoquer le côté "people et fric", cela aurait manqué d’objectivité … mais là n’était pas mon principal intérêt et j’en parle juste un peu et avec ironie ! D'accord, je n'aborde que très peu certains sujets qui vous tiennent à coeur (juste une allusion à la vie chère et à l'isolement insulaire), mais le récit est avant tour un carnet de voyage ... il n'est pas question du parler "patois" , du métissage de la population ... mais je n'avais aucune prétention de faire un tableau exhaustif de Saint-Barthélemy ! Finalement votre contribution permet donc d'ajouter des informations complémentaires et intéressantes pour les internautes de VF.

Je comprends que ces clichés ont de quoi agacer les « St Barths » mais il faut reconnaître aussi que certains en bénéficient. Etait-ce un souhait au départ de voir cette évolution pour leur île ? Ou alors un réalisme subi pour certains ? Vous êtes sans doute mieux placée que moi, comme « St Barth », pour en parler …

Je concède que tout récit de voyage s’avère quelque peu subjectif, ce sont les impressions personnelles du voyageur, c’est une évidence ! En revanche, je trouve que votre phrase de conclusion est bien moins nuancée que la teneur générale de mon texte … En tout cas, merci d’avoir ouvert l’espace des commentaires et le débat.

Cordialement.

Jean

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Jemaflor · 2012-06-20

Merci pour ces commentaires et les sympathiques appréciations sur mon carnet de voyage ... Je vois que vous faites partie des amoureux de cette île. Un message plein de modération où les différents aspects de St Barth sont évoqués ... VF est un espace d'échanges, d'évasion et de débats ... et c'est bien ainsi.

Jean

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Didi97133 · 2012-06-20

Le language des habitants de l'ile , le metissage , tout ça fait partie de l'histoire de cette ile et oui il faut parler de cela c'est dommage que vous ne trouvez pas cela important.

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Voyajou · 2012-06-20

Bonsoir Jean,

Tu as un vrai talent pour magnifier les lieux que tu visites! Et en plus tu me places Tesson!

Me permets-tu d'ajouter quelques commentaires personnels?

Moi, lorientais de Bretagne, j'ai passé six semaines cet hiver à St Barth; je logeais au consulat de Suède que tu as photographié. Il ne me serait pas venu à l'idée de m'y rendre (trop petit, trop de monde, trop d'ostentation, etc.) mais j'ai dû le faire pour raisons « professionnelles »

Et pourtant, le charme que tu montres bien a opéré. A moto, il n'est guère d'endroits où je ne me suis pas rendu. Tous les matins à la petite halle aux poissons j'achetais des daurades coryphène (moins chères qu'une daurade royale aux halles de Lorient (56) que nous avons savourées en carpaccio, en tartare, au four, grillées. Comme l'a dit un intervenant il y a une vie à côté des touristes fortunés: plusieurs milliers de personnes travaillent sur l'île (restauration, magasins, entretien des villas, etc) dont plusieurs centaines de portugais récemment arrivés pour occuper les emplois du bâtiment. Il règne une convivialité, une simplicité entre ces gens qui nous a rappelé les années où nous vivions aussi sur une île.

St Barth c'est la France mais une France où on ne connaît ni l'impôt sur les sociétés, ni l'impôt sur le revenu et encore moins l'isf et pas non plus la TVA. Et pourtant la collectivité de St Barth a des budgets annuels excédentaires et se moque bien des taux d'intérêts infligés aux états ces temps-ci puisqu'elle n'emprunte pas. Mais comment font-ils?

Trois anecdotes pour finir: - j'ai appris là-bas comment estimer le prix d'un yacht: compter 1 million d'euros par tranche de 1 m de longueur - la maison abandonnée de Rockfeller (où je me suis rendu clandestinement) est à vendre: il semblerait que des … russes soient sur le coup (clin d'oeil de l'histoire: lorsque ce banquier américain arriva ici le monde était en guerre froide et si l'URSS regorgeait d'apparatchiks elle ne comptait guère de milliardaires) - on a ici la plus grande densité de Land Rover au monde, sauf peut-être à Balmoral: plus d'une centaine sur 24 km2. J'en ai vu un de 1951, parmi les premiers, découvrable, avec treuil et prise de force d'origine.

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Voyajou · 2012-06-20

Didi,

Si un touriste peut se permettre de vous répondre, touriste dont une cousine vit et travaille depuis longtemps à St Barth: - le métissage, s'il existe à St Barth est infiniment moins répandu que dans les autres îles de la région. - c'est sans doute parce que cette île étaient peuplée presqu'exclusivement de blancs dans les années 50 que Rockfeller puis sa suite l'ont trouvée si belle - si aujourd'hui il y a de plus en plus d'antillais métis c'est qu'ils sont attirés par le travail et les rémunérations qui manquent en Guadeloupe et Martinique - les "vrais" St Barth, ceux qui sont là depuis plusieurs générations sont assis sur un tas d'or et possèdent leur maison depuis belle lurette (dont certaines si belles que Jemaflor a photographiées) - si on est logé comme expliqué ci-dessus, le coût de la vie au quotidien, et en particulier l'alimentation si on regarde ce qu'on achète n'est guère supérieur à celui de la métropole. - enfin, une vendeuse non qualifiée à St Barth gagne autour de 2000€ par mois quand elle est à 1300€ en métropole. - j'oubliais: à St Barth il y a une dizaine de personnes qui perçoivent le RSA et autant inscrites au chomage ce qui fait un taux qui vaut la réélection à n'importe quel président du monde.

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Gwadadiver · 2012-06-20

bsr voyajou je suis aussi "l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours " pour vivre depuis 23 ans dans les Antilles et pour travailler avec les iles du Nord je repondrai indirectement bien que ce post s'adresse à Didi . Le tableau que vous faites de St Barth est si reducteur qu'on croirait lire une mauvaise revue people qui tente un, scoop Les St Barth vivent sur un caillou depuis des génerations et jusque dans les années 60 avec un confort minimum et s'ils ont su se servir de la valorisation "puisssance 10 " des années 70 et 80 tant mieux pour eux !!!!!! Aprés tout c'est eux les pionniers ou tout du moins leurs ancétres . La canne à succre et les grandes plantations vivant grace à l'esclavage ne leur ont pas apporté la richesse Si le fait de surfer sur la vague des destinations pour milliardaires leur sert aujourd'hui ainsi que la valeur du foncier il l'ont en juste retour . Pour apprécié le "tas d'or" Il ne faut pas negliger les couts de constructions dans la valeur des villas ; 20% sur le gros oeuvre à cause du sismique interdiction d'utiliser des explosifs donc des couts de terrassements exhorbitants. Il faut avoir travailler sur ces iles victimes de "double ou triple insularité" pour juger de la valeur d'un patrimoine ; sans compter les immobilisations en stock quand les délais d'1 mois ou plus sont necessaires pour faire venir des containers par escale et transferts divers . Sans parler de l'inaccessibilité de certains sites avec des engins lourds L'Ile vaut ce que ses habitants en ont fait et les couts et diverses considérations ne sont que subjectivité bon sejour à ceux qui 's'y rendent et benifcieront d'en service de qualité et de prestations toujours réguliéres en qualité a + jp


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Didi97133 · 2012-06-21

Monsieur ,

Tout d'abord les st barths ne sont pas assis sur un tas d'or comme vous dite sinon ils n'auraient pas besoin de travailler. Sinon pour la vendeuse qui gagne 2000 euros waw eh ben j'aimerai bien savoir dans quelle boutique car franchement elle en a de la chance. Sachant que moi je travaillais en tant que secrétaire comptable et je gagnais 1600 euros avec des heures supp comprises. Certe les salaires sont un peu plus élever que la métropole mais vous vous demandez meme pas pourquoi , tout simplement car:le cout de la vie est plus élevé a st barth qu'on métropole ici dans la plus part des métiers il faut obligatoirement parler anglais (surtout le métier de vendeuse!!) pour reprendre votre exemple A st barth pas d'impots mais il y a des taxes et oui !!! La Collectivité a créé de nombreuses taxes dans tous les domaines: taxe sur les véhicules terrestres à moteur, taxe sur les débits de boissons, taxe sur le carburant, taxe sur l'électricité, taxe aéroportuaire, taxe portuaire, taxe d'élimination des déchets, taxe sur les câbles enterrés. Meme sans TVA les produits sont deux fois voir trois fois plus cher qu'en métropole .

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Didi97133 · 2012-06-21

Originaire de Saint-Barthelemy, aux antilles, Grégory Gumbs (GUMS) est d'abord un jeune prodige du tennis. A ce titre il brille sur le circuit junior de l'ATP et mène une vraie vie de professionnel. Parallèlement au tennis, la musique ne l’a jamais quitté ! Déjà à l’époque, il faisait du Freestyle Dance Hall dans les rues de Saint Barth. Etabli à Miami (Floride) il parcours le monde de tournoi en tournoi, mais sa deuxième passion la musique l'accompagne partout. Passionné de dancehall, Gums fait de la Jamaïque son point de chute favori et le lieu idéal pour peaufiner des freestyles puissants comme des coups droit.

Et oui quand je parlais de métissage , je ne parlais pas des personnes des iles voisines qui viennent travailler ici mais je parlais de personne originaire de st barth Les photos ci-dessus représentent deux jeunes "babath" et oui des vrais st barth!!! nous sommes fier d'eux. Beaucoup de familles St barth sont métissées pas autant que les autres iles surment mais il y en a! Sinon vous avez fait de très belles photos des maisons de l'ile, au moins vous avez vu qu'il n'y a pas que des villas de luxes...

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Voyajou · 2012-06-24

Bonjour JP,

Me permettez-vous une mise au point puisque vous me mettez en cause?

"l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours "

C'est quoi cette histoire de plantigrade? Je relate une modeste expérience de touriste de six semaines et je n'ai pas pour habitude de faire de la bronzette ni de fréquenter les lieux people. J'ai pris connaissance de multiples documents et monographies de tous ordres et rencontré grâce à la famille travaillant sur place toute sortes de gens dans l'espoir de comprendre un peu. Humblement.

Le tableau que vous faites de St Barth est si reducteur

Réducteur? J'avance une quinzaine de points et je vous mets au défi de relever ne serait-ce qu'une erreur dans ce que j'avance (allez, une peut-être😉). Quand vous, vous nous faites un rapport technique de chef de chantier.

La canne à succre et les grandes plantations vivant grace à l'esclavage ne leur ont pas apporté la richesse

Il n'y a jamais eu de "grande plantation de canne" à St Barth: ni la configuration des sols ni le climat ne s'y prêtent. Vous faites l'amalgame avec les autres îles où vous résidez et ... connaissez sans doute mieux.

Enfin lorsque je dis "assis sur un tas d'or" je veux dire que les "vrais" st barths sont depuis longtemps propriétaires et que s'il veulent vendre leur maison pour par exemple aller vivre ailleurs aux Antilles il en percevront un prix très élevé. Tout les "vrais" habitants du monde n'ont pas cette chance.

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Voyajou · 2012-06-24

Bonjour Didi🙂,

Pour la question du tas d'or, voir ma réponse à Gwada. Je confirme la rémunération d'une vendeuse "autour de 2000€". Il y faut sans doute quelques qualités. La totalité des taxes que vous évoquez existent aussi en métropole, taxes auxquelles s'ajoutent la TVA, l'impôt sur les sociétés, l'impôt sur le revenu et le cas échéant l'isf. Quand une entreprise de St Barth dégage un résultat avant impôts de 100€, son propriétaire dispose de 100€ à dépenser comme il le veut. En métropole, après IS, IRPP sur les revenus ou les dividendes, charges sociales s'il les prend sous forme de salaire, il restera un revenu disponible compris entre 30 et 50€. Est-ce qu'une secrétaire-comptable peut comprendre ça?😉

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Voyajou · 2012-06-24

Désolé Jean, il était improbable que ton reportage tourne au débat politico-économique.😇

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Gwadadiver · 2012-06-25

bsr voyajou , ds la precipitation je ne me suis pas bien exprime par ecrit , , c etait juste pour dire que je ne repond par delegation et/ou infos tenues , ,d une cousine, , qui travaille sur l ile ... je sais aussi tres bien que st barth auparavent , a plus vecu des salines de sa cote atlantique que du sucre ... impossible a produire sur un caillou ........CQFD..... c est que contrairement aux autres iles elles aussi sous tutelle de la France a l epoque , St Barth ne pouvait attendre de subsides que de ses propres forces vives et non pas des revenus du sucre , produit ds les autres colonies ou la France consacrait ses efforts .Malgre cela les St Barths on encore aujourd hui un attachement visceral a la Nation qui elle ne sqvqit pas toujours qu elle avait des enfants sur ses confettis de territoire ....voila pour precisions sur ma connaissance des iles de notre pays . Mon constat technique est une realite pour estimer ou juger de la valeur d un patrimoine sur nos iles et cela est encore plus indispensbable pour St Barth . Au debut du 20 eme siecle et durant les periodes entre 2 guerres et avant les annees glorieuses du tourisme de luxe St Barth ne pouvait compter que sur elle meme pour tout . Donc le tas d or, n appartient qu, a eux . C est aussi mal connaitre les St Barth que de penser qu ils pourraient vendre leurs maisons , par contre les rares terrains libres s arrachent a des prix dements , y compris par des Russes .......affaire a suivre , vous pourrez donc Voyajou , continuer a collecter des infos , encore toutes mes excuses pour ne pas m etre bien exprime ds mon 1er post jp

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Memphre · 2012-06-25

Tu as vite fait un champion à partir d'un pur inconnu.....En fait il collectionne les zéros😛

Gumbs Gregory(FRA) Né(e) le : dimanche 21 juin 1987 Pro depuis :N/A

Classement ATP actuel : 0 Meilleur classement ATP : 0 Classement ATP Doubles 0 Meilleur classement ATP Doubles 0

Carrière Cette année Match en Simple : 0v. 0d. Titre en Simple : 0 Titre en Double : 0 Gains : $1,412 Match en Simple : Titre en Simple : 0 Match en double : Titre en Double : 0 Gains :

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Didi97133 · 2012-06-25

Gums est un artiste directement débarqué depuis Saint Barth dans le paysage musical français, un artiste de seulement 23 ans qui met déjà en ébulition les dance floor.Grégory Gumbs est aussi connu pour sa carrière de joueur professionnel dans le tennis, dès son plus jeune âge et cumule les titres rapidement jusqu ’à devenir nLe sport et la musique c ’est décidemment une histoire qui dure pour lui puisque c ’est dans une boutique de posrt que Gums rencontre le producteur Cutee B (Hit Maker de Bob Sinclar) qui décide dés la première écoute de prendre le projet en main. Aujourd ’hui, l ’album est là baptisé « Sunshine », il parcours la musique entre House et Dance Hall, un album chargé de couleur et de rythme qui fleure bon l ’optimisme° 2 français et côtoyer les plus grands. (Hebdoblog)Grégory Gumbs est d'abord un jeune prodige du tennis. A ce titre il brille sur le circuit junior de l'ATP et mène une vraie vie de professionnel. Etabli à Miami (Floride) il parcours le monde de tournoi en tournoi, mais sa deuxième passion la musique l'accompagne partout. Passionné de dancehall, Gums fait de la Jamaïque son point de chute favori et le lieu idéal pour peaufiner des freestyles puissants comme des coups droit (Copyright 2012 Music Story François Alvarez -deezer.com)Véritable prodige du tennis, il démarre une carrière de joueur professionnel dès son plus jeune âge et cumule les titres rapidement jusqu'à devenir n° 2 français et côtoyer les plus grands. Gums (son nom de scène, plus facile à prononcer que son nom de famille Gumbs) poursuit sa carrière à Miami et parcourt le monde plusieurs fois, ce qui l'enrichit de différentes cultures (you.leparisien.fr)Et bien d'autres sites parlent de ce jeune homme... Mais "Memphre" le monsieur je sais tout , vaut mieux se renseigner avant de parler.

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Jemaflor · 2012-06-25

Pour apaiser un peu les esprits ... et éviter les polémiques inutiles (et totalement hors sujet) à propos de la promotion d'une personne qui, si je comprends bien, n'en a pas vraiment besoin puisque sa musique et ses résultats sportifs sont mondialement reconnus ...😉. Bon, n'en parlons plus !

Donc, revenons à l'île de Saint-Barthélemy qui (je le rappelle) est le sujet de départ et principal de ce thème .... J'ajoute ici, deux autres photos.

Une vue de Gustavia, la ville et port principal de l'île.



Une autre vue, de la côte à Grand Fond, depuis les piscines naturelles bien protégées de la houle qui se brise sur les rochers


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Memphre · 2012-06-25

Tu as raison..... Laissons le celebre musicien-tennisman à ses succès😛

IL a d'ailleurs fait fortune au tennis.....:Carrière Cette année Match en Simple : 0v. 0d. Titre en Simple : 0 Titre en Double : 0 Gains : $1,412

Rendons à César......

PS: et ce n, est pas moi qui ai introduit le super musicien-tennisman dans le sujet.....😉

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Didi97133 · 2012-06-25

Ridicule! ce n'est pas parce que tu n'aimes pas ce jeune homme qu'il faut critiquer et raconter n'importe quoi !

Jemaflor , j'ai parlé de ce jeune homme (GUMS) pour expliquer aux gens qu'il y a de vrais st barth qui sont de couleurs pour faire suite à ce que tu as dit précedement et pour preuve j'ai pris des personnes connues c'est tout fin du chapitre!

MERCI !!!

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Jemaflor · 2012-07-06

Pour compléter le texte à propos de l'histoire de l'île ... et en remontant le temps aux origines des premiers indigènes, cette statue que l'on peut voir à un carrefour de St Barth ente Gustavia et la baie de St Jean est un hommage aux Arawaks.

Cet Arawak symbolise en fait l'âme de l'île, il est donc représenté en guerrier avec une lance à la main pour protéger le rocher sur lequel il se trouve (un socle qui a la forme de l'île de St Barthélemy). Il souffle dans un lambi (coquillage) pour reproduire le cri de la nature, on voit à ses côtés un pélican, l'emblème de l'île, qui évoque l'air et la survie grâce à la pêche et puis également un iguane, symbolisant la terre, la sagesse et la patience ...

Sur le blason de l'île que j'ai ajouté à cette vue, figure le nom arawak de " Ouanalao", le nom qu'aurait donné les Arawaks à l'île de Saint-Barthélemy et dont la traduction serait "où il y a l'iguane".



J'ajoute également la vue que l'on peut admirer depuis les hauteurs de Colombier (j'évoque ce point de vue dans mon texte). Grandiose panorama qui s'étend sur la côte, les ilets et la baie de sable des Flamands.


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Domussolis · 2012-07-14

Je trouve ce débat(lage) assez choquant. Le reportage de Jemaflore m'avait enchanté, mais voila que des îliens ou proches des îliens viennent étaler une susceptibilité hors de propos, témoignant d'une immaturité étonnante. Après avoir lu l'article, je me suis dit : tiens, il faudrait que j'aille voir cette petite merveille des Antilles françaises. Certes le voyage ne sera pas donné, mais il semble bien que ça en vaut la peine. Puis, j'ai lu ces contributions hors de propos. Dommage ! Je n'ai plus envie d'aller là bas. Je pense que ces gens là font une forme de complexe connu, celui des îliens. A Belle île, à l'île d'Yeu, on trouve le même état d'esprit, celui des mal aimés. Certes, la vie sur des îles mal desservies est difficile (encore plus lorsqu'on n'a pas la chance de bénéficier d'un climat privilégié). Ces gens là ne sont pas des mal aimés. Mais des envieux. Ils voudraient bénéficier des mêmes avantages que les continentaux, tout en préservant leur spécificité d'îliens. En revanche, qu'ils ne perdent pas de vue que c'est eux qui ont choisi leur situation. Et il en est de moins enviables. Que nous dit et nous montre Jémaflore ? St Barth est belle et ses habitants sont sympas. Rien de plus ! Et oui, en plus, c'est vrai, c'est beau, original et accueillant. Un point et c'est tout. Votre psychosociologie locale nous intéresse (s'agissant d'une rubrique de voyages) aussi peu que vous vous souciez de la mienne (qui mériterait pourtant que l'on s'y intéresse d'urgence) !

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Jemaflor · 2012-07-18

Je trouve ce débat(lage) assez choquant. Le reportage de Jemaflore m'avait enchanté, mais voila que des îliens ou proches des îliens viennent étaler une susceptibilité hors de propos, témoignant d'une immaturité étonnante. Après avoir lu l'article, je me suis dit : tiens, il faudrait que j'aille voir cette petite merveille des Antilles françaises. Certes le voyage ne sera pas donné, mais il semble bien que ça en vaut la peine. Puis, j'ai lu ces contributions hors de propos. Dommage ! Je n'ai plus envie d'aller là bas. Je pense que ces gens là font une forme de complexe connu, celui des îliens. A Belle île, à l'île d'Yeu, on trouve le même état d'esprit, celui des mal aimés. Certes, la vie sur des îles mal desservies est difficile (encore plus lorsqu'on n'a pas la chance de bénéficier d'un climat privilégié). Ces gens là ne sont pas des mal aimés. Mais des envieux. Ils voudraient bénéficier des mêmes avantages que les continentaux, tout en préservant leur spécificité d'îliens. En revanche, qu'ils ne perdent pas de vue que c'est eux qui ont choisi leur situation. Et il en est de moins enviables. Que nous dit et nous montre Jémaflore ? St Barth est belle et ses habitants sont sympas. Rien de plus ! Et oui, en plus, c'est vrai, c'est beau, original et accueillant. Un point et c'est tout. Votre psychosociologie locale nous intéresse (s'agissant d'une rubrique de voyages) aussi peu que vous vous souciez de la mienne (qui mériterait pourtant que l'on s'y intéresse d'urgence) !

Merci (Domussolis) pour cette visite et l'intérêt pour mon récit ...

C'est vrai, il y a eu quelques messages un peu polémique ... Bon, on a appris quelques infos complémentaires à propos de la vie à St Barth et qu'il y a là-bas des métis ... et des personnes un peu susceptibles ... comme dans toutes les îles (des Antilles ou Bretonnes) ou dans toutes les villes et les villages .... et alors ? Il faut en rester à l'essentiel, Saint-Barthélemy est une superbe île des Tropiques et charmante à visiter. Il est regrettable que ces quelques contributions et aspects de St Barth ne te donnent plus envie de t'y rendre ... quel dommage ! L'escapade d'une journée par ferry à St Barth lors d'un séjour sur l'île de Saint-Martin par exemple reste un bon plan ... et plus abordable qu'un séjour entier à St Barth. Allez, j'ajoute deux photos, l'une de la plage des Salines et une autre prise sur le ferry entre les îles de St Barth et de Saint-Martin avec en prime un superbe coucher de soleil sur la mer 😉

Jean




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Jeanluc13 · 2013-04-06

Bonjour Jemaflor,

Après le reportage sur la Floride, j'ai apprécié celui sur St Barth, mais là je ne connais pas du tout ! Aussi pour mes prochaines vacances je vais louer un appartement à Saint Martin et suivre votre conseil, me rendre à St Barth en ferry. Merci pour le tuyau et continuez à nous faire rêver avec d'autres excellents reportages ! Bonne journée,

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Jemaflor · 2013-04-10

Merci pour le commentaire, content de lire que le récit vous a intéressé ... et sur place c'est bien sûr encore mieux !

Bon voyage à St Barth.

Jean http://voyageforum.com/forum/balade_cubaine_en_six_etapes_D5811852/

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Jeanluc13 · 2013-11-03

Bonjour Jean,

Je suis actuellement a Saint Martin, et hier j ai suivi votre conseil, j ai emprunte le ferry pour passer la journée a Saint Barthélémy...avec ma femme nous avons adore ! Étant retraite , si vous avez l occasion , je vous remercie de me donner d autres endroits que vous avez appréciés ? Bonne journee,

Jeanluc

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Jemaflor · 2013-11-10

Bonjour Jean,

Je suis actuellement a Saint Martin, et hier j ai suivi votre conseil, j ai emprunte le ferry pour passer la journée a Saint Barthélémy...avec ma femme nous avons adore ! Étant retraite , si vous avez l occasion , je vous remercie de me donner d autres endroits que vous avez appréciés ? Bonne journee,

Jeanluc

En effet, c'est une bonne escapade depuis l'île de Saint-Martin ... il faudrait être difficile pour ne pas trouver d'intérêt à la visite de la belle St Barth !

D'autres endroits que j'ai particulièrement apprécié ? Il y en a beaucoup ! J'en ai évoqué plusieurs dans des récits en ligne sur VF, il suffit d'aller trouver les liens sur ma page d'accueil ... Mon dernier voyage et mon dernier récit illustré de nombreuses photos, il est en ligne sur VF en un clic ici : http://voyageforum.com/discussion/seychelles-ile-digue-entre-mer-paradis-d6247105/

La Digue, une île des Seychelles ... entre mer et paradis ;-)

Merci pour ce message. Jean

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Jyg44 · 2013-11-15

merci pour ces belles photos, très bon souvenir de St Barth pour ma part, avec une arrivée en avion inoubliable, photos sur mon blog

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Jemaflor · 2013-11-17

merci pour ces belles photos, très bon souvenir de St Barth pour ma part, avec une arrivée en avion inoubliable, photos sur mon blog

Merci pour ce message. En effet, pour avoir vu plusieurs avions atterrir sur la petite piste après avoir survolé la colline ou la plage, j'imagine que vécu depuis un intérieur d'avion cela doit laisser quelques souvenirs ... Dans le registre des atterrissages impressionnants, il y a dans la région l'île de Saba (Antilles néerlandaises) où la courte piste se situe au pied du volcan ... j'en garde des souvenirs frissonnants !

http://voyageforum.com/discussion/seychelles-ile-digue-entre-mer-paradis-d6247105/

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Sawen · 2014-01-15

Bonjour, bonsoir (on est sur internet, vous direz on s'en fout c'est pareil ! )

Je me permet de me joindre à votre conversation et espère pouvoir vous amener des éléments qui pourrons vous interessez et un point de vue nouveau sur certaines situations. Je m'appel Manu, je suis St Barth par ma mère et je vis près de Paris. J'ajoute à cela que j'adore voyager et découvrir d'autres cultures. Et si je me sent obliger de commencer ce commentaire par une présentation c'est pour vous dire que je comprend tout à fais le point de vue de touristes (j'en suis souvent moi même un ) d'une part et que je connais bien St Barth et les St Barth (je fais d'ailleurs une études sur un sujet très peu évoquer " les amérindiens à St Barth)

Tout d'abord, j'aimerai te remercier, Jean, de ce petit reportage et de ces magnifiques photos (je suis également photographe amateur)

Ensuite, Memphre... je te sent très critique à l'égard de mon ami Grégory, qui n'est forcement pas classer puisque c'est un ex-joueur de tennis, et qui à notament été entrainer il me semble avec Gael Monfils en équipe de France espoir et à eu l'occasion d'échanger avec Yannick Noah entre autres. Cependant comme tu l'as habilement exprimer plus haut il est facile de donner une image de quelqu'un et si tu souhaite apprécier son réel niveau en tennis je ne peux que te conseiller de le contacter pour faire un petit match contre lui et t'en faire ta propre opinion plutôt que de casser du sucre sur son dos, amicalement. ;)

Voyajou... tu me sembles bien connaitre les St Barth et tu as raisons de dire qu'ils sont assis sur un tas d'or... mais il est possible que tu ne sache pas de quel genre d'or ils s'agisse, alors permet moi de te raconter une partie de l'histoire de ma richissime famille. ;) Ma mère as du arrêté l'école en CE2, et oui quand on vit avec plusieurs frères et soeurs dans une petite case en bois ( que mon grand père avait construite à la sueur de son front) de 2 petites pièces le tout faisant moins de 20m (sans eau et sans électricité... faut-il le préciser?) et qu'il n'y à pas assez d'argent à la maison pour vivre il fallait bien qu'elle arrête l'école pour travailler. Ces journées se résumaient alors à casser des roches sous le soleil chaud (pour les vendre à des chantiers il me semble) et faire des brasses de tresses pour les vendre à des marchands. Mais aussi s'occuper des quelques animaux, aller cueillir quelques fruits, et cultiver quelques patates douces ou autres légumes. A l'âge de 8ans ma mère à découvert l'or de la famille... l'entraide et la valeur du travail... voila l'or des St Barth. Les maisons que certains ont construit de leurs mains il ne les vendent pas parce qu'ils savent qu'elles et les terres des ancêtres valent bien plus que les quelques billets de banques qu'on leur donne. Pour info, avant que St Barth soit devenue une ile touristique, le terrain de l'actuel Eden Rock à été vendu quelques 40francs français il me semble. et l'histoire dit même que le vendeur aurait voulu rembourser la moitié à l'acheteur car il trouvait qu'il avait été trop payer (l'acheteur à refuser) c'est vous dire la misère qu'il y avais en ce temps la!

Enfin, Jean j'aimerai rajouter quelques points à ton récits de voyage qui, je n'en doute pas, te donnerons l'envie de revenir à St Barth. Tout d'abord permet moi une petite correction (en temps qu'historien j'en suis obliger) l'époque Suédoise débute en 1784 et non 1785 comme tu l'as évoquer. Mais il est vrai que 1785 est une date importante puisque c'est à cette date que l'ile est déclarée Porc Franc par la suède, avantage qu'elle conservera lors du traité de rétrocession et qui lui vaut aujourd'hui de ne (presque) pas payer d'impots. (Car en effet, certains, même s'il sont minoritaires, payent des impôts à St Barth; et tous payent comme tu l'as justement dit les taxes d'importation des produits du quotidiens) Je trouve dommage que tu n'ai pas parler du Fort Oscar (l'actuelle gendarmerie et le mieux conserver des 3 forts puisqu'il est quasi intacte) Il est vrai qu'il ne se visite pas, ou alors ponctuellement lors de journées commémoratives. mais on peut parfaitement l'admirer de l'extérieur. (ou alors il faut se débrouiller pour se faire arrêter par les gendarmes mais il y a plus sympa comme vacances lol ;) )

Les St Barth sont ils tous cousins??? Et bien oui on peu le dire, à l'origine il y a une douzaines de familles soit 40 à 50 personnes qui occupent l'ile au début de la colonisation... après quelques siècles de mariages toutes ces familles ce sont mélés et on peu donc dire que tous les Saint Barth ont des ancêtres en commun. J'ai personnellement réussit (grâce à l'aide immense d'une St Barth qui fais des recherches en généalogie) à remonter jusqu'en 1674.

et les salines ? Alors il ne faut pas confondre... le quartier de Salines s'appelait originellement le quartier de la grande saline et en fait tout les bassin d'eau (tous salé) s’appelaient tous des salines. Cela est parfaitement visible sur certaines cartes de l'époque suédoise.

Ouanalao : En réalité personne ne sais ce que veux dire ce nom, les amérindiens ne l'ayant jamais expliquer clairement. L'hypothèse la plus commune est lier à une comparaison sémantique avec le nom amérindien de St Lucie "iouanalao" et dont on sais qu'il voulait dire "là où il y a l’iguane" iouana: étant décrit dans le dictionnaire franco-caraibes du père Breton comme Iguane. Par iouana certains affirme que les amérindiens pouvaient désigner plus généralement les reptiles. Mais encore une fois, on ne peux dire avec certitude que c'est bien la traduction du nom de l'ile... On sais par exemple qu'en Chinois le sens d'un même mot change complétement en fonction d'une intonation de voix. ;)

historiquement parlant il est dommage que tu ne parles quasi exclusivement que du passer Suédois de l'ile qui comme tu l'as si justement soulever à durée moins d'un siècle. Après avoir été longtemps mis en avant par la Collectivité il semble que cela soit en train de changer. Car il y a tant à dire... des farouches amérindiens caraibes, aux pirates dont ont dit qu'ils payait même leurs consommation à st barth tant ils étaient touchés par la misères des habitants en passant par les guerres notamment contre les Anglais pour le contrôle de la région... mais il est vrai que tout cela n'est pas vraiment mis en avant dans les brochures pour touristes et comme tu as pu le remarquer il y a des beautés cachés à St Barth qu'un simple touriste ne pourra jamais voir.

D'ailleurs sait tu qu'il existes d'autres piscines naturelles que celle que tu as vu? Elle sont situés à 20min de marche de la plage de petit cul de sac et tu pourra aussi y voir une chasse d'eau naturelle (magnifique mais très dangereuse)

Concernant la plage de Grand Colombier (et non Colombier) sache que contrairement au panneau que tu dit avoir vu la plage est bien publique, seul le terrain qui la borde est privée, et il existe un 2ième sentier pour s'y rendre qui part de Flamands et à l'avantage d'être bien plus plat que l'autre d'une part et de te faire passer dans un magnifique abri sous roches d'autre part. Je te le conseille vraiment ;)

à St Barth il y a aussi 8 grottes l'une d'entre elles à même une entrée sous marine. Et une autre contient de magnifiques stalactites et stalagmites sur lesquelles peuvent résonner une musique surement déja écouter il y a bien longtemps par les premiers habitant de l'ile, et qui porte le nom du célebre flibustier légendaire défenseur des amérindiens "Monbars"

Si l'envie te prend de repartir à la conquête de St Barth et que tu veux plus d'infos, n'hésite pas à me contacter. ;)

Amicalement, Manu.

Saint-Barthélemy, la plus suédoise des îles françaises

Jemaflor · 2014-01-17

Merci Manu pour ton très intéressant message.

Toutes ces précisions apportent un éclairage qui complète mon récit. A propos des piscines naturelles, on m'a parlé sur place de celles dont tu parles ... mais celles que j'évoque m'ont semblé plus accessibles. Quant à mon angle de présentation du récit, l'évocation du passé suédois de l'île, j'ai eu cette idée pour mettre en valeur ce côté original, un fil conducteur intéressant même si cela n'est qu'un détail. Par ailleurs je suis bien conscient que mon récit n'aborde que quelques aspects et sites de ton île ... il y aurait encore beaucoup à présenter, histoire, vie quotidienne et paysages.

Jean

D'autres superbes îles avec ce récit à propos des Seychelles http://voyageforum.com/discussion/seychelles-en-catamaran-iles-en-iles-d6342538/

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