Retour de Ly Son au Vietnam
Salut,
Après mes quelques jours à Hoi An, j'ai pris la direction du sud, mais comme je ne voulais pas suivre l'itinéraire classique et filer droit vers Nha Trang comme tous les autres touristes que j'ai croisé, j'ai pris un bus vers Quang Ngai (prononcez Wan n'Aïe, je sais, ça fait un peu karaté-kid écris comme ça mais bon …).
Donc voilà, arrivé là, à 22h, je me mets en quête d'un hôtel. Inévitablement, au Vietnam, quand un bus vous dépose quelque part, il y a soit des taxis, soit des bons hommes en scooter, soit les deux, prêts à vous emmenez où vous voulez. Quand en plus ils voient que vous êtes blanc, blond ou pas habitué à porter un chapeau pointu, bref, un touriste, il tente de vous faire rouler le plus possible, euh pardon de vous aider à trouver l'hôtel le plus loin possible, euh pardon, l'hôtel le plus cher possible, euh non, celui tenu par leur cousin … Euh bon en fait ils vous amène à un hôtel dans lequel vous ne resterez pas, soit parcequ'il est trop cher, genre grand luxe à 50€ la chambre, voir plus (au Vietnam c'est extra beaucoup très cher 50€), soit parcequ'il est effectivement loin de tout, ou encore parceque l'hôtel du cousin est plutôt cracra … Bref après avoir taxité et marché un peu, je réussi à négocier une chambre 30$+ petit déj au prix de 10$+rien du tout, et le petit déj, j'irai l'acheter dans le bouiboui encore ouvert en face.
Toujours très bien rangées et logique d'ailleurs ces bouibouis. Sans demander un supermarché géant, mettre les soupes à côté des serviettes pour demoiselles qui elles mêmes sont devant les vaches qui rit … Bref. Le lendemain, debout de bonne heure pour attraper un bus direction le port de Sa Ky. A nouveau, à l'arrêt de bus juste en face de mon hôtel, j'ai droit aux scooters qui propose le trajet pour 5 fois le prix du bus, et encore, après avoir parlementé 10 minutes sur le prix … 40 minutes de bus plus tard, relativement calmes d'ailleurs pour un bus local, presque aucun arrêt non programmé et pas trop de monde dans le bus, personne avec une cigarette ou un chargement étrange, type canards vivants suspendus par les pattes ou poulpe séché par paquet de 8. 40 minutes plus tard donc, me voilà sur le port.
Là, je passe chercher mon billet au guichet, pas dur à trouver, c'est là où il y a 15 personnes au m2 . Et donc, après m'être fait passer devant 6 ou 7 fois, par des gens qui vont sur le même bateau, dans lequel il y a largement la place pour tout le monde … enfin, cherche pas Stef, t'as ton billet. Une grosse heure de traversée, la mer est calme, mais l'estomac moyen du vietnamien semble fragile. Bizarre, ils ingurgitent du chien, du poulpe séché, des algues de toutes sortent, ils petit-deujenent même avec une soupe de nouilles-poulet-piment, mais ils résistent pas à 2 petites vagues. Enfin bon.
Sur le port de l'île principale de Ly Son, c'est l'effervescence, entre ceux qui arrivent, ceux qui partent, ceux qui reviennent de la pêche, ceux qui y partent, ceux qui veulent te vendre leur prises, ceux qui veulent te balader en scooter (encore eux !? mais c'est pas vrai c'est écrit sur mon front que je suis touriste ? Ah bah oui zut …). Au milieu de tout ça, un policier te demande gentiment de le suivre, pour qu'il t'inscrive sur son registre des étrangers qui viennent visiter. Le précédent était là en mai … ça explique pourquoi tout le monde te regarde comme un extra-terrestre …. un extra-vietnam en fait.
Bref, Ly Son, notre sujet : 2 îles pour 10km2 au total, issue de petites éruptions volcaniques il y a quelques millions d'années. Donc, il y a un cratère, deux en fait, a priori la croûte terrestre à un peu bouger entre deux éruptions, mais je ne vais pas me lancer dans un cours de géologie. Les roches sur toute l'île sont noires, très noires (comme tu pourras le voir sur la vidéo ci-dessous), et la mer a ramené le sable. Rajoute le corail au large, et le contraste de couleurs est des plus beaux. Sur l'île, on cultive essentiellement l'ail, dans des champs de sable (à tiens, idée business : monter une fabrique de dentifrice ), et évidemment on pêche, mais surtout pour la consommation locale. Quelques autres activités à ajouter, cf la vidéo. Bon je crois que le décor est planté. Donc le lendemain de mon arrivé sur l'île, la gentille dame de l'hôtel m'a trouvé une place sur un bateau de pêcheur, surement un cousin, pour aller sur la plus petite des deux îles, et ça donne ça :
La soirée n'est pas détaillée dans la vidéo, car elle était trop décalé et j' aurait brisé un peu le charme. Je m'explique. Quand je suis arrivé, j'étais seul dans l'hôtel. 0 touriste étrangers, 0 touriste vietnamiens. En revenant de la petite île, surprise, la salle de déjeuner est remplie de 4 grandes tables, au moins 40 couverts. Ils attendent surement un bus de touriste, enfin un bateau-bus de touristes. Je pars donc en ballade sur l'île principale, et en revenant le soir, juste avant dîner, surprise, il y a une 40 aine (j'avais donc bien compté les paires de baguettes sur les tables) de personne, de 20 à 35 ans, qui sont devant l'hôtel à blablater. Je monte prendre ma douche (oui parce qu'en plus du sel suite à mes baignades, on peut ajouter une agréable transpiration inévitable vu la chaleur, de la poussière plein les pieds après les chemins pour faire le tour de l'île et une petite odeur de poisson de derrière les fagots, je vous laisse imaginer).
Et en redescendant dîner, à peine ai je mis le nez dehors qu'une musique explose le couloir, 120 décibels à vu de nez, et pire, un micro, un vietnamien, et une TV … C'est bien ça : soirée karaoké ! Je sais pas pourquoi, mais les vietnamiens sont en surkiff des karaokés. C'est quoi cette mode ? Il y en a partout, même dans les plus petits village. Et puis ils ne sont pas tous Pavarotti, donc je vous laisse imaginer la vitesse à laquelle j'ai englouti mon dîner, changeant de main toutes les deux minutes pour soulager mon autre oreille. Même mes ôtes n'en pouvaient plus, ils s'empressaient de sortir dés que les plats étaient servis, et se battaient pour ne pas revenir quand je leur faisait signe pour obtenir une boisson ou autre … Bref, si un Vietnamien lit ça, peut-il m'expliquer cette adoration des karaokés, et surtout, ce problème auditif avancé qui oblige le son à être si fort que l'eau dans mon verre tremblait à chaque note, sérieusement.
Je m'arrête là, je crois que vous en avez assez pour vous faire une idée. Si vous venez au Vietnam, allez faire un tour là-bas, malgré le risque de karaoké, ça vaut le détour !!
Après mes quelques jours à Hoi An, j'ai pris la direction du sud, mais comme je ne voulais pas suivre l'itinéraire classique et filer droit vers Nha Trang comme tous les autres touristes que j'ai croisé, j'ai pris un bus vers Quang Ngai (prononcez Wan n'Aïe, je sais, ça fait un peu karaté-kid écris comme ça mais bon …).
Donc voilà, arrivé là, à 22h, je me mets en quête d'un hôtel. Inévitablement, au Vietnam, quand un bus vous dépose quelque part, il y a soit des taxis, soit des bons hommes en scooter, soit les deux, prêts à vous emmenez où vous voulez. Quand en plus ils voient que vous êtes blanc, blond ou pas habitué à porter un chapeau pointu, bref, un touriste, il tente de vous faire rouler le plus possible, euh pardon de vous aider à trouver l'hôtel le plus loin possible, euh pardon, l'hôtel le plus cher possible, euh non, celui tenu par leur cousin … Euh bon en fait ils vous amène à un hôtel dans lequel vous ne resterez pas, soit parcequ'il est trop cher, genre grand luxe à 50€ la chambre, voir plus (au Vietnam c'est extra beaucoup très cher 50€), soit parcequ'il est effectivement loin de tout, ou encore parceque l'hôtel du cousin est plutôt cracra … Bref après avoir taxité et marché un peu, je réussi à négocier une chambre 30$+ petit déj au prix de 10$+rien du tout, et le petit déj, j'irai l'acheter dans le bouiboui encore ouvert en face.
Toujours très bien rangées et logique d'ailleurs ces bouibouis. Sans demander un supermarché géant, mettre les soupes à côté des serviettes pour demoiselles qui elles mêmes sont devant les vaches qui rit … Bref. Le lendemain, debout de bonne heure pour attraper un bus direction le port de Sa Ky. A nouveau, à l'arrêt de bus juste en face de mon hôtel, j'ai droit aux scooters qui propose le trajet pour 5 fois le prix du bus, et encore, après avoir parlementé 10 minutes sur le prix … 40 minutes de bus plus tard, relativement calmes d'ailleurs pour un bus local, presque aucun arrêt non programmé et pas trop de monde dans le bus, personne avec une cigarette ou un chargement étrange, type canards vivants suspendus par les pattes ou poulpe séché par paquet de 8. 40 minutes plus tard donc, me voilà sur le port.
Là, je passe chercher mon billet au guichet, pas dur à trouver, c'est là où il y a 15 personnes au m2 . Et donc, après m'être fait passer devant 6 ou 7 fois, par des gens qui vont sur le même bateau, dans lequel il y a largement la place pour tout le monde … enfin, cherche pas Stef, t'as ton billet. Une grosse heure de traversée, la mer est calme, mais l'estomac moyen du vietnamien semble fragile. Bizarre, ils ingurgitent du chien, du poulpe séché, des algues de toutes sortent, ils petit-deujenent même avec une soupe de nouilles-poulet-piment, mais ils résistent pas à 2 petites vagues. Enfin bon.
Sur le port de l'île principale de Ly Son, c'est l'effervescence, entre ceux qui arrivent, ceux qui partent, ceux qui reviennent de la pêche, ceux qui y partent, ceux qui veulent te vendre leur prises, ceux qui veulent te balader en scooter (encore eux !? mais c'est pas vrai c'est écrit sur mon front que je suis touriste ? Ah bah oui zut …). Au milieu de tout ça, un policier te demande gentiment de le suivre, pour qu'il t'inscrive sur son registre des étrangers qui viennent visiter. Le précédent était là en mai … ça explique pourquoi tout le monde te regarde comme un extra-terrestre …. un extra-vietnam en fait.
Bref, Ly Son, notre sujet : 2 îles pour 10km2 au total, issue de petites éruptions volcaniques il y a quelques millions d'années. Donc, il y a un cratère, deux en fait, a priori la croûte terrestre à un peu bouger entre deux éruptions, mais je ne vais pas me lancer dans un cours de géologie. Les roches sur toute l'île sont noires, très noires (comme tu pourras le voir sur la vidéo ci-dessous), et la mer a ramené le sable. Rajoute le corail au large, et le contraste de couleurs est des plus beaux. Sur l'île, on cultive essentiellement l'ail, dans des champs de sable (à tiens, idée business : monter une fabrique de dentifrice ), et évidemment on pêche, mais surtout pour la consommation locale. Quelques autres activités à ajouter, cf la vidéo. Bon je crois que le décor est planté. Donc le lendemain de mon arrivé sur l'île, la gentille dame de l'hôtel m'a trouvé une place sur un bateau de pêcheur, surement un cousin, pour aller sur la plus petite des deux îles, et ça donne ça :
La soirée n'est pas détaillée dans la vidéo, car elle était trop décalé et j' aurait brisé un peu le charme. Je m'explique. Quand je suis arrivé, j'étais seul dans l'hôtel. 0 touriste étrangers, 0 touriste vietnamiens. En revenant de la petite île, surprise, la salle de déjeuner est remplie de 4 grandes tables, au moins 40 couverts. Ils attendent surement un bus de touriste, enfin un bateau-bus de touristes. Je pars donc en ballade sur l'île principale, et en revenant le soir, juste avant dîner, surprise, il y a une 40 aine (j'avais donc bien compté les paires de baguettes sur les tables) de personne, de 20 à 35 ans, qui sont devant l'hôtel à blablater. Je monte prendre ma douche (oui parce qu'en plus du sel suite à mes baignades, on peut ajouter une agréable transpiration inévitable vu la chaleur, de la poussière plein les pieds après les chemins pour faire le tour de l'île et une petite odeur de poisson de derrière les fagots, je vous laisse imaginer).
Et en redescendant dîner, à peine ai je mis le nez dehors qu'une musique explose le couloir, 120 décibels à vu de nez, et pire, un micro, un vietnamien, et une TV … C'est bien ça : soirée karaoké ! Je sais pas pourquoi, mais les vietnamiens sont en surkiff des karaokés. C'est quoi cette mode ? Il y en a partout, même dans les plus petits village. Et puis ils ne sont pas tous Pavarotti, donc je vous laisse imaginer la vitesse à laquelle j'ai englouti mon dîner, changeant de main toutes les deux minutes pour soulager mon autre oreille. Même mes ôtes n'en pouvaient plus, ils s'empressaient de sortir dés que les plats étaient servis, et se battaient pour ne pas revenir quand je leur faisait signe pour obtenir une boisson ou autre … Bref, si un Vietnamien lit ça, peut-il m'expliquer cette adoration des karaokés, et surtout, ce problème auditif avancé qui oblige le son à être si fort que l'eau dans mon verre tremblait à chaque note, sérieusement.
Je m'arrête là, je crois que vous en avez assez pour vous faire une idée. Si vous venez au Vietnam, allez faire un tour là-bas, malgré le risque de karaoké, ça vaut le détour !!




