Kungsleden - Laponie - 110 km à pied de Abisko à Nikkaluokta avec 2 enfants
Nous venons de terminer la section Abisko – Nikkaluokta de la très
célèbre randonnée Kungsleden en Suede.
Il s’agissait de parcourir +/- 110 km d’Abisko a Nikkualakta. Nous
nous étions donne 7 jours, nous l’avons fait en 6 jours. Nous avons
campe la plupart du temps, sauf une nuit nous avons passe la nuit en
dortoir (ce qui n’était pas désagréable)
Mon fils Dylan a 9 ans. Il portait un sac de 5 kg Son ami Simon a 12 ans. Il portait un sac de 10kg L’auteur de ces lignes, 37 ans, je portais un sac de 17 kg
Premier jour, nous sortons du train de nuit en provenance de Stockholm ou nous avons passons une excellent nuit dans un compartiment 3 places (chacun son lit). Après 15 heures de train, nous sommes enfin a Abisko Turisttation , point de départ de notre rando. Il est 12.30. Nous commençons notre rando de 15km qui doit nous mener a Abiskojaure.
Première constatation : il y a du moustiques en grosse quantité, ils apparaissent principalement lors de nos arrêts. Nous sommes munis de nos moustiquaires que nous enfilons sur nos têtes..La présence de ces moustiques s’expliquent sûrement par la présence de nombreuse rivières et de la foret environante…On se dit que ça ira mieux quand on sera a une altitude plus élevée …Pas du tout
Deuxième constatation : pas de réseau, donc impossibilité d’envoye un sms ou un émail a sa dulcinée. On est en milieu naturel loin de tout.
Derniere constatation: l'eau est pure, nous pouvons en boire dans la plupart des rivieres.
Nous arrivons a Abiskojaure après 6 heures de marche. Juste le temps de planter notre tente et d’aller piquer un somme car demain sera une grosse étape.
Pour info, le camp de Abiskojaure est muni d’un dortoir, d’une cuisine commune, d’un petit magasin .
Deuxième jour, nous nous levons a 6h du mat, un brin frisquet (nous sommes au dessus du cercle polaire après tout …), les moustiques et autre campeurs dorment encore. Nous remballons nos affaires et commençons ce qui sera une de nos plus grosse journée : 22 km a couvrir. Les enfants sont en formes. On prend un rapide petit déjeuner a base de craquottes wasa, chocolat, pin d’epices et de thé et nous voila partis, il est 7h00. Durant une bonne partie de la matinée, nous croisons pas mal de randonneur de la fjall raven (qui font le trajet inverse : a savoir Nikkaluakta – Abisko). Le terrain s’eleve, finis la foret, bonjour les grandes pleines a perte de vue. Nous faisons des pauses a intervalles régulier, nous trouvons petit a petit notre cadence. Le soleil par moment tape dure…
Vers le 17eme ou 18eme km, nous percevons au loin Alesjaure, notre étape de la soirée. Nous avançons mais le campement ne semble pas se rapprocher. Les 3 dernier km sont assez difficile mentalement, tout le monde en a un peu marre. Simon commence a tracer et arrivera au campement en courant. Dylan et moi-même mettrons un peu plus du temps a arriver. Il est 18h. Nous avons marche 11h (pauses incluses). Nous laissons les sac a l’entree du petit café de Alesjaure et nous profitons d’une boisson bien méritée. Nous nous sentons tellement bien dans ce café que nous y resterons une bonne partie de la soirée. Nous profitons également de nous re-approvisionner. Nous dînons sur place. Nous passerons le reste de la soirée a monter notre tente et a grimper sur un rocher qui nous donne un aperçu de notre prochaine étape mais aussi un fantastique couche de soleil .. a 23heures ..J’en profite pour faire quelque photos de nuit ..
Constatation : beaucoup moins de monde qu’a Abiskojaure. Beaucoup plus tranquille, on adore !
Troisième jour : au menu de ce jour : 12 km jusque le camp de Tjaktja, situe juste avant le col……a 1100 mètres d'altitude. Nous nous levons de bonne heure, et c’est avec regret que nous quittons Alesjaure ou nous sentions si bien. Nous arrivons sur les coups de 13 heures. Nous apercevons les premières neiges..la température diminue. Le temps est nuageux. Nous nous réfugions dans la cuisine collective du camp de Tjaktja. Nous préparons une bonne soupe de nouille et une boite de maquereau avec comme dessert un morceaux de chocolat. Les enfants se reposent (enfin c’est un bien grand mots car ils courent dans tout le camp ….). Après un dernier thé chaud, nous décidons de franchir le col et de nous reposer dans la vallée suivante dans les environs de Salka. Il est 16h, nous commençons notre ascension. Il commence a pleuvoir. Pas possible de retourner en arrière, on se donne comme objectif le refuge au sommet. Nous y arrivons 2 heures plus tard complètement trempe, les chaussures font floch floch …La hutte est pleine quand nous y arrivons. Nous nous y faisons une petite place. Juste le temps de changer mon fils et Simon de se sécher …entre temps une équipe de suédois quitte la hutte (nous les retrouverons tout au long de notre periple) et nous trouvons nos aises.
Nous pensons dormir dans la hutte pour la nuit. Les enfants se reposent quelques heures. La pluie s’arrete. On se concerte. Que fait on ? On reste ou on continue ….Les enfants sont d’avis de continuer quelque heures, histoire de descendre la vallée et de se rapprocher de Salka.
Il est 19.00, nous nous remettons en route. Nous nous sentons assez bien. C’est comme si cette petite pause nous avait fait le plus grand bien. La descente est un jeux d’enfants. Attention tout de même au pierres glissantes. Certaines rivières ont gonfle avec la pluie, ils nous faut un peut plus de temps pour les traverser ….
Nous savons que Salka est toute proche mais nous ne voyons pas le camp …..Vers 22h, il faut toujours aussi clair, nous décidons de bivouaquer. Nous plantons la tente avec une vallée qui s’etend a l’infini et avec de nombreuses cascades sur le flanc des montagnes avoisinantes. Nous sommes tout simplement ébahi par tant de beauté.
Nous pensons avoir fait 22km, en fait nous étions a 26km.
Quatrième jour :
Le lendemain, nous faisons une grâce matinée, nous nous réveillons a 8h00. Nous savons qu’a partir de maintenant, le terrain sera plus facile et les étapes plus courtes …. Nous décidons de petit déjeuner a Salka. Nous recommençons notre route, a peine 15 min plus tard, nous sommes a Salka..nous n’en croyons pas nos yeux. Si proche ….Salka est en fait un camp cache par une petite colline, et le camps ne se dévoile qu’au dernier moment !
A peine arrive a Salka, nous allons prendre un bon thé chaud au “mini café » qui jouxte le magasin. La tenancière du magasin et son mari (qui gère le camp) se prend d’affection pour Dylan et Simon. Les 2 vauriens commencent a se goinfrer de saucisses séchées suédoises (sorte de bi-fi) ….la gérante de l’etablissement nous parle de son amour pour la région ou elle va souvent randonnée quelque soit la saison. Elle nous décrira la première fois ou elle a vu un bébé aigle et sa maman ..Elle en a les larmes aux yeux.
Dans le camps, nous rencontrons de plus en plus de gens que nous connaissons. Normal a force de se croiser et de se re-croiser, des liens s’etablissent !
10h du mat, nous repartons. Notre destination du jour est Singi qui est a 14km. Le moral est au beau fixe, mais les jambes ont un peu souffert la veille et on se sent un peu rouille. Nous mettrons 6 heures pour arriver a Singi. Nous arrivons sous des cordes et un vent puissant. Nous sommes de nouveau trempe. Cette fois, nous ne dormirons pas en tente mais passerons la nuit dans les lits du dortoirs et profiterons pleinement d’une fin d’apres midi tranquille ou la seule activité sera de se restaurer et de se relaxer …Je paye 75 euros nuit (pour mon lit) les enfants ne payent pas. Les enfants jubilent d’avance de dormir dans un bon lit ce soir. Des 20h, nous sombrons tous dans les bras de morphees …
Cinquième jour :
Grande étape, non pas sur le plan des km parcourus mais sur le plan symbolique. Nous allons arrive a la station de montagne Kebnekaise ce qui signifie presque la fin de notre parcours. Vus les conditions climatiques assez incertaines, nous ne tenterons pas le sommet. Le parcours entre SIngi et Kebnekaise est splendide, très alpin (on passe d’une vallée a une autre) et toujours ces vallées infinies ..Nous avons 14km a parcourir. Nous savons que la civilisation est toute proche. Nous parcourons ces 14 km avec une étonnante facilites, certes les organismes ont un peu souffert (courbature aux dos et aux épaules, piqûres de moustiques etc etc ..) mais le moral n’a jamais été aussi fort que durant cette randonnée.
Nous allons mettre 6 heures pour arriver a Kebnekaise. Il s’agit du plus gros camp de notre rando. En effet ce camp a une capacité de 180 lits. L’electricite est partout. Nous nous réfugions dans un salon très confortable et nous nous y reposons quelques heures. Nous apprenons que dans le bâtiment a cote, ils vendent un double hamburgers …nos babines salivent…nous courons vers le graal ! Ce met « si anodin » mais oh combien luxueux pour nos estomacs en furie aura eut le mérite de nous satisfaire ….mais a quel prix : 20 euros l’hamburger ……Oui c est la Suède …y a pas a dire ! Des regrets ? Non pas vraiment ! Bref nous sommes repus. Les forces reviennent ! On discute sur la suite de l’itineraire. D’un commun accord, on veux marcher encore quelque heures afin d’avoir une étape la plus relaxe possible le lendemain. Pas bêtes les enfants !
Il est 19h, on reprend les sacs, et on commence a descendre dans la vallée. (nous ne verrons jamais le Kebnekaise dut a la brume constante …)..Nous marchons 8km en 3 heures et en chantant. Il est 22h, nous nous arrêtons dans un cabanon et décidons d’y passer notre dernière nuit. Chacun est dans son sac de couchage couches sur les bancs du cabanon. Nous passons une douce nuit et nous réveillons dans un froid polaire (L’hiver n’est pas loin), les températures sont passes en dessous de zéro durant la nuit.
Sixième jour :
Dernier jour, ils nous restent 12 km a faire sur une piste caillouteuse mais plate. Le temps est pluvieux. Nous effectuons nos derniers pas dans un ciel nuageux mais ou commencent a percer le soleil. Cette portion est assez facile, pas de surprise, la foret est de retour. Nous quittons notre bivouac a 8h et nous arrivons vers 13h a notre destination finale Nikkaluakta. Tout le monde exulte de joie. 20 min arrive après ce groupe de suédois que nous avons croise a nombreuse reprise qui viennent nous féliciter (surtout les enfants), une personne un peu plus agee arrive en boitillant, nous la connaissons bien pour avoir discuter de nombreuse fois durant le parcourt et félicité les 2 garçons avec un certain cérémonial !
Nous avons réussi notre randonnée pédestre de 110km en 6 jours sans incidents et dans une très bonne humeur.
Le soir même nous serons dans le train de nuit qui nous emmènera a Stokholm. Nous avons passe une excellente nuit dans le train (nous avons tous dormi 12 heures d’affillees). A peine arrivée a Stokholm, nous sautons dans le premier bus pour l’aeroport, direction Amsterdam. Arrivée a Amsterdam, Simon et Dylan se retournent vers moi et me demandent : bon alors c’est quand la prochaine
Je voudrais terminer ce récit par quelque notes supplémentaire. Je voudrais insister que voyager avec des enfants n’est pas une sinécure comme certain le pensent. Ce n’est pas la première fois que je voyage avec mon fiston. Âgé de quelque mois, je l’emmenais au japon, en Coree, ou en Malaysie …donc oui le voyage ça le connaît. Par contre partir en randonnée avec des enfants est un peu plus complexe. Je crois que la meilleure approche a avoir c’est de discuter ouvertement avec les enfants, leur exposer le projet dans les grandes lignes. C’est aussi être la durant la rando, les rassurer, les écouter, les motiver quand le moral est en berne, c est aussi les rendre responsables en leur assignant quelques taches. La rando (pour ma part) est aussi le meilleure endroits pour discuter avec ses enfants …en retour vous verrez chez certains enfants une transformation qui risque de bien vous surprendre.
Pour les photos, voici le lien: http://www.nomadcitizen.com/blog/bon-voyage/kungsleden
Ciao
Mon fils Dylan a 9 ans. Il portait un sac de 5 kg Son ami Simon a 12 ans. Il portait un sac de 10kg L’auteur de ces lignes, 37 ans, je portais un sac de 17 kg
Premier jour, nous sortons du train de nuit en provenance de Stockholm ou nous avons passons une excellent nuit dans un compartiment 3 places (chacun son lit). Après 15 heures de train, nous sommes enfin a Abisko Turisttation , point de départ de notre rando. Il est 12.30. Nous commençons notre rando de 15km qui doit nous mener a Abiskojaure.
Première constatation : il y a du moustiques en grosse quantité, ils apparaissent principalement lors de nos arrêts. Nous sommes munis de nos moustiquaires que nous enfilons sur nos têtes..La présence de ces moustiques s’expliquent sûrement par la présence de nombreuse rivières et de la foret environante…On se dit que ça ira mieux quand on sera a une altitude plus élevée …Pas du tout
Deuxième constatation : pas de réseau, donc impossibilité d’envoye un sms ou un émail a sa dulcinée. On est en milieu naturel loin de tout.
Derniere constatation: l'eau est pure, nous pouvons en boire dans la plupart des rivieres.
Nous arrivons a Abiskojaure après 6 heures de marche. Juste le temps de planter notre tente et d’aller piquer un somme car demain sera une grosse étape.
Pour info, le camp de Abiskojaure est muni d’un dortoir, d’une cuisine commune, d’un petit magasin .
Deuxième jour, nous nous levons a 6h du mat, un brin frisquet (nous sommes au dessus du cercle polaire après tout …), les moustiques et autre campeurs dorment encore. Nous remballons nos affaires et commençons ce qui sera une de nos plus grosse journée : 22 km a couvrir. Les enfants sont en formes. On prend un rapide petit déjeuner a base de craquottes wasa, chocolat, pin d’epices et de thé et nous voila partis, il est 7h00. Durant une bonne partie de la matinée, nous croisons pas mal de randonneur de la fjall raven (qui font le trajet inverse : a savoir Nikkaluakta – Abisko). Le terrain s’eleve, finis la foret, bonjour les grandes pleines a perte de vue. Nous faisons des pauses a intervalles régulier, nous trouvons petit a petit notre cadence. Le soleil par moment tape dure…
Vers le 17eme ou 18eme km, nous percevons au loin Alesjaure, notre étape de la soirée. Nous avançons mais le campement ne semble pas se rapprocher. Les 3 dernier km sont assez difficile mentalement, tout le monde en a un peu marre. Simon commence a tracer et arrivera au campement en courant. Dylan et moi-même mettrons un peu plus du temps a arriver. Il est 18h. Nous avons marche 11h (pauses incluses). Nous laissons les sac a l’entree du petit café de Alesjaure et nous profitons d’une boisson bien méritée. Nous nous sentons tellement bien dans ce café que nous y resterons une bonne partie de la soirée. Nous profitons également de nous re-approvisionner. Nous dînons sur place. Nous passerons le reste de la soirée a monter notre tente et a grimper sur un rocher qui nous donne un aperçu de notre prochaine étape mais aussi un fantastique couche de soleil .. a 23heures ..J’en profite pour faire quelque photos de nuit ..
Constatation : beaucoup moins de monde qu’a Abiskojaure. Beaucoup plus tranquille, on adore !
Troisième jour : au menu de ce jour : 12 km jusque le camp de Tjaktja, situe juste avant le col……a 1100 mètres d'altitude. Nous nous levons de bonne heure, et c’est avec regret que nous quittons Alesjaure ou nous sentions si bien. Nous arrivons sur les coups de 13 heures. Nous apercevons les premières neiges..la température diminue. Le temps est nuageux. Nous nous réfugions dans la cuisine collective du camp de Tjaktja. Nous préparons une bonne soupe de nouille et une boite de maquereau avec comme dessert un morceaux de chocolat. Les enfants se reposent (enfin c’est un bien grand mots car ils courent dans tout le camp ….). Après un dernier thé chaud, nous décidons de franchir le col et de nous reposer dans la vallée suivante dans les environs de Salka. Il est 16h, nous commençons notre ascension. Il commence a pleuvoir. Pas possible de retourner en arrière, on se donne comme objectif le refuge au sommet. Nous y arrivons 2 heures plus tard complètement trempe, les chaussures font floch floch …La hutte est pleine quand nous y arrivons. Nous nous y faisons une petite place. Juste le temps de changer mon fils et Simon de se sécher …entre temps une équipe de suédois quitte la hutte (nous les retrouverons tout au long de notre periple) et nous trouvons nos aises.
Nous pensons dormir dans la hutte pour la nuit. Les enfants se reposent quelques heures. La pluie s’arrete. On se concerte. Que fait on ? On reste ou on continue ….Les enfants sont d’avis de continuer quelque heures, histoire de descendre la vallée et de se rapprocher de Salka.
Il est 19.00, nous nous remettons en route. Nous nous sentons assez bien. C’est comme si cette petite pause nous avait fait le plus grand bien. La descente est un jeux d’enfants. Attention tout de même au pierres glissantes. Certaines rivières ont gonfle avec la pluie, ils nous faut un peut plus de temps pour les traverser ….
Nous savons que Salka est toute proche mais nous ne voyons pas le camp …..Vers 22h, il faut toujours aussi clair, nous décidons de bivouaquer. Nous plantons la tente avec une vallée qui s’etend a l’infini et avec de nombreuses cascades sur le flanc des montagnes avoisinantes. Nous sommes tout simplement ébahi par tant de beauté.
Nous pensons avoir fait 22km, en fait nous étions a 26km.
Quatrième jour :
Le lendemain, nous faisons une grâce matinée, nous nous réveillons a 8h00. Nous savons qu’a partir de maintenant, le terrain sera plus facile et les étapes plus courtes …. Nous décidons de petit déjeuner a Salka. Nous recommençons notre route, a peine 15 min plus tard, nous sommes a Salka..nous n’en croyons pas nos yeux. Si proche ….Salka est en fait un camp cache par une petite colline, et le camps ne se dévoile qu’au dernier moment !
A peine arrive a Salka, nous allons prendre un bon thé chaud au “mini café » qui jouxte le magasin. La tenancière du magasin et son mari (qui gère le camp) se prend d’affection pour Dylan et Simon. Les 2 vauriens commencent a se goinfrer de saucisses séchées suédoises (sorte de bi-fi) ….la gérante de l’etablissement nous parle de son amour pour la région ou elle va souvent randonnée quelque soit la saison. Elle nous décrira la première fois ou elle a vu un bébé aigle et sa maman ..Elle en a les larmes aux yeux.
Dans le camps, nous rencontrons de plus en plus de gens que nous connaissons. Normal a force de se croiser et de se re-croiser, des liens s’etablissent !
10h du mat, nous repartons. Notre destination du jour est Singi qui est a 14km. Le moral est au beau fixe, mais les jambes ont un peu souffert la veille et on se sent un peu rouille. Nous mettrons 6 heures pour arriver a Singi. Nous arrivons sous des cordes et un vent puissant. Nous sommes de nouveau trempe. Cette fois, nous ne dormirons pas en tente mais passerons la nuit dans les lits du dortoirs et profiterons pleinement d’une fin d’apres midi tranquille ou la seule activité sera de se restaurer et de se relaxer …Je paye 75 euros nuit (pour mon lit) les enfants ne payent pas. Les enfants jubilent d’avance de dormir dans un bon lit ce soir. Des 20h, nous sombrons tous dans les bras de morphees …
Cinquième jour :
Grande étape, non pas sur le plan des km parcourus mais sur le plan symbolique. Nous allons arrive a la station de montagne Kebnekaise ce qui signifie presque la fin de notre parcours. Vus les conditions climatiques assez incertaines, nous ne tenterons pas le sommet. Le parcours entre SIngi et Kebnekaise est splendide, très alpin (on passe d’une vallée a une autre) et toujours ces vallées infinies ..Nous avons 14km a parcourir. Nous savons que la civilisation est toute proche. Nous parcourons ces 14 km avec une étonnante facilites, certes les organismes ont un peu souffert (courbature aux dos et aux épaules, piqûres de moustiques etc etc ..) mais le moral n’a jamais été aussi fort que durant cette randonnée.
Nous allons mettre 6 heures pour arriver a Kebnekaise. Il s’agit du plus gros camp de notre rando. En effet ce camp a une capacité de 180 lits. L’electricite est partout. Nous nous réfugions dans un salon très confortable et nous nous y reposons quelques heures. Nous apprenons que dans le bâtiment a cote, ils vendent un double hamburgers …nos babines salivent…nous courons vers le graal ! Ce met « si anodin » mais oh combien luxueux pour nos estomacs en furie aura eut le mérite de nous satisfaire ….mais a quel prix : 20 euros l’hamburger ……Oui c est la Suède …y a pas a dire ! Des regrets ? Non pas vraiment ! Bref nous sommes repus. Les forces reviennent ! On discute sur la suite de l’itineraire. D’un commun accord, on veux marcher encore quelque heures afin d’avoir une étape la plus relaxe possible le lendemain. Pas bêtes les enfants !
Il est 19h, on reprend les sacs, et on commence a descendre dans la vallée. (nous ne verrons jamais le Kebnekaise dut a la brume constante …)..Nous marchons 8km en 3 heures et en chantant. Il est 22h, nous nous arrêtons dans un cabanon et décidons d’y passer notre dernière nuit. Chacun est dans son sac de couchage couches sur les bancs du cabanon. Nous passons une douce nuit et nous réveillons dans un froid polaire (L’hiver n’est pas loin), les températures sont passes en dessous de zéro durant la nuit.
Sixième jour :
Dernier jour, ils nous restent 12 km a faire sur une piste caillouteuse mais plate. Le temps est pluvieux. Nous effectuons nos derniers pas dans un ciel nuageux mais ou commencent a percer le soleil. Cette portion est assez facile, pas de surprise, la foret est de retour. Nous quittons notre bivouac a 8h et nous arrivons vers 13h a notre destination finale Nikkaluakta. Tout le monde exulte de joie. 20 min arrive après ce groupe de suédois que nous avons croise a nombreuse reprise qui viennent nous féliciter (surtout les enfants), une personne un peu plus agee arrive en boitillant, nous la connaissons bien pour avoir discuter de nombreuse fois durant le parcourt et félicité les 2 garçons avec un certain cérémonial !
Nous avons réussi notre randonnée pédestre de 110km en 6 jours sans incidents et dans une très bonne humeur.
Le soir même nous serons dans le train de nuit qui nous emmènera a Stokholm. Nous avons passe une excellente nuit dans le train (nous avons tous dormi 12 heures d’affillees). A peine arrivée a Stokholm, nous sautons dans le premier bus pour l’aeroport, direction Amsterdam. Arrivée a Amsterdam, Simon et Dylan se retournent vers moi et me demandent : bon alors c’est quand la prochaine
Je voudrais terminer ce récit par quelque notes supplémentaire. Je voudrais insister que voyager avec des enfants n’est pas une sinécure comme certain le pensent. Ce n’est pas la première fois que je voyage avec mon fiston. Âgé de quelque mois, je l’emmenais au japon, en Coree, ou en Malaysie …donc oui le voyage ça le connaît. Par contre partir en randonnée avec des enfants est un peu plus complexe. Je crois que la meilleure approche a avoir c’est de discuter ouvertement avec les enfants, leur exposer le projet dans les grandes lignes. C’est aussi être la durant la rando, les rassurer, les écouter, les motiver quand le moral est en berne, c est aussi les rendre responsables en leur assignant quelques taches. La rando (pour ma part) est aussi le meilleure endroits pour discuter avec ses enfants …en retour vous verrez chez certains enfants une transformation qui risque de bien vous surprendre.
Pour les photos, voici le lien: http://www.nomadcitizen.com/blog/bon-voyage/kungsleden
Ciao